Semaine sociale : Comment Macron peut-il répondre à la colère
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment Emmanuel Macron peut-il répondre à la colère et à l'inquiétude des Français ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les marchés financiers s'inquiètent-ils de la situation en France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que François Baïrou a capitalisé sur sa sortie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment les Français perçoivent-ils la dramatisation de François Baïrou ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Ce mouvement Bloquons tout peut-il durer ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron doit-il nommer un Premier ministre avant ou après le 10 septembre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Bruno RetaillotFait
« Je ne prends pas du tout ces dates à la légère. Pourquoi ? Parce qu'au départ, il y a une mobilisation citoyenne. Cette mobilisation a été depuis confisquée, détournée. Elle n'a plus rien de citoyen. »
- 10:30Mathilde PanotFait
« Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui. »
- 12:30Marine Le PenPromesse
« Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. »
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Notre édition spéciale continue en direct sur Public Sénat. Demain matin, François Baou remettra sa sa démission au président de la République. Mais ce n'est que le début d'une semaine à haut risque.
C'est sous la pression du mouvement Bloquons tout et des marchés financiers qu'Emmanuel Macron va devoir trouver un nouveau locataire à Matignon. Cécile Sou François Beirou à peine parti. Ces Marseillais organisent un potô de départ devant la mairie.
Après la chute du Premier ministre, ces rassemblements spontanés et festifs pourraient laisser place à des mobilisations bien plus tendues dans la rue dans les jours qui viennent. C'est en tout cas ce que pense Bruno Retaillot qui a mobilisé 80000 policiers et gendarmes mercredi pour la journée lancée sur les réseaux sociaux bloquou. Le ministre de l'intérieur des missionnaires craint des débordements attisés par l'extrême gauche.
Je ne prends pas du tout ces dates à la légère. Pourquoi ? Parce qu'au départ, il y a une mobilisation citoyenne.
Cette mobilisation a été depuis confisquée, détournée. Elle n'a plus rien de citoyen. Ça a été une radicalisation puisque c'est monsieur Mélenchon qui a voulu la la préhemp.
Donc ce sera la mouvance d'extrême gauche d'ultra gauche et l'ultra gauche est ultra viiolente. Côté LFI, on espère que le départ de François Beou ne dégonflera pas la mobilisation citoyenne. Il compte sur cette journée du 10 et sur l'appel à la grève lancé par l'intersyndical le 18 septembre pour assembler un maximum et faire bouger Emmanuel Macron.
Écoutez, j'espère que la mobilisation sera suffisamment importante dans à partir du 10. qu' y en aura d'autres euh pour que le bruit lui arrive jusqu'à l'Élysée. Voilà, ça peut pas continuer comme ça.
On peut pas continuer un an et demi avec des gouvernements qui sont minoritaires au profit je ne sais quelle combine à laquelle nous ne participerons pas pour une politique encore une fois qui est catastrophique pour le pays. Emmanuel Macron a annoncé qu'il nommerait un premier ministre dans les prochains jours car il s'agit de rassurer les marchés avant le 12 septembre où l'on attend la nouvelle notation de l'agence FIT. qui pourrait dégrader la note de la France et détériorer un peu plus encore la situation financière dans la zone eure.
Et on se demande comment Emmanuel Macron peut répondre à la colère mais aussi à l'inquiétude des Français avec Astrid de Viden. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste et productrice de l'esprit public sur France Culture et vous publiez c'est là le 17 septembre aux éditions la Rousse décrypter les institutions politiques.
Bruno Cotz, bonsoir et bienvenue. chercheur CNRS au Vipov enseignant à sciences pot et auteur avec Anne Muxel de ce livre le vote sans issu chroniques électorales 2024 on est en plein hein dans dans le vote sans issu on en a encore les conséquences c'est au presse universitaire de Grenoble Stéphane Zumsteek bonsoir et bienvenue. Vous êtes directeur département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA et un Charlin Bezina évidemment toujours à mes côtés constitutionnaliste etaliste pour sens public.
Vous serez là tous les lundis cette saison et c'est un bonheur et vous pouvez vous aussi évidemment réagir, poser vos questions en est en direct en flashant ce QR code. On va consacrer un chapitre important à ce à ce mouvement bloquons tout la pression qu'il pourrait mettre qui sait sur Emmanuel Macron dans le choix d'un d'un nouveau premier ministre. Mais peut-être un bilan de cette journée à St de Vilene.
Est-ce qu'il y a une prise de parole qui vous a plus intéressé marqué que d'autres ? Je crois que si on prend l'actualité très brûlante, c'est la déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui annonce qu'il ne va qu'il pourrait censurer Olivier Force s'il était nommé à Matignon. Bon, ça fait beaucoup de si mais c'est quand même un, je pense, un point important dans la rupture qui se passe à gauche.
Et puis évidemment, sinon moi je retiens quand même ce ce discours de François Bairrou qui qui acte son son départ. C'est incroyable d'avoir vécu ça, je pense 10 jours. Un sorte de comptebour un peu morbide he j'ai trouvé qu'il a lui-même organiser euh cette espèce de tournée des médias qu'il a faite aussi que j'ai trouvé un peu étonnante et puis une forme de une façon très déterminée pour ne pas dire une façon très obtuse quoi de de de se présenter au français.
Moi je pensais qu'il allait au moins essayer de tendre des mains, de jouer le tout pour le tout, de de sortir quelques fétiches à droite ou à gauche, mais pas du tout. Comme si vraiment il avait organisé et presque souhaité ce départ. Et je pense que si on fait le bilan des 9 mois, il est quand même pas terrible pour quelqu'un qui a consacré sa vie entière.
Oui. à la politique. On y reviendra à ce bilan parce que on va se poser la question des réformes inabouties qui sont potentiellement mises en péril par la suite de de ce gouvernement.
Mais Bruno Contress, si si on si effectivement on reste un peu concentré sur euh sur François Baou, alors il sort de Matignon en battant des records d'impopularité sous la 5e République. Est-ce qu'il pourrait malgré tout capitaliser sur cette sortie ? Alors je sais pas, certains diront au panache, d'autres ont des termes beaucoup plus durs pour qualifier cette sortie.
Je ne crois pas. Non, je ne crois pas parce que à la fois effectivement il est difficile de se remettre d'un niveau d'impopularité aussi important. C'est très très difficile.
La côte de popularité, elle a un peu ses logiques. Quand on passe un certain cap d'impopularité ou de popularité, il est très difficile de remonter à la surface notamment au niveau et François Bergot. Et puis c'est pas seulement la bataille de l'opinion quantitative qu'il a perdu, il a perdu qualitativement aussi la bataille de l'opinion.
On voit un François Bairou qui dans les les enquêtes qualitatives dont on disposé littéralement en lambeau, y compris dans l'électorat de la majorité qui lui concède un peu de courage mais qui surtout le voit comme quelqu'un de l'inaction, de l'hésitation, même d'une forme de molesse. Et donc on ne voit pas très bien. Et puis puis a une raison peut-être plus profonde François Baotou avec cette cette tournée effectivement il s'est cantonné lui-même maintenant à ne parler que de ce sujet. h exclusivement que de ce sujet et il a adopté une tonalité tellement anxiogène, tellement apocalyptique, tellement dramatique qu'on ne voit pas à partir de là la capacité à projeter un projet qui parle qui parle au français parce qu'au fond son projet c'est de nous expliquer que la fête est finie, qu'on a vécu au-dessus de nos moyens et d'une certaine manière que on c'est c'est les français les fautifs.
Ouais. Mais comment elle est perçue cette dramatisation Stéphan Zumsek par les Français ? Est-ce qu'il y a une part d'acceptation de lucidité à se dire bah oui, on est effectivement dans une situation de de finance publique exécrable ou alors non, ils ont forcé le trait volontairement.
Il y a, j'imagine un peu les deux sons de cloche, mais lequel domine. La préoccupation de la dette, évidemment, c'était quelque chose d'assez secondaire encore il y a il y a quelques années, il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y avait certaines personnes de la droite libérale qui en parlaient, mais c'était les seuls. C'était presque un gros mot que de que de que de parler de dette et c'était parfois un mauvais calcul.
Évidemment, cette préoccupation a progressé, mais c'est pas devenu un élément déterminant. Il y a d'autres choses, hein. On va pas revenir sur le pouvoir d'achat, le système de santé, les retraites.
Mais en tout cas, pour répondre à votre question, la dramatisation et des propos vous euh prononcés euh par François Baou à aucun moment fait bouger les lignes. Pourquoi Bruno l'a dit ? Parce que c'est un premier ministre qui était impopulaire dès le premier jour de son bail.
Pourquoi ? Enfin, on en a moins parlé de cet élément. On a beaucoup parlé de Betaram, on a beaucoup parlé de sa nonchalance parfois de son arrogance, de cette capacité en tout cas l'impression de ne pas être de ne pas prendre la hauteur de d'un certain nombre de de défis, mais il y a aussi des conditions recambolesques de sa nomination.
C'est quelque chose qui a fait sourire le premier jour, qui a fait parler des observateurs, mais le simple effet qu'il a exercé une sorte de chantage, on peut l'appeler comme ça, auprès du président de la République, même si le président de la République n'a rien de populaire, tout ça, ça dès le début ça imprime quelque chose de quelque chose de négatif. J'ajoute une chose, François Bairou quand il devient premier ministre, il a 40 ans de vie publique derrière lui. Il a eu le temps de mécontenter une partie d'électorat.
Pour la gauche, c'est quelqu'un de droite, il vient de l'UDF, c'est un un libéral. Ce n'est pas vrai au sens au sens politique du terme. Mais malgré tout, ça reste un homme de droite et pour les gens de droite, ben c'est un trait qui a lâché Nicolas SarkoZi.
Donc il commence avec un sérieux handicap. Et après, il y a eu tout ce qu'on a tout ce dont on a parlé ces 8 derniers mois, il était très impopulaire et je donne juste un exemple. sur les jours les jours fériers il pense que ça va bien passer je pense que si ça avait été quelqu'un d'un peu plus populaire que lui peut-être que ça n'aurait pas suscité la même levée de bouclier mais comme c'est François Baou impopulaire c'est ça devient inacceptable ça devient injuste dans l'opinion alors ce ce mouvement bloquons tout cette journée de mobilisation mercredi bloquons tout contre l'austérité budgétaire CR je commence avec vous sur ce ce chapitre qu'est-ce Qu'est-ce qu'on peut dire de ce mouvement multiforme mais quoi majoritairement d'extrême gauche quand même ou en tout cas semblerait d'après d'après une étude qui a été faite récemment, je suis prudent parce que ce sont des mouvements qui sont difficiles à étudier avec les outils d'analyse dont on dispose.
Ça peut provoquer des des rebonds dans des segments de l'opinion. Donc voilà, je suis assez assez prudent. On voit un peu que ce type de mouvement agrège des colères, des tensions, des frustrations, de l'anxiété.
Voilà, donc c'est c'est un peu multiforme. Il semblerait qu'on soit dans un mouvement avec un un cadrage politique peut-être plus important que le démarrage des des gilets jaunes, mais euh voilà. Donc peut-être un cadrage politique par une partie de l'extrême gauche.
Donc voilà, on est on est sur quelque chose qui rappelle aussi peut-être d'autres mouvements. On a parlé des gilets jaunes, mais rappelons-nous 2016 Nuit Debout également qui avait eu un certain succès quand même. Et tout ceci au fond traduit qu'il y a dans la vie politique un aujourd'hui un la vie politique n'arrive plus à répondre à un certain nombre de de colères et de tensions qui s'expriment différemment par d'autres canaux d'autres canaux.
Euh, il est difficile aux partis politiques de bien canaliser, encadrer, c'est une de leurs fonctions ce type de mouvement qui partent de au fond de des réseaux sociaux qui sont sur des modalités d'action qui ne sont pas celles du militant classique. Donc, je suis relativement prudent. J'attends de voir déjà l'ampleur que ça va prendre, quels seront les mots d'ordre qui seront affichés sur les les panneaux des manifs et euh qu'on compte pas François Bairou puisqu'il est plus là.
Oui, il aura au moins échappé à ça. Mais on a quand même vu des pots de départ organisés dans plusieurs villes de France. On va voir quelques euh image pour fêter, je mets des guillemets le la chute de François Bairou.
Organisé le plus souvent d'ailleurs par celles et ceux qui veulent tout bloquer mercredi. Alors, on a entendu, on en a vu un extrait dans notre sujet ouvrant ce ce débat. Bruno Rotou le ministre intérieur encore ministre intérieure euh qui qui était chez nos confrères de de France 2.
Il annonce 80000 gendarme et policiers mobilisés mercredi, c'est pas rien. Il craint des actions spectaculaires. Il y a aussi selon certains de nos confrères le risque que l'Île-de-France soit en partie paralysé par une mobilisation d'ampleur.
Je voudrais me placer du côté d'Emmanuel Macron Devilen. Est-ce qu'il va forcément ou pas d'ailleurs me tenir compte de cette mobilisation dans le choix qu'il va faire ensuite pour Maton ? Déjà, il y a une question de moment.
Est-ce qu'il nomme avant ou après ? Là, on sent quand il dit dans les prochains jours Emmanuel Macron, parfois attention ça peut devenir dans les prochaines semaines, mais on sent bien que c'est pas pour demain ou mercredi. Donc moi, j'ai la sensation qu'ils vont laisser en effet faire le premier jour et en effet, comme l'a très bien dit Bruno Cotè, on ne sait pas du tout à quoi s'attendre, y compris les renseignements généraux.
C'est très difficile de savoir, on peut lire les les messages telégram, les appels sur les réseaux sociaux et cetera, mais c'est encore différent de ce que ça va donner dans la réalité. Euh donc je pense qu'en effet le choix qui va être fait, ça va être celui d'attendre de voir. Est-ce que ça ça se mobilise beaucoup ?
Là, parfois, j'entends des chiffres qui sont pas énormes, hein. 100000 personnes dans toute la France, si c'est ça et qu'il y a rien le jeudi, le vendredi et le samedi, honnêtement, on en entendra plus parler. Peut-être que les mobilisations syndicales classiques prendront le pas.
Je je n'en sais rien. Ça se trouve ce sera massif et très spectaculaire. En fait, c'est très très difficile à appréhender.
Lui, je pense qu'il va forcément le regarder. Évidemment, ce qui sera ce qui est vrai, c'est que le mot les mots d'ord ne seront plus Je suis assez d'accord avec vous pour dire qu'il va attendre au moins au moins jeudi ou la fin de semaine pour voir commencer ce mouvement. d'ailleurs à a prix mercredi et puis peut-être aussi, pardon, je vous ai interrompu, mais peut-être aussi s'il va durer euh alors je me tourne vers Stéphans, c'est une colle, vous avez sans doute pas la réponse si les renseignements territoriaux l'ont pas, mais quand quand vous vous sondez les Français sur ce mouvement bloqu, est-ce que il peut et ben alors c'est une crainte notamment des milieux économiques hein, que ça dure plus d'un jour, est-ce qu'il peut durer ?
C'est toujours la question qu'on pose au sondur et pas aux autres. Ça non, évidemment qui avait prévu les gilets jaunes c'est facile après d'avoir expliqué que c'était le 80 km/h, que c'était la France des sous-préfectures, sentiment de de d'être abandonné territorialement. Donc on n'en sait euh évidemment rien.
Euh je suis d'accord avec vous. Nommer un premier ministre avant, c'est d'exposer inutilement et donc l'abîmer quelque part si les choses se passent mal pour rien finalement. Alors qu'ils peuvent très bien attendre quelques jours de plus avant de de nommer un nouveau locataire à Matignon.
Mais mais sur ce mouvement là où j'ai quelques doutes mais je peux évidemment me tromper sur le degré de l'intensité de la mobilisation, c'est pas comme les gilets jaunes, ce sera moins spontané. Ça fait des semaines et des semaines qu'on parle de cet événement et cet événement, il a déjà eu le temps quelque part de déplaire à une partie des Français qui auraient pu le soutenir. Je prends l'exemple à partir du moment où Jean-Luc Mélenchon rentre dans nos jeux concernant cette journée et explique qu'il va vouloir y participer, je parle pas de récupération, c'est une sorte de récupération.
En tout cas, c'est une sorte de participation. Tout ça évidemment s'adresse une partie de l'opinion qui a priori aurait pu être favorable ou bienveillante à l'égard de ce mouvement pas mal de réactions de de militants ou de sympathisants plutôt de du rassemblement national qui disaient "Ah bah nous on onira plus." On avait prévu d'y participer.
On n'ira plus parce que Jean-Luc Mélenchamp ce qui a fait le succès des gilets jaunes, c'est qu'ils n'ont pas été récupérés politiquement. Ouais. Ça leur donnait une patine de d'apolitisme en tout cas de neutralité politique.
C'était vrai ou c'était faux ? C'est ça, on pourrait en discuter mais en tout cas il y avait l'impression d'une sincérité dans cette révolte tout en dans ces coups de gueule locaux. Là ça va ça va être compliqué.
Moi je pense qu'on en a trop parlé pour que ça soit un succès. C'est normal qu'on parlait d'ailleurs mais pour que ce soit un succès en tout cas la première journée. Ce sera pas massif, je ne pense pas.
On verra, on verra effectivement si c'est massif, s'il y a des actions spectaculaires comme le crain ou l'annonce Bruno Rotaillot et puis surtout si ça dure dans le temps avec une c'est cette colère plus ou moins exprimée et qui prend une forme chez l'un de nos téléspectateurs Arnaud. Alors, on a beaucoup de de messieurs he qui réagissent. Donc mesdames, allez-y.
Je vois pas pourquoi vous êtes certainement nombreuses à nous regarder. Posez aussi vos questions. Bref, Arnaud qui nous écrit Danmas.
Bonsoir. Dans un contexte de restriction budgétaire. Pourquoi les députés sénateurs ne veulent pas baisser leur train de vie et salaire qui rendent fout tous les Français ?
Ce sera déjà un bon début pour que les Français puissent avoir confiance. C'est c'est intéressant ça. Ça alimente une un un sentiment un peu de de ralbol ou de colère générale.
Vous vouliez intervenir Charline ? Je voulais intervenir pour surveiller un point sur le dis qui me paraît majeur, c'est cette extension ou non du domaine politique de la lutte. Ouaisid mais parce que c'est vrai qu'à partir du moment où vous avez mél qui rentre dans le jeu et donc finalement une idée très politique de ce soulèvement qu'il appelle de ses vœux et c'est lui d'ailleurs he qui a appelé dans son discours de dimanche à faire des banquets.
Évidemment on pense tous à 1830 à 1848. On est dans la logique insurrectionnelle. Si ne sont présents le disent que ceux qui veulent cette commune de Paris, on en sera quit pour la gilionisation. sera relativement restreint.
Mais la question c'est justement est-ce que ça va faire au niveau politique et qu'en fait les Français vont eux-mêmes récupérer le de ce mouvement en disant mais on ne veut pas de cette affiliation. Je rajoute dans plus que les gilets jaunes ont pris de l'ampleur avec le temps. Donc c'est plus la question de la continuité et aussi de se débarrasser peut-être de ce de ce chewing-gum qui est celui de Jean-Luc Mélenchon qui sera vraiment intéressant pour le 10 et pour répondre à notre auditeur la question du train de vie.
François Baot avait promis de la mettre sur la table donc ça porte pas forcément bonheur en ce moment. Effectivement alors il y a des pressions qui sont contradictoires. On parle on parle évidemment beaucoup de de bloc tout mais il y a alors là c'est bloc tout contre l'austérité budgétaire et puis alors de l'autre côté il y a il y a la pression des marchés financiers.
On attend ce vendredi l'agence de notation Fitch qui pourrait dégrader la note de la dette française. Alors ça semble assez loin de notre quotidien Bruno Cotè ça a des effets parce que ça pourrait par effet de ricochet contraindre la France à emprunter encore plus cher sur les marchés. Bref, euh est-ce que c'est aussi un signal dont Emmanuel Macron va devoir tenir compte d'une Bien sûr bien sûr.
J'ai qu'Emmanuel Macron devrait normalement en toute bonne logique revenir investir fortement la politique nationale. Emmanuel Macron a été très investi au plan international Gaza avec la reconnaissance de la Palestine dans pas longtemps. L'Ukraine évidemment où il a été très actif pendant tout l'été et les mois qui ont précédé.
Mais là, il va devoir tenir compte effectivement de l'interaction entre les paramètres économiques. La dégradation de la France serait évidemment une très mauvaise nouvelle pour lui qui a voulu incarner au début de son aventure présidentielle la modernisation économique de de la France. Ce serait une très mauvaise nouvelle effectivement pour Emmanuel Macron.
Ça enverrait le sentiment qu'au fond tout ça, le macronisme et cetera a tourné en boucle à un moment donné, que non seulement on est dans l'impasse politique mais qu'on est en train même de tourner le dos au fond ce qui a été incontestablement souligné au début du macronisme comme une un message positif de de modernisation et cetera. Donc évidemment, dégradation, ça serait un très mauvais signe et ça ne pourrait qu'acroître les tensions avec, je n'en doute pas, du côté des des oppositions de de pousser l'idée que Emmanuel Macron a touché ses limites et que le Rassemblement national ne manquerait pas de de revenir vers un de ces thèmes de prédilection qui est le maer de la finance et cetera. Eff une une critique que Pierre d'exemp n'est pas le seul à exprimer, François Baou en dramatisant l'extrême, n'a-t-il pas pris le risque d'affoler les marchés ?
N'a-t pas agi contre les intérêts de la France ? J'ouvre un nouveau chapitre dans notre débat autour de la pression mise pour une éventuelle démission d'itution d'Emmanuel Macron. On va écouter tout de suite Mathilde Panot qui a confirmé le dépôt d'une motion de destitution du président.
Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui. Et dès le 10 septembre, nous serons partout au côté des Français et des Françaises qui bloqueront l'économie du pays pour dire maintenant ça suffit. Question de Destelle de Dqueron déposer une motion de destitution.
Qu'est-ce que cela implique ? Et surtout quelles en seraient les conséquences à de Vila est-ce qu'elle a une chance de d'aboutir cette motion de destitution ? En fait, c'est toujours difficile de a d il y en a eu avant hein déjà.
En tout cas, c'est une procédure qui n'a jamais abouti sous la 5e République. Ça, il faut bien le préciser. Et pour cause parce que il faut quand même aller très très loin.
C'est quasiment, je parle sous votre contrôle, mais c'est quasiment un tribunal en fait que la la le parlement se transforme en cours. Avant, c'était la fameuse haute trahison qu'on a changé en 2008 pour appeler ça maintenant manquement ou incomp avec l'exercice de son mandat. Voilà.
Donc ça veut dire qu'il faudrait que le président de la République pour que ça aboutisse ait et commis une faute grave pour le dire en langage managérial rapide. Euh et donc à la fin du fin du fin du processus qui est très long, je crois que c'est 6 mois, il faut qu'il y ait euh 600 parlementaires sur 900 à peu près qui qui la votent. Donc en effet dans les conditions actuelles, il y a très peu de chances voir aucune que ça aboutisse.
Maintenant moi je trouve faut faire attention dans la période de turbulence dans laquelle on entre dans le sens où on sait pas comment ce mouvement va arriver. On ne sait pas le mouvement du 10 septembre, les mouvements sociaux, dans quelle mesure ça va prendre. On ne sait pas dans quelle mesure les oppositions vont mettre la pression sur Emmanuel Macron.
Il n'a plus de premier ministre, donc il est en première ligne. Il a plus de paratonire, de fusil. Donc voilà, si aujourd'hui elle n'a aucune chance, on sait moi je sa peut pas dire ce qui se passe le 23.
Oui, effectivement, il faut rester prudent avec aussi une évolution de l'opinion Stéphan Zumse sur le l'idée d'une démission de d'Emmanuel Macron. Euh une évolution relativement récente, on peut dire ça ? Oui, relativement récente, mais il faut pas enfin faut bien dissocier les choses.
Vous vous posez dans des enquêtes et ça a été fait par certains de nos confrères. Est-ce que vous souhaitez qu'Emmanuel Macron démissionne ? Mais vous allez avoir une majorité des gens qui vont répondre.
Oui, évidemment, compte tenu euh euh de son impopularité record, mais est-ce que pour autant les Françaises et les Français aujourd'hui dans la rue réclament le départ de d'Emmanuel Macron, on en est pas encore là. On donc moi je je ne pense pas que l'opinion soit mure. On verra ce que donneront les mouvements de enfin le mouvement du 10, le bloquont tout et euh la mobilisation du 18.
Mais les Français ne sont pas là à se dire il faut qu'ils partent, ce n'est plus possible, ce n'est plus tenable, nous n'en pouvons plus. Nous ne sommes pas du tout là. J'ajoute surtout une chose, on sort Bruno, on parlait à l'instant d'une séquence diplomatique assez assez intense et sur le qu'il qu'il remporte des succès ou pas, il remporte que très peu de succès sur le front diplomatique qu' s'agisse de la question de Gaza, qu'il s'agisse de sa relation personnelle. rappelez-vous qu'il souhaitait créé avec Donald Trump.
Tout ça n'a pas fonctionné. En revanche, quand il est actif, quand il représente la France, là il fait la il fait la il justifie son utilité et la il légitimise la pérennité enfin de sa présence à l'Élysée. Et ça ça a toujours fonctionné.
C'est et et depuis la depuis la nomination de Bao, rappelez-vous là on parle beaucoup du dernier coup. C'est la dernière cartouche d'Emmanuel Macron. On disait exactement la même chose quand il a quand il a nommé François Baotou.
Après, il y a eu cette séquence diplomatique et là, il a gagné du temps. Quand il est actif, il rend fier les Français. Qu'est-ce qui hanent par parmi plein de mots les Français ?
C'est le déclin et l'absence de poids de la France sur la scène européenne et internationale. Pour le coup, ça c'est une qualité qu'ils l'ont toujours reconnu. Il sait représenter, il est à la hauteur quand il représente la France.
Alors, on va regarder un peu notre histoire grâce à vous Anne Charline Vina. La démission du président évidemment elle n'est pas inédite dans l'histoire de la 5e République. Et non, pour cause nous avons un seul précédent qui est celui de 1969.
Alors, je vais faire un petit comeback justement 6768 sur déjà les faits, l'homme et puis les conséquences. Alors les faits le général de Gaul a sorti quand même assez affaibli de la séquence de mai 68 et propose donc un référendum constituant sur le Sénat, la régionalisation, l'action sociale. Donc quelque chose d'assez ambitieux qui n'a absolument aucune chance de passer au Parlement puisque le Sénat aura eu du mal à envisager la diminution de son rôle.
Donc il passe par le référendum et il fait savoir très vite comme ces deux coutumes qu'il remettra sa démission si toutefois il estime que le résultat ne lui est pas favorable. Alors l'homme justement l'homme a déjà remis en jeu son mandat cinq fois auparavant pour les élection pour les différents référendums qu'il a lancé. Donc il est tout chaque fois il dit si je perds je pars.
Et il invente même une notion celle de majorité suffisante. C'est-à-dire non seulement si vous me dites oui je reste peut-être mais il faut encore que j'estime que c'est suffisant. Et il va plus loin parce que il est coutumier la démission.
Il a déjà démissionné le 20 janvier 46 de son poste très important. On est dans la transition constitutionnelle entre la 3e et la 4e République et bien il estime que le régime des partis sera la mort de la France. Donc il pose le discours de Billot, il pose son projet constitutionnel et il s'en va pour un une longue traversée du désert. il quitte la vie politique pendant 12 ans.
Donc voilà l'homme. Les conséquences, on le sait, c'est que c'est lui qui avait choisi de partir. Il avait une chance sur deux de toute façon de quitter son mandat sur une de ses propositions de démission personnelle et il a refusé en revanche qu'on lui force la main en 68 puisque précisément quand on appelait à la démission un très grand discours de 68 où il dit hors de question ça n'est pas ma sol.
Donc il perd le référendum 28 avril 69, il est minuit 1. Qu'est-ce qui se passe ? Alors qu'est-ce qui se passe ?
Et bien la France est en panique puisque un petit courrier du général de Gaul, un petit communiqué avec indiqué "Je quitte mes fonctions, cette décision prendra effet demain à midi." Charles de Gaulle, il n'est plus ni général de la nation ni président de la République. Il reprend sa personnalité et là bien aucune institution ne sait travailler.
Le conseil constitutionnel déclare la vacances mais rien dans l'article 7 dans la constitution n'était prévu. C'était pas prévu. Donc bon voilà, les choses s'organisent.
On sait que la campagne a été un peu déceptive puisque bon, il y a eu ce faux plat entre George Pompidou et Alain Poer et une campagne de 35 jours comme on parce que élection anticipée ça suppose ça suppose une campagne assez courte. Il y a eu une autre présidentielle anticipée évidemment, on va la rappeler rapidement 74 encore des circonstances encore plus graves puisque c'est George Compidou qui décède en plein milieu de son mandat et là encore présidentiel de 35 jours avec cette fois-ci quand même euh le constituant qui revient à la charge en réécrivant l'intégralité de l'article 7 pour euh prendre le cas où il y ait des c d'un candidat ou d'un président. Moi, je voudrais conclure sur ce geste golien dont on nous parle sans arrêt à propos d'Emmanuel Macron.
Ici, il ne me semble pas du tout qu'il apportera de solution de débloquage pour trois raisons au moins. La première, c'est que là, on a un président poussé à la démission. Donc, ce n'est pas du tout une démission plébiscitaire à la manière du général de Gaulle choisi par lui et orchestré par lui. 12e point, il s'agit de repousser une échéance de 1 an en réalité alors que le général de Gaulle avait près de 3 ans de mandat encore à exercer.
Et puis dernier point, n'oublions pas que si on met un nouveau président de la République face à la même assemblée, on lui propose en fait la le même blocage. Donc il faut une présidentielle anticipée de 35 jours, une nouvelle dissolution en 40 jours, sûrement la dinde de Noël et les élections municipales au milieu. J'avoue que je pense que la France mérite mieux que cette succession de scrutin de poche.
Alors ça, je trouve que c'est Merci beaucoup Anlet de un argument vraiment intéressant et et je veux bien vous entendre là-dessus. Je commence avec avec vous Bruno Côess. Une une démission et donc une campagne présidentielle très courte.
Est-ce que vous employez ce terme de de scrutin de poche et donc peut-être de frustration des électeurs français ? Oui ou non ? Peut-être.
Peut-être. Nêtes pas totalement convaincu ? Non.
Parce que je vois que cette thématique de la démission d'Emmanuel Macron répond à une question. On voit bien qu'il y a il y a un dysfonctionnement, le dysfonctionnement institutionnel, politique. On voit bien les colères qui sont derrière dans le pays.
Nous nous étudions en profondeur ce que pensent les Français des institutions en terme de confiance politique. On on voit l'ampleur des dégâts. On voit vraiment l'ampleur des dégâts.
On peut en parler de cette manière-là. le désarroi de l'opinion devant le dysfonctionnement du système démocratique. Et si je partage les doute à la fois à la fois méthodologique sur la mesure de l'opinion et les interrogations sur la faisabilité, je je vois bien qu'on a un souci.
Néanmoins, on a un souci parce que euh on a une situation étrange dans le pays. François Bairou, premier ministre n'a nullement lui-même et son mouvement politique n'avait nullement gagné les élections. Lui-même n'était même pas élu au Parlement.
On ne peut pas dire que cette situation était totalement optimale du point de vue du bon fonctionnement démocratique et de l'exemplarité démocratique. Et ça ne répond pas à la question principale du pays qui est quelle est la direction de politique publique, le choix public fondamental, principal du pays aujourd'hui ? Et arriverons-nous dans ce pays à nous mettre d'accord sur l'idée que des élections ont départagé même si triparti ça mais que une une option est arrivée un peu en tête et puis qu'on s'y tienne parce que c'est le cœur du sujet en démocratie que l'option de principale est été voulue par le suffrage universel.
Donc je vois qu'on a un souci. Je ne dis pas que les solutions de dissolution de démission du chef de l'État répondrait en quoi que ce soit. Mais on tourne autour de ce problème.
Ou As de Vilen la la démission du président de la République, elle a tout toujours été balayée. Est-ce que la dissolution reprend regagne quelques remonte quelques marches dans dans voilà sur la pile des hypothèsesennes aujourd'hui ? dissolution, on dit souvent que c'est l'arme nucléaire, donc la dernière à utiliser.
Donc il a d'autres cartouches avant. Il a évidemment la nomination d'un nouveau premier ministre. Pour aller dans le sens de Bruno Côess, ça pourrait être la gauche.
Moi, je pense que c'est un peu à contetemps parce que c'était ce qu'il aurait sans doute fallu faire en 2024 après la dissolution quand le Nouveau Front populaire est arrivé en tête. Je pense que s'il nomme quelqu'un du socle commun, à mon avis, les mêmes causes produiront les mêmes effets, c'est-à-dire même scénario. Je vous laisse continuer.
Il y a une question de Pierre, de Perpignan. Est-ce qu'il y aurait une chance qu'un premier ministre ici is du bloc central impose un budget par 493 en évitant la motion de censure ? Alors, il peut déposer son budget par 493, c'est ensuite que la motion de censure arriverait a priori, sauf s'il change euh la politique d'Emmanuel Macron qui est conduite depuis 8 ans.
Je pense que la clé de l'équation à mon avis, elle est là. C'est soit le président de la République refuse de changer totalement son logiciel politique et ne veut pas aller vers combattre les inégalités d'une manière ou d'une autre, trouver une réforme fiscale symbolique comme la taxe Zucman, aller vers quelque chose de nouveau sur le plan proportionnel et cetera pour séduire la gauche, voir de l'autre côté de l'échiquer d'autres mesures. Soit il il s'il ouvre, il peut s'en sortir.
S'il reste à mon avis comme il le fait depuis la dissolution, là la question de la nouvelle dissolution pourrait se poser. Mais on entre encore une fois dans une sacrée inconnue parce que ça ferait deux dissolutions en 2 ans, quatre premier ministres en 1 an. Enfin, ça devient moi je pense qu'on a proche de la crise de régime à ce moment-là.
Et personne n'a envie d'être à la place d'Emmanuel Macron ce soir de devant devant un tel un tel cass-tête. Après, il a il a il assume les responsabilités de ce qu'il a fait aussi, hein, depuis 2022, depuis le moment où il a décidé de ne pas faire campagne pour les élections législatives après son sa réélection jusqu'à la nomination de Gabriel Atal alors qu'il aurait pu garder Ellisabeth Borne en janvier 2024 et jusqu'à la dissolution, jusqu'à la nomination de Michel Barnier, voire même de s'être fait imposer François Bairou et de ne même pas le virer quand celui-ci lui impose un vote de confiance sorti de nulle part. il a quand même un tout petit peu de jeux qu'il a il aurait pu abattre à un moment ou un autre.
Donc quelques cartes qu'il a abattu au mauvais moment. Je suis d'accord que là, il lui reste peu d'option mais il un peu d'habilité politique peut lui permettre de s'en sortir quand ? Alors puisque le le thème de ce débat c'est de se projeter un petit peu dans dans les conséquences de la chute du gouvernement Bairou, il y a cette question de Dominique qui nous écrit depuis Chartre avec la chute du premier ministre.
Est-ce que toutes les lois qui devraient être qui devaient être examinées à l'Assemblée sont abandonnées ? Ça tombe bien, on avait prévu une chronique sur ce thème et c'est Audrey Vetas qui va nous rejoindre tout de suite. Rebonsoir Audrey.
Que va-t-il effectivement se passer pour ces textes qui étaient qui sont en cours d'examen au Parlement ? Et bien pour l'instant leur avenir est incertain. Normalement leur examen aurait dû reprendre dès le 22 septembre à l'occasion à l'occasion d'une session parlementaire extraordinaire.
L'objectif c'était qu'il soit bouclé avant le budget. Mais pour cela Thomas, il faut un gouvernement et des ministres pour les défendre. Tant qu'à faire, si Emmanuel Macron nomme un premier ministre et qu'un gouvernement est formé dans les 15 jours, il n'y aura pas de retard.
Alors, il a promis tout à l'heure de nommer un premier ministre dans les tout prochains jours, mais le chef de l'État nous a jusqu'à présent habitué à prendre un peu plus de temps. Le plus envisageable, c'est qu'il y ait une paralysie au moins temporaire et ça concerne des textes qui sont pourtant attendus depuis longtemps. Je vous en cite quelques-uns, pas tous évidemment, mais il y a celui sur la fin de vie déjà stoppé net par la dissolution de juin 2024.
Il a été coupé en deux, on s'en souvient, entre soins palliatifs et aide active à mourir. Les deux textes ont été adoptés à l'Assemblée nationale en mai. Ils attendent toujours leur examen au Sénat.
On pense aussi à la proposition de loi permettant le report des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie et l'application de l'accord entre les forces loyalistes et indépendantistes calédoniennes. Et puis on pense aussi au statut de l'élu devait permettre d'éviter les crises d'évocation notamment chez les maires. Une loi qui commence à être urgente à l'approche des élections municipales de 2026.
Et puis beaucoup d'incertitude également en ce qui concerne des textes qui étaient portés par le gouvernement Bairou qui sont pour l'instant enterrés. On pense à celui pour introduire une dose de proportionnel qui était chère à François Baou, celui sur les polices municipales qui vient d'être proposé annoncé par Bruno Retaillot et puis même le budget de François Baerou, leur seule possibilité de survie. Repris par le futur gouvernement, c'est tout à fait possible.
Oui. Et si de venait y avoir, on l'a évoqué une dissolution de l'Assemblée. Alors là, ce serait encore plus compliqué.
Tous les textes examinés au Sénat et qui auraient dû l'être à l'Assemblée nationale tomberaiit. On pense à la réforme de l'audiovisuel publique. Réforme maudite chère Rachida Adati, ce projet de création de holding.
On se souvient qu'elle a tout de même été voté en première lecture au Sénat en juin 2023. Ça commence à dater. Autre proposition de loi qui est telle très attendue par les maires, elle doit permettre, c'est celle qui doit permettre de desserrer les contraintes autour de l'artificialisation des sols.
On parlait de Zane, je sais pas si vous vous en souvenez. Et bien elle aussi elle tomberait en cas de dissolution. Thomas, zéro artificialisation nette.
Merci, merci beaucoup euh Audrey, merci pour toutes ces ces précisions et et en vous écoutant, je me demande quel que restera-t-il Stéphan Zoomsteak des 9 mois de de de pouvoir de François Baou. Quelle réforme ! J'ai un peu peur pour François Baougré sa tournée des adieux et je le dis sans ironie hein de cette semaine de ces 10 jours de de surmédiatisation.
Évidemment, je pense qu'il nous restera faut faut attendre évidemment que la poussière retombe et qu'on y voit plus clair, mais je pense que ce qui restera c'est la période de d'immobilisme en fait de quelqu'un qui n'a pas été mal accepté même s'il a été impopulaire tout de suite mais les Français étaient assez soulagés très bien que Emmanuel Macron trouve une solution après le départ de Michel Barnier. Il y a pas de bienveillance en salgard de François Baou mais malgré tout c'est bien on a trouvé quelqu'un on a trouvé quelqu'un quelqu'un de métier qui qui semble qui en tout cas au début explique rappelez-vous hein ni totem ni tabou enfin c'est aussi ça parce que ça on en a pas parlé ce soir la grande imposture selon le parti socialiste parce qu'on parlait au tout début de qu'est-ce qui reste qu'est-ce qui restera à court terme de cette journée c'est la virulence du discours de Boris Vallot et le Parti socialiste. Parti socialiste, on veut énormément. dans l'impularité au classe notamment à l'assemblée nationale je pense qu'elle avait atteint des niveaux des niveaux records.
C'est ce qui explique aussi pourquoi il y a 364 personnes députés pardon qui n'ont pas voté la confiance qui ont voté la défiance c'estàd bien plus que qu'à l'encontre de Michel Bar au moment la censure. Donc je pense que ce qui restera c'est que quelque chose lié à l'immobilisme et à quelqu'un qui peut-être aura été un petit peu trop non chalant. Est-ce que c'est vrai ?
Est-ce que c'est faux ? pas la question, c'est je suis pas en train de faire le procès de de l'ancien premier ministre enfin du toujours premier ministre mais je pense que ça donnerait l'impression de quelqu'un qui n'a pas su prendre les enjeux à bras le corps et n'a pas compris qu'elle était en dépit de ce qu'il disait la gravité de la situation. En fait c'est peut-être injuste mais c'est peut-être ce qui en restera.
J'ouvre un dernier chapitre dans notre débat. C'est une autre information importante de la journée qui concerne le Rassemblement national et Marine Le Pen et les dates du procès en appel de Marine Le Pen et d'autres cadres du parti dans l'affaire des assistants parlementaires européens du FN. A priori du 13 janvier au 12 février 2026.
Astre de Vilaine, on peut déjà se projeter et qu'on je pense qu'on sera tous d'accord pour dire c'est pas une bonne date à quelques semaines des municipales pour le RN. Bah oui et non puisque elle-même voulait que son appel intervienne et on peut la comprendre avant la présidentielle de 2027 parce qu'elle estime qu'elle sera euh voilà lavée de tout soupçon dans cet appel. Ce qui est pas dit.
Et ce qu'on entend dans les réactions aujourd'hui c'est euh juste avant les municipales évidemment il y a pas de hasard. Il faudrait que ce soit en avril quoi. Le tempo judiciaire ça tombe toujours mal.
Il y a toujours une élection qui traîne. Donc moi ça là-dessus je fais confiance à la justice et à son calendrier pour être indépendant. J'ai même pas envie de rentrer là-dedans et je trouve que c'est pas un argument politique très recevable parce que ce sera arrivé plus tard, on aurait dit autre chose.
En revanche, moi je pense que si le RN a changé David très abruptement, même si François Bairou il a mis du sien en ne répondant pas à son au courrier de Marine Le Pen au cœur de l'été, en ne les consultant pas comme tous les autres, clairement Marine Le Pen, elle a intérêt aujourd'hui à une dissolution parce que elle pourrait en tout cas son son entourage, ses ses soutiens le disent, se présenter quand même, même si elle est inéligible au en première instance et par un trou de souris constitutionnelle déposer une QPC. Non, vous croyez pas que ça va marcher tout en tout cas il y a eu une jurisprudence qui pourrait en tout cas j'ai l'impression qu' il croit à cette possibilité là et puis même si combien même ça ne marcherait pas et elle était elle ne pouvait pas se présenter une dissolution avec une victoire du RN ce qui reste très hypothétique lui permettrait d'être nommé à Matignon sans être élu par définition donc moi je pense qu'elle a intérêt et d'ailleurs dans cette histoire pardon mais tout le monde voit aussi son petit intérêt. Si le les macronistes et le PS discutent ou essaient de discuter ou en tout cas essaient de fermer un bloc, c'est aussi parce que eux n'ont pas intérêt à une dissolution parce qu'ils savent qu'il perdraient peut-être des plumes.
Donc c'est pas pour viser simplement le RN mais on voit bien je trouve la le calendrier et la stratégie en fonction. Il y a il y a deux thèmes et il y en a un quand même je voudrais qu'on y passe un peu de temps sur cette histoire de de question de de QPC question prioritaire de constitutionnalité. Effectivement, écoutons déjà Marine Le Pen qui réclame une nouvelle fois une dissolution de l'Assemblée nationale.
S'il n'y a pas de dissolution, nous continuerons avec un esprit constructif mais sans faiblesse de faire valoir les idées que nos électeurs nous commandent de défendre. Mais je le dis avec solennité. Vous n'attendez pas que le groupe vous suive dans votre folie fiscale et migratoire, dans vos petits parti prix idéologiques qui vous empêch de voir la réalité du pays.
S'il y a une dissolution, nous accepterons le verdict des urnes. Si le peuple nous fait l'honneur d'un mandat clair, c'est-à-dire d'une majorité absolue, nous irons à Matignon pour mettre en œuvre, sans attendre la présidentielle un programme de redressement national. Le changement n'attend plus.
Je reviens sur cette question d'une alors imaginons dissolution élection législative. Marine Le Pen malgré sa condamnation en première instance, elle est inéligible, décide de se présenter. Qu'est-ce qu'elle peut espérer que le Conseil constitutionnel prenne une décision sur son inéligibilité ?
C'est ça. Alors le le le les actes juridiques sont cela. C'est-à-dire que sa candidature sera évidemment refusée par le préfet qui les contrôle, ministre de l'intérieur qui de ce fait rendront un acte administratif qu'elle pourra donc contester devant le juge administratif.
À l'occasion de ce recours, elle aura pas tellement intérêt à annuler l'acte administratif. En fait, elle en profitera pour proposer une QPC, c'est-à-dire pour parler de l'inconstitutionnalité, de tout ce qui se passe, de la loi qui est appliquée et donc de déposer une QPC au conseil constitutionnel. Ce qu'elle estcomte en réalité, c'est que le conseil revire et donc réinterprète deux de ses anciennes jurisprudences.
La première est une jurisprudence qu'il a rendu à propos de l'élection des députés en précisant qu'un député euh même inéligible ne pouvait pas être privé de son mandat mais en réalité il ne s'est pas prononcé en cas d'exécution provisoire sur cette décision. Donc c'est très mal la lire. Et la deuxième sur l'exécution provisoire rendue à propos d'un élor dont on avait parlé précisément sur ce plateau où le conseil constécution voilà ça veut dire une exécution immédiate en réalité de la condamnation et en fait c'est vrai que le conseil a laissé une balance de proportionnalité en disant il faut évidemment que le droit à l'éligibilité que nous avons tous he en tant que français soit respecté autant que celui de la poursuite de l'auteur de condamnation.
Elle compte beaucoup sur cette proportionnalité. En réalité, la proportionnalité c'est la norme juridique suprême. Le conseil décide toujours par proportionnalité et on voit mal ce qui le ferait revirer par rapport à ce qu'il a dit en mai en disant précisément que l'exécution provisoire ne posait pas de problème à cette proportionnalité.
Mais voilà l'interprétation qu'elle cherche. Elle ajoute d'ailleurs qu'elle a déjà préparé son mémoire et que tout est sur la table de chevet. OK.
Donc ça c'était le premier le premier aspect. Il y en a un autre qui effectivement la la date les dates de ce procès en appel Stéphane Zumsteig. Est-ce que ça desservirait fort forcément les candidats euh frontistes au au municipal ?
Parce qu'il peut y avoir un réflexe euh euh un sentiment de d'être montré du doigt, d'être persécuté et cetera et cetera. On comprend aussi ce que veut faire au-delà de évidemment de ce que ce dont vous venez de parler c'est de faire parler d'elle faire parler du rassemblement et une fois de plus entretenir le myth de la martirologie classique d'un parti détesté au ni par le système. Ça c'est la ça fait 40 50 ans qu'on qu'on assiste au mais c'est pour ça que le procès proche des municipales sauf que les élections municipales sont des élections très très spécifiques très pour le rassemblement national. le Rassemblement national, il y a une très faible implantation locale et ces espérances de gain dans l'élection de mars prochain sont très très limitées.
Alors évidemment, il la Perpignance, c'est une grande ville, l'enjeu, c'est de la garder. Je pense que Louis Alot saura garder sa ville. Il y a Toulon, il y a quelques autres autres villes.
Menton, mais on est déjà dans des villes de taille plus réduites que Toulon. Le Il y a pas d'enjeu si vous voulez. Il y a pas il y a pas Paris Lyon Marseille, Bordeaux Strasbournante, on en est pas là.
C'est pas une c'est pas une élection. Euh ce que cherche le RAl nationale, c'est s'implanter dans les conseils municipaux pour être présent, pour peser notamment aux élections sénatoriales par le jour des grands électeurs, mais en soit récupérer des villes, il en récupérera peut-être quelques-unes du style Baumon, 20000 300, 40000 habitants, mais c'est pas une élection à fort en jeu. Donc pas des grandes villes.
Votre avis euh votre avis là-dessus sur la proximité procès municipal. Oui, je suis pas sûr que ça soit dommageable tant que ça pour le Rassemblement national pour les raisons qui viennent d'être souligné et aussi parce que dans son cœur de cible, dans chez ses sympathisants, le phénomène RN est quand même très très profondément ancré. On voit d'ailleurs toutes les données qui sont disponibles.
Aujourd'hui, le RN, c'est le parti dont les Français se sentent le plus proches quand on demande la proximité partisane dans les sondages. En dehors de notre proche d'aucun parti politique, c'est le RN. Et de loin, de loin on a autour de 20 % de proximité.
Les autres partis c'est entre 8 et 10. Quand on regarde les classements des personnalités politiques préférées, Jordan Bardella et Marine Le Pen sont toujours sur le podium. Quand on voit l'image du parti qui s'est aussi beaucoup bonifié dans le dans dans l'opinion, donc pour le moment, le RN dispose dans son cœur de cible d'un socle, d'un ancrage assez stable, mais peut-être pas assez pour gagner les grandes villes.
C'est ce que j'ai compris de votre analyse. Merci beaucoup. Merci à tous d'avoir participé à ce à ce débat en direct.
Vos livres donc Astrid de Villen décrypter les institutions politiques c'est apparaître le 17 septembre aux éditions Laarous et Bruno Coteress. Le vote sans issu c'est aux presses universitaire de Grenoble. Merci encore.
Je vous dis à demain. Merci d'avoir participé grâce à à vos questions. On sera là demain 18h 22h.
Pour retrouver nos débats sur publicsenna.fr FR notre plateforme nous réécouter en podcast et puis noter que c'est le retour de la matinale demain. Oriane Mansini vous propose une édition spéciale elle aussi de 7h30 à 9h.
Bonelle soirée. [Musique]
Emmanuel Macron