Camille Galliard-Minier, ministre de l'Autonomie et des Personnes âgées, est l'invitée politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Camille Gaillardier, bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes ministre délégué chargé de l'autonomie et des personnes handicapées.
L'Iran a annoncé la réouverture du D3 d'Ormous et puis menace maintenant de le refermer en cas de blocus continu des des États-Unis. Dans cette situation et ce contexte particulier, que doit faire le gouvernement en matière d'aide au carburant ? Alors, le gouvernement a déjà annoncé, le premier ministre a annoncé des mesures, notamment le leasing social. leasing social qui est ouvert notamment au grands rôleurs et parmi ces grands rôleurs, les aides à domicile, j'ai j'ai obtenu, je suis ravie qu'elle puisse faire partie de de ces aides.
Donc aujourd'hui, ceing social, il profitera à l'ensemble des rôleurs et notamment des aides à domicile. Ce sont déjà un premier paquet d'aide, premier par paquet en tout cas de leasing social qui a été annoncé. Les aides à domicile, les infirmières libérales sont infirmières libérales.
Voilà, tout à fait. dans les gros rôleurs, il y avait évidemment le transport et et infirmière à domicile, mais pour moi, il était extrêmement important de penser aussi donc aux aides à domicile parce que pour certaines notamment en ruralité, elles font des centaines de kilomètres par jour, il s'agissait de ne pas les oublier et souvent elles sont c'est des métiers essentiels, vous savez, elles interviennent tous les jours auprès de nos personnes âgées. C'est grâce à ell que les personnes certaines personnes âgées se lèvent le matin puissent peuvent s'habiller, peuvent manger et donc parfois elles sont mises de côté et là elles sont comprises dans cette dans ce dans cette mesure qui a été annoncée par le premier ministre et je m'en réjouis.
Le premier ministre a annoncé la possibilité pour les salariés des boulangeries et des floristes indépendantes de travailler le 1er mai après un moment de tension quand même à l'Assemblée nationale et puis avec les syndicats pour revenir finalement sur la proposition de départ. Est-ce que c'est un raté du gouvernement ou est-ce que euh c'est une ambition trop forte de Gabriel Atal euh pour avoir déposé ce texte à l'Assemblée nationale ? Alors, je pense que surtout c'est la réussite du dialogue social.
Moi, je me réjouis qu'une solution a été trouvée. Je suis réjoui que finalement le 1er mai nos artisans boulangers, nos artisans floristes puissent ouvrir. C'est le résultat d' un dialogue qui a été qui a été utile toute toute cette semaine.
Vous êtes nos artisans à la fois artisan indépendants, fleuristes et boulangers. Et puis je je vais te rappeler aussi parce que le 1er mai, on dit que personne ne enfin peu de personnes travaillent mais travaille notamment tous les métiers du soin et notamment les ades à domicile qui sont effectivement ce jour-là auprès des personnes qu'ell qu'elles soutiennent. Sauf que les syndicats avaient été quand même négligés dans cette affaire et puis Sophie Binet a donné de la voix, les syndicats s'il sont mis et finalement ça a permis au gouvernement de de changer d'avis.
On avait un peu oublié le dialogue social quand même. Une fois encore, c'est le résultat d'un dialogue social de qualité et je crois qu'aujourd'hui c'était c'était le résultat qui est obtenu et celui qu'il fallait qu'il fallait faire. Donc voilà, bravo à ce résultat.
Semaine compliquée hein quand même, on l'a vu pour le pour le gouvernement à la fois sur le 1er mai, sur la loyadan, sur les zones à faible émission, ces fameuses feu qui ont été supprimé d'un projet de loi sur la simplification. Ça veut dire quoi ? Qu'on a un gouvernement qui est impuissant aujourd'hui à agir ?
Alors, vous avez surtout un gouvernement qui qui est à sa tâche. J'ai été nommé il y a quelques semaines pour dans avec un portefeuille très important sur les personnes d'ciation de handicap et les personnes âgées. Et les sujets effectivement ces sujets sont importants mais je crois que en venant ici ce matin, mon souhait c'est de faire exister aussi dans les médias ce sujet des personnes âgé des personnes de Mais justement est-ce que vous pensez que vous allez pouvoir faire avancer ces sujets là étant donné que le le gouvernement on l'a vu à l'Assemblée nationale semble complètement immobile ?
Le gouvernement est en action, je vous le confirme, c'est tous les jours que je travaille sur ces sujets. On va avoir des beaux sujets pour le pour le handicap. On a la conférence nationale du handicap.
J'espère qu'on pourra dans le cadre de nos échanges vous dire ce qu'on va faire ce jour-là. Pour nos aînés, il y a aussi une mobilisation qu'on est en train de de lancer. Je crois qu'on est vraiment en action.
C'est ce que nous a demandé le le Premier ministre et je crois c'est ce qu'attendent les Français de de la part de chacun des membres du gouvernement. Alors on va parler de ça dans un instant, mais je voudrais d'abord voir parce que lundi, il y a une campagne de vaccination qui va commencer pour le Covid. Où en est l'épidémie et pourquoi cette nouvelle campagne de de vaccination ?
Est-ce que vous avez des éléments qui laissent penser que l'épidémie repart ? Alors, merci pour cette question. En fait, c'est une compagne de vaccination qui intervient euh à chaque automne et chaque printemps parce que malheureusement effectivement le virus continue à circuler à basabri et il faut à bas bruit et il faut protéger les personnes les plus euh fragiles, à la fois les personnes immunodéprimées mais aussi les personnes âgées notamment celles qui ont plus de 80 ans et aux personnes âgées qui sont en ÉPAD.
Euh c'est une campagne qui est sur les mêmes conditions que d'habitude, c'est-à-dire remboursé à 100 % chez nos médecins, chez chez chez nos pharmaciens. et il convient de c'est une protection de de nos personnes les plus fragiles. Et puis rappeler aussi qu' appartient à l'entourage euh de si de de protéger ceux qui sont les plus fragiles et qui les entourent.
Et ça me concernera notamment puisque j'ai la chance d'avoir encore ma grand-mère, ma qui a qui a 103 ans que je vois très régulièrement et donc moi-même je me ferai vacciner dès le mais pas de signe alarmant concernant l'épidémie. Pas de signe alarmant, c'est une épidémie, c'est une fois encore le circu le le virus continue à circuler à bas bruit et il faut dans un souci de protection de nos populations les plus fragiles continuer ces campagnes et c'est c'est important de le faire une fois encore que les personnes se saisissent de ce dispositif une fois encore gratuit auprès de tous nos médecins et pharmaciens. Le président de la République l'avait promis.
Il a annoncé donc la prise en charge à 100 % par la sécurité sociale des fauteuils roulants, annonce fait le 1er décembre dernier. Euh sur le million de personnes qui en ont besoin, combien avez-vous eu de demande et combien sont satisfaites ? Alors, c'est pas une annonce qui a eu lieu le 1er décembre, c'est une mesure qui a été qui est entrée en vigueur le 1er décembre.
Ce qui est ce qui est ce qui est important, c'est depuis 4 mois, c'est il faut il faut prendre la mesure de ce que c'est. C'est-à-dire jusqu'à cette mesure, certaines personnes pouvaient renoncer à avoir un fauteuil adapté parce qu'ils n'avaient pas les moyens parce que c'était à l'archa, il y av un rest à charge extrêmement important pour les personnes avec cette réforme 100 % du prix du fauteuil qui est pris qui est pris en charge et avec un seul interlocuteur qui est celui d'assurance maladie. Donc simplification prise en charge à 100 % et vous l'avez rappelé, c'était une promesse du président de la République et une promesse et une mesure aussi de la dernière CNH de 2023.
Donc c'est aujourd'hui il y a 45000 fauteuils qui ont d'ors et déjà été payés remboursés. Donc 45000 personnes qui bénéficient d'un fauteuil pris en charge à 100 % aujourd'hui. C'est il y a une montée en en charge et en puissance de de cette de cette mesure depuis 4000 sur combien de demandes ? 45000 sur une série de demandes sur qui sont qui sont aujourd'hui en cours.
Mais il y a ce suivi il est très très très précis puisque il y a un comité de suivi qui a été mis en place dès le début. D'ailleurs, le dernier a eu lieu il y a 3 jours. J'ai souhaité vraiment qu'il soit qu'il soit réuni rapidement pour que précisément on puisse mettre une qu' a une transparence totale sur euh sur les chiffres.
Euh il y a des demandes, il y a 75 % des demandes qui sont présentées et qui sont acceptées. Euh donc tout est dans le circuit. Par contre, il y a 25 % des demandes qui aujourd'hui ont fait l'objet d'un rejet.
Et donc c'est là où il on va on travaille avec l'ensemble des parties prenantes, notamment les usagers et principalement les usagers, les associations pour pouvoir trouver des solutions et que on arrive à un système qui soit le plus fluide possible. et qu'on arrive à un rim de croisière où une personne qui a besoin d'un fauteuil puisse faire sa demande et l'obtenir dans les plus bras délis. Une fois encore avec une prise en charge à 100 %.
On parle de cette fameuse conférence nationale pour le handicap qui se tiendra donc en juin. Elle fixera comme à chaque fois les enjeux pour les trois prochaines années. Quels sont les grands enjeux que vous avez identifiés ?
Alors là aussi on est dans un système de coconstruction. Comme vous l'avez rappelé, cette conférence nationale du handicap, elle a lieu tous les 3 ans. C'était la dernière en 2023.
Maintenant c'est 2026. Elle est présidée par le président de la République dont on connaît l'engagement sur le sujet du handicap. Elle est c'est l'objectif, c'est de faire à fois le bilan des mesures.
Je on rappeler des fauteuils roles qui étaient celles de 2023 ou encore le droit de vote des personnes en protection juridique qui aujourd'hui peuvent voter euh ce qui n'était pas le cas jusqu'à maintenant et j'espère qu'elles pourront même se présenter à des élections. Donc c'est un événement important mais qui là aussi est coconstruit. Des comités de pilotage qui se réunissent depuis le mois de décembre.
Moi-même dès que je suis arrivée, j'ai eu l'occasion de d'en présider un pour que le calendrier soit respecté. Et les mesures, elles seront construites, elles seront en ce moment construites avec l'ensemble des euh des partenaires et elles feront l'objet de d'annonce. Le plan d'action sera annoncé euh donc lors de cette conférence.
Ces grands enjeux, c'est quoi ? C'est l'adaptabilité euh euh des logements par exemple, c'est l'adaptabilité aussi dans la rue, dans les transports en commun. C'est c'est tout cela qu'il faut faciliter pour les personnes en situation de handicap.
Je dirais que les grands enjeux pour moi d'abord il y a une chose importante et dès que j'ai été nommé, c'était vraiment une philosophie que j'ai voulu mettre en place, c'est faire ces mesures avec et pour les personnes vraiment vraiment mettre la parole des personnes sur handicap au centre et ne pas passer pas parler à leur place. Et les mesures, elles sont prises dans tous les sujets. Vous savez que c'est un sujet interministériel euh dans lequel on aura des décisions qui seront prises sur effectivement, vous avez rappelé l'accessibilité mais aussi la citoyenneté, la justice, le sport, euh le et évidemment la santé.
Tous ces sujets seront euh évidemment évoqués avec l'ensemble des ministères et on travaille aujourd'hui à faire en sorte qu'on ait un plan d'action sur chacun de ces sujets-là. Il y a un reproche qui est fait qui est celui de de simplifier le parcours d'accès à la MDPH. C'est la location euh MDPH, c'est M maison départementale des personnes handicapées.
Euh quel objectif vous pouvez fixer à ce niveau-là ? Alors, vous avez raison, il faut faciliter, il faut euh lever les freins, c'est encore trop compliqué et il faut lever les freins. Il y a 18 mesures qui ont été qui sont en cours de réalisation.
Parmi ces parmi toutes ces mesures, il y en a une par exemple qui est déjà en application. Euh lorsque vous avez un enfant, les parents doivent demander une allocation d'éducation d'enfant situation de handicap. Jusqu'à maintenant, il fallait qu'il renouvelle cette demande chaque année.
Une des mesures qui vient d'être prises, un décret d'application est sortie il y a une semaine, c'est de permettre à ses parents de faire la demande une fois et ensuite c'est définitif jusqu'au 20 ans de l'enfant. Ça c'est de la simplification. D'autres are d'autres éléments par exemple sur le dossier.
Le dossier il fait plus de 20 pages, c'est très lourd, c'est long à remplir et c'est complexe. Là aussi, il y a une mesure de simplification. On a ramené ce dossier à une douzaine de pages.
C'est expérimenté dans cinq départements et j'espère que de demain ce sera le ce sera généralisé. On va parler du plan Grandage, cette fameuse loi grand âge annoncée par Emmanuel Macron. Ce plan, il devait être présenté le 12 février.
Il a été annulé après le départ de votre prédécesseur. Est-ce que vous allez le présenter ? Quand ?
À quelle échéance ? Alors, s'il y a eu un si on un plan a été imaginé, c'est parce que il y a d'abord une transition démographique extrement extrêmement importante. Il faut quand même savoir que dès 2030, 1/3 de notre population aura plus de de 65 ans.
Commençons par dire quand même que vieillir est une bonne nouvelle. C'est une bonne nouvelle à titre individuel. Ça veut dire aussi profiter de la vie plus longtemps, de tes enfants, de tes petits-enfants.
Et puis c'est une bonne nouvelle collective. C'est un pays qui va bien, notre population vieillit. Mais c'est un défi, c'est un défi puisque des personnes âgées vont avoir une perte d'autonomie et vu l'effet volume, ça fera un nombre important de un nombre de personnes.
Donc ça veut dire une mobilisation. Cette mobilisation, elle est déjà sur les territoires. Ce plan rentage en fait, il est déjà en train de s'appliquer sur les territoires.
Vous avez des initiatives très intéressantes et je suis allé au contact des des mon ministère. Mais ce que j'ai voulu faire et et je pense que c'est la priorité, c'est institutionnaliser toute cette initiative à travers une mobilisation et l'installation de la conférence nationale de l'autonomie qui va fonctionner comme la conférence nationale du handicap et qui sera installée au mois de septembre et qui justement vous donner va nous donner nous doter d'un cap clair d'une boussole claire pour les prochaines années pour agir sur tous les champs du vieillissement la prévention évidemment la place de nos épades demain le domicile les habitats partagés le rôle de nos des métiers de métiers du soin et surtout le soutien également aux aidants. Tous ces sujets doivent être absolument pris de façon très très large avec tous les acteurs, avec tous les partenaires et donc c'est pour ça qu'on trava on va travailler et installer cette conférence nationale d'autonomie en mois de septembre.
Je je comprends qu'il y a cette conférence mais en même temps les sujets ils sont identifiés, on les connaît aujourd'hui est-ce qu'il faut pas est-ce qu'il faut pas passer maintenant à la loi quoi ? Est-ce qu'il faut pas justement mettre en œuvre tout tous les besoins qu'on a ? Parce que comme vous le disiez, les enjeux sont colossaux.
À l'horizon 2050, la France comptera 23 millions de personnes d'au moins 60 ans et 2,8 millions en perte d'autonomie. J'ai envie de dire c'est quand l'action quoi ? C'est 700000 personnes de plus.
Mais l'action justement, il faut déterminer un plan. Il faut d'abord déterminer un plan d'action sur tous les plan. devait déjà être présenté le 12 février.
Non, comme je l'ai indiqué, il y a déjà des des dispositifs et des actions qui sont menées sur sur les territoires. Ce qu'il faut, c'est institutionnaliser et se mettre tout autour d'une d'une table et surtout avoir une mobilisation qui soit structurée, qu'on sache quel est le capte. Avec cette conférence nationale d'autonomie qui va qui va être qui va se renouveler tous les 3 ans.
Ce sera un rendez-vous tous les 3 ans pour précisément faire le point sur tous ces champs que je vous ai indiqué. Le champ de la prévention, je veux revenir là-dessus parce que c'est vraiment un champ important. On va avoir devant nous une courbe de croissance du nombre de personnes en situation de perte d'autonomie qui va augmenter.
Si on veut tasser cette courbe, il faut faire de la prévention. Il faut que chacun se saisisse de la prévention et se donner le moyen. Donc vous nous annoncez ce matin une conférence mais pas de loi grandage du coup avant fin 2017.
Je je vous je vous effectivement je vous annonce une conférence à la seule autonomie qui permettra d'avoir une mobilisation avec et pour les aînés pour travailler avec l'ensemble des loi grand âge. C'est aujourd'hui un plan d'action dont on a besoin et je crois vraiment à la nécessité absolue d'avoir cette mobilisation pour faire face collectif. Merci Camille Gaillard Minier.
Camille Galliard-Minier