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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 10 juin 2020 43 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesSantéSolidarités & famille

Bourdin Direct du 10 juin - 8h/9h

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 43 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteÉludée

    Faut-il doter tous les policiers d'un taser ?

  • 0:39OuverteÉludée

    Comment interpeller un délinquant sans la technique dite de l'étranglement ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Des mesures d'urgence seront annoncées aujourd'hui pour le BTP ?

  • 3:34OuverteRéponse partielle

    Aucune annonce forte concernant les familles les plus précaires ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Le logement est une urgence pour ces familles ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel demande un plan massif contre la pauvreté ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurChiffre
    « Budget qui devrait finalement atteindre 460 milliards d'euros. »
  • 2:32PrésentateurChiffre
    « Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir en France. »
  • 3:00InvitéChiffre
    « Les PME de moins de 50 salariés paieront seulement la moitié de leurs charges sociales de mars, avril et mai. »
  • 3:08InvitéChiffre
    « Un milliard d'euros va être injecté dans les finances locales. »
  • 3:24InvitéChiffre
    « Depuis la fin du confinement, plus de 85% des chantiers du bâtiment ont repris et 99% des chantiers de travaux publics. »
  • 4:36InvitéChiffre
    « Il n'y a eu que 800 millions d'euros de débloqués pour aider les plus démunis. »
  • 4:42InvitéChiffre
    « Ils n'ont perçu que 150 euros, une seule fois, sur toute la crise. »
  • 18:21PrésentateurChiffre
    « Le confinement a permis d'épargner 690 000 vies. »
  • 32:31InvitéFait
    « L'usage de la force doit être strictement nécessaire et proportionné. »
  • 32:37InvitéFait
    « Toute personne appréhendée ne doit subir ni violence, ni traitement inhumain, ni traitement dégradant. »
  • 36:13PrésentateurFait
    « Toutes les gardes à vue pour les affaires criminelles et pour les affaires de mineurs ont été enregistrées. »
  • 40:14PrésentateurFait
    « Le virus vient d'une dégradation de la nature, d'une déforestation massive, d'un transfert. »
  • 40:36PrésentateurFait
    « Il faut savoir ce que l'on garde et ce que l'on ne garde pas dans les civilisations que nous avons à construire. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Présentateur 28 %
  • Locuteur non identifié7 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 10 juin, l'info sur RMC. Il est 8h02, Céline Kalman est là pour les infos. Céline, bonjour. Bonjour à tous. Faut-il doter tous les policiers d'un taser ? Une arme pourtant constamment décriée. Christophe Castaner a émis l'idée après l'annonce de la fin de la technique dite de l'étranglement. Troisième projet de loi de finances depuis le début de la crise. Budget qui devrait finalement atteindre 460 milliards d'euros. La crise du Covid-19 aurait-elle pu être mieux gérée ? Qui sont les responsables des défaillances ? Une vaste enquête préliminaire est ouverte après le dépôt d'une quarantaine de plaintes. Bienvenue à tous sur RMC.

Comment interpeller un délinquant sans la technique dite de l'étranglement ? Pour Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur disait ici même hier matin le pistolet à impulsion électrique fait partie des alternatives. Certains syndicats de police demandent à ce que cette arme soit généralisée sauf que l'utilisation du taser n'est pas sans risque. Thomas Chupin. Pour le syndicat de police alliance c'est donc une certitude. Le pistolet à impulsion électrique est la solution pour remplacer cette technique d'étranglement supprimée. Grégory Goupil est l'un des représentants du syndicat en Ile-de-France.

1:08
Locuteur non identifié

Il suffit d'utiliser le taser en position choqueur pour pouvoir maîtriser l'individu. C'est une petite décharge électrique mais il y a deux positions avec le taser. Vous avez la position choqueur et la position des sondes qui neutralise en fait la relation entre la moelle épinière et le cerveau

1:22
Présentateur

et qui la neutralise complètement l'individu. S'attaquer à la moelle épinière et le cerveau ce n'est pas du tout anodin. Cela demande une formation généralisée qui n'existe pas aujourd'hui même en école de police. Pourtant le taser a tué en France. Comme à l'étranger, l'ONG Amnesty International parle d'une arme redoutable. Anne-Sophie Saint-Père est l'une des porte-parole de l'ONG.

1:39
Invité

En droit international, ça ne peut pas être utilisé simplement pour maîtriser une personne puisque comme il y a un risque létal, ce serait tout à fait disproportionné de prendre le risque de tuer une personne simplement pour la maîtriser. Par ailleurs, aujourd'hui le cadre du débat est essentiellement sur qu'est-ce qui nous reste comme usage de la force. Il y a beaucoup d'autres choses que les policiers doivent maîtriser à commencer par la négociation, la communication. Et pour Amnesty International en France, policiers et gendarmes sont mal formés

2:00
Présentateur

au dialogue, à la psychologie et emploient trop souvent la force comme premier recours. Hier soir, des milliers de personnes se sont rassemblées contre le racisme et les violences policières un peu partout en France au moment où se déroulaient les funérailles de George Floyd aux Etats-Unis. De nouvelles manifestations sont prévues ce week-end. RMC 8h05, des milliards, des milliards et encore des milliards. Le gouvernement déploie aujourd'hui en Conseil des ministres un nouveau budget en soutien au secteur dévasté par la crise. Troisième projet de loi de finances rectificative pour tenter de limiter la casse. Hier soir, Bruno Le Maire a annoncé la couleur.

Des centaines de milliers de personnes vont perdre leur emploi dans les mois à venir en France. Parmi les secteurs les plus touchés, le BTP. Victor Joannin, d'après vos informations, des mesures d'urgence seront annoncées aujourd'hui pour ce secteur.

2:44
Invité

Une première série de mesures s'attaque à la problématique des surcoûts sur les chantiers, c'est-à-dire les retards causés par le confinement et le respect des règles sanitaires comme l'achat de gel, par exemple. Ces surcoûts devront être partagés entre les maîtres d'ouvrage public et les entreprises du BTP et pour compenser la baisse de leur rentabilité, les PME de moins de 50 salariés paieront seulement la moitié de leurs charges sociales de mars, avril et mai. Deuxième axe, le soutien à la relance. Un milliard d'euros va être injecté dans les finances locales, notamment pour investir dans la rénovation thermique des bâtiments publics.

Des mesures qui sont loin de satisfaire les fédérations du BTP. Elles espéraient notamment une réduction du taux de TVA. Mais le ministère du Logement estime que le secteur a bien rebondi. Depuis la fin du confinement, plus de 85% des chantiers du bâtiment ont repris et 99% des chantiers de travaux publics.

3:31
Présentateur

Pour l'instant, aucune annonce forte concernant les familles les plus précaires fragilisées par la crise du Covid-19. Pourtant, sur le terrain, les associations voient la situation se détériorer concrètement de jour en jour. Le reportage en région parisienne de Florian Chevalet.

3:45
Invité

Au siège du Secours catholique de Seine-Saint-Denis, les appels de familles en situation de détresse continuent d'affluer. Et avec l'assistante sociale, vous en avez parlé de cette difficulté financière ? Valérie est animatrice de Réseau de Solidarité. Elles sont en difficulté pour acheter des couches, du lait. Ils ont les enfants qui ne vont pas à l'école, donc il faut les nourrir. Entre 15 et 20 nouvelles familles appellent tous les jours, selon Camille Hugues, déléguée départementale du Secours catholique. Ce sont des familles qui étaient inconnues de nos services précédemment.

Et aujourd'hui, ce sont des personnes que l'on doit aider pour qu'elles puissent arriver à se nourrir correctement et avoir un niveau de vie digne.

4:17
Présentateur

L'autre urgence pour ces familles, le logement. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, demande un fonds d'aide de 200 millions d'euros.

4:24
Locuteur non identifié

Aujourd'hui, beaucoup ne peuvent plus payer leur loyer et leurs charges et ça va s'accentuer dans les mois à venir. C'est une vraie bombe à retardement.

4:31
Invité

Côté politique, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, demande un plan massif pour lutter contre la pauvreté. Il n'y a eu que 800 millions d'euros de débloqués pour aider les plus démunis. Ils n'ont perçu que 150 euros, une seule fois, sur toute la crise. C'est loin d'être suffisant. Si certains membres du gouvernement souhaitent des aides pour ce public, pour l'instant, rien n'est décidé.

4:52
Présentateur

Les salariés de Dorichbourg, sous-traitants d'Airbus, votent la grève reconductible. Jusqu'à vendredi, ils refusent la proposition de leur direction de baisser leur salaire pour sauver l'activité. Et si les restaurants rouvraient avant le 22 juin en zone orange, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'État au tourisme, n'y est pas fermé. Actuellement, les restaurateurs ne peuvent servir les clients qu'en terrasse. RMC, 8h08, une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui. Homicides et blessures involontaires, non-assistance à personne en péril. Le parquet de Paris se penche sur les responsabilités. Dans la gestion de la crise sanitaire, des dizaines de plaintes ont été déposées.

Des syndicats, des médecins, des particuliers, qui cherchent les responsables à ce manquement en début de l'épidémie. Le docteur Ali Jemoui, médecin généraliste dans le Val-de-Marne, est mort à 59 ans du Covid-19. En première ligne, face à l'épidémie, sa veuve estime qu'il n'a pas été assez protégé.

5:45
Invité

Pas de gel, pas de blouse. J'aurais acheté peut-être des masques à mon mari.

5:48
Présentateur

Pas de masque. Je pense qu'on n'a pas été accompagnés, je suis désolée. Il est parti en cinq jours. Il ne savait même pas qu'il avait le Covid-19.

5:54
Invité

Comment voulez-vous qu'il n'y avait pas de test ? Je pense qu'il y a eu beaucoup d'erreurs au niveau de la gestion, au niveau de la communication, au niveau de la prévention sanitaire.

6:02
Présentateur

Beaucoup d'erreurs. Persuadé aussi que son mari est mort contaminé par ses patients, il en côtoyait près de 60 par jour dès le mois de février.

6:09
Invité

Pourquoi les autorités de santé n'ont-elles pas réagi ? S'emporte maître Fabrice Divizio, son avocat. Alors que la maison brûlait déjà dès le mois de février en Ile-de-France, alors que les médecins du secteur étaient contaminés, tombaient comme des mouches, aucune mesure n'a été prise avant le début du confinement. Qui est responsable de quoi ? Pourquoi ? L'avocat pointe aussi la responsabilité de l'ordre des pharmaciens

6:35
Présentateur

qui selon lui n'auraient pas voulu délivrer des masques au début de l'épidémie afin de respecter les consignes du gouvernement. Si vous avez des enfants au collège, le reportage qui va suivre va sans doute vous parler. Le protocole sanitaire, vous le savez, a largement modifié l'organisation des classes. Résultat, les élèves se retrouvent parfois avec des enseignants qu'ils ne connaissent même pas. À Marseille, situation encore plus hallucinante. Des élèves en classe de 3e ont eu la semaine dernière des cours de chinois, alors qu'ils n'étudient pas cette langue. Nicolas Roper, Benjamin Pelsi.

7:04
Invité

À la place d'un cours de maths ou de français, vendredi dernier, Jérémy, élève de 3e, a eu une initiation aux chinois. On a fait 1h30 de chinois et après la prof, elle s'est dit qu'on ne comprenait un peu rien et elle a voulu changer et on a juste traduit un texte en espagnol, un texte en italien.

7:21
Présentateur

Une improvisation totale selon le père de Jérémy qui ne décolère pas.

7:25
Locuteur non identifié

On attendait vraiment beaucoup de ce mois avant les vacances pour les remettre dans le rythme. C'était finalement plus une garderie qu'autre chose. Donc déçu un petit peu en colère de se dire que les profs ne jouaient pas le jeu alors que les enfants étaient présents en cours.

7:40
Invité

Pour Sandrine Perrault, la représentante des parents d'élèves, l'enseignement dispensé en classe depuis la reprise du collège n'est pas satisfaisant. Je conçois qu'ils ne fassent pas les emplois du temps et que ce soit le même professeur qui les suit pendant toute la demi-journée pour des raisons d'hygiène. Mais je ne comprends pas pourquoi ce ne sont pas des vrais cours. Le rectorat assure de son côté que cette heure de chinois est la conséquence d'une réorganisation à la dernière minute des emplois du temps et que depuis, les choses sont revenues à la normale.

8:06
Présentateur

Un collectif de parents d'élèves d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis réclame en justice la réouverture de toutes les écoles primaires de la commune. Une audience doit se tenir cet après-midi. En football, le Conseil d'État a retoqué l'ensemble des requêtes de Jean-Michel Aulas en signant l'arrêt de la Ligue 1 à la 28e journée. Toulouse et Amiens sont pour l'instant maintenus en Ligue 1. Noël Legrette sera à l'Élysée à 17h. Le président de la Fédération Française de Football espère la présence de 20 000 spectateurs pour les finales des Coupes de Français de la Ligue. RMC s'associe à Reporters d'Espoir dans le cadre de l'opération La France des Solutions. Tous mobilisés.

Aujourd'hui, nous sommes à Lyon où les musiciens de l'Orchestre National de la Ville entament une série de concerts. Ils jouent dans les pas de les Girondines pour la plus grande joie des résidents. Florence Donjon. Quelques notes de musique et la magie opère. Les mains battent la mesure. Les corps se réveillent sur des airs connus de tous.

8:57
Invité

La la la la la la la la la la la la la la la la la. À 90 ans, Raymond esquisse même volontiers quelques pas de danse. Elle est conquise. J'adore. Moi, je suis toute seule. Je suis une vieille. J'aime bien les gens comme ça. Yves, lui, est mélomane. Ce concert est un vrai moment d'évasion. C'est une musique qui porte de l'espérance, qui porte de la joie. Ses émotions fortes, Carole Millet les ressent aussi en tant que musicienne. De jouer en petite formation, il y a un échange. On envoie quelque chose, on a une réponse. Pour moi, humainement, c'est tellement important de pouvoir prendre l'instrument, d'aller jouer partout. C'est génial.

Après trois mois particulièrement difficiles, Pascal Malter, directrice de l'établissement, savoure ce moment de bonheur bien mérité.

9:40
Présentateur

Là, c'est de nouveau de la joie qui rentre dans l'établissement avec cette musique. Et ça, c'est fantastique. Les concerts se poursuivront dans les différents établissements de la ville jusqu'au milieu de l'été.

9:54
Locuteur non identifié

8h12, merci Stéphine.

9:56
Présentateur

C'est beau.

9:56
Invité

Un peu de musique le matin comme ça. Bon, Samir n'est pas d'accord avec ce que nous venons de faire. Chacun a le droit de s'exprimer sur l'antenne des RMC. Vous le savez, tant que je suis là, c'est comme ça que ça va se passer. Le Plessis-Trévise, le Val-de-Marne. Bonjour Samir.

10:11
Locuteur non identifié

Bonjour Jean-Jacques.

10:12
Invité

Bonjour Samir.

10:12
Locuteur non identifié

Vous n'êtes pas d'accord avec... Expliquez-moi sur quoi vous n'êtes pas d'accord. Non, en fait, c'est la manière parce que j'ai regardé la dernière fois. Je peux tutoyer Jean-Jacques ? Vas-y Samir. Bon, en fait, la dernière fois, j'ai vu que tu as invité ça trop vrai pour qu'elle puisse s'exprimer et tout sur... Normal. sur Vincent Leclerc

10:30
Présentateur

de son frère Adama. Et je me dis, aujourd'hui, le parallèle, il est trop facile parce que les gens, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont dire, ah, en fait, la famille de Franvray, elle n'est pas toute blanche et peut-être que c'est normal. Et c'est ce qu'on entend sur les réseaux sociaux parce que je regarde Twitter en même temps. Et je me dis, mais Jean-Jacques,

10:47
Locuteur non identifié

aujourd'hui, on est en pleine élection municipale. J'invite Agnès Buzyn et Madame Hidalgo qui va devenir déroulée sur votre plateau ou pas, le casier judiciaire de la famille de Rachida Dati. Parce que c'est pareil. On parle de l'affaire Traoré. Dans ce cas-là, déroulons les cas. Mon cher Samir, mon cher Samir, on a parlé de la famille de Rachida Dati, mais enfin, qui n'a pas de comparaison avec la famille Traoré. Mais non, Samir, alors si on dit on ne parle pas d'un fait parce qu'on ne parle pas d'un autre fait,

11:24
Présentateur

Samir, ce n'est pas possible. Il est bon dans la vie de dire la vérité et de dire les faits, Samir. Quel est le secret judiciaire ? Il n'y a pas de secret judiciaire, là. Qui peut l'avoir un casier judiciaire ? Mais non, mais il n'y a pas de secret judiciaire puisqu'il y a des affaires

11:40
Locuteur non identifié

en cours. Oui.

11:41
Présentateur

Je ne sais pas qu'est-ce que c'est qui a sorti le casier ? Je ne me rappelle plus qu'elle... Mais non, mais Samir, Samir, notre métier... Quel est le métier

11:50
Locuteur non identifié

d'un journaliste, Samir ?

11:52
Présentateur

C'est de rapporter des faits. Et je rapporte des faits. Et que ça plaise ou que ça ne plaise pas, je rapporte des faits. Et les faits existent. Et c'est mon boulot, Samir. Oui. Mais je n'entre pas

12:18
Locuteur non identifié

dans une affaire judiciaire. Je rappelle les faits, mon cher Samir. Et le rôle du journaliste,

12:23
Présentateur

c'est de rapporter des faits. Que ça plaise ou que ça ne plaise pas, mon cher Samir.

12:28
Locuteur non identifié

Bon, c'est mon boulot. Des condamnations

12:31
Présentateur

sont publiques. Elles ont existé. Je fais mon métier, mon cher Samir. Voilà. Et je l'assume.

12:39
Locuteur non identifié

Bon, c'est sympa, Samir. Merci, Samir. Allez. Salut, Samir. Salut. Au revoir, Jean-Jacques.

12:47
Présentateur

Salut, Samir. Il est 8h15. Allez, Catherine Hill est avec nous. Bonjour, Catherine Hill. Pardonnez-moi pour cette... Mais il est bon de rappeler les faits. Justement. Alors, les faits, vous êtes épidémiologiste. Dites-moi, le gouvernement va nous annoncer demain, ce n'est pas encore officiel, mais je vous le dis, une accélération du déconfinement. Vous êtes favorable à une accélération du déconfinement ou pas ? Pas vraiment. Je trouve ça un tout petit peu inquiétant. Le virus continue à circuler, visiblement. Il y a des foyers partout dans le pays.

13:18
Invité

Oui.

13:18
Présentateur

On teste assez mollement puisqu'on n'utilise que la moitié des tests qu'on a à disposition. Il y a de moins en moins de personnes en réanimation et il y a de moins en moins de personnes touchées par le virus qui a tout de même Catherine Hill. Oui, mais... Vous n'allez pas nous confiner pendant des mois et des mois ? Non, mais les gens d'Ontario ont réfléchi à ce qui se passait à la fin du confinement et ils ont essayé de voir au bout de combien de temps l'épidémique risquait de reprendre. Et ils ont...

Si on extrapole leurs calculs d'Ontario à la France, ils disent que selon la prudence des gens à partir du 11 mai, selon que les gens étaient très prudents ou pas du tout ou se sont mis à vivre normalement, le début, on va revoir la résurgence entre le 8 juin, c'est-à-dire avant-hier, et le 22 juin. Ah bon ? Vous dites ça risque là de ressurgir ? Ça pourrait, il ne suffit de pas grand-chose. Vous avez bien vu à Mulhouse, vous mettez des gens dans un endroit confiné qui chantent et pouf, vous êtes repartis

14:24
Invité

avec une épidémie.

14:25
Présentateur

Alors les Chinois nous disent... Bon, méfiance. Vous dites méfiance. Tiens, un mot avant de donner la parole à Quentin Viner. Est-ce que les rassemblements que l'on voit ici ou là aujourd'hui sont des nids à virus ? Pas vraiment. Si les gens ont des masques et ils sont dehors, c'est beaucoup moins embêtant que d'être dedans et de chanter ou de crier dans un lieu fermé. Les lieux fermés, c'est bien pire. Bon. Vous n'êtes pas favorable donc à une accélération du déconfinement ? Moi, je comprends bien les arguments économiques et tout le monde en a marre, etc.

Mais franchement, dans les restaurants déjà à Paris, l'autre jour, j'ai déjà dîné dans une terrasse dehors et dedans, ce n'était pas vraiment la terrasse et il y avait déjà pas mal de monde. Donc, évidemment, c'est un peu inquiétant. Il n'y a pas beaucoup de virus qui circulent. Il nous manque aussi une estimation de la proportion des gens qui se promènent aujourd'hui dans le pays porteurs du virus en train de cracher autour de... On ne sait pas ça. Combien il y en a ? Il y en a forcément puisqu'il y a des foyers. Donc, comment le virus est arrivé dans ces foyers ? On ne sait rien. Alors, le virus qui aurait pu apparaître dès le mois d'août Quentin Vinet ? Août 2019, effectivement.

Ce sont des chercheurs américains qui disent ça. Les scientifiques d'Harvard et de Boston qui d'emblée se défendent. Ils disent qu'ils n'ont pas reçu de financement. Ils n'ont rien à voir avec le bras de fer Pékin-Washington. Voilà pour la précision. Ils ont scruté de près les images satellites de la ville de Wuhan. Ils ont regardé 140 images par jour entre 2018 et 2019 et ils ont remarqué une très forte augmentation du trafic sur les parkings des six grands hôpitaux de Wuhan à partir du mois d'août avec un pic en décembre. Ce n'est pas tout.

Sur la même période, ils ont remarqué une forte hausse des recherches internet concernant les symptômes du coronavirus et symptômes que l'on retrouve peu avec la grippe saisonnaire, la toux, la diarrhée. Alors, la Chine trouve que c'est ridicule d'observer ça. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Selon ces scientifiques, ça veut dire que le virus était sûrement présent dès le mois d'août en Chine bien avant le cluster de Wuhan. C'est possible, Catherine. Ça ne change rien à rien. Oui, je suis bien d'accord. Non, si ça change que les Chinois ont caché au reste du monde pendant plusieurs semaines la réalité de la situation peut-être aussi. Oui, peut-être. Mais en plein pas entre août et décembre.

Oui, d'accord. Mais enfin, bon, Catherine Hill, pas de prolongation de l'état d'urgence, a dit le gouvernement. Je vous sens un peu très prudente. Mais oui, je suis prudente. C'est mon métier d'être prudente. C'est votre métier.

16:44
Invité

On a un virus qui est quand même assez perfide. La moitié des contaminations viennent de quelqu'un qui n'a pas de symptômes et qui ne se sait pas contaminant. C'est pour ça qu'il faut que les gens aient des masques

16:55
Présentateur

parce que celui qui est porteur du virus, il ne faut pas qu'il le crache aux alentours. On ne porte un masque pas pour se protéger soi-même. On porte un masque pour que celui qui est positif, qui ne se sait pas positif, ne crache pas son virus. Dans tous les cas, le virus circule toujours même s'il circule à bas bruit. Oui, absolument. C'est bien ça le problème. Oui, c'est ça le problème. C'est ça le problème. Il faut le trouver. Pour le trouver, il faut tester

17:17
Invité

autour des cas pour trouver tous les porteurs. Si le virus est rentré dans des EHPAD

17:23
Présentateur

pendant cette semaine

17:25
Invité

où il y a eu 34 morts dans des EHPAD, ce virus, il est rentré dans ces EHPAD, qui l'a apporté dans ces EHPAD ? Où sont les enquêtes sur le personnel des EHPAD qui introduisent le virus ? Est-ce qu'il y a des nouveaux EHPAD

17:38
Présentateur

qui sont contaminés ? On ne sait pas. On manque beaucoup de données.

17:42
Locuteur non identifié

Bon, mais Catherine, oui, on manque beaucoup de méfiance. Et méfiance, notamment pour l'automne.

17:49
Présentateur

Et le méfiance aussi pour tout de suite. Est-ce que vous croyez vraiment que les températures ont une influence sur la vie du virus ? Alors, je ne trouve pas que les données ne sont pas très convaincantes. Il suffit de regarder qu'il y a eu des cas en Islande et à Hong Kong et en Australie et partout. Donc, ce virus a l'air de se ficher un peu pas mal du climat. Alors, version optimiste, il n'aime pas la chaleur, mais bon, ça reste à démontrer et l'humidité, bof. Alors, il y a une enquête dans le Figaro qui parait aujourd'hui dans le Figaro qui nous dit que le confinement a permis d'épargner 690 000 vies. Ça vous paraît raisonnable ?

Il y a eu un moment où le nombre de morts doublait tous les trois jours. Donc, vous continuez à faire doubler le nombre de morts tous les trois jours. On arrive à ces chiffres-là. Oui, vous arrivez à tout ce que vous voulez. Ce n'est pas difficile, ça. Bon, d'accord. Merci, Catherine. Merci beaucoup. Vous êtes épidémiologiste 8h21 et vous êtes sur RMC ce matin. Allez, à suivre,

18:44
Invité

mon cher Mathieu.

18:45
Présentateur

5 millions, près de 5 millions de Français vivent chez leurs parents ou chez leurs grands-parents génération Tanguy mais peut-être aussi génération Boomerang après la crise. On va tout savoir. Frédéric Simotel dans un instant sur RMC. RMC, 6h-9h. Bourdin Direct. Allez, il est 8h26. Je suis avec Frédéric Simotel. 5 millions de Français, Frédéric, de plus de 18 ans vivent encore chez leurs parents. Parmi eux, 900 000 font d'ailleurs partie de cette génération Boomerang. Ils sont revenus vivre à la maison souvent pour des raisons financières. Oui, c'est une étude de vivre chez ses parents ou chez une autre personne à l'âge adulte publiée par l'adresse.

C'est la direction de la recherche des études de l'évolution des statistiques et effectivement, c'est 4,7 millions pour être précis mais en global, 5 millions de Français adultes vivent donc chez leurs parents, leurs grands-parents ou chez un membre de leur famille. Alors, il faut savoir que 57% sont des hommes. 70%, on s'en doute un peu, ont 18-24 ans. 58% ne sont plus étudiants donc ils ont commencé à travailler mais 20% sont quand même au chômage. Alors, ce qui est intéressant dans cette étude, c'est que parmi ces 5 millions, il y a un cinquième, c'est à peu près un peu moins d'un million, 900 000 qui font partie de cette génération Boomerang.

C'est des gens qui ont quitté le cocon familial et qui finalement sont revenus pour des raisons financières. En général, c'est ça, c'est manque de ressources financières pour 75% d'entre eux, manque de ressources donc pour vivre au quotidien, manque de ressources aussi pour avoir accès à un logement, que ce soit à la location, pour avoir un prix immobilier, des incertitudes liées à la crise, des risques de précarisation. Beaucoup ne sont pas en couple, sont même en rupture de couple. Certains aussi ont des problèmes de santé, oui, ça existe aussi. Un tiers quitterait le logement familial s'il le pouvait.

Et puis, il faut le rappeler, les jeunes aujourd'hui, 45% des jeunes qui démarrent aujourd'hui, il n'y a que 45% des jeunes qui démarrent aujourd'hui qui ont un CDI. Tout le reste, 55%, c'est du CDD, c'est du stage, c'est de l'apprentissage. Donc, c'est compliqué de quitter le cocon familial. Bon, il faut quand même rassurer certains parents, il y a un million de ces 5 millions qui préfèrent rester quand même, vivre avec leurs parents, le confort matériel, enfin, tout ce que ça peut entraîner derrière tout ça. Merci, Frédéric Simotellier, 8h28. Merci à toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin, qui nous suivent, qui nous accompagnent. C'est un immense plaisir de vous savoir là,

21:00
Locuteur non identifié

vous connaissez notre lien, le 32 16. Demain, vous continuerez à nous appeler, à nous regarder, à nous suivre, à nous accompagner. À la télévision, vous êtes tous les jours plus nombreux

21:09
Invité

et j'en suis très heureux.

21:11
Présentateur

toute l'équipe est là aussi, pour vous. Merci à toute cette équipe. Ségolène Royal sera mon invité dans un instant sur RMC et sur BFM TV. À tout de suite, 8h29. RMC, Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

21:36
Locuteur non identifié

Notre invité, Ségolène Royal, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. George Floyd

21:40
Présentateur

est devenu le symbole des violences policières et raciste à sa mort. Est-ce qu'Emmanuel Macron doit s'engager ? On ne l'a pas entendu. Tous les chefs d'État, je pense, doivent s'engager. Angela Merkel l'a fait, le ministre canadien Trudeau l'a fait également. Mais ce qu'il faut retenir, surtout, c'est ce qui se passe. Il se passe un mouvement mondial de lutte contre le racisme qui s'inscrit d'ailleurs dans la foulée des prises de parole des victimes au sens large. Dans le mouvement Me Too, ce sont les femmes qui ont pris la parole sur les violences conjugales, sur les assassinats des femmes par leurs conjoints, etc.

Ça veut dire qu'on rentre dans une société où les victimes réalisent qu'elles peuvent prendre la parole et qu'elles ne sont pas seules. Et ce mouvement mondial ne va pas s'arrêter. C'est-à-dire que ces prises de parole ne vont pas s'arrêter. Et donc, les pouvoirs politiques doivent savoir comment répondre à la fois à l'émotion, bien évidemment, mais surtout à la rationalité de ces prises de parole pour apporter des solutions.

22:43
Locuteur non identifié

Répondre à l'émotion,

22:44
Présentateur

ça ne veut pas dire subir le diktat des réseaux sociaux ou de l'émotion. Vous avez raison. Les mouvements sociaux, bien sûr, les mouvements sociaux, on y trouve à la fois le pire et le meilleur. Et de ce point de vue, c'est le meilleur qui en sort. C'est quelque chose quand même de très positif. On peut d'ailleurs inscrire dans ce mouvement mondial les manifestations pour le climat puisque ce sont les générations victimes, c'est-à-dire les plus jeunes qui s'estiment victimes de l'inertie des gouvernements par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique qui prennent la parole. Autrement dit, c'est des prises de parole de victimes qui demandent tout simplement à être respectées.

Et ça, c'est quand même très positif. Ce matin, je recevais l'une des responsables du Parti Socialiste, Corinne Narassiguin, qui disait on ne fait pas reculer le racisme en tentant

23:32
Locuteur non identifié

de culpabiliser individuellement et collectivement les Blancs. vous êtes d'accord avec cela ?

23:37
Présentateur

Oui, bien sûr, mais globalement, il faut répondre aux solutions, c'est-à-dire, il faut apporter des solutions à ces problèmes de tension. Alors, les solutions, c'est quoi ? C'est une discrimination positive ?

23:47
Locuteur non identifié

C'est par exemple Adidas

23:49
Présentateur

qui décide, je ne sais pas si vous avez vu ça, qui décide d'embaucher 30% de Noirs. Mais la discrimination positive, elle peut apporter des solutions. Vous êtes favorable, vous ? Oui, je suis favorable à la discrimination positive dans certains cas. Qu'est-ce que c'est la discrimination positive ? Mais ça peut aussi s'appliquer avec des critères sociaux. Par exemple, les enfants qui naissent dans des familles plus pauvres ont plus de difficultés à accéder à l'école. Donc, on pourrait par exemple davantage les équiper, davantage les accompagner, faire du soutien scolaire individualisé. La discrimination positive, c'est l'égalité des chances.

Donc, il faut faire cette discrimination positive en plus, sans retirer des droits à ceux qui n'ont pas besoin de discrimination positive. Vous voyez, il ne faut pas opposer les uns aux autres. Il faut rentrer dans des logiques de réconciliation en agissant pour l'égalité des chances. Vous étiez hier soir place de la République ? Non, je n'étais pas place de la République. Pourquoi ? Pourquoi ? Non ? Parce que je... Rassemblement contre le racisme. Je ne manifeste pas. Je ne manifeste jamais. Je cherche des solutions. Je cherche des solutions. Mais je ne manifeste pas. Vous ne mettriez pas de genoux à terre ? Non, je ne pense pas. Non, non, non.

Plaquer l'histoire de France sur l'histoire des Etats-Unis, n'est-ce pas une faute,

25:03
Invité

une erreur ?

25:05
Présentateur

Nous ne sommes pas dans la situation des Etats-Unis, mais nous ne devons pas le devenir. Vous voyez, nous ne devons pas le devenir. Aux Etats-Unis, il y a 300 millions d'armes pour 330 à peu près millions d'habitants. 300 millions d'armes. Donc il y a une société hyper violente où tout le monde se méfie de tout le monde. Donc heureusement, en France et en Europe, il y a la réglementation sur la détention d'armes. Mais il ne faut pas devenir en effet des sociétés aussi violentes que la société des Etats-Unis d'Amérique.

25:34
Locuteur non identifié

Je faisais la comparaison, pas moi, mais l'actualité a fait la comparaison, et c'est certain en fait, la comparaison entre la mort de Georges Floyd et la mort d'Adama Traoré. Même si ce sont

25:46
Présentateur

des histoires totalement différentes, à des époques totalement différentes. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a proposé de recevoir la famille Traoré sous la pression

25:56
Locuteur non identifié

d'Emmanuel Macron. Est-ce que l'intervention du président de la République

26:00
Présentateur

est une faute ? Est-ce qu'il n'aurait pas dû... Mais vous savez, moi, je connais bien Nicole Belloubet. Oui. Elle était rectrice de l'Académie de Toulouse quand j'étais ministre de l'Enseignement scolaire. Donc, je pense qu'elle a pris cette initiative. Elles ont forcément discuté parce que la situation est comme très, très tendue. Donc, tout ce que font les ministres est arbitré par le Premier ministre et par le Président de la République. Je pense que c'était un geste humain, tout simplement, d'humanité. Mais c'est une erreur juridique, bien évidemment, puisqu'elle ne peut pas interférer dans une affaire qui est en instruction. Sinon, ça voudrait dire qu'elle reçoit...

26:38
Locuteur non identifié

Le Président de la République a demandé de se pencher sur l'affaire Traoré. Ça veut dire quoi, se pencher ? Je ne sais pas.

26:43
Présentateur

Ça, ce sont des informations... Oui, oui. Des suppositions. En tout cas, on ne peut pas... On a été démenti. La garde des Sceaux, ce n'est pas bien grave non plus. La garde des Sceaux ne peut pas se pencher sur une affaire qui est en cours d'instruction. En revanche, ce qui est étonnant dans cette affaire et qui pourrait peut-être apaiser la situation, une affaire quand même qui dure depuis 4 ans. Donc, on a d'un côté une famille en immense détresse par rapport à la mort d'un frère, d'un fils, des policiers qui sont mis en accusation sans preuve pour l'instant. Des gendarmes. Des gendarmes. Des expertises qui sont contradictoires. Oui. Une reconstitution qui n'a pas toujours eu lieu.

Donc, il y a des solutions d'apaisement. D'abord, que la reconstitution peut-être ait lieu et ensuite, que les experts qui ne disent pas tous la même chose soient réunis par le procureur pour savoir pourquoi il y a une telle divergence d'appréciation dans les faits qui ont conduit à la mort, tout simplement.

27:41
Locuteur non identifié

La famille et saouée, qui a révélé cette possible rencontre, invite Nicole Belloubet à convoquer le procureur et à demander la mise en examen des gendarmes. Ce n'est pas son rôle.

27:53
Présentateur

Non. C'est le rôle du procureur. Mais je viens de vous dire, moi, les solutions d'apaisement et de recalage de la procédure dans le respect de l'ensemble des partis pour la recherche de la vérité. Mais au-delà, moi, je voudrais dire quand même sur la question, des policiers et des gendarmes.

28:10
Locuteur non identifié

J'allais y venir, oui.

28:12
Présentateur

Quand même, il faut mettre un certain nombre de repères parce que ça fait des sujets de tensions supplémentaires. Rendez-vous compte quand même que nous sortons du confinement, que les Français se sont dit on va souffler un peu, on va relancer l'activité économique. Il y a quand même des souffrances économiques, sociales, psychologiques, émotionnelles et on redécouvre à nouveau, on est à nouveau confrontés à un sujet de tension extrême. Donc, il faut vraiment reconstruire de la confiance et je pense que gouverner, c'est apaiser. Et dans ce contexte, il faut remettre des repères parce que sinon, c'est le désordre généralisé. Quel repère faut-il remettre ?

Le premier repère, c'est de rendre hommage au travail de la police et de la gendarmerie. Quand même, c'est un travail extrêmement difficile.

28:56
Locuteur non identifié

Vous avez regardé Christophe Castaner hier matin ici même ?

28:59
Présentateur

Oui, bien sûr, j'ai regardé. Vous l'avez regardé ? Il a rendu hommage. Eh bien, je rends hommage au personnel, aux fonctionnaires de police et de gendarmes parce qu'ils ont un métier très difficile qui leur demande d'abord du courage, de la maturité, du sang-froid et par conséquent, et surtout dans des zones difficiles, et par conséquent, nous devons être solidaires de ce grand corps républicain. Et ce qui compte, c'est l'ordre républicain. Le deuxième repère, c'est qu'il n'y a pas de sécurité sans justice ni de justice. Sécurité, ça rime aussi avec vérité. Donc, sécurité, justice, vérité, c'est très important. On manque de vérité ? Oui, on manque de vérité. Mais où ?

C'est ça, c'est tout l'enjeu, c'est la clarification de la vérité. L'ordre juste, il n'y a pas d'ordre sans justice ni de justice sans ordre. Donc ça, c'est un équilibre qu'il faut absolument garder. Et enfin, Jean-Jacques Bourdin, les gendarmes et les policiers, qu'est-ce qu'ils subissent quand même depuis ces dernières années ? Ils ont subi les gilets jaunes, ils ont subi les mouvements retraites, ils ont subi la mobilisation aussi.

On leur a demandé aussi de contenir les manifestations pourtant extrêmement justifiées dans l'hôpital public, c'est-à-dire que la police est mise sous pression par un gouvernement qui mène des politiques antisociales, ces politiques antisociales qui conduisent à des mouvements sociaux. Et donc, aujourd'hui, on a une police qui est épuisée, épuisée par le maintien de l'ordre et ce gouvernement est responsable, ce président est responsable, c'est-à-dire qu'ils doivent, et je vais parler en positif, vraiment, arrêter les politiques antisociales, arrêter les mouvements... Oui, que vous ne deviez plus critiquer.

Mais au contraire, c'est des dynamiques d'action, vous savez, comme je le disais à l'instant, gouverner, c'est apaiser. Donc, si on arrête les politiques antisociales, on arrête les mouvements sociaux et on permet à la police de reprendre son souffle par rapport à des épreuves qui durent depuis trop longtemps. Le Parti Socialiste qui demande la création d'une commission d'enquête sur les violences policières, vous vous associez à cela ? A cette demande ? Vous trouvez qu'elle est bienvenue ? Pourquoi pas ? C'est le rôle et l'indépendance du Parlement. Donc, le Parlement prend les initiatives qu'il croit utiles par rapport... Là, c'est le Parti Socialiste. C'est le groupe socialiste.

Le groupe socialiste. Par rapport... C'est de sa responsabilité. Mais, quand même, ce qu'il faut rappeler, parce qu'on a l'impression qu'il y a une zone de non-droit. Mais non ! Il y a un code de déontologie de la police nationale que j'ai sous les yeux, là. Le code de déontologie de la police nationale. C'est important pour les auditeurs qui nous entendent et qui pensent que comme ça, on est en train d'improviser. Parce que les réponses sont quand même improvisées par le gouvernement. Donc, qu'est-ce que c'est ? Une seconde, le code de déontologie. À quoi sert la police nationale ? C'est intéressant, quand même, comme question. C'est un grand corps républicain, la police nationale.

Donc, la garantie des libertés, la défense des institutions de la République. Il y en a quatre objectifs. Le maintien de la paix et de l'ordre public. Et enfin, la protection des personnes et des biens. Et ce qui est clairement dit dans ce code de déontologie, c'est que la possibilité d'utiliser la force, c'est quand même un pouvoir considérable qui donne des devoirs. Quand on porte l'uniforme, on a à la fois l'honneur de porter un uniforme et on a également des devoirs. Et ces devoirs, juste un mot, ils sont inscrits dans le code de déontologie qui dit ceci. L'usage de la force doit être strictement nécessaire et proportionné.

Et toute personne appréhendée ne doit subir ni violence, ni traitement inhumain, ni traitement dégradant. Donc, tout est dit dans le code de déontologie. Et par conséquent, à partir de l'application de ce code de déontologie, soit il y a respect de ses règles et la police doit être protégée et défendue, soit il y a une infraction de la part de certains policiers, heureusement de façon très marginale, et ils ne doivent pas rester dans la police nationale. Ils doivent être révoqués. Oui, parce qu'ils ne méritent pas l'honneur qui leur est fait de porter l'uniforme et d'être dans la police. Les policiers qui échangent des propos racistes dans des groupes

33:13
Locuteur non identifié

sur des réseaux sociaux, je ne sais pas, Facebook, WhatsApp ou autres, doivent être révoqués.

33:19
Présentateur

Mais bien sûr, mais dans le cadre de la présomption d'innocence et la procédure contradictoire. Fait avéré, révocation. Bien évidemment. Bien évidemment. Bien. Déconfinement, le déconfinement sera... Juste peut-être par rapport aux propositions qu'a fait le ministre de l'Intérieur. Oui, qu'est-ce que vous en pensez ? Il a parlé de soupçons avérés. Oui. Donc j'ai vu que ça avait suscité quand même un certain nombre de remous, à juste titre. Et je pense que dans ces domaines extrêmement sensibles, il ne faut pas improviser. Vous voyez ? Parce que tout d'un coup, maintenant, il va mettre les pistolets tasers parce que pour... C'est pire que tout.

Je dis aux Etats-Unis, ces pistolets ont fait quand même plus de 500 morts. Donc, on a une espèce de gestion chaotique et improvisée. Et pour ne pas gérer les choses de façon improvisée, il faut en revenir au repère du droit. Celui que je viens de vous donner dans le code de déontologie. et en ce qui concerne la question des soupçons avérés, il ne faut pas utiliser ce mot-là. Il faut utiliser le mot qui est dans le code de procédure pénale. Quel est ce mot dans le code de procédure pénale ? Ce sont les indices graves et concordants.

Donc, quand il y a des indices graves et concordants de faits de racisme, de faits de sexisme, de faits de discrimination, alors, en effet, il faut la suspension du fonctionnaire de police et la saisine immédiate du procureur de la République sans attendre que la famille porte plainte. parce qu'il y a beaucoup de problèmes qui viennent du fait que, alors même qu'il y a des indices graves et concordants sur des délits de certains fonctionnaires de police, on attend que les familles portent plainte. Non, c'est à la hiérarchie de saisir le procureur de la République sur la base de l'article 40 de signaler au procureur de la République.

Mais le problème, et c'est pour ça que c'est intéressant dans les propositions à faire, c'est que souvent, la hiérarchie qui fait prof de courage, c'est-à-dire qui saisit le procureur de la République, est parfois contredite par l'échelon hiérarchique supérieur. Donc, il faut aussi consolider, conforter, renforcer des hiérarchies qui sont courageuses, des commissaires de police qui font leur travail, il faut leur donner de la responsabilité, plus d'autonomie et plus de considération. Et en ce qui concerne les propositions qui sont faites, qu'est-ce qu'on peut faire tout de suite ? Écoutez, donc, qu'est-ce qui est demandé aujourd'hui ? C'est filmer les choses. Pourquoi toutes ces affaires ?

Donc, c'est la caméra piéton sur tous les policiers. Oui, mais la caméra piéton ne fonctionne pas toujours. Il faut qu'elle fonctionne.

35:38
Invité

Les batteries se déchargent. Non, non, non, non, non,

35:41
Présentateur

non, non, alors là, si on met des limites techniques, non, la caméra piéton, pourquoi la caméra piéton ? Donc, il faut enregistrer tous les contrôles d'identité. Mais bien sûr, parce que ça protégera les policiers. Et d'ailleurs, l'expérience le prouve, puisque vous savez, à un moment, il y a eu toute une polémique sur les aveux extorqués. Vous vous souvenez de ça ? Oui, bien sûr. Il y avait des délinquants qui se cognaient contre un mur, qui avaient un bleu, qui disaient, on m'a extorqué mes aveux. Et donc, je retire mes aveux lors du procès, retirer les aveux qu'ils avaient faits en garde à vue.

Pour arrêter ces polémiques, qui sont d'ailleurs maintenant totalement arrêtées, toutes les gardes à vue pour les affaires criminelles et pour les affaires de mineurs ont été enregistrées. Ils ont filmé. Il n'y a plus de polémiques. Il n'y a plus de polémiques, ni de délinquants qui sont en garde à vue et qui se cognent contre un radiateur. Ça, c'est vu aussi, ensuite, qui ont attaqué les policiers, ni de policiers qui se comportent contrairement à leur code de déontologie. Et ça, il n'y a plus... Donc, il faut enregistrer d'une manière ou d'une autre tous les contrôles d'identité. Mais bien sûr, je pense que c'est ça qui... Chaque policier doit être régroupé de caméras... En intervention...

Mais bien sûr, d'ailleurs, ils le demandent. Et deuxièmement, il faut rétablir la police de proximité. Quand vous voyez des interpellations, par exemple, ce gamin-là de 14 ans, qui avait perdu un oeil, qui est plaqué au sol. Mais s'il y avait une police de proximité, il connaîtrait les familles, il connaîtrait l'école. On avait mis en place avec Jean-Pierre Chevènement, je me souviens, les contrats locaux de sécurité. Je me souviens, oui. Vous vous souvenez de ça ? Ça fonctionnait bien. Pourquoi ça a été supprimé ?

Donc, il faut reconstruire avec les élus locaux de proximité parce qu'il faut associer la police de proximité, le milieu scolaire et les familles et notamment les femmes parce qu'il y a beaucoup de mères seules qui élèvent des adolescents et ce n'est pas facile. Donc, il y a des adultes référents dans les quartiers, il y a des associations de quartiers. Il faut renouer ce lien de proximité dans les quartiers pour que les enfants, dès le plus jeune âge, aient le sens de l'éducation civique, des droits et des devoirs, de l'obéissance, de la bienveillance, de la réussite scolaire, etc.

Et là, avec le déconfinement, je dis attention parce qu'il risque d'y avoir beaucoup de problèmes dans les quartiers. Les jeunes ont été confinés, les parcs ont été fermés, les lieux de sport ont été fermés, alors que les jeunes, on le sait, il suffit d'avoir élevé des adolescents pour savoir qu'ils ont besoin de remuer, besoin de se défouler, ils ont été confinés.

Il y a un taux de chômage qui va être très élevé chez les jeunes et donc il est absolument impératif de prendre à bras le corps la question des jeunes, de tous les jeunes, pas seulement les jeunes des quartiers, parce que même les jeunes diplômés aujourd'hui n'ont pas leur petit boulot d'été, n'ont pas leur stage, n'ont pas leur recrutement à la rentrée parce qu'il va y avoir des faillites d'entreprises. Donc, il faut, à mon avis, lancer des actions d'envergure, pourquoi pas des chantiers nationaux pour vraiment que tous les jeunes aient soit une activité, soit un emploi à la rentrée. Occuper. Occuper, comme ça, ça leur évitera de faire des bêtises.

Est-ce qu'il faut accélérer le déconfinement, pensée, justement, pour permettre tout cela ? Je crois que le bon vocabulaire, c'est d'être au bon rythme. Au bon rythme. C'est n'y a... Oui, mais aller plus vite. C'est d'être au bon rythme. Oui, aller plus vite mais en gardant les gestes de protection. Et moi, je suis comme très étonnée que dans les commerces ou sur la voie publique, les gens ne portent plus de masque. Le masque devrait être obligatoire ? Et en plus, ça aiderait les entreprises françaises. Vous avez vu qu'il y a un stock de masques. On en a parlé, oui. Mais bien sûr. Et déconfiner vite l'école. Il faut que les enfants retournent à l'école.

Ce n'est pas possible, un enfant sur cinq à l'école. Les commerces, les restaurants, mais avec les gestes de protection et notamment le port du masque dans les magasins. Nous devons profondément changer nos modes de vie maintenant. C'est François Hollande qui disait ça dans une interview à un quotidien italien. Je ne sais pas si vous avez lu.

39:49
Invité

Vous dites la même chose finalement.

39:51
Présentateur

Je pense que ce confinement permet de réfléchir aux excès de la mondialisation. Il doit être pris comme une alerte. Ça doit être pris comme une alerte. Quand j'entends, par exemple, le secteur de l'aéronautique dire, on va revenir comme avant. Dépêchons-nous pour qu'il y ait autant d'avions comme avant. Mais non. Mais non. Il faut réfléchir aussi à la question du développement durable, de la lutte contre la pollution. Le virus vient d'une dégradation de la nature, d'une déforestation massive, d'un transfert. Mais oui. Et les maladies viendront de plus en plus du dérèglement climatique.

Donc, on ne va pas recommencer le même type de développement hyper mondialisé où on échange ces maladies, on échange ces pollutions. Non. Ça, ce n'est pas possible. Donc, il faut savoir ce que l'on garde et ce que l'on ne garde pas dans les civilisations que nous avons à construire. Et en tout cas, ce qui est très important, c'est de passer de la défiance à la confiance. Vous voyez, si les gens sont confiants, le développement, la reprise économique va être rapide. Si les règles sont claires, si le modèle économique de développement durable est bien cadré, si l'horizon est fixé, il n'y a pas de raison que la relance économique ne soit pas rapide.

Vous avez un avenir présidentiel ou pas, finalement ? Parce que ça a commencé ici. Vous vous souvenez ? Oui, c'est vrai.

41:12
Locuteur non identifié

Mais oui.

41:14
Présentateur

Vous avez avancé depuis. Vous avez un avenir présidentiel. Vous voyez se dessiner, puisque vous voulez changer l'avenir, le monde. Est-ce que vous voyez se dessiner un avenir présidentiel ? Sincèrement. Sincèrement, je pense que la prochaine élection présidentielle sera très différente de celle des autres. Oui, ça c'est sûr. Parce qu'on en a assez de l'hyper-présidentialisation d'un régime qui fait que quelques-uns pensent, que des hommes d'ailleurs, pensent qu'ils savent tout. Ils décident à deux ou trois. Ils nous assènent des décisions. Et ensuite, lorsque ça se passe pas, ils disent, si on avait réfléchi, peut-être que ça se serait passé autrement.

C'est ce qu'ils ont dit, par exemple, sur la revalorisation des métiers de l'hôpital public. Ça faisait un an de conflit social. Un an pendant lesquels nous avons dit, nous avons été nombreux à dire, il faut écouter l'hôpital public qui est au bord de l'effondrement, au bord de la dépression professionnelle. Et maintenant, ils disent, ah ben oui, ils avaient raison. Donc, je suis convaincue que si l'on veut qu'il y ait une alternative, une alternative démocratique, sociale, écologique, à ce qui se passe aujourd'hui, il va falloir, en effet, être prêt pour incarner cette alternative. Vous êtes prête ? Non, ce n'est pas quelque chose de personnel. Non, mais collectivement, vous êtes prête ?

Ça sera une décision collective, parce que cette offre, cette offre alternative pour redresser la France et lui donner une nouvelle espérance ne pourra réussir que s'il y a une union de celles et ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs.

42:56
Locuteur non identifié

Vous êtes prête à vous engager pour cela ?

42:58
Présentateur

Vous le savez.

42:59
Locuteur non identifié

Oui,

43:00
Présentateur

vous le savez. Mais ça sera une décision collective et ça sera conditionné par la capacité que nous aurons ou pas à nous rassembler. Bien, merci à Ségolène Royal. 8h55, vous êtes sur RMC, BFM TV le matin. Sous-titrage Société Radio-Canada