GAZA, LICENCIEMENTS MASSIFS, BOLLORÉ : « UNE ÉVOLUTION BARBARE DE NOS SOCIÉTÉS » (NATHALIE ARTHAUD)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On a l'impression que d'un état complice qui accompagne au lieu de protéger. »
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« Il faut même revendiquer et se battre pour ce droit-là dans cette société. C'est dingue. »
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« Ils ont besoin de diviser le monde du travail. C'est un besoin absolu. »
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« Netaniaou est en train de mener une guerre de purification ethnique. Oui, c'est un génocide. »
Temps de parole
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247 et d'activer la cloche. De retour en direct sur le plateau de la contreematinale et on reçoit ce matin la porte-parole de Lut ouvriel Lut ouvrière pardon Nathalie Arta et on revient avec elle sur l'actualité nationale et internationale. Bonjour Nathalie. Bonjour. C'est parti pour l'entretien. situation politique est
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inédite. Arcelor Mital, Vancorex, Archema les plans de lienement se multiplient en France ces derniers temps et souvent en silence des vies brisées mais aucune réaction politique sérieuse. On a l'impression que d'un état complice qui accompagne au lieu de protéger. Ça c'est évident évident. Donc la CGT a quand même recensé 400 plans de suppression d'emploi. 200000 à 300000 salariés seraient euh euh donc sur le point là de perdre leur leur gagne pain. Et euh à cette liste, on peut ajouter LVMH. Vous vous rendez compte que LVMH 12 milliards de profits suppriment 1200 emplois dans leur filial Champagne et Cognac. Enfin, c'est c'est complètement dingue.
Oui, ils sont en train de fabriquer des centaines de milliers de de chômeurs. Voilà. Et c'est une catastrophe une catastrophe euh contre laquelle les politiciens, le gouvernement ne feront absolument rien parce que jamais jamais ils n'ont imposé quoi que ce soit à ce grand patronat qui s'en met plein les poches. Ça va dépendre évidemment de la combativité des travailleurs. Ça va être à eux en effet bah de s'organiser et d'essayer de s'en défendre. Est-ce que vous avez le sentiment, j'imagine que oui, que l'arme du licenciement aujourd'hui est banalisé comme un outil de de gestion.
Ah bah évidemment, enfin aujourd'hui d'ailleurs euh y compris, ils appellent un emploi, hein, quelques heures quelques heures de boulot. Alors voilà, vous avez quelques heures de boulot, vous avez vous avez un travail mais non, c'est pas ça le problème pour les les toutes les les les hommes et les femmes qui qui on leur bras pour vivre. Il leur faut un salaire et un salaire qui permet de vivre dignement et pas d'aller de d'un petit boulot à un autre. Voilà.
Mais ce ce droit là à un emploi qui est un besoin vital, qui a un besoin et ben il va il faut encore le conquérir et dans ce système capitaliste et ben il faudra sans cesse sans cesse bagarrer pour ça contre laité patronale et encore une fois c'est une question bah de mobilisation de rapport de force de lutte du monde du travail. Nous, on a une un objectif de ce point de vue-là et un mot d'ordre, c'est l'interdiction des licenciements. Voilà. C'est-à-dire avoir un emploi, ça devrait être le minimum minimum vital. Voilà. Pouvoir gagner son pain, voilà. Avoir le droit de se faire exploiter. Vous vous rendez compte, hein ?
Euh, il faut même revendiquer et se battre pour ce droit-là dans cette société. C'est dingue. Mais oui, nous nous disons interdiction des licenciements, faut prendre sur les profits les profits présents, les profits passés parce qu'ils ont accumulé. Vous rendez compte qu'à Michelin euh les actionnaires s'inquiètent pas pour la vie pour pour le l'avenir de leurs enfants, hein. Mais ceux de de Van, ceux de de Michelin, l'usine de de Cholé, oui, aujourd'hui ils s'en inquiètent. Ils vont ils vont trouver comment ? Du boulot. Donc tout ça, c'est un combat qu'il faut qu'on mène.
Et et c'est vrai que précisément comme le gouvernement est complètement complice, c'est silence enfin circuler, il y a rien à voir, ça n'existe pas. Voilà. Et on considère que la précarité que vivre, y compris aujourd'hui vivre avec un SMIC 1426 € c'est considéré comme normal mais c'est révoltant. On vit pas, on survit avec ça. Donc euh voilà pour eux c'est ça ça voilà ça doit être la normalité. Et ben pour nous faut sûrement pas nous habituer et au contraire et ben il faut voilà, il faut montrer sa colère et il faudrait qu'elle sorte massivement. Et ben justement, comment on fait pour riposter et comment cette colère peut sortir massivement ?
Parce que ces derniers ces dernières semaines, ces derniers mois, il y a quand même pas mal de mobilisation sociale. Beaucoup de gens descendent dans la rue pour justement revendiquer leurs droits et leur dignité. Euh comment on fait ? Déjà, on prend conscience que ce qui nous tombe sur la tête euh c'est pas une attaque individuelle, que c'est l'ensemble d'une classe sociale qui est confrontée à ses attaques patronales, à ses attaques gouvernementales et qu'on n'est pas tout seul et qu'on n'est pas tout seul et qu'on règlera pas le problème en essayant de de de bidouiller comme ça individuellement, en cherchant une porte de sortie et cetera. C'est collectivement.
Et ça ça veut dire que quand il y a une mobilisation dans une entreprise, quand on arrive à à créer un un certain rapport de force déjà à s'unir, à riposter, à et bien qui il faut euh chercher à prendre appui sur les autres et que c'est comme ça, c'est en en essayant en effet de de se rassembler, de se regrouper qu'on pourra peser. Voilà, le monde du travail, sa force, c'est c'est son nombre, c'est son poids dans la société. Et il faut bien se dire que ceux qui sont attaqués ce sont pas seulement ceux qui sont aujourd'hui licenciés parce que le chômage s'apèse sur absolument tout le monde dans la société. C'est l'épée de Damoclè qu'il y a sur la tête de chacun.
Donc prendre conscience que voilà quand des travailleurs sont attaqués dans telle ou telle entreprise, nous sommes tous attaqués et qu'on devrait être capable de réagir collectivement. Et la vérité, c'est qu'aujourd'hui euh il y a pas il y a pas cette euh ni cette combativité, ni cette conscience en fait. Et oui, il y a une lutte de classe. Il y a une lutte de classe. Le patronat amène, le grand patronatène avec le gouvernement, avec l'État. Et nous, nous les travailleurs et ben aujourd'hui finalement on l'amène pas. Ouais. Pas et pas suffisamment et pas consciemment en n'y mettant pas suffisamment de force.
Donc oui, nous notre raison d'ête à lutte ouvrière, c'est de dire que les travailleurs, ils ont la capacité de se faire respecter. Et nous, notre conviction de communiste révolutionnaire c'est même qu'ils ont la capacité de changer, de révolutionner complètement la société. Ils ont la capacité de renverser ce système capitaliste et de fonder une société sur de toute autre base. C'est notre conviction profonde et et évidemment, il faut qu'on soit de plus en plus nombreux à à la à la réaffirmer. Euh vous le disiez, ce combat doit être collectif parce que c'est pas parce que c'est certains salariés dans une entreprise qui ferment qui sont licenciés que ça ne touche pas tout le monde.
Et le ministre de l'économie annonce des coupes budgétaires claires en 2026 hein avec un budget d'austérité assumé, logement, assurance maladie, hôpital, éducation, plusieurs secteurs sont touchés. Est-ce qu'on assiste à une destruction programmée de l'État social français tel qu'on le connaît ? Ah ben de toute façon euh euh il y a jamais d'acquis pour nous les travailleurs. Euh tout ce qui a été obtenu euh de droit en terme de de protection sociale, ça a été arraché au travers de lutte collective.
Et dès qu'on arrête de se battre, dès qu'on arrête de d'exercer cette pression, et bien évidemment euh le patronat, c'estes politiciens, c'est l'arbin j'ai envie de dire, et bien il réattaque et il pousse dans l'autre sens et le balancier recule. Et on est dans ce dans cette séquence là, on est dans cette séquence là. Vous vous rendez compte, on parle là des de 200000 à 300000 personnes qui vont se retrouver demain sur le carreau et le gouvernement nous dit, il faut travailler plus. Ouais. Et le gouvernement nous dit les chômeurs sont sont des fénéants, hein. Mais qu'est-ce que c'est que ce monde là ? Qu'est-ce que c'est que ce monde là ?
Donc en effet, il faut être conscient que ils n'auront pas de limite. Ils n'auront pas de limite. Et oui, ils sont en train de détruire les hôpitaux, détruire les écoles, détruire. Mais tout ça pourquoi ? Parce que l'argent de l'État, ils veulent le réserver encore une fois à la grande bourgeoisie. Parce que la grande Bourgeousie, elle se contente pas de nous exploiter et de vivre de notre travail, mais elle fait aujourd'hui fortune en raquettant l'État, en pillant directement dans les caisses publiques. Arcélor, toutes ces entreprises Michelin ont eu des aides de l'État. On veut tu et on voilà.
Vous avez été enseignante et on coupe, je disais le budget dans l'éducation mais jamais dans les budgets policiers ou militaires. Qu'est-ce que ça dit de notre société ? Qu'est-ce ça dit dans notre pays au final ? Est-ce qu'on est dans un régime pas autoritaire, une dérive ? Est-ce qu'on est dans une dérive autoritaire ? On est en train de vivre aujourd'hui à l'échelle du monde une évolution de plus en plus réactionnaire, de plus en plus guerrière et barbare de la société.
Voilà, on peut pas imaginer que euh ce mouvement qui existe à l'échelle de la planète et qui fait vivre mais un enfer à des millions de femmes et d'hommes partout dans le monde, à Gaza, en Ukraine, en RDC, euh au Soudan, en Éthiopie et cetera. On peut pas imaginer que cette évolution là, elle nous impacte pas en fait. Donc évidemment, elle nous impacte. Elle nous impacte. Nous ici, on n'est pas victime, si vous voulez. n'est pas la barbarie prend pas encore le visage de la guerre mais elle prend le visage de des idées réactionnaires xénophobes de plus en plus racistes de plus en plus auto et voilà les les idées le retour de l'ordre hein.
Il faut plus de prison, il faut plus de peine, il faut plus de de répression. Alors toujours contre les pauvres hein parce que bon quand on regarde là les Pennes, quand on regarde Sarkozi, quand on regarde ils ont ils encombrent pas mal les tribunaux si vous voulez hein eux alors ils encombrent pas trop les prisons parce que apparemment la prison c'est pas pour eux n'est-ce pas mais mais voilà les mêmes he qui nous expliquent il faut être plus et cetera, plus plus dur, plus sont les premiers finalement hein à à se conduire comme des malfras. Voilà, tout simplement.
Donc voilà, c'est c'est toute cette situation là, ce pourrissement de la société qu'on est en train de vivre et qui est qui est terrible. Ouais. Euh vous parlez souvent d'exproprier le le 440, de réquisitionner les banques et certains rigolent. Pourtant aujourd'hui, on voit bien, c'est toujours les mêmes qui payent cette crise. Alors, expropriation, oui, nous nous disons qu'il faut que la classe capitaliste, bah elle soit dégagé en fait, que elle est irresponsable, qu'aujourd'hui elle nous mène dans le mur, qu'aujourd'hui il y a une crise économique effarante. Pourtant, on n jamais eu autant de moyens de fabriquer des richesses.
C'est ça qui est dingue dans cette sociétélà, c'est que pourquoi est-ce qu'on est en crise en réalité ? Pourquoi il y a cette guerre commerciale féroce, ces suppressions d'emploi et cetera ? Pourquoi ? Mais parce qu'on produit trop. à l'échelle de la planète, c'est complètement dingue. Et les progrès techniques sont importants. Ils ont réussi quasiment à produire l'abondance et c'est parce qu'il y a ça, cette abondance que finalement tout ça se transforme en malheur. Oui. Bah voilà. Voilà.
Donc nous oui, on pense que cette classe capitaliste et bien il faut l'exproprier, que il faut prendre entre nos mains ces ces grands moyens de production et que les travailleurs ils en feraient autre chose. Justement, ils utiliseraient ce système productif pour répondre en effet aux besoins des 8 milliards d'êtres humains qui peuplent la planète pour répartir le travail pour qu'on travaille tous et tous moins pour qu'on pour qu'on travaille moins, pour qu'on vive plus. Voilà. Et puis pour on a les moyens de soigner, on a les moyens de nourrir la tous les habitants de la planète. Voilà. Donc prenons-les entre les mains. Mais ça ça veut dire exproprier la bourgeoisie.
Je parle pas de nationalisation et puis on va on va les rembourser. Regardez ce qui s'est passé avec Haïti. Haïti ils ont eu ce courage, cette force dingue d'être les premiers les premiers à à se battre contre l'esclavage, à s'émanciper, à fonder une République, hein, les premiers. Et puis quelques années après, leur président s'engage à rembourser les anciens colons, les anciens. Et cette dette, elle court toujours aujourd'hui. Vous vous rendez compte ? Non. Non. On ne doit rien à cette classe capitaliste qui a fait sa fortune, qui a édifié sa fortune sur des générations et des générations de travailleurs, sur notre labeur. On leur doit rien.
Marx, il avait un un mot pour finalement dire cela. il disait il faut exproprier les expropriateurs. Voilà, c'est effectivement je pense la perspective si on veut en effet assurer un avenir à l'humanité parce que je le redis, je termine là-dessus mais aujourd'hui ils sont en train de condamner l'avenir de l'humanité toute entière. Voilà, c'est les guerres, c'est la crise climatique, il y a plus de futur avec ces gens-là. Bah on va parler d'un grand capitaliste qui peut-être condamne le futur de la France, Vincent Boloré. Ces derniers jours un peu partout en France, il y a eu des manifestations avec le mouvement désarmée, boloré, médias, édition, industrie.
Il est partout hein, c'est tentaculaire. Est-ce qu'il est temps entre guillemets de désarmer Vincent Bolloré ? Mais encore une fois, pour moi, ça fait déjà des décennies mais vous savez même Marx Marx en en 1848 déjà déjà il tracé cette perspective là, hein, que la classe capitaliste euh il fallait la mettre hors d'état de nuire et que finalement euh euh écrire une nouvelle page de l'histoire de l'humanité signifierait une nouvelle révolution menée par les travailleurs pour qu'ils prennent le contrôle de de l'économie, de la politique et cetera. Donc pour moi, c'est pas tel ou tel capitaliste particulièrement nuisible. Ils le sont tous.
Ils sont tous finalement euh c'est c'est c'est une chaîne et eux ils sont soudés hein. Ils sont soudés hein. Les Drahi, les les Bolorés, les les Bernard Arnaud, les les Muskes, les Trump, ils font partie de la même chaîne. De la même chaîne. Et nous notre problème c'est de c'est c'est pas de se dire "Ah, il faut une loi pour empêcher dans tel secteur ou tel ou telur." Regardez, ils arrivent toujours à les contourner. Vous savez, avec des milliards, on peut acheter plein de trucs, plein de On peut acheter beaucoup de choses. On peut acheter des chaînes de télé, on peut acheter des on peut acheter des consciences, on peut acheter des politiciens, on peut acheter des régimes entiers, hein.
Donc si vous voulez, c'est on peut pas faire ça petit bout par petit bout. Moi, j'entends à gauche, y compris les filles qui se veut très radical et cetera nous expliquer que il y a des lois à prendre. a une réforme fiscale à faire et cetera et cetera, mais c'est pas à la hauteur de la situation. Et puis encore une fois, finalement, il nous explique que le capitalisme, il est récupérable, qu'il est récupérable, que que il suffit de le rafistoler. Non, non, il ne l'est pas. Et là, on le voit depuis le début, le capitalisme, Marx le disait, a est né dans la boue et dans le sang. Et plus il vieillit, et bien plus c'est la boue et plus le sang.
Euh vous vous le disiez à l'instant, les milliardaires peuvent tout s'acheter et notamment même limite des des consciences. À 2 ans de la présidentielle, on voit que l'extrême droite prend énormément de place dans l'espace médiatique et politique. Bolloré, terrain font en sorte que leurs idées d'extrême droite s'installent de manière définitive et longue dans le pays. Comment justement la gauche peut-elle contrer ça ? Comment à lutte ouvrière et autres ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour pour contrer ça sur le plan des idées et du combat politique ? Ils ont besoin de diviser le monde du travail. C'est un besoin absolu.
Ils sont une poignée, une infime minorité contre une écrasante majorité de gens exploités et opprimés. Comment leur domination tient-elle ? Par la division. Dans les entreprises, la division c'est à tous les niveaux. C'est division de statut, de de sous-traitant, enfin bon salaire. Et puis à l'échelle de la société, bah voilà, ils vont utiliser les différences qu'il y a entre les travailleurs et les travailleurs viennent des quatre coins du monde, hein. C'est ils sont de toutes les couleurs de peau, de toutes les cultures, de toutes les origines. Ils parlent toutes les langues. Et ils vont utiliser ces différences là pour les diviser.
Pour les diviser et c'est ça qui se passe avec l'obsession antimusulman aujourd'hui, avec la politique antiimmigré, hein. Mais surtout oui, là on est bon avec Retaillo, hein. lui il est en croisade permanente hein que c'est la croisade la croisade euh et la campagne islamophobe en permanence mais c'est voilà c'est un outil un outil à la fois pour faire diversion parce qu'en effet ils feront rien ils bougeront pas le petit doigt par rapport au licenciement par rapport au chômage tous les problèmes qu'on peut avoir dans la vie vitaux les hôpitaux les salair le pouvoir d'achat et cetera, hein. Là ils veulent rien faire donc on fait diversion on fait diversion. Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
Bah nous nous disons qu'il faut que les travailleurs, ils aient conscience de leurs intérêts collectifs et qu'ils se battent ensemble et que surtout on ne doit pas laisser laisser le gouvernement nous dire que il y a parmi la classe ouvrière par dans le monde du travail des femmes et des hommes qui sont des menaces ou qui représentent des dangers. Ce n'est pas vrai. Pas vrai. Il n'y a aucun euh euh c'est pas vrai. Il faut au contraire chacun doit prendre sa place dans le combat justement. Et euh et je pense que les différences et les différences de parcours, les différences d'origine sont au contraire des richesses. Des richesses.
Euh justement, vous en parliez de Bruno Rotaillot à l'instant, de ce gouvernement qui euh a fait paraître, en tout cas a laissé fuiter un rapport sur l'entrisme des frères musulmans. Vous le disiez, c'est une stratégie de de diversion alors que il y a des réels problèmes qui sont invisibilisés. Euh ou est-ce que ce rapport vous semble sérieux ? Il n'avait pas de fait d'hiver impliquant euh des immigrés ou impliquant des musulmans à se mettre sous la dore. Écoutez, ils étaient malheureux hein ces gens-là. Donc ils ont sorti un petit un petit rapport de euh voilà et puis en plus ils l'ont ils lui ont fait dire le contraire de ce qu'il disait hein. Tout ça pour faire peur. Pour faire peur.
Et le problème et pourquoi la société recule aussi ? Parce que justement dans cette période de crise, de recul, de de peur de manquer et des millions hein de femmes et d'hommes ont peur de manquer, ils ont peur de l'avenir, ils ont peur pour les enfants, et ben c'est facile de jouer sur cette peur, de jouer c peur justement pour pour dire bah faut se replier, pour dire il faut il faut rejeter la différence, il faut rejeter les autres. C'est là-dessus qu'il surf, c'est là-dessus que que Le Pen alors il ils utilisent hein cette situationlà et puis ilalimente et ça c'est vrai.
Et puis alors euh ça y va comme il y a une course hein euh une course poursuite là entre Le Pen, Retaillot, Atal Atal, il s'est mis, on l'avait tous oublié mais là maintenant voilà, il s'est remis dans il s'est remis dans la course en agitant justement l'interdiction du voile pour les jeunes filles de 15 ans. Donc moins de 15 ans. Donc voilà, c'est c'est ils essayent d'utiliser toute cette toute cette tout ce recul là, bah de façon démagogique hein, en se disant bah ça sera comme aux États-Unis hein, ça ça payera électoralement. Voilà. Et c'est en effet bah un recul un recul énorme hein euh qui euh qui existe.
Mais encore une fois nous nous disons que sur la base justement de nos intérêts de travailleurs, quand on va bosser, quand le réveil sonne le matin, bah il sonne trop tôt pour tout le monde hein. Pour tout le monde hein. Là-dessus, il y a pas de différence. C'est à la fin de la de la journée, bah on est rincé et ça ça vaut pour tout le monde et les problèmes de de salaire, c'est tout le monde. Et donc c'est c'est ça la base qui va nous permettre si on se remet au combat, bah justement de nous unifier et de laisser toutes ces toutes ces idées pourries, réactionnaires, bah de bah de de de les envoyer à la poubelle quoi.
Est-ce que justement, vous parliez du voile à l'instant, est-ce que vos positions sur le voile sont tenables dans euh dans ce contexte hein, vous le disiez où les même les femmes musulmanes sont euh ciblées notamment par Atal ? Je vous propose juste de regarder ce que vous disiez euh là-dessus. C'était il y a quelques années maintenant et on en parle juste après ce débat euh peut-être dans les dans les sorties. L'argument de la FCPE qui consiste à dire les mamans qui se présentent le plus volontiers pour encadrer les sorties scolaires, ce sont souvent des mamans voilées. Non, mais ça c'est ça c'est une réalité. Mais dans l'affiche, dans cette campagne, il y a une revendication.
C'est la revendication d'avoir la cette liberté de porter le foulard dans ce cadrlà. Et moi je ne fais pas partie de ceux qui revendiquent le le port du voile ou qui le banalisent. Voilà, parce que pour moi, c'est pas revendiquer une liberté parce que le voile ce n'est pas une liberté, c'est d'abord une oppression et c'est l'oppression de la femme. C'est pas même sur le terrain de la laïcité moi que je que je que je que je me bats. C'est je me bats pour le droit des femmes, pour le droit à leur émancipation, pour le droit précisément à se débarrasser hein de ce statut toujours inférieur. Je me bats pour que les femmes soient légales des hommes.
Et ce que le voile est le symbole de toute autre chose, d'une soumission en réalité, d'une place de la femme he bah soumise qui doit se cacher et cetera. Donc pour moi c'est un combat militant. Et donc est-ce que on vient écouter, c'était en 2019 sur le plateau de de LCI. Est-ce que aujourd'hui vous diriez la même chose dans le contexte dans lequel on se trouve ? Ah mais je pense la même chose. Je pense toujours ça. Maintenant, je vois très bien que aujourd'hui le voile, c'est l'épouvantail qui est utilisé dans une campagne qui est islamophobe, qui est antimusulman et cetera, qui est utilisée par la droite, l'extrême droite et cetera. Et je la dénonce. Voilà.
Et moi, je suis absolument opposé à toutes leurs propositions là d'interdiction euh ou je ne sais quoi. Maintenant, je le dis et je le redis dans euh dans l'islam mais dans toutes les religions, dans absolument toutes les religions. Le judaïsme, le catholicisme, les femmes, elles sont inférieures aux hommes. Les femmes, on leur impose de nouvelles des contraintes. On veut les on veut les contrôler. On veut encadrer leur vie. Voilà. Et c'est ça moi que je rejette. C'est ce que je rejette. Et ce qu'on voit pour le voile en l'occurrence, c'est regarder comment les plus extrémistes he et les islamistes l'utilisent en Afghanistan, en Iran comme en effet la privation de la liberté des femmes.
Donc en effet pour moi c'est un problème qui est collectif. C'est un problème. Il il faut pas seulement réfléchir individuellement, il faut se dire bah voilà euh tout ça c'est c'est aussi une évolution.
Moi je oui ce que ce que j'explique moi je voilà la liberté je on est d'accord qu'en France on n'est pas en Afghanistan ou en Iran et donc ces femmes justement ont la liberté de le mettre ou de ne pas le mettre et donc du coup votre position qui est la vôtre elle est respectable mais au fond elle peut justement euh alimenter euh ce les positions des gens d'extrême droite à tal et hautes qu'on vient d'entendre euh les gens des de que d'Atal et cetera, ils sont alimentés par euh euh d'abord leur euh bah voilà, c'est la démagogie, ils veulent et cetera.
Bon, maintenant, moi ce que je je veux quand même bien, je suis enseignante, j'en croise des jeunes filles qui sont contraintes, forcées, poussé à et qui à porter le voile et qui ne le veulent pas. J'en croise, il y en a. D'accord. Voilà, ça existe encore. Voilà, ça me semble minoritaire ça. Et oui, mais s'il n'y avait s'il n'y en avait qu'une, il faudrait que tout le monde ait le souci de dire et bah oui, cette jeune fille, elle doit avoir le droit de décider de sa vie, le droit de décider si elle porte le voile ou pas, le droit de décider avec qui elle se marie, le droit de décider si elle fait des enfants. Mais ça, vous savez, cette pression, moi je suis une fille hein, je suis voilà.
Mais cette pression mais je l'ai connu moi aussi. Alors, un niveau relativement comment dire de basse intensité de basse intensité mais voilà on est bah il faut faire des enfants, faut se marier, il faut voilà et vous savez les parents, ils ont toujours des idées bien arrêtées sur comment seront enfin comment on trouvera le bonheur dans cette vie. Bah moi mon combat hein, c'est pour dire non voilà, chacun doit justement se libérer que bah toutes ces cultures, bah oui, il faut les connaître. C'est des richesses, c'est des il faut il faut qu'on soit ouvert, il faut qu'on soit et et il faut il faut de la fraternité et de l'égalité. Mais ça c'est encore à conquérir, je peux vous dire.
C'est encore à conquérir et les religions sont souvent des obstacles par rapport à ça hein. Vous avez parlé dans votre journal du droit de de l'aide à mourir. Exact hein. Et ben, dans l'aide à mourir, je peux vous dire que toutes les religions étaient sont opposées strictement opposées quand on voit les souffrances, quand on voit un certain nombre de femmes et d'hommes qui n'en peuvent plus et cetera. Et justement, quelle est votre position sur cette loi qui devrait être votée aujourd'hui ? Bah moi, je suis évidemment évidemment pour le droit à mourir dans dans la dignité.
Évidemment, maintenant ce que je vois, c'est que là, ils sont en train de de de mettre en place une voix qui une loi qui qui est extrêmement restrictive. Il faut des gardes de fou, hein. Il faut des gardes de fous. C'est évident. On est quand même dans une société où le fric c'est un vrai problème hein. Euh ça pourrit tout. Ça pourrit y compris les relations familiales, hein. Le fric euh les histoires de de d'héritage sont des moments des fois apocalyptiques dans certaines familles. Donc il faut pas l'oublier. Donc évidemment il faut des gardes fous, c'est sûr. Mais il faut aussi là encore que respecter hein la parole, le désir de ceux qui souffrent, de ceux qui qui n'en peuvent plus. Voilà.
Et euh maintenant, moi sur ce sur euh ce que je pense, c'est qu'un texte, ce texte-là manifestement règlera pas tout, hein. Et puis par ailleurs, c'est pas un texte de loi qui va régler le problème fondamental de cette société capitaliste, c'est qu'il y a pas d'égalité. Il y a pas d'égalité ni dans la vie, ni dans le vieillissement et sûrement pas dans la mort, hein. Et je veux bien là, il se penche sur le problème de la mourir dans la dignité, mais est-ce qu'on pourrait vivre aussi dans la dignité, hein ? C'est possible ça ? Bah, je peux vous dire que dans le cas de cette société capitaliste, ce n'est pas possible. Bah moi, ça fait partie justement de mon combat.
Mais ce combat là, c'est un combat révolutionnaire pour une autre société. J'aimerais qu'on aborde là pour cette toute fin d'entretien, il nous reste quelques minutes. La question internationale et notamment de ce qui se passe à Gaza. Euh Gaza donc est en ruine. L'Europe, le monde observe beaucoup de discours mais peu d'actes pour arrêter ce massacre. et et donc est-ce que ce silence est une sorte de complicité ou en tout cas le manque d'action des grands états une sorte de complicité dans ce qui se passe actuellement à à Gaza ? Bah bien sûr, c'est une complicité. C'est euh vous vous enfin aujourd'hui Netaniaou est en train de mener une guerre de purification ethnique.
Oui, c'est un génocide. Et que fait l'Europe là, l'Union européenne, ils en sont à étudier euh l'accord d'association et et d'essayer de de voir si ils se demandent si Israël violerait ou pas les droits humains. Non, mais c'est c'est enfin, je veux dire, c'est c'est enfin c'est c'est terrible. C'est terrible. Et ils sont bien sûr, ils sont complices du début jusqu'à la fin. Et et les morts là hein, 54000 morts, oui, ils sont à mettre bien sûr euh sur le compte, c'est c'est Netaniaou hein et sa bande de de racistes euh de de sionistes d'extrême droite là qui qui sont les responsables.
Mais elle est tous ces morts sont aussi à mettre sur le compte pas de Biden parce qu'on a tous été mais révolté d'entendre Trump dire que Gaza pourrait peut-être être une rivière du Moyen-Orient mais les morts ils sont quand même essentiellement à mettre sur le compte de Biden, hein. Il faut quand même jamais l'oublier parce qu'il y a une continuité entre tous ces gens-là en réalité. Donc et aujourd'hui et ben ça continue, ça continue. Alors ils font pas tout à fait rien hein. Non, ils font pas tout à fait rien. Non, ils poursuivent en justice les voies qui s'élèvent contre ce massacre. Et c'est révoltant ça. C'est révoltant. Ils essayent effectivement de dissoudre urgence palestine.
Ah, ça les gêne. Ça les gène qu'il y ait des gens qui qui qui lèvent la voix, qui dénoncent ce qui se passe. La réalité, c'est qu'aujourd'hui Netaniau est en train de tout faire pour qu'il y ait pas d'état palestinien possible. C'est ça la vérité hein. Ils veulent pas la voir. Ils veulent pas voir qu'il y a un peuple qui opprime un autre depuis 77 ans. Ils veulent pas le voir. Pourquoi ? Parce que en réalité Israël est leurs bras armés dans la région. C'est ça le problème. C'est qu'en réalité c'est l'extension de l'impérialisme. Israël dans la région dans cette région riche en pétrole. C'est ça le problème. C'est qu'aujourd'hui l'ordre impérialiste, il tient avec Israël. Voilà.
Et c'est pour ça aussi d'ailleurs que euh la dans la situation oui, les travailleurs, la population des pays riches de France des ont un rôle à jouer, aurait un rôle à jouer et qu'il faudrait massivement qu'on se lève et qu'on fasse pression sur ces dirigents. C'est au peuple et aux classes populaires du monde entier, même en France et ailleurs, de se lever pour pour inciter et forcer leurs dirigeants à agir. Mais bien sûr, moi quand j'entends il faut c'est le droit international. Mais qu'est-ce qu'on attend du droit international ? On en attend quoi ? Ça fait 77 ans qui le piétine. Le droit international le droit international il est à géométrie variable. Il l'utilise quand ça va.
Les les la France, les États-Unis veulent bien le respecter quand ça va dans le sens de leur intérêt quand c'est contraire. C'est voilà au placard. Donc le droit international c'est c'est ce sont des mots creux. C'est une question de rapport de force et tous ceux que la situation révolte, tous ceux qui mesurent que ce qui se passe en Israël, c'est un crime, un crime contre les Palestiniens, contre l'humanité, mais c'est aussi suicidaire pour les Israéliens, tous ceux qui mesurent que tout ce qui se passe là, c'est c'est une condamnation de l'avenir. C'est quoi l'avenir demain dans cette région ?
et pas que en Israël, en Palestine, mais au Liban, en Syrie, au Yémen, enfin c'est quoi l'avenir ? Ils sont en train de voilà de condamner l'avenir. Et tous ceux qui en sont conscients et bien il faut qu'il voilà qu'il mesurent que toutes ces crapules là qui sont à la tête des États riches, des d'Israël de et ben voilà, il faut qu'on il faut qu'on les combatte. Merci beaucoup Nathalie Artau. Porte-parole de Lut ouvrière d'avoir été avec nous ce matin dans cette contre matinale, nous avoir donné votre point de vue sur l'actualité nationale et international. Merci beaucoup à vous.
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