L'invité politique Sud Radio - Serge Papin, Ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, est l'invité politique
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:38OuverteRéponse directe
Est-ce que cette taxe européenne est un moindre mal pour permettre à l'industrie française, textile, de faire face à cette déferlante asiatique ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Les industries européennes veulent 10 euros de plus par colis. Sur ce point, est-ce que vous êtes d'accord ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas appliquer cette même taxe à la fast fashion ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Comment peut-on faire pour aider ces commerces ruraux dans ces régions où, très facilement, on va vers le géant de l'e-commerce ?
- 9:48OuverteRéponse directe
Quels sont les chiffres dont vous disposez, et notamment concernant l'inflation ?
- 11:04OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous proposer pour redonner de l'air aux Français d'une façon générale en matière de pouvoir d'achat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« Une taxe européenne de 3 euros par colis a été mise en place. »
- 1:16Invité politiqueFait
« On a d'ailleurs au passage suspendu la plateforme Chine après la vente de produits illicites. »
- 1:50Invité politiqueChiffre
« Il doit y avoir un milliard de sanctions qui ont été données en année glissante entre les sanctions au niveau de l'Europe et au niveau de la France. »
- 3:39Invité politiqueFait
« On est les premiers en Europe à mettre en place une loi contre l'ultra-fast fashion. »
- 10:13Invité politiqueChiffre
« L'inflation alimentaire, c'est moins de 1%. »
- 12:15Invité politiqueChiffre
« C'est 800 euros de plus pour quelqu'un qui est au SMIC. »
Temps de parole
- Serge Papin68 %
- Serge Papin 220 %
- Invité4 %
- Invité 22 %
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Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze. Il est 8h31 sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
Bonjour Monsieur le Ministre. Bonjour Jacques Cardoze. Votre parole est attendue en cette rentrée, beaucoup de Français ont du mal en termes de pouvoir d'achat. Nous sommes très écoutés dans le monde rural et on va aborder plusieurs sujets qui concernent également le monde rural. Commençons par le textile, si vous voulez bien. Votre actualité, c'est l'ultra fast fashion. Une taxe européenne de 3 euros par colis a été mise en place. Est-ce que cette taxe européenne est un moindre mal pour permettre à l'industrie française, textile, de faire face à cette déferlante asiatique ?
Plus largement, sur les plateformes, quand j'ai pris ce job de ministre venant de la société civile en tant qu'ancien chef d'entreprise, j'ai reçu des fédérations de commerçants, de fabricants qui m'ont tous dit, première parole, Monsieur le Ministre, c'est injuste. Il y a une concurrence déloyale avec les plateformes chinoises qui vendent des produits non conformes, etc. Donc moi, je me suis attaqué au sujet. On a d'ailleurs au passage suspendu la plateforme Chine après la vente de produits illicites. Il y a au passage des sanctions qui ont été portées. Parce que moi, j'ai une administration qui s'appelle ce qu'on appelle les fraudes. Vous savez, la DGCCRF, voilà, et qui contrôle.
Donc on a fait des prélèvements. Ces prélèvements, on a regardé les produits. On s'est aperçu que la majorité, la grande majorité de ces produits ne respectaient pas nos codes de la consommation. Ils étaient même parfois dangereux, voire illicites. Donc moi, je me suis dit, voilà, il faut sanctionner. Donc au passage, il doit y avoir un milliard de sanctions qui ont été données en année glissante entre les sanctions au niveau de l'Europe et au niveau de la France. Un milliard, c'est beaucoup. Un milliard, un milliard. Voilà, les sanctions, donc c'est pas rien, vous voyez. Et on a poussé ce qu'on appelle des droits de douane. C'est la France qui a demandé ça.
Donc de 3 euros, comme vous venez de le dire. Et qui vont augmenter jusqu'à 5 euros au mois de novembre. Donc c'est la fameuse taxe petit colis. Et entre l'éveil des consciences, c'est-à-dire les gens qui s'aperçoivent, bah ouais, ces produits sont quand même dangereux. Ils voient bien que le business model... C'est-à-dire que tout ça a eu aussi un effet sur les consommateurs. Bien sûr, sur les consommateurs qui se disent, bon, finalement, so what, par rapport à ça, c'est des produits qui ne sont pas satisfaisants en termes de consommation. Et évidemment, les taxes, et bien on a une baisse, c'est pas rien, de ces produits-là aujourd'hui, de moins 30 à moins 50%. C'est énorme.
Donc c'est énorme. Et puis, moi je veux dire, je suis content parce qu'on l'avait accusé. Non, mais on l'avait accusé d'être un espèce de Don Quichotte, en disant, mais c'est David contre Goliad, j'ai jamais réussi. Et pourtant, vous aviez dit, je veux leur casser la gueule aux Chinois. Vous aviez employé ce terme. C'était une expression. Non, mais parce que c'était une façon comme ça, un peu triviale, de dire, il faut qu'on se protège. Mais j'ai rien, surtout, j'ai rien contre les Chinois. Mais ça veut dire, en tous les cas, et vous nous l'annoncez, qu'il y a une baisse de la consommation dans ces produits, c'est une satisfaction pour vous ?
Bien sûr, parce que c'est moi, en tant que ministre du Commerce, des PME, je me dois à la fois de protéger ces entreprises, protéger le consommateur aussi. Et puis, comme vous venez de le dire, là, on est les premiers en Europe à mettre en place une loi contre l'ultra-fast fashion. Donc, c'est en route, là, c'est promulgué depuis le mois de juillet et donc les arrêtés, là, passent au 1er septembre. Ça veut dire quoi ? Qu'on va avoir un espèce de coefficient qu'on va mettre en place qui est issu à la fois d'un nombre de produits énormes, c'est que Chine, par exemple, met 6 000 à 7 000 produits par jour.
Ce dont vous êtes en train de parler, c'est la deuxième taxe au niveau européen, qui est un malus, c'est bien cela. C'est un malus au niveau français, pas européen pour l'instant. Mais qui pourrait être reprise par d'autres pays européens. En tous les cas, donc ce malus, il est issu de deux choses. Un nombre de produits énormes qui est mis en des comptes, 6 000 à 7 000 produits par jour sont mis en marché par Chine. et surtout, la réparabilité, donc un indice de réparabilité. Parce que ces produits qui sont tellement éphémères, ils sont irréparables. Donc, on a voulu mettre un malus, donc qui va de 50 centimes si c'est un sous-vêtement, à 12 euros maximum si c'est par exemple un manteau.
Ce sera en fonction du vêtement, voilà, et ça peut monter jusqu'à la moitié à peu près de la valeur du vêtement. La valeur avec un plafond à 12 euros pour l'instant. Et donc le but, c'est évidemment de défendre les commerces européens. Bien sûr, défendre les commerces européens. Puis surtout, vous savez, moi, je m'étais engagé sur la COP21 il y a 10 ans. Et vous vous rendez compte qu'il y a 600 avions qui viennent en Europe chaque jour pour livrer des produits qui ne respectent pas les codes de la consommation. qui ne payent d'ailleurs au passage aucune taxe sur notre protection sociale, sur les retraites, etc. Donc, vous voyez, c'est quand même bien...
C'est la raison pour laquelle, Serge Papin, les industries européennes veulent 10 euros de plus par colis. Sur ce point, est-ce que vous êtes d'accord ? Oui, oui. Alors, nous, on a fait, on montre l'exemple en France. On s'aperçoit que... Ça va se traduire des faits ? Alors, je pense que l'Europe est en train de prendre conscience aussi. Et là, je vais vous dire, la France sert d'exemple. Parce que parfois, on dit, « Ouais, mais l'Europe, c'est l'espèce de grande marmite, là, on ne peut rien y faire. » Et quand ça marche bien, il faut le dire. Et puis, quand on montre l'exemple, quand on est déterminé, on voit que l'Europe, elle nous suit.
Alors, pourquoi ne pas appliquer cette même taxe à, non pas l'ultra fast fashion, mais la fast fashion ? Et là, je pense à des marques, pardon de les citer, mais comme Zara, H&M. Vous faites une différence ? Oui, je fais une différence. Ce sont des magasins physiques. On pourrait citer Kiabi, Jules, etc. Pourquoi ? Parce que d'abord, ils ne sont pas dans l'ultra fast fashion. Il y a une différence entre l'éphémérité, si je puis dire, de l'ultra. Et eux, ils sont dans ce qu'on appelle la fast fashion. Ils vendent des produits, par exemple, Kiabi vend des jeans made in France, qui sont à 35 euros.
Moi, je n'ai pas envie de pénaliser les commerçants français qui ont des magasins physiques, qui emploient des vendeurs dans les territoires, mais c'est pénalisé les plateformes chinoises. Donc, c'est ciblé. Alors, justement, à propos des commerces français et physiques, vous avez déjà travaillé avec les commerces de centre-ville. Dans le monde rural, il y a aussi des grandes difficultés. Comment peut-on faire pour aider ces commerces ruraux dans ces régions où, très facilement, on va vers le géant de l'e-commerce ? Vous avez des propositions à faire ? On a déjà un plan d'action pour le commerce de centre-ville en général. On a mis en place des outils.
Les outils, il y en a deux auxquels je pense qu'ils sont très efficaces. C'est d'abord la foncière. La foncière qui est une possibilité au niveau des mairies. qui est dotée par la Banque des Territoires, qui est une banque qui dépend de l'État. Il y a un budget qui est quand même conséquent, 100 millions d'euros, et qui permet de préempter, d'acheter des mairies. Et puis, les mairies ont ce tout-il et achètent des commerces. Ça leur permet de réouvrir des rideaux, de réguler les loyers. Et si on couple ça avec un métier que vous ne connaissez peut-être pas, qui s'appelle les managers de commerce de centre-ville, il y en a presque un millier maintenant.
Et quand on couple les deux, possibilité stratégique pour les mairies de s'impliquer dans le commerce de centre-ville avec des animateurs, eh bien, c'est efficace. Et du coup, on est en train de retourner la situation et de réouvrir des rideaux qui étaient fermés. Premier point. Deuxième point sur le commerce rural. On a bien sûr un dispositif qui va être exprimé, qui va être communiqué dans quelques jours et qui va être une aide assez conséquente pour remettre des commerces dans les zones où ils ont disparu. Et voilà, je vous ai l'occasion. Vous avez l'annoncé sur Sud Radio ce matin. Il y aura une aide spécifique pour le monde rural, pour les commerces en monde rural.
Il y a deux choses, si vous permettez. Il y a d'abord ce qui peut être fait avec le privé, parce qu'il y a des enseignes qui font des choses en proximité qui sont très bien. Et là, il suffit aussi de coupler, quand la mairie, par exemple, investit dans un local, on peut mettre dans des petits bourgs une enseigne type Vivalp, petits casinos. Je pense à eux, parce qu'ils sont très impliqués dans ce domaine-là. Et ça marche sur des petites surfaces. Et quand il y a dans des zones, par exemple, où il y a entre 500 et 1 000 habitants pour situer à peu près l'échelle, là, on a des budgets aux alentours de 80 000 euros par dossier qui permettront de réactiver des commerces en zone rurale.
Donc, j'aurai l'occasion de l'exprimer dans quelques jours. Serge Papin, vous êtes, je le disais, ministre du pouvoir d'achat. Forcément, ça résonne dans la tête lorsque l'on entend ça. D'abord, le constat. Aujourd'hui, quels sont les chiffres dont vous disposez, et notamment concernant l'inflation ? Alors, on a l'inflation qui est la plus faible d'Europe, puisque l'inflation au niveau de l'Europe, c'est aux alentours de 3%. En France, là, à date, aujourd'hui, on est à 2,4% à la fin de l'été. 2,4% ? L'inflation alimentaire, c'est moins de 1%. Donc, sur les produits de consommation alimentaire, on est, je dirais, en stabilité. Sur l'été ? Depuis le début de l'année.
Depuis le début de l'année. Depuis le début de l'année. En moyenne, bien sûr. Donc, de ce point de vue-là, c'est sous contrôle. Sur la consommation, sur cet été, en supermarché ? Plutôt bonne. Plutôt bonne. C'est-à-dire ? On est en croissance. On est en croissance de 0,4%, 0,5%. Donc, c'est une petite croissance, mais elle est là. L'été, c'est plutôt bien passé. Les touristes de l'étranger sont venus nombreux dans le pays, malgré la canicule. Les Français aussi. Il y a eu une augmentation, par exemple, des nuitées avec les Français de l'ordre de 1%. Donc, on va faire une bonne saison touristique. J'aurai l'occasion de le dire, là aussi, dans les prochains jours.
Alors, qu'allez-vous proposer pour redonner de l'air aux Français d'une façon générale en matière de pouvoir d'achat ? On parle souvent, au sein du gouvernement, de rééquilibrage. Écoutez, on est confronté à un triple défi. Jamais vu. C'est pour ça que moi, je veux dire, là, c'est vraiment, on est dans la réalité. C'est quoi ? Une crise énergétique la plus forte depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec les conséquences que ça a, avec la fermeture du détroit d'Hormuz. Une crise climatique jamais vue non plus, et avec tout ce que ça va avoir comme conséquence sur l'adaptation. Et puis, une crise aussi sur les taux d'intérêt.
On est aujourd'hui confrontés à des taux d'intérêt qui sont élevés, à la fois pour nos comptes publics et pour les particuliers. Donc, tout ça pèse. Donc, qu'est-ce qu'on a voulu faire ? On a mis un filet de sécurité. Vos solutions à vous ? Voilà. On a mis un filet de sécurité pour les salaires les plus modestes. D'abord, le SMIC, il a augmenté de 3,6% depuis le début de l'année. On est un des seuls pays d'Europe à faire ça de cette manière-là. C'est pas rien, c'est 800 euros de plus pour quelqu'un qui est au SMIC. On a le chèque énergie qui a été mis en place. Ça, c'est ce que vous avez déjà mis en place, Serge Papin. Mais quelles sont les annonces que vous pourriez faire ?
Non, mais les annonces, déjà, vous voyez, c'est avoir ces possibilités de continuer à aider les salaires les plus modestes, les activités en les ciblant, je pense, aux grands rouleurs qu'on continue aussi à aider. Donc, voilà, ça, c'est quelque chose qui va se pérenniser, quelque chose qui existe et c'est une vraie protection. Et dans le même temps, on apprend que les retraités vont devoir mettre la main au portefeuille. Il y a un budget qui va être proposé. Mais quels sont les retraités qui vont devoir faire un effort ? Il y a un budget qui va être proposé. Donc, de ce point de vue-là, je pense qu'on a des comptes publics qui ont...
Il va falloir tenir compte de la dette et en même temps, avoir une protection. donc, il y a une stratégie sur le budget qui est en place, dont on discute et je pense que tout le monde devra faire un effort et pas forcément que les retraités. Alors, très bien, on va en parler dans une seconde. Vous restez avec nous, Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. On marque une toute petite pause. On va parler de cette possible désindexation des retraites ou de cette suppression de l'abattement de 10%. Vous aviez également évoqué le montant de 3 000 euros à partir desquels les retraités pourraient être mis à contribution.
Peut-être que ce sera un autre chiffre, vous nous le direz dans une seconde. Il est 8h44.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
Serge Papin, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat et dans le studio de Sud Radio. Bonjour Serge Papin. Bonjour Jacques Cardoz. C'est la deuxième partie de notre entretien. On abordait la question des efforts parce que c'est à peu près certain aujourd'hui cette petite musique, les Français l'ont entendu, qu'il y aura des efforts à faire et vous disiez juste avant la pause que tout le monde va devoir faire ses efforts. Est-ce que vous pourriez nous préciser votre pensée ? Écoutez, vous avez évoqué tout à l'heure les retraités. Moi évidemment, je suis retraité et donc j'ai envie qu'il y ait une solidarité intergénérationnelle.
Bien sûr, parce que je vois bien, je mets de côté évidemment les retraités qui sont dans les minimums vieillesses ou les petites retraites mais autrement, disons, les retraités qui sont plus à l'aise, on le voit bien, ils ont envie aussi de transmettre. Moi je vois, je discute avec des gens de ma génération. Donc c'est comment on pourrait faire ça à condition que ça soit fléché ? Oui ? Justement. Il faudrait que ça soit fléché et qu'on se dise les efforts qu'on va faire ça sert aux jeunes actifs. Alors il y a fléché mais il y a aussi qui ? Qui en bénéficie ? Qui va devoir payer ? Écoutez, le Premier ministre s'est exprimé, en tous les cas, il n'y a pas d'augmentation de la fiscalité.
Ça c'est quand même un point important. Deuxièmement, il y a des secteurs qui sont stratégiques auxquels on ne va pas toucher. Au contraire, qui vont être encore améliorés sur le plan budgétaire. C'est la défense. C'est l'adaptation au climat. Ce qui circule, c'est la TVA sociale. Serge Papin. Je vous propose d'abord d'écouter le patron de la coopérative que vous connaissez bien sûr, Dominique Schellcher, qui plaide pour une hausse de la TVA. Il n'est pas le seul. Il y a Michel-Edouard Leclerc aussi qui est de cet avis. On l'écoute.
Si aujourd'hui, le chef d'entreprise que je suis veut augmenter de 100 euros quelqu'un qui est aux alentours du SMIC, ça me coûte 483 euros. Peu d'entreprises ont les moyens de se payer ça. Il faut donc moins faire porter la protection sociale sur le travail. On a fait glisser ça depuis des années sur le travail. Il faut faire un mouvement inverse et il n'y a pas 36 solutions. Si on veut baisser ça, il faut faire un transfert en partie sur la consommation. Surtout pas sur la TVA des produits de première nécessité, mais sur la TVA la plus élevée qui en France est une des plus basses d'Europe.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Oui, ça fait partie des pistes. Je pense que là, pour le coup, on est dans un programme quasi-présidentiel, dans ce qu'évoque Dominique Schellcher. Je ne trouve pas ça idiot. Maintenant, je ne vais pas vous faire la présentation budgétaire ce matin, mais en tous les cas, c'est une idée intéressante à mettre en débat, bien sûr. Mais il fait la part des choses entre la TVA sur les produits de première nécessité. Sans doute qu'on pourrait même aller un peu plus loin si on voulait. On pourrait dire qu'il faut la baisser. Pourquoi pas ? Et en revanche, les produits qui sont un peu moins dans les besoins quotidiens à les augmenter. Ils proposent ça.
Vous auriez favorable donc à une baisse sur certains produits ? Oui, je n'ai pas dit que j'étais favorable. Non, mais c'est votre idée, vous dites, pourquoi pas ? Non, mais mettre ça en débat, en particulier pour les présidentielles, moi, je trouve que c'est une idée qui peut voler. Et puis, si en plus, du débat des présidentielles, elle peut servir le gouvernement et les arbitrages du gouvernement, pourquoi pas ? Oui, mais écoutez, ça, comme vous dites, c'est les arbitrages du gouvernement. Je vous signale que je ne suis pas l'arbitre. Bon, comme promis, on vous propose dans ce deuxième quart d'heure, M. le ministre, et comme pour tous nos invités politiques, une carte blanche.
Vous avez souhaité, vous, cette fois, peut-être réendosser le costume du patron et avoir un regard un peu particulier sur le monde politique. Oui, alors, je trouve ça intéressant, votre carte blanche. Alors, je vais reprendre un mot que j'ai utilisé quand j'ai fait la petite table ronde à la REF, qui était la réunion avec le patronat. Et je disais, il nous faudrait un new deal, vous savez, pour paraphraser, parce qu'on a le président américain à l'époque, parce qu'on était, on est dans un tel changement de l'époque. Donc, un new deal, c'est quoi ?
D'abord, avec les salariés, et ça répond aussi à votre question un peu indirectement sur le pouvoir d'achat, c'est d'aller vers plus de partage de la valeur, aller vers un capitalisme plus social. Voilà, moi, je serais assez favorable à ça. Donc, comment les entreprises, contrats d'intéressement, de participation, actionnariat salarié, ça, c'est des choses que j'aime bien. Je m'occupe des négociations commerciales. Le new deal, c'est de faire en sorte, quand on voit les problèmes du climat, toutes les répercussions qu'il y a sur notre alimentation, sur l'environnement, sur la santé, il y a ce qu'on appelle des négociations annuelles, qui sont quand même un peu dans le rapport de force.
Moi, j'aimerais bien qu'on les transforme en négociations pluriannuelles, que tout le monde ait du temps. Voilà, qu'on puisse comme ça repenser tout ça. et puis que les politiques entre nous, ils fassent aussi un new deal entre eux, qu'ils arrêtent un peu... Vous ne vous considérez pas comme un politique ? Non, pas vraiment, non.
Par contre, je remarque, moi je suis un commerçant, alors un commerçant, ça négocie, je trouve qu'il négocie mal entre eux, ils sont tout le temps en train de s'envoyer des invectives, et s'ils pensaient vraiment dans leur combat à l'intérêt général du pays, ils accepteraient aussi que le new deal, ça serait d'avoir un budget pour le pays, parce que ça, c'est l'intérêt du pays aussi. Serge Papin, l'un des soucis des chefs d'entreprise, puisque vous disiez que vous vous ressentez patron, c'est aussi la question de la facturation électronique. Dans ce deuxième quart d'heure, on a proposé à des auditeurs de poser leurs questions. On écoute.
Bonjour M. Papin, je suis Lionel, je suis chef d'entreprise à Grasse, dans les automaritimes. Ces derniers mois, on a eu le piratage du SIA, du FICOBA, de la NPS, des données de santé, de la DGFIP qui s'est fait pirater. Est-ce que les bilans sécurité ont été faits correctement ? Et est-ce qu'un diagnostic un peu plus poussé peut-être que ce qui a été fait ne serait pas nécessaire ?
Vous parlez du hackage, il parle de son inquiétude de la mise en place de la facturation électronique dans le cadre de ces hackings qu'on subit. Pour la facturation électronique, la mise en place va se faire tranquillement. On va vivre une phase de transition. Il va y avoir de la souplesse de la part de l'administration. Vous dites aux chefs d'entreprise tranquille, on va prendre son temps. Combien de temps ? Au moins jusqu'à la fin de l'année. Donc ils ont un trimestre. Voilà. qui sera une période de transition et puis après on ne va pas leur tomber dessus non plus au 1er janvier.
Et ce qui est intéressant c'est que les entreprises qui sont bien organisées, elles vont essuyer les plâtres pour ceux qui derrière vont observer un peu les choses. Le regard des réseaux sociaux avec vous, Benjamin Gleize. Bonjour M. Ministre. Bonjour Benjamin.
On vous écoute Benjamin. On va parler de l'interdiction du portable au lycée. Ça a fait réagir notamment le déplacement d'Emmanuel Macron. C'était hier dans un établissement de Mans dans l'OSER pour assurer le service après-vente devant les caméras des lycéens aussi forcément. Il a tenté d'échanger avec eux pour leur expliquer pourquoi cette mesure était devenue nécessaire. Vous venez là avec des objectifs et vos enseignants en ont aussi qui est eux de vous transmettre un savoir vous de l'acquérir. Et donc ça c'est pas compatible avec être sur son téléphone.
Ceci étant dit on a appris que vous-même les membres du gouvernement vous étiez privés de portables en conseil des mini sommets de les laisser dehors avant de débuter. Moi quand je fais des réunions pour en parler de l'Élysée maintenant je demande aux gens de déposer leur portable avant. Sinon même à l'Élysée vous retrouvez vous faites des réunions avec des gens ils sont tous sur leur téléphone. Donc il y a des brefs. Le ministre peut vous le dire en conseil des ministres chacun dépose son téléphone avant. C'est la base. Parce qu'en fait on n'est pas sinon disponible à ce qu'on fait. Et ça veut dire qu'on ne fait plus rien.
Un ministre c'est comme un lycéen il faut lui retirer son portable pour qu'il reste concentré.
Oui et puis il y a aussi c'est des questions de sécurité aussi quand il y a des réunions comme ça bien sûr. Donc il y a le conseil des ministres mais pas que. Avec le premier ministre nous étions en séminaire pour le budget. Et il y avait des casiers. Et il y avait des casiers où nous avons laissé notre portable longuement parce que c'est une réunion qui a été très longue. C'est dur. Non moi je trouve ça bien qu'on puisse un peu se désaccoutumer. Il y a des ministres
qui sont plus accros que d'autres. Il y en a il y en a qui sont plus accros il y en a qui sont plus accros Et le président les réprimande ?
Alors non parce qu'ils ne viennent pas en conseil des ministres ils ne viennent pas avec leur portable. Donc ça ils respectent. Bien sûr.
Juste d'un mot à l'Assemblée nationale je ne sais pas si vous pensez qu'il faudrait interdire le téléphone portable lors des séances. On a vu on ne va pas balancer de noms on a vu des députés des ministres voire même des premiers ministres montrer des photos de leurs chiens à leurs collègues ou jouer en ligne. Je ne sais pas est-ce qu'il faudrait l'interdire le téléphone en séance ?
Je pense qu'il faudrait encourager l'attention au débat le calme aussi dans les débats. Moi je pense qu'il faudrait plutôt encourager le respect dans les dialogues et un peu le fait d'être un peu posé à l'Assemblée plus que ou autant que les portables. Merci infiniment Serge Papin d'avoir été l'invité du Grand Matin ce matin. On vous souhaite une très très belle journée. Merci à vous. On sait que les arbitrages vont arriver et on souhaite qu'ils soient les meilleurs pour le pays bien sûr. Vous êtes ministre des PME du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. On va passer bien sûr aux informations. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Serge Papin