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interviewBFM TV (sur YouTube)· 4 septembre 2026 22 min

Présidentielle: Raphaël Glucksmann déplore "cette gauche qui joue toujours le coup d'après"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour.

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle quand vous êtes candidat à cette primaire du Parti Socialiste et de Place Publique. Vous êtes également député européen.

Beaucoup de questions à vous poser. Votre programme qui, de jour en jour, se complète sur les retraites, sur les héritages, sur les taxes, sur l école. Mais au fond, en préparant cette interview, je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir la rentrée de François Hollande plutôt que la rentrée de Raphaël Glucksmann.

Est-ce que le candidat de la gauche, ce n'est pas en train de devenir François Hollande ? Écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il développe sa vision du monde. Mais là, nous, nous avons une primaire qui va décider du candidat ou de la candidate de l'espace social-démocrate, de l'espace socialiste et démocrate.

Et je compte bien moi l'emporter et être ce candidat pour remporter l'élection présidentielle. Parce que je pense que notre espace politique peut gagner cette élection. Il est dans un autre timing que le vôtre.

On a l'impression que pour lui cette primaire même n'existe pas, à part le fait qu'il dit qu'il va y voter puisqu'il est lui-même adhérent. Mais il dit en fait la vraie question elle se posera en décembre comme si au fond vous, vous étiez candidat à une élection pour du beurre. Mais non en fait la stratégie de François Hollande elle est limpide et elle est parfaitement respectable il attend de voir si je réussis à enclencher une dynamique mais c'est pareil pour tout le monde vous savez.

Moi depuis le début j'essaye de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple, j'en ai marre de cette gauche qui joue toujours le coup d'après, qui est habitée par l'esprit de défaite, qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions et je veux, moi, que nous gagnions l'élection présidentielle. Donc en fait voilà la responsabilité elle pèse sur mes épaules il faut que j'enclenche cette dynamique et aujourd'hui ce qu'on voit eh bien c'est que cette dynamique commence ça fait une semaine qu'on est en campagne c'est à dire ça fait une semaine qu'on est en campagne les sondages augmentent il y a un enthousiasme sur le terrain des adhésions en masse et d'ailleurs j'en profite ce matin pour m'adresser à vos auditeurs et vos téléspectateurs en leur disant si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche venez adhérer emparez -vous de ce scrutin changez là et on va prendre ensemble le pouvoir pour changer la vie des françaises et des français parce qu'on en a marre de ces dix années d'injustice et d'impasse du macronisme et parce qu'on ne veut pas que notre pays soit offert à madame le pen et à l'extrême droite mais vous comprenez que quand on entend françois hollande qui clairement a un programme il le développe dans son livre, mais vous inquiétez pas qu'on le fait aussi mais il est déjà partout justement il est partout il parle partout et il est sur en campagne il ouvrira même à partir de lundi un QG de campagne à Paris dans le onzième est-ce que ça veut pas dire que votre élection à vous c'est le brouillon et que le vrai candidat il arrive en décembre et qu'il est en train de préparer son décollage écoutez dans toutes les enquêtes d'opinion je suis largement devant j'ai fait un score aux européennes qui a suscité un espoir chez les millions de françaises et de français et il y à là l'opportunité de résoudre la question de la candidature ça s'appelle une primaire les adhérents du parti socialiste de place publique et ceux qui voudront nous rejoindraient et adhérons à la plateforme commune, pourront choisir. Choisir leur candidat.

Mais vous savez...

La question que je vous la pose à vous. Je vais vous le dire. La malédiction de cet espace politique, de la gauche démocratique, c'est que nous, on est enfermés dans des questions de personnes et de procès On débat sur le nombre de débats On débat sur la nature de tel ou tel processus Pendant que les autres font campagne Moi, ce qui m'intéresse Ce n'est pas finalement François Hollande, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on C'est qu'on engage la bataille avec Marine Le Pen, avec Jean-Luc Mélenchon, avec Édouard Philippe, qui sont nos véritables concurrents dans cette élection.

Et donc à force de ne penser qu'à soi, de se regarder le nombril, la gauche démocratique perd toutes les élections nationales. Moi, je veux mettre trein à cet esprit de défaite. Si votre argument, Raphaël Glucksmann, c'est de dire « j'ai lancé une grande dynamique au moment des Européennes, donc ça va me porter ».

Yannick Jadot avait fait 14 % aux européennes. Je vous remercie d'évoquer Yannick Jadot parce qu'ensemble, nous allons mener la révolution écologique. Eh bien, vous avez vu ces chiffres.

J'imagine que vous les avez analysés. Il avait fait à peu près le même score que vous, aux européennes. Il s'est totalement écroulé aux présidentielles.

Donc là, la dynamique des Européennes, ce n'est pas la même. Ce n'est pas la dynamique des Européennes. Ce qu'on est en train de construire, c'est une équipe pour gouverner le pays avec Yannick Jadot, avec Boris Vallaud, avec Carole Delga, avec Laurence Rossignol, avec Nicolas Mailleur-Rossignol, avec Aurore Lalluc.

En En fait, nous sommes en train de construire l'équipe qui va d'abord refonder la gauche sur des bases claires et qui ensuite va gouverner ce pays. Et moi je suis convaincu que les Françaises et les Français en majorité ne voudront pas reconduire un ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron pour reproduire les mêmes politiques avec les mêmes gens pour que vous, vous soyez obsédé par une question, c'est quel est le poste de M. Darmanin ?

Alors est-ce qu'il sera Premier ministre, ministre de la Défense, ministre d'Affaires étrangères ? On n'en a marre, on en a marre et donc il faut tourner cette page. Mais pour tourner cette page, il faut une offre politique nouvelle et c'est ce que nous allons proposer avec des changements radicaux sur l'écologie, sur la solidarité sociale.

Donc pour vous l'écologie, ça a été votre premier déplacement, c'est extrêmement important, vous vous avez entendu ce matin un milliard d'euros qui vont être débloqués pour aider les agriculteurs. Vous auriez vous aussi débloqué cette aide-là si vous étiez président ? Oui, parce que la sécheresse, il faut une aide d'urgence pour nos agriculteurs.

On a besoin de nos agriculteurs, on a besoin qu'en France, il y a encore des paysans. On a besoin d'eux, y compris pour mener à bien la transformation écologique. Ils seront l'avant-garde de cette transformation des agriculteurs.

Mais moi, ce que je note, c'est que dans le même temps, on sabote le fonds qui était destiné à la rénovation thermique des écoles, à l'adaptation des écoles à la canicule. On a eu des enfants qui ont littéralement cuit dans leur salle de classe au mois de juin. Et on est à nouveau dans une alerte canicule aujourd'hui.

Voilà. Et alors, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on apprend ? Eh bien c'est que le gouvernement diminue de 60 millions le fonds qui était destiné à adapter nos classes aux canicules et que donc l'année prochaine, eh bien on se retrouvera exactement dans la même situation que cette année.

Et Et cette impréparation permanente face au réchauffement climatique, c'est un scandale. Ça met en danger nos enfants, ça casse la continuité du service public, ça oblige les écoles à fermer, ça empêche les enfants d'apprendre. Et le résultat de toute cette impréparation, c'est que la France sombre dans le chaos à chaque événement climatique.

Et bien moi je mettrai fin à cela, nous lancerons la révolution écologique, l'adaptation de la France au changement climatique et nous serons prêts. La France sera gouvernée. Vous les adapterez comment ?

Est-ce que vous accepterez l'idée de clim dans les écoles ? Il faut de la clim. Nous on n'a aucun problème avec l'existence de la clim, il faut dans l'urgence de la clim mais ça ne suffit pas.

La clim n'est pas la réponse au réchauffement climatique donc il faut un plan de rénovation des écoles. Vous savez que 30 % des écoles françaises sont délabrées ou insalubres et donc nous ce que nous proposons c'est un plan de bâtisseurs d'écoles. On a en gros 4000 écoles à rénover chaque année, ça suppose des investissements, les collectivités locales ne pourront pas le faire seuls et aujourd'hui, oui avec une participation de l'Etat et aujourd'hui le gouvernement envoie le signal qu'on a déjà tourné la page de la canicule.

Mais c'est normal parce que depuis dix ans ils gouvernent comme ça, ils font des séquences, ils arrivent, un ton martial, nous ferons face à la canicule. Et dix jours après ils ont oublié et ils sabotent les budgets qu'eux-mêmes ont annoncé. Raphaël Glucksmann sur ce plan pour l'agriculture il y a deux questions en particulier sur lesquels je voudrais vous interroger.

Vous avez dit on aura besoin d'eux aussi pour s'adapter au réchauffement climatique la question du stockage de l'eau. Edouard Philippier favorable il dit oui il va falloir stocker l'eau les espagnols le font et en France il y a un débat là-dessus vous vous êtes pour c'est des parlements de l'eau que tous les acteurs d'un territoire puissent avoir leur mot à dire pourquoi pas que l'eau soit captée par quelques exploitations vous voulez bien qu'on la stocke non mais ce que je veux dire pardon je veux essayer de comprendre la méga bassine la méga bassine ok non pas les méga bassine les rétentions d'eau puisque c'est ça quand vous dites on stocke bien sûr qu'il faut des rétentions d'eau bien sûr que sur certains territoires c'est nécessaire mais la méga bassine qui irrigue seulement quelques exploitations et qui prive les autres agriculteurs de l'accès à l'eau ça ne fonctionne pas donc nous ce qu'on veut c'est une gestion démocratique de l'eau mais je vais vous dire une chose très simple pourquoi les agriculteurs seront à l'avant -garde de la transformation écologique mais parce que le premier geste que devra faire un président de la république quand il sera élu en mai prochain c'est d'aller renégocier la politique agricole commune parce que aujourd'hui on a une politique agricole commune qui bénéficie à 10 % des agriculteurs français qui bénéficient aux gros exploitants de de la Beauce mais qui ne bénéficient absolument pas à tous ces agriculteurs qui aujourd'hui gagnent un salaire de misère pour travailler 70 heures par semaine et donc nous nous changerons cela et nous organiserons la rémunération des services écologique rendu à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, moi, dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage, ça s'en semble en friche.

La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques d'incendie. Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Et ça, on On a le budget pour ça.

Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? Qui bloque ? Eh bien la France, malheureusement.

Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron. Et les autres Européens sont prêts à le faire, nous le ferons. Raphaël Luxemagne, une question, il y a eu le socage de l'eau, je voudrais vous poser aussi la question des prix.

Hier le patron de la FNSEA était à mon micro, ce matin j'ai reçu le patron de Bonduelle et Cassegrain sur RMC et les deux au fond tiennent le même discours, ils disent on a trop tiré vers le bas les prix de l'alimentaire et ça n'est plus tenable. Il va falloir accepter une inflation sur l'alimentaire, alors ça représenterait quelques centimes par boîte de conserve de petits pois, mais il dit c'est soit ça, soit l'agriculture en France meurt. Est-ce que, oui, il faut accepter une inflation sur les prix de l'alimentaire agricole.

Ce qu'il faut, c'est que les producteurs soient justement rémunérés. Donc ça veut dire quand même qu'au bout de la chaîne, on va payer plus cher. Ça brique de lait et sa boîte de conserve.

Qu'est-ce qui fabrique le prix ? Apolline de Malherbe. Ce sont les intermédiaires.

Ce sont les marges qui sont dégagées. Et donc, on a là un effort majeur à faire. Oui, mais à un moment ou à un autre, c'est ce qu'ils vous disent.

Ça va quand même finir par remonter. Oui, mais il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs. Vous parlez des marques ?

Ce sont les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie, c'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité aujourd'hui on est dans un marché qui est totalement opaque et bien nous nous allons le rendre transparent et je vais vous dire une chose. On devra savoir quelle part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une boîte de conserve de petits pois ?

Et les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs, nos agriculteurs. Et moi, ce que je veux dire, une chose très simple, la France a besoin de ces agriculteurs. On a fait, grâce à eux, une transformation majeure pendant 40 ans.

Eh bien, cette transformation, c'était de mettre fin à la disette, d'avoir une agriculture qui produisait beaucoup. Là, désormais, on a besoin d'eux pour mener à bien cette transformation écologique. Celui qui dit ça, Raphaël Glussmann hier, c'est le représentant des agriculteurs.

C'est le premier syndicat agricole. Donc, il dit qu'il va falloir augmenter les prix. Mais les positions défendues par la direction de l'AFNSEA, je suis désolé, sont souvent en contradiction avec les intérêts des éleveurs, avec les intérêts des petits agriculteurs, des petits exploitants qui, eux, ne s'en sortent pas.

Donc, quand il dit qu'il faut augmenter les prix, vous dites que c'est contre les agriculteurs qu'il le dit ? Non. Qu'on paye au juste prix les producteurs, oui, mais pourquoi ils ne s'attaquent pas dans ce cas-là aux marges qui se dégagent entre le producteur et le consommateur ?

Et c'est là qu'il va falloir trouver des marges. Mais je vais vous expliquer. Aujourd'hui, eh bien vous avez des représentants du monde agricole qui, à Bruxelles, luttent d'arrache-pied pour empêcher toute réforme de la politique agricole commune.

Par exemple, savez-vous que la France est un des seuls pays européens qui n'a pas de plafond sur les aides. C'est-à-dire que vous avez des grands agro-industriels qui bénéficient de millions d'euros de la politique agricole commune pendant que vous avez des petits exploitants qui n'en bénéficient pas. Eh bien moi, je vais vous dire, dans tous les autres pays européens, il y a des plafonds.

Ça veut dire qu'on a une répartition égalitaire, équitable de ces aides. Et ça permet à quoi ? Ça permet aux petits exploitants, aux petits agriculteurs, ceux qui galèrent aujourd'hui, eh bien de s'en sortir.

Et moi, ce que je veux, c c'est une politique agricole juste et écologique. Raphaël Glucksmann, cette semaine, la question du voile est revenue à l'ordre du jour. D'abord parce que le RN a annoncé qu'il voudrait l'interdire.

Et puis hier, il y a eu cette déclaration de Jean Luc Mélenchon qui dit avoir commis une erreur lorsque, initialement, il estimait que le voile était, je cite, une soumission de la femme et un signe du patriarcat. Aujourd'hui, à l'inverse, il estime que c'est une forme de liberté de la femme. Quelle gauche êtes-vous Moi, je suis une gauche laïque, républicaine.

Mais je tiens à vous dire que si le sujet est revenu au cœur du débat public, c'est parce que le Rassemblement National propose quoi ? Il propose d'envoyer les policiers français faire la chasse au foulard dans les rues de France. C'est ça ?

On en est là, sérieusement ? Et donc en relançant ce débat-là, le Rassemblement National sait très bien ce qu'il fait. Il veut relancer les fièvres identitaires.

Eh bien moi je ne le permettrai pas et je ne veux pas que la politique française se résume à un débat entre fièvres identitaires. Et je vais vous dire une chose simple, ce que propose Madame Le Pen c'est la négation même de la laïcité. La laïcité c'est pas la police des vêtements, c'est pas interdire un vêtement dans l'espace public.

La laïcité c'est protéger des sanctuaires comme l'école, c'est la loi de 2004 à laquelle je suis foncièrement favorable, qui protège l'école du prosélytisme religieux. La laïcité c'est aussi la liberté du choix et donc quand une femme est contrainte eh bien il faut que la puissance publique interviennent. Comment on sait s'il y a les contraintes ou pas ?

Mais parce que ce qu'il faut justement, c'est appliquer la loi de 1905. Et dans la loi de 1905, il y a des enquêtes qui sont possibles et des sanctions qui sont possibles. Quand il y a une contrainte, maintenant, je vais vous expliquer une chose simple.

Si la France se transforme dans un pays où la police va arrêter des femmes parce qu'elles portent un voile ou parce qu'elles portent un foulard, et bien comment on va ensuite se regarder dans les yeux. Ça veut dire qu'on aura nos policiers qui feront ça, et comment ils feront la distinction ? Comment ils feront la distinction entre le foulard d'une juive orthodoxe et le fichu porté sur la tête par une femme qui est en chimiothérapie et un voile islamique ?

Ils le feront au faciès ? Ils le feront au faciès ? Donc en fait, vous aurez une situation où vous avez une tête d'arabe, soyons cash, vous êtes arrêté et on vous met une amende.

Mais c'est quoi ce pays ? C'est le pays qu'on veut ? C'est le pays qu'on veut, mais moi j'appelle vraiment les auditeurs à réfléchir.

Est-ce qu'on veut que la police française soit chargée de faire ce genre de travail ? Est-ce que c'est ça la République ? Est-ce que c'est ça la France ?

Moi je pense que la France ce n'est absolument pas ça. Vous avez parlé, cela dit, de la question de la liberté de choix ou non. La question s'était posée aussi d'interdire le voile sur les jeunes filles ou sur les fillettes.

Est-ce que ça c'est une question que vous vous posez Mais regardez, si vous interdisez le voile en dessous de 15 ans, c'est ça qu'avait proposé Gabriel Attal. Donc vous allez avoir des policiers qui vont contrôler l'ensemble des filles qui portent un voile sur la tête pour savoir quel âge elles ont, sérieusement. Mais on ne veut pas d'un pays qui ressemble à ça.

Et pourtant c'est quelqu'un qui est extrêmement laïc qui vous parle. Mais moi je ne veux pas que ma police, que la police de la France soit...

Et par ailleurs j'aimerais poser une question à Madame Le Pen. Latifa in the Athen, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah, par le terroriste Mohamed Merah, qui porte le foulard, elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa ibn Ziyaten ? Sérieusement ?

Elle qui lutte contre la radicalisation en permanence, qui défend les principes de la République partout, qui va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain et dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah. Raphaël Guzman, il semble que vous ayez peur de débattre. Alors pardon ?

C'est ce que disent vos concurrents au sein de la primaire, c'est ce que Il disait Ségolène Royal à ce même micro il y a deux jours. – Il me semble que je sors d'un débat avec Marine Le Pen, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon… – Mais au sein de la primaire socialiste, ils vous accusent de refuser de débattre et de ne vouloir qu'un seul le débat là où les autres en veulent trois ? Moi, ce que je veux, c'est que les débats qu'on a, le débat qu'on a ait le maximum d'expositions.

Et donc quand France Télévisions et France Inter font une offre commune en prime time pour dire « Voilà ce qu'on vous propose. Vous avez accès à des millions de Françaises et de Français. J'accepte cette offre.

Ensuite, s'il y a un accord entre les chaînes, s'il n'y a pas d'exclusivité, moi, je n'ai pas de problème à faire des débats. Ce n'est pas la question. On verra, on négociera.

Je n'ai aucun problème à Par contre, ce qui est certain, c'est que cette primaire, ça doit être l'occasion d'aller parler aussi aux militantes et aux militants. Mais ça veut aussi dire que vous êtes ouvert à l'idée qu'il y ait plusieurs débats ? Et moi, je suis ouvert aux idées qui donnent le plus d'impact à cette primaires.

Plus il y a de débat, plus il y a d'impact. Non, c'est pas vrai. Si on perd un débat en prime time sur France Télévisions, je suis désolé, on en touchera moins de monde.

J'ai un immense respect. Mais pourquoi ? Parce que France Télévisions ne voudrait pas partager ?

Vous ne voudriez pas qu'il y en ait d'autres ? Le fan, c'est France Télévisions, alors. L'offre qu'ils font, c'est l C'est, vous venez débattre chez nous seulement s'il y en a qu'un.

Vous venez d'abord débattre chez nous. Bref, tout ça, honnêtement, on ne va pas passer des années à parler des débats, des débats, des débats. Alors maintenant je vais vous dire une chose.

Ils en ont tous fait un argument. Ils vont faire un argument de tout. Moi, je veux dire, j'ai aucun problème avec ça.

Ils vont faire un argument de tout. Mais ce qui compte, c'est ce que nous proposons aux Françaises et aux Français. Et ce qui compte, c'est la grande bataille qu'on doit mener contre l'extrême droite qui est aux portes du pouvoir.

Ce qui compte, c'est le débat pour sortir la gauche de l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui compte, c'est nos lignes stratégiques. Ce qui compte, c'est notre capacité à mobiliser pour cette primaire.

Ce qui compte, c'est qu'on soit des des dizaines de milliers de gens qui nous rejoignent pour remporter cette élection présidentielle. Moi, mon obsession, c'est l'élection présidentielle parce que je pense que nous allons la gagner. Votre équipe a donné comme argument à nos confrères de l opinion qu'il n'y aurait qu'un seul débat parce que quand on est de gauche je cite on débat sur le service public donc le service public est de gauche non pas du tout moi j'ai ou alors j'ai enfin cette phrase quand on est de gauche on débat sur le service public ?

Elle a été prononcée par notre directeur de la communication auprès de mes confrères de l'opinion. Quand on est de gauche, on doit faire un débat sur le service public. Eh bien oui, vous savez, le service public est attaqué aujourd'hui en permanence.

Il y a eu une Commission, Charles à l'oncle. Il y a une attaque permanente de l'extrême droite contre le service public. Et oui, nous défendons le service public de géovisuel.

Est-ce que Charles Sapin, ancien journaliste du Figaro, désormais à Valeurs actuelles peut faire son éditorial. Je vais y venir, je vais répondre à votre question parce que je réponds à toutes les questions. Mais moi, j'ai aucun problème pour débattre aussi sur des chaînes privées.

L'enjeu, c'est l'enjeu, c'est quoi Vous serez le bienvenu. Je vous remercie, d'ailleurs je suis là et je suis très bien accueilli, le café était bon, mais la vérité c'est qu'il faut un débat sur les chaînes publiques. Et il faut défendre l'audiologie publique.

Mais personne ne dit qu'il n'en faut pas. la question c'est cette phrase quand on est de gauche en débat sur les services publics et je vous pose la question évidemment parce que vous connaissez le contexte la société des journalistes de France Inter a déposé un préavis de grève pour les 13 et 14 septembre prochains pour pour protester contre le fait qu'il y aura un éditorial de 2 minutes 30 le week-end, tenu par un ancien journaliste du Figaro, aujourd'hui à Valeurs Actuelles, Charles Sapin. Est-ce qu'il faut pouvoir avoir des éditorialistes de droite sur le service public oui et il faut des éditorialistes de droite sur 16 mai je pense qu'il y en a plein d'ailleurs j'écoute le service public et je peux vous dire que je suis pas tout toujours d'accord avec leurs éditorialistes mais par ailleurs moi je ne On ne commente pas les choix éditoriaux du Saïs Public, parce que Saïs Public est indépendant.

Il n'est pas à nos ordres, donc on n'a pas à commenter en permanence leurs choix éditoriaux. – Mais est-ce que vous comprenez les journalistes de France Inter qui appellent à la grève pour protester contre la présence de Charles Sapin Moi, je comprends que, vous savez, Valeurs Actuelles, c'est un outil idéologique, c'est un journal idéologique qui participe à l'offensive de l'extrême droite, notamment d'ailleurs contre le service public. Ils font une sur trois, c'est contre le service public de l'audiovisuel.

Mais moi, je ne commente pas les choix du service public de l'audiovisuel. Ce n'est pas un service qui est aux ordres des politiques. Donc ensuite, c'est une histoire interne.

Mais c'est en train de devenir une question politique. Vous le savez bien. Oui, mais la question politique, c'est qu'est-ce qu'on fait du service public individuel ?

Est-ce qu'on le privatise comme le veut le Rassemblement national ? Lorsque Jean-Luc Mélenchon dit qu'il y a une colonisation du service public par les fachos ? Non, mais écoutez, il n'y a pas une colonisation du service public par les fachos.

Ce n'est pas vrai. Par contre, ce qui est certain, c'est qu'aujourd'hui, il y a une bataille culturelle qui est menée par l'extrême droite dont Valeur Actuelle est un des vecteurs principaux. Je vous repose la question ?

Est-ce que Charles Sapin peut faire un édito sur France Inter ? – Mais je ne décide pas qui fait des... – Mais je ne vous dis pas de décider, je ne vous dis pas de décider.

Je vous dis que quand Jean-Luc Mélenchon, quand les autres en font un sujet politique… – Moi je ne commente pas les décisions de justice et je ne commente pas non plus les choix éditoriaux du service public de l'audiovisuel. C'est totalement vieux jeu, je vous l'accorde. C'est à l'ère du tweet permanent...

Non mais je suis un peu étonnée parce que comme votre équipe déclare quand on est de gauche on débat sur le service public, ça veut dire que vous avez un avis sur le service public. Bien sûr que j'ai un avis sur le service public. Il faut défendre le service public contre ceux qui veulent le privatiser.

C'est extrêmement important pour nos démocraties. Mais est-ce qu'il faut défendre contre les fachos comme le dit Jean-Luc Mélenchon ? Après ce que fait le service public, l'organisation de sa grille, c'est pas mon problème.

Moi je suis pas rédacteur en chef de France Inter, je suis pas directeur de l'information à France 2, c'est pas mon histoire. Moi mon histoire c'est je veux qu'en France il y ait un service public et je veux qu'en France il y ait une école publique et je veux qu'en France on défende les services publics. C'est quand même pas compliqué et je vois qu'il y a eu une offensive aujourd'hui pour les détruire, pour les détruire et pour les privatiser.

Et que ça c'est extrêmement dangereux. C'est dans le programme du Rassemblement National ? Oui, c'est dans le programme du Rassemblement National.

Et c'est l'offensive, elle est coordonnée entre des médias qui appartient à monsieur Bolloré, nommons-le, qui a des relais à l'Assemblée nationale et c'est dans le projet de Marine Le Pen. Si Marine Le Pen gagne, il n'y a plus de service public de l'audiovisuel. Eh bien on peut penser comme ça très bien on fera des économies.

Non ce qu'on va faire, c'est qu'on va s la République. Et c'est ça son programme. En réalité, c'est quand même pas compliqué.

Moi, je ne suis pas directeur des programmes du service public. Par contre, je suis un citoyen et un candidat à la présidence qui vous explique que moi, je défends le service public d'audiovisuel contre les offensives qu'il vise. Voilà, ça c'est de la politique.

Raphaël Glucksmann, candidat à l'élection présidentielle et des députés européens. Place publique, merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h51 sur RMC et BFM TV.