Edition spéciale : interview de Nicolas Sarkozy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelles leçons tirez-vous du débat d'hier face à Ségolène Royal ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Estimez-vous qu'il y a eu un gagnant au débat ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Avez-vous été surpris par la colère de Ségolène Royal ?
- 3:00OuverteRéponse directe
François Bayrou affirme ne pas voter pour vous, comment l'interprétez-vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Que deviendront les députés UDF ayant rejoint votre camp ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le Conseil constitutionnel demande un redécoupage des circonscriptions, votre position ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Nicolas SarkozyChiffre
« il y avait plus de 20 millions de téléspectateurs »
- 1:45Nicolas SarkozyFait
« elle a osé dire que nous avions diminué le nombre de places pour les enfants handicapés ils ont été multiplié par deux »
- 2:30Nicolas SarkozyFait
« elle s'est également trompée sur les chiffres en matière nucléaire de façon assez lourde »
- 4:00Nicolas SarkozyChiffre
« depuis tous ces élus m'ont rejoint tous les parlementaires et les dernières études montrent qu'une majorité d'électeurs de l'UDF aujourd'hui me rejoignent »
- 12:00Nicolas SarkozyFait
« la France la patrie des droits de l'homme ne peut pas rester silencieuse »
- 16:00Nicolas SarkozyFait
« la Constitution ne l'aura pas »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir et bienvenue pour cette édition spéciale que nous consacrons à l'élection présidentielle nous recevons ce soir Nicolas Sarkozi bonsoir merci bonsoir merci de m'avoir invité mais merci d'être là en demain c'est ségolen royal qui sera à cette place interrogé par Jean-Michel Blier et Catherine matoche Nicolas Sarkozi au lendemain du débat qui vous a opposé à Solen royale j'ai envie de savoir quelles sont les leçons que vous avez tiré de ce débat je pas je suis pas pas le meilleur observateur extérieur puisque j'étais un acteur mais d'abord je voudrais dire une première chose c'est que d'après ce qu'on a dit il y avait plus de 20 millions de téléspectateurs c'est fantastique la la démocratie française est de retour les gens sont de nouveau passionnés par les débats ensuite avec Madame Royale nous avons essayé d'avoir un débat digne bon le plus intéressant possible je dis pas qu'on y est arrivé mais le plus intéressant possible est-ce que vous estimez qu'il y a eu un gagnant bon écoutez je suis plus mal placé pour le dire je vois bien les sondages qui sort et ce qu'ils disent mais moi je me garderai de le dire ça serait discourtoi pour la personne avec qui j'ai débattu et puis je pense que ces événements sont moins décisifs qu'on l'imagine plus médiatiques et moins décisif et que par ailleurs j'imagine que dans les 20 millions de téléspectateurs il y en a beaucoup qui ont pensé que Madame Royale avait été meilleure que moi quelquesuns qui ont dû penser que c'était l'inverse et beaucoup d'autres et ça qui est important qui sont dit au fond il y a peut-être pas de vainqueur ou de vaincu mais on s'est fait une idée plus précise de notre choix est-ce que vous avez été surpris par la colère de C goen Royal ENF la colère j'ai tout de suite vu sur le plateau que cette colère était un peu feinte bon il n'était pas pas sincère selon vous je me permets pas de dire ça mais enfin d'abord elle s'est trompé sur les chiffres les associations d'enfants handicapés l'ont dit elle a osé dire que nous avions diminué le nombre de places pour les enfants handicapés ils ont été multiplié par deux je pense que c'est pas bien de mentir elle s'est également trompée sur les chiffres en matière nucléaire de façon assez lourde bon je crois qu'elle cherchait à être très pugnace et que parfois elle a été trop agressive Jean-Michel alors c'est les dernières heures les derniers jours de campagne cet après-midi dans le monde François baayrou affirme qu'il ne votera pas pour vous sans dire d'ailleurs ce qu'il fera dimanche pour vous c'est un choix personnel c'est une rupture non enfin d'abord moi je respecte le choix de François baayrou je sais pas pourquoi il s'est mis dans cette situation là nos programmes sont très proches nous avons été amis pendant des années je crois que il se prépositionne déjà pour la présidentielle de 2012 j'ai envie de lui dire un reste calme il y a déjà celle de 2007 à faire et on n'est pas dans 2012 mais surtout depuis tous ces élus m'ont rejoint tous les parlementaires et les dernières études montrent qu'une majorité d'électeurs de l'UDF aujourd'hui me rejoignent c'est très très normal puisque mon programme est compatible avec le sien alors que le programme de Madame Royale ne l''est pas justement voudrait qu' comprendre qu'est-ce que vont devenir au-delà du Sims ces députés UDF qui vous ont rejoint est-ce qu'ils intègrent un courant UDF écoutez moi pour moi les choses sont claires l'UDF a toute sa place dans la nouvelle majorité présidentielle si j'ai la majorité je souhaite une majorité diverse je souhaite respecter l'indépendance et l'identité des centristes et c'est à eux de décider comment il comment ils s'organise mais de toute manière François Baayou devra bien choisir une alliance et si rénover la vie politique c'est de dire je vote blanc bah il fait comme Jean-Marie Le Pen juste une question très courte le Conseil constitutionnel réclame depuis longtemps un redécoupage des circonscriptions ça sera sans doute après les législatives est-ce que c'est une oui ce ne peut être je vois pas comment peut ça veut dire que à cette occasion on peut introduire comme vous l'avez dit une petite dose de proportionnel et à quel niveau vous mettez la petite dose de proportionn ou écoutz c'est un sujet très complexe je vaux être très clair dessus je ne suis pas favorable à la proportionnelle comme système général parce que je j'ai peur je crains le retour au régime des partis hein et on a vu les agitations de l'entre deux tours royal baayrou et cetera bon en revanche il a un problème qui est préoccupant c'est qu'il y a des grands courants d'opinion qui ne sont pas représentés je pense au vert ah ben je pense à l'extrême droite à l'extrême gauche et donc est-ce qu'on peut introduire une petite dose de proportionnel pourquoi pas est-ce que ça doit être au Sénat où il y a déjà de la proportionnelle ou à l'Assemblée nationale mais en tout état de cause je fixerai une règle c'est celle qui consiste à dire que ça doit se faire à nombre de parlementaires constants c'est-à-dire que si on crée la proportionnelle à l'Assemblée une petite dose il faudra supprimer des députés au sctin majoritaire et si on le fait au Sénat c'est quoi c'est une centaine par exemple pas plus en aucun cas vous parliez tout à l'heure de l'appel à l'abstention de Jean-Marie Le Pen pour vous cet appel à l'abstention c'est plutôt une bonne et une mauvaise nouvelle écoutez vous savez de toute manière je je m'y fais s'il avait dit de voter pour moi on m'aurait accablé toutes les injures habituelles euh ça aurait été le pire service à vous rendre non je dis pas ça au fond vous savez plusard moi je j'attache assez peu d'importance au consignes donné par Jean-Marie Le Pen et par François Baayou parce que moi dès le début de la campagne j'ai essayé de me mettre dans un dans un discours différent j'ai voulu parler aux Français sans intermédiaire ce qui est la logique de l'élection prés souvent que vous vouliez avant le premier tour reconquérer une partie de l'électorat de Jean-Marie Le Pen manifestement vous êtes plôt plutôt l'électorat populaire je apparemment en parti d'près les résultat revenu vers vous est-ce que là pour le deuxème tour vous allez de nouveau vous adresser aux électeurs moi je ne veux pas changer ENF je trouve d'ailleurs invraisemblable de qu'on puisse dire on va changer de programme entre le 1er et le 2è tour il y a 15 jours il y a 11 millions et demi de Français qui ont voté pour moi au premier tour je vais pas les trahir vous gardez alors je dois élargir la majorité c'est la logique du deuxiè tour ré mais je dois rester sur le même discours quel est mon discours je dis au français je vous parle à vous je parle pas à la pensée unique je parle pas aux élites je parle pas au son pardon parle même au-delà des journalistes ce qui m'intéresse c'est de convaincre les Français qu'il y a des solutions aux problèmes qui sont les leurs c'est ça que j'ai essayé de faire et bon la plus belle satisfaction c'est les 85 % de participation au premier tour la démocratie française et de retour ça prouve que la campagne a été intéressante souvenez-vous vous m'aviez invité on avait débattu de cette histoire d'identité d'immigration mais les Français ils ont tranché ils ont été passionnés par ce débat la question du travail ça les a passionné alors à propos de la question du travail justement c'est l'un des thèmes centraux de de la campagne et de votre campagne vous promettez d'ici 5 ans le plein emploi vous vous appuyez beaucoup sur les exemples de l'Irlande de la Grande-Bretagne ou encore de l'Espagne qui ont effectivement des taux de chômage très bas du Danemark de la su de su oui mais juste je vais au bout de ma question pour c'est pour ce qui concerne parce que bon ce sont des cas quand même séparés mettons déjà l'Irlande la Grande-Bretagne et l'Espagne d'un côté c'est quand même des pays qui qui ont effectivement des taux de chômage très bas mais avec énormément d'emplois précairees avec beaucoup de travailleurs pauvres d'accord maisorsand vous promettez le plein emploi c'est quel type d'emploi quelle qualité de travail non mais regardez l'Autriche regardez le Danemark regardez la Suède il y a pas de précarité alors il y a pas de précarité mais il y a un taux de d'imposition beaucoup plus lourd et une assiette d'impôt sur le revenu beaucoup plus large beaucoup plus de danois pardon il vient de réduire les impôts trois points en Suède et de supprimer l'impôt sur la fortune oui mais ils sont quand même à des niveau plus élevés que la France qu est la prière pr bien sûr pu voir quelle est la première des précarités c'est le chômage je dis aux Français qui nous écoutent il y a 10 pays en Europe qui ont le plein emploi on fixe le plein emploi grosso modo entre 4 et 5 % de chômeurs l'Autriche est à 4,3 l'Irlande est à 4 le Royaum-Uni est à 4,2 bon pourquoi les autres le font et pas nous alors vous me dites il y a de la précarité je dis pas que ça résout tous les problèmes mais c'est quand même mieux d'avoir le plein emploi que d'avoir des chômeurs mieux que ça au Royaume-Uni le taux de chômage c'est 3 mois un reste au chômage 3 mois quand un chômeur est au chômage il est reçu par le service public de l'emploi au bout de 15 jours nous au bout de 4 mois il a quand même une obligation de d'accepter c'est ce que vous préconisez d'ailleurs une obligation d'accepter des des propositions qui en Grande-Bretagne ne sont ne correspond pas forcément à sa formation et à ses souhaits en Grande-Bretagne son encore plus sévère que nous mais enfin franchement ce que la gauche anglaise a fait peut-être que la droite française peut l'envisager juste un mot sur votre conception de la démocratie sociale je vais prendre deux exemples qui ressort d'ailleurs en partie du débat d'hier soir c'est Goolen Royal dit à propos des 35 heur de sa nouvelle loi sur les 35 heur je confie ça aux partenaires sociaux s'il se mettent pas d'accord il y aura pas de loi c'est ce que vous avez entendu bon vous vous dites à propos par exemple du service minimum dans les transports je confie ça aux partenaires sociaux s'il ne se mettent pas d'accord il y aura une loi est-ce que là il y a pas deux appréhensions du dialogue social et du rôle des syndicats dans cette affaire bon ben écoutez si on est candidat à la présidentielle et on sait pas pourquoi ça devient compliqué j'ai promis au français un service minimum en cas de grève ça fait 20 ans qu'on en parle 20 ans qu'on le fait pas toutes les études d'opinion montrent que 80 % des Français sont d'accord il y en a un seul qui est pas d'accord c'est monsieur thbaau je le respecte mais dans ce cas-là il a qu'à être candidat à l'élection présidentielle moi mon projet c'est pas l'immobilisme c'est pas le corporatisme c'est pas regarder passer les trains pour le coup et rien faire je n'accepte pas cette idée que tant de Français qui habitent en lie les jours de Greff soit pris en otage d'un conflit qui ne les regarde pas donc on discutera avec les organisations syndicales des modalités du calendrier des compensations mais la démocratie politique c'est les électeurs qui choisissent un candidat j'ai été très clair sur mon projet si je suis élu je le mettrai en est-ce que vous pensez que le patron de la SNCF et la patronne de la RATP par exemple sont tout à fait d'accord sur ce principe écoutez si la patronne de la RATP n'est pas d'accord avec le représentant de l'actionnaire ben c'est l'actionnaire qui décideactionnaire oh non c'est pas si vulgaire mais enfin c'est comme cela voilà et si les Français votent pour quelqu'un qui a promis quelque chose et que c'est quelque chose rentre dans les faits bah il est tout à fait normal que la démocratie politique et son rythme et que les engagements qui ont été pris avant l'élection soient tenus après Sarkozi dans le débat d'hier on a eu l'impression peut-être parce que ni Solen Royal ni vous n'avez encore exercé des des fonctions qui vous entraîne sur le terrain de la la politique étrangère de la diplomatie et cetera on a eu plus l'impression que vous parliez de de problèmes qui concernent les Français au premier chef on est allé jusqu'à remboursement des protthèses dentairaires et cetera mais finalement la partie du débat consacrée aux questions internationale était beaucoup moins importante euh quel type de de de président serez-vous pour ces questions-l et est-ce que la la la diplomatie la défense la politique étrangère pour vous restent des domaines réservés du président non la notion de domaine réservé au sens où il fait ce qu'il veut le Président c'est une notion que je n'accepte pas c'est justement parce que c'est important la défense c'est important la politique étrangère qu'on doit le débattre dans un casadre démocratique bon je suis le seul candidat qui a quand même fait une conférence de presse de 2h3 exclusivement consacré aux questions de la presse sur la politique étrangère alors c'est vrai qu'on en a peu parlé moi je le regrette parce que il y a de grands dossiers je voudrais dire deux choses d'abord que la stabilité c'est pas un objectif en matière de politique étrangère au nom de la stabilité on accepté ilal ta et on était bien content que 80 millions d'Européens soi sous le jou du communisme deuxièmement je ne crois pas la réale politique celle qui consisterait à échanger ses principes ses valeurs contre des contrats dans ce caslà on gagne pas les contrats et on perd ces principes vous rprez des relations avec des pays qui sembl pas assez démocratique écoutez on peut être on peut être amis avec la Russie considérer que Monsieur Poutine fait des choses très bien et lui poser des questions sur l'évolution de la démocratie en Russie ou sur ce qui se passe en tchenie quand même il y a 900000 Tchen il y en a 250000 qui ont été tués et 25000 qui ont dû quitter leur pays la France la patrie des droits de l'homme ne peut pas rester silencieuse bon lui poser des questions c'est jusqu'à quel point c'est au point AC vous rendez compte depuis 8 ans et 3 mois ces pauvres femmes et le médecin palestinien d'ailleurs pour le même prix deux condamnations à mort une condamnation à perpéuité on peut pas accepter ça Ingrid bê en cour faut aller la chercher il faut faire pression sur le président uribé par l'intermédiaire des États-Unis bon ces femmes lapidées parce que soupçonné d'adultère qu'est-ce que c'est c'est un cauchemar mais vous faites ça comment Nicolas Sarkozi vous vous mettez tout ça en action comment ah ben écoutez moi je pense que le discours la parole ça compte et que la voix de la France elle est entendue pour ça il faut qu'elle soit audible mais on peut le dire en s'assayant à la même table on peut quand même poser des questions on peut dire voilà il y a des choses qui nous déplaisent un des ch prioritaire qu'aura le futur président de la République c'est l'Europe après le nom des Français au référendum juste deux question qu'est-ce qui vous permet aujourd'hui de penser que nos partenaires européens accepteront votre mini traité et puis deuxième question comment ferez-vous accepter aux Français que finalement si ce miniraité voit le jour il leur passerait sous le nez et qu'il ne serait pas consulté attendez d'abord parce que j'ai parlé de cette question avec Angela Merkel avec José Luis Zapatero avec Tony les trois m'ont donné leur accord et même avec Manuel Baroso voilà j'ai pris des contacts avant ENF je veux dire on doit se préparer à la fonction présidentielle je dis pas que je seraai élu mais j'ai dû me préparer à cela deuxièmement la constitution de verich gardesttin malgré le travail remarquable de verich cardesttin elle verra pas le jour parce que les Français l'ont dit non est obsolète je dis pas qu'elle est obsolète ça serait desag ils ont dit non à ceux qui disent il faut faire un nouveau référendum madame dit il faut faire un nouveau référendum mais sur quoi mon Dieu une nouvelle constitution si c'est pour faire texte elle propose des des modifications al écoutez on va vooir le temps parce que alors pour mettre 27 pays d'accord sur une nouvelle constitution de Ré on enarlera dans 5 ans c'est pour le prochain quinquena quand elle dit il faut faire un nouveau référendum c'est une plaisanterie si ce n'était si grave bon faire un nouveau référendum sur l'actuelle Constitution je peux vous le dire ça sera non et faire un nouveau référendum sur une nouvelle Constitution il faut d'abord l'accord des 26 autres pays vous imaginez donc je le dis au français la Constitution ne l'aura pas alors le minitraité qu'est-ce que non d'ailleurs j'ai pas pardon c'est moi qui employé une mauvaise expression non non vous avez raison c'était la mienne mais j'ai préféré une are depuis hélas hélas puisque j'ai retenu une autre qui est un traité simplifié ça consiste à pas faire une constitution mais à dotter l'Europe d'institutions nouvelles notamment un président de l'Union européenne sur ces points tout le monde est d'accord les partisans du non comme les partisans du oui Nicolas Sarkozi comme il n reste peu de temps j'aimerais avoir un petit peu votre sentiment sur la façon dont cette campagne s'est déroulée qu'est-ce qu'elle vous a appris sur vous et sur la France benah sur la France d'abord qu'il y avait un appétit de sens une volonté de réflexion sur les valeurs une quête d'identité c'est assez intéressant on n jamais vu une campagne qui ne portait pas sur des mesures précises mais elle portait sur un débat de valeur regardez 97 ça s'est fait sur les 35hur 2002 ça s'est fait sur la sécurité je crois qu'on pourra dire avec le recul que 2007 ça s'est fait sur une quête de sens et de ce point de vue c'est intéressant qu'est-ce que ça m'a appris sur moi-même je suis pas sûr que la campagne présidentielle ça soit une forme de substitut à l'analyse psychologique mais je peux vous combat de longine oui oui oui je peux vous dire que je peux vous dire quelque chose que j'ai été dans T ces longues années celon moi j'ai tout donné je n'ai pas été Avard de mes sentiments et je pense qu'une campagne c'est une forme d'assèse si on veut comprendre un peuple partager ses douleurs et ses espérances il faut se mettre en situation soi-même de les sentir de les comprendre parfois de souffrir est-ce que vous avez le sentiment d'avoir commis une erreur d'avoir tenu des propos qui peut-être non enfin bon ben ça je vous dis j'en dirai plus dimanche à 20h vous parlez d'assè vous avez parlé aussi de si vous étiez élu de prendre quelques jours de réflexion de retraite on a l'impression que le spirituel et le le religieux prennent de plus en plus de place à la fin de la campagne dans vos discours ah c'est une question importante celle du sens de la vie c'est pas le religieux c'est plutôt spirituel oui vous avez par exemple parlé de de Jean-Paul II qui était une référence pour vous oui oui oui oui oui mais je pense qu'on peut être dans le doute on peut être dans l'espérance et être assez admiratif devant la la force de la foi d'un homme comme Jean-Paul I qui a beaucoup compté dans le monde ouioui c'est un homme qui m'a qui vous inspire enfin qui m'a qui m'a touché quand il a dit n'ayez pas peur aux jeunes hm hm je trouvais que Ctait un très très beau message il il y avait chez lui un mélange de fermeté et d'ouverture aux autres h HM bon je trouve c'est c'est très humain c'est très intéressant vous pensez parfois à la l'éventualité de la défaite parfois mais régulièrement bien sûr tous les jours je pas tous les jours en vous rasant peut-être pas oh j'y pense plus souvent qu'en rasant parce que je finalement au demant je consacre assez peu de temps à cet exercice hein de se raser mais il faut être humle devant le résultat je vous savez avant le premier tour j'étais pas sûr d'être sélectionné pour le second je me suis battu jusqu'à la dernière minute et si éventuellement vous n'étiez pas élu dimanche il se passerait quoi pour vous ah bah je pourrais prendre des vacances plus tranquille et vous ser vous serz vous avez la ressource de de de remonter à cheval et de repartir à la concte du pouvo écout je en tout cas la ressource de partir en vacances de bien réfléchir à ce qui a marché ce qui a pas marché et d'en tirer les conclusions mais là il faut pas se décider maintenant regardez ce qu'avait fait Lionel Jospin en 2002 il avait décidé est trop tôt et trop vite on dit souvent sous la 5e République que l'élection présidentielle c'est la rencontre d'un peuple et d'un homme et donc quelque part le futur président quel qu'il soit incarne quelque chose et il y a eu plusieurs modèles de présidence de la République depuis le général de Gaulle vous comment vous voyez cette incarnation si j'ose employer ce termel le le Président c'est l'homme de la nation c'est pas l'homme d'un parti c'est pas l'homme d'un clan c'est pas l'homme d'une secte le président doit être capable présidents ARB des présidents plus moi je je serai un président qui s'engagerait sur des résultats j'ai la culture du résultat en moi mais le président c'est quelqu'un qui doit être capable d'aimer les Français pour les rassembler on ne peut rassembler que des gens qu'on aime les aimer tous les prendre tous en considération plus proche des Français que ne l'ont été peut-être d'e certaine façon la proximité c'est pas simplement une attitude c'est dire des choses que les gens comprennent s'engager sur des propositions les mettre en œuvre et obtenir des résultats je veux être un président qui obtient des résultats merci Nicol d'avoir répondu à nos questions merci JeanMichel
Nicolas Sarkozy