Marine Le Pen : ses solutions contre la fraude sociale
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« En juin, un rapport parlementaire a estimé son coût à 20 milliards d'euros par an, soit 44 fois plus que la fraude détectée. »
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« Il y a en France 10 millions de cartes vitales en trop. »
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« Je prends aussi l'engagement de faire ce que Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 mais qu'il n'a pas fait. »
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« J'organiserai sur trois mois une opération administrative de désactivation des cartes vitales en trop. »
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« Il faudra désormais systématiquement prouver qu'on est français ou étranger en situation légale pour pouvoir s'inscrire à l'université. »
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La fraude sociale est un poison pour notre société. Et pourtant, rien n'est fait contre elle. En juin, un rapport parlementaire a estimé son coût à 20 milliards d'euros par an, soit 44 fois plus que la fraude détectée. Plus édifié encore, ce que révèle Tracfin, la cellule de Bercy chargée du renseignement financier, dans son rapport annuel publié en août 2011. Une explosion de la fraude sociale ces dernières années. Tracfin estime ainsi que les fraudes à la sécurité sociale ont pris des formes, entre guillemets, industrielles dans notre pays. Des prestations d'organismes sociaux seraient massivement détournées selon ce rapport et la tendance est très nettement orientée à la hausse.
Le mandat de Nicolas Sarkozy est donc dans ce domaine aussi un échec total. Lui qui devait lutter contre la fraude sociale l'a au contraire laissé se développer comme jamais. Et ce ne sont pas les habituelles actions de communication du pouvoir ni les discours électoralistes sans lendemain qui y changeront quoi que ce soit. On parle beaucoup, on fait monter au créneau quelques députés pour tromper les électeurs par des belles promesses, quelques mois avant les élections, mais dans les faits, rien n'avance si ce n'est la fraude et les fraudeurs.
Vous le savez, pendant cette campagne présidentielle, vous entendrez régulièrement les élus de la droite populaire, cette agence de publicité mensongère, faire des montagnes de promesses, notamment sur la fraude sociale. Aller toujours plus loin pour espérer tromper les français. Mais au final, quel est le seul but de la droite populaire ? C'est évidemment de faire réélire Nicolas Sarkozy et rien d'autre. Empêcher les électeurs de se porter sur la candidature d'espérance que je représente, les enfumer pour les inciter à voter pour un candidat qui passe son temps à faire l'inverse de ce qu'il dit. Et je pense que plus personne n'est dupe.
Pourtant, la lutte contre la fraude sociale doit être une priorité absolue du gouvernement. Et elle le sera si je suis élu à la présidence de la République. Vous pouvez en être sûr. J'agirai sans aucune faiblesse. Je prendrai les décisions nécessaires et je fixerai à mon gouvernement un objectif parfaitement clair, réduction massive et rapide de la fraude sociale à tous les niveaux de la société. Et partout d'ailleurs sur le territoire national. La fraude sociale, ce sont d'abord des dizaines de milliards d'euros qui pèsent sur nos finances publiques, qui aggravent nos déficits et notre dette, qui remettent en cause la solidarité nationale.
On doit récupérer ces précieux milliards pour permettre à la France de faire des économies utiles et massives pour lui permettre de se désendetter. Mais la fraude sociale, c'est aussi une insupportable offense faite à nos millions de compatriotes qui travaillent et qui travaillent dur. A ces Français qui font l'effort de respecter les règles, d'aller travailler ou de chercher du travail, de se retrousser les manches, et ce n'est pas facile tous les jours, pour nourrir leur famille et tenter de s'en sortir.
La fraude sociale, c'est une offense faite à nos anciens, nos retraités, qui bénéficient souvent d'une toute petite pension, après une dure vie de labeur, une vie droite et honnête, sans tricherie. Je ne peux accepter de voir notre pays gangréné par les profiteurs qui abusent de notre modèle social, qui le fragilisent, le remettent en cause. Je ne peux pas tolérer que des réseaux de fraudeurs se développent dans l'impunité, comme le montrent les rapports que j'ai mentionnés. Je ne peux pas admettre qu'on puisse mieux s'en sortir en trichant, en violant la règle du jeu et la morale publique, plutôt qu'en étant un honnête citoyen qui travaille et qui inculque des valeurs à ses enfants.
Mon mandat sera donc placé sous le signe de la lutte acharnée contre la fraude sociale, les profiteurs et les voyous. Je propose dès aujourd'hui plusieurs mesures très concrètes que j'intégrerai à mon projet présidentiel, le projet que je présenterai aux Français en novembre 2011. D'abord, il faut que la fraude sociale soit une vraie priorité pour les pouvoirs publics, au-delà du verbiage électoraliste de Nicolas Sarkozy. A ce titre, je mettrai en place dans chaque ministère un monsieur fraude, doté de prérogatives exceptionnelles qui lui donneront le droit de contrôler chaque secteur de l'administration et de prendre toutes les mesures nécessaires pour éradiquer la fraude.
Concernant les employeurs voyous, qui fraudent en faisant travailler des migrants clandestins, ils seront très lourdement sanctionnés. La fraude sociale, c'est en particulier la fraude à la sécurité sociale. Je l'ai déjà dit, il y a en France 10 millions de cartes vitales en trop. C'est autant de fraudes en trop. On ne doit plus pouvoir frauder au détriment des comptes de la sécurité sociale et donc de notre santé. J'organiserai sur trois mois une opération administrative de désactivation des cartes vitales en trop.
Et je créerai la carte vitale biométrique sécurisée que le gouvernement Sarkozy promet depuis si longtemps et qu'il promettra de nouveau pendant cette campagne électorale, mais qu'il n'a jamais mis en place. Il faut aussi faciliter le croisement des fichiers pour mieux détecter la fraude. Fichiers sociaux et fichiers fiscaux notamment. Le cadre juridique est aujourd'hui beaucoup trop contraignant alors que les honnêtes gens n'ont rien à craindre d'une telle opération, contrairement aux fraudeurs et aux profiteurs. La lutte contre la fraude sociale, c'est aussi la détection des milliers de faux étudiants.
En réalité, des migrants clandestins qui s'inscrivent chaque année dans nos universités pour pouvoir bénéficier des droits sociaux de l'étudiant. Sécurité sociale, logement étudiant, tarifs préférentiels. Il faudra désormais systématiquement prouver qu'on est français ou étranger en situation légale pour pouvoir s'inscrire à l'université. Et ce n'est pas le cas dans la pratique aujourd'hui, loin de là. C'est inadmissible parce que ça plombe nos comptes et ça remet en cause la solidarité qu'on doit à nos jeunes et à nos étudiants. Je prends aussi l'engagement de faire ce que Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 mais qu'il n'a pas fait.
Un strict contrôle des trains de vie suspects dans certaines cités, dans certains camps de Rome notamment. Quand on gare une grosse berline devant chez soi et qu'on touche le RSA, il y a certainement un problème. Pour cela, il faut renforcer les moyens des services de contrôle et sécuriser les agents du fisc chargés de procéder aux vérifications nécessaires. On ne peut plus laisser prospérer cette situation. Ce sera aussi l'occasion de mettre à jour les trafics de drogue et au passage de les éliminer. Bref, j'agirai avec une détermination sans faille. Je veux que les Français sachent qu'il n'y a pas de fatalité de la fraude sociale.
Nous connaissons tous autour de nous des exemples de profiteurs. de tricheurs qui nous choquent, qui nous révoltent. Et pourtant, on voit, on sait que rien n'est fait. Et c'est encore plus insupportable. Les immenses économies dégagées par la lutte contre la fraude sociale iront au désendettement de notre pays et à nos compatriotes qui méritent vraiment d'être aidés. Ceux qui travaillent auront enfin le sentiment de le faire pour quelque chose. Il est temps de tourner la page pour enfin que les choses bougent. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Marine Le Pen