Iran : Bertrand Besancenot, ex-ambassadeur de France au Qatar et en Arabie Saoudite, invité de LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
du côté d'Ormous, si je puis dire, c'est plus un blocus, enfin c'est un blocus, c'est une impasse, c'est inédit comme situation dans l'histoire. Comment vous qualifiez la situation ? Je crois pas parce que je pense queon a une histoire maritime qui est trop dépendante en fait du 20e siècle et de du droit de la mer, de la liberté de circulation et cetera.
Par exemple, moi j'ai je peux vous dire queau 13e, 14e, 15e siècle, il y avait un droit de péage Hormous, n'est-ce pas ? Voilà. Très bien.
PH que c'est une insulte à l'histoire humaine et selon le contexte en fait du droit international qu'il y avait un droit à la mer, c'est-à-dire un droit de circulation entre autres dans les détroits naturels, n'est-ce pas ? Même si il y avait déjà des exceptions pensées au Bosfort, au Dardanel qui permettent en fait à la Turquie de véritablement visser les flux entre deux mondes, n'est-ce pas ? Donc moi ce que je pense aujourd'hui c'est que effectivement les Iraniens ont découvert que ils avaient là une ressource que Trump leur a offert sur un plateau.
Vous savez puisque il semble quand même que ça soit pas une faute constante des Américains. Les Américains ont toujours su que les trois d'Ormous c'était un peu un abaissé de la géopolitique dans la région n'est-ce pas semble ce soit quand même l'administration Trump peut-être d'ailleurs contre la vie des militaires parce que les militaires américains ne sont pas idiots. loin s'en fout, n'est-ce pas ?
Trump lui-même qui a décidé que ce n'était pas un facteur décisif. Les Iraniens lui prouvent le contraire. Ça veut pas dire qu'ils ont renoncer à l'atome, à la bombe, n'est-ce pas ?
Du tout quand ils disent "Ah, c'est encore mieux que la force nucléaire". Ils veulent dire "On profite dans les médias mais leur but reste la bombe." Voilà.
Le le porte-avion Charles de Gaulle et son escorte sont arrivés sur zone en mer d'Arabie. Nos marins sont positionnés en cas de déclenchement d'une mission dite neutre dans le détroit d'Ormouse. On a un rôle.
Et qu'est-ce que ça veut dire ? Euh vous les comm euh Oui. Alors, on a un rôle hypothétique, hein, parce que c'est dans le cadre d'une pacification euh de la zone.
Donc euh qui dit pacification de la zone signifie que l'Iran en vienne à des à des à des à des positions beaucoup plus euh raisonnables et demain c'est pas la veille. De toute manière que le Charles de Gaul parle sous le sous le contrôle du général Perruche croise en Méditerranée oriental ou bien dans le golf de Man, grosso modo, c'est la même chose. On a une capacité logistique à partir de Jibouti de toute manière à rabettailler l'escadre aéronavale du Charles de Gaulle.
Donc ça nous permet surtout de peser et puis euh il y a un petit côté aussi euh vis-à-vis des Américains. Euh voilà, on est là, on on vous on vous agace un peu. Euh ça peut être récupéré par Trump hein.
Euh style un petit peu la fillette la faillette nous voilà et euh ça peut être ça ça pourrait être récupéré par les Américains. Mais en tout cas c'est un espèce de défi aussi européen parce que c'est dans le casre d'une coalition, nous ne sommes pas seuls. En plus donc il y a le la frégate enfin le destroyer HMS Dragon qui vi qui va venir donc au soutien de cette de cette de cet escadre.
Donc on est dans une position dans notre position je dirais militar-diplomatique dans cette région. Moins agréablement j'allais vous dire on se mouille un peu mais pas trop. Enfin général, je vous laisse enfant mouille de toute façon dans la marine, [rires] on est d'accord mais je crois que euh on a une politique qui a été définie par le président, c'est-à-dire que nous nous ne faisons pas rien.
Euh nous souhaitons que ce conflit s'arrête et nous souhaitons que le D3 d'Ormous soit à nouveau libéré. Oui, nous avons des partenaires avec lesquels on a signé des accords de défense euh avec lesquels donc on fait aussi du commerce et on est obligé de mettre en application, de mettre en en œuvre les accords que nous avons signé avec eux. Je pense aux aïes, aux Émirats arabes unis en particulier, mais d'autres aussi. et et donc on est obligé d'être là mais on est là en disant on ne fera pas n'importe quoi.
On a dit depuis le début, le président a dit euh depuis le début euh on ne s'engagera pas dans le conflit. Nous nous sommes là. Euh quand vous aurez trouvé une solution pour arrêter la guerre, à ce moment-là, nous on pour on sera en mesure de fournir une garantie de sécurité si vous voulez.
Mais c'est toujours pareil, c'est en attendant la fin de la guerre. C'est pas une façon de rentrer dans la guerre. Je me demandais si on faisait pas un peu de figuration dans un film qui nous échappe.
Vous voyez ce que je veux ? Oui. Alors bon, il y a deux façons de voir ça.
Tout le respect que je dois à mon pays et à ses militaire. façon de voir ça quand j'ai effectivement quand on a vu passer le Charles de Gaul dans le canal de Suèze on s'est peut-être rappeler qu'en 1956 nous étions allés avec les britanniques puisqueon nouveau avec et que récupérer ce qui nous appartenait et puis que on est rentré chez nous parce que et les soviétiques et les Américains nous ont dit que on voilà le monde n'était plus le nôtre, on était plus ces grands empires, les britanniques et nous-mêmes coloniaux. on rentait plus le monde et on ne posait plus beaucoup.
Alors donc par rapport à ça, effectivement on pourrait se résigner. Moi je pense que le président de la République n'a pas tort dans le sens que où deux choses. La première c'est qu'on y va avec les Britanniques.
C'est important parce que c'est la seule autre armée qui tiennent en Europe, n'est-ce pas ? Enfin, même s'ils sont sortis de l'UE au terme du Brexit, mais enfin bon, il y a qu'avec eu il y a qu'avec eux à peu près qu'on a encore une armée qui tienne complète avec toutes les armes et cetera aguéri la mer les la nomination sur les les avions, les avions, on a on a tout ça avec eux et on a mais je dirais qu'on a que ça parce que pour le reste c'est quoi l'Europe ? C'est un épat géopolitique, vous comprenez ? un un un il faut quand même [rires] le dire, c'est-à-dire c'est la mise à la retraite, n'est-ce pas ?
Et quand et même quand il y a un sursaut comme il s'est passé en Allemagne, n'est-ce pas ? Ah ce sursaut profite à qui ? À l'industrie militaire américaine.
Il faut quand même le dire. C'est-à-dire que et quand vous achetez et quand vous produisez pas vos armes, ben vous êtes dépendant de celui qui vous les vend tout simplement. ça va pas plus loin.
Donc je pense que pour toutes ces raisons d'être là, d'être là sans trop savoir pourquoi si ce n'est un attendant effectivement quelque chose se passe pour qu'on puisse dire on était là, on a pris position et puis l'autre point je crois qui est important c'est quand même un gros enjeu pour nous c'est récupérer la désaffection [raclement de gorge] qui va aller grandissante des monarchies pétrolières arabes par rapport aux États-Unis en prendre une part et là il y a un véritable intérêt stratégique et ça ça explique la présence du Charles de Gul parce que nous avons déjà d'excellentes relations avec les Émirati mais avec l'Arabie Saoudite avec le Qatar aussi nous avons d'excentres relations. Ce sont des tous des pays grands ou petits qui viennent d'expérimenter que d'avoir la protection américaine ben c'est vraiment pas formidable et qui achète français et qui achète français et qui achète français et avec lesquels pour certains comme les nous avons vraiment des des liens de de défense. Ce que vous venez de nous dire est très important et nous accueillons maintenant Bertrand Besnaot ancien ambassadeur de France au Qatar et en Arabie Saoudite.
Merci beaucoup de de nous rejoindre. Je voudrais vous faire écouter Brat Cooper, le chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. C'est très intéressant ce qu'il dit sur la relation entre les militaires et les politiques.
Nous avons on va l'écouter. Comme toute personne qui regarde une carte, nous savions que l'Iran avait le pouvoir de fermer temporairement le D3 d'Ormous. Est-ce correct ?
C'est vrai, sénateur. Est-il réel de dire que les États-Unis et leurs partenaires ont la capacité d'ouvrir de manière permanente le détroit ? être trop spécifique.
Nous avons la capacité militaire. Oui, mais si nous avons cette capacité militaire et que la Roste iranienne, je cite, ne serait que modérée ou faible, pourquoi ne le faisons-nous pas ? Je laisse aux politiques le soin de répondre particulièrement à cette question.
Le D3 d'ormous est clairement inclus dans les négociations en cours. Nous avons la capacité militaire d'ouvrir Ormous, mais je laisse ça aux politiques. Il a tout dit, monsieur l'ambassadeur.
Je ne crois pas qu'il ait tout dit. C'està dire qu'effectivement les les militaires américains avaient prévenu au point de départ euh que qu'il y avait un risque et qui portait précisément sur le blocage du détroit d'Armus. Bon, le président américain préférait plutôt écouter la la version Netaniaahu et et il était donc persuadé que finalement, alors peut-être avec l'exemple du Venéola, mais il était persuadé que l'affaire pouvait être réglée suffisamment rapidement pour qu'il n'y ait pas s'en préoccuper.
Alors aujourd'hui, militairement les États-Unis, nous sommes dans une guerre totalement asymétrique. Ils ont effectivement des moyens considérables simplement est-ce que ce sont des moyens dans la durée, c'est-à-dire est-ce que les États-Unis sont prêts à supposer donc qu'on ouvre le détroit d'Ormuse ? Mais cela n'empêchera pas les Iraniens qui en tout cas ont bénéficié dans cette guerre d'une nouvelle arme qui est une arme de destruction massive et qui est effectivement le fait de pouvoir bloquer le détroit d'Ormuse, de tirer sur des méthagniers ou des pétroliers.
Et donc effectivement, si on voulait s'y opposer, ça signifierait avoir une véritable Armada en permanence sur place alors que je crois que personne n'a vraiment l'intention ou les moyens de le faire. Donc la réalité c'est que quand on envoie notre porte-avion, c'est plutôt une façon à supposer qu'il y a un arrangement. C'est ce que souhaitent les pays du golf.
Euh euh s'il y a un arrangement, à ce moment-là, c'est une garantie supplémentaire donnée aux assureurs parce qu'on sait que le véritable problème, c'est naturellement les assurances puisque les assureurs euh s'ils ont le sentiment qu'il y a toujours un risque alors que ce soit des mines ou que ce soit un tiers des Iraniens, et bien les et bien les cours évidemment resteront élevées et ça sera très difficile de d'utiliser les dormus. Donc effectivement, c'est une façon de montrer à la fois en européen comme ceci a été dit, mais c'est aussi donc donner une une forme d'assurance aux assureurs. Euh on est enfin au moment où nous parlons, j'ai envie de vous dire à quelle étape est-on dans cette crise que nous traversons tous finalement et comment la qualifiez-vous ce soir ?
Ah bah, c'est-à-dire, nous sommes encore dans la guerre de ner-à-dire qu'effectivement euh aujourd'hui, les Iraniens sont convaincus que le temps joue pour eux euh parce que effectivement, ils savent que le président Trump est est pressé de sortir du gay et eux-mêmes ont en réalité la capacité, même si le pays est détruit, ils ont la capacité de durer encore disons 3 mois puisqu'il y a, il faut pas l'oublier, 160 millions de barils qui sont sur des bateaux fantômes en Asie. Bon donc effectivement ils estiment que le temps joue plutôt pour eux et qu'aujourd'hui donc ils n'ont pas de raison si vous voulez de ne de lâcher quelque chose. Alors maintenant avec la visite du président Trump en Chine on voit bien que pour le président Trump bon c'était pas le premier sujet puisque pour lui c'était le commerce et pour monsieur et pour le président X c'était effectivement.
Bon, néanmoins, il y a eu une demande faite par les Américains d'aider. Bon, et le président Trump s'est contenté de dire bah a priori, ils sont prêts à aider. La seule différence, c'est qu'évidemment les Chinois ont intérêt à aider.
Ça, il y a aucun doute. C'est même leur intérêt à eux. Et ils ont ce sont c'est le seul pays qui est en réalité le moyen de se faire entendre à à Teran.
Simplement, les Chinois sont ne sont beaucoup moins pressés que le président Trump. encore une fois parce que eux ils ont les moyens d'attendre et qu'ils ont des réserves stratégiques très importantes. Donc si vous voulez euh et encore une fois les Iraniens ne sont pas des gens à qui on dit tu fais c ou tu fais ça, c'est beaucoup plus compliqué que ça.
Il y a une véritable négociation. Donc si vous voulez les Iraniens à mon avis s'en tiennent à quelque chose de clair en disant nous on est prêt à supprimer le double blocus mais simplement nous voulons plusieurs choses en échange. On veut naturellement une garantie que les Israéliens ne nous attaquent plus et ça il n'y a que les Américains qui peuvent l'obtenir.
Nous voulons un compromis sur le plan nucléaire. Nous sommes prêts à et d'ailleurs, il y a déjà eu des négociations sous l'égané et on voit très bien quels sont les éléments possibles d'un compromis. Mais encore faut-il bon que les Américains l'acceptent et surtout que Netaniau l'accepte parce que Netaniaahu lui il veut poursuivre le conflit et il voudrait effectivement ce qu'il appelle terminer le travail et notamment éradiquer complètement le programme nucléaire euh iranien.
Donc si vous voulez, tout dépendra aussi de la façon de la volonté ou de la capacité du président Trump de tendre le bras de Netaniau également. Bon et en attendant, si vous voulez, les Chinois euh estiment qu'après tout, bon oui, ils peuvent aider. Après tout, les Pakistanais sont quand même un peu leurs obligés.
Donc il ils jouent par derrière un rôle de concert avec les pays du golfe pour essayer de trouver un arrangement avec les Iraniens. Mais encore une fois, les Iraniens n'accepteront et ils ont compris que puisque le temps joue pour eux et bien ce sont d'excellents négociateurs contrairement aux Américains et donc effectivement ils veulent obtenir un certain nombre de choses et ils ont l'intention de durer. Monsieur l'ambassadeur, sur le plan des relations internationales, pensez-vous que le président des États-Unis soit bien conseillé ?
Non, très clairement, il est équipé bah, il est entouré d'une équipe, on l'a vu sur les différents dossiers qui sont totalement incapables de négocier quoi que ce soit. Donc, je veux dire non, parce qu'ils ne savent pas ou parce que ils n'en ont pas la culture, parce qu'ils n'en ont pas la compréhension. Enfin, je ce sont des promoteurs immobiliers qui ont qui n'ont leur poste que par la proximité avec le président. qui n'ont aucune expérience internationale et on l'a vu, je veux dire sur les différents sujets, ils ne sont pas à la hauteur alors que les Iraniens sont des gens particulièrement doué en terme de négociation.
Donc effectivement les Iraniens ont intérêt à ce qui est une négociation et ils sauront la faire durer et obtenir le maximum possible. Donc on ne confie pas sa diplomatie à des copains avec qui on a fait du business. En tout cas, ça ne suffit pas.
En tout cas, ça suffit pas. Oui, il vaut mieux avoir quelques bons conseillers. Bon, on en est vraiment à ce point-là avec ce président. vous posez la question à un diplomate.
Donc [rires] et à cela dit, moi je suis d'accord avec ce qui vient de c'était le sens d'ailleurs de remettre une petite qu'on a commenté pardon tout à l'heure du Wall Street Journal qui rapporte ce ces 115 postes d'ambassadeur d'ambassadrices non pourvus sur 195 disponibles à travers le monde. Et ça donne effectivement ses ses défauts d'analyse. Maintenant, je le disais, Trump essaie d'innover, pourrait-on dire poliment, en remplaçant cette élite technocratique et cetera par des copains qui dans un schéma de rupture ou de disruption pourraient emprunter des chemins différents pour mener à des résultats dont on pourrait estimer qu'ils sont satisfaisants.
Mais si on prend les dossiers un par un, et je l'ai dit tout à l'heure, Gaza, Russie, Ukraine, Iran et il y en a d'autres. franchement les résultats ne sont pas là. Donc cette méthode en tous les cas telle qu'elle est pratiquée par Donald Trump ne fonctionne pas.
Donc effectivement après la question que vous posiez, est-ce que les gens qui sont autour de lui ne comprennent pas les dossiers une possibilité ? L'autre c'est à la fois un défaut de compréhension mais aussi un phénomène de courtisanerie et c'était très intéressant tout à l'heure le patron du Sencom l'amiral Cooper qui dit "Vous savez ça c'est une décision politique. Moi je vous garantis que l'amiral Cooper il comprend très bien la situation mais il a compris que dire non à Donald Trump c'est la garantie de prendre la porte dans l'heure qui suit.
Donc il faut lui dire oui mais monsieur le président et ça c'est un exercice pour le coup très diplomatique donc compliqué par définition. Il n'aime pas le ma président façon cruel. Non j'avais une question pour l'ambassadeur.
À votre époque vous aviez un homologue américain à à DOA ou à Riad ? Oui, absolument. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
C'est c'est un invitemblable. Oui. Oui.
Absolument. Enfin, surtout dans cette période et avec les enjeux qui sont là, il est un peu surprenant qu'il n'y ait pas justement des ambassadeurs parce qu'en général un ambassadeur américain à Riad ou à DOA a un rôle, un véritable rôle. Bon et bien là en réalité ce n'est pas le cas.
Alors il y a des relations directes naturellement entre le président Trump et chacun des dirigeants. La seule chose c'est que la crédibilité du président Trump en a quand même pris un coup. Euh si vous mettez à la place des pays du golf euh ils ont demandé est-ce qu'il y a pas de confrontation ?
Eh bien ils n'ont pas été entendus. Ils sont les premières victimes de des frappes euh iraniennes et eux ils sont conscients euh que finalement l'Iran qu'on aime ou qu'on a'aime pas le régime euh restera leur voisins à Dernam. Donc ils savent très bien qu'il faut trouver une formule parce que ils savent aussi que il n'y aura pas d'armada américaine permanente dans le Golf.
Ils le savent aussi. Ils savent aussi que ce ne sont ni les Russes, ni les Chinois, ni les Européens qui viendront les aider s'il y avait un problème. Donc si vous voulez, eux, ils sont bien obligés de de concevoir un arrangement avec les Iraniens.
Et on sait ce que pensent les pays du golf du régime iranien. Ça, ils ne lui font aucune confiance. Oui.
Mais en même temps, s'ils ont repris le dialogue, c'est qu'ils ont compris que la manière forte déjà lors du premier mandat de monsieur Trump n'avait pas fonctionné. Et donc ils se disent "Bon ben cette fois-ci euh très bien, on est ravi qu'on est cassé du matériel iranien, ça c'est parfait. Euh mais ils n'ont pas envie du tout de Mais ils savent très bien qu'ils devront vivre avec eux et d'autre part ils n'ont aucune envie de vivre sous une hégémonie israélienne par ailleurs." Donc voilà.
Jean-Fançois Colossim. deux remarques. La première c'est que effectivement il y a ce trouble, on l'avait évoqué des pays du golf mais il y a un des pays du golf les Émirats arabes unis qui a quand même lui une politique très décidée.
C'est pas une politique flottante, c'est pas une politique servile, c'est pas une politique d'attente de secours ou d'assistance. Mohamed Ben Zayed, on l'aime, on l'aime pas, on est d'accord, on n'est pas d'accord. qui est le vrai patron et qui est en fait la vraie tête pensante du golf, même si aujourd'hui il sorti le lotep et même si aujourd'hui euh le fameux conseil du golfe est déserté, mais en attendant, c'est le seul qui a une vision et qui est fait en fait des Émirats une espèce de petite prus en fait en terme une petite prusse Ouais bismarquenne en terme d'armement et de capacité une petite sparte pardon ils disent la sparte du BenOrient du Ben bon la Prusse mais bon en tout cas la Spartou un pays qui compte.
Ce pays-là, lui, il est pas du tout d'accord pour se pour plier devant Teran aussi facilement et c'est le pays qui compte dans la région. Deuxème point sur les ambassadeurs. Tout de même, je voudrais dire que [raclement de gorge] moi je pas enfin je respecte infiniment les ambassadeurs, ils sont très importants chez nous mais je suis pas sûr que [raclement de gorge] je suis pas sûr qu'aux États-Unis, ils aient jamais été aussi importants qu'on vient de le décrire.
Euh parce que en fait la puissance américaine encore une fois, ce sont les 800 bases américaines, ce sont pas les ambassades. Les 800 bases américaines dans le monde compte beaucoup plus que les ambassades américaines. Le fait que l'armée soit présente partout, le fait que les services soient présents partout et donc en fait ce dont il faudrait s'inquiéter, c'est plutôt des relations de Donald Trump avec le Pentagone et avec les services en premier lieu, la CIA.
Là, il y a un véritable risque de déstabilisation du système américain parce que encore une fois, on le sait, les les grands postes d'ambassadeur, y compris par des présidents qui nous semblaient beaucoup plus acceptables, même si parfois il nous écrasait au passage, n'est-ce pas ? Mais il le faisait avec le sourire, avec délicatesse. Je pense par exemple monsieur Biden [rires] ou à monsieur Obama qui nous faisait espionner et cetera.
Bon, en dehors de ça, en fait, les présidents ont toujours nommé dans les grands postes quoi ? des grands donateurs, des amis, des gens représentant leur monde, leur clans, leur communauté, parfois même intellectuel, parfois même diplomatique. Oui.
Vous bousculer ? Alors, je vous laisse faire une réponse, pardonnez-moi, une réaction rapide, excusez-moi, monsieur l'ambassadeur. Oui.
Non, non, je vous en prie. Non, mais c'està dire, c'est tout à fait exact que ce ne sont pas des ambassadeurs, d'autant plus que sont des ambassadeurs politiques qui voilà. Absolument.
Non non, ce sont des vendeurs de poulet en gros qui ont simplement financé la campagne et qui et qui en réalité des choses bon non mais n pas c'est peut-être pas mais non mais cela étant au département d'état vous avez d'excellents connaisseurs de des différentes régions et donc si vous voulez le problème c'est pas tellement d'avoir des ambassadeurs, le problème c'est d'écouter des gens qui ont la compétence il n'écoute ni la CIA ni le Pentagone et il n'écoute pas plus le département d'État c'est ça le problème. C'est un homme tout à fait sens. Oui.
Et je voudrais répondre sur Mohamed Benzayed si non après comme vous voulez en de mots. Non, simplement quand s'il vous plaît quand on dit que Mohamed Benzayed est l'homme le plus important dans la région, je ne pense pas. Il l'a été à un moment aujourd'hui c'est Mohamed Ben Salman.
H et et d'autre part et d'autre part on voit une chose qui est chose les Émirats arabes unis sont en train de s'isoler totalement dans le monde arabe ce qui va leur poser d'énormes problèmes parce qu'ils ne sont entourés maintenant que de gens qui se méfient d'eux que on pouvait faire le tour de tous les pays autour. Donc je pense qu'il là il y a une erreur de une erreur politique majeure de Mohamed Ben Zay mais bon ça sujet on parler long venir le dira. Ouais.
Emmanuel Macron