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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 14 octobre 2021 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSécurité

Bertrand : opération reconquête #cdanslair 14.10.2021

Source d'origine 10 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 28 %Défensif 45 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 39 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    Quels sont les six candidats à la primaire LR ?

  • 2:21RelanceRéponse partielle

    Pourquoi LR a finalement opté pour un vote au Congrès ?

  • 2:39RelanceRéponse directe

    Nathalie Saint-Cricq, LR n'a pas trouvé mieux que des primaires ?

  • 3:15OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Xavier Bertrand a-t-il changé d'avis sur la primaire ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Karl Meus, est-ce la moins pire des solutions pour LR ?

  • 6:02RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qui a fait basculer Xavier Bertrand ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:40Locuteur 9Fait
    « des primaires qui ne s'appellent pas des primaires, mais qui sont des primaires en réduit, c'est-à-dire avec un corps électoral de 80 à 100 000 personnes. »
  • 1:48Locuteur 10Fait
    « Xavier Bertrand a été obligé de caler. Il n'avait plus trop le choix. »
  • 2:43Locuteur 5Fait
    « LR n'a pas trouvé mieux, et ça révèle surtout une erreur stratégique de Xavier Bertrand »
  • 4:26Locuteur 10Fait
    « On sait malgré tout que ce n'est pas forcément sur les projets que ça va se jouer. »
  • 5:10Locuteur 10Fait
    « Sa stratégie, c'était de dire, une présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un peuple. »
  • 10:26PrésentateurChiffre
    « 70% des électeurs sont certains d'aller voter au premier tour de l'élection présidentielle. »
  • 13:55Locuteur 3Fait
    « Parmi les promesses de campagne de Valérie Pécresse, un référendum sur l'immigration. »
  • 14:43Locuteur 10Chiffre
    « Sur les adhérents LR, Éric Zemmour est à 44% des votants si un congrès avait pu l'inclure. »
  • 16:09Locuteur 10Chiffre
    « Il y a, dans un sondage de 1 000 personnes, à peu près 11% de Français qui se disent sympathisants de LR. »
  • 28:07Locuteur 10Fait
    « Edouard Philippe a mis le feu au pays »
  • 28:32Locuteur 10Fait
    « Christian Jacob dit : oui mais il n'avait pas payé ses cotisations depuis 2017 »
  • 31:26Locuteur 10Chiffre
    « Sur 100 électeurs qui ont voté François Fillon 2017, il y en a 35 qui voteraient aujourd'hui dans le meilleur des scénarios pour le candidat de droite »
  • 31:29Locuteur 10Chiffre
    « Il y en a 27 qui voteraient pour Éric Zemmour »
  • 34:57Locuteur 10Fait
    « Des aides destinées aux lycéens et qui lui ont permis d'économiser 400 euros pour la rentrée scolaire de sa fille »
  • 37:57Locuteur 10Fait
    « Le doublement du salaire des profs »
  • 38:07Locuteur 10Fait
    « Proposer de passer de 130 à 110 km heure sur l'autoroute »
  • 38:12Locuteur 10Fait
    « La baisse de la TVA sur les carburants »
  • 39:41Locuteur 5Fait
    « Le doublement du salaire des profs »
  • 43:20Locuteur 10Chiffre
    « La gauche éclatée pèse 25% entre 25 et 27% des voix dans les sondages »
  • 43:28Locuteur 10Fait
    « En 2017 elle avait deux candidats et ça lui a suffi pour être éliminée »
  • 44:40Locuteur 10Chiffre
    « Aucune politique n'est jugée au-dessus de 50% comme étant satisfaisante »
  • 49:17Locuteur 10Chiffre
    « Réunir la somme de 10 millions d'euros pour une hypothétique candidature »
  • 52:13Locuteur 10Chiffre
    « Éric Zemmour est à peu près à équidistance de l'électorat de Marine Le Pen et de l'électorat de droite »
  • 54:11Locuteur 10Fait
    « il dit l'État est obèse »
  • 55:21Locuteur 5Fait
    « parce qu'il n'avait plus le choix c'était ingérable »
  • 55:28Locuteur 5Fait
    « s'il y avait deux candidats à droite c'était la fin des républicains et la fin de la droite »
  • 55:40Locuteur 5Fait
    « il risque de perdre au congrès c'est pas sûr »
  • 55:56PrésentateurChiffre
    « le vote d'à peine 90 000 adhérents LR »
  • 56:50Locuteur 10Chiffre
    « jusqu'au 15-16 novembre »
  • 57:07Locuteur 10Fait
    « avec le sort d'axe Wauquiez-Barnier »
  • 57:15Locuteur 10Fait
    « la campagne de Juppé de 2016 »
  • 57:24Locuteur 10Fait
    « Marine Le Pen c'est les qualifier au second tour »
  • 58:03Locuteur 10Fait
    « le sujet de sécurité et d'immigration »
  • 58:39Locuteur 10Fait
    « la plupart des sondages donnent Marine Le Pen devant et qualifiée pour le second tour »
  • 1:00:19Locuteur 10Fait
    « comme le 14 janvier avait créé une dynamique en 2007 pour Nicolas Sarkozy »
  • 1:00:26Locuteur 10Chiffre
    « On est sur la première quinzaine de novembre »
  • 1:02:24Locuteur 10Chiffre
    « Benoît Hamon a fait le score historiquement bas de 6,5% »

Temps de parole

  • Locuteur 1062 %
  • Présentateur20 %
  • Locuteur 59 %
  • Locuteur 33 %
  • Locuteur 42 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Ils seront donc six à participer au Congrès des Républicains. Xavier Bertrand s'est finalement plié au mode de désignation choisi par son ancienne famille politique. Les LR entrent donc en campagne pour choisir le meilleur d'entre eux avec un vote prévu le 4 décembre et la promesse de ne pas cette fois-ci faire de cette primaire une machine à perdre. Le président de la région des Hauts-de-France va devoir convaincre les militants qu'il est le meilleur pour porter les chances de victoire.

Mais face à lui, Michel Barnier se voit déjà en favori et Valérie Pécresse estime que le match reste ouvert. Et les candidats se rejoignent en tout cas sur une urgence. Trouver vite un espace politique entre la dynamique Zemmour et les horizons d'Edouard Philippe. Bertrand, opération reconquête, c'est le titre de cette émission avec nous. Pour en parler ce soir, Nathalie Saint-Cricq, vous êtes éditorialiste politique à France Télévisions. Laureline Dupont, vous êtes directrice adjointe de la rédaction de L'Express. Avec nous ce soir, Carl Meus, vous êtes rédacteur en chef au Figaro Magazine. À la une du prochain numéro qui sortira demain, le phénomène Zemmour, ira-t-il jusqu'au bout ?

Et comment il affole la droite ? Nous y reviendrons naturellement ce soir. Enfin, Bernard Sanales, vous êtes politologue, président de l'Institut de sondage Elab. Et selon votre étude parue hier, 52% des Français jugent. Le bilan d'Emmanuel Macron, décevant là aussi, nous y reviendrons dans le détail. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Ils ne voulaient pas de primaire à droite, ils auront des primaires à droite. Nathalie Saint-Cricq.

1:37
Locuteur 9

Oui, absolument. En tout cas, des primaires qui ne s'appellent pas des primaires, mais qui sont des primaires en réduit, c'est-à-dire avec un corps électoral de 80 à 100 000 personnes. Et Xavier Bertrand a été obligé de caler. Il n'avait plus trop le choix.

1:48
Locuteur 10

Pas de parti, pas d'argent. Une non-explosion dans les sondages, contrairement à ce qu'il avait espéré, pour pouvoir être le candidat naturel. Donc il a été obligé de se rallier à la voix du plus grand nombre, quitte à lui maintenant, sachant qu'il a assez peu de chances, ou que lui-même ne les estime pas énormes, à essayer de convaincre ses camarades de LR, en faisant le tour des fédérations, ce qu'il va faire une cinquantaine, pour essayer de faire oublier qu'il est parti. Il faudrait oublier qu'il a trahi ce que considère le noyau dur des Républicains, et probablement des gens comme Laurent Wauquiez qui sont derrière.

2:18
Présentateur

On va revenir sur tout ce que vous venez d'exposer dans le détail ce soir, mais quand même, juste sur cette mode de désignation, il faut quand même se souvenir qu'on a expliqué ici même, pendant des semaines, que c'était terminé, qu'il n'y aurait pas de bataille interne, que c'était la machine à perdre. Au final, faire voter les militants, les sympathisants, c'est toujours, on n'a pas trouvé mieux pour départager des candidats à la présidentielle.

2:39
Locuteur 5

Lorraine Dupont ? LR n'a pas trouvé mieux, et ça révèle surtout une erreur stratégique de Xavier Bertrand, qui est quand même un petit peu responsable aussi de cette situation, parce que c'est quand même lui le premier qui a dit « je veux être le candidat face au peuple, je ne veux absolument pas passer par une primaire ouverte » puisqu'au départ, il était quand même davantage question d'une primaire ouverte, de réitérer l'expérience de 2016.

Et donc, en disant cela, il a fini par corneriser un petit peu son camp, il les a laissés se débrouiller entre eux pour trouver le meilleur mode de désignation du candidat, et aujourd'hui, il est, comme le disait Nathalie, obligé de caler au dernier moment, et de se présenter à ce scrutin qui, pour le moment, ne semble pas lui être favorable.

3:15
Présentateur

Alors, parce qu'il y a eu aussi une étape intermédiaire, on disait « ne vous inquiétez pas, il n'y aura pas de dispute entre nous, on va faire un congrès, mais au final, il n'y en aura qu'un et vous voterez pour le meilleur d'entre nous ». Ce n'est pas comme ça que ça va se passer. On entre là dans une campagne.

3:26
Locuteur 5

On entre là dans une campagne, alors qu'il va quand même être… On entre tardivement quand même dans une campagne, il faut aussi le rappeler, là, ils n'ont plus beaucoup de temps pour marquer leur différence, et eux sont convaincus, enfin, chez les Républicains, ils sont quand même convaincus qu'ils s'évitent le fait d'exposer leur différence à la face du monde. C'est ça leur pari dans le fait de ne pas choisir une primaire ouverte. C'est quand même essayer de rester en famille et de faire semblant qu'on est plus ou moins rassemblés et plus ou moins raccords sur tout un tas de sujets qui unis la droite.

3:55
Présentateur

Ça veut dire que ce sera une primaire qui ne s'appelle pas une primaire, enfin, qui ressemble quand même sans débat ?

4:01
Locuteur 10

Ah si, il n'y en a pas.

4:02
Présentateur

Ah bon ? Voilà, parce que s'ils ne veulent pas afficher leur désaccord, en tout cas leur divergence et peut-être même leur singularité, on va le dire comme ça, il va y avoir un débat.

4:10
Locuteur 10

C'est d'aller dans ces débats de manière intelligente. Les télévisions ont déjà fait des propositions pour avoir des débats. Il y aura un débat le 20 novembre, je crois, au sein des LR, au moment d'un conseil national, où ils seront tous là et ils pourront présenter leur projet. On sait malgré tout que ce n'est pas forcément sur les projets que ça va se jouer. Ils sont quand même tous dans la même famille, même s'ils ne sont pas tous LR, donc ils sont à la marge, ils pensent à peu près à la même chose.

La réalité, c'est que ça va se jouer sur quel est celui ou celle qui est la plus capable de se qualifier pour un second tour et après, éventuellement, de battre celui ou celle qui sera au second tour face à lui. Donc c'est ça qui...

4:49
Présentateur

Est-ce que vous considérez, Karl Meus, que c'est au final la moins pire des solutions, pardon de le dire comme ça, ce qui est en train de se mettre en place à droite ? Et L'Auréline Dupont, très justement, le rappelait, c'est quand même assez tard. Mais est-ce qu'au fond...

5:02
Locuteur 10

Prenons le cas de figure inverse. Xavier Bertrand aurait très bien pu dire, l'autre soir sur TF1, je continue. C'était le début de sa stratégie. Sa stratégie, c'était de dire, une présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un peuple. Donc il pouvait dire, vous êtes gentil les LR, mais vous avez votre congrès, vous le faites, moi je continue. Qu'est-ce qui serait passé ? Bernard Sarnenez aurait fait un sondage dans lequel il aurait intégré... Ça, c'est sûr. Non, non, c'est pas assez faute de faute. On aurait fait notre métier. Dans les sondages, on aurait mis, testé au premier tour, Xavier Bertrand, et un candidat de LR.

Donc les voix qui aujourd'hui se portent sur chaque candidat quand il est pris isolément, ce serait divisé. Donc là, qualification au second tour, c'est même pas la peine. Ensuite, au moment où les LR auraient eu leur candidat, on aurait eu un affrontement, là pour le coup, en janvier, en février, jusqu'à quel moment les deux se seraient dit on arrête les dégâts puisqu'on sait que malgré tout, ils s'entendent entre eux pour se dire il faut mieux qu'il n'y en ait qu'un. Et Baladur-Chirac, ça ne s'est pas fait. C'est en février que les courbes se croisent. Vous voyez, c'est compliqué.

6:02
Présentateur

Qu'est-ce qui a fait qu'à un moment donné, Xavier Bertrand s'ait dit je ne peux pas. Je ne peux pas faire ce que j'avais dit que je ferais. C'est-à-dire, je ne peux pas y aller seul, je ne peux pas aller à la rencontre du pays et avoir une démarche en solitaire. Qu'est-ce qui l'a fait basculer, Karl Meus ?

6:16
Locuteur 10

Ce qu'a dit Nathalie Saint-Crick, c'est qu'il a perdu son bras de fer. Il a voulu mener un bras de fer avec les autres en disant rejoignez-moi, vous voyez bien, je suis le seul qui peut battre Emmanuel Macron. Pas de chance, les sondages ne le montrent pas. Oui, mais je suis le seul qui peut me qualifier pour le second tour. Non, il y a des sondages qui montrent que tu n'es pas qualifié au second tour. Et puis il y a des sondages qui montrent que c'est serré. Avant l'été, je parle sous le contrôle de leur ligne Dupont, Xavier Bertrand et ses lieutenants nous disaient vous allez voir, après l'été, on a pillé le match. Je vais être partout. On ne parlera que de moi.

On arrive à la rentrée, il n'a pas pillé le match. Oui, mais vous allez voir, en septembre, je vais tuer le match. Ça va le faire, il n'y aura plus que moi. Donc c'est le constat d'un échec, mais c'est aussi une preuve de lucidité parce qu'encore une fois, il aurait pu continuer. Et il a préféré, alors aussi peut-être pour des histoires d'argent parce que les LR ont de l'argent et au mieux ne pas être le diviseur. Et surtout, il avait fait un sondage auprès de ses troupes et auprès des gens à lui qui sont restés chez les LR en disant comment vous sentez les choses ? Et les gens lui ont dit tu vas passer pour le diviseur.

7:14
Présentateur

C'est ça, le sujet opération reconquête. C'est le titre de cette émission ce soir et en vous écontant, on se dit c'est vraiment ça qui attend Xavier Bertrand. Il a lancé plusieurs fois sa campagne cette fois-ci. Il doit faire la différence. Il doit faire la différence parce qu'il faut dire aussi en rajoutant ce que disait Karl, c'est que pour les législatives,

7:30
Locuteur 10

il y avait un certain nombre de candidats virtuels LR qui se sont dit que s'ils suivaient Xavier Bertrand et Xavier Bertrand était le diviseur, ils n'auraient pas leur investiture et ceux-là n'avaient pas trop envie. Donc là, il a effectivement beaucoup de boulot, 50 fédérations en peu de temps et surtout se faire re-aimer ou alors exploser dans les sondages encore une fois pour que non pas on l'aime mais qu'on ait envie de le suivre pour qu'il puisse gagner.

7:50
Présentateur

On a toujours raison quand on fait le choix d'être fidèle à sa famille, dit Nicolas Sarkozy. Il connaît évidemment la façon dont les choses se passent dans la droite républicaine. Est-ce qu'au fond, ça peut lui être crédit, Xavier Bertrand, dans les sondages, le fait qu'ils se disent à un moment donné, allez, j'y retourne, je fais le choix de l'unité, est-ce que ça va plaire aux sympathisants de droite, à votre avis ?

8:11
Locuteur 10

Il y a les électeurs du Congrès, on en reparlera, je pense, dans l'émission, qui sont un public très différent, une cible très différente des sympathisants LR et même des électeurs de François Fillon. On pourra expliquer, si vous voulez, tout à l'heure un peu les différences. Peut-être que cet électorat-là, du Congrès, ceux qui vont voter, vont être sensibles à cet argument de dire finalement « il est revenu, il a accepté de jouer le jeu, etc.

» En revanche, c'est vrai qu'en termes d'image en général, je dirais vis-à-vis des Français, pour Xavier Bertrand qui avait construit son discours différent, qu'on soit d'accord ou pas sur « je ne veux pas me soumettre à la primaire, je veux passer par un autre mode de désignation », ça peut être incompris. Après, l'argument aujourd'hui qui a sans doute aussi compté, c'est l'irruption du phénomène Zemmour.

C'est vrai que ce n'est plus tout à fait la même situation, même si ce que dit Karl Léjus, c'est-à-dire que dans un sondage où on testait deux candidats de droite, ils étaient de toute façon tous les deux forcément sous la barre des dix, mais c'est vrai qu'on n'était pas dans le même schéma avec un Éric Zemmour au-dessus de 10%, parfois à 15%, parfois à 17%, 13% dans le dernier sondage Elab, et un Éric Zemmour qui ne comptait pas. Donc c'est vrai que ça a évidemment aussi précipité ce besoin d'unité. Ce besoin d'unité, de toute façon, il est central pour comprendre les sympathisants LR.

Le spectre de la division, les querelles de la droite, on les a tous connues, et on sait qu'elles ont marqué l'électorat de droite qui, sans doute, ne supporterait pas et rendrait responsable tous ceux qui pourraient passer comme diviseurs d'être éliminés une deuxième fois du second tour de l'élection présidentielle. Parce que le traumatisme, finalement, il est là. J'allais dire perdre, c'était déjà arrivé à la droite. Mais là, la division, l'élimination au second tour, ça fait courir un risque mortel pour LR. Si LR n'est pas au second tour de cette présidentielle en 2022, LR vraisemblablement, dès les législatives d'ailleurs, disparaîtra en partie de la carte politique.

10:06
Présentateur

Peut-être une bonne nouvelle pour débuter cette émission, Bernard Sananès, c'est l'intérêt que les Français peuvent porter à la présidentielle. On a débuté cette rentrée en disant, bon, la présidentielle, ça n'intéresse personne, nous ça nous a intéressés, ainsi que les téléspectateurs de C'est dans l'air qui adorent la politique, mais d'une manière générale, c'est vrai qu'on sentait qu'il y avait quelque chose d'un peu enquisté autour de la politique. Cette fois-ci, alors ça c'est un sondage de vos confrères de BVA, 70% des électeurs sont certains d'aller voter au premier tour de l'élection présidentielle. On sent qu'il y a un regain d'intérêt.

10:35
Locuteur 10

Oui, alors j'ai des chiffres assez proches, pas tout à fait, mais assez proches. Et puis j'ai un autre chiffre, la semaine dernière, on avait mesuré que plus d'un Français sur deux déclarait s'intéresser à la campagne. Donc ça confirme un peu ça. Mais je dirais qu'on est toujours dans le même phénomène. La politique, on adore la détester. Et donc, on adore s'y intéresser. Là, il y a un débat, il y a quelque chose de nouveau qui se passe, incontestablement. Mais en même temps, on avait posé la question cette semaine, comment vous vous intéressez à la campagne ? On a tout de suite beaucoup de critiques. On a des critiques sur le jeu politique, on a des critiques sur les promesses.

Ça, ça revient extrêmement souvent. De toute façon, on sait, ils vont nous faire leurs promesses. Rien ne changera, rien ne changera pour moi. Ils ne connaissent pas nos réalités. Et donc, on a ce double phénomène qui fait que comme, moi, je ne crois pas, je serai peut-être désavoué, mais je ne crois pas au scénario d'une abstention massive pour l'élection présidentielle. Peut-être qu'on ne sera pas tout à fait au même niveau que les élections précédentes. Mais l'élection présidentielle reste centrale. Et même si on a des critiques, des déceptions, des désignements vis-à-vis des candidats, on considère que c'est le seul moment où ça peut servir à quelque chose, vraiment.

La promesse du changement reste toujours forte dans une élection présidentielle.

11:40
Présentateur

En tout cas, ils ont fini par se mettre d'accord, enfin, sur un mode de désignation. Xavier Bertrand a fini lui aussi par se résoudre à participer à un vote au Congrès. Le président de la région Hauts-de-France, après avoir juré qu'il irait jusqu'au bout de sa rencontre avec le peuple français, devra se mesurer à cinq autres candidats les Républicains avec un vote prévu le 4 décembre. Constance Meyer, Théomanne Ball.

12:02
Locuteur 7

Voici donc l'affiche des six candidats en lice pour le Congrès des Républicains. Et Xavier Bertrand sera bien là.

12:14
Locuteur 3

Après des mois en solitaire, le patron de la région Hauts-de-France a finalement décidé de participer à une primaire qui ne dit pas vraiment son nom. Dans sa famille politique, c'est le soulagement.

12:25
Locuteur 10

Non, je pense que c'est un acte de rassemblement qu'il fait et que cet acte de rassemblement correspond à ce sens des responsabilités de l'État que je perçois chez l'ensemble de nos candidats.

12:39
Locuteur 3

Le tout récent candidat à l'investiture des Républicains ne reprendra pourtant pas sa carte d'adhérent. Mais pour ces jeunes militants, soutien de Xavier Bertrand, pas de quoi écorner l'image de leur champion.

12:52
Locuteur 4

Je pense qu'il a montré aux militants, même aux sympathisants, largement, qu'il partageait des convictions et qu'il allait au bout de ses convictions. Personne ne peut douter de l'appartenance politique de Xavier Bertrand et ce n'est pas une carte politique qui va faire la différence. Ce n'est pas un manque de loyauté. Il a toujours été dans sa famille. Il a gouverné à la région

13:08
Locuteur 10

avec des élus républicains. Ça a toujours été le cas. Ce n'est pas une question qui est en loyauté et je pense que M. Donnie et Miquel ont raison. La vraie question, c'est de savoir est-ce qu'on peut gagner en 2022 ou est-ce qu'on a envie que la droite disparaisse ?

13:20
Locuteur 3

Dans tous les sondages, Xavier Bertrand est en avance de quelques points sur Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France qui, elle aussi, a quitté les républicains. Réunis dans un autre bar parisien, ces militants pro-Pécresse cherchent à grossir les rangs.

13:38
Locuteur 4

Nous, notre rôle, c'est de convaincre les jeunes qui ont envie de voter pour Valérie Pécresse d'adhérer aux républicains afin qu'ils puissent

13:43
Locuteur 10

participer à ce congrès.

13:44
Locuteur 3

C'est vraiment intense dans le sens où on doit passer 2 à 3 000 appels par semaine. Ce qui fait que là, depuis à peu près plusieurs jours,

13:51
Locuteur 2

plusieurs semaines, on a des milliers d'adhérents en plus.

13:54
Locuteur 3

Parmi les promesses de campagne de Valérie Pécresse, un référendum sur l'immigration.

14:01
Locuteur 1

Elle fait ce qu'elle dit, elle dit ce qu'elle fait. Donc ça, c'est important. Et deuxièmement, je pense qu'elle a l'autorité nécessaire pour remettre le pays sur les bons rails, pour réaffirmer un peu l'autorité de l'État. Et ça, c'est important. Je pense que les Français ont compris qu'elle s'est à la fois une dame de fer FIRE et une dame de fer FER.

14:14
Locuteur 3

Éric Zemmour n'a pas le monopole aussi de ces questions d'immigration, de ces questions un peu régaliennes. Justement, Valérie Pécresse a toujours, comme l'a dit, Valentin, été extrêmement forte sur le régalien. Éric Zemmour, incontournable dans les conversations des militants LR. À tel point que certains regrettent son absence sur la ligne de départ. Thomas Lodowski a carrément lancé une consultation auprès de 1 400 adhérents de son propre collectif de droite pour tester l'hypothèse Zemmour.

14:43
Locuteur 10

Sur les adhérents LR, Éric Zemmour est à 44% des votants si un congrès avait pu l'inclure. Ensuite, on a Michel Barnier à 31% et ensuite, Bertrand Pécresse à 5% et les autres n'existent pas.

14:57
Locuteur 3

Peu importe si le polémiste a été condamné pour incitation à la haine, lui considère qu'il aurait toute sa place au congrès des LR.

15:05
Locuteur 10

Sur ce qu'il défend, c'est la ligne du RPR des années 90. ça pouvait même être la ligne une grosse partie de Patou, la ligne de Nicolas Sarkozy en 2007. Je pense qu'aujourd'hui, le match est derrière. Aujourd'hui, c'est Éric Zemmour qui incarne ce renouveau. Donc là, il va falloir trouver une solution pour qu'on batte Emmanuel Macron.

15:23
Locuteur 3

L'hypothèse Éric Zemmour a été écartée par les cadres du parti. Le champion LR se trouve donc parmi les 6 candidats et sera désigné par les 86 000 adhérents lors du congrès le 4 décembre prochain.

15:40
Présentateur

Juste, je me tourne vers vous. Ce n'est pas un sondage officiel. Pour l'instant, c'est très compliqué de sonder le cœur des militants. C'est impossible ?

15:48
Locuteur 10

C'est impossible. Ou alors, il faut que LR donne son fichier à un institut de sondage. Je pense qu'ils ne le feront pas. Ce qui est normal. Voilà, puisqu'il va y avoir 80, 100, 120 000 votants. Et donc, seule la connaissance précise de cette base électorale réduite... On les connaît un peu. Alors, on les connaît un peu, mais ils sont évidemment assez différents des sympathisants de LR. Déjà, le chiffre. Il y a, dans un sondage de 1 000 personnes, à peu près 11% de Français qui se disent sympathisants de LR. Ça veut dire 4 millions, plus de 4 millions de personnes. Donc, c'est évidemment une sociologie très différente.

Quand on prend une autre source, quand on regarde les électeurs de François Fillon, dans ces électeurs de François Fillon, on a déjà à peu près un quart qui ont déserté et qui ont été vers Emmanuel Macron ou vers Marine Le Pen. Donc, ce corps électoral, aucun sondage, encore une fois, à part un sondage sur fichier, ne peut prétendre le connaître. Maintenant, quand on regarde les sondages, mais qui sont encore une fois très différents, sur les intentions de vote, sur les traits d'image des différents candidats, c'est vrai que David Bertrand fait la moins mauvaise des performances et qu'on voit bien que LR a évidemment un problème de dynamique auprès de...

16:54
Présentateur

Qu'est-ce qu'il a apprécié chez lui ?

16:56
Locuteur 10

Alors, il a la capacité à incarner les valeurs de la droite. Il apparaît premier sur cette dimension chez les électeurs de droite comme chez les sympathisants LR. Également, Carl l'évoquait tout à l'heure, la capacité à se qualifier pour le second coup. Et c'est un argument qui évidemment comptera. Et puis, il y a des sujets sur lesquels il est plus proche de Valérie Pécresse, notamment sur les questions d'autorité et sur les questions internationales européennes plus proches de Michel Barnier. Mais c'est vrai que dans toutes les enquêtes, encore une fois, réalisées sur les sympathisants ou sur les électeurs, il devance ses rivaux. Mais cette avance n'a jamais été décisive.

17:30
Présentateur

Et c'est une autre bataille qui commence puisqu'elle sait, vous l'avez très bien expliqué les uns et les autres, elle va jouer vraiment sur le cœur du réacteur des militants LR, c'est-à-dire 100 000 personnes qui sont assez difficiles à sonder. On ne peut pas compter sur les sondages, il faut compter sur les soutiens. C'est ça qu'on va surveiller dans les prochains jours et les prochaines semaines, Carmeuse ?

17:49
Locuteur 10

Alors oui, il y a une bataille de soutien, mais il y a aussi, ce qu'il va falloir surveiller, c'est le nombre d'adhésions chez les LR. En une semaine, ils ont pris 7 000 à 8 000 nouveaux adhérents. Ça peut changer quand même un corps électoral si toutes les semaines, vous avez 7 000, 8 000 personnes qui arrivent. C'est qui ? On ne sait pas, c'est dans quelle fédération. Apparemment, il y en a beaucoup en Ile-de-France. Donc on peut présupposer que c'est Valérie Pécresse qui a fait mobiliser les troupes, mais Xavier Bertrand, on pensait qu'il va rester inerte, il a bien l'intention de faire adhérer. Alors, l'adhésion à 30 euros, tout le monde n'y va pas.

Mais vous voyez bien que le corps électoral va changer entre les 39 000 qui se sont déplacés pour choisir un congrès ou une primaire et les 100 000, 120 000 qui vont pouvoir voter le 1er décembre. Est-ce que ça veut dire

18:33
Présentateur

qu'ils partent tous au même niveau ? Non. Sur ces 6 candidats, donc il y en a 3 qui se détachent par leur notoriété ?

18:41
Locuteur 10

Vous en avez un ou deux dont on peut estimer qu'ils ne seront pas sur la ligne de départ. Parce que vous avez des parrainages qu'il va falloir remplir d'ici le 2 novembre. Il va falloir déposer 250 élus répartis dans 30 départements. C'est le même système que la présidentielle mais divisé par 2. Je ne crois pas que Denis Paire, ça serait surprenant qu'il y arrive. Est-ce que Philippe Juvin y arrivera ? Ce n'est pas sûr. On sait ces derniers temps qu'il râlait un peu parce qu'il avait l'impression que certains, peut-être en Ile-de-France, l'empêchaient d'avoir des parrainages. Il y a une bataille de parrainages, on le sait, c'est classique. Fillon, Juppé, Sarkozy l'ont joué.

Plus j'ai de parrainages, plus je suis fort et plus les militants se diront c'est important. Il y a même des jeux dans le faire de la carte qui est l'expression qui est en cours chez les Républicains. Faire de la carte, ça veut dire que chacun essaie de trouver des gens. Certains même soupçonnent les grands candidats, Jean-Xavier Bertrand, de favoriser Philippe Juvin pour qu'il y ait un émiettement plus grand. Donc si vous voulez, la personne qui serait capable d'analyser exactement ce que fait de l'affaire

19:45
Présentateur

de 50 000 cartes, ça donne. Qui est le favori ? C'est la question qu'on se pose au début de cette campagne interne. Qui est le favori ? Si on met à plat tout ce que vous avez expliqué depuis le début, c'est-à-dire que là on recommence un nouveau match avec un corps électoral nouveau. Il y a un bruit,

20:00
Locuteur 10

une rumeur ambiante sur Michel Barnier qui serait, un, le candidat de Laurent Wauquiez, d'ailleurs lui-même ne s'en cache pas. Ils se sont vus, ils se sont mis d'accord. Laurent Wauquiez ne l'a pas encore dit totalement officiellement. Peut-être ne le fera-t-il pas. Laurent Wauquiez qui est puissant dans le parti ? Qui est puissant dans les fédérations absolument et qui est celui qui est toujours resté là suscitant justement le départ de Xavier Bertrand. Bon, normalement on dit Michel Barnier puis on dit Michel Barnier une tête de président.

Alors je ne sais pas si cette expression de tête de président est suffisante pour expliquer cela mais il a, c'est la mode en ce moment, il y a une mode Barnier. Il a surtout un parcours. Et il a un parcours, une crédibilité internationale et on trouve, voilà. Cela dit, Xavier Bertrand pour répondre à ce que disait Bernard tout à l'heure, c'est quand même quelqu'un qui fait beaucoup campagne depuis plusieurs mois justement en espérant creuser la différence et faire le trou avec les autres. Donc Michel Barnier considère qu'il a une petite faiblesse de notoriété mais lui-même considère que sa petite faiblesse de notoriété en fait un homme nouveau.

C'est-à-dire qu'en vaut ce qui est un moins pourrait être un plus pour lui. Valérie Pécresse a fait sa campagne donc moi j'aurais tendance à dire qu'ils ne sont pas totalement à égalité. Préférence pour Barnier parce qu'il y a les fédés derrière et ce qu'il y a l'appareil et puis peut-être Bertrand ou Pécresse, surtout Bertrand avec un petit avantage il faut rappeler qu'il y aura deux tours et donc il peut y avoir des retraits, des alliances, il peut y avoir des consignes aussi de vote entre les deux tours.

21:16
Présentateur

Quand même, alors on parle des écuries, des ambitions mais parlons un peu du fond. N'y a-t-il que des différences de personnalité entre Michel Barnier, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse ? Laureline Dupont.

21:25
Locuteur 5

Il y a évidemment des différences de fond très fortes.

21:28
Présentateur

Comment est-ce qu'on peut les résumer ?

21:30
Locuteur 5

Alors, en tout cas dans leurs intentions parce que Xavier Bertrand a clairement cette volonté d'incarner quand même l'autorité. La République des Territoires. La République des Territoires, exactement. Une certaine proximité avec les territoires. En même temps, Valérie Pécresse a aussi cette ambition d'incarner une certaine forme d'autorité mais ça c'est un avis personnel, elle y parvient moins, c'est moins clair on va dire pour l'instant le parcours et le discours de Valérie Pécresse. Et Michel Barnier a clairement cette carte politique internationale, politique européenne.

Alors, ça n'est plus l'européiste entre guillemets Béat qu'il a pu être à un moment mais en même temps il est assez habile c'est-à-dire qu'au départ on lui reprochait de soudain se transformer en espèce de souverainiste nouveau genre en même temps il est capable de dire en fait j'ai vu et c'est parce que j'ai vu que je suis capable de développer un discours critique sur l'Europe. Donc ça c'est assez intéressant et je pense que c'est son atout maître en tout cas c'est ce qu'il souhaite mettre en avant aujourd'hui et qui fait la différence avec les autres.

22:30
Présentateur

Est-ce qu'il y a moins de différence entre eux que lors des dernières primaires entre les différents candidats si on essaie de comparer est-ce que là on a quand même un corpus alors sans entrer forcément dans le détail mais voyez ce que je veux dire est-ce que là on a quand même trois candidats qui sont issus d'une même droite ?

22:46
Locuteur 10

Ah oui c'est quand même issu du RPR les trois mais c'était le cas la dernière fois aussi Juppé, Sarkozy

22:55
Présentateur

Il y avait des nuances entre un Juppé et un Sarkozy sur la ligne politique quand même sur les priorités ?

23:00
Locuteur 10

Là par exemple il y a des nuances Michel Barnier il veut un moratoire sur l'immigration Valérie Pécresse elle veut modifier la constitution changer la règle de droit donc on voit bien que les curseurs ne sont pas les mêmes et ça va être intéressant lors des débats télévisés de voir qui va adhérer qui poussera le curseur le plus loin possible parce que ce que vous disiez tout à l'heure est très juste c'est qu'on a un corps électoral mais une campagne c'est fait pour faire bouger les lignes vous vous souvenez quand même la primaire de 2016 Alain Juppé à cette époque-là il y a cinq ans ultra favori il n'y a pas de problème premier débat télévisé tiens c'est compliqué finalement il fait un peu son âge et puis il y en a un tiens il a l'air de ne pas rentrer dans les querelles qui développent son projet deuxième débat télévisé alors là toute la droite tous les électeurs de droite sont passés sur Fillon en 15 jours donc Xavier Bertrand c'est là-dessus qui compte peut-être aussi Michel Barnier sur le côté stature d'homme d'État pour faire changer la donne quand vous avez quand même un débat sur des chaînes d'information et des chaînes de télévision comme France Télévisions c'est des spectateurs et ça influence

24:05
Présentateur

qu'est-ce qu'ils attendent les électeurs de droite à part la gagne Nathalie Saint-Cricq sur quel sujet on dit toujours on se trompe parfois entre les préoccupations des Français que nous disent les sondages et puis parfois peut-être ce qu'attendent les militants eux-mêmes vous avez parlé les uns et les autres de l'immigration c'est vrai que c'est des sujets sur lesquels on les a beaucoup entendus à votre avis qu'est-ce qu'ils attendent ? L'envie de gagner ?

24:26
Locuteur 10

probablement l'envie de gagner évidemment et puis de ne pas toujours regarder passer les trains parce que là honnêtement on parle de droitisation du pays donc si le pays se droitise et que ça ne leur passe tout le dit encore une fois ils vont trouver ça quand même un peu bizarre vous parliez du régalien tout à l'heure c'est-à-dire le régalien l'autorité un certain nombre de décisions sur l'immigration mais il y a une chose moi qui me semble importante dans la différence entre les différents candidats c'est sur l'économie c'est-à-dire je pense je crois comprendre que Valérie Pécresse et d'une certaine manière Michel Barnier incarnent non pas un fillonisme mais une certaine vision libérale des choses alors que Xavier Bertrand est plus sur une espèce de forme de goulisme social reprenant les formules de l'intéressement considérant qu'on doit modifier la prime d'activité donner un coup de pouce au salaire donc il joue également sur ce fameux pouvoir d'achat qui est considéré dans les études comme une des premières préoccupations la première préoccupation des français avec la santé c'est-à-dire qu'il fait également du sociétal et il ne mise pas entièrement sur le régalien probablement pour essayer de ratisser un petit peu plus large et ne pas être que sur les thèmes de la droite dite extrême ou d'extrême droite qui refuse de s'appeler comme ça

25:27
Présentateur

On va en parler dans un instant le sujet c'est trouver d'être resté sur cette ligne de crête

25:30
Locuteur 10

Oui avec un sujet quand on regarde les préoccupations en tout cas les déterminants du vote des électeurs de droite c'est très nettement ce qui comptera le plus dans leur vote ce sont les questions régaliennes comme a dit Nathalie et d'abord la question de la sécurité avant la question de l'immigration c'est différent chez les électeurs du Rassemblement National l'enjeu de la sécurité est nettement devant et donc on va voir comme évidemment c'est un territoire qui est très occupé que ce soit par Marine Le Pen que ce soit maintenant par Éric Zemmour on va sans doute avoir et ça ça va être intéressant de voir est-ce que la campagne va se focaliser sur ces thèmes-là la campagne interne à LR ou est-ce qu'elle va aller sur des questions économiques où on le sait il y a une autre concurrence chez une partie des électeurs de droite qui est la concurrence d'Emmanuel Macron et donc l'endroit le sujet stratégique de savoir quel candidat de ces six candidats réussira à positionner le débat sur la thématique qui est centrale pour l'électorat de LR celui-là aura sans doute pris une manche d'avance pour l'instant il faut bien le dire c'est Éric Zemmour qui a réussi à installer les débats qui intéressent le plus les électeurs de droite

26:32
Présentateur

Est-ce que l'écologie peut intéresser les électeurs de droite ?

26:35
Locuteur 10

Alors on a une différence c'est que les électeurs de droite comme tous les électorats sont intéressés concernés préoccupés par les questions environnementales il n'en faut pas un élément structurant de leur vote C'est structurant

26:46
Présentateur

pour Michel Barnier parce que je ne résiste pas à l'idée de vous donner cette phrase qui fera peut-être date dans cette campagne on verra c'est dans Paris Match il accorde une interview et il dit on ne peut pas devenir président de la République sans aimer les arbres

26:56
Locuteur 10

D'accord

26:57
Présentateur

Quoi ? Ça vous laisse sceptique ?

27:00
Locuteur 10

Non, non mais il y a

27:01
Présentateur

Il y avait mangé des pommes et aimé les arbres

27:03
Locuteur 10

Mais encore une fois plus sérieusement la question environnementale elle apparaît aujourd'hui assez elle bailait tous les chiquets politiques mais ce qu'on oublie de dire c'est que c'est exactement la même chose pour la question sécurité La question sécurité on l'a dit à l'instant elle est évidemment prioritaire chez les électeurs de droite mais pas seulement et donc le candidat de droite il va aussi se mettre dans une situation où il doit à la fois parler à ses 100 000 votants du 4 décembre mais aussi demain à l'ensemble de l'électorat avec une droite qui n'attire plus qui n'attire plus les jeunes on a vu des jeunes militants il y a des jeunes militants LR mais des jeunes électeurs LR il y en a très peu on est à 4-5% sur les 18-24 ans à peine un peu plus sur les 25-34 ans c'est un parti aujourd'hui qui est très marqué socialement c'est un parti de français aisé d'une part et d'autre part c'est un parti qui est très marqué générationnellement la plupart des sympathisants et des électeurs ont plus de 50 ans

27:52
Présentateur

Et ces sympathisants plus généralement de droite ont une offre qui s'est un peu élargie ces derniers temps vous parliez d'Emmanuel Macron mais on peut aussi parler d'Edouard Philippe avec Christian Jacob qui dit ce matin dans le Figaro il ne faut pas oublier qu'Edouard Philippe a mis le feu au pays là il y a eu une crainte aussi chez les barons de la droite de voir partir une partie de leurs électeurs du côté d'Edouard Philippe donc d'Emmanuel Macron

28:17
Locuteur 10

Exactement la grande crainte c'était surtout sur les corps intermédiaires tous ces maires qui sont séduits par Edouard Philippe on a vu il y a Arnaud Robinet le maire de Reims qui était LR alors il s'était un peu mis en retrait évidemment Christian Jacob dit oui mais il n'avait pas payé ses cotisations depuis 2017 donc on le considérait déjà exclu sauf qu'ils l'ont soutenu au municipal malgré tout face à un candidat de la République en marche donc c'était quand même on le comptabilisait dans les LR bon il est passé chez Edouard Philippe la crainte c'est que les électeurs donnent raison à Eric Zemmour qui dit moi je suis le RPR Edouard Philippe reconstitue l'UDF ce parti d'élu et au fond LR il n'existe plus il n'a plus de raison d'être et c'est là tout l'enjeu pour LR aujourd'hui jusqu'au 4 décembre c'est de montrer qu'ils existent montrer qu'ils peuvent qu'ils ont entendu ce que dit Eric Zemmour parce que ce qui était intéressant dans votre reportage et on a le même dans le Figaro Magazine je suis allé voir des électeurs et des gens de LR à Tours à La Rochelle un peu partout qu'est-ce qu'ils disent ces gens-là mais en fait Eric Zemmour il pense comme nous il dit la même chose que nous Rachida Dati était dans l'un chez Damien Abad 500 personnes dîner de rentrée habituel dans sa circonscription elle commence à parler d'Eric Zemmour elle dit c'est pas notre candidat c'est pas nos valeurs elle sent dans la salle que ça tangue et elle dit non mais il est pas chez nous et il y a quelqu'un qui répond ouais mais il dit comme on pense donc il faut en tenir compte parce que cet électorat-là il est de droite il a voté LR il a peut-être voté Fillon on sait c'est quoi 25% 25-30% qui est aujourd'hui comment en tenir compte

29:54
Présentateur

quand on est Xavier Bertrand il a une histoire Xavier Bertrand avec la droite ce gaullisme social que vous évoquiez c'est un élu des Hauts-de-France d'un territoire populaire à un moment donné il peut tirer les leçons de ce qui est dit par Éric Zemmour et peut-être de cette sympathie qui est en train de s'exprimer parmi le peuple de droite une partie du peuple de droite mais est-ce qu'il peut déporter ce qu'il dit pour aller séduire cet électorat-là ?

30:18
Locuteur 10

mais il y a un moment il faut parler à cet électorat-là si vous ne le retrouvez pas vous restez à 13-14 dans les sondages comment lui parler peut-être pas en disant ce que dit Éric Zemmour parce qu'évidemment il ne faut pas aller jusque là parce que sinon vous donnez raison Éric Zemmour mais dire peut-être que eux c'est ce que Valérie Pécresse essaye de développer en disant moi j'ai des solutions je pourrais les appliquer le regard sur...

on va y venir le regard sur Éric Zemmour a changé aujourd'hui quand il était à 10-12 la question c'était est-ce qu'il peut arriver devant et être qualifié pour le second tour bon aujourd'hui les sondages laissent penser qu'il peut accéder au second tour le regard change parce qu'à ce moment-là c'est comment il gouverne et avec qui ? là il n'a pas encore la réponse et donc c'est à ce moment-là que les LR là peuvent dire nous on a les réponses nous on va pouvoir faire des choses

31:09
Présentateur

en fait c'est celui qui ne participe pas à la primaire mais celui auquel tout le monde va penser pendant les deux mois jusqu'au vote du... je ne vais pas prononcer le nom du mois de décembre

31:16
Locuteur 10

il y a une règle que tout le monde connaît en politique pour espérer gagner il faut d'abord rassembler son camp aujourd'hui le principal problème du candidat de droite LR c'est de rassembler son camp je vais vous donner un seul chiffre sur 100 électeurs qui ont voté François Fillon 2017 il y en a 35 qui voteraient aujourd'hui dans le meilleur des scénarios pour le candidat de droite il y en a 27 qui voteraient pour Éric Zemmour il y en a 20 qui voteraient pour Emmanuel Macron et un peu moins de 10 pour Marine Le Pen et donc cet émiettement de l'électorat de droite il est aujourd'hui sa première faiblesse et donc le premier enjeu pour le candidat de droite qui sortira du Congrès c'est d'abord de remonter de reconquérir son électorat

31:54
Présentateur

et on voit bien que la campagne a commencé puisque Valérie Pécresse annonce au journal le point qu'elle reprendra sa carte aux Républicains je crois si je ne me trompe pas que Xavier Bertrand avait dit que lui il ne le ferait pas il l'a dit devant les sénateurs

32:06
Locuteur 9

l'autre matin

32:07
Présentateur

c'est important

32:09
Locuteur 10

ça ferait une voix de moins pour lui la sienne c'est effectivement mais je pense qu'il y a une espèce d'affolement et de volonté de se rapprocher le plus possible après c'est effectivement j'ai pas honnêtement la déclaration que Xavier Bertrand en disant je ne veux pas prendre ma carte c'est une façon de réaffirmer sa position initiale mais il n'est pas forcément

32:27
Présentateur

difficilement à comprendre aussi pour les militants

32:29
Locuteur 10

difficile à comprendre je pense

32:31
Présentateur

en tout cas certains on va reparler dans un instant d'Éric Zemmour mais on va quand même faire un virage sur la gauche certains parlent déjà d'accidents industriels ce soir Anne Hidalgo deviendra officiellement si elle est élue mais il y a assez peu de suspense pour le coup officiellement la candidate des socialistes pour l'instant elle peine dans les sondages pourtant après les régionales on s'en souvient le parti socialiste s'était mis à rêver d'un rebond en tenant notamment des bastions historiques de la gauche comme l'Occitanie reportage Lasso Gélabert David Lemarchand et Christophe Roquet

33:00
Locuteur 7

Je vais faire une photo président ça ne vous enlève pas excusez-moi juste

33:07
Locuteur 10

Sur les terres d'Occitanie bastion du parti socialiste depuis des décennies Carole Delga se prête volontiers au jeu des photos Depuis sa réélection triomphale au dernier régional cette présidente socialiste est devenue une figure incontournable de la gauche A Toulouse ce jour-là au beau milieu de patrons réunis en congrès la patronne de la région savoure sa popularité

33:29
Locuteur 9

Beaucoup de travail tout d'abord et puis ensuite un projet clair et de la volonté voilà donc travail clarté volonté

33:40
Locuteur 10

Est-ce que vous allez partager ces ingrédients avec Anne Hidalgo pour la présidentielle ?

33:44
Locuteur 9

On les partage déjà parce que moi je me suis beaucoup inspirée du travail d'Anne en tant que maire de Paris et c'est comme ça que nous avons commencé à travailler ensemble il y a ça plusieurs années

33:54
Locuteur 10

Dans sa bataille pour conquérir l'Elysée Anne Hidalgo l'a choisie dans son équipe une alliée de poids qui pourrait bien aider la candidate socialiste à sortir d'un début de campagne difficile Jugée inaudible sans proposition concrète la maire de Paris ne parvient pas à décoller dans les sondages entre 7 et 4% Très loin des 57,7% d'électeurs qui ont plébiscité Carole Delga au régional en juin dernier Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui au niveau national le parti socialiste n'arrive pas à se faire entendre comme ici en Occitanie

34:26
Locuteur 9

La campagne des présidentielles c'est une course de fond donc il faut juger sur le temps et on doit avoir beaucoup de recul vis-à-vis des sondages si vous regardez les dernières élections présidentielles celui ou celle qui était donnée gagnant 6 mois avant a été systématiquement le perdant

34:46
Locuteur 10

Hidalgo Delga même combat pas tout à fait selon certains électeurs socialistes au régional David De Giovanni n'a pas hésité une seconde à voter pour Carole Delga une de ses mesures phares des aides destinées aux lycéens et qui lui ont permis d'économiser 400 euros pour la rentrée scolaire de sa fille de quoi soulager le porte-monnaie de ce cuisinier mais à 6 mois de l'élection présidentielle ce socialiste hésite quand même à voter Anne Hidalgo

35:12
Locuteur 4

elle est parisienne donc on la connaît pas bien et puis effectivement par exemple dire qu'on va baisser le prix de l'essence surtout dans les proportions qu'elle annonce ça ressemble plus à un effet d'annonce que quelque chose qui va vraiment être fait je dis pas que j'ai pas confiance

35:29
Locuteur 10

en elle je la connais pas mais j'aurais préféré

35:31
Locuteur 4

des mesures plus concrètes

35:32
Locuteur 10

et qu'on sache vraiment ce qu'elle veut faire mais voilà pour l'instant votre vote ce serait lequel ?

35:38
Locuteur 4

ce serait plutôt écologiste

35:40
Locuteur 10

inciter les électeurs séduits par le bilan d'Elga à voter Anne Hidalgo c'est tout l'enjeu des militants de la plus grande fédération socialiste de France leur vœu le plus cher revivre la consécration des régionales à la prochaine présidentielle

35:53
Locuteur 4

ça fait du bien de revoir ça

35:58
Locuteur 3

ça recule

35:59
Locuteur 10

ça recule et des friches ça vous a donné de l'espoir pour la présidentielle

36:05
Locuteur 3

quand on fait partie d'un mouvement politique il faut toujours en avoir sinon on n'avance pas sinon on reste bloqué et je pense que c'est ce que les gens attendent aussi ils attendent pas du négatif ils attendent pas du pessimisme ils attendent de l'optimisme des propositions du concret

36:18
Locuteur 10

tous en sont persuadés Anne Hidalgo est la candidate idéale et compris pour rallier les verts à sa cause

36:24
Locuteur 1

la présidentielle c'est pas un débat au sein de la gauche pour savoir qui est le plus écologiste ou qui est le plus alternatif ou qui est le plus revendicatif c'est aussi parler à l'ensemble des français et vous verrez que quand Anne Hidalgo avec son équipe des frances des maires va rentrer pleinement en campagne vous verrez qu'elle sera rassemblée très largement les françaises et les français derrière son nom

36:47
Locuteur 10

dès ce soir Anne Hidalgo devrait être investi candidat du parti socialiste à l'issue d'un vote interne avec l'espoir de relancer sa campagne où Carole Delga devrait jouer un rôle important mais pas au premier plan

36:59
Présentateur

Alors nous avons débuté cette émission en parlant du vote qui aura lieu aux républicains mais il y a aussi un vote qui va avoir lieu ce soir au parti socialiste je cite Stéphane Lefoil qui est candidat à l'investiture socialiste et il dit le PS fonce dans le mur en klaxonnant parce qu'en réalité il n'y a pas eu de débat interne

37:17
Locuteur 10

Il considère même que la campagne d'Anne Hidalgo je regarde mes notes pour citer ces termes est dans l'indéfinition et l'incohérence donc vous voyez à quel point l'entente est cordiale Et il n'a aucune chose de l'emporter ?

Non, ça dépend après de voir son score s'il fait 30 ou plus de 35% ça ne sera pas très bon pour Anne Hidalgo Il faut aussi quand même dire que le corps électoral est de 25 000 donc vous voyez 25 000 quel tremplin et simplement lui considère que pour l'instant le PS n'a pas pensé n'a pas réfléchi n'a pas fait de programme n'a pas préparé un certain nombre de choses et que les propositions qui ont été faites jusqu'à Nouvelle-Hor par Anne Hidalgo qui attend l'investiture puis après le début de la campagne qui perd pas mal de temps ont été des propositions comme le doublement du salaire des profs qui n'ont pas été financés ni annoncés comme financés sans compter un certain nombre de bourdes considérées comme telles y compris dans l'électorat comme de proposer de passer de 130 à 110 km heure sur l'autoroute Bref, il y a des bribes choses des bribes la baisse de la TVA sur les carburants mais qu'il n'y a pas une espèce de logique de programme et que pour l'instant il y a un espace qui est laissé vacant c'est-à-dire qu'il n'y a pas de campagne des socialistes pour l'instant ou alors avec des petites interviews ici ou là mais pas quelque chose qui...

Anne Hidalgo elle a dit l'espace médiatique est encombré par Éric Zemmour alors on peut considérer qu'il est encombré sauf qu'Éric Zemmour fait des trucs sans arrêt elle, on ne l'entend pas beaucoup et effectivement elle a un fonctionnement de diesel Carole Delgade

38:39
Présentateur

Elle dit ça n'a pas commencé parce qu'on a entendu Carole Delgade ça va commencer

38:42
Locuteur 10

sauf que ça a commencé un peu partout quand même donc il faudrait que ça commence un petit peu aussi on ne peut pas à la fois se désoler d'être à 4,5 et ne pas occuper le terrain

38:48
Présentateur

Comment expliquer un tel désamour pour l'EPS alors que le parti a obtenu de bons résultats au dernier régional ?

38:54
Locuteur 5

Laureline Dupont C'est assez simple enfin disons que l'EPS au dernier régional a encore vécu sur ses acquis sur le passif de l'appareil qui est quand même qui a bien maillé le territoire etc.

Donc ce qui explique que les résultats n'étaient pas trop mauvais mais ce qui est relativement paradoxal c'est qu'avec ces bons résultats dans les territoires ils ont quand même choisi de désigner la plus parisienne des candidates donc il y a un choix qui est quand même étonnant mais je voulais juste rajouter quelque chose sur les propositions d'Anne Hidalgo et sur le temps perdu ce qui est très étrange c'est qu'on a l'impression que effectivement ce temps très long avant qu'elle soit désignée candidate elle ne l'a absolument pas mise à profit pour travailler en profondeur ses propositions et j'irais même un peu plus loin au risque de froisser son équipe on a quand même une sensation quand nous journalistes on échange avec eux un peu d'amateurisme je reprends l'exemple du doublement du salaire des profs j'en ai discuté deux jours après sa sortie avec un membre très très important de sa garde rapprochée qui avait théorisé le fait que ça n'était pas chiffré le fait qu'il ne savait pas quel prof ça concernait les profs en début de carrière tous les profs etc il disait c'est pas grave là c'est le temps politique on lance des propositions on voit comment elles vont retomber en gros et puis c'est pas grave on verra plus tard ça semble un peu fou

40:05
Locuteur 10

ce qui est amusant ce qui est amusant c'est d'entendre Carole Delga dire non mais de toute façon rien n'a commencé elle a quand même

40:11
Présentateur

est-ce qu'elle a totalement tort ?

40:13
Locuteur 10

oui parce qu'Anne Hidalgo a fait une déclaration de candidature à Rouen ça veut dire qu'elle a considéré elle qu'elle démarrait sa campagne je ne sais pas normalement en politique quand vous déclarez que vous êtes candidat vous démarrez votre campagne et là on a un paradoxe Carole et Nathalie c'est que vous avez quelqu'un qui n'est pas candidat mais qui fait quasiment des meetings tout le temps quand il fait ses signatures des réunions publiques on voit des images d'enthousiasme, de foule Eric Zemmour et vous avez des gens qui sont candidats Yannick Jadot, Anne Hidalgo alors eux ils ne font pas compagnie alors si ils font des déplacements ils font des émissions politiques d'accord mais propositions on ne les entend pas énormément à part la grande proposition mais on voit bien comment ça s'est arrêté mais le paradoxe c'est que quand vous parlez à ces équipes ils disent mais Hidalgo est confié parce qu'elle se souvient que deux ans avant les municipales déjà on la traînait dans la boue déjà on considérait qu'elle allait perdre parce que vous vous souvenez au taux libre c'était une catastrophe ce qui n'était pas faux et qu'elle a quand même inversé la tendance ils oublient juste une chose c'est que les électeurs français ne se trompent pas d'élection et c'est pour ça aussi la différence entre les régionales et la présidentielle les régionales on l'a bien vu il y a eu une prime au sortant enfin excusez-moi sinon les LR seraient à 30% là aujourd'hui parce qu'eux aussi ils ont eu tous leurs candidats droite ou LR ont été reconduits il y a eu une abstention quand même énorme donc c'est difficile de tirer des conclusions là-dessus et enfin c'est une présidentielle c'est-à-dire que là vous n'adressez pas qu'à un bassin de population avec un programme qui concerne les lycées les transports c'est global donc il y a c'est un peu vous savez comme vous passez de la Pro D2 à la Coupe d'Europe ou en rugby

41:52
Présentateur

en quelle discipline ?

41:54
Locuteur 10

au rugby je peux vous faire le foot aussi vous passez de national à la Ligue des champions il y a un gap

41:59
Présentateur

juste Bernard Sananès à partir de quand le sujet parce qu'évidemment on regarde et on va regarder pendant tous ces mois-là beaucoup les sondages parce que ça va déterminer évidemment des dynamiques et on voit bien à gauche cette volonté des militants aussi de retrouver l'unité l'union de la gauche on a Yannick Jadot on entendait c'était intéressant dans ce reportage ce socialiste qui disait moi pour l'instant je vote Jadot à partir de quel moment dans la campagne la réunion de ces deux candidatures est possible derrière le mieux placé des deux ?

42:30
Locuteur 10

si aucune dynamique ne se crée pour Anne Hidalgo on va dire jusqu'au début de l'année début janvier 2022 la question va commencer à être posée et d'ailleurs vous aurez forcément des sondages qui testeront cette hypothèse-là qu'est-ce que ça donnerait Jadot sans Hidalgo est-ce que ça créerait une dynamique ?

42:46
Présentateur

ce qui n'est pas toujours le cas d'ailleurs non non

42:49
Locuteur 10

les additions mais en tout cas on voit bien que les électeurs aujourd'hui même peu nombreux pour l'instant pour Anne Hidalgo et les électeurs de Yannick Jadot un peu plus important un peu plus nombreux on est plutôt autour de 7-8 se ressemblent beaucoup ils se ressemblent quasiment de manière siamoise ce sont des gens plutôt aisés qui vivent plutôt dans les grandes villes et donc on voit bien qu'il y a beaucoup de volatilité d'ailleurs et il y a ça c'est plus embêtant pour la gauche une grande volatilité au sein de tout l'électorat de gauche parce qu'il faut le redire Anne Hidalgo sa candidature ne va pas bien mais la gauche ne va pas bien non plus la gauche éclatée pèse 25% entre 25 et 27% des voix dans les sondages c'est à peu près le même score qu'elle a fait en 2017 mais en 2017 elle avait deux candidats et ça lui a suffi pour être éliminée là il y en a encore 5 sur la ligne de départ mais surtout pour Anne Hidalgo je crois que le problème au-delà de tous ceux que vous avez évoqués très justement c'est la question de savoir quel drapeau elle porte en fait le drapeau de l'écologie qui est le sien c'est comme ça qu'elle est beaucoup identifié chez les français qui ne sont pas parisiens il est porté et plutôt bien maintenant par Yannick Jadot et le drapeau des injustices le drapeau des inégalités vieux thème socialiste il est plutôt porté par Jean-Luc Mélenchon et donc ça rend l'offre électorale d'Anne Hidalgo au-delà encore une fois des questions d'organisation de campagne et tout très difficile à incarner

44:03
Présentateur

il y en a un dont on n'a pas parlé qui n'est pas encore candidat mais qui y pense à mon avis le matin c'est Emmanuel Macron vous avez fait une enquête sur Emmanuel Macron parce que que ce soit la droite ou la gauche tous lorgnent vers les déçus d'Emmanuel Macron pour l'instant il est assez haut dans les enquêtes d'opinion ça aussi ça peut bouger

44:18
Locuteur 10

oui bien sûr d'abord parce qu'on avait une affiche annoncée qui était Macron-Le Pen à partir du moment où il y en a une qui est déstabilisée c'est quand même ça le fait politique de cette rentrée on ne peut pas exclure qu'à un moment le président de la République le soit aussi pour l'instant il tient parce qu'il a un socle électoral qui est très fort et deuxièmement il tient aussi en relatif par rapport aux faiblesses de ses adversaires parce que le jugement sur son bilan reste assez médiocre dans son bilan il n'y a pas de point fort sur lequel il pourrait capitaliser aucune politique n'est jugée au-dessus de 50% comme étant satisfaisante et surtout et ça ça refait le pont avec ce qu'on disait depuis tout à l'heure sur l'électorat de droite on voit bien que la politique la plus critiquée c'est toutes les dimensions régaliennes et dans l'électorat de droite ce sentiment d'insatisfaction progresse ça ça peut ramener un certain nombre d'électeurs de droite j'allais dire au bercail vers la droite vers Éric Zemmour des électeurs qui à un moment avaient été plutôt conquis par Emmanuel Macron

45:10
Présentateur

alors justement on y revient à droite on en a parlé depuis le début de cette émission il fait la tournée des signatures de son livre organise des levées de fonds et reste en embuscade dans ce tout début de campagne Éric Zemmour se met en ordre de bataille pour préparer sa candidature autour de lui une équipe et des réseaux dans lesquels on retrouve d'ailleurs des anciens des LR Laura Rado Arnaud Fora et Walid Berisoul

45:30
Locuteur 10

Elle se tient toujours à moins de 3 mètres du polémiste d'extrême droite et toujours pas candidat certains titres de presse lui attribuent déjà le rôle de conseillère spéciale d'Éric Zemmour

45:44
Locuteur 2

Madame Knafot je peux juste vous conseiller non désolé je réponds pas à la presse

45:49
Locuteur 10

dans son ombre Sarah Knafot une énarque de 28 ans ici parmi les diplômés de la promotion Molière après des études à Sciences Po Paris là où les réseaux de pouvoir se forgent entre débat et invitation de personnalité politique

46:05
Locuteur 6

merci à vous d'être venu et merci à vous M. Gérard d'avoir accepté votre invitation

46:09
Locuteur 10

à l'époque Sarah Knafot milite à l'UMP tendance souverainiste précise-t-elle et vient de fonder à Sciences Po une association étudiante nommée Critique de la Raison Européenne

46:18
Locuteur 6

nous aimons nous décrire comme des étudiants euros mais créants car nous recusons d'avoir une fois à veille en la construction mondiale nous espérons recevoir dans les mois qui viennent Marie-France Garraud et Éric Zemmour

46:29
Locuteur 10

dans le tout Paris politique entre Saint-Germain-des-Prés et l'Assemblée Nationale Sarah Knafot multiplie les contacts elle se fait remarquer y compris par des députés du bord opposés j'avais bien compris qu'elle n'était pas de gauche et que ses idoles ou ses idées politiques se situaient plutôt à droite mais non non je n'avais aucune idée qu'elle travaillait au service de la candidature d'Éric Zemmour ou de son éventuelle candidature lui aussi roule pour une éventuelle candidature avec la conférence de chef d'entreprise et demain Lille et il sait bien cacher son jeu Antoine Diers c'est à la fois le porte-parole de l'association

47:10
Locuteur 1

des amis d'Éric Zemmour tout en étant toujours encarté chez les républicains

47:14
Locuteur 4

j'ai été candidat pour l'UMP à Dunkerque en 2014 candidat tête de liste une jolie campagne donc oui moi j'aime bien rappeler à tout le monde que je viens de la droite normale certains disent

47:30
Locuteur 10

la droite républicaine je trouve ça un peu idiot mais moi je viens juste de la droite normale moi ce que je dis c'est que j'invite mon parti à soutenir Éric Zemmour parce que Éric Zemmour lui représente bien les idées des républicains et d'un grand nombre de leurs électeurs ce jour là le militant LR organise pour Éric Zemmour une rencontre dans le nord avec son réseau local d'élus et de chefs d'entreprise

47:56
Locuteur 4

Antoine est un ami il m'a déjà vous savez je suis déjà venu dans le nord j'étais à Dunkerque j'étais à Lille c'était Antoine qui m'a emmené il m'emmène partout et vraiment c'est très utile jusqu'à emmener le polémiste à l'intérieur de la permanence

48:12
Locuteur 10

lilloise des républicains le temps d'une photo et d'un petit coup politique sur les réseaux sociaux histoire d'embarrasser la direction du parti mais en matière de com on trouve aussi des professionnels plus chevronnés autour d'Éric Zemmour Olivier Hubeda organise minutieusement les séances de dédicaces et les points presse 25 ans qu'il gravite à droite il a travaillé pour Jean-Pierre Raffarin Nicolas Sarkozy ou encore Valérie Pécresse autant de clients dit-il à qui il a pu offrir ses services mon travail est de monter des événements publics non je choisis mes clients et ils me choisissent donc on a on s'est choisi j'admire les gens qu'on voit pas venir j'adore les challengers ou les outsiders

48:59
Locuteur 1

l'UMP n'avait pas été créé pour Nicolas Sarkozy et il en a fait quelque chose moi j'aime ça j'aime les gens

49:08
Locuteur 10

qu'on attend pas

49:08
Locuteur 1

et qu'ils se retrouvent là on les attend pas

49:10
Locuteur 10

c'est exactement ce qui se passe avec Zemmour donc moi je suis ravi un entourage et des réseaux à la manœuvre pour trouver des financements objectif affiché réunir la somme de 10 millions d'euros pour une hypothétique candidature qui n'est soutenue par aucun parti politique

49:25
Présentateur

sa tournée pour son livre est l'un des événements de ce début de campagne Karl Meus

49:30
Locuteur 10

oui parce que c'est ce qui rythme la campagne c'est à dire qu'il n'est pas candidat mais il fait il remplit des salles là où Nicolas Sarkozy ou tous les autres politiques font des dédicaces classiques dans des librairies où il y a du monde et tout lui il fait ça dans des grandes salles donc on voit bien quand même que tout ça est organisé pour ramener Éric Zemmour vers une candidature ce qui est très intéressant c'est ce que dit Olivier Hubeda quand certains de ses anciens des anciennes personnalités avec qui il avait travaillé par exemple des ministres ou des dirigeants des RPR des LR qui lui demandent mais qu'est-ce qui se passe il y a quoi dans les meetings il leur dit faites attention ne vous trompez pas ce ne sont pas des gens d'extrême droite ce ne sont pas les gilets jaunes ce sont vos électeurs exactement je retrouve les électeurs de François Fillon et il dit même je retrouve l'ambiance le climat qu'il y avait pendant la campagne de Nicolas Sarkozy il faut faire attention on voit bien qu'aujourd'hui il est totalement embedded avec Éric Zemmour donc il a intérêt aussi à dire ça mais je trouve que c'est très intéressant parce que les LR ont fait une grave erreur au début en le méprisant

50:39
Locuteur 7

justement

50:39
Locuteur 10

ils le traitaient par le mépris lors de la réunion des jeunes LR à Port-Marley pardon décidément au Parc Floral c'était Philippe Jubin qui me disait oui vous vous souvenez Coluche à l'époque en 80 ça avait duré combien de temps puis finalement il était parti c'est pas pareil

50:57
Présentateur

justement cette question comment le parti LR pourrait-il éviter la division face à Éric Zemmour faut-il lui parler reprendre ses idées ou au contraire l'ignorer est-ce qu'ils ont trouvé la stratégie est-ce qu'ils se sont calés sur la stratégie

51:10
Locuteur 5

ils n'ont pas trouvé la stratégie et clairement ils ont conscience c'est Michel Allumari qui l'a dit l'autre jour lors d'une réunion chez les républicains de manquer en fait ils apparaissent comme fades à côté d'Éric Zemmour et c'est ça l'un des problèmes de LR aujourd'hui c'est comment recréer un peu l'envie l'euphorie même autour d'eux et on voit bien qu'ils ont du mal mais il y a quelque chose qui est intéressant quand même dans ce que dit aussi Éric Zemmour par rapport au LR c'est quand il dit je suis le candidat du RPR c'est quand même très habile sémantiquement parce que c'est signifié aux électeurs de droite qu'il y a bien comme dirait Manuel Valls de droite et non pas de gauche irréconciliables c'est dire en fait moi j'incarne la droite donc RPR ferme autoritaire assez solide sur les questions d'immigration et en face il y a la droite UDF Giscardienne Emmanuel Macron ou Edouard Philippe maintenant avec son nouveau parti mais c'est très malin sémantiquement de faire cette déclaration aujourd'hui

52:10
Locuteur 10

quand on regarde dans les intentions de vote on voit bien qu'Éric Zemmour est à peu près à équidistance de l'électorat de Marine Le Pen et de l'électorat de droite notamment Xavier Bertrand ou plutôt il capte autant à peu près un quart des électeurs qui sinon dans cette hypothèse où il n'est pas candidat votent Marine Le Pen ou votent pour les électeurs de droite mais quand on va un peu dans le détail on se rend compte que les électeurs de Marine Le Pen qui seraient prêts à voter Éric Zemmour ce sont souvent d'anciens électeurs de la droite ce sont d'ailleurs les électeurs souvent les plus aisés ce n'est pas la partie du vote populaire du vote Marine Le Pen qui lui reste assez attachée par exemple chez les ouvriers on est encore dans un rapport de 1 pour 4 entre Marine Le Pen et Éric Zemmour ça ne veut pas dire qu'Éric Zemmour n'arrivera pas à convaincre cet électorat là mais pour l'instant il parle quand même à un électorat oui plus proche de l'ancien RPR d'une droite plutôt aisée plutôt âgée

52:58
Présentateur

est-ce qu'il va engranger des soutiens ?

53:01
Locuteur 10

il y a des tentations

53:02
Locuteur 9

il y a des tentations chez un certain nombre de LR de pouvoir de s'en rapprocher pas tout de suite et quand Auréline disait qu'il est moins fade il n'est pas que moins fade d'un point de vue programmatique c'est-à-dire qu'il dit des choses finalement

53:14
Locuteur 10

qui étaient effectivement ce que l'ERPR de la grande époque disait quand on retrouve des déclarations d'Alain Juppé de Pasco et tout on se dit mais c'est pas possible c'est pas ces gens-là qu'on dit ça oui sur Alain Juppé pas sur tout mais je pense sur l'immigration notamment il y avait une ligne y compris celle de Giscard qui était extrêmement dure mais quand je parlais de Fadeur quand il est dans ses meetings il parle de façon comment dire excitante pour les gens c'est-à-dire qu'il n'est pas ennuyeux c'est-à-dire que quand Karl parlait de la période Sarkozy avec le talent qu'avait Nicolas Sarkozy en 2007 d'entraîner les foules il a cette faculté

53:43
Présentateur

le problème c'est le fond Nathalie Saint-Crick c'est-à-dire qu'à un moment donné est-ce que Nicolas Sarkozy tenait des propos probablement pour des gens pour un pays

53:53
Locuteur 10

qui aime quand même comme le disait Bernard beaucoup la politique qui aime beaucoup les débats d'idées et qui peut être passionné par des affrontements qui sont peut-être totalement stériles avec le CETMU avant en sachant très bien qu'on ne pourra pas le refaire pour l'instant on n'est pas encore rentré dans le plus dur c'est-à-dire l'économie c'est qu'on ne fait pas des débats pendant deux heures avec Éric Zemmour pour savoir il dit l'État est obèse mais il ne nous dit pas combien de fonctionnaires il voudrait enlever s'il était au pouvoir mais il a son caractère de nouveauté qu'il a une façon

54:22
Présentateur

un petit peu nouvelle de s'adresser aux militants sur les soutiens il y a des choses qui sont prévues ?

54:28
Locuteur 10

oui alors on va voir ce qui va se passer ce week-end à Béziers chez Robert Ménard qui jusqu'ici le regardait mais restait chez Marine Le Pen donc on va voir ce qu'il va dire mais surtout mardi il est à Versailles une réunion montée par les éveilleurs et normalement ils attendent Marion Maréchal et Philippe Devilliers alors ils viennent pour voir ça aurait du poids

54:49
Présentateur

ça aurait du poids

54:50
Locuteur 10

ça commence à peuter des deux côtés c'est-à-dire que Marion Maréchal ça parle à l'électorat de Marine Le Pen Philippe Devilliers ça parle à une partie de l'électorat d'LR

54:59
Présentateur

et nous revenons à vos questions comment expliquer la volte-face de Xavier Bertrand qui accepte finalement de se plier au choix des militants LR c'est vrai que c'est une volte-face il ne l'a pas dit comme ça lorsqu'il est allé sur le plateau de nos confrères de TF1 avec une forme d'habileté il faut quand même le reconnaître

55:21
Locuteur 5

parce qu'il n'avait plus le choix c'était ingérable impossible pour lui de prendre le risque effectivement de tuer la droite parce que le 5 décembre au matin s'il y avait deux candidats à droite c'était la fin des républicains et la fin de la droite donc c'était beaucoup plus risqué pour lui que de là il risque de perdre au congrès c'est pas sûr les jeux sont encore ouverts c'est quand même un peu plus c'est un scénario un peu plus optimiste on va dire que le fait de refuser

55:49
Présentateur

il était sûr de perdre à l'extérieur il a encore une chance à l'intérieur c'est ça une question de Yannick en Gironde le vote d'à peine 90 000 adhérents LR peut-il être en phase avec celui de tous les électeurs se réclamant de la droite

56:03
Locuteur 10

non il peut être décalé on le sait comme dans toute organisation militante on l'a vu aussi avec les écologistes quand on regardait sur les sympathisants écologistes il y avait une préférence plus marquée pour Yannick Jadot et le vote a été extrêmement serré donc tout corps militant est forcément porte une part de radicalité qui est plus forte

56:21
Présentateur

une question de Gino en Seine-Saint-Denis Michel Barnier fidèle à LR a fait une campagne interne à droite et possède une stature internationale est-il le favori ?

56:30
Locuteur 10

manifestement de ce qu'on entend dans les fédérations et chez les militants et dans le noyau dur il a l'air de l'être mais une fois de plus il y a un certain nombre de débats pas forcément très nombreux qui vont être organisés probablement deux et il y a quand même jusqu'où alors pour prendre sa carte je ne suis pas en train de faire la publicité mais il y a encore la possibilité de prendre sa carte jusqu'à 15 jours avant le congrès c'est-à-dire le 2 c'est en gros jusqu'au 15-16 novembre donc il peut y avoir des choses qui bougent et puis il peut y avoir effectivement un certain nombre de gens qui regardant les débats se disent sur telle proposition celui-là est plus faible finalement l'autre parle plus de pouvoir d'achat donc il n'y a aucune élection qui est jouée à l'avance même si effectivement avec le sort d'axe Wauquiez-Barnier je pense qu'il y a un petit longuère d'avance

57:10
Présentateur

petit avantage

57:10
Locuteur 10

c'est surtout il ne se trompe pas de campagne la hantise chez tous c'est de faire la campagne de Juppé de 2016 campagne de second tour je suis le favori j'ai déjà gagné il faut que je pense à rassembler et à parler aux électeurs de gauche qui vont me rejoindre parce que c'est une horreur Marine Le Pen c'est les qualifier au second tour résultat il ne parle plus à droite là Michel Barnier c'est plutôt habile il ne se trompe pas de campagne il a accès sécurité il a bougé sur l'Europe il parle à ses électeurs

57:35
Présentateur

Eric Ciotti très présent dans les médias et très très à droite n'est pourtant pas en position de force pourquoi ?

57:43
Locuteur 10

bien là on a sans doute un décalage entre militants et sympathisants c'est vrai que sur le vote militant ce que l'on dit c'est qu'Eric Ciotti notamment par le poids du vote des actes maritimes mais pas seulement par la ligne politique qu'il incarne fera sans doute un meilleur score que dans les intentions de vote où c'est vrai d'abord les français le connaissent beaucoup moins et il est identifié que sur le sujet régalien le sujet de sécurité et d'immigration j'ajoute un point qui va être quand même aussi très important est-ce que finalement dans cette campagne qui va durer 6 à 7 semaines est-ce que la droite se remet à y croire ou pas ?

c'est-à-dire est-ce que finalement ce que les différents on voyait Gérard Larcher tout à l'heure saluer le côté finalement la droite peut peut-être gagner est-ce que les militants de droite vont se dire ah oui peut-être que malgré tout et quel que soit le candidat qui sorte ça peut nous remettre en selle ce qui n'est pas exclu finalement aujourd'hui quand on regarde on voit bien que la droite est mal en point elle est engluée dans ce problème de candidature mais finalement le deuxième fauteuil face à Emmanuel Macron aujourd'hui on est dans cette configuration-là les candidats de droite qui sont dans les marges d'erreur la plupart des sondages donnent Marine Le Pen devant et qualifiée pour le second tour mais la droite peut espérer espérer peut-être pour elle retrouver une dynamique au soir de ce congrès

58:47
Présentateur

Nicolas Sarkozy soutient-il en coulisses l'un des 6 candidats à l'investiture LR ?

58:53
Locuteur 5

surtout pas Nicolas Sarkozy il a quand même intérêt à aménager la chèvre et le chou enfin pardon pour la chèvre et le chou mais c'est-à-dire les candidats LR mais aussi Emmanuel Macron enfin tout son enjeu c'est de sortir du bois au dernier moment et je suis même pas sûre qu'il sorte du bois avant le second tour de la présidentielle donc non il fait attention justement il considère quand même que c'est très difficile comme il l'a dit l'autre jour à l'occasion d'une signature

59:18
Locuteur 10

que finalement il y a eu une époque où il y avait un candidat naturel et qu'aujourd'hui on doit faire avec ce qu'on a et on a l'air de dire que ce qu'on a c'est quand même pas si terrible que ça

59:25
Présentateur

une question de François dans les Hauts-de-Seine les républicains ne risquent-ils pas de disparaître pris en sandwich entre l'extrême droite et l'aile droite des macronistes ça va être tout l'enjeu ?

59:35
Locuteur 10

c'est tout l'enjeu de cette campagne ce qu'on disait tout à l'heure Eric Zemmour veut en incarnant le RPR essayer de prendre cette partie-là de l'électorat des LR Edouard Philippe qui roule pour Emmanuel Macron pourrait incarner à ce moment-là l'UDF et donc quel est l'espace politique pour les LR c'est à eux de desserrer cet étau

59:52
Présentateur

en fait là ils jouent tous ensemble sur ce combat-là c'est-à-dire de retrouver un espace

59:56
Locuteur 10

exactement mais c'est en cela où il peut y avoir un phénomène positif qui sort de tout cela parce qu'au moins ils ont une certitude avec la décision de Xavier Bertrand c'est qu'il n'y aura qu'un candidat des Républicains donc qu'ils disent de la droite et du centre le 4 décembre en espérant que le 4 décembre ce congrès d'investiture crée une dynamique comme le 14 janvier avait créé une dynamique en 2007 pour Nicolas Sarkozy

1:00:22
Présentateur

quand Eric Zemmour se déclara-t-il enfin candidat ?

1:00:25
Locuteur 10

On est sur la première quinzaine de novembre mais enfin c'est un secret de polychinelle je ne suis pas sûr que ça change radicalement les choses parce que là s'il ne se présentait pas ça serait une vraie surprise

1:00:35
Présentateur

ça paraît exclu en tout cas il fait tout pour se préparer il n'y a rien

1:00:39
Locuteur 10

qui va dans ce sens-là

1:00:40
Présentateur

la percée d'Eric Zemmour qui abaisse le seuil de qualification au second tour n'arrange-t-elle pas la droite et la gauche dite traditionnelle c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure

1:00:47
Locuteur 10

en tout cas elle redonne un peu d'espoir à la droite plus qu'à la gauche la gauche pour l'instant dans aucune hypothèse et en mesure de se qualifier pour le second tour ce qui évidemment commence à démobiliser son électorat

1:01:02
Présentateur

et on rappelle que celui qui est en tête à gauche c'est Jean-Luc Mélenchon qui dit dans une interview à l'Obs cette semaine je ne plaisante pas je peux gagner

1:01:07
Locuteur 10

oui Jean-Luc Mélenchon parfois Yannick Jadot ça reste encore assez partagé et encore une fois assez volatil avec quand même une vraie ligne de fracture entre les deux gauches

1:01:17
Présentateur

les républicains appelleront-ils à voter Eric Zemmour ou Marine Le Pen si l'un des deux se retrouve au second tour contre Emmanuel Macron

1:01:24
Locuteur 10

Christian Jacob président des républicains non d'accord après il y aura peut-être des individualités des tentations voilà des individualités c'est possible

1:01:37
Présentateur

une question de Chantal en haut de sa voix avec Anne Hidalgo au plus bas le parti socialiste ne devrait-il pas renoncer à sa présence pour cette élection la question va se poser

1:01:46
Locuteur 5

je crois qu'elle se pose déjà en tout cas certains la posent déjà dans l'entourage d'Anne Hidalgo et n'en font absolument pas mystère donc l'un de ses proches me disait il y a 15 jours si elle est à 8 en février on ne pourra pas on ne pourra pas poursuivre

1:02:00
Locuteur 7

même Olivier Faure

1:02:01
Locuteur 10

même Olivier Faure le premier secrétaire

1:02:03
Locuteur 7

du parti socialiste

1:02:04
Locuteur 10

envisage des scénarios qui pourraient être qu'effectivement ce soit cette fois-ci des écologistes et que ça ne serve à rien de se maintenir coûte quoi qu'il en coûte pour finir très mal

1:02:14
Présentateur

on rappelle qu'autour de 5% il y a une petite crispation puisqu'en dessous on n'est pas remboursé en dessous de 5%

1:02:21
Locuteur 10

et on rappelle que Benoît Hamon a fait le score historiquement bas de 6,5% donc pour l'instant pour l'instant Anne Hidalgo est encore en dessous de ce seuil

1:02:28
Présentateur

une question de Marcel dans le Nord est-il envisageable que Yannick Jadot s'allie à Anne Hidalgo ça fait partie des hypothèses

1:02:35
Locuteur 10

oui ça fait partie des hypothèses ça ne rend pas pour autant la qualification de Yannick Jadot encore possible mais en tout cas si on était dans cette hypothèse ça pourrait créer une vraie dynamique et sans doute que les deux électorats encore une fois comme ils sont assez proches pourraient peut-être se retrouver

1:02:50
Présentateur

Alors les électeurs de gauche soutiendront-ils Emmanuel Macron si celui-ci fait face à un candidat ou une candidate de la droite ?

1:02:59
Locuteur 10

Bon Ah c'est pas sûr parce que par exemple si c'est Xavier Bertrand on sait par exemple dans les Hauts-de-France qu'il bénéficie de l'appui d'une partie de l'électorat de gauche ne serait-ce que parce qu'il était il affrontait Marine Le Pen avant et donc il parle d'ailleurs Nathalie Saint-Gric le disait la question du pouvoir d'achat ça parle aussi à un électorat de gauche donc il peut être sensible et se tourner vers lui

1:03:21
Présentateur

On a le temps d'ici là de faire des différents scénarios du second tour de la présidentielle il faut prendre le temps merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 23h40 demain vous retrouvez Axel Detarlet pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite c'est à vous C'est dans l'air

1:03:38
Locuteur

C'est dans l'air

Bertrand : opération reconquête #cdanslair 14.10.2021 · Pourquijevote