Alliances d'entre-deux tours : grands principes et petits arrangements
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Notre édition spéciale continue, premier tour des municipales dans un instant, notre débat 100 % politique pour le lancer. La question des alliances à gauche au niveau national, le message est clair, ça se complique un petit peu en fonction des villes Gaëlle Fonseca. La consigne de Liéviéfort a été claire.
Il n'y aura pas d'accord national entre le parti socialiste et la France insoumise. Cette ligne, Benoît Payan la maintient à Marseille, malgré son score au coude à coude avec le RN. Il a déposé sa liste pour le second tour en préfecture et a fermé la porte à LFI.
Pour gagner, le maire sortant compte sur le vote des citoyens marseillais et appelle la France insoumises à se désister plutôt qu'à s'allier. A trois reprises, je me suis désisté. Vous voyez autour de vous des femmes et des hommes qui se sont désistés quand le Rassemblement national était dans cette situation.
Chacun doit prendre ses responsabilités. Pas d'accord non plus à Bordeaux, le maire sortant Pierre Urmique a refusé la proposition de la France insoumise. Idem, Emmanuel Grégoire à Paris a été très clair malgré la demande des électeurs de gauche d'une union pour contrer une possible alliance Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel.
J'ai dit maintes et maintes fois que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI. Sophia Chiquirou, arrivée 3e a annoncé qu'elle se maintiendrait au second tour, faute d'accord avec le PS. La France insoumise critique fortement ses refus d'alliance, mais se félicite face à quelques réussites.
Dès ce matin, à Toulouse, les candidats PS écologistes et LFI ont annoncé une liste commune pour le second tour afin de récupérer la ville à droite depuis 2014. Quand on doit battre la droite et l'extrême droite, la gauche doit s Pour moi, ça ne souffrait d'aucune autre possibilité. Quand on est de gauche, on rassemble la gauche.
En cas de victoire, LFI obtiendrait la ville, les socialistes verts, la la métropole. Même dynamique à Besançon ou encore à Avignon, les annonces de fusion s'accumulent. Mais face au rejet national du parti de Jean-Luc Mélenchon par les socialistes, les discussions s'enlisent dans certaines agglomérations où la victoire de la gauche dépend d'une alliance, comme à Lyon et Nantes.
A Lille, le combat est différent. L'union de la gauche et la France insoumise sont arrivés premier et deuxième du scrutin. Ils courtissent donc tous deux les écologistes heureux 3e du premier tour pour se rallier à leur cause.
Il faut dire que Marine Tondelier est toujours restée plus ambigüe avec les insoumis et considère que chaque alliance doit être étudiée en fonction de la ville. – C'est l'heure des tractations, c'est l'heure de notre débat 100 % politique. J'accueille Laurence Saillet, bonsoir.
Vous êtes ancienne députée européenne du parti LR Les Républicains et candidate sur la liste de Rachida Dati, François Calfont, bonsoir. Bienvenue à vous aussi, eurodéputée PS Place Publique, membre du bureau national du Parti Socialiste. Olga Givernais, bonsoir et bienvenue.
Vous êtes députée Renaissance de l'Ain. Emeric Durox, bonsoir et bienvenue. Vous êtes sénateur Rassemblement National de de Seine-et-Marne, et avec nous également en duplex Mélanie Vogel.
Bonsoir, bienvenue sénatrice, les écologistes des Français hors de France. Je vais commencer par les dernières informations qui nous sont parvenues en cette fin d'après-midi. Beaucoup d'annonces, de de fusion.
Alors elles sont appelées fusions techniques ou pas. Elles concernent essentiellement la gauche. Je vais citer Clermont, fusion technique annoncée par le maire PS Olivier Bianchi avec les Insoumis.
À Brest, une alliance entre le maire socialiste sortant et la France insoumise. À Lille, c'est une fusion entre les écologistes Stéphane Bally et le Parti socialiste. Et puis alors si on regarde deux très grandes villes, Lyon, Grégory Doucet qui était arrivé en tête de Benjamin Michel a annoncé qu'il avait passé un accord avec l'insoumise Belouassa-Scherifi.
Et puis, à l'inverse, à Marseille, Benoît Payan refuse toute alliance avec Sébastien Delogu, malgré la présence d'un Franck Calizio, très très haut placé au premier tour. On s'y perd quand même François Calfon ? – On s'y perd parce qu'en réalité il y a des consignes nationales et un comportement local.
En ce qui me concerne moi, moi je ne souhaite pas d'accord avec la France Le seul lieu où ça aurait pu être discuté, M. Payon l'a refusé, c'est-à-dire quand il y a effectivement un risque face à l'extrême droite. Donc moi je salue ce soir le comportement exemplaire de M.
Payon, le risque de face au RN, le comportement d'Emmanuel Grégoire qui est d'une grande clarté, et dans le reportage, il n'était pas mis à jour tout à l'heure, dans le reportage que vous avez fait, je précise que Lille ce soir, le Parti Socialiste a trouvé l'alliance, ce matin les écologistes cherchaient une alliance avec la France Insoumise, a trouvé l'alliance, non pas avec la France Insoumise, ils ne la cherchaient pas, mais avec les écologistes. Moi je dis avec beaucoup de force, c'est la politique c'est pas simplement des additions et des soustractions, la politique c'est des électeurs qui prennent leur choix en leur âme et conscience. J'attends de voir, vous voyez qu'il y a un dicton populaire qui dit c'est à la fin de la fois qu'on compte les bouses et bien j'attends de voir dimanche soir prochain si ces additions parfois opportunistes, parfois opportunistes finalement l'emporterait.
Et je veux me dire une chose c'est que celles et ceux qui font des alliances en parlant qui d un président de syndicat des ordures ménagères ou de syndicat des eaux sans avoir même relu la résolution de notre bureau national quant à finalement le refus d'antisémitisme systémique qui traversent la france insoumise le refus de la violence politique avec une demande de prise de distance entre la france insoumise et la jeune garde antifasciste eh bien grand bien leur face mais moi je vois les réactions manifestement regardé sur les réseaux dans plusieurs grandes villes effectivement il y a quand même des fusions alors votre avis sur ces fusions qui sont en cours encore une fois il ya plein de situations différentes mais il ya quand même ce sentiment que dans pas mal de ville, Emmerich Durochs, le Parti socialiste, parfois les écologistes, ont choisi de s'allier avec les insoumis. Mon avis c'est qu'il n'y a pas de surprise. Entre l'honneur et la gamelle, ça fait 50 ans que les socialistes ont toujours choisi la gamelle.
Monsieur Calfon a parlé pendant 10 minutes d'un qu'un à Marseille, en réalité. – Moins que ça, moins que ça. – Oui, deux minutes. – On va faire en sorte que tout le monde l'a paru. – Et tout ça pour oublier que, vous l'avez dit, sur une dizaine de villes, et je crois que c'est une quinzaine de métropoles, il y a des accords dès le premier tour.
La veille, ils disaient jamais d'accord, la main sur le cœur. Le lendemain, il y a des accords. Donc, vous voyez, on ne peut pas leur faire confiance et je crois en réalité qu'ils tombent dans le piège que leur tende la France insoumise parce que, en s'alliant avec eux, ils seront absorbés.
Et en réalité, qu'est-ce que préfigure cet entre-deux-tours ? C'est le duel que nous aurons dans moins d'un an pour l'élection présidentielle. Entre nous, c'est acté et ce soir, je crois aussi qu'avec malheureusement, la percée de LFI et on voit qu'ils sont très puissants et bien ça préfigure le duel entre Mélenchon et notre candidat.
Alors notre histoire politique nous a appris qu'en général les favoris à plus d'un an de la présidentielle n'étaient pas forcément ceux qui l'emportaient après. Donc on a un peu le temps. On verra bien, mais on a le temps effectivement d'en reparer.
Même question, Laurent, ça y est, est-ce que, voilà, Les principes sont en train de se perdre à gauche dans les petits arrangements locaux. On parlera de la droite après, ne vous inquiétez pas. Ne vous inquiétez pas, j'ai beaucoup aimé M.
Calfon qui cite M. Grégoire comme un exemple. M.
Calfon, vous n'êtes pas sans ignorer que M. Grégoire nous dit qu'il connaît pas la jeune garde, alors que le Parti socialiste a signé un communiqué commun avec la jeune garde, entre autres lors de l'asile-immigration. Il a sur sa liste des gens qui soutiennent la jeune garde.
Il a Mme Simonnet, qui était LFI, qui n'a pas changé d'idée, c'est pas parce qu'on l'a sorti de son parti, c'est même pas elle qui a fait le choix de partir, qu'elle a changé ses idées. Donc si vous voulez, c'est quand même assez espiègle, c'est-à-dire qu'on met des LFI sur sa liste avant et après on dit qu'on fait pas d'alliance. Donc là déjà c'est un mensonge, je pense que vous devriez éviter de le citer, éplucher sa liste et puis vous verrez, je vous en enverrai même quelques exemples.
Non mais c'est important de le dire parce que c'est là l'hypocrisie, c'est pas la peine aujourd j'entendais monsieur Grégoire qui disait oh là là. Vous êtes en campagne à Paris, je pense qu'il faut le préciser. Je l'ai dit en ouverture.
Parce que là la campagne c'est dans la France, on n'est pas dans l'analyse, on est dans le...
Excusez-moi, je suis une femme politique, je fais de la politique, pourquoi – Pourquoi vous faites de l'analyse, vous ? – Un petit peu, parfois, ça m'arrête. J'essaie de faire marcher mon cerveau. – En l'occurrence, ce n'est pas le sujet. – On a compris votre argument, allez au bout de la phrase. – Donc merci de m'avoir coupé, je sais que mon propos vous dérange.
Néanmoins, ce que je veux dire par là, c'est que M. Grégoire ne brandit comme argument de campagne que de lutter contre la droite extrême de Mme Dati, qui a toujours été claire sur le sujet. Pour faire oublier son bilan, c'est un fait.
Mais je conseille M. Alors, effectivement, on va essayer de ne pas se centraliser sur la bataille de Paris parce que nos téléspectateurs et téléspectatrices, ils sont partout en France. On est une émission regardée un peu partout.
Votre avis sur ces fusions en cours à gauche. Nous avons été très clairs, Gabriel Attal l'a dit, c'est ni alliance avec ni LFI, ni RN et alliance directe que nous ne ferons pas mais alliance indirecte. Et ça, il faut être attentif aussi lorsqu'il y a des alliances qui se font entre la droite et qui est-ce qu'ils vont aller chercher, ou la gauche, évidemment, sur l'extrême-gauche.
Donc on peut encore voir ces alliances de la honte, comme on les appelle. Vous employez ce terme-là Oui, parce qu'en fait, quand il y a eu des annonces de grands principes avant le premier tour et puis que finalement on pousse tout de côté pour essayer d'avoir des accords techniques. Et je pense que vis-à-vis de nos téléspectateurs, faudrait peut-être expliquer ce qu'il y a un accord technique.
Un accord technique, ça veut dire qu'il n'y a pas de discussion de fond, c'est simplement une addition des voix pour pouvoir remporter la mairie et mettre un maire. Et lorsqu'il n'y a pas de risque RN ou de risque LFI, évidemment, en fait, je crois qu'il faut laisser marcher la démocratie et rendre le projet tout à fait clair pour les électeurs parce que sinon, ça devient un projet qui n'est plus clair. Quand on a effectivement des LFIS qui peuvent être antisémites et qui viennent se mélanger avec d d'autres listes, je crois que les électeurs ne vont pas du tout s'y retrouver.
Donc là, attention, attention à ces accords parce que ça ne donne pas une bonne image de la politique. Ça ne prépare pas également le terrain pour la suite. Pardon de vous interrompre, je vais vous redonner la parole, on n'a pas encore entendu Mélanie Vogel, donc je vais aller vers elle, mais on écoute.
Alors je vous propose, pour continuer de nourrir cette première partie de débat sur les alliances en cours dans de nombreuses villes de France entre socialistes, écologistes et Insoumis, même s'il y a quelques contre-exemples. On écoute Manuel Bonpart, le coordinateur de la France Insoumise, qui était ce matin sur France Inter. Partout où la droite et l'extrême droite menacent de gagner, nous appelons à la constitution d'un rassemblement, d'une fusion entre les différentes listes pour battre la droite et l'extrême droite.
Comme d'ailleurs c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps. Les listes se rassemblent pour empêcher la droite ou l'extrême droite de l'emporter. Donc c'est la proposition que nous avons mis sur la table.
Et alors la secrétaire nationale des écologistes, on peut considérer qu'elle est sur la même ligne. Marine Tondelier, elle a publié Surix, on va le voir. La liste des villes qui pourrait basculer au aristote gauche grâce à des alliances incluant LFI.
Voilà ce qu'elle nous dit, Marine Tendulé. Si nous sommes intelligents, beaucoup de villes de droite peuvent basculer. Lorient-Ville-Pinte-Mulouse avec un maire écologiste.
Amiens-Saint-Etienne avec un maire socialiste. Limoges-Toulouse avec un maire insoumis. Nîmes avec un maire communiste.
Mélanie Vaugel, est-ce qu'effectivement il faut dans toutes ces villes renouer avec les insoumis pour une question d'efficacité tout simplement ? Oui. Pour l'objectif que nous nous sommes fixés depuis longtemps et que l'on répète depuis le début de cette campagne municipale, c'est que nous avons deux objectifs.
Premièrement, maintenir les villes qui sont aujourd'hui gouvernées par la gauche et les écologistes. Et deuxièmement, tenir les villes qui sont de tenter, lorsque c'est possible, de remporter de nouvelles villes. Parce que nous pensons que le fait que des villes soient gouvernées par la droite et l'extrême-droite d'abord a un impact déplorable sur la vie de millions de gens, quand on prend tout toutes les villes concernées par ces potentiels basculent, soit parce que nous pourrions l'emporter, soit parce que la droite pourrait récupérer des villes, il y a des millions de vies qui sont concernées.
Et par ailleurs, on n'est pas sans savoir que nous sommes à un an d'une présidentielle de tous les dangers et que le paysage politique de nos élus locaux va tout changer par rapport à la résilience démocratique de notre pays. Et donc avec ces deux objectifs, nous essayons de faire tout ce qui est le plus intelligent, le plus efficace, effectivement pour conserver des villes pour la gauche et les écologistes. Et si cela veut dire engranger des fusions avec les insoumis parce qu'il n'y a pas d'autre solution, et que sinon nous risquons de perdre ces villes au profit de la droite et de l'extra-droite, eh bien nous le ferons en responsabilité.
Pas parce que nous avons envie de le faire, mais parce que nous considérons que c'est le choix le plus respectueux des attentes de nos électeurs. Malgré les insultes, parce que Jean-Luc Mélenchon a pu pratiquer l'insulte pendant cette campagne électorale, il a fait beaucoup de meetings qui visaient notamment des candidats socialistes ou écologistes, et malgré les d'érapage. Il flirte quand même, il a flirté avec l'antisémitisme.
Malgré tout ça, on peut faire une alliance. Mais si vous voulez, quand on est responsable en politique, à mon avis, dans un second tour comme ça, la La question qu'on doit se poser, c'est quel est le plus grand danger ? Qu'est-ce qui est le pire à craindre ?
Le pire à craindre, est-ce qu'une ville soit gouvernée par la droite et l'extrême droite ou est-ce d'avoir quelques élus insoumis au conseil municipal Et à cette question, nous avons répondu, nous répondons que nous considérons que le plus grand danger est de voir des villes conquises par la droite et l'extrême droite ou rester dans les mains de la droite et de l'extrême droite. Donc je le fait pas, nous ne le faisons pas parce que c'est notre option préférée. Si vous voulez, notre option préférée, ce serait que les écologistes soient en tête partout.
Bon, ce n'est pas le cas et nous ne le faisons pas pour ou contre Jean-Luc que Mélenchon. Nous le faisons pour maintenir, conserver l'intérêt général dans ces territoires. – Alors je vais revenir vers vous évidemment, vous participez à tout le débat.
Merci d'avoir accepté d'être en duplex Mélanie Vogel. Vous vouliez réagir évidemment Emery Dionch, parce que vous êtes le rassemblement là, si on me montrait du doigt. J'ai entendu parler d'intérêt général.
Bon, c'est pas ce que pensent visiblement les électeurs. Tous nos 14 maires ont été réélus au premier tour. Nous en avons conquis 9 de plus.
Nous sommes à 23 villes, ce qui est un record pour notre parti. D'ailleurs, quand ils sont réélus, ils sont réélus à 80 % comme à Hénin-Beaumont ou à même 85 % comme à Bray-la-Bussière. On peut citer aussi Louis Alliot qui qui a été élu meilleur maire de France pour les villes de plus de 100 000 habitants.
A l'inverse, quand les Verts gèrent une commune, en général, les gens en ont honte et ne votent plus pour ces gens-là. Je veux parler strasbourg je veux parler de lyon je veux parler de bordeaux aussi où ces maires sont en danger et en réalité ce qui intéresse les écolos c'est le maintien de leur groupe ici au sénatorial qui est en grand danger ils ne sont que 17 donc si on enlève ces villes là il peuvent se dire que dans quelques mois ils n'auront plus de groupe donc peu importe l'antisémitisme peu importe vous avez oublié le cité je souhaite le citer aussi la jeune garde qui a tué tuer un jeune homme de 23 ans ils sont en train d'être jugés où est monsieur le député et les filles avec qui comment il s'appelle Raphaël Arnaud avec qui madame souhaite s'associer ça c'est pas grave pour vous qu'on conserve nos élus la gamelle c'est plus important que l'honneur et que les idées évidemment je reviens vers vous Laurent ça y est c'est promis mais évidemment Mélanie Vogel veut répondre je vous donne la parole non mais d'abord c'est absolument faux de dire que les électeurs des villes écologistes ne veulent plus des écologistes d'abord toutes les études d'opinion nous disent que les politiques publiques menées par des écologistes sont plébiscité les gens souhaitent davantage d'écologie au niveau local il peut y avoir c'est vrai et c'est effectivement un travail que nous devons faire je ne m'en cache pas un sujet sur l'image des maires écologistes mais sur les politiques publiques qui changent la vie des gens au quotidien elles sont plébiscité deuxièmement sur lyon pardonnez moi ça fait des mois qu'on nous raconte que jean-michel olas va devancer de moins de 20 point notre candidat aujourd'hui c'est le candidat écologiste le maire de lyon grégory doucet qui est en tête à lyon merci mélanie veugel laurence aillé justement lyon est-ce que monsieur olas c'est l'extrême droite non mais voyez le mensonge je veux dire on peut penser ce qu'on veut éventuellement qu'il a loupé un débat mais enfin c'est pas un concours de débat c'est pas le sujet oui mais ce que je veux dire par là c'est que le sujet c'est pas de faire le meilleur débat le sujet c'est d'avoir géré une des propos qui frôlaient l'antisémitisme et l'exemple de lyon c'est vraiment le meilleur exemple non monsieur olas ce n'est pas l'extrême droite mais simplement ça ne les dérange pas si vous voulez de s'allier avec ceux qu'il disait il y a 15 jours encore être des ennemis de la république je vous donne la parole tout de suite mais je veux bien je pense qu'on va le voir s'afficher ou sinon il s'affichera pendant que vous répondez mais avec Ipsos BVA saisie école d'ingénieurs il y a une étude qui a qui a été menée sur les souhaits d'alliance, ce qui est intéressant parce que ça concerne notamment les alliances LFI avec les autres partis de gauche. Si on regarde les Français, les Français disent non à 75%, il ne faut pas d'alliance.
Si on rentre dans le détail des sympathisants, vous voyez 89 % des sympathisants insoumis favorables 51 % des écologistes vous êtes en prise avec une majorité de vos sympathisants, mais c'est pas forcément ce que beaucoup de candidats socialistes si on est factuels, dominants pour ces élections municipales. Je ne vais pas l'interromper. On va essayer de développer un propos. j'ai des nuances bien évidemment qui sont importantes moi je demande déjà je ne souhaite pas c'est le sens du communiqué du parti socialiste – Je ne suis pas du tout du genre à me défiler.
Je regrette que Mme Vogel n'ait pas du tout parlé, vous l'avez interpellé, vous n'avez pas répondu, d'un minimum d'abjuration, c'est-à-dire que je ne mets pas de traits d'égalité entre tous nos maires comme je ne mets pas de traits d'égalité entre tous les maires écologistes, mais enfin quand même, les propos antisémites, elle n'en a pas parlé une seule fois, ça me choque, je le dis très sincèrement, le refus de la violence politique, ça me choque et la dernière chose que je dis c'est que le seul qui était exposé, le seul qui était exposé à un risque de l'extrême droite et qu'il l'est encore, c'est monsieur Payan, il a refusé cette alliante fonteuse. Et je termine sur un point parce que madame ça y est m'attaque, moi je ne l'attaque pas, vous voyez comme de trait d'égalité. Et pourquoi je dis ça ?
C'est très précis, parce que le narratif qui a été développé par l'âme Vogel sur partout où il y a un risque de droite ou d'extrême droite comme si c'était la même chose, et bien à ce moment là on s'allie avec la France. Alors, tout le monde veut parler, on n'a pas beaucoup entendu Olivier Givernais donc on va rééquilibrer un peu. C'est vrai que ce scrutin il donne le sentiment d'une polarisation accrue, peut-être qu'on s'y attendait mais pas à ce point et le macronisme il est où face à cette polarisation ?
Il est en train de disparaître ? Le macronisme et le bloc central a évidemment proposé ses candidats, il y a eu des élus par exemple dans mon département de l'Ain, on va avoir le plus jeune maire de l'Ain élu à Château-Gaillard donc on a des fiertés, on a des élus qui se mettent sur les listes et où on demande à être très vigilant sur la constitution des listes avant le premier tour et et lorsqu'il y a des deuxièmes tours, il n'y en a pas beaucoup en fait. Sur mon département, il y en a cuites sur 450 communes donc en fait c'est surtout sur les grandes villes que ça va se voir.
Là on est sur l'heure de vérité. Réellement, avant on parlait beaucoup sur des sondages sur les alliances qui pouvaient se faire aujourd'hui. Aujourd'hui, on a des représentants locaux qui ont des étiquettes ou pas.
Je rappelle qu'avant le premier tour tout le monde essayait d'enlever son étiquette et puis maintenant que les résultats sont sortis, toutes les étiquettes, les revendications partisanes se font. D'abord, je trouve ça dommage pour les électeurs qui, en général, choisissent plutôt sur un projet, sur des personnalités et des incarnations, voire sur des bilans. Et donc la récupération politique peut paraître un peu déplacée par rapport aux enjeux qui sont faits.
Combien même elle existe, puisque effectivement la question va être de savoir comment le paysage politique va se dessiner dès le lendemain du deuxième tour ? Est-ce qu'on va être toujours sur une représentation un peu tripartite, une gauche qui va plutôt à l'extrême, un espèce de bloc central qui va aller chercher tous les partis républicains, démocrates qui sont, je l'espère, capables de travailler ensemble pour la suite des événements et notamment sur les présidentielles et puis un parti de droite et d'extrême-droite. Et là, il faut faire très attention.
Et c'est là où on voit en fait que c'est tout à fait fongible et que ce n'est pas clair. Et donc cette première clarification va permettre de chacun dans son partie vont travailler. Nous, encore une fois, au niveau de Renaissance, Gabriel Attal, avec tout le bloc central, il y a cette très grande vigilance.
La question, c'est comment est-ce que nous allons travailler... – Gabriel Attal, quand même, très discret, pour ne pas C'est-à-dire plus pendant cette campagne des municipales, comme s'il avait voulu l'enjamber.
Il y a eu des soutiens. On a fait 2020, c'était assez difficile aussi. Moi-même, j'étais en charge sur mon département de l'organiser.
L'objectif, c'est de trouver des bonnes volontés, qui veulent bien s'engager. On peut aussi se satisfaire qu'il y ait encore des personnes qui veulent s'engager en politique. – On va parler de la question des alliances à droite cette fois-ci.
Alors j'ai deux questions qui tournent autour de la ville de Nice. C'est comme ça Franck qui nous écrit donc de Nice alors ça va peut-être vous surprendre mais voilà ce qu'il nous dit est-ce que LFI, PS, PCF, Ecolo doit fusionner avec Christian Estrosi afin de faire barrage à Éric Ciotti qui représente UDRRN, on s'y perd, les niçois et les niçoises sont perdus. Et puis autre question, c'est Elsa qui nous écrit de Nice.
Si Eric Ciotti gagne à Nice, est-ce que ça ne prouvera pas que les droites doivent s'allier pour l'emporter ? Laurent Sallier. Alors déjà, je ne parle pas au nom de LR, je n'engage pas la parole. du parti.
Néanmoins, ce que j'ai à vous dire pour l'avoir vécu quand M. Ciotti est parti, il est parti avec un député et les gens, les autres...
S'il vous plaît, monsieur. Vous en avez trois, c'est bien. En deux ans.
Vous êtes A chaque fois des partiels, on a gagné. Si vous le permettez, ça vous ennuie. Vous êtes un peu arrangant et un peu mal poli laisser Mme Saïd.
Excusez-nous, vous n'allez pas faire le forceur. Si je vous dis que personne n'est parti avec M. Ciotti, M.
Ciotti s'est noyé au M. Ciotti s'est noyé dans l'ORN, il a complètement fusionné lui tout seul et il a trouvé des amis, c'est son problème. Le parti des régions américain...
Ca lui est réussi à Nice, pour l ça lui réussit à Nice mais c'est pas parce que ça lui réussit à Nice je comprends pas votre remarque est-ce que ce qui s'est passé à Nice est duplicable au niveau national ? une élection locale c'est pas lié aussi à la personnalité des gens peut-être qu'aussi il est très implanté à Nice peut-être qu'aussi il y a des difficultés par rapport où certains peuvent reprocher à M. Estrosi et à ce nombre de choses. – Émeric Duroc, je vais vous donner la parole juste après, vous pourrez développer. – C'est un contexte global et une municipale.
Moi tout ce que j'ai à vous dire, c'est que M. M. Sotty est parti, il est au RN maintenant, après ils font un micro-parti.
Les Républicains sont restés à leur place, point barre. Il n'y aura pas d'autre chose à envisager par ailleurs, mais je ne parle pas en leur – Émeric Durox, même question, est-ce que finalement l'exemple niçois doit pousser à cette union des droites que certains appellent de leur vœu depuis longtemps ? – Écoutez, moi j'aurais une question rhétorique à poser à Mme Saillet, qui va être le dernier du Parti des Républicains à éteindre la lumière.
C'est ça, la réalité. Vous avez vu combien il y a eu de lumière hier ? Oui, vous faites la même chose.
Monsieur Souty, c'est une question rhétorique qui n'a pas eu pas de réponse. On est dans la moitié. Monsieur Souty a fait exactement ce qu'il fallait faire.
Il Il l'a fait, il a gagné Nice alors qu'il échouait depuis 15 ans. Dans la deuxième circonscription de Haute-Savoie, c'était une circonscription qui était détenue par les Républicains depuis 50 ans. Il a fait la nuance, on n'a pas gagné à 52 ou 53, on a gagné à 60 dans la deuxième circonscription également du terne et garonne à montauban c'est pour expliquer les arguments donc évidemment que ça marche c'est ce qui est souhaité par l'immense majorité des électeurs qui restent aux Républicains.
Et si on faisait cette alliance-là, on gouvernerait la France pendant 20 ans. Mais visiblement, les LR préfèrent mourir seuls que gagner avec nous. Tant pis pour eux, ils vont Ils vont disparaître.
Savez-vous combien il y a de...
Vous êtes en perdition, je peux aussi sur les villes, mais vous me posez une question. Allez, Laurence, ça y est. Vous allez dire le nom des villes, mais pas tous en même temps.
Ça ne m'intéresse pas parce que vous êtes passé sur les villes de plus de 100 000 habitants, vous êtes passé de 22 % à 12%. Voilà la réalité aujourd'hui des Républicains. C'est la chute en klaxonnant.
Vous n'avez peut-être pas encore eu le temps de regarder les résultats. Je vous conseille de regarder combien de Les Républicains sont en tête au premier tour, et vous le verrez...
Je viens de vous répondre par le chiffre précis. Voilà, voilà. Ce qu'il y a de bien avec vous, c'est qu'on a une sorte de préfiguration...
Allez-y, c'est la soirée. Je vais essayer de parler sans vous coupiez tout le monde. Oui, allez-y.
On a une sorte de préfiguration du C'est-à-dire que vous êtes gonflé à l'hélium de votre propre arrogance. Non, vous ne donnez aucun chiffre. Bien sûr que si, je viens d'en donner 22%.
En plus, vous êtes pénible. Vous coupez, madame Sailly, vous me coupez. Vous n'arrêtez pas de me couper, peut-être qu'on va pouvoir...
Donc la réalité des chiffres, la percée que vous annoncez, elle n'existe pas, et que vous prenez le tableur Excel des résultats, pardon mais vous êtes quatrième ou cinquième force aux élections municipales, après on va voir dimanche prochain, on va voir, vous êtes très bien, vous êtes contents, on voit bien que vous êtes très satisfaits, très bien, on va voir, on va voir, on va voir, on va voir, on va voir ce qui se passe à Toulon, puisque c'est votre enjeu, ce qui se passe à Marseille, avant de fanfaronner, mais manifestement vous adorez fanfaronner, peut-être un peu de modestie, un peu de respect, parce que la démocratie qui est la démocratie vue du RN qui écrase tout le monde, qui empêche tout le monde de parler, c'est un problème. La deuxième chose quand même, c'est que vous êtes...
De toute façon, des fois on a besoin de faire la démonstration parce qu'il y en a qui savent se tenir, vous savez pas où être. La deuxième chose que je tiens à dire sur ce plateau, c'est que vous pouvez toujours donner des bons et des mauvais points à la gauche. Mais enfin, vous, vous n'avez pas des brebis galeuses, vous avez un troupeau de moutons noirs.
Tous les jours on en découvre un qui a des propos antisémites. Il y en a une qui est sur l'Alice de M. M.
Alizio à Marseille, la veille dans le gare, l'avant-veille...
Mais tous les jours ! À la fin de supprimer tous les racistes et les antisémites, il n'y aura plus personne dans le Rassemblement nationales. Est-ce que vous allez exclure les candidats PS qui s'allient avec des antisémites ?
Vous allez les exclure, vous êtes membre du bureau ? Vous n'avez pas répondu, voyez, moi, pardon ! Vous allez les exclure ou pas ?
Du Parti social, c'est des antisémites ? Ah non, il n'y en a pas. Ceux qui sont alliés avec le Parti d'accord mais moi j'ai dit attendez la différence entre vous la différence entre vous et moi la différence entre vous et moi c'est que moi j'étais parfaitement clair sur ce que je considérais être comme des alliances qui remplissent nos critères moraux, qui remplissent nos jetties.
Et vous, vous n'étiez incapable de répondre sur ces brebis galousses qui chaque jour, c'est un débat, ça ne se résume pas à un Merci à tous les deux. Quelques informations. La maire sortante du PS à Nantes annonce un accord de fusion avec les Insoumis, par ailleurs, Pierre-Yves Bournazel annonce à l'agence France Presse une fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, que vous soutenez Laurence Saillet.
En revanche, la candidate insoumise Sofia Chikirou a annoncé qu'elle se maintenait au second tour à Paris. Vous vouliez intervenir ? Oui, évidemment, parce que là on voit bien le malaise qu'il peut y avoir, notamment de la part du sénateur Rassemblement National, où il démontre en fait qu'il y a peut-être un électorat qui est là, mais qu'ils n'arriveront pas à faire les alliances au-delà des valeurs que peut apporter le Rassemblement National et qui ne sont pas du tout partagées, que ce soit parmi les LR et évidemment tout le reste de la classe politique.
Et donc ce malaise, on le ressent, monsieur, quand vous débattez, évidemment, parce qu'il y a une difficulté. Il y a une difficulté de votre part à expliquer, à débattre et à aller sur la façon dont nous analysons. Et nous souhaitons avoir une offre politique apportée aux Français.
Pour ma part, je souhaite qu'elle soit plurielle, que les Français aient le choix, mais qu'elle ait le choix dans sa tarpe républicain qui peut aller de la gauche républicaine à la droite des démocrates et sur des valeurs que nous connaissons bien, c'est-à-dire en défense des institutions ce que le rassemblement national ne fait pas. Alors je vous propose d'écouter tout de suite une autre réaction, celle de l'ancien président socialiste François Hollande, alors qu'il nous dit qu'il faut de la clarté. Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris ce matin en l'écoutant sur France Inter.
Écoutons. La France azouïste se maintient partout, tout en en prétextant qu'il y a un front antifasciste à faire. C'est quand même assez paradoxal de dire « le fascisme serait à nos portes, mais nous, on se maintient partout ».
Alors là où la France insoumise est arrivée en tête, je comprends que ce soit difficile pour les socialistes, pour les candidats qui ont fait ce qu'ils pouvaient pour arriver en premier, qui n'y sont pas parvenus. Je pense notamment à Toulouse et à Limoges. Et dans ce cas-là, qu'est-ce qu'il faut faire ?
Est-ce qu'il faut que les socialistes se désistent ? Je ne veux pas leur donner de consignes, ce n'est pas mon rôle, mais l'avis que je peux formuler, c'est dire là où nous ne sommes pas en capacité de l'emporter, là où la France insoumise est en tête, et bien la meilleure des solutions c'est soit le retrait, soit le maintien. C'est la clarté mais c'est soit le retrait, soit le maintien, je suis un peu perdu C'est vrai qu'il y a un dégagement un peu complexe, je ne m'anite pas la langue de bois, mais je n'ai pas entendu de François Hollande qui dise l'alliance, et donc je ne crois pas qu'ils soutiennent, je suis même certain, je peux parler et presque en son nom, qui soutiennent le fait que M.
Briançon et les socialistes se mettent derrière la France insoumise à Toulouse, ni même qu'ils le soutiennent à Limoges, qui est sa propre région. Donc retrait ou maintien, maintien c'est sous ses propres couleurs. – Qu'est Qu'est-ce qui se joue en ce moment ?
Le leadership pour la présidentielle ? Ah bah oui, mais ça très clairement, vous faites bien de me poser la question. Moi je pense que c'est une impasse absolue pour la gauche de s'inféoder à Jean-Luc Mélenchon dont on sait que c'est une autoroute pour le Rassemblement national.
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai reprécisé les chiffres, parce qu'on le voit bien, il y a une sorte de duo, de binôme entre finalement les extrêmes, l'extrême droite et la France insoumise pour nettoyer le champ politique. Ça marche pas vraiment en l'été et donc c'est une fausse solution il faut que il y ait des candidats issus des différentes formations politiques plutôt que ce duel dont on sait très bien que c'est une machine à fabriquer du bulletin le pen et que monsieur mélenchon un plafond de verre compte tenu de ses positions extrêmement bas il serait une autoroute pour monsieur bardela voilà la réalité voilà ce qui se joue réaction de mélanie vaugel même même thématique on se projette alors on souffre tous de présidentialite dessus sur nos plateau, et je le regrette d'une certaine façon, mais on ne peut pas ne pas se projeter quand même sur ces enjeux nationaux et ces enjeux présidentiels parce que ça fait 25 ans qu'on n'a pas eu des élections municipales aussi proches d'une présidentielle. est-ce que le fait de s'arrimer plus ou moins volontairement plus ou moins fortement à Jean-Luc Mélenchon n'est pas contre-productif pour les autres parties de gauche – Mais personne ne va s'arrimer à Jean-Luc Mélenchon pour ses élections municipales.
Tout d'abord, par rapport à la présidentielle, moi je vois deux choses. Je pense qu'il est très difficile de de déduire une analyse nationale liée à l'élection présidentielle du résultat du premier tour des élections municipales, si on est très honnête. Je sais que les uns et les autres essaient, mais en réalité, quand on regarde les situations, ce n'est pas si clair qu'il y ait eu vraiment une nationalisation de ce scrutin.
La deuxième chose, c'est que quand on regarde de près, il y a beaucoup de villes où le total gauche est en progression. Donc ça ne donne pas forcément des perspectives négatives, tout cas pour le camp de la gauche et des écologistes pour 2027. Je suis désolée, je sais que c'est pas la question que vous me posez mais j'aimerais réagir à ce qu'a dit M.
Calfon tout à l'heure puisqu'il m'a directement interpellé donc je voudrais dire que moi non plus je me défile pas et s'il faut que je répète ce qu'on a dit beaucoup de fois mais que les déclarations de jean-luc mélenchon avait des relents antisémites qui sont parfaitement condamnables je le répète je les condamne ce sont des propos dangereux qui font effectivement le lit de l'antisémitisme Maintenant, si on veut lutter contre l'antisémitisme, si on pense que c'est un cancer de la nation, qu'est-ce qui est le plus risqué à Lyon ? Est-ce que c'est risqué de voir élire un candidat qui voulait projeter C'est l'image d'un néo-nazi sur l'hôtel de ville. Est-ce que c'est faire élire à Marseille un candidat du Rassemblement National ?
Est-ce qu'on pense sérieusement que comme ça, on va aider à la lutte contre l'antisémitisme Moi, je ne le crois pas. Et dernière chose, peut-être en lien avec ce que j'ai entendu dire François Hollande, c'est que de fait, la responsabilité, elle est dans les mains de de celles et ceux qui sont en capacité, parce qu'ils sont devant, à éventuellement fusionner des listes. Mais elle est aussi, et je veux le dire très clairement, du côté des listes qui choisissent de se maintenir en prenant le risque également par leur de faire gagner des candidats de droite et d'extrême-droite.
Et donc, pour moi, l'irresponsabilité, elle est le lot des deux et je le trouve tout aussi dangereux. Des listes qui se maintiennent au risque de faire gagner l'extrême droite ou des listes qui refusent des fusions au risque de perdre face à l'extrême-droite. Vous voulez y réagir ?
En fait, j'ai pas...
Bon, merci d'avoir répondu. Après, j'ai pas les mêmes analyses, mais de bien rappeler que nos valeurs sont clairement contre l'antisémitisme. Par contre, sur l'histoire des listes qui se maintiennent et qui posent un risque d'extrême droite, c'est ce que vous avez dit sous votre contrôle, à part M.
Delogu qui se maintient et qui pose un risque d'extrême droite, je vois pas vraiment dans qui...
Ah d'accord, oui, donc on est d'accord. Donc c'est le cas marseillais. Tiens un mot quand même...
Monsieur, je peux lui poser une question à madame ? Amélie Vogel, allez-y, la parole est libre sur ce plateau. Comme vous êtes un peu loin, c'est toujours un peu difficile, mais vous dites que M.
Aulas, donc, vous considérez qu'il est d'extrême droite parce qu'il a voulu projeter la photo de Quentin, dont on savait un certain nombre de choses, mais peut-être pas tout. Et donc pour vous, toute l'Assemblée nationale...
Madame Madame, s'il vous plaît, qui l'a tué ? Et par ailleurs, parce que moi, ça me touche beaucoup. Vous preniez cet exemple pour instrumentaliser.
L'Assemblée nationale, qui a fait une minute de silence, et tous vos collègues qui ont fait la minute de silence, c'est aussi des fascistes c'est aussi des extrêmes-droites ? Vous comprenez bien ce que je voulais dire. Vous voyez, les gens ont fait une minute de...
C'est une question ! Allez-y. Ils sont d'extrême-droite, ceux qui ont fait une minute de silence Alors, il y a deux questions différentes.
Jean-Michel Aulas, ce n'est pas le seul problème avec lui. Son programme est un programme populiste qui n'a aucun sens d'un point de vue budgétaire, qui veut des reculs l'environnementaux et sociaux. Et par ailleurs, il a sur ses listes des personnes qui étaient pour la manif pour tous, des personnes qui étaient militants de la droite radicale.
Et oui, il a souhaité faire un hommage bien plus qu'une minute de silence, projeter l'image d'un militant néo-nazi sur l'hôtel de ville. Je ne pense pas que ce soit, si vous voulez, le chemin pour lutter pour les valeurs républicaines. Si vous me posez, je pense qu'on s'éloigne beaucoup du sujet, mais moi je veux bien répondre à la minute de silence moi je n'y ai pas participé le cas de ce jeune homme qui a été assassiné est-ce qu'elle condamne c'est ça qu'il faut aller je reprends la main parce que le temps file à toute vitesse est-ce que je condamne quoi le meurtre de quentin de rente évidemment je condamne le meurtre mais Et bien sûr, je vous condamne la mère de Tantien-de-Rose.
Parce que chez les filles, c'est pas clair. Je pense que nous...
Mais je ne suis pas...
Oui, non, mais je sais bien, mais comme vous êtes alliée...
Je n'ai aucune ambiguïté sur...
Je ne suis pas alliée avec la France insoumise et je n'ai aucune ambiguïté sur la condamnation Je pense qu'il y a eu une erreur politique de faire une minute de silence à l'Assemblée nationale et au CELA. Moi-même, je n'y ai pas participé. Je pense que c'est une erreur qui a été faite parce qu'on a réagi à chaud et que parfois, quand on réagit à chaud, on fait des erreurs.
Bon, allez, un dernier thème autour quand même. On aurait pu commencer par là. On aurait même peut-être dû commencer par là.
C'est la faible participation à ces élections municipales. 57 ,17 % de participation, 6 points de moins qu'en 2014. ne va pas parler de 2020 parce que c'était un scrutin et que c'était le premier tour juste avant le confinement.
Bref, c'est la pire participation de notre histoire, est-ce que ce n'est pas, un constat d'échec collectif ? Je peux en prendre ma part parce que les médias jouent leur rôle. – Surtout pour ceux qui ne vont pas voter, c'est eux. – Oui, pardon, non, mais pas seulement pour ceux C'est vous et nous qui devons leur donner envie, et peut-être au premier d'entre eux, le président de la République.
Est-ce qu'il n'y a pas un échec collectif qui inclut Emmanuel Macron ? C'est évidemment un essoufflement de la politique. On sait qu'il y a deux élections qui intéressent les Français, les municipales parce qu'ils vont voter pour leur maire à proximité, parfois à portée de baffe, on le dit, et puis le président de la République.
Et donc là, on voit que même sur ces scrutins où on sent normalement vraiment une connexion avec son élu, eh bien on s'en détache. – Mais Emmanuel Macron, il a tenté de réinsuffler avec des objets plus ou moins inconnus de la démocratie dans notre pays, des conventions citoyennes, etc. – Et le jour, ça n'a pas...
De fait, ça n'a pas Oui, et puis il faut prendre aussi en compte le contexte dans lequel on est, la façon dont les réseaux sociaux influent également sur les interactions. Et les parents qui ne font pas leur boulot non plus de déduquer leurs enfants. La question des problématiques...
Non mais moi je questionne, là, sans s'aduler des élus, des personnalités politiques sur cette forme de désaveu. C'est peut-être la première question que vous devriez vous poser. Je veux bien endosser des responsabilités.
Mais il y a aussi la responsabilité individuelle de chacun. Il y a des gens sur leur canapé. Ils vous expliquent qu'ils n'ont pas envie d'aller voter.
Moi, vous avez le droit de ne pas penser comme moi. Il y a toute une jeunesse qui est désengagée sur un tas de choses parce que aussi, il y a l'éducation. Les parents aussi, quand vous éduquez vos enfants et que vous leur dites que c'est important d'aller voter, le droit de vote, on a eu du mal à l'obtenir.
Il ne faut pas toujours culpabiliser. Je ne dis pas que les politiques sont des modèles, mais simplement il ne faut pas enlever la responsabilité individuelle. Demandez à des gens qui vous disent « Ouais, moi j'ai la flemme, j'ai pas envie ça me saoule, ça sert à rien ».
Il nous resterait peu de temps, chacun va prendre la porte là-dessus. Il y a un débat quand même, vous l'avez posé clairement, il y a deux responsabilités pour moi, il y a une responsabilité gouvernementale, le gouvernement aurait dû, il n'y a pas eu de campagne, encourager les uns et les autres à venir voter. Et la deuxième chose, et ça on pourrait le faire, y compris dans l'Arcom, je rappelle que toutes les chaînes louent en quelque sorte au bien public des fréquences.
Donc en contrepartie du cahier des il devrait y avoir des temps de promotion de la vie démocratique donc ça c'est la première chose et puis la responsabilité médiatique c'est-à-dire que c'est très bien de parler de la guerre mais on est en spécial pas public sénat tout le temps il n'y a plus rien qui passe, il n'y a plus de bande passante. C'est terriblement angoissant pour les Français. Bien sûr qu'il faut parler de la guerre.
Mais je veux dire, le bien, le mieux acquis et le plus précieux qu'on a dans notre démocratie, c'est précisément de faire vivre la démocratie. Donc il y a une responsabilité journalistique, évidemment. – Mais j'en prends ma part.
Et politique quand même des élus ? – Je pose l'action pour tout le monde, c'est votre tour. – On va dire sur ce qu'a dit M.
Calfon pour dire qu'en effet, ce contexte géopolitique est pesant, puisque avant l'Iran c'était Gaza, etc. Et en réalité ça fait des années que les Français ont l'impression de vivre dans un régime en guerre, alors qu'en France pour l'instant ça se passe très bien. Et moi ce que je reproche c'est que les conséquences politiques, il y a eu une prime aux sortants hallucinante, pire que d'habitude qui ont à mon avis, à mon sens faussé les élections.
Parce que j'ai vu dans mon département des maires qui avaient des bilans calamiteux mais il y a eu un effet drapeau, des gens qui se disent c'est un peu terrible partout, du coup je vais voter pour le surtemps parce que c'est plus simple et c'est plus clair. Et ça dégoûte un petit peu certains élus qui font campagne depuis des mois et des mois et qui ont l'impression que cela ne sert à rien et qu'il y a un un réflexe de vote pavlovien qui va vers le sortant. Après, pour répondre à votre question, oui, le spectacle que donne l'Assemblée nationale en raison notamment du comportement de la Macronie, mais aussi des élus de gauche et d'extrême-gauche, est un spectacle déplorable et ne donne pas du tout envie, en réalité, aux gens de...
Et les gens sont gavés de la politique, en réalité. Et ça a eu un impact, évidemment, sur les municipales. – Donc le RN n'y est pour rien ? – Nous, on répond aux attaques, en général, comme ce soir, je suis attaqué par trois personnes. – Vous avez attaqué aussi, c'était un débat. – Allez, Olga Giverna, vous avez vu un peu moins la parole, je vous donne le mot de confusion. – C'est gentil, merci beaucoup.
Je crois qu'il faut être quand même très humble par rapport à l'offre que nous avons vis-à-vis des français il faut les inciter à aller voter il y a quand même deux tiers des communes qui n'avait qu'une liste donc ça veut dire que les français se sont quand même déplacés dans les bureaux de vote pour aller mettre le bulletin pour les élus qui se présentaient et c'est et c'est encourageant, parce que tout le monde se rend bien compte que c'est pas simple. D'abord, c'est en plus un mandat qui va durer 7 ans, plus long que d'habitude. Et moi, je salue cet engagement et l'engagement évidemment de tous les agents municipaux qui organisent ces élections. – Parce qu'effectivement, les dates de vos coïncidés entre la prochaine élection présidentielle et la réélection des maires.
Merci beaucoup, je vous dis à bientôt sur Public Sénat. Si vous aimez les débats politiques, on sait que vous êtes nombreux, si vous me regardez à les aimer, notez cette journée spéciale sur notre entraîne, ce sera mercredi avec trois débats dans l'après-midi, Bordeaux 17h, Strasbourg 18h30, Montpellier 22h30, bah non il y en a aussi mais pas sur notre antenne en tout cas, à demain 18h, 22h, merci de votre fidélité, notez que c'est le député LFI de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel, président de la commission des finances de l'Assemblée, qui sera l'invité principal de la matinale demain. – Belle soirée. – Sous-titrage Société Radio
Olivier Faure