Alimentaire: avant une baisse des prix, comment contourner facilement l'inflation?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
RMC le beurre et l'argent du beurre comme tous les samedis comme tous les dimanches avec Perico les gaz bonjour Périco bonjour Mathieu on va bien manger à pas cher c'est la promesse qu'on vous faites tous les samedis tous les dimanches dans la matinale week-end avec Perico les gaz bien sûr je vous présente une petite nouvelle qui nous rejoint autour de la tape Périco Anaïs Castagna et bonjour à tous elle mord pas l'air elle n'a pas l'air alors attention Anaïs parce que pour cette première pour toi Périco nous propose d'aller se faire cuire un œuf ce matin oui bien sûr la malbouffe n'est pas une fatalité Mathieu et on va pas se laisser comment puis-je dire correctement en kikiné par l'inflation chaque fois qu'on a un problème sur RMC à la matinale on a deux solutions donc je vais essayer d'expliquer que la la fatalité de l'inflation dont on parle beaucoup les ministres de l'économie nous explique avec les industriels les grands distributeurs que bon ils vont faire des efforts mais on va peut-être trouver une autre lecture de l'inflation on va peut-être la contourner en faisant nous-même des choses que font les inflationnistes et ben écoutez puisqu'on peut pas le payer cette cette transformation et ben on va peut-être la faire à la maison nouvelle on peut continuer de bien manger malgré les prix qui continuent parfois d'augmenter dans les rayons des supermarchés de bien manger on nous annonce que les prix ne vont pas augmenter j'adore la oui ça veut dire que donc ils vont pas bouger ça augmente vite ça veut dire que ce qui est acquis est acquis pour eux il y aura pas de marche arrière et donc on va essayer de gérer le le comme on dit le panier de la ménagère RMC et du ménager et voilà et on va voir qu'on peut qu'on peut trouver des solutions et continuer à bien manger et justement peut-être que l'inflation nous oblige à être plus vigilant plus observateur plus curieux et peut-être de trouver des solutions à table auxquelles on n'aurait pas pensé si les prix n'avaient pas augmenté à toute chose malgré bon pour être très concret Périco il y a pas eu de septembre vers les prix n'ont que très légèrement baissé en grande surface 39 des 75 plus gros industriels de l'agro alimentaire avait promis de baisser leur prix fin juillet pour le moment on ne le voit pas venir alors pourquoi posons la question à notre invité Périco serge Papin est avec nous bonjour serge Papin bonjour merci d'être là on vous connaît vous êtes ancien président de Système U vous êtes aujourd'hui consultant quelle est l'explication serge Papin pourquoi les prix ne baissent pas alors bon d'abord ce qui est intéressant c'est qu'il ne a priori il ne demande plus bon déjà premier point positif et donc on est sur un plateau et peut-être qu'on est en train d'entamer lentement sans utile mais une baisse alors d'abord les prix vous savez il dépendent beaucoup de la spéculation de ces fous parce que il va falloir quand même qu'il y ait une vraie volonté politique pour faire en sorte qu'on quitte l'ultralibéralisme qui prévalait dans les prix de l'alimentation à la souveraineté qui est l'ambition et vous savez par exemple en France on prend le blé qui est une écoutant voilà et on pourrait parfaitement enfin moi je l'avais évoqué dans le rapport j'ai fait pour aider la loi égalim faire en sorte que on connaît les coûts de production on connaît les besoins de marge d'un agriculteur qui qui produit du blé la distribution de la transformation donc il n'y a pas de raison il faut qu'on se sorte de tout ça parce que nous sommes producteurs en français donc c'est la souveraineté va être un vrai enjeu donc il faut qu'il essaie de volonté politique de dire ce qui est produit en France après tout on connaît les consommations qui vont qui vont avoir lieu en France ou en 2024 précisément dans toutes les matières premières agricoles donc on connaît des coups de production donc ça c'est c'est une première piste c'est toujours pareil revenir sur cette volonté politique est-ce qu'on peut considérer un moment donné que les prix c'est très dur à dire était un petit peu en deçà des réalités du marché des coûts de production est-ce qu'on peut considérer vous avez été à un moment donné un grand distributeur et j'ai toujours dit que vous étiez un distributeur à visage humain par rapport à d'autres quand vous étiez président de systemus est-ce que c'est pas les industriels qui ont le plus supporté au début la compression des prix les producteurs la grande distribution fixée des prix et c'est souvent les années c'est ce qu'ils m'ont dit c'est nous qui avons assumé le fait de comprimer les marches pour payer les producteurs à juste prix et quand on arrivait devant les grandes distributeurs ils nous disait nous on veut rien savoir ça sera tant et pas autrement et qu'aujourd'hui du coup on profite un peu du prétexte de l'inflation pour réajuster des tarifs qui étaient restés un petit peu en retrait est-ce que ça vous semble moi je crois c'est beaucoup entre nous c'est quand même beaucoup les agriculteurs qui ont été la variable d'ajustement c'est-à-dire l'amant de la filière les PME sans doute ont aussi supporté des choses mais beaucoup les agriculteurs alors pourquoi la loi égali m'a été faite pour ça serge Papin alors voilà la loi également ce projet heureusement dans le contexte là heureusement qu'il y a eu également deux qui a été faite autrement et il serait fait étrier les agriculteurs parce que bien sûr en période d'inflation ils auraient servi encore une fois comme c'est le maillon plus faible de variables d'ajustement mais vous savez ce qu'il faudrait parce que comme ces fameuses négociations la négociation c'est la loi du plus fort tout le monde a peur et tout le monde se préserve donc normalement soit à la fin de l'année d'ailleurs sont anticipés à la demande de Bruno Le Maire qui se dit aussi ouvert à ce qu'elles aient lieu plusieurs fois par an ça c'est une culture justement il y a plus besoin plutôt plusieurs fois par an c'était une recommandation aussi que j'avais faite que d'ailleurs le président de la République dans son discours de Rungis en 2017 après le 11 octobre 2017 négociations qui sont le rapport de force mais qui est un dialogue je suis basé sur le contractualisme c'est pas simplement un papier juridique c'est un état d'esprit qui fasse en sorte que en transparence ben on se disent oui bah s'il y a des coûts qui augmentent bah il ça peut justifier des augmentations et quand les coups baissent et ben on les répercute au consommateurs de manière à ce qu'on est une sérénité parce que là il y a pas de sérénité c'est ces négociations tout le monde se dit mais est-ce que je vais encore exister dans les linéaires demain ça je peux pas vous savez bien vous avez participé on prend le producteur on l'étrangle et s'il veut pas il dégage c'est un système moi je crois que c'est un système qu'il faut remettre en cause ça sert à rien de jeter la pierre moi je crois qu'il faut remettre à plat en tous les cas c'était une de mes préconisations avant la avant l'inflation donc et si on veut avoir parce que c'est quand même stratégique l'alimentation dans un grand pays comme la France et on voit bien dans le contexte climatique géopolitique pandémique tout ce qui c'est on va bien que cet enjeu là il faut qu'on se préserve il y a pas que l'alimentation d'ailleurs on parle des médicaments ça il faut qu'on revienne à une vraie souveraineté il faut qu'on ait une vraie diversité c'est quand même anormal aujourd'hui qu'on importe la nourriture des soja des tourteaux de soja voilà donc et pour arriver à ça il faut nourrir un dialogue qui soit différent que de ce rapport de force qui est un peu la loi du plus fort disons-le un peu la loi de la jungle et puis comme le dit Perico la troisième élément pour y arriver mais c'est les consommateurs plus ils vont aller vers des produits moins transformés ce qu'on voit bien que l'inflation se porte plus sur les produits transformés pour justement transformés que sur les produits bruts c'est quand on achète des produits bruts il faut passer à la cuisine c'est le domaine de Périco bon on voit qu'on peut manger encore pour dans des prix acceptables écoutez bien RMC le beurre et l'argent du beurre Michel Édouard Leclerc sur RMC BFM TV hier matin dit le consommateur dans tout ça c'est le dindon de la farce Anaïs Castagna regardons les chiffres plusieurs études dévoilées cette semaine montrent que de plus en plus de Français renonça bien manger à cause de cette inflation vous a révélé cette semaine et tout ce qui montre que plus que les plus modestes sont souvent obligés de diminuer les portions pour pouvoir s'en sortir la moitié d'entre eux réduisent ou saute des repas presque chaque mois plus d'un tiers se prive au profit de leurs enfants les Français qui sont prêts à renoncer à la viande pour réduire la facture et plus de 4 français sur 10 ne réussissent pas à manger des fruits et légumes tous les jours plus de 4 français sur 10 pas de fruits et légumes tous les jours parmi ces Français il y a Isabelle qui composent le 32 16 pour témoigner ce matin bonjour Isabelle bonjour merci d'être avec nous cette inflation elle mine votre panier de course au début oui racontez-nous et moi j'habite à la campagne je suis en Seine-et-Marne Sud donc en pleine campagne et plus que la viande elle est hors de prix au supermarché que ça soit chez le chez Carrefour ou même chez Monsieur Leclerc on a décidé de d'aller voir dans les fermes et on a commencé à chercher les fermes aux alentours qui vont vivre la viande et j'ai essayé agréablement surprise par le prix par le prix c'est à dire vous vous supprimez un des intermédiaires [Musique] [Musique] le repas de la famille des enfants juste Isabelle combien d'économies en achetant votre viande maintenant à la ferme alors pour le moi c'est surtout le poulet que j'achète à la ferme parce que la viande rouge je n'en trouve pas alors le poulet le poulet il est à 8 euros 50 le kilo à la ferme imbattable voilà isabelle a tout compris serge Papin vos systèmes ça va disparaître pardon nous le dire je crois pas je suis plus le porte-parole de système mais enfin au sens ça je crois que les distributeurs je parle surtout des indépendants alors que comme commu sont très proches aussi des des acteurs locaux et au contraire je dirais il eux aussi ont des liens directs et commercialisent les produits locaux c'est pas nouveau il y a très bon rayon boucherie de la viande on peut trouver de la bonne viande et des vols j'ai systému qu'on peut transformer à la maison qu'on peut cuisiner qu'ils sont parfaits allez serge Papin ancien président de systemu aujourd'hui consultant Isabelle merci beaucoup pour votre témoignages au 32 16 Périco le conseil parliez de poireaux vinaigrette d’œuf au plat la petite recette anti-inflation aujourd'hui j'ai le poire aux pommes de terre des poireaux avec le blanc les pommes de terre on fait cuire ça tout simplement une soupe alors on la passe on la passe pas une bonne noix de beurre une petite touche de crème fraîche pas trop et on a un repas merveilleux un repas complet soit une soupe soit une entrée c'est végétale et alors on peut mettre des petits lardons dedans si on verra ça coûte 3 francs suisses c'est le cas de dire et on se régale autour de la table on peut en manger plusieurs fois par semaine on peut le faire à l'avance éventuellement le congeler et le ressortir quand on a besoin et on a un grand bonheur moi je dis que c'est de la gastronomie à pas cher et on contourne l'inflation sans faire de mal à personne le beurre et l'argent du beurre merci beaucoup Périco Légasse [Musique]
Serge Papin