Anne Hidalgo : “Non, Macron n'est pas de gauche"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça vous attriste que des figures de gauche votent Macron ?
- 0:36RelanceRéponse directe
Ça veut dire que la gauche c'est Macron aujourd'hui ?
- 2:43OuverteRéponse directe
2% d'intentions de vote, comment vous le vivez ?
- 3:59FerméeRéponse directe
Allez-vous vous conformer au jugement sur les RTT ?
- 4:12FerméeRéponse directe
Si élue, appliqueriez-vous cette règle à tous les Français ?
- 6:03RelanceRéponse partielle
Est-ce un faux procès contre Macron sur McKinsey ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes »
- 1:09Invité politiqueFait
« un projet de réforme des retraites repoussé à 65 ans »
- 1:17Invité politiqueFait
« il fallait leur imposer un travail inférieur, d'ailleurs au coût du SMIC »
- 3:17Invité politiquePromesse
« je propose de les augmenter »
- 9:01Invité politiqueChiffre
« 15% d'augmentation du SMIC, ça veut dire 200 euros net par mois de plus pour les travailleurs au SMIC »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« un SMIC à 1460 euros par mois »
- 10:34Invité politiquePromesse
« 62 ans, pas un de plus »
- 10:51Invité politiquePromesse
« je réintroduis ce qu'on appelle les critères de pénibilité »
- 12:13Invité politiqueFait
« Est-ce que les comptes sont équilibrés ? Oui »
- 12:15Invité politiqueFait
« le rapport du Conseil d'orientation des retraites qui dit très précisément qu'il n'y a pas de problème de soutenabilité financière de notre régime »
Temps de parole
- Anne Hidalgo79 %
- Locuteur 49 %
- Présentateur6 %
- ?5 %
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Et ce samedi,
c
'est donc la candidate socialiste Anne Hidalgo qui est en direct et en studio. Bonjour Anne Hidalgo.
Bonjour.
Je ne
vous
présente pas Benjamin Sportou,
je suis le chef du service
politique de RTL. Avant de vous entendre sur la campagne, et c'est huit jours qui restent avant ce premier tour, Anne Hidalgo, quand vous entendez que plusieurs figures de la gauche comme Bertrand Delanoé, Elisabeth Guigou, Marisol Touraine, François Rebsamen, ont annoncé qu'ils allaient voter pour Emmanuel Macron. Est-ce que ça vous attriste ?
Je pense surtout à Lionel Jospin, je pense à Bernard Cazeneuve, à Martine Aubry, je pense à Jean-Marc Ayrault,
je
pense à François Hollande, je pense à tous ceux qui sont restés fidèles à leurs valeurs, et ça, ça me réjouit.
Ça veut dire que la gauche c'est Macron aujourd'hui ?
Ah non, je crois qu'en 2017, certains pouvaient avoir un doute en se disant peut-être qu
'il
y a quelque chose de social chez lui. On a vu le bilan extrêmement dur, vous avez deux symboles, la suppression de l'impôt sur les grandes fortunes, et en même temps le rabotage des allocations logements qui ont, pour 5 euros,
qui
sont venus rendre encore plus difficile la vie de ceux pour qui c'est déjà difficile. Et puis là, maintenant, vous avez son programme, avec un projet de réforme des retraites repoussé à 65 ans, ne pas tenir compte de la pénibilité des métiers. Vous l'avez entendu parler sur le RSA, des plus pauvres, en expliquant qu'il fallait leur imposer un travail inférieur, d'ailleurs au coût du SMIC, d'après ce qu'il nous explique.
Bref, quelqu'un qui ne connaît pas du tout la vie de nos concitoyens, qui ne s'est pas du tout préoccupé de ce décrochage terrible dans lequel sont aujourd'hui les classes moyennes, qui ne regardent pas les questions de pouvoir d'achat, qui considèrent que les services publics, l'école, l'hôpital, c'est des charges pour le pays, plutôt qu'un point d'appui pour notre pays et notre population. Donc non, il n'est pas de gauche. Donc ces personnes-là font fausse route.
Mais je vous le dis, je suis aussi très fière de voir que malgré la difficulté, parce que je suis lucide, je vois bien quand même la difficulté de cette gauche républicaine, sociale, laïque, européenne que j'incarne, qui n'a pas encore réussi complètement à se reconstruire, malgré cela, je vois sur le terrain des femmes et des hommes qui sont là, qui tiennent et qui veulent qu
'on
porte fièrement les valeurs.
J
'avais un message de Serge Leccemi, qui est président de la communauté de Martinique, de la région de Martinique, et qui est un grand monsieur, une très très grande figure française, métropolitaine et des Outre-mer. C'est un héritier de Aimé Césaire, et qui ce matin m'envoyait un message en me disant « Tu incarnes cet espoir de justice dans ce monde qui est devenu fou.
» Anne Hidalgo, les 2% d'attention de vote qui vous concernent justement, cette gauche que vous incarnez, 2% quand je vous dis ça,
et
8 jours maintenant du premier tour, comment vous le vivez ?
Eh bien d'abord, vous savez, moi je rencontre les gens, je les rencontre, je suis une femme politique engagée pour des idées, des valeurs, et je sais que notre pays a besoin de cette gauche républicaine, parce qu'il y a trop d'injustice, et on le voit, les classes moyennes se saignent tous les jours pour essayer de gagner leur vie, et les salaires sont beaucoup trop faibles, je propose de les augmenter, d'élever leurs enfants, et l'école est devenue quelque chose qui ne sert plus justement cette promesse d'égalité républicaine. Donc tout ça, vous savez, ça me motive, et surtout ce que je vois, c'est le jour d'après risque d'être très très dur pour les Françaises et les Français.
Et je pense à ça, et je pense qu'on a besoin dans notre pays d'une boussole, qu'on a besoin de repères, de repères de valeurs, et c'est une question de valeurs qui est posée aujourd'hui dans cette élection présidentielle, et je porte ces valeurs républicaines, incarnées par la gauche républicaine dans notre pays.
Anne Hidalgo, la justice administrative a de nouveau annulé une disposition de votre nouveau règlement du temps de travail à la mairie de Paris, règlement qui offre trois jours de RTT supplémentaire à vos agents.
Vous imaginez, quelle horreur, quelle horreur, trois jours de RTT aux agents, mais quelle horreur,
mon Dieu !
Au titre d'une pénibilité spécifique
à la capitale. Absolument, bien sûr. Alors,
deux questions, est-ce que vous allez vous conformer à ce jugement,
d
'une part, et d'autre part, si vous étiez élue présidente de la République, est-ce que vous pourriez appliquer cette règle à tous les Français, c'est
-à
-dire plus de pénibilité, plus de RTT
?
D'abord, je reviendrai sur cette loi, qui est une loi qui montre là aussi à quel point Emmanuel Macron n'a rien à voir ni avec la gauche, ni avec le monde social, ni avec le monde du travail. C'est une loi qui a été prise pour faire en sorte que dans les collectivités, il ne puisse pas y avoir des accords plus favorables sur le temps de travail. Moi, j'ai souhaité, parce que c'est un accord qui avait été conclu par Bertrand Delanoé en 2001, j'ai souhaité que l'on puisse tenir compte de la pénibilité des métiers et aussi d'ailleurs de l'égalité femmes-hommes.
Et là, vous allez vous conformer à cette décision. J'ai fait ces
propositions
qui sont d
'ailleurs accompagnées par les organisations syndicales de la ville, parce que je crois au dialogue social, même si ce n'est pas toujours facile. Et l'État a décidé d'aller devant les tribunaux pour empêcher que la pénibilité soit prise en compte dans le travail des agents publics, comme s'ils n'avaient pas été en première ligne, comme si les éboueurs, les égoutiers, comme si tous ces gens qui étaient en première ligne n'avaient pas fait un travail pour lequel il fallait quand même aussi tenir compte un peu de la pénibilité. Bien sûr que je me conforme à la loi, toujours. Vous savez, moi je suis légaliste.
Mais si je suis présidente de la République, je reviens bien sûr sur cette réforme qui est totalement injuste. Et je laisse par ailleurs l'autonomie, enfin mais de quoi on se mêle, l'autonomie aux collectivités locales. D'ailleurs, je ne suis pas sûre que cette loi soit totalement conforme à la Constitution du point de vue de l'autonomie des communes, des départements, des régions à organiser le dialogue social et le temps de travail comme elle le souhaite, en conformité avec la loi. Mais là, c'est une loi qui vous disait qu'on ne pouvait pas être plus favorable dans les accords
locaux. L'antisociale pour vous. Absolument, totalement.
Autre question d'actualité, Anne Dalgo, c'est l'affaire McKinsey. Le gouvernement a eu des recours à des cabinets de conseil, dont McKinsey, donc. Mais comme tous les gouvernements, en fait, qui l'ont précédé, j'ai vérifié, ce fut le cas aussi sous François Hollande.
Mais
pas à
ce
point. Est-ce que ce n'est pas un faux procès que l'on fait à Emmanuel Macron ?
D
'une part, et vous, est-ce qu'à la ville de Paris, vous avez recours ou pas du tout à des cabinets de conseil
?
On a recours, et la question n'est pas recours ou pas recours du tout au cabinet conseil, mais pour des tâches quand même qui sont beaucoup plus circonscrites à des sujets qui ne sont pas ceux sur lesquels on a les compétences en interne dans la fonction publique.
C'était l
'informatique, majoritairement, les contrats qui ont été passés.
Non, vous savez,
quand on a des contrats qui sont passés là, comme ça a été le cas, sur la réforme des APL, sur la réforme de l'école, sur les questions de sécurité sociale, on est dans autre chose. C'est l'abus, c'est l'abus de ces contrats qui est un problème. Et en fait, il révèle quoi ? Une philosophie dans laquelle Emmanuel Macron considère que finalement, les fonctionnaires, les hauts fonctionnaires, les corps d'inspection qui sont là, pour justement évaluer et nous permettent d'avancer, d'améliorer la qualité des services publics, que tout ça ne sert à rien.
Puis quand même, il a fait un certain nombre de cadeaux à des gens qui eux-mêmes se sont un peu goinfrés sur la bête puisque, en plus, ils n'ont même pas payé d'impôts depuis 10 ans. C'est-à-dire qu'ils ont fait de l'optimisation fiscale qui est plus proche de
mon point de vue... Mais pourquoi ces cadeaux ? Parce que pour vous, il y avait une connivence ? Beaucoup plus proche d
'ailleurs de l'évasion fiscale
que de l'optimisation. Pourquoi ces cadeaux dont vous parlez ? Parce qu
'ils partagent la même philosophie ultra-libérale qui considère qu'on n
'a
pas besoin de services publics dans le pays, que les fonctionnaires,
ça
ne servirait à rien. Et quand on voit l'état du pays, l'état des injustices, vous savez, se dire que l'école ne servirait à rien alors que c'est le creuset, c'est ce qui fait qu'on peut donner une chance aux enfants de toutes les catégories. L'hôpital, considérer l'hôpital comme une entreprise, ce qu'ils ont fait, c'est considérer que la rentabilité de l'hôpital, elle ne tient pas compte de critères qui sont liés à autre chose, à l'humain. Écoutez, la philosophie de ces gens-là, la philosophie, c'est l'argent avant les gens. Et moi, ce n
'est
pas ma philosophie du tout. Je tiens à nos services publics et je tiens à ce qu'effectivement, on puisse s'appuyer non seulement sur les fonctionnaires pour les rendre efficaces, mais il y a aussi le Parlement qui a un rôle d'évaluation qui n'a pas du tout été mis à contribution. Et pour moi, c'est beaucoup plus sain que les évaluations et aussi les conseils stratégiques se passent dans un cadre où les gens
ne sont pas simplement
là pour gagner beaucoup d'argent sur le dos de la bête.
RTL présidentielle
Une fois à l'Elysée
En direct avec Annie Hidalgo, ce matin, la candidate socialiste. Annie Hidalgo, trois questions courtes et s'il vous plaît, trois réponses rapides. Votre première mesure en tant que présidente ?
Ma
première mesure, c'est l'augmentation des salaires. Donc, grande négociation salariale dans tout le secteur public et privé et 15% d'augmentation du SMIC, ça veut dire 200 euros net par mois de plus pour les travailleurs au SMIC. Donc, un SMIC à 1460 euros par mois.
Annie Hidalgo, le premier chef d'État que vous rencontrez ?
J'irai voir bien sûr Olaf Scholz et puis tout de suite après,
j
'irai voir Macky Sall qui est à la fois président du Sénégal mais aussi président de l'Union africaine. Et un troisième voyage qui me tient beaucoup à cœur dans le Kurdistan irakien parce que là-bas, il faut soutenir ces gens qui se battent encore face à Daesh, à l'islamisme radical et qu'on a un peu abandonné.
Vous faites qui ? Entrez qui au Panthéon, Annie Hidalgo ? Si vous êtes présidente ?
D'abord Olympe de Gouges parce que quand même, depuis le temps qu'elle attend et qu'elle est un symbole pour nous, les femmes, de ce courage en politique et de cette invisibilité. Deuxièmement, Gisèle Halimi parce que là aussi, parmi nos contemporaines, c'est cette grande voix du droit et du droit des femmes. Et troisièmement, le groupe Manouchian parce que là, c'est aussi reconnaître la part de tous ces étrangers qui ont contribué à la libération de
notre pays.
Arménien qui avait contribué.
Oui,
Arménien et au-delà parce que lui était Arménien,
bien sûr.
Alors, Annie Hidalgo, venons-en à vos propositions de campagne, notamment sur les retraites. Vous souhaitez donc maintenir l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Mais comment on fait pour équilibrer les comptes ? Est-ce que vous n'augmenterez pas le nombre de trimestres de cotisations comme l'avait fait tout de même quasiment en catimini Marisol Touraine sous François Hollande en son souvien ?
D'abord, 62 ans, pas un de plus. 65 ans, c'est un âge injuste. Beaucoup de nos concitoyens n'arriveront pas à cet âge-là en bonne santé, voire seront morts avant d'exercer ce droit fondamental qui est celui d'avoir une autre vie possible après le travail. Deuxièmement, je réintroduis ce qu'on appelle les critères de pénibilité. C'est quoi ? C'est, par exemple, vous travaillez sur un marteau-piqueur, pas besoin de faire un dessin, vous avez une espérance de vie inférieure à la vôtre, cher Benjamin Sportouche. Vous travaillez dans une ambiance de, par exemple, de produits chimiques, vous avez aussi une espérance de vie inférieure.
Vous êtes une femme travaillant dans un EHPAD, vous portez des personnes, des patients, toute la journée, votre dos est bousillé à 50 ans, vous avez aussi une espérance de vie inférieure. Je réintroduis ces critères qui les avaient supprimés. Parce que dans la réforme touraine, il y a effectivement cette idée que plus on rentre tard dans le monde du travail, plus on peut...
43 annuités. Est-ce qu'il n'y en aura plus sous Anne Hidalgo, président ? C'est sûr, parce qu'il y a quand même un déficit qui va augmenter, dit le Conseil. Je vais venir sur le déficit.
D'abord, cette réforme-là, sur le plan de plus on rentre tard, plus on part tard, me paraît juste. Et pour vous, pour moi, franchement, le sujet, ce n'est pas 62 ans ou 65 ans. Parce qu'on n'a pas des vies avec un travail qui soit à ce point pénible, que nous serions très abîmés. En revanche, le problème, c'est pour ceux qui ont ces vies justement avec un travail pénible. Pour eux, je propose qu'ils puissent partir même avant 60 ans. D'accord ? Avant 60
ans,
avec des bonus qui sont des bonus liés à la pénibilité de leur travail. Est-ce que les comptes sont équilibrés ? Oui. Je vous invite à lire, il est un peu épais, mais le rapport du Conseil d'orientation des retraites qui dit très précisément qu'il n'y a pas de problème de soutenabilité financière de notre régime. Comment je fais pour maintenir évidemment un financement des pensions de façon durable et à un bon niveau pour toutes les Françaises et les Français ? D'abord, par l'activité. Vous savez, créer du travail, créer de l'emploi, générer de la valeur par le travail, c'est dans mon programme.
Deuxièmement, permettre justement aux seniors, à toutes ces personnes qui ont entre 55 et 62 ans, de pouvoir justement prolonger elles-mêmes leur vie au travail. Vous savez que le taux d'emploi de ces personnes-là est très très faible
en
France. Une question tout de même, Anne Hidalgo. Jean-Luc Mélenchon est en train de se hisser à la troisième place dans les sondages. Vous avez eu des mots assez durs contre lui, mais s'il se retrouve face à Emmanuel Macron, est-ce que vous voterez sans état d'âme pour lui ?
Moi, je ne réponds absolument pas à cette question parce que pour moi, d'une part, Emmanuel Macron incarne une droite libérale très dure, très dure avec les classes moyennes, avec les catégories populaires. Et Jean-Luc Mélenchon, j'ai des profonds désaccords on l'a vu sur les questions internationales.
Donc vous les renvoyez dos à dos et vous vous abtenez dans cette configuration. Je ne confie pas
les clés du pays à quelqu'un qui a eu de telles difficultés à dire
que Vladimir
Poutine était un dictateur et que c'était lui l'agresseur. Donc je ne réponds pas à cette question.
Moi,
je dis
aux femmes et aux hommes. Vous dites nini, Anne Hidalgo. Je
suis avant
le premier tour
et je dis vraiment aux femmes et aux hommes de gauche. Si vous voulez que la gauche revienne dans le pays, elle ne reviendra que par cette gauche républicaine, européenne, laïque, sociale, écologique que j'incarne. C'est cette gauche-là qui, dans cette campagne, bien sûr, est à la peine, je le reconnais évidemment, mais c'est aussi cette gauche qui va se reconstruire. qu'a fait Jean-Luc
Mélenchon ? C'est cinq dernières
années pour reconstruire la gauche ? Rien.
Sur RTL, il
y a
le grand jury tous les dimanches que vous connaissez parfaitement.
Il
y
a
le petit jury aussi, c'est le petit jury des enfants.
RTL présidentielle.
Le petit
jury
sur RTL.
C
'est
une collégienne qui s'adresse à vous, écoutez.
J
'entends rien.
Bonjour, je m'appelle Manon et je suis en sixième au collège Maison Blanche. Aux Etats-Unis, ils ont le droit de conduire à 16 ans. Est-ce qu'en France, on pourrait avoir le permis à 16 ans et pas la conduite accompagnée ?
Très
vite, s'il vous plaît. Pourquoi pas ? Moi,
je suis plutôt d'accord pour qu
'on
donne beaucoup de droits à partir de 16 ans, le droit de vote et pourquoi pas, bien sûr, la conduite sans être accompagnée mais en
étant prudents. Avec une voiture, alors. Oui, oui,
bien sûr et on ne se passera pas de voiture dans beaucoup de territoires, bien
sûr.
Anne Hidalgo était l'invité de RTL.
Merci à vous. Merci à vous.
Anne Hidalgo