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InterviewLe Crayon· 8 novembre 2021 29 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

La police est-elle exemplaire ? - Œil pour Œil avec Alexandre Langlois

Source d'origine 5 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 46 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Alexandre Langlois, merci d'avoir accepté l'invitation du Crayon.

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Vous voyez, c'est la deuxième fois que vous venez, on vous a déjà reçu dans notre format d'émission Œil pour Œil pour parler précisément de la police et de l'institution policière puisque vous êtes policier depuis 2005.

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, on va parler de sujets plus larges parce qu'il y a quelques semaines, vous avez annoncé votre candidature à l'élection présidentielle 2022.

  • 1:33FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous avez honte de la police nationale aujourd'hui ?

  • 1:57RelanceRéponse directe

    Et quelle politique exactement ? Quel point particulier vous font honte ?

  • 4:01FerméeRéponse directe

    Et c'est avec la police qu'on intervient dans ces quartiers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:41Invité politiqueChiffre
    « J'ai honte que les politiques arrivent par exemple à faire que la police n'a que 66% d'opinions favorables. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « À chaque fois, au lieu d'avoir une réponse politique et un débat public sur des sujets de société, qui pouvaient justement avec des pours, des contres, et qu'est-ce qu'on décide tous ensemble, ça a été l'État a dit, j'ai décidé ça, je vous envoie la police parce que vous ne comprenez rien. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « c'est que par exemple, on a des policiers qui sont auxiliaires de la machine plutôt que ce soit l'inverse. Dire qu'on a des policiers qui gardent des portes dans Paris, qui pourraient être surveillés par des caméras de surveillance. »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron a dit qu'il y a des quartiers de reconquête républicaine, on va mettre le temps, et il a annoncé dans certains endroits, on pourrait intervenir que dans deux ans, trois ans, c'est des plans à plusieurs années. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Cette loi a été vendue par exemple par M. Darmanin de façon, je veux dire, affligeante et surtout mensongère en disant que c'est pour protéger les policiers. »
  • 5:50Invité politiqueChiffre
    « Une collègue à Versailles a été suivie avec les anciennes lois par quelqu'un qui l'a filmé pour lui nuire jusqu'à son domicile, qui a diffusé les vidéos en ligne, 17 mois de prison ferme. »
  • 6:01Invité politiqueChiffre
    « La loi de M. Darmanin, la première, proposait 12 mois maximum. »
  • 7:59Invité politiqueFait
    « c'est la légalisation de l'affaire Benalla. »
  • 8:38Invité politiqueFait
    « Alors que le durée de conservation, c'est un mois, il dit « Ouais, mais je fais des petites copies sur CD au cas où. » »
  • 10:18Invité politiqueFait
    « L'IGPN, tous les ans, par exemple, donnent le nombre de morts par la police, de gens tués qui sont tués par la police. »
  • 10:25Invité politiqueFait
    « Dans ce nombre de morts, il y a à la fois Cédric Chouvia, donc cet automobiliste qui a été tué sur un contrôle routier, et à la fois celui, le tueur qui a tué Samuel Paty. »
  • 13:08Invité politiqueFait
    « une tentative de cambriolage est requalifiée en dégradation volontaire. »
  • 13:20Invité politiqueFait
    « Deux jours après l'annonce que les statistiques avaient encore baissé de la délinquance, le gouvernement était trop fort, on réglait ses comptes à la Kalachnikov dans la cité. »
  • 20:34Invité politiqueChiffre
    « la police française a été utilisée pour dresser plus de 10 000 contraventions contrôles, les polices etc. pour des respects d'attestation »
  • 20:40Invité politiqueChiffre
    « la police espagnole sur le même temps a distribué 10 millions de masques »
  • 23:41Invité politiqueFait
    « c'est un traité européen »
  • 23:43Invité politiqueFait
    « les français avaient dit non et finalement il est revenu par la fenêtre »
  • 23:45Invité politiqueFait
    « c'était un référendum qui nécessitait une modification constitutionnelle française pour être adapté »
  • 24:01Invité politiqueFait
    « 89.3 de la constitution qui permet justement au congrès de changer la constitution comme il veut »
  • 26:29Invité politiqueFait
    « la constitution avait été pensée au début chaque candidat avait besoin de 100 signatures »
  • 26:31Invité politiqueChiffre
    « on est en passée à 500 »
  • 26:42Invité politiqueFait
    « on nous a vendu une équité mais inverse »
  • 26:59Invité politiqueFait
    « on ne sait pas la distinction entre leur fonction actuelle et leur fonction de candidat »

Temps de parole

  • Invité politique78 %
  • Présentateur19 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité politique

Le pénal qui est avec des délits et des crimes, à côté de ça, il faut redonner une espérance en formant les gens, il faut redonner des services publics de proximité pour que les gens puissent vivre, il faut faire des propositions de travail, du coup c'est toute une société à reconstruire. Et ça c'est vraiment l'aboutissement du désengagement de l'État et de l'échec de la politique française ces dernières années.

0:20
Locuteur 1

Mais bien sûr, le véganisme du spécisme libéral...

0:23
Locuteur 2

Des personnes âgées dans les EHPAD avec plus de monde pour torcher les vieux alzheimeriens...

0:27
Locuteur 3

Est-ce qu'on est aujourd'hui à l'égalité entre les femmes et les hommes ou est-ce qu'on n'y est pas du tout ? Aucun média en France ne ment !

0:39
Présentateur

Yo c'est Jules pour Le Crayon, on se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview politique. Nous sommes avec Alexandre Langlois. Alexandre Langlois, bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation du Crayon. Merci d'avoir invité surtout. Vous voyez, c'est la deuxième fois que vous venez, on vous a déjà reçu dans notre format d'émission Oeil pour Oeil pour parler précisément de la police et de l'institution policière puisque vous êtes policier depuis 2005. Aujourd'hui, on va parler de sujets plus larges parce qu'il y a quelques semaines, vous avez annoncé votre candidature à l'élection présidentielle 2022.

Et donc nous sommes là pour discuter de sujets plus vastes qu'appelle votre responsabilité si elle vous incombe. Vous êtes policier depuis 2005. Aujourd'hui, la police nationale, vous la critiquez beaucoup, en tant qu'institution, pour des défaillances sur l'organisation des manifestations, la gestion des manifestations, pour des défaillances en interne, sur l'administration, sur l'IGPN. Vous avez l'occasion d'en parler chez nous. Est-ce que vous avez honte de la police nationale aujourd'hui ?

1:36
Invité politique

Ce n'est pas de la police que j'ai honte, c'est de la façon dont elle est utilisée et l'image qu'elle envoie à la population. J'ai honte que les politiques arrivent par exemple à faire que la police n'a que 66% d'opinions favorables. C'est les politiques qui utilisent la police d'une façon antidémocratique pour certains moments ou de façon inefficace qui me fait honte, plus que les policiers qui essayent de faire des choses par conviction pour la plus grande majorité.

1:57
Présentateur

Et quelle politique exactement ? Quel point particulier vous font ?

2:02
Invité politique

Honte, c'est l'utilisation de la police comme réponse politique. On a pu voir depuis des années. Ça s'est accentué dernièrement, mais ça a commencé avec les manifestations manifs pour tous, loi travail, les mouvements écologiques, les gilets jaunes, et ainsi de suite. À chaque fois, au lieu d'avoir une réponse politique et un débat public sur des sujets de société, qui pouvaient justement avec des pours, des contres, et qu'est-ce qu'on décide tous ensemble, ça a été l'État a dit, j'ai décidé ça, je vous envoie la police parce que vous ne comprenez rien. Et c'est ce côté, en fait, ce n'est pas du tout ça.

En fait, la police devrait être utilisée pour justement garantir les libertés publiques et pas les réduire. Donc c'est ça, ça me fait honte, effectivement. C'est un détournement des missions. La deuxième chose aussi, c'est qu'on a multiplié, mais heureusement, c'est un mal à toute la fonction publique, les missions support pour que les politiques puissent voir la réalité par rapport à un tableau Excel et les statistiques, pour qu'on leur présente une réalité qui est conforme à ce qu'ils pensent de la réalité. Mais ça n'a rien à voir avec ce que les gens vivent, ce que les agents vivent sur le terrain.

Donc ça aussi, c'est un détournement des missions, parce qu'on n'a pas les bons moyens aux bons endroits. Et aussi, un exemple qui a été d'actualité récemment à cause du procès de Viri-Châtillon, c'est que par exemple, on a des policiers qui sont auxiliaires de la machine plutôt que ce soit l'inverse. Dire qu'on a des policiers qui gardent des portes dans Paris, qui pourraient être surveillés par des caméras de surveillance. À l'inverse, à Viri-Châtillon, il y avait une caméra qui surveillait le trafic de stupéfiants, c'était les policiers qui gardaient la caméra pour ne pas qu'elle soit détruite, plutôt qu'on mette directement les policiers à gérer le trafic de stupéfiants.

Donc on a ce côté où on inverse toutes les valeurs. On a l'impression qu'on utilise une police d'être fort avec le faible, et faible avec le fort. C'est-à-dire qu'on a encore pu voir ce week-end un déploiement, par exemple, à Redon, de gendarmes pour mettre fin à une rêve-partie. On a vu des cordons complets de camions de gendarmerie mobile. Par contre, il y a des endroits où la loi de la République n'est plus appliquée, il n'y a personne qui va. — Où ça ? — Il y a différents quartiers, mais ils ont été nommés même précisément, certains très ciblés, les quartiers de reconquête républicaine.

C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron a dit qu'il y a des quartiers de reconquête républicaine, on va mettre le temps, et il a annoncé dans certains endroits, on pourrait intervenir que dans deux ans, trois ans, c'est des plans à plusieurs années. Mais le temps qu'il n'y a personne qui intervient, en fait, ça veut dire que l'État a reconnu qu'il y avait des quartiers qui étaient abandonnés par la République.

4:01
Présentateur

— Et c'est avec la police qu'on intervient dans ces quartiers ?

4:03
Invité politique

— Il y a plusieurs choses. C'est que ça a été abandonné. La police a été le dernier maillon à être partie de ces quartiers. Mais en fait, c'est tout un problème structurel général, en fait. C'est qu'en fait, les problèmes de délinquance sont liés à des problèmes sociaux parce que les gens ne sont pas accompagnés, à des problèmes d'éducation parce qu'on envoie les profs les plus jeunes et les moins bien formés dans ces endroits-là, parce que les services publics ont été retirés. Et donc finalement, on crée des ghettos.

Et le pouvoir public, plutôt que de réinvestir ces quartiers, remettre de la vie, remettre du dynamisme, reproposer peut-être des alternatives au travail ou des choses comme ça, parce qu'on raisonne en tuyaux d'orgue. Et aujourd'hui, les quartiers de reconquête républicaines ont été gérés de façon sécuritaire, uniquement. On dit « On va remettre la police et la gendarmerie pour établir l'ordre ». Mais en fait, ça, c'est un raisonnement. Il faut un raisonnement général. On dit « Oui, il faut refaire ça pour mettre fin à certains abus du code pénal qui est avec des délits et des crimes. » Mais à côté de ça, il faut redonner une espérance en formant les gens.

Il faut redonner des services publics de proximité pour que les gens puissent vivre. Il faut faire des propositions de travail. Du coup, c'est toute une société à reconstruire. Et ça, c'est vraiment l'aboutissement du désengagement de l'État et de l'échec de la politique française ces dernières années.

5:02
Présentateur

Alors, pour parler toujours de police et de sécurité, il y a la loi sécurité globale qui a été beaucoup débattue il y a ça quelques mois, qui a été promulguée finalement le 25 mai dans une nouvelle version, puisque certains amendements, enfin certains points de certains articles de la loi qui faisaient justement débat ont été censurés par le Conseil constitutionnel, par exemple. Aujourd'hui, comment est-ce qu'on arrive à être liberticide avec des lois qui sont pourtant faites pour assurer la sécurité ?

5:30
Invité politique

Elles ne sont pas faites pour assurer la sécurité. Ça, c'est le discours de propagande de ceux qui défendent ces lois liberticides. Cette loi a été vendue par exemple par M. Darmanin de façon, je veux dire, affligeante et surtout mensongère en disant que c'est pour protéger les policiers. Il a dit que comme ça, s'ils sont filmés dans le cours de leurs interventions, on pourra avoir une présomption de culpabilité, grosso modo, si on les filme en avance parce qu'on veut leur nuire. Une collègue à Versailles a été suivie avec les anciennes lois par quelqu'un qui l'a filmé pour lui nuire jusqu'à son domicile, qui a diffusé les vidéos en ligne, 17 mois de prison ferme. La loi de M.

Darmanin, la première, proposait 12 mois maximum. Déjà, on fait moins bien avec la nouvelle loi. Donc déjà, appliquons ce qui existe. Et c'est souvent le drame français, c'est que des lois existent, mais elles ne sont pas appliquées. Donc on refait, pour faire croire qu'on agit, on fait une nouvelle loi pénale, parce que finalement, personne n'ira vérifier si elle a été efficace ou pas. Ça coûte zéro une loi pénale, parce qu'on rajoute des articles dans un code et ça surcharge encore la procédure pénale. Il n'y a pas moyen de contrôler ce qui a été fait. Donc ça, zéro. Deuxième chose, il a dit...

Alors vous avez vu, quand même, il y a des policiers qui ont été tués chez eux, notamment à Manionville, lors d'un attentat. Oui, mais en fait, ça n'a rien à voir, ça, non plus. Ce n'était pas du tout parce qu'ils avaient été filmés, c'est parce qu'à priori, la dernière piste qui a été explorée et qui semble la plus probable encore à l'heure actuelle, c'est une fuite de données des ressources humaines de la police, entre un syndicat de police et le ministère de l'Intérieur.

Et on n'en veut même pas au syndicat de police, c'est le ministère de l'Intérieur qui donne des clés USB avec des données personnelles qui peuvent être amenées au domicile des fonctionnaires, ce qui est quand même assez dangereux. Et depuis, rien n'a été fait pour sécuriser ces données. Alors qu'une chose très simple pourrait dire, les données sont possibles pour les syndicats, pour faire votre travail syndical. Vous venez consulter les données dans des zones sécurisées, mais vous ne sortez pas des données. Ça n'a pas été fait. Qu'est-ce qu'il a donné ?

Il a donné que des exemples, en fait, qui n'ont aucun rapport avec la réalité pour faire pleurer dans les chaumières et faire passer quelque chose d'inadmissible. Et comme disait Chamfort, il est beaucoup plus facile de légaliser que de légitimer certaines choses. Et on est dans ce contexte-là. Et deuxième chose, après, c'est l'arbre qui cachait la forêt, ce petit point. C'est que derrière, on oubliait qu'on voulait nous mettre les drones à filmer partout.

7:27
Présentateur

Justement, l'article 47, effectivement, parle des drones dans cette loi. Est-ce que ça ne permet pas, en repérant les comportements anormaux, de lutter contre le terrorisme ?

7:39
Invité politique

Ce n'est pas les comportements anormaux qu'il faut repérer, c'est les comportements qui peuvent être délictuels ou criminels. Voilà ce qu'est anormal, quelle est la normalité ? Voilà. Oui, non, mais est-ce qu'on a des politiques qui déforment tout le langage à chaque fois et qui qualifient avec des nouveaux mots des choses qui sont simplement des choses définies légalement ? Le problème, c'est le contrôle derrière. On a pu voir, par exemple, dans l'affaire Benalla, parce que finalement, cette loi était, si on regarde bien, c'est la légalisation de l'affaire Benalla. C'est de dire, qu'est-ce qui va contrôler derrière l'utilisation de ces images, les conservations ?

Et curieusement, dans la loi, il n'y a que là où il n'y avait pas de sanctions si jamais les vidéos étaient conservées plus longtemps, que l'information n'avait pas été bien faite. On a pu voir dans l'affaire Benalla que des vidéos de la préfecture de police ont été utilisées par des... La République En Marche est diffusée sur des comptes anonymes pour essayer de rétablir la vérité... Pour essayer de rétablir pas la vérité, mais en tous les cas, de dire... Vous savez, pour Alexandre Benalla, c'était des gens méchants à qui il a tapé dessus, quoi. C'est illégal, en fait, qu'un parti politique se récupère des vidéos publiques de la police.

Deuxièmement, il y avait un durée de conservation par le directeur de la DOPC qui avait conservé les vidéos 3 mois. Alors que le durée de conservation, c'est un mois, il dit « Ouais, mais je fais des petites copies sur CD au cas où. » Aucun problème. Et sur les caméras fixes, même si des fois tout le monde ne le voit pas, il y a quand même marqué toujours à un endroit quelconque que vous êtes filmé si vous voulez rectifier vos données, vous pouvez appeler la CNIL, voilà. Un drone, c'est marqué où ? Ben, personne ne saura qu'il a été filmé. Donc il n'y a même pas la possibilité de rectifier les informations, on ne saura même pas qu'on est filmé.

Donc en fait, ce n'est pas la difficulté du drone, c'est la difficulté des garde-fous qu'on met derrière pour éviter des utilisations frauduleuses. On a déjà vu le cas d'utilisations frauduleuses dans l'affaire Benalla. Aucune garantie n'a été prise. On propose des choses qui vont encore pouvoir filmer de façon plus intrusive la population. Je veux dire, commençons par mettre les premières garanties. Une fois que ce sera bien encadré, on pourra passer à ça. Parce qu'une fois de plus, ce n'est pas l'objet en soi ou l'utilité, mais c'est le garde-fou. Le pouvoir arrête le pouvoir, sinon les gens vont jusqu'au bout et ça, il faut relire Montesquieu.

9:25
Présentateur

Et alors justement, quand on parle de ces garde-fous, est-ce que vous acceptez, est-ce que vous récusez, est-ce que vous confirmez les termes de violence policière, par exemple, qui ont été utilisés par Emmanuel Macron dans une interview à Brut ? Est-ce que le terme de racisme systémique dans la police, c'est quelque chose qui vous parle aussi ?

9:45
Invité politique

Violence policière, c'est un terme qui n'est pas approprié. C'est un terme où Emmanuel Macron a voulu faire du grand public, mais surtout a voulu faire de la propagande et complaisant avec certaines personnes qui pouvaient l'écouter.

9:57
Présentateur

Ils sont beaucoup à faire de la propagande, ça fait déjà deux fois, d'ailleurs maintenant...

10:00
Invité politique

C'est-à-dire que quand on essaie d'induire les gens en erreur en utilisant des mauvais mots, qu'on oriente les conceptions des gens pour leur mentir, pour leur traverser la réalité pour qu'ils croient à quelque chose, oui, c'est de la propagande. L'information, c'est de dire voilà ce qui se passe. Donc je vais faire par exemple sur les violences policières ce qui serait de l'information. De l'information, c'est exactement ce qui n'est pas fait. L'IGPN, tous les ans, par exemple, donnent le nombre de morts par la police, de gens tués qui sont tués par la police.

Dans ce nombre de morts, il y a à la fois Cédric Chouvia, donc cet automobiliste qui a été tué sur un contrôle routier, et à la fois celui, le tueur qui a tué Samuel Paty. Les deux cas n'ont absolument rien à voir, pourtant ils sont comptabilisés au même niveau.

10:37
Présentateur

Il faudrait les distinguer.

10:38
Invité politique

Il faudrait faire distinguer, dire bah écoutez, il y a un cadre pédagogique où là la police a utilisé la force légitime dans un cadre légal pour protéger la population. Et là, effectivement, il y a un dysfonctionnement. On va faire une enquête pour savoir que ça ne se reproduise pas déjà et trouver les responsables de cette situation. Là, on fait juste un amalgame de tout et n'importe quoi. Et du coup, avec ça, ça permet de déchauffer les esprits de ceux qui n'aiment pas la police qui disent vous avez vu, il y a tout ça de mort ? Eh bah oui, ce qu'on a tout compté. Et puis ceux qui défendent la police disent ah oui, mais attendez, il y a ça, mais vous avez vu qui ?

Mais en fait, comme il n'y a pas de distinguo, on est sur un amalgame et les amalgames aboutissent au rejet de l'autre, à la haine et d'autres qui sont parfaitement illégales. Donc en fait, il y a des violences légales et illégales par rapport à un cadre juridique. Ça, ce serait de l'information, ça, ce serait pas de la propagande.

11:26
Présentateur

La sécurité, c'est un thème dont on entend beaucoup parler en ce moment par rapport peut-être à l'élection présidentielle de 2017 où on parlait beaucoup d'emplois, on parlait beaucoup d'Europe. Aujourd'hui, la sécurité me semble être l'un des thèmes qui va jouer pour la campagne présidentielle. Pourquoi ? Est-ce que c'est légitime que ça préoccupe autant les Français ? Est-ce qu'on en parle trop ?

11:49
Invité politique

Alors déjà, c'est légitime, oui. Parce que déjà, tout simplement, si les Français disent qu'ils veulent parler de ça, c'est légitime qu'on les écoute.

11:57
Présentateur

Est-ce que c'est pas justement une certaine propagande aussi ou en tout cas, est-ce qu'à force de répéter des discours dans les médias, dans les discours, on n'est pas soi-même incité à réfléchir à cette thématique et à se dire oui, c'est vrai, j'aimerais qu'on parle plus de sécurité parce que j'ai entendu dire que c'était un sujet important.

12:13
Invité politique

Il y a deux choses. Déjà, la sécurité, c'est réducteur. Normalement, on devrait parler de sûreté. Si on était réellement cohérent, la sûreté, c'est la prévention des actes même malveillants, des intentions malveillantes, des gens qui veulent nuire à la société. C'est d'ailleurs, c'est ce qui est garanti par la déclaration des droits de l'homme. Ensuite, c'est un sujet fondamental, la sûreté, parce que c'est ce qui garantit tous les autres droits. C'est-à-dire qu'il y a certains politiques qui disent que c'est la première de la liberté, c'est complètement ridicule, ce n'est pas une liberté, la sécurité ou la sûreté.

A l'inverse, ça garantit les droits, ça garantit la liberté de circulation, ça garantit la liberté d'expression, ça garantit tous les autres droits qui sont constitutionnels, la propriété, etc. Donc c'est nécessaire parce que c'est la garantie de pouvoir vivre en société et de s'exprimer. Donc oui, c'est nécessaire. Après, il y a une chose aussi, c'est qu'on essaye de faire peur aux gens sur des choses, mais en fait, des fois, les politiques ne parlent pas des réalités de terrain. Une fois de plus, ils ont leur prisme avec des tableurs Excel, des statistiques qui disent « Ah, il se passe ça, il se passe ci ».

Mais je vais reprendre un exemple avec la falsification des chiffres de la délinquance. On se retrouve avec des minimisations de certains crimes et délits. Par exemple, une tentative de cambriolage est requalifiée en dégradation volontaire. Donc on passe de quelque chose qui est délectuel à contraventionnel et avec des statistiques qui baissent tous les ans en disant « Ah, c'est génial, voilà ». Mais à côté de ça, c'était marrant, c'était à Marseille. Deux jours après l'annonce que les statistiques avaient encore baissé de la délinquance, le gouvernement était trop fort, on réglait ses comptes à la Kalachnikov dans la cité. Donc là,

13:27
Présentateur

c'est pas forcément lié parce que la délinquance peut baisser et puis il peut y avoir quand même un acte...

13:31
Invité politique

Oui, mais en fait... Les choses peuvent être liées. Après, quelques jours après, la police était prise à partie. Les gens sont aussi victimes d'incivilités de plus en plus dans la rue. C'est quoi, c'est un sentiment

13:39
Présentateur

ou c'est des statistiques, ça ?

13:41
Invité politique

Le sentiment des incivilités s'est vécu. Après, les gens ne vont même plus porter plainte parce qu'ils savent que ça ne sert à rien. Ils disent « Voilà, c'est pour l'assurance s'il y a besoin ». Après, c'est pas qu'un sentiment parce que c'est même... Je veux dire, il y a eu la loi, par exemple, sur le harcèlement de rue de Marlène Schiappa qui n'est pas la solution qu'il fallait faire parce que les lois existaient donc on a fait juste de la com' politique plutôt que de régler le problème et malheureusement ça, on est sur de l'apparence plutôt que d'aller au fond des choses. Donc il y a des problèmes qui sont...

Les politiques mettent le doigt dessus mais la réponse qu'ils apportent est à côté de la plaque parce qu'on ne veut pas mettre les moyens parce qu'on ne veut pas aller voir la réalité de terrain et comment concrètement on peut faire et on met en place des grands discours gros déloquents et puis une nouvelle loi pénale qui n'engage à rien.

L'autre chose également c'est pour lutter contre ce sentiment d'insécurité parce que des fois il y a le sentiment d'insécurité qui n'est pas forcément une insécurité vécue mais il y avait des policiers qui avaient mis ça en place dans les années 2010 mais malheureusement à cause de la pression statistique et de la réduction des effectifs ils n'ont pas pu aller jusqu'au bout de leur démarche ils disaient s'il y a un souci ils connaissaient les gens de leur quartier ils allaient voir les associations ils allaient voir les commerçants ils allaient voir la mairie enfin tous les acteurs de la vie locale ils leur disaient s'il y a quelque chose vous nous appelez directement sur notre portable s'il y a quelque chose on intervient et s'il n'y a rien on vous rassure donc 90% des cas ils rassuraient les gens et là il y avait réellement un sentiment de sécurité publique parce que les gens ils sont venus voir et oui bon ben voilà c'était ça on s'est fait une montagne de quelque chose qui n'existait pas et quand il y avait vraiment un problème ils intervenaient interpellation mais c'était pas bon dans les statistiques parce que ça demandait des enquêtes c'était pas des affaires résolues etc donc c'est malheureusement les indicateurs pour analyser la situation ne sont pas les bons donc avec ça comme on n'a pas les bons il y a un décalage entre les décisions politiques et la réalité de terrain il faudrait qu'on arrive à recoller les deux et aujourd'hui j'ai l'impression que la classe politique n'est pas prête à faire ça préférant vivre dans son monde qui est quand même plus confortable et rationnel avec que des tableaux statistiques manipulables

15:25
Présentateur

est-ce que c'est les thèmes d'extrême droite qui commandent également quand on parle tellement de sécurité et d'insécurité d'ensauvagement de violence

15:34
Invité politique

c'est pas un thème on a voulu coller ça à l'extrême droite après l'autre thème d'ensauvagement c'est l'échevènement qui n'était pas spécialement avec ces sauvageons mais c'est juste soit on veut dire dans la tête de certains politiques le rejet absolu c'est l'extrême droite donc tous les thèmes qui ne veulent pas régler c'est l'extrême droite comme ça ça leur évite d'apporter une réponse

15:53
Présentateur

c'est aussi que classiquement l'ordre l'autorité ce sont des thèmes qui sont plutôt à droite et le fait de boire beaucoup de violence et notamment de l'associer cette violence à certains quartiers

16:05
Invité politique

alors c'est différent il y a deux choses ça dépend de l'analyse qu'on peut faire de ce thème avec les explications logiques donc il y a certaines explications qui sont liées à l'extrême droite mais ce n'est pas le thème de l'extrême droite c'est les explications que l'extrême droite entière qui ne sont pas forcément les mêmes je vais vous donner une anecdote c'était Jean-Pierre Chevènement justement qui avait réuni quand il était ministre de l'intérieur des gens des associations attaques des gens de la ligue des droits de l'homme ou des associations plutôt classées à gauche il leur avait dit écoutez je vais vous poser une question vous êtes pour des nouvelles lois plus progressistes ou des lois qui sont plus humanistes ou c'est pour ça que vous militez la réponse dans la salle bien évidemment on veut changer le monde dans le bon sens enfin dans les cas dans le sens qu'ils estiment nécessaire il a dit une fois que les lois imaginons que les lois passent qui c'est qui va les faire appliquer voilà là il y a eu un grand silence il a répondu la police la police en fait elle n'est pas de droite elle n'est pas de gauche elle est normalement elle est là pour faire respecter les règles que la société s'est donnée quelle qu'elle soit et du coup c'est après c'est des fois l'analyse politique qu'on dit l'insécurité est à cause de ça l'insécurité est à cause de ça ou il manque ça ou il manque ci mais la vraie question c'est comment on fait pour qu'il n'y ait pas d'insécurité on se limite les causes c'est intéressant l'analyse c'est intéressant mais c'est tout qu'est-ce qu'on fait maintenant pour que tout le monde puisse vivre tranquillement

17:20
Présentateur

et alors vous lorsque vous êtes présenté vous avez annoncé votre candidature à l'élection présidentielle vous déclariez enfin en tout cas vous preniez un chemin qui soit ni de gauche ni de droite c'est souvent un concif un petit peu soit du libéralisme soit du bonapartisme en gros d'essayer de s'extraire d'une dualité enfin d'un duel entre gauche et droite est-ce que vous reconnaissez dans un courant particulier

17:48
Invité politique

alors c'est une fois de plus c'est quand les grilles de lecture évoluent c'est vrai c'est pour le clivage gauche-droite était peut-être pertinent au XXe siècle ou jusqu'au début du XXe siècle mais je prends un exemple pour que ça parle comme tu vous parlais de bonapartisme c'est imaginons qu'on avait analysé le classement politique par exemple de Chirac ou Mitterrand avec la grille de lecture du XIXe siècle on leur aurait posé la question vous êtes plutôt bonapartiste orléaniste légitimiste ou républicain on voit bien que ça n'a aucun sens la grille de lecture n'est plus bonne et n'est plus actualisée aujourd'hui gauche-droite n'a plus vraiment de sens en fait c'est juste encore des classes qui veulent nous diviser il y a quelque chose d'un sentiment de plus transversal est-ce que les gens sont pour un libéralisme ou est-ce qu'ils sont plus pour une régulation avec des racines est-ce qu'ils sont pour un souverainisme ou une mondialisation libérée est-ce qu'ils sont pour la marchandisation du corps humain ou ils sont pour défendre de mettre certaines limites et ces clivages-là ce n'est pas des clivages gauche-droite en fait c'est des clivages qui dépassent la gauche et la droite parce qu'il y a des gens de gauche qui pourront être à la fois intéressés par certains sujets des gens de droite également donc ce clivage en fait est un peu dépassé aujourd'hui

18:49
Présentateur

et vous alors du coup

18:50
Invité politique

je veux dire qu'on n'arrive pas à se caser là-dedans en fait parce que la grille de lecture qu'on a de la société et du monde dans lequel on vit n'est plus adaptée à cette grille de lecture donc maintenant il faut réinventer des grilles de lecture et là j'allais dire c'est aux politologues et aux journalistes d'essayer de trouver peut-être les bonnes grilles de lecture nous comment on le vit c'est qu'on se dit maintenant il y a des sujets transversaux Emmanuel Macron a fait sa campagne sur ni gauche ni droite en trahissant à la fois les gens de droite et les gens de gauche et en rassemblant tous les opportunistes maintenant il serait temps de rassembler par exemple au mouvement des gilets jaunes 80% de la population au début était d'accord avec les revendications sur les premiers mois de novembre en disant ben voilà on soutient ce mouvement parce qu'on a des problèmes de comment on rassemble les fins de mois comment on recréer de l'unité comment on recréer de la fraternité et ça c'est pas des valeurs de gauche et de droite elles sont transversales et donc en fait pour répondre à la question plus concrètement les gens mettront où ils veulent nous mettrons où ils veulent en fait c'est pas nous qui allons nous définir chacun nous mettrons où ils veulent par contre on a des valeurs cardinales liberté et responsabilité exactement qu'est-ce qu'elles veulent dire

19:51
Présentateur

pourquoi ce choix de liberté et de responsabilité

19:55
Invité politique

c'est exactement ce qu'a manqué aux français depuis quelques années en fait et encore plus avec la crise covid on nous disait si jamais vous êtes confiné c'est parce que vous êtes pas sage vous avez pas bien fait les choses donc ben du coup on va vous j'ai entendu ça

20:07
Présentateur

quand est-ce qu'on me disait ça

20:08
Invité politique

Emmanuel Macron qui a dit ben les français sont trop sortis ou n'ont pas respecté les consignes sanitaires donc du coup confinement ou alors on va faire des choses au fur et à mesure donc à chaque fois c'était de la faute des français c'était pas de la faute de mauvaise gestion de la crise ou de l'impréparation ou d'il y avait plein de choses à gérer et à chaque fois c'était de la faute de la population donc on nous punissait on disait ben du coup

20:27
Présentateur

c'est peut-être plutôt de la prévention que de la punition

20:29
Invité politique

je vais donner un exemple très simple la police française a été utilisée pour dresser plus de 10 000 contraventions contrôles, les polices etc. pour des respects d'attestation la police espagnole sur le même temps a distribué 10 millions de masques voilà enfin je crois que d'un côté on a réellement quelque chose qui lutte contre une crise sanitaire de l'autre côté on punit les gens

20:49
Présentateur

ils n'ont pas donné de contravention à la police espagnole et les polices françaises de distribuer de masques ?

20:55
Invité politique

la police française n'a pas distribué de masques déjà on n'en avait pas donc c'était réglé même pour la police ça a été compliqué il y a des procédures aujourd'hui qu'attaquent les anciens ministres pour leur irresponsabilité et la police espagnole a peut-être distribué des contraventions ça je ne le sais pas mais en tout cas il y a d'abord eu un premier rôle de prévention et de protéger les gens réellement d'une crise sanitaire ce qui n'a pas été le cas en France on a directement choisi la punition parce que justement on n'avait pas de masque

21:16
Présentateur

donc la valeur responsabilité

21:18
Invité politique

et on a dit c'est de votre faute du coup c'est à vous donc on inverse les valeurs et du coup par contre si on veut vivre libre il faut être responsable parce que du coup avoir la plus grande liberté possible implique qu'on est responsable de ses actes et aujourd'hui on a une société qui fonctionne qu'avec des gens qui sont responsables mais pas forcément libres ou un état qui fait ce qu'il veut mais qui n'assume jamais la responsabilité de ses actes et à l'inverse on a des collectivités locales sans avoir la liberté d'action qu'ils voudraient parce qu'on a vidé par exemple toute leur gestion des ressources et des taxes c'est à dire qu'ils ne sont pas libres de la mainmise de l'impôt c'est à dire qu'ils vivent de subventions ou de redistribution de taxes mais par contre ils sont responsables de tout mais ils n'ont pas la liberté de la politique qu'ils voudraient avoir donc il faut que les deux pour que le monde soit cohérent soit juste donc il faut la proportion de liberté et responsabilité et à côté de ça ça ne peut exister que dans un cadre légal avec une autorité qui est basée sur le respect et pas une autorité qui est basée sur la force comme on a pu voir le respect ça se gagne et ça se mérite et en général ça se passe très bien derrière il n'y a que les gens qui posent problème qui sont interpellés et je pense à la comparaison par exemple avec l'Allemagne quand des policiers allemands j'avais des copains qui étaient policiers en Allemagne ils interviennent quelque part dans un bar ou n'importe quoi ils descendent à deux ils interpellent la personne et puis ils partent ils ne sont jamais embêtés par personne en fait parce qu'ils ont imposé une autorité par le respect et pas par la force en disant on arrive avec les gros bras et on va se faire tout casser

22:33
Présentateur

Je vous renvoie à l'œil pour œil avec Agathe Cagé on n'avait pas tourné au sujet de la police on n'avait pas parlé du sujet de la police mais on avait parlé beaucoup du sujet du respect Alexandre Langlois quels sont les thèmes prioritaires sur lesquels vous souhaiteriez construire votre mandat présidentiel si vous étiez élu ?

22:52
Invité politique

Les priorités il y a beaucoup de priorités donc à l'heure actuelle dans un an on ne sait pas dans quel état sera le pays donc les priorités pourront peut-être changer par contre une vision voilà c'est dans quelle sorte ça se fera mais la vision oui il y a une vision la vision il y a déjà redonner le pouvoir aux citoyens justement il y a une chose qui sera très simple et ça c'est acté dans le programme en tous les cas c'est de dire il y a eu une trahison du vote des français avec le référendum sur l'Europe en 2005 et qui a été trahi parce que les français avaient dit non au traité européen et finalement le congrès quelques années après a dit donc congrès, sénat plus assemblée nationale réunie avait dit ben non en fait ce sera oui

23:30
Présentateur

pas tout à fait du coup on a voté un traité de Lisbonne c'est ça

23:35
Invité politique

de Lisbonne voilà

23:36
Présentateur

c'est pas une constitution européenne comme

23:39
Invité politique

non mais je dis que c'est un traité européen les français avaient dit non et finalement il est revenu par la fenêtre c'était un référendum qui nécessitait une modification constitutionnelle française pour être adapté du coup si on veut pas que la constitution change avec les gens qui jouent avec les règles du jeu c'est par exemple on fait une partie de belote il y a deux équipes une partie de belote deux contre deux il y a une équipe qui dit en cours de route moi je change les règles du jeu

23:58
Présentateur

mais du coup

24:00
Invité politique

on change l'article donc voilà 89.3 de la constitution qui permet justement au congrès de changer la constitution comme il veut maintenant si on veut changer la constitution c'est possible que par référendum c'est à dire que les gens qui jouent avec les règles du jeu ne peuvent pas les changer eux-mêmes

24:11
Présentateur

mais est-ce qu'avec la propagande dont on parlait tout à l'heure on n'est pas capable aussi de manipuler y compris un référendum

24:16
Invité politique

on peut toujours tout manipuler maintenant c'est les choses c'est de remettre les choses à leur place c'est d'essayer de remettre tout pour donner une information cohérente il y a des gens qui sont suisses qui suivent la campagne qu'on peut faire qui disent en Suisse quand on nous demande de voter on nous donne un fascicule avec les conséquences de chaque position si on vote oui ou si on vote non et les gens qui votent en Suisse ils nous disent nous on a l'impression que notre bulletin de vote va changer l'avenir du pays réellement et que si on ne vote pas c'est vraiment on trahit notre pays en France on est complètement désabusé on a pu voir le dernier taux d'abstention donc c'est aussi redonner de la crédibilité au vote en disant avec des réelles explications et qu'on ne soit pas comme à l'heure actuelle sur un débat où on essaye de salir son voisin pour en sortir le plus propre mais plutôt avoir un réel échange d'idées puis se dire même si on n'est pas d'accord on a donné une argumentation logique et maintenant c'est aux français de décider c'est de remettre les français sont capables d'être responsables et de faire des choix comme des grands en fait et aujourd'hui on les a tellement infantilisés qu'on leur met juste des débats politiques qui ne ressemblent à rien d'ailleurs quand on regarde tous les débats politiques depuis une trentaine d'années la qualité du débat d'échange d'idées baisse de plus en plus et on arrive à des infectives et des monologues plutôt qu'un débat et c'est assez malheureux donc c'est de reconstruire ce débat public redonner cette parole publique et de faire que les gens puissent échanger des idées pour que les gens puissent construire leur opinion parce que ce que disait Arendt sur la liberté de la presse notamment et quand il n'y a plus de presse libre et que les gens n'arrivent plus à se former leur opinion c'est à ce moment là qu'ils sont manipulables donc redonner les moyens aux gens de se former leur opinion

25:36
Présentateur

Comment est-ce que vous pensez que les autres personnalités politiques déjà en place Emmanuel Macron des candidats déclarés avec son présidentiel plus installés qui étaient déjà là en 2017 voire en 2012 observe votre candidature comment est-ce que vous pensez qu'ils la voient

25:53
Invité politique

Je n'en sais rien il faudrait leur poser la question directement en fait je n'en ai pas la moindre idée voilà donc il faudrait pouvoir les inviter ou leur faire des choses mais après moi je n'en ai pas la moindre idée et puis je ne me permettrai de ne pas penser à leur place

26:06
Présentateur

Vous pensez qu'ils vont vous laisser du coup agir normalement parler normalement ou vous pensez qu'on va se liguer contre vous

26:14
Invité politique

Pas forcément liguer contre moi mais liguer contre l'émergence de candidats nouveaux ou de propositions alternatives parce que quand on regarde la constitution de la 5ème république comment elle a été pensée elle n'a plus rien à voir avec la réalité d'aujourd'hui la constitution avait été pensée au début chaque candidat avait besoin de 100 signatures on est en passée à 500 on peut encore y arriver par contre dès que quelqu'un avait 100 signatures il y avait un budget de l'état qui était mis à la place pour les candidats pour qu'ils puissent justement développer leurs idées qu'il y a une équité entre chaque candidat et là on nous a vendu une équité mais inverse en disant comme il y a des gens qui sont déjà installés il y a des gens qui sont déjà bien placés dans les sondages il y a des gens qui sont déjà élus eux ils ont le droit à plus de temps de parole ils ont le droit ils peuvent avoir déjà des subventions grâce à leur partie ou parce que de leur fonction on ne sait pas la distinction entre leur fonction actuelle et leur fonction de candidat donc du coup effectivement il y a quelque chose qui est biaisé et on n'est pas du tout dans l'équité on a vendu une équité inverse donc la vraie chose c'est qu'on ferait qu'on revienne aux fondamentaux où c'était équitable entre les candidats plutôt que quelque chose de détourné où le système dit si vous avez déjà gagné vous avez encore plus de chances de gagner

27:18
Présentateur

est-ce que vous pensez que d'autres candidatures citoyennes par exemple celle d'Éric Zemmour est une candidature sincère et quelqu'un qui porte une sincérité

27:28
Invité politique

une fois de plus il faut voir avec Éric Zemmour moi je ne vais pas me mettre à la place et lui faire un procès d'intention s'il veut se présenter il se présente et s'il ne veut pas se présenter il ne se présente pas après sur la sincérité c'est aux gens de se faire leur opinion je ne serai personne pour dire qu'il est sincère ou pas en fait chacun peut voir la chose par rapport à ce qu'il va faire ce qu'il va proposer par rapport aux cohérences de ce qu'il est et ce qu'il a porté maintenant c'est à l'électeur de faire les choses et c'est ça qui est dramatique dans cette démocratie où on est rendu c'est qu'on est en train de faire des procès d'intention aux gens plutôt que de dire attendez on va faire les choses on va faire un débat les gens vont pouvoir trancher il a fait si voilà

28:05
Présentateur

vous pourrez vers la fin de cette interview je vais vous poser les deux dernières questions que nous posons tous nos invités d'abord est-ce que vous avez une suggestion pour l'interview politique d'un futur invité

28:15
Invité politique

suggestion ce serait de faire des débats avec tous ceux qui peuvent se présenter après quelqu'un en particulier non je n'ai pas d'idée spécifiquement en particulier

28:27
Présentateur

et on voit que vous inspire la phrase trace tes contours qui est le slogan du média

28:31
Invité politique

c'est de dépasser ses contours parce que tracer ses contours ce que j'avais déjà dit la dernière fois ça limite on a l'impression d'être dans une petite case maintenant c'est de savoir se dépasser et surtout que les contours arrivent à se juxtaposer avec ceux de ses voisins pour qu'on fasse quelque chose tous ensemble et qu'on ne reste pas justement dans sa petite case

28:47
Présentateur

merci Alexandre Langloir merci à vous j'espère que cette interview vous aura plu c'est la fin n'hésitez pas à la partager si c'est le cas si vous l'avez aimé à nous le faire savoir dans les commentaires et puis à vous abonner à la chaîne pour nous souvenir on se retrouve mardi prochain pour une prochaine interview politique ciao

29:02
Locuteur 1

mais bien sûr le véganisme est du spécisme libéral

29:10
Locuteur 2

des personnes âgées dans les EHPAD avec plus de monde pour torcher les vieux alzheimeriens

29:14
Locuteur 3

est-ce qu'on est aujourd'hui à l'égalité entre les femmes et les hommes ou est-ce qu'on n'y est pas du tout aucun média en France ne ment à l'égalité

29:21
Locuteur

à l'égalité