«Nous assistons au soubresaut d’un système à l’agonie» : David Lisnard face à Apolline de Malherbe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Très nombreuses questions à vous poser, notamment sur ce qui s'est passé sur le terrain pendant la canicule.
- 2:00OuverteRéponse directe
Il y a un vide juridique qui fait qu'à partir d'aujourd'hui, les mineurs auteurs de crime ne pourront plus rester en détention préventive.
- 4:00OuverteRéponse directe
La maman de Rosa porte plainte contre l'État et le ministre de la justice. On en est là ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a évoqué la tentation de retour de la peine de mort. Est-ce que vous vous dites qu'il peut y avoir une tentation de retour ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous prenez une baisse des prélèvements obligatoires. Comment vous allez faire avec une baisse de la croissance ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous étiez en débat avec Sarah Knafo. Vous êtes d'accord avec elle sur le libéralisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00David LisnardPromesse
« Il faut revoir le code pénal des mineurs. Ça fait des années qu'on le dit. »
- 6:00David LisnardFait
« Il y a une tentation de retour de la peine de mort. »
- 7:00David LisnardChiffre
« Le pays qui a le record du monde de la dépense publique et des prélèvements obligatoires. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour David Lissard. Bonjour.
Merci d'être à mon micro pour répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le maire de Cann, vous êtes président de l'association des maires de France et vous êtes candidat à l'élection présidentielle. Très nombreuses questions à vous poser, notamment sur ce qui s'est passé sur le terrain pendant la canicule qui vient de s'achever mais vous êtes encore en alerte d'ailleurs dans le sud-est. alerte orange et les fortes chaleurs qui arrivent, les mères qui ont été en première ligne face aux difficultés.
Mais je voudrais d'abord que l'on on revienne sur ce qu'il se passe à partir d'aujourd'hui. On vient de l'apprendre, c'est d'ailleurs nos confrères du canard enchaîné qui l'ont découvert. Il y a un vide juridique qui fait qu'à partir d'aujourd'hui 1er juillet, les mineurs auteurs de crime, on parle de crime hein, les mineurs auteurs de crime ne pourront plus rester en détention préventive.
C'est un vide juridique qui n'a pas été comblé et c'est un une absurdité, j'allais dire de de plus dans le système et les magistrats qui se disent très inquiet. Ouais, vous vous avez répondu dans votre question, c'est la expression de d'un système à bout de souffle qui manque totalement de bon sens. Je sais que cette expression vous fait réagir à chaque fois, mais qui manque totalement de bon sens et qui prolonge l'impuissance publique.
La crise de notre démocratie, c'est une crise avant tout de l'impuissance publique, plus que de la représentation. longtemps que que je le dis et qui vient de de faille juridique énorme mais surtout ensuite de carence dans l'exécution des choses. Les magistrats ont raison de de souligner cette carence juridique donc politique.
Les politiques dénoncé il y a quelques temps l'impuissance de l'exécution par les magistrats. On est au bout de tout cela. Et euh ce qui est quand même fou dans dans là-dedans, c'est qu'on on assiste au sousbressaut d'un système qui est à l'agonie et euh face à cela, on a toujours des des réponses moyennes, médiocres, intermédiaires.
Donc oui, il faut revoir le code pénal des mineurs. Ça fait des années qu'on le dit, Alexandra Martin, député, a déposé des propositions à la matière à plusieurs reprises. Oui, il faut sortir des postures de grandes annonces avec des trémolons dans la voix dès qu'il y a un drame et puis en fait il y a aucun suivi la mais là on est même pas là.
C'està-dire que on en est même pas à la question effectivement de savoir s'il faut revoir ou pas le code des mineurs. Là le Conseil constitutionnel avait donné 1 an plus d'un an d'ailleurs au gouvernement pour corriger la loi sur la détention provisoire des mineurs criminels pour que ce soit rapport avec la la constitution. Ils avaient jusqu'au 1er juillet, c'est-à-dire aujourd'hui.
Ce texte n'ayant pas été mis en conformité, on se retrouve avec concrètement des mineurs incarcérés pour des motifs de crime qui ont entre 16 et 18 ans qui vont être libérés techniquement, mécaniquement. mécaniquement. Alors déjà que beaucoup étaient déjà libérés dans la pratique puisque les enfin on on arrête souvent les mêmes qui sont impliqués dans pénalement dans des délits voire dans des crimes.
C'est c'est une réalité dans l'exécution des choses. Là oui à part commenter cette impuissance publique et dire qu'il faut changer cela, que la la l'exécution la vie politique ça doit être comme dans le monde réel comme ce que l'on vit dans nos entreprises comme ce que l'on vit dans nos familles. c'est prendre des décisions, les suivre, rendre des comptes, dire là il y a une difficulté, là on va y arriver.
Mais c'est pas comme ça. On a une suite d'annonce de réaction émotionnel donc on a eu la canicule, on aura les incendies bientôt on aura autre chose et à chaque fois on sera en réaction de communication et d'annonce et aucun suivi. C'est une de mes motivations.
C'est que toutes ces absurdités qu'on constate sur le terrain, que je constate comme maire, que j'ai constaté en entreprise. D'ailleurs, j'ai eu un comité directeur avec tous les les présidents des maires des départements euh qui sont souvent des maires de la ruralité et cetera. Euh on on a on ne cesse de recenser les les contradictions, les difficultés que l'on affronte.
Que vous dire ? Moi, je veux pas rester dans le commentaire, c'est pour ça que je propose un projet qui permettra de retrouver la maîtrise de l'exécution des choses. Un certain nombre de difficultés auxquelles vous êtes confrontés.
Les maires sont confrontées notamment face à la canicule et à la question de l'adaptation au réchauffement climatique. Mais si l'on reste sur cette question des mineurs, vous l'avez sans doute vu la maman de Rosa. Rosa, c'est cette petite fille qui avait porté plainte pour viol contre Jérôme Barella plusieurs mois avant le drame de Liana, sans que sa plainte n'ait été suffisamment prise au sérieux, sans qu'il y ait la moindre conséquence.
Elle porte plainte cette maman non seulement contre l'État pour ne pas avoir su protéger mais également contre le ministre de la justice lui-même. On en est là ? Bah oui, manifestement on en est là.
Mais écoutez ce que dit la mère de d'Élias. Enfin, elle a perdu son fils. Enfin, je on est tous parents.
Elle a perdu son fils par deux individus qui avaient eu 19 qui étaient mis en cause dans 19 faits de violence, de délinquence armée. Son fils est mort et il n'y avait jamais de sanction. Donc c'est un problème à la fois de droit mais c'est aussi donc il faut revoir le code pénal des mineurs.
Ça c'est une évidence. C'est un problème d'exécution des choses. Dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique et des prélèvements obligatoires.
On n'est pas foutu d'avoir des centres éducatifs fermés qui soient vraiment éducatifs et vraiment fermés. Il y a une espèce de miéverie depuis des années. Donc on est face à une exigence de renversement complet de la façon dont on appréhend le peine à l'enfance.
Et une question aussi sur ce qu'a dit Emmanuel Macron hier soir à propos de la peine de mort. On avait entendu notamment lors du forum mené par Maxime Stech sur BFM TV, certains parents qui face au sentiment que la justice ne faisait plus son boulot pouvait avoir la la tentation de se faire justice eux-mêmes. Et Emmanuel Macron hier qui dit à propos de la peine de mort, rien n'est jamais acquis et il faut être extrêmement vigilant sur ce point.
Est-ce que vous vous dites qu'il peut y avoir une une tentation de retour de la peine de mort chez certains français ? Il y a une tentation de retour de la peine de mort. il y a une il peut y avoir une dérive autoritariste, mais le problème c'est parce qu'il y a plus d'autorité.
C'est que le le le seul paravant la seule façon de se protéger face à un retour d'un autoritarisme excessif, c'est d'être efficace dans l'exécution des choses. C'est pour ça qu'il faut proposer une alternative politique à à ces décennies et ces dernières années notamment d'impuissance publique de théâtre. Euh voilà, le problème du président de la République Emmanuel Macron, c'est que euh il détourne l'opinion.
Le problème, il essaie de quand il parle de ça, c'est lui qui qui qui met le débat là-dessus. Donc il détourne l'opinion de ce qui relève de sa responsabilité. Sa responsabilité c'est qu'il est au pouvoir depuis 10 ans, plus de 10 ans parce qu'il était aussi avec François Hollande et que comme d'autres, il est pas le seul.
Il a laissé s'installer un système d'impuissance publique dans le pays, je le répète, qui nuit le plus à l'activité. C'est une manière de détourner. Bien sûr.
Évidemment, en fait pour vous, la question elle ne se pose pas. B la la la question ne devrait pas se poser si on avait une vraie perpétuité, si on avait une réelle exécution des peines. Euh je je rappelle, vous souvenez de ce de de ce fait divers heureusement, il a pas été dramatique de de Angel qui avait 90 ans à Cann qui avait été agressé par deux jeunes par trois jeunes de 15 ans.
Je me souviens très bien des vidéos qu'on avait vu. Voilà. Et j'avais dit à l'époque, ça avait été ma mère, c'est peut-être moi qui qui qui serait en prison.
Je sais pas une apologie de l'autodéfense, mais c'est tout simplement une réaction humaine. Et c'est sur les trois jeunes, il y en a deux qu'on retrouve depuis mais tout le temps sur des faits de délinquence, sur des vols de véhicules, sur des refus d'obtempéré. Pourquoi ils sont pas pourquoi on ne protège pas la société de ces gens-là ?
Si dans 2 ans ou un an, on a quelqu'un qui est tué par un de ces jeunes, qu'est-ce qu'on dira ? Ah bah oui, on savait. Voilà.
Donc objectivement que l'exécutif, puisque le chef de l'État c'est le chef de l'exécutif, s'attache à exécuter les choses. Voilà, plutôt que de commenter, de détourner l'opinion. Et c'est valable sur tous les sujets.
C'est valable sur la canicule, c'est c'est valable sur tous les sujets. Et vous verrez que l'actualité, elle est une suite comme ça de constat d'impuissance, de déclaration martiale euh et puis d'appel à une fausse sagesse qui n'est que le paravant de de la lâcheté, de la paresse de de beaucoup de politiques. Je que vous écoutiez le témoignage que l'on a recueilli sur RMC ce matin.
Il s'agit de la fille de Monique. Monique, c'est une femme qui était rentrée à l'hôpital dans un hôpital du nord pour une ciatique et qui est morte de chaud. Elle est morte de chaud dans sa chambre à l'hôpital alors qu'elle y était soignée pour une ciatique.
Les proches de Monique avait pourtant même apporté une clime dans la chambre. Quand ils ont apporté la clime, ils ont constaté qu'il faisait 39°gr. Écoutez le témoignage de sa fille.
En fait, on est sonné en 36h. Ma mère est morte en 36h pour une pique. Oui, elle avait des pathologies mais quand elle est arrivée à l'hôpital, il y avait rien.
C'est la chaleur qui l'a fait décompenser. En fait, appareil réel. Quand on dit il va y avoir 1000 morts, 2000 morts, 3000 morts, c'est pas des petits bâtons qu'on fait sur un mur.
Ce sont des familles qui sont dévastées. Cette femme est morte de chaud alors qu'elle a été soignée pour une siatique. Oui, mais c'est après, il faut regarder dans le détail ce que dira l'hôpital aussi, mais c'est révélateur d' On a aussi hein écouté le l'auxiliaire de vie et plusieurs qui qui témoignent effectivement de cette réalité.
Qu'est-ce que ça signifie sur le plan de la gestion du pays et politique ? dans le pays, je le répète he qui a la plus forte dépense publique au monde. On a des hôpitaux publics qui ne sont pas équipés de climatisation et ça c'est le fruit non seulement d'une désorganisation mais aussi d'idéologie.
Cette nuit après le match de l'équipe de France, je regardais les actualités pour essayer d'être au courant ce matin. Bien sûr, vous avez bien fait et j'ai bien fait et je regardais le cette séquence un peu pathétique à l'Assemblée nationale d'échange entre les écologistes et le premier ministre. euh Cyel Châtelin, la présidente du groupe écolo euh à l'Assemblée qui a euh pointé la responsabilité à ses yeux du gouvernement dans euh ce qui s'est passé avec la la canicule, dans le nombre de morts et euh Sébastien Lecnu qui euh euh lui a répondu qu'ils étaient aussi euh euh qui étaient même indignés, disit et je me le disais mais vraiment spontanément, c'est qu'on a les comédiens d'une même tragicomédie.
Pourquoi les deux vont les renvoyer d'autres ? Je vais vous dire pourquoi et j'ai apporté une synthèse autrement il faudrait faire une émission spéciale un résumé des textes qui nous empêchent ou qui nous entravent dans l'installation de climatisation. Moi, j'ai lancé un plan fraîcheur dans ma ville il y a 10 ans.
On crée des îs de fraîcheur, on met des climes dans dans dans au moins dans des grandes salles dans chaque école, dans chacune des 34 école parce qu'il y a beaucoup de jeunesse à Cannes, contrairement à un lieu commun véhiculé par les bobos habituels ici. Et euh et donc là-dessus, écoutez bien, ce madame l'écologiste, elle c'est celle qui était contre le nucléaire, donc qui finalement pour qu' a la clini, il faut qu'il y ait une énergie décarbonée. Donc ces gens-là ont fait du mal à l'environnement en étant contre le nucléaire et contre l'hydroélectrique et les réserves d'eau.
Et monsieur le cornu, il il a fait partie d'un exécutif qui a multiplier les normes, qui entrave l'installation de climatiseurs. Quand j'ai refait une école récemment, on m'a dit "Attention, si vous mettez des climatiseurs et ça ils étaient il y a 3 ou 4 ans, vous vous serez en contradiction avec la trajectoire bascarbone qui exige que vous baissiez la consommation de 40 % d'ici 2030 d'énergie et donc vous n'aurez aucun financement." C'est ça la réalité. les services de l'État.
Bien sûr, bien sûr. On la met quand même, on la met quand même on se coupe de financement. Je écoutez, je vais essayer d'aller vite.
La RE 2020, nouvelle réglementation pour la construction neuve visant à réduire l'empreinte carbone du secteur pourvoir. Donc ça s'impose à tout le monde. Elle est entrée en vigur 2022.
Elle est applicable aux rénovation lourde depuis 2024 et elle impose un seuil très strict de bioclimatique. En fait, elle a divisé le pays en h zones donc c'est incompréhensible. Le texte fait 1892 pages qu'il faut décrypter.
Vous avez la réglementation thermique existant, la THE qui elle donc exige une réduction de 30 % des consommations énergétiques. Donc on ne vous demande même d'enlever des climats. C'est c'est ça la réalité.
Vous avez le décret tertière qui est applicable à la moitié des écoles en France qui impose une réduction de 40 % de la consommation énergétique d'ici 2030 puis 50 % en 2040 60 % en 2050. La climatisation est considérée comme poste majeur de consommation avec un coût en plus pour nous de 5 milliards d'eur par an pendant 10 ans pour les communes. Vous avez la stratégie bascarbone pas vous arrêter parce que effectivement je sens impose une réduction de 40 % des émissions d'ici 2030.
Vous avez ma prime Renove qui n'accorde aucune aide pour l'installation du climatisur traditionnel. Vous avez les certificats d'économie d'énergie qui n'attribuent aucun certificat pour une climatisation standard. Vous avez le fond vert de LAADM qui priorise les solutions passives contre la climatisation. l'isolation, la ventilation naturelle, la végétalisation, vous avez le plan relance voler bâtiment public qui conditionne ses subventions à une réduction de 30 % de la consommation énergétique.
Tout ça étape et je la circulaire aussi du 20 juin 2022 du ministère de l'éducation nationale qui pour la canicule j'enry mais c'est c'est c'est quand même extrêmement complex et surtout où c'est absurde parce que si l'énergie est carbonée évidemment que on a on accentue le problème climatique mais en l'occurrence on a une énergie en France décarbonée par le nucléaire et l'hydroélectrique. Donc ça fait des années des années qu'avec nouvelle énergie d'ailleurs c'est mon parti voyez qu'on passait bien on dit que ce qui la priorité des priorités c'est de fournir de l'énergie abondante bon marché et on ne se pose pas la question d'installer le le chauffage donc la climatisation doit faire partie de la vie dans le même temps. Sébastien le cornu a quand même pointé du doigt aussi la responsabilité des élus locaux.
Ça c'était il y a de jours. Il vous a écrit une lettre. Il a écrit une lettre aux différents maires de France et il dit il faudra regarder la réalité en en face.
Vous aurez vous les élus locaux à prendre vos responsabilités et à adapter le le parc public. Mais mais détournement d'opinion, c'est-à-dire que on a la responsabilité des des bâtiments de bâtiments scolaires. Je viens de vous dire tout ce qui entrave mais enfin à ces yeux, vous êtes en train de vous défausser aussi vous de vos responsabilités.
Non, pas du tout madame pour deux raisons. Première raison dans ma commune, je l'ai fait. Donc voilà, ça c'est du concret. 2e raison, le les les investissements euh des collectivités sur l'adaptation au changement climatique, pour reprendre le vocable de l'époque, on était à 3 milliards 5 il y a 15 ans, on est passé à 9 milliards.
Il faudrait 19 milliards par an. Parallèlement, on nous entrave dans l'exécution des travaux. Parallèlement, les dispositifs d'ordre généraux que moi je condamne parce qu' il créent de la bureaucratie mais qui ne sont pas ne nous permettent pas d'installer la clime.
Je viens de vous le démontrer par A + B. Donc il y a une hypocrisie totale de renvoyer des obligations tout en enlevant des moyens. Et c'est ce système complètement ubuesque fou avec lequel il faut en finir.
David Lisnard euh vous vous prenez une baisse notamment des prélèvements euh obligatoires. Vous prenez une baisse euh des impôts. Comment vous allez faire ?
Alors qu'on se retrouve avec le ministre de l'économie vient de le dire à un moment un peu de vérité avec une baisse de la croissance, des dépenses considérables et sans doute début juillet l'annonce des forces supplémentaires. Et vous dans ce même temps, vous dites "On va baisser les impôts, ça marche comment ?" Mais mais bien sûr puisque aujourd'hui on n' jamais autant dépensé d'argent public et jamais autant prélevé, jamais autant eu d'impôts.
Et pourtant, on manque de policiers la nuit. On en a quasiment plus en zone police. Je l'ai dénoncé il y a 2 jours, je l'ai démontré par A + B.
On a des hôpitaux sous-dotés, on a des enseignants moins bien payés qu' parce que c'est là c'est là où c'est contreintuitif. Mais la cause du problème, c'est le prélèvement obligatoire, l'excès. C'est-à-dire que ce qui crée aujourd'hui la perte d'activité et la quasi récession, c'est l'excès de prélèvement sur ceux qui créent de la valeur sur les salariés.
C'est l'excès de prélèvement obligatoire. C'est pour ça qu'il faut si on veut gagner plus et avoir des meilleurs services publics, il faut cotiser moins. C'est pour ça qu'il faut déréguler.
À l'hôpital aujourd'hui, 34 % des dépenses ne vont pas sur le médical, elles vont sur l'administration et le technique 34 %. C'était 24 % il y a 12 ans. Si vous voulez avoir plus d'euros pour la police, plus d'argent pour les la l'éducation, il faut moins de bureaucrac où est-ce que vous baissez ?
Vous baissez la bureaucratie mais ça ne suffira pas. Quelles sont les dépenses que vous coupez ? L'État a créé 1153 agences et organismes depuis 25 ans qui emploient 450000 fonctionnaires qui ont 100 milliards de dépenses de fonctionnement.
On parlait de la canicule. Il y a une quinzaine d'organismes de l'État aujourd'hui qui peuvent intervenir sur la santé, sur la canicule. Quinzaine, j'en ai apporté la liste aussi, je vais vous l'éviter.
Vous me laisserez comme ça je l'analyserai. 1153 qui ont été créés. Donc on a éparpillé l'argent public, on surprève.
Donc on est pénalisé en tant que contribuable et on a moins d'argent sur le terrain parce qu'il y a du détournement bureaucratique, technocratique et d'un système social qui est à bout de souffre. L'état providence ne peut plus fonctionner tel quel. Donc il faut évidemment revoir tout le système social qui qui est qui répondait au tr glorieus mais qui ne correspond plus à la réalité démographique.
Hier étiez au côté de Sarah Knafo pour rencontrer un certain nombre de de patrons. Vous étiez en débat avec Sarah Knafo ou pas ? Parce que franchement quand on vous écoute, en tout cas elle dit "Nous sommes les seuls à défendre la parole libérale" et elle avait l'air d'être plutôt d'accord globalement avec vous.
C'est ce que disent tous ceux qui ont aujourd'hui une épiphanie libérale et je m'en rejoins puisque on en retrouve aussi à Renaissance. J'entends des discours parfois ça ça me fait rire. Ceux qui ont fait tout le contraire parlent de retraite par capitalisation.
Bientôt ils vont dire que moi qu'il faut enlever le principe de précaution de la Constitution parce que c'est une hérésie y compris une aberration environnementale. Et moi je me réjouis de commencer à gagner la bataille des idées. Ericoti va sur ce terrainlà.
Euh euh mais moi je je tous ceux qui viennent vers moi euh sont les bienvenus. J'aimerais débattre avec tout le monde. Je voudrais débattre par exemple.
Mais est-ce que les amis de vos amis sont vos amis ? C'est-à-dire que Eric Setier est votre ami. Eric Setoti est l'ami de Marine Le Pen.
Vous êtes l'ami de Marine Le Pen juste j'ai j'ai Mais non de faux. Moi le Front National c'est enfin le R nationale se présente contre moi. Je viens de gagner contre eux aux élections.
Je les trouve socialistes sur le plan de de l'économie. Je les trouve dans le en même temps et l'ambigué je l'ai dit très clairement hier vous écoutez le débat ça été contraire de l'opinion étappelé j'ai rappelé aussi déclaration d'isemour qui disait l'excès de norme en France c'est libéraliste qui disait qu'il était colbertiste donc ça fois un discours que j'ai trouvé très intéressant comme d'autres plus au centre ou même plus à gauche parfois mais c'est à eux de régler leur contradiction interne. Moi, j'ai créé une nouvelle énergie parce que je veux un mouvement qui soit aligné avec ce que je fais, avec ce que je suis, ce que je mes confrères de l'opinion qui était présent hier à ce à ce débat écrivent ce matin les deux libéraux se sont retrouvés pour égratiner le RN avant d'assurer qu'il voterait sans hésiter pour lui en cas de second tour face à Jean-Luc Mélenchon.
Alors, vos confrères de l'opinion ont dû entendre que j'ai dit clairement que face à Jean-Luc Mélenchon, je voterai pour n'importe quel candidat. Eren même un macroniste, c'est vous dire jusqu'où je vais dans l'audace. Vous voyez, je voterai pour n'importe quel candidat face à Jean-Luc Mélenchon.
Pour vous, le plus grand danger, c'est donc Jean-Luc Mélenchon. Mais j'essaierai de voter pour moi à la présidentielle, ça sera encore plus efficace. Puisque vous êtes candidat vous-même.
Merci d'avoir répondu à mes questions. David Lissard, maire de Cann et donc candidat à l'élection présidentielle. Vous êtes bien sûr RMC BFM TV.
Merci Apolline. Et on va revenir sur les sur les propos euh justement du maire de Cann, candidat à la présidentielle qui considère euh dans le spectre de la mort de Louis à Narbon qu'il faut revoir le code pénal des mineurs. C'est la 1e expression de d'un système à bout de souffle qui manque totalement de bon sens, qui prolonge l'impuissance publique.
Les magistrats ont raison de de souligner cette carence juridique, donc politique. les politiques dénoncé il y a quelques temps l'impuissance de l'exécution par les magistrats. On est au bout de tout cela.
On assiste au sousbressaut d'un système qui est à l'agonie et euh face à cela, on a toujours des réponses moyennes, médiocre, intermédiaire. Donc oui.
David Lisnard