Bertrand Tavernier : "Dans le cinéma, on passe son temps à résister"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour bertrand tavernier bonjour on part si vous le voulez bien d'abord à venise pour rejoindre notre critique de cinéma michel ciment pour un dernier éclat de mostra avant palmarès un palmarès qui sera révélé demain un festival qui compte pour vous venise j'étais d'ailleurs sélectionné 3 2 fois ou trois fois et gilles m'en donnait un lion d'or pour couronner ma carrière donc ça compte forcément de recevoir un lion venise qui vous avec rené effectivement il ya trois ans avec ce lion d'or pour vos quarante ans de carrière le directeur du festival alberto barbera qui disait récompenser un auteur complet instinctif non conformiste et éclectique louant à la fois votre amour pour les classiques américains est le récit hollywoodien est aussi votre touche française ce réalisme à la française ce goût de la narration et des émotions que vous avez mis à l'écran cette combinaison qui fait donc votre marque y compris dans votre défense du cinéma on va y revenir avec ce voyage à travers le cinéma français une série qui sera diffusée donc à partir de dimanche sur france 5 bonjour michel ciment bonjour que se passe-t-il en cette veille de deux fermetures de clôture du festival de venise de palmarès aussi un premier bilan avec vous alors d'abord les pronostics sur le palmarès n'ont pas beaucoup changé depuis ma dernière chronique c'est toujours les films de la première partie du festival qui domine et tout le monde donne grand favori roma le film autobiographique d'alfonso cuaron est également très bien accueillis comme je l'avais dit les deux films français deux des trois films français en compétition c'est à dire le film d'olivier assayas double vie et le film de là il y avait le david oelhoffen c'est ça les ferait régner le dire surtout les frères système fardeau et sebha dans le film de jacques audiard les frères sister's qui était un accueil formidable et peut-être la surprise viendrait de yorgos lanthimos dont je n'ai pas parlé qui est un film bon c'est un cinéaste souvent assez prétentieux assez misanthrope assez provocateur il a il a fait une farce un peu d'une sorte de peter greenaway sur la reine anne qui a gouverné l'angleterre avec ses moeurs lesbiennes ses favoris ça s'appelle la favorite il semble que le film n'a plus beaucoup à la critique italienne et au public qui vote aussi de son côté enfin moi ce qui me frappe surtout dans ce festival comme d'ailleurs à cannes c'est à dire la difficulté aujourd'hui pour des films de petits pays ou en tout cas de pays non l'important industriellement de faire de trouver leur place en compétition c'est à dire que c'est plutôt la politique des noms c'est à dire les acteurs des actrices les metteurs en scène par exemple d'haïti a fait un film très décevants qui se retrouvent en compétition et au contraire j'ai découvert des films remarqua pas par goût de la découverte à tout prix mais par exemple un film iranien tout à fait tout à fait formidable qui s'appelle le fleuve qui s'appelle le quai de pardon qui s'appelle azalées d'ailleurs tandis que j'agonise d'après fo cteur l'histoire d'une femme et de trois fils d'une fille et trois fils qui amène le cadavre de leur père pour l'enterrer dans un petit village c'est un film absolument remarquable et puis un autre film indien de ivan air également premier film qui s'appelle sony qui est l'histoire d'une femme policière qui subi les sévices des hommes qui fait des enquêtes un film extrêmement nerveux pas du tout dans la tradition indienne absolument remarquable et qui un peu nous console du seul film féminin en compétition lui seul film de femmes d'une jennifer kent une australienne qui avait havas et aux dés avec un film d'épouvanté s'appelait baba duk son nouveau film le rossignol nightingale est presque obscène dans le manichéisme dans le politiquement correct dans dans le radicalisme chic où tous les blancs sont des monstrueux violeurs tueurs assassa enfin c'est d'un portrait de l'australie qui est certainement très loin de la vérité j'aime beaucoup qui était très anti colonialiste j'ai participé à la lutte contre la guerre d'algérie mais néanmoins je trouve ce manichéisme aujourd'hui est devenu révoltant c'est un film médiocre et qui n'avait pas du tout sa place en compétition et un dernier mode une chose pour pour clore avec vous vous évoquez ce paradoxe aussi beaucoup de cinéastes réalisateurs qui aujourd'hui regarde vers le passé des films en costumes et en même temps au micro devant les caméras de télévision des réalisateurs qui s'engagent pour des enjeux très actuel mais pas par leur cinéma oui c'est possible je crois que vous savez la liberté de l'artiste c'est ça qui est important par exemple à des très bons films qu'on a vu c'est le nouveau film de mario martone qui saperait le capri révolution qui est sûr d des jeunes gens qui au début du xxème siècle ont essayé de créer des communes où ils font du naturisme et cetera par opposition à la tradition occidentale dont six films un peu de changement de société c'est un très bon film martenet état est un des meilleurs cinéastes italiens d'aujourd'hui c'est pas guadagnino qui est un vraiment au contraire le produit du snobisme international martone a fait un très beau film donc c'est un film en costumes et c'est vrai qu'il y a le last few days mais ce qui était un film en costumes le film de jacques audiard le fils de lentilles noces que j'ai que j'ai mentionnés moi ça me gêne pas tellement parce qu'il ya aussi beaucoup de films contemporains engagé qui part de la société il ya un mélange dans le cinéma d'aujourd'hui je ne jetterai pas la pierre quand kubrick fait barry lyndon c'est aussi book quand il fait l'odyssée de l'espace qui est tourné vers le futur il donne tourné vers le passé c'était sans jugement mais c'était juste peut-être à souligner merci beaucoup à vous michel simon pour ses éclats de mostra de nous avoir fait vivre ce festival depuis dix jours en ouverture de la grande table merci et très bon retour bertrand tavernier un mot juste autour de venise le cinéma hexagonal bien reçu cette année encore là bas j'ai très content c'est bien ça y est le très content et pour jacques audiard qui sont deux metteurs en scène que j'admire beaucoup et j'attends j'attends beaucoup leur fille mais il pousse en tout et puis de l'incursion de d'audiard dans le western ça ça m'intéresse je vais juste vous dire moi je pense qu'on peut fumer costume n'est pas un film sur le passé ça peut être aussi un film sur le présent ça m'embête toujours un peu quand on fait cette séparation un peu radical parler de son histoire à ce moment là vous pensez que les historiens sont des gens qui sont tous passéiste alors que les historiens n'ont cessé en parlant du passé déclaré le présent et vous l'avez prouvé bertrand tavernier quand vous étiez à venise il y a trois ans pour recevoir ce lion d'or vous avez dit assumer vos quarante ans de carrière vos films tout se fait librement et sans compromis cette année là d'ailleurs c'était alfonso cuaron d'un le réalisateur de gravity et d'harry potter qui présidait le jury et qui donc aujourd'hui est de retour en compétition grand favori achats d'or couronne j'adore j'adore gravity j'adore j'adore et ses films mexicains et j'adore l'homme j'adore l'homme je trouve que c'est quelqu'un de merveilleusement chaleureux 2 et 2,2 prodigieusement sympathique club il ya un autre cinéaste que vous aimez beaucoup américain c'est peut-être martin scorsese d'ailleurs lire un clin d'oeil dans le titre de cette série qui était d'abord un film à celui réalisé par martin scorsese sur le cinéma américain le voyage à travers le cinéma américain qu'il dit qu'ils étaient sortis en 95 vous avez pas mal de points communs d'ailleurs avec lui à commencer par une place à part dans le cinéma de vos deux pays or y était international l'un et l'autre est une grande cinéphilie ainsi qu'une motivation commune a fait revivre un patrimoine cinématographique derniers mots de vous c'était à venise toujours en 2015 entre le lion d'or et ce projet qui mentent depuis cinq ans celui dont nous allons vous parler tout me pousse à regarder mon passé pour me faire comprendre qu'il faut laisser la place aux jeunes est conne athon mas temps avez vous interrogez je n'ai pas dit mon dernier mot et je résiste avec le sourire vous résistez à quoi bertrand tavernier ou contre quoi à la mode aux pressions financières aux dictats des desquels pourvoi des diffuseurs oui on sait quand on fait du cinéma on passe son temps à résister et vous résister aussi pour défendre une certaine cinéphilie je défends je défends wii continue à défendre une passion puis en même temps une cinéphilie qu'ils soient pas docte qu'ils soient pas qu'ils soient pas dogmatique qui a mais qui soit ouverte tout le temps ouvert qui sera qui se remettent en cause de ce projet voyage à travers le cinéma français vous avez dit la mémoire réchauffe ce film c'est un peu de charbon pour les nuits d'hiver alors réchauffons du générique imaginez que vous cinéma [Musique] à mais generix ni bruno coulais un cinéaste sous influence bertrand tavernier dans cette série documentaire pour france 5 vous poursuivez votre voyage à travers le cinéma français des années 30 à la fin des années 60 une manière d'exprimer votre gratitude envers ceux qui vous ont rendu cinéphiles qui ont aiguisé votre regard critique le voyage s'arrête d'ailleurs quand vous devenez acteur c'est à dire vous même réalisateur au début des années soixante dix avec l'horloger de saint-paul sortie en 74 vous assumez aussi un voyage subjectif sur le mode du je me souviens c'est vous le narrateur c'est vous vraiment le compteur absolument absolument je ne voulais pas faire un film comment dire de professeurs je ne suis pas critique de cinéma non plus je voulais exprimer mon oui ma gratitude envers tous des des cinéastes connus mais connu certains qui avaient été oubliés d'autres qui étaient qui étaient restés célèbres qui je le dis ça a l'air un peu pompeux mais qui m'ont fait aimer mon pays je crois que j'ai beaucoup plus aimer la france grâce au cinéma que qu'à travers les le monde politique ils m'ont fait comprendre certaines époques le front populaire je le comprends merveilleusement à travers le genre noir du crime de monsieur lange là le travers la marseillaise et qui m'ont et puis qui n'ont qui m'ont donné envie de faire le cinéma et des gens qui se sont battus qui se sont battus contre une censure qui était beaucoup plus dur à l'époque qui se sont battus des gens comme autant lara si si jacques audiard olivier assayas mois on peut continuer à faire des films et contrôler notre monteur montage c'est parce que des gens comme lara autant lara ont menacé de faire le procès à leurs producteurs pour pouvoir contrôler le montage du diable au corps que il s'est engagé dans des batailles pour que le réalisateur soit vraiment l'auteur de son film donc j'ai envie que tous ces gens on doit leur dire un peu merci quoi lui des cinéastes comme autant lara qui a aussi continué à faire du cinéma même pendant les années noires des cinéastes qui ont été ensuite un peu oublié ou qui ont subi les foudres d'une nouvelle génération vous évoluiez les mots très durs de de truffaut sur claude autant-lara mais ce que c'est pas le propre d'une génération de vouloir un moment tu es les pères aussi pour exister ou renouveler oui orange disait avec beaucoup de drôlerie que eux n'avaient pas eu à le faire pour s'imposer parce que c'était les allemands qui l'avaient fait donc en chassant notamment tout où les les cinéastes juifs et les scénaristes juifs même et je ne sais pas je ne sais pas je pense que qu'aux états unis il ya eu des générations de cinéastes qui n'ont la génération des coppola la génération des scorsese n'ont pas exécuté le le rôle ils ont au contraire ils se sont nourris des films de langue de hitchcock défini cessé mais mais mais dans la nouvelle vague il y avait des grandes admirations je dire truffaut défendent m mordicus ophuls de voir même du vivier puisqu'il écrit un papier on trouve en voici le temps des assassins est un chef-d'oeuvre absolu vous vous êtes laissé influencer par tous ses pairs de cinéma c'est ce que vous dites presque en ouverture de cette série documentaire autour du cinéma de genre et millions j'avais 17 ans et c'est par un soir de novembre il pleuvait je me souviens que je suis rentré dans l'oeuvre de jean grémillon au ciné club universitaire rue de la sorbonne où l'on projetait le ciel est à vous il y à certains cinéastes que l'on adopte des la vision d'un film qui font immédiatement partie votre vie et qui ne vont plus en sortir jean grémillon est de ceux là dès la complainte des orphelins dans le ciel est à vous des remorques je savais qu'il allait être comme becker ou ophuls un compagnon de vie voilà une affaire de compagnonnage artistique et une histoire aussi d'adoption bertrand tavernier est ce que dans ces quelques mots ce récit de votre rencontre avec le cinéma de jean grémillon il ya aussi toute votre définition du cinéma qui est inclue peut-être pas tout mais en tous les cas ce que j'ai pu ressentir wii fait rire certains cinéastes il ya d'autres cinéastes pour quel jeu j'ai éprouvé une admiration qui est différente mais grémillon oui ça fait partie même comme certains comme certains chanteurs comme comme comme brassens comme je suis par la musique de ravel ou debussy vous sentez votre couple ça fait partie de votre vie et ça fait partie de votre vie parce qu'il ya peut-être au coeur de tout cela les motions l'émotion comme base du cinéma vous l'évoquez aussi à propos de jean becker dans le film voyage dans cette série de jacques becker part dans et devant cette série vous ouvrez sur cette idée que l'émotion doit être au coeur aussi du cinéma et des films qui vous ont touché c'est quand même un des grands points communs une lucidité sur l'époque et un vrai sens de l'émotion de tous ces réalisateurs oui oui l'émotion une émotion qui n'est pas manipulatrice et passait pas une émotion qu'on veut qu'on va rechercher pour pour arracher des larmes à tout prix c'est une émission une émotion qui est qui est soudé aussi à une époque à la société à la conduite de personnages qu'on laisse aussi libre cela dit à des films j'étais moi c'est ma préférence il ya des films qui sont plus froids plus analytique que je trouve aussi admirable mais j'ai dans ceux d'antan dans les dents dans les cinéastes dont j'ai envie de parler il ya ya ja c'est ce que c'est ce que j'ai envie de mettre en avant pour pour certains d'entre eux pour pour pour max ophuls pour pour grémillon comme pour certains cinéastes qu'on a un peu oublié à certains moments qui accueille oublier pendant de longues de long de l'année comme raymond bernard ou voir henri calef un exercice d'admiration et un acte de gratitude envers ces explorateurs citoyen que sont les cinéastes les deux premiers volets sont d'ailleurs consacré à vos cinéaste de chevet jean grémillon dont on vient de parler ophuls henri decoin sacha guitry marcel pagnol jacques tati ou encore robert bresson alors sacha guitry vous le raconter on a un peu trop longtemps réduit à du théâtre filmé alors qu'il a fait était bien plus notamment avec ceux de chez nous dont vous reproduisez des extraits et c'est quand même formidable que ce type dont on disait que c'était un homme de théâtre il est le seul il est le seul à penser à prendre une caméra est allé filmer rodin renoir cinq sens il est le seul il ya d'ailleurs je vois dire à la télévision française deux personnes a été filmée litres et c'est vrai à part au cif à part frédéric rossif qui a eu l'idée formidable de lui demander de de refaire la conférence qu'il faisait à propos de ce jeu chez nous l'un donc dit riz était plus révolutionnaire et plus audacieux que encore que tous les légendes et générations qui l'ont ils ont succédé et il nous a amené des images formidable voilà oui c'est vrai guitry c'est quelqu'un qui me touche et ça m'intéressait aussi de 2 quand j'ai de montrer la manière dont on parle olivier assayas de faire la jonction entre guitry est un cinéaste tout à fait contemporain et assayas parlant de la vitesse de guitry et le comparant à tarantino moi tout de suite quelque chose qui me qui m'intéressent qui me fait jubiler et à propos de parallèle vous fait aussi le lien entre jacques tati et robert bresson qui ont été connus en même temps alors là on a pas de sot d'époque ans de télescopage comme celui que vous venez d'évoquer entre sacha guitry olivier assayas mais c'était quand même deux cinéastes tels que vous les décrivez isolé solitaire obsessionnel qui se respectaient et avait la même méfiance pour la technique les comédiens professionnels et les scénaristes vous vous avez toujours accordé une grande place à la narration dans vos films ya à travers ce voyage dans cinéma français l'envié aussi de réhabiliter pas simplement des réalisateurs mais aussi des scénaristes et des dialoguistes oui des gens comme charles spaak c'est une des personnes qui à travers le film et jauge il ya bien sûr prévert aurenche et bost mais ce paquet quelqu'un pour qui longtemps j'ai eu une sorte de prévention et que j'ai redécouvert ensemble et par exemple ce qu'il dit grémillon je trouvais bouleversant et je me suis et ça m'a fait regretté n'avoir jamais eu le la liberté d'esprit de 2,2 de le rencontrer pour le rencontrer j'étais prisonnier à l'époque de ce qu'on disait contre lui ce qui est complètement idiot will et les laisser les compositeurs aussi qui sont les grands oubliés et par exemple moi je consacre tout un épisode à la une partie des épisodes 1 à la chanson et et au parolier de chansons qui sont des réalisateurs et y en a beaucoup beaucoup beaucoup c'est même une grande spécificité qui à ma connaissance n'avait jamais été notée du cinéma français c'est le nombre de chansons écrites par des réalisateurs de films et une jamais de moi ça bové ahmadshah la pluie comprendre [Musique] demandez moi [Musique] vous savez quoi où va jouer votre opéra je vais jouer votre grand père il va jouer mon opéra vaincu beau vous connaîtrez à montre tout désespoir temps dans la loi [Musique] [Applaudissements] 2 l'udps tendu oui ouais m je lai 1 mais voilà clean flanc de la lune cette zone la bhr1 elle aussi sous le 6 sans lune je plains alabrune à fournir oui alors bertrand tavernier où trônent automne n'est pas en même temps est ce que vous avez toujours connu le dernière c'était ses terres noires il ya eu le premier c'était du vivier c'est une chanson écrite par julien duvivier chanté par l'admirable damian la complainte de damian oui oui oui oui non mais là j'ai bien sûr j'ai toujours rené clair oui rené clair rené clair qui a écrit beaucoup de chansons dont une est de la musique & co écrite par jean grémillon on découvre dans le film ça c'est une chose que je ne l'ignorait avant de commencer le film et cette tradition des cinéastes parolier elle s'est perdu petit à petit papa complètement d'abord de me jacques demy qui la perpétuent et agnès varda voir jean luc godard qui a écrit une chanson dans une femme est une femme il me semble qu'il ya des des mois j'ai aussi écrit deux chansons dans d'un coup de torchon mais je crois que non je crois que oui il y en a moins mais je crois qu'on doit un trou gens trouvent une ou deux de nancy christophe honoré n'a pas écrit oui probablement vous faites aussi rendait un hommage à ce qu'on a un peu oublié cinéaste et cinéastes eux et notamment aux femmes réalisatrices bertrand tavernier jacquot d'hyères encore souliers à venise leur quasi absence de la sélection mais c'est peut-être plutôt une absence de visibilité aussi dans l'histoire et dans nos mémoires sur laquelle vous revenez dans le septième épisode dédié au méconnu dont jacqueline audry extrait la seule cinéaste a abordé un thème tabou dans le schéma français qui est l'insatisfaction féminine l'insatisfaction sexuelle elle va là dessus être assez audacieuse en de maximaliser ce que je suis rien entre 5 et 7 pourtant l'après midi le soir très tard leriche nature attendait mais il n'a rien dit je ne sais pas tu parlais à presles moi ça l'épaule qui met toutes les heures sont aussi bien bras vous désirez franchement de votre petite mort au moins huit mois non ce n'est pas ça c'est un peu comme quand la mère en soit pas trop vous savez c'est vous coupant des f&a ou bien on dit maman il est à la jce et on recommence on recommence bravo pour l'escarpolette extraits des mini l'ingénue libertines faire un dialogue très gonflé t elle en fait l'ingénue non jacqueline audry c'était une réalisatrice féministe c'est une réalisatrice tout à fait une féminine et ce qui a été très ignorer et qui s'est battue pour faire accéder les femmes c'était la seule pendant une époque qui a fait qui a réussi à faire plusieurs longs métrages et il ya quelques réussites il ya des films moins bons et il ya des curiosités là j'étais content moi de pouvoir montrer c'est vraiment cette bizarrerie qui est la carac blonde qui est quand même scénario de paul ricard le fabricants d'alcool c'est quand même ça formidable de voir que paul ricard a écrit un scénario où il a ce prix la ville est qu il a écrit scénario il a produit une film à ccc le seul film fabriquer écrit par un fabricant de boissons alcoolisées c'est avec avec ça sam maîtresse de l'époque qui est une actrice argentine qui est à peu près aussi à sa place en camargue que que un archevêque au bois de boulogne bertrand tavernier dans la série vous évoquez près de 200 films dont plus de 90 totalement méconnu et certains ont été restaurés là c'est la belle histoire grâce à cette série lesquels parce qu'il faut être juste ya pas que des femmes qui ont été oubliés de la mémoire mais si les femmes y en avait très peu parce que toujours vous parlez pas de beaucoup de mes c'est qu'il y en a eu très peur que de mal et puis après elle a fait la place varda il ya un délicat plombe il ya eu nicole v dresse un peu près par 1900 mais fondée sur des cinéastes comme gilles grangier ou jean valley dont le film la terre qu'ils meurent a été restaurée à l'occasion alors cette jambe jean valjean valais suisse était le premier film français en couleur et il avait disparu c'est un film de 36 pendant très longtemps dans toutes les histoires du cinéma on disait que le premier film en couleur était de 48 non il ya eu un film en 36 tourner beaucoup en extérieur on vendait et qui est un film sur le l'impossibilité pour un paysan de vivre des produits satellitaires un sujet extraordinairement actuellement j'ai appelé josé bové et je lui ai dit voyez ce film prenez le pour la confédération paysanne c'est absolument un film sort aujourd'hui et en plus le cnc et les archives du film long restaurer et on le voit pour la première fois un peu grâce à moi de dire dans les couleurs de l'époque comme il a été tourné et on s'aperçoit que le chef opérateur qui a été aussi le chef opérateur de guitry et de renoir là le chef opérateur à prend des risques extraordinaire et il ya certains plans on dirait on dirait mccabe émis 6 milliards d'altman on dirait et que c'est beaucoup plus audacieux que les films en couleurs français des années 50 qui sont souvent très médiocres quant à lui sur la photo bertrand tavernier votre série en huit épisodes voyage à travers le cinéma français sera donc diffusée à partir de dimanche sur france 5 à la nuit très souvent la nuit à partir de 23h30 c'est une série bien pour les noctambules ce sera pour les gens qui ne dorment pas je suis content ça va malheureusement concurrencer les nus de france culture je suis un peu désolé regarder l'un à écouter l'autre peut être en même temps mais non c'est fait bien concurrencer concurrence et c'est stimulant mais avant 10h30 c'est sympa le bon air ce qu'on a jugé que le cinéma français n'avait pas le droit à deux devis avant moi même ça m'amuse beaucoup ça me rend un peu triste aussi mais c'est du charbon vous le disiez et ça réchauffe rats nos nuits de ce kingdom
Xavier Bertrand