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interviewyoutube.com· 24 février 2019 54 min

Nicolas Dupont-Aignan invité de Questions Politiques

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:04
Présentateur

Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous du dimanche de France Inter, du journal Le Monde et de France Info. Notre invité jusqu'à 13h, si Marine Le Pen avait été élue présidente de la République, il eut été son premier ministre. Mais on n'écrit pas l'histoire avec des scies. Une élection chasse l'autre, les européennes se profilent et il rêve d'être la surprise de ce scrutin. Pour ça, il doit reprendre la main, relancer la dynamique de sa campagne après une semaine compliquée.

Après la révélation de tweets polémiques d'une candidate, la décision de ne pas investir, lui qui est un soutien de la première heure des Gilets jaunes, il publie dans quelques jours un manifeste dont le titre est Résistance. Il va nous exposer ses idées, sa stratégie politique. Le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, s'est installé dans le studio de Questions Politiques. Vos questions, vos remarques sur l'appli France Inter ou sur les réseaux avec le hashtag QuestionPol.

0:56
Invité

France Inter, Questions Politiques, Alibadou.

1:02
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Alibadou. Et bienvenue, Résistance, une lettre ouverte aux Français dont on va parler, qui est largement adressée aux Gilets jaunes également, autour de la table de Questions Politiques. Pour vous interroger, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.

1:17
Invité

Bonjour Ali, bonjour à tous. Bonjour Madame.

1:19
Présentateur

Virginie Malingre du Journal Le Monde. Bonjour Virginie. Bonjour Ali. Bonjour. Et Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine.

1:25
Invité

Bonjour tout le monde.

1:25
Présentateur

Vous avez soutenu le mouvement des Gilets jaunes depuis la première heure, Nicolas Dupont-Aignan. Il y avait ce qu'on appelle l'acte 15. Hier, vous en parlez comme la lumière du soleil d'hiver assurée de renaître de tout son feu des Gilets jaunes dans votre livre. Comment est-ce que vous qualifiez l'évolution de ce mouvement depuis ses débuts ?

1:44
Nicolas Dupont-Aignan

Je pense qu'une grande majorité de Français, en tout cas, se réveille. Et quand je vois le peuple français enfin prendre conscience que ça ne peut pas continuer ainsi, je m'en réjouis. Bien évidemment, il y a eu une dérive sur certains points, mais qui a été largement manipulée et scénarisée par le gouvernement. On va en parler, mais vous en parlez comme le peuple. Et je pense qu'enfin le peuple français se réveille parce qu'on ne peut plus être gouverné comme cela, parce qu'il y a besoin de réformes profondes, fiscales, démocratiques.

Et je suis certain que ce qui a commencé n'est pas prêt de s'arrêter et que nous avons un devoir, nous les hommes politiques, en tout cas à moi, c'est de donner une traduction politique concrète à ce mouvement populaire. C'est qui le peuple ? Le peuple, ce sont les Français qui n'en peuvent plus d'être spoliés par une minorité qui s'est arrogée le pouvoir, qui spolie les Français, c'est les retraités dont on a supprimé l'indexation sur le coût de la vie, qui vivent mal, ce sont les bas salaires, c'est une oligarchie qui gouverne la France, qui la vend par morceaux à des intérêts étrangers. C'est un pouvoir qui ment en permanence. C'est un moment où...

2:59
Invité

Ça c'est le peuple ? Parce que je vous demande, c'est qui le peuple ? Vous mettez qui dans le peuple ? Mais le peuple, ce sont les Français.

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

Tout le monde ne manifeste pas, tout le monde n'est pas du des jeunes. Mais bien évidemment, tout le monde ne manifeste pas, mais je crois qu'il y a... Donc qui est le peuple français selon vous ? Les Français qui n'en peuvent plus de vivre ainsi. Et j'étais à Maud, par exemple, jeudi, et il y avait une de vos collègues du Monde d'ailleurs, donc ce n'est pas moi qui l'ai inventée, elle était très surprise, elle-même, de la colère populaire. Et du sentiment de dégoût même qu'ont beaucoup de Français. Ça ne veut pas dire qu'ils manifestent tous. Ça veut dire qu'on ne peut pas continuer à gouverner la France comme cela.

On ne peut pas continuer à prélever toujours plus sur les plus modestes, sur ceux qui travaillent, et à alléger toujours la charge des puissants et des riches.

3:42
Présentateur

Virginie Malingre, puis Nathalie Saint-Cricq. Nathalie, Nathalie d'abord.

3:45
Invité

Est-ce que finalement vous écriviez dans une... Enfin, vous disiez dans une interview à Valeurs Actuelles du 12 décembre qu'il fallait certes continuer la mobilisation, mais pacifiquement sans paralyser les vies économiques du pays, ni les commerçants qui ont déjà beaucoup trop souffert. Est-ce que deux mois plus tard, vous considérez que ces conditions sont remplies ? Et par ailleurs, quand vous voyez que les Français commencent à avoir ras-le-bol des gilets jaunes, est-ce que vous considérez, vous, à courir derrière ? Ça, c'est ce que dit la presse. Nicolas Dupont-Aignan. Non, c'est ce que disait le sondage, c'est que la presse.

Et Dieu sait si la presse n'a pas été critique avec les gilets jaunes au début.

4:12
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire. Bien évidemment, je suis d'ailleurs l'un des seuls, l'un des rares, à avoir demandé qu'il y ait des manifestations le dimanche. Dès le début, j'ai demandé des manifestations déclarées.

4:21
Invité

Maintenant, il y a samedi et dimanche.

4:22
Nicolas Dupont-Aignan

Mais qui a laissé pourrir ? Qui a laissé pourrir ? Qui a bloqué le pays ?

4:27
Invité

Vous dites quoi aux commerçants ?

4:29
Nicolas Dupont-Aignan

Attendez, mais les commerçants, je les soutiens totalement. Mais qui n'a pas assuré l'ordre public ? Qui a laissé les casseurs s'infiltrer ? Qui a laissé pourrir ces manifestations pour les déconsidérer ? C'est Emmanuel Macron et son gouvernement. Et j'ai demandé une commission d'enquête parlementaire. Ce ne sont pas les ministres qui ont été cassés des vitrines ou agressés des policiers ? C'est un ministre de l'Intérieur à qui je demande une commission d'enquête depuis des semaines.

4:50
Invité

Vous reprenez les casseurs de Castaner, vous considérez que ce ne sont pas des gilets jaunes ?

4:53
Nicolas Dupont-Aignan

Je considère, et j'ai des témoignages de policiers, que quand des policiers laissent des casseurs s'infiltrer dans des manifestations, quand il y a des ordres de la préfecture de police de ne pas intervenir, je considère que tout a été fait pour scénariser des violences, qui a fait beaucoup de dommages à la France, alors qu'en province, si vous allez sur les ronds-points, j'ai vu des retraités, des femmes de 75 ans, vous croyez qu'elles sont là par plaisir en plein hiver ? Vous croyez que des artisans, des commerçants aussi ont manifesté ? Des policiers en civil ? Il y a eu des tensions ailleurs qu'à Paris, et il y a eu des gens qui se frappent à Toulouse.

Je vais être très clair, je ne nie pas que des casseurs de l'extrême gauche, des anarchistes, parfois des extrêmes, ont utilisé ces manifestations pour détruire, et je les condamne, et je veux que la police intervienne. Ce que je dis, c'est que la responsabilité du pouvoir était de clarifier rapidement, d'apporter des solutions, et les solutions elles existent. On aurait pu, très rapidement, réindexer les pensions de retraite, ce qui a été fait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, c'est le premier gouvernement qui spolie des retraités. On aurait pu faire passer au Congrès le référendum d'initiative citoyenne, qui est prévisité par les Français.

Ce que je veux vous dire, c'est que quand un pouvoir laisse pourrir une crise, il y a des dégâts collateraux dramatiques. 10 milliards, c'est laissé pourrir, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de gens ? 10 milliards, excusez-moi, on va revenir sur les 10 milliards. On va en parler, mais très concrètement... Non, mais je peux répondre à Mme Saint-Cric ? Je vous en prie. Parce qu'il faut aller au fond des choses. 10 milliards, c'est avec nos impôts. Moi, j'ai proposé avec Debout la France, parce que je ne critique pas, je propose. Et vous l'avez dans un document que je vous ai fait passer.

J'ai proposé 32 milliards d'économies, contre des gaspillages, pour les rendre aux Français en pouvoir d'achat. Réduire l'aide à l'immigration, réduire le train de vie de l'État, réduire la fraude, aller chercher l'évasion fiscale, c'est-à-dire en un mot, parce que c'est ça le problème. Si c'est pour donner 10 milliards pris sur la classe moyenne, ça ne servira à rien. Les Français ne sont pas idiots. Ils voient très bien qu'il faut d'abord lutter contre des gaspillages, changer de modèle de prélèvement, et puis, avec cet argent, relancer le pouvoir de chat de ceux qui travaillent, baisser les charges des commerçants, des artisans. Vous savez, moi, je ne suis pas pour le désordre.

Je suis simplement pour qu'il y ait de la justice. Et l'ordre doit toujours aller avec la justice. Nicolas Ducoignan,

7:08
Invité

vous accusez le gouvernement d'avoir fait le jeu de ces casseurs, en tout cas d'en avoir profité. Je voudrais juste que vous m'expliquiez très concrètement, si vous étiez aux manettes aujourd'hui, si vous étiez le Premier ministre de Marine Le Pen, éventuellement, comment vous faites face à des manifestations qui ne sont pas déclarées pour rassurer véritablement l'ordre et éviter les casseurs ?

7:28
Nicolas Dupont-Aignan

Et éviter les bavures. Et je vais vous dire simplement, personne ne peut éviter tout. Moi, je ne ferai pas de la démagogie en disant que tout peut être parfait. Mais en revanche, quand vous avez des casseurs qui s'équipent devant des forces de police, et que des forces de police appellent la salle de commandement pour dire, est-ce que je peux intervenir pour les empêcher de s'équiper et d'aller au milieu des gilets jaunes ? Et que l'ordre est donné de ne rien faire, moi, je trouve ça bizarre ou incompétent.

7:54
Invité

Vous auriez préféré qu'il y ait des morts, des bavures ?

7:57
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais pourquoi vous dites ça ? Parce que c'était un déri

8:00
Invité

dans les manifestations. Je vais vous donner un exemple.

8:03
Nicolas Dupont-Aignan

On va être très précis. Quand il y a eu la coupe de l'Euro de football, c'est curieux, et c'est formidable, l'État a été particulièrement efficace.

8:11
Invité

Il y avait des fanzones, en fait. C'était très organisé, c'était très déclaré. Au-delà de ça,

8:15
Nicolas Dupont-Aignan

les casseurs d'extrême-gauche, anarchistes, qui venaient de toute l'Europe, oui, d'extrême-gauche, pas de pot pour vous, ils sont d'extrême-gauche, ils ne peuvent rien. Pas tous. Et qui venaient d'extrême-gauche, anarchistes, qui ont été d'ailleurs à Notre-Dame-des-Landes et qui n'ont jamais été arrêtés à Notre-Dame-des-Landes pendant des mois, suscitant des problèmes à Nantes considérables. Les gilets jaunes qui manifestent pacifiquement, on laisse des casseurs s'infiltrer. Je trouve ça scandaleux. Alors, je ne dis pas, soyons précis aussi, parce que j'essaie d'être objectif, je ne dis pas que parmi les gilets jaunes, il n'y avait pas aussi quelques casseurs, bien évidemment.

Et c'est pourquoi, je pense, que la responsabilité du pouvoir, c'était très vite de ne pas lancer un grand débat qui s'éternise, qui n'est qu'une mise en scène pour la campagne du président de la République, mais de prendre des décisions de justice sociale. Justice sociale sur les retraités, qui sont spoliés. Justice sociale sur les bas salaires, justice sociale sur ceux qui bossent, qui n'ont pas ce qui sortira du grand débat, Nicolas Dupont-Aignan. Mais oui, mais pourquoi attendre alors que des millions de retraités perdent tous les jours du pouvoir d'achat, que jamais un gouvernement n'a fait ça dans l'histoire ? Mais vous voulez dérivez-moi ? Vous voulez que les Français s'écrivent ?

Non, attendez, excusez-moi. La seule façon de désamorcer le mouvement des gilets jaunes, ce n'était pas d'attendre, de laisser pourrir, d'avoir ces manifestations. Et moi, je rejoins ce que dit Mme Sincry, que c'est insupportable. Mais dimanche après dimanche, mais pourquoi pas agir ? Pourquoi pas prendre une mesure sur l'ISF ? Qu'attendent tous les Français ? Non, mais pourquoi ?

9:47
Invité

Pourquoi attendre ? Vous avez bien vu que ça mute ? C'est-à-dire qu'une fois, on a même ce qu'il y a... Bien sûr que ça mute parce qu'on laisse pourrir. Mais non. Et que rien n'est fait. Le corps pousse. Les deux mondes sont tellement... Pas tellement dans tous les sens que vous comprenez très bien que même si quelque chose était annoncé, le malaise est plus profond. Qu'est-ce que vous en savez ? Le malaise est profond.

10:03
Nicolas Dupont-Aignan

Par pourquoi le malaise est profond ?

10:04
Invité

Non, mais attendez, je vous dis ça. Oui, je vous en prie. Excusez-moi, ça pouvait se régler en trois semaines. Si Emmanuel Macron avait bougé, vous savez très bien que c'est assez peu plausible. Je ne crois pas.

10:13
Nicolas Dupont-Aignan

Par ailleurs, je crois au contraire. Excusez-moi, pour connaître beaucoup de gens qui ont... Pardonnez-moi, madame. Je voudrais juste compléter parce que je pense que les demandes

10:20
Invité

des gilets jaunes partent dans tous les sens sont très paradoxales et qu'il n'y avait absolument pas... Il n'y avait pas une réponse unique qui permettait de coaguler toutes les demandes. Donc, votre argumentation n'est pas la bonne. Et le grand débat de ce point de vue-là

10:33
Nicolas Dupont-Aignan

peut être un début de quelque chose. Et si je peux me permettre, vous avez raison sur un point, à mon avis, c'est que dans le mouvement des gilets jaunes, il y a des revendications très divergentes parfois. Mais le rôle d'un homme politique, et c'est ce qu'on a fait à Debout la France avec ce document, 12 mesures précises en expliquant comment on finance. Parce que je crois que le rôle d'un homme politique, le rôle d'un pouvoir, quand il y a eu mai 68, Georges Pompidou a fait un grenelle de l'environnement, il y avait des revendications... Non, pas de l'environnement. De grenelle de... Sociale. Sociale, excusez-moi. Il y avait des revendications très disparates, très diverses.

Le pouvoir a pris les choses à bras-le-corps. Il y a eu un grenelle avec de vraies mesures de justice sociale qui manquaient depuis des années. Et la paix est revenue. Ce que je veux dire... Je veux finir ma phrase, c'est très important. Ce que je veux dire, c'est que face à un mouvement disparate, oui. Avec des excès, oui. Avec des infiltrations, oui. Il y avait deux solutions. La solution qu'a choisie Emmanuel Macron du pourrissement. Du grand débat qui n'est qu'un grand blabla et qui va aboutir à une catastrophe parce que ça pourrit.

Ou des vraies mesures pour réconcilier les Français et retrouver la confiance, c'est-à-dire justice sociale pour nos retraités, j'insiste, justice sociale pour les bas salaires qui travaillent, lutte contre l'assistanat, lutte contre l'immigration clandestine, référendum d'initiative citoyenne. Mais pourquoi est-ce que le président de la République

11:52
Présentateur

a décreté le programme de Debout la France, lui qui a été élu il y a deux ans au suffrage universel par le peuple français, Nicolas Dupont-Aignan ?

11:58
Nicolas Dupont-Aignan

Le peuple français n'avait pas été prévenu qu'il allait réduire le pouvoir d'achat des retraités, n'avait pas été prévenu qu'il allait réduire le pouvoir d'achat des retraités, il n'avait pas été prévenu Il n'y avait pas dans ses proportions. Il n'y avait pas dans ses proportions. Il n'y avait pas une compagne électorale, Nicolas Dupont-Aignan. Mais il n'y a pas des retraités en France, par ailleurs. Ils y sont. Quand un pouvoir a été élu sur un malentendu, quand il a menti,

12:18
Invité

droit dans les yeux,

12:20
Nicolas Dupont-Aignan

il a menti, oui, bien sûr, il a menti.

12:22
Invité

Mais il a menti sur quoi ?

12:23
Nicolas Dupont-Aignan

Il a menti sur la non-indexation des pensions de retraite. Il ne l'a pas promis.

12:27
Invité

Il ne l'avait pas annoncé.

12:27
Nicolas Dupont-Aignan

Non, il avait promis une hausse légère de la CSG, j'ai sa phrase, je peux vous la ressentir, hausse légère de la CSG pour nos anciens, pour qui contribuent au travail. Mais ça n'a rien à voir. On comprend. Attendez, attendez. Je finis ma phrase. Nos auditeurs qui sont retraités, ils savent très bien s'ils reprennent la profession de foi d'Emmanuel Macron à la présidentielle. Je les invite à la reprendre. Beaucoup de retraités gardent les papiers, je les connais. Ils reprennent la profession de foi d'Emmanuel Macron à la présidentielle et ils regardent leurs feuilles de retraite. Et ils verront, et ils le savent tous, qu'il y a eu un mensonge total.

13:02
Présentateur

Emmanuel Macron n'est pas légitime ?

13:04
Nicolas Dupont-Aignan

Il est légal. C'est ce que vous dites. Il est légal, mais il n'est plus légitime. Qui décide de la légitimité ? Mais quand on la rue, quand la rue bouge, eh bien, je lui ai proposé, il est légal bien sûr, et il est de moins en moins légitime parce qu'il a menti aux Français sur tous les points. Et au jour d'aujourd'hui, s'il veut reprendre sa légitimité...

13:25
Présentateur

Parce que vous parlez de coup d'État démocratique, vous dites que c'est un homme dangereux, le président de la République. Oui, parce qu'en fait, il gouverne... Vous l'écrivez plusieurs fois,

13:33
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs, dans votre livre. Oui. Et j'explique dans mon livre comment il a conquis le pouvoir, aidé par des oligarques, ce que j'appelle, les oligarques, qui détiennent d'ailleurs en partie la presse, comment il a conquis le pouvoir, comment il a renvoyé l'ascenseur, comment il a renvoyé l'ascenseur en donnant des milliards à une minorité de très riches, et comment il a financé ces milliards pour renvoyer l'ascenseur de son élection, en spoliant les plus modestes, ceux qui travaillent, qui n'en peuvent plus, c'est-à-dire, c'est l'exemple même... Excusez-moi,

14:03
Invité

mais le pouvoir d'achat...

14:04
Présentateur

D'un mot, parce que vous faites aussi référence à la banque Rothschild qui serait intervenue régulièrement pour l'État pour vendre un certain nombre d'actifs.

14:14
Nicolas Dupont-Aignan

Et je pèse mes mots, il suffit de vérifier... Mais je ne sais pas de quoi on parle. Oui, il suffit de vérifier, il y a une commission d'enquête parlementaire qui n'est pas d'un membre de Debout la France, qui est de M. Marlex, qui démontre très bien que dans l'affaire Alstom, le ministre de l'économie a utilisé ses incointances passées, pour dépecer l'industrie française. Il l'a fait sur Alstom, il y a une commission d'enquête, il devra un jour répondre, quand il ne sera plus président de la République, de ce qu'il a fait pour vendre l'industrie française à des intérêts étrangers. Il y a un coup d'état démocratique, le président est dangereux

14:48
Présentateur

et il n'est pas légitime, ça on l'a compris. Non, il est légal. Je dis simplement,

14:51
Nicolas Dupont-Aignan

face à cette crise, je propose des solutions. Oui, on va en parler. Attendez, excusez-moi. Excusez-moi, il y a des solutions. Référendum. Référendum. Non mais il y a des choses que vous dites qui ne sont fausses.

15:02
Invité

Est-ce que je peux juste rétablir une petite vérité sur le pouvoir d'achat, vous dites que le pouvoir d'achat a baissé. C'est faux.

15:08
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, le pouvoir d'achat augmenté.

15:10
Invité

Les Français qui nous écoutent... Ce n'est pas moi qui fais les calculs et y compris depuis le plan de 10 milliards qui a été annoncé le 10 décembre. C'est extraordinaire. Il a... Écoutez, excusez-moi, il a augmenté de 1,7% en dernier trimestre 2018. C'est extraordinaire. C'est pas moi. C'est tous les calculs qui ont été faits par des organismes indépendants.

15:26
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que vous parlez du calcul de l'INSEE ? Non, mais il n'y a pas que l'INSEE.

15:29
Invité

L'OFCE aussi fait le même calcul et l'OFCE n'est pas particulièrement favorable à l'Emmanuel Macron. Et madame, est-ce qu'on peut revenir sur la vie réunion

15:35
Présentateur

vous répondre après que vous êtes libre de ces réponses et vous ne pourrez pas le convaincre de dire ce que vous avez envie d'entendre ou ce que vous avez d'auditeur ?

15:43
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais aussi que dans le calcul de l'INSEE sur le pouvoir d'achat, il y a les cadeaux fiscaux donnés aux plus riches de France pour 5 milliards d'euros, ce qui fait que globalement il y a eu bien évidemment une augmentation sauf qu'elle est allée à une minorité infime de Français. Et le problème, et même des gens d'En Marche le reconnaissent, le problème de fond, c'est qu'il a donné des cadeaux considérables en milliards d'euros à des gens, mais même pas les riches, les très très riches, et qu'il a pris l'argent sur les classes moyennes et les classes populaires.

Et c'est ce qui explique la colère populaire, vous savez, les Français n'ont pas été manifestés sur des ronds-points sous la pluie.

16:18
Invité

Le pouvoir d'achat des tranches médium et inférieures montent beaucoup. Mais écoutez, il n'y a pas un Français

16:22
Nicolas Dupont-Aignan

qui peut vous croire. Parce qu'ils font leur marché et ils voient ce qu'il y a sur leur feuille de paye.

16:26
Invité

Nicolas Dupont-Aignan, vous esquissiez tout à l'heure les éventuelles solutions. Oui, parce que je pense

16:31
Nicolas Dupont-Aignan

qu'il faut des solutions maintenant.

16:33
Invité

Et vous disiez, voilà...

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que contrairement à ce que vous croyez, je ne cherche pas le renversement du Président, je cherche que la France soit réconciliée. Non, et je pense qu'il y a des solutions. C'est bien ce qu'on entend. Il y a des solutions.

16:41
Présentateur

Vous dites qu'il y a un coup d'État démocratique en France que les Français ont voté sur un malentendu et que cet homme, Emmanuel Macron, est dangereux, qu'il est à la solde d'oligarques et donc que la France est devenue une oligarchie tenue par quelques très très riches et qu'il les sert notamment en faisant travailler son ancien employeur à savoir la banque Rothschild.

17:02
Invité

Voilà, c'est juste pour que tout le monde comprenne un résumé du livre. Une question, le gilet jaune...

17:05
Nicolas Dupont-Aignan

Mais surtout dans le livre, j'explique. Parce qu'il ne suffit pas d'accuser, il faut expliquer. Et je donne des preuves.

17:10
Invité

Le gilet jaune qui insulte Finkielkraut la semaine dernière, vous pensez qu'il est également scénarisé par le gouvernement ?

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

Non, c'est une monstruosité et ça rejoint ce que je dis depuis des années, c'est qu'en laissant des salafistes dans notre pays, l'islamo-gauchisme, 120 mosquées salafistes qui existent dans le pays, qui ont nourri un antisémitisme insupportable,

17:30
Invité

et qu'à force de laisser,

17:32
Nicolas Dupont-Aignan

à force de ne pas contrôler l'immigration, à force d'être aveugle sur ce qui s'est passé en Seine-Saint-Denis où les juifs ne peuvent plus se promener avec une kippa où ils fuient la Seine-Saint-Denis, à force d'avoir laissé une immigration massive, et c'est pas Emmanuel Macron qui a commencé. On va en parler de l'immigration parce que c'est un large chapitre de votre livre.

A force de ne pas distinguer entre les musulmans, les français musulmans qui pratiquent leur foi, qui sont tout à fait intégrés à la République, et une minorité salafiste qui est antisémite, homophobe, et qui fait qu'aujourd'hui il y a beaucoup de problèmes dans le pays, je dis justement que cette triste affaire, lamentable affaire d'Alain Finkielkraut montre l'urgence d'agir dans notre pays pour traiter la cause des problèmes. Justice fiscale, ordre, contrôle de l'immigration pour réconcilier les français tout simplement et éviter ces samedis à répétition qui font du mal au pays. Le jury Alain Finkielkraut,

18:25
Invité

il est français. Oui, il est français. D'accord, donc c'est pas une histoire. D'accord, il est français. Oui, mais madame, excusez-moi,

18:31
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi il est devenu français ? Parce qu'il est en France. Alors, pas tous en même temps. Et pourquoi il est en France ?

18:35
Invité

Parce que son père, s'il est franco-algérien d'origine, son père est français.

18:39
Nicolas Dupont-Aignan

Et pourquoi, à votre avis ?

18:40
Invité

Sa mère est française et son père algérien. Et je vais vous dire, tiens, je vais vous raconter... C'est pas la question. Ma question porte sur le leadership des gilets jaunes. Madame, madame, parce que c'est une problématique.

18:55
Nicolas Dupont-Aignan

Hier soir, j'étais dans Paris, je croise deux jeunes qui viennent me voir. Et ils me disent, vous voyez, monsieur, on vous aime bien. Donc, s'ils ont venu me voir, c'est qu'ils m'aimaient bien. Mais qu'importe, c'est pas le problème. Ils me disent, on est d'origine marocaine. Et on vous aime bien parce que vous êtes le seul à dire, un des seuls à dire, que si on continue comme ça, c'est nous les premières victimes des salafistes, des immigrés dangereux. On va en revivre. On va en revivre, Nathalie. Non, mais attendez, madame Sacré, si ce monsieur ne fréquentait pas une mosquée, peut-être, ça l'affiche.

Si ce monsieur, si on avait lutté contre, si on avait lutté davantage, contre la mainmise de certains...

19:33
Invité

Le vavasseur qui se fait traiter de sale juive par d'autres gilets jaunes. Je vous pose une question sur Maxime Nicole qui raconte n'importe quoi sur Internet avec des théories comploctives totalement délirantes. Mais ça, c'est... Je vous pose des questions sur les gens qui disent que l'attentat de Strasbourg a été fait pour faire diversi aux mouvements des gilets jaunes de M. Éric Drouet et de tous ces personnages. Il n'y a pas un problème de leadership chez les gilets jaunes.

19:55
Présentateur

Réponse de Nicolas Dupont-Aignan. On parle encore rapidement des gilets jaunes avant notre portrait.

20:00
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'y a bien sûr... Mais de toute façon, ce n'est pas un mouvement politique, c'est un mouvement social. Ce que vous n'avez pas compris, vous voulez traduire politiquement un mouvement disparate. Il y a des gens de gauche, des gens de droite, des gens de plus à droite. Tout simplement, peut-être des gens

20:11
Invité

qui sont un peu bizarres, quoi.

20:13
Nicolas Dupont-Aignan

Un peu bizarres, c'est vous qui le jugez. Non, c'est pas moi qui le juge. Mais on a encore la liberté d'expression. Oui, les uns et les autres. Voilà. C'est votre jugement. Vous dites que c'est un mouvement social, mais vous avez... Moi, ce que je trouve grave dans le pays aujourd'hui, c'est parce que ce pays est si mal gouverné depuis 20 ans, parce qu'on a laissé pourrir les problèmes, parce qu'on n'a pas créé, on pourrait parler compétitivité économique, parce que pour partager de la richesse,

20:35
Présentateur

il faut créer de la richesse.

20:37
Nicolas Dupont-Aignan

Bref, en un mot, il faut peut-être à un moment traiter les problèmes du pays, établir de la compétitivité économique, de la justice sociale, et contrôler l'immigration et la sécurité. Vous savez, les Français ne sont pas en colère par hasard. Ils vivent toujours plus mal. Ils payent toujours plus d'impôts et les services publics sont toujours plus mauvais. Il y a quand même un problème de fonctionnement dans le pays. C'est ça, la crise des gilets jaunes. Et notre rôle politique, c'est d'apporter des solutions. J'apporte les miennes. J'attends que le gouvernement propose les siennes. Et je pense que plus on attend, plus il y a des frustrations, des haines, et que c'est malsain.

C'est tout ce que je dis. Et il n'y a rien

21:10
Présentateur

de déshonorant à dire ça. Le président de Debout, la France, députée de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, est l'invité de Questions politiques. Questions politiques. Votre portrait signé, Karine Becker. Nicolas.

21:25
Invité

Nicolas Dupont-Aignan, vous ne cesserez jamais d'être persuadé que votre moment va bientôt arriver. Tout récemment, vous avez espéré que les gilets jaunes, leur mouvement, vous feraient enfin décoller, décoller vraiment. Et puis, non. Nous sommes à trois mois des élections européennes. Vous étiez à 7% quand les manifestations ont commencé. Or, vous êtes à 6% maintenant. Décidément, Nicolas Dupont-Aignan, même en étant tout trancier, cela ne suffit pas, semble-t-il, pour exister. Cela dit, excessif, c'est vrai que vous l'avez toujours été. À 12 ans, par exemple, vous vous passionnez pour les QAG à la télé, les questions d'actualité qui ont lieu chaque semaine à l'Assemblée.

Et vous n'en avez que 13 quand, pour Jacques Chabon-Delmas, vous séchez une partie de votre scolarité pour aller coller vos premières affiches à une élection présidentielle. Ensuite, Nicolas Dupont-Aignan, vous vous montrerez beaucoup plus académique, Sciences Po, l'ENA, des cabinets ministériels. À l'époque, vous, jeune RPR, n'étiez pas encore souverainiste. Vous irez donc chez un centriste à l'éducation auprès de François Bayrou, puis à l'environnement chez Michel Bernier, un européiste.

22:32
Nicolas Dupont-Aignan

Ce n'est pas le ministère de l'Environnement tout seul qui va créer 3 000 ou 4 000 projets en France. Il y a une mécanique que l'on met en place. On aide les projets à se monter, mais si vous voulez, on ne peut pas les imposer par décret. Vous vous souvenez ? Oui, c'est sur les emplois verts. J'avais créé les emplois verts avec Michel Barnier. J'en suis très fier. C'était des emplois d'utilité sociale. Et vous savez, juste une parenthèse,

22:54
Invité

entre Chaband-Elmas, le gaullisme social, les emplois verts, c'est cohérent. En tout cas, vous étiez conseiller technique et vous aviez 33 ans. L'année suivante, vous décrochez du premier coup la méridière, un fief de gauche qui pendant 22 ans restera le vôtre. A 36 ans, vous enchaînez, vous devenez député, député de l'Essonne, ce qui n'a pas changé. Et comme tout est allé très vite, Nicolas Dupont-Aignan, vous rêvez de la suite. D'abord, la présidence de l'UMP. Vous osez vous mesurer à Alain Juppé, puis à Nicolas Sarkozy, mais vous finirez par fonder votre propre parti. Après, il vous restait l'élection suprême, la présidentielle. Trois fois déjà, vous avez été candidat. Non, deux fois.

Non, trois fois.

23:38
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je n'ai pas pu en 2007. Je n'ai pas eu les signatures.

23:41
Invité

Vous souhaitiez devenir candidat et vous n'avez pas eu les parrainages. Ce qui fait trois fois à souhaiter devenir candidat à l'élection présidentielle et à la troisième, vous acceptez de pactiser avec Marine Le Pen.

23:51
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une sorte de... Je ne sais pas si Marine aime le terme parce que chacun a sa culture, chacun son... Mais... Comité de salut public pour sauver le pays avec des gens d'horizons différents. Ben voilà, on se retrouve et on va sauver notre pays. Mais c'est extraordinaire ce que nous vivons ce matin.

24:08
Invité

C'est vrai. 29 avril 2017 précisément. Alors l'enthousiasme entre vous deux est un petit peu retombé, mais vous continuez à vous agiter pour le prochain scrutin européen. Vous avez essayé de manœuvrer. Sauf qu'en espérant fédérer derrière vous les partis de Marine Le Pen et de Laurent Wauquiez, vous avez oublié décidément que ce sont les petits mouvements qui rejoignent les grands et pas inversement.

24:32
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, réaction.

24:34
Nicolas Dupont-Aignan

Mais il y a une continuité. Pour parler de la fin sur la fin, je suis convaincu qu'une gauche minoritaire qui n'est d'ailleurs même plus la gauche, qui est une oligarchie minoritaire a le pouvoir parce que les patriotes, les républicains sont divisés et il y a une grande cohérence entre l'alliance que j'ai faite au second tour avec Marine Le Pen qui était une alliance qui n'était pas une subordination parce que je suis gaulliste, elle vient du Front National, c'est différent. Et la suite, oui, aux européennes, j'avais pensé et j'ai essayé de faire comprendre à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen qu'aucun des deux ne gagnera seul.

et que si on reste divisé, eh bien, des personnalités et des pouvoirs comme celui de Macron resteront au pouvoir. Et moi, je maintiens mon idée qu'il faut une vraie alliance de ce que j'appelle les patriotes et les républicains pour changer complètement de logiciel, redonner l'indépendance à la France, reconstruire une Europe qui tienne la route et avoir une politique d'ordre juste, comme disait Ségolène Royal, c'était une belle expression. Et je pense qu'on peut le faire. En revanche, j'ai essayé de tirer les leçons de la présidentielle.

Et à la présidentielle, j'ai constaté qu'il manquait une aile, l'aile républicaine, que c'était un duo entre Marine Le Pen et moi et que ça ne suffisait pas. Et je vois beaucoup de républicains qui nous rejoignent parce qu'ils en ont marre de l'ambiguïté des républicains vis-à-vis d'En Marche. Et puis, je pense aussi qu'on a payé à l'élection présidentielle d'un programme qui n'a pas été jugé assez crédible et assez sérieux par les Français. Et donc, je pense que dans la vie, quand il y a un échec, on en tire des leçons et on travaille. Et donc, moi, j'ai travaillé un programme européen solide. Je l'ai soumis à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Ils veulent continuer avec leur parti.

Très bien, mais moi, je fais une liste

26:18
Invité

et les Français sont juges. Mais ma question, c'est pourquoi vous ne les rejoignez pas, vous ? Pourquoi c'est eux qui doivent vous rejoindre ?

26:24
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que je leur ai demandé quel était leur programme. celui de Laurent Wauquiez sur l'Europe, c'est tout et le contraire de tout. Ce n'est pas clair. Et Marine Le Pen n'a pas retravaillé son programme, je ne le connais pas. Nous, nous travaillons un programme et nous y allons. Vous parlez des 6%. Vous savez, j'étais à la présidentielle avec des sondages à 0,5%. On a fait 4,5%. On a 6%. On fera plus. Et c'est un long chemin. Mais il faut proposer aux Français une alternative à cette oligarchie, à cette caste et cette alternative, je suis convaincu que je suis le mieux placé pour la proposer.

Parce que, regardez tous les sondages, je suis autant populaire au Rassemblement National que chez les Républicains. Et on va y arriver. Et si ce n'est pas moi qui le porte, ce sera un autre ou une autre. Mais je ferai tout pour qu'il y ait l'union. L'union des patriotes et des Républicains. Virginie Malin.

27:15
Invité

Oui, vous avez tenté d'approcher plein de gens à droite justement pour élargir un peu votre prisme pour votre liste pour les Européennes. On attend toujours votre liste pour l'instant. Il n'y en a pas beaucoup qui sont venus. Mais vous serez gravement

27:26
Nicolas Dupont-Aignan

surpris, chère madame. Vous ne voudriez pas nous dévoiler quelques... Non, non.

27:29
Invité

On était sur fin février.

27:31
Nicolas Dupont-Aignan

Fin mars. Fin mars. Non, j'ai toujours été sur fin mars. Je veux vous dire, pourquoi si, je l'ai toujours dit, le fin février, le 28 jeudi, nous avons une première étape qui est très importante parce que c'est une élection européenne. Et en Europe, on n'est pas seul. Il n'y a pas que les Français. Et jeudi à Paris, il y aura 24 pays, 24 partis politiques de l'ECR qui est un groupe, le troisième groupe du Parlement européen qui vient faire son lancement de campagne à Paris avec moi. C'est une nouveauté. 24 pays, deux pays d'ailleurs où beaucoup se gouvernent. Et ça, c'est un événement.

28:03
Invité

En Palauque, par exemple, et où ?

28:04
Nicolas Dupont-Aignan

En Pologne, au Danemark, en Finlande et dans d'autres pays. 24 pays de groupes eurosceptiques modérés qui veulent reconstruire l'Europe sur des basses saines. On n'est pas contre l'Europe. On veut renégocier les traités, rendre aux nations des pouvoirs et, en revanche, concentrer l'Europe sur des projets de coopération scientifique et technique.

28:23
Présentateur

Mais avant de les rejoindre au Parlement européen et éventuellement de former une alliance avec eux, il faut constituer votre liste, celle qui sera donc conduite par vous aux élections européennes. Et cette semaine, il y a eu donc une crise autour notamment d'une candidate qui ne sera pas investie, Emmanuelle Gave qui est ancienne avocate. Elle est citée largement dans votre livre également. Elle a été donc, on a découvert, elle a été rattrapée par des tweets polémiques. Certains à caractère raciste, certains en jugeront. Et après, la diffusion et la, d'une interview avec elle sur TMC dans le magazine quotidien de Yann Barthes, vous avez décidé de ne pas l'investir.

Vous ne l'avez pas fait parce que ce qu'elle a écrit sur Twitter vous paraissait scandaleux ou vous ne l'avez pas fait parce que vous considérez que c'est un problème lié aux réseaux sociaux et à l'amplification de ce qu'on dit

29:15
Nicolas Dupont-Aignan

sur les réseaux. Moi, je n'ai jamais changé dans ma vie. Je suis un gaulliste patriote humaniste et l'humour entre guillemets dont elle a fait preuve ce qu'elle dit n'est pas le genre de Debout la France. Et point barre, je ne cèderai jamais là-dessus. Il y a eu 10 000 tweets

29:31
Invité

à peu près, donc il y avait quand même le temps de s'en rendre.

29:33
Nicolas Dupont-Aignan

Non, parce que ces tweets-là, bien évidemment, je ne les avais jamais vus. Vous n'êtes pas vous trouvez à faire mon Twitter ? Non, elle a dit que c'était de l'humour. Et justement, je dis que pour moi, ce n'est pas de l'humour. Point barre. C'est la vie. Moi, vous savez, dorénavant, je vais exhumer avant chaque personne sur la liste. D'ailleurs, je n'ai pas tellement les moyens parce qu'il faut payer des sociétés. Je ne sais pas comment on fait, mais on va le faire. Voilà, point. Moi, je suis clair. Je ne la câble pas parce que j'ai estimé que c'était une femme compétente et c'est pour ça qu'elle était sur ma liste. Maintenant, elle a écrit ça. Ce n'est pas négociable. Point.

Point, c'est pas négociable. Point, c'est fini. Et qu'est-ce que vous faites

30:10
Invité

de son père ? Eh bien, on verra. Il faut expliquer que son père pouvait financer largement en étant sur la liste. Mais il contribuait, pas le seul. Non, pas le seul. Mais quand on est sur la liste, on a le droit de dépasser le fond. Tout à fait. Donc, il était question de 2 millions. Oui, ce qui était, bon, passons. Ce qui était le rêve pour vous, sans doute. Qu'est-ce que vous allez faire sachant que lui-même a un certain positionnement, notamment, considère que la théorie du grand remplacement... Non, pas tout à fait. Enfin bon, là, il y a beaucoup d'exagérations. Lisez le texte. Moi, je suis carré. Est-ce que vous ne risquez pas d'avoir une nouvelle déconvenue avec le père après avoir...

Ah mais peut-être, mais ça m'est complètement égal. Alors, vous le gardez ou vous le prenez pas ? Je vais vous dire très clairement,

30:47
Nicolas Dupont-Aignan

je ne transigerai jamais sur ce qu'est l'essence de mon mouvement. Voilà. Point.

30:54
Invité

Donc, son cas n'est pas réglé. Donc, nous verrons dans les jours qui viennent.

30:57
Nicolas Dupont-Aignan

Nous verrons dans les jours qui viennent. Charles Le Gave

30:58
Présentateur

sera sur votre liste européenne ? Je n'en sais rien. Vous n'en savez rien ?

31:00
Nicolas Dupont-Aignan

Je n'en sais rien. Ce sera son choix.

31:02
Invité

Mais vous souhaitez qu'il le soit ?

31:03
Nicolas Dupont-Aignan

On verra.

31:04
Invité

Malgré ses positionnements. On verra.

31:06
Nicolas Dupont-Aignan

Pas tout en même temps. Pas tout en même temps. Et une question très simple. Je réponds parce que... Non mais, il y a une double question dans ma dame et je veux être précis. J'essaye dans ma vie d'être précis. C'est ce que je dois aux Français qui votent ou votent pas pour nous. Charles Le Gave, j'ai lu son texte sur ce qu'on appelle le grand remplacement. Il n'a jamais employé ce mot. Et si vous lisez ce texte, lisez-le, il dit que des vérités. Il dit il y a un taux de natalité en Europe des Européens, il y a un taux de natalité de l'immigration. Si on continue 40 ans avec une natalité faible des Européens de souche et une natalité forte des migrants, ils sont d'accord avec ça.

C'est un constat scientifique. Après, qu'est-ce qu'on en fait ? Comment on agit ? Il faut être modéré, précis là-dessus. Mais je n'accepte pas qu'on salisse quelqu'un qui ne fait que dire des vérités scientifiques.

31:56
Présentateur

En l'occurrence, vous apportera-t-il

31:58
Nicolas Dupont-Aignan

sa contribution financière ? Est-ce qu'il sera sur la liste ? Je n'en sais rien. On verra cette semaine. Mais s'il n'est pas sur ma liste, vous savez, on a toujours financé nos campagnes par le don de nos adhérents. Jamais je ne dépendrai d'une personne. Et je vais vous faire une confidence, nous avions prévu des contributions des membres de la liste pour justement éviter de dépendre de personnes. chaque candidat sur la liste doit financer en fait. Je voudrais d'ailleurs faire une incidence. C'est la première élection en France où tous les partis d'opposition à Emmanuel Macron au pouvoir se voient refuser tous les prêts bancaires. Donc c'est de la faute

32:37
Invité

d'Emmanuel Macron, c'est ce que vous insinuez.

32:39
Nicolas Dupont-Aignan

J'insinue, oui, qu'il y a un vrai problème et je demande au président de la République s'il veut être garant de la démocratie de permettre à M. Mélenchon, à M. Bellamy, à M. Bardella, à Mme Le Pen, à tout le monde de pouvoir en prêter. Car une démocratie où les banques ne prêtent qu'au pouvoir et ne prêtent pas à ceux qui sont opposés au pouvoir

32:57
Présentateur

n'est plus une démocratie. Vous disiez que Charles Gave donc qui pourrait figurer sur votre liste n'avait pas écrit ou parlé nommément du grand remplacement. Le mot de remplacement pour le coup pour parler de l'immigration, vous l'employez dans votre livre Résistance. Vous l'assumez justement c'était pour vous interroger là-dessus. Tout un chapitre pour expliquer qu'il y a d'un côté la dénatilité européenne, l'explosion de la démographie africaine, une politique de migration qui est encouragée par l'ONU. Expliquez-nous comment se passerait et par l'Union européenne comment se passerait ou comment se passe ce grand remplacement ou ce remplacement Je ne parle pas

33:36
Nicolas Dupont-Aignan

de grand remplacement parce que le grand remplacement est une expression excessive. Je parle et d'ailleurs j'ai gagné mon procès face au parquet le parquet a été condamné en appel à 700 euros et j'ai donné cette somme à une association de femmes qui luttent en Seine-Saint-Denis. Non mais ce n'est pas la question. Non mais moi je vous le dis. Donc le parquet a été désormé parce que je parle de changement de population dangereux pour le pays, pour nos valeurs, notre esprit de laïcité, tout ce qu'ont conquit les femmes dans notre pays, la liberté de mœurs dangereux dans notre pays.

Je dis simplement et j'ai écrit un chapitre et j'ai passé beaucoup de temps sur ce chapitre pour que les mots soient et aient un sens. Oui. Oui parce que c'est important. Je dis que si on ne règle pas le problème africain,

34:16
Présentateur

il y a un remplacement en cours.

34:16
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a un danger de déstabilisation et de guerre civile dans l'Europe parce qu'on ne maîtrise pas l'immigration. L'immigration a dose raisonnable et tu peux être positif pour un pays. Mais il y a un remplacement à l'heure. Attendez, je peux finir. Ne me cherchez pas à me faire dire de ce que je ne veux pas dire. Je vous lis, Nicolas Dupont-Aignan. Attendez, je finis ma phrase.

34:37
Présentateur

Le mot remplacement prend tout son sens. Oui, il disait ce qu'il y a avant. La tension est à son comble. Dites ce qu'il y a avant. Page 124, aujourd'hui. La tension est à son comble.

34:48
Nicolas Dupont-Aignan

Le mot remplacement prend tout son sens. Mais vous ne dites pas ce qu'il y a juste avant. Je parlais de quoi ? Je parlais d'un cas. Non, mais juste le paragraphe avant.

34:55
Présentateur

La présence sur notre sol de personnes qui non seulement ne se reconnaissent pas dans le mode de vie français mais veulent en plus nous obliger à en adopter un autre fragilise considérablement le corps social.

35:05
Nicolas Dupont-Aignan

Je parlais de vigneux et je racontais. Et je termine,

35:09
Présentateur

puisque vous parlez de français de souche et de français immigré. Qu'est-ce qu'un français de souche ?

35:13
Nicolas Dupont-Aignan

Je disais, vous savez très bien ce que c'est, c'est des français nés en France, du famille née en France depuis longtemps et des immigrés. Le mot français de souche c'est les français de branche. Non, les français, arrêtez. Lisez la phrase. Lisez la phrase. Non, non, mais expliquez-nous. Je vais vous expliquer. Je vais vous expliquer. J'expliquais, et c'est la conséquence de cette explication, qu'à Vigneux par exemple, j'ai ma suppléante, ma suppléante, qui est berbère, sa mère musulmane, qui a été obligée de déménager parce que ses filles ont refusé de se voiler dans le quartier.

J'expliquais qu'il y avait un salon de coiffure tenu par une femme seule d'origine africaine, d'origine française, qui aime la France.

35:55
Présentateur

Toujours d'origine, donc il y a les français de souche, mais les français d'origine...

35:58
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi, j'explique, arrêtez de faire un procès d'intention fumeux. Non, je veux comprendre. J'explique. Cette femme, parce qu'elle est seule, elle tient un salon de coiffure à Vigneux, on lui casse ses vitrines et des islamistes lui disent tu vas dégager parce que t'es une femme et t'as pas le droit de tenir un salon de coiffure. Ce que j'ai voulu dire et ce que j'explique, c'est que quelle que soit son origine, on est français. En revanche, il y a une minorité qui s'est installée dans notre pays et qui s'installe de plus en plus et qui veut nous changer nos valeurs, qu'on soit français d'origine ou français de souche, c'est ce que je voulais dire.

Qu'est-ce qu'il y a un français de souche, Nicolas Dupont-Aignan ? On est français, qu'on soit un français récent ou un français plus ancien. On est français. Mais vous les distinguez. En revanche, j'ai expliqué, arrêtez,

36:40
Présentateur

j'ai expliqué. Vous les distinguez tout au long de votre livre Nicolas Dupont-Aignan. Oui, j'explique ce qui se passe dans nos banlieues. Il y a les français de souche et il y a les français immigrés et il y a les français d'origine. Ils sont totalement égaux. En revanche, je n'accepte pas. Pas à vous lire.

36:50
Nicolas Dupont-Aignan

Si, là c'est un procès. Et en revanche, je n'accepte pas qu'une minorité qui arrive sur notre sol veuille détruire des siècles de conquête, notamment pour les femmes, veulent détruire la laïcité et veulent empêcher les français, c'est là où je le disais, des français récents d'être français. Et j'ai un monsieur un jour qui vient me voir, chirurgien, algérien, qui me dit « Monsieur, je vous soutiens parce que j'ai pas fui l'Algérie pour retrouver en Seine-Saint-Denis les barbus qui ont fait des milliers de morts en Algérie.

» Donc, ce que je veux dire, c'est que le laxisme, la faiblesse du pouvoir de tous les gouvernements, peut-être aussi parce qu'ils ont des relations avec les pays du Golfe et qu'ils n'ont pas voulu s'attaquer aux frères musulmans et à tous ceux qui sont en train de détruire l'islam de France. J'ai parlé longuement avec le délit avec le recteur de la mosquée de Paris qui me disait la même chose. Pourquoi le recteur de la mosquée de Paris me dit qu'il a signalé depuis dix ans des imams qui prêchent la haine dans notre pays et qui ne sont toujours pas expulsés ? Donc, ne me faites pas de faux procès. Je suis venu de son vieux et j'essaie de comprendre.

un français, quelle que soit son origine, sa religion, la couleur de sa peau est français.

38:02
Présentateur

Il y a des français de souche et des français d'origine. Vous l'exprimez, mais lisez le livre. J'invite tout le monde à lire le livre. Exactement.

38:09
Nicolas Dupont-Aignan

C'est bien. Vous me faites de la pub, au moins le livre sera... Non, mais c'est intéressant de débattre. Et ce chapitre est très... J'ai pris beaucoup de soin pour expliquer cette crise terrible qui germe dans notre pays et qui sépare les gens. Et au contraire, au contraire, j'explique dans ce chapitre qu'on peut être français de toute origine, récent, ancien, on s'en fout.

38:28
Invité

Les gens vont aller le lire.

38:30
Nicolas Dupont-Aignan

Au contraire, on est français. C'était ça le miracle de la République française. Le miracle de la République française. Et on est en train de tout laisser détruire par faiblesse.

38:38
Invité

Alors, quand on vous entend parler comme ça, Nicolas Dupont-Aignan, moi je trouve que ça sonne comme du Marine Le Pen. Donc, je vous repose la question finalement, pourquoi est-ce que vous ne vous êtes pas alliés tous les deux ? Pourquoi est-ce que vous n'avez pas trouvé un terrain d'entente sur les européennes ? Et ma deuxième question, j'en profite parce que j'ai du mal à poser des questions en votre présence. Donc, j'en pose une deuxième. Où est-ce que vous allez siéger quand vous allez être au Parlement européen ? Est-ce que vous serez avec le PPE ? Est-ce que vous serez avec l'Europe des Nations et des Libertés ? Où est-ce que vous allez vous situer ?

39:07
Nicolas Dupont-Aignan

Justement, je vous invite à venir jeudi à ce grand rassemblement. Donc, il y a deux questions. Je vais répondre aux deux. Ce grand rassemblement, j'ai travaillé, parce que moi je travaille, j'essaye du moins, j'ai travaillé à ce rassemblement de partis qui ne sont pas dans le groupe de Marine Le Pen au Parlement européen, qui sont des partis, le troisième groupe actuellement qui était avec les conservateurs britanniques, les polonais et d'autres, qui est un groupe très important. Nigel Farage ? Non. Non ? Non, les conservateurs britanniques. Nigel Farage, c'est un autre groupe. Il y a trois groupes eurosceptiques au Parlement.

Et justement, ce que je voudrais, et c'est pourquoi je suis candidat, c'est que la France compte pour rebâtir une Europe sur des bases solides. Et j'ai découvert, en travaillant là-bas, en allant les voir, qu'il y avait beaucoup de groupes qui n'étaient pas inscrits dans le groupe de Marine Le Pen, qui étaient ce que j'appelle des eurosceptiques modérés, qui ne voulaient pas le Frexit, qui ne voulaient pas la fin de l'Europe, mais qui voulaient tout simplement que l'Union européenne, sa bureaucratie, rendent aux nations des compétences que l'on garde au niveau européen que peu de choses pour être forts vis-à-vis de la Chine, des Etats-Unis, sur le plan scientifique, etc.

Mais avec qui allez-vous siéger ? C'était la question. Eh bien, avec eux. Vous viendrez jeudi, j'espère, et il y aura sans doute la presse. Et vous verrez qu'il y a 24 pays... Donc vous quitterez le Parlement français, déjà ? J'y serais obligé, il faut assumer ses choix. Je suis candidat parce que je pense qu'il y a une crise européenne. Et vous parliez des gilets jaunes. La crise des gilets jaunes, principalement pouvoir d'achat, injustice, destruction des services publics, évasion fiscale, elle est liée à la manière dont on a construit l'Europe.

Quand vous pensez qu'il y a 60 milliards perdus qui vont au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Irlande, et que si cet argent n'était pas perdu, on pourrait baisser les impôts des Français qui bossent. Eh bien, il y a Stéphanie Gibault, tiens, vous cherchez quelqu'un qui va nous rejoindre. Stéphanie Gibault, lanceuse d'alerte, qui a été la cause de la découverte UBS, qui est une femme formidable, courageuse, lanceuse d'alerte. Grâce à elle, la France a récupéré près de 10 milliards d'euros. Et bien, celle sera, je l'espère, sur notre liste. Et elle montrera l'exemple. Donc bref, si on veut résoudre la crise française de pouvoir d'achat, il faut changer le fonctionnement de l'Europe.

Et voilà pourquoi je suis candidat. Et pour y arriver, c'est la première fois qu'on a des alliés. On a des alliés en Italie, on a des alliés en Pologne, on a des alliés en Finlande, on a des alliés au Danemark, on a des alliés dans tous les pays. On va pouvoir, au Parlement européen, reconstruire l'Europe. Et en finir avec cette commission qui nous tue à petit feu. C'est extraordinaire ce qui va se produire. Monsieur Dupont-Aignan,

41:39
Invité

quand on parle de vous, Marine Le Pen, elle considère qu'il y aura un réflexe de votre utile pour faire chuter Emmanuel Macron, ou du moins le doubler, en disant, je ne vois pas pourquoi, au dernier moment, on irait voter Dupont-Aignan, créditer 8 à 10, alors que nous, on est 24, et que c'est nous qui pouvons faire la différence. Que répondez-vous à Marine Le Pen ?

41:54
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je réponds que c'est un scrutin à un tour. Oui, ça en sait, oui. Oui, ce n'est pas un scrutin à deux tours. Un scrutin à un tour, d'autant plus l'utilité de tout de suite... Chaque parti politique exprime sa pensée. Si Marine Le Pen avait eu un projet... Mais pourquoi elle n'aurait pas ? Mais écoutez, si vous l'avez, vous l'avez. Moi, je lui ai écrit, elle ne m'a jamais répondu sur un projet.

42:14
Invité

Je dirais qu'elle ne s'est pas sortie du débat de l'autre... Enfin, que c'est toujours pas... Elle n'a pas remonté la pente.

42:17
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne suis pas là pour critiquer Marine Le Pen. Elle présente une liste avec un tête de liste et des membres. Nous présentons une liste avec un projet que nous avons travaillé, avec des propositions. Je remarque qu'au scrutin européen à un tour, il y a plusieurs, il y a une palette de listes. M. Hamon n'est pas avec M. Mélenchon.

42:35
Invité

Non, mais d'accord, mais vous étiez pour le Rassemblement des Droites, elle a dit tout ça, ça se ressent...

42:39
Nicolas Dupont-Aignan

Mais elle n'a pas voulu... Elle voulait, en gros, pour rechématiser, elle voulait, comme toujours, que soit on accepte tout de son programme que je ne connais pas sur l'Europe, qui n'a pas évolué, et on est sur sa liste, soit il n'y a rien à discuter. Eh bien, je lui ai dit, moi je veux qu'on tire les leçons de la présidentielle, il faut améliorer notre projet. Elle est beaucoup, je pense, perdue sur le projet européen à la présidentielle, parce que les Français ne l'ont pas compris, et moi je pense qu'en un politique raisonnable, avec mon parti...

43:09
Invité

Mais donc, il a beaucoup bougé son programme sur les européens.

43:11
Nicolas Dupont-Aignan

Vous lui demanderez, en tout cas, je ne le connais pas, moi j'ai bâti un projet, je lui ai soumis, ça ne l'intéressait pas. Et le vôtre ne paraît pas très éloigné du chien. C'est le choix, on est en démocratie, je proposerai aux Français un projet, une liste avec des gens sérieux, et surtout des partenaires. Marine Le Pen n'a pas les 24 partenaires qui permettront de changer l'Europe. Et mon projet, les Français le jugeront.

43:35
Présentateur

Parle justement de vos idées, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes gaulliste revendiquée, puisque Karine rappelait, et on peut le lire aussi sur le site internet de Debout la France, que vous avez lu les mémoires du général de Gaulle à un âge où les enfants... Ça t'intéresse peu à la politique ? C'est une chose, c'est pas un soutenu Chabandelle Masse. Tout le monde les a lus ? Pas tout le monde, non. Mais ce qui était assez étonnant, c'est le 13 février dernier, dans votre ville de hier, vous y accueillez Éric Zemmour, pour parler de destin français.

Et on s'étonnait, malgré tout, de voir un gaulliste parler très tranquillement avec un homme, Éric Zemmour, qui refuse de choisir entre De Gaulle et Pétain, qui dit que De Gaulle et Pétain sont les mêmes, qu'il y a une équivalence entre les deux, et qui a écouté très tranquillement Éric Zemmour dire que Pétain avait sauvé la vie des Juifs français, je le cite. Expliquez-nous ça. Là, vous êtes dans la caricature. Éric Zemmour... Non, que les gens comprennent. Pétain, Avichy, a sauvé les Juifs français, c'est ce qu'a dit Éric Zemmour,

44:38
Nicolas Dupont-Aignan

sur la scène de ce débat, je l'ai vu disponible sur Internet. Regardez sur Internet. C'est pas ce qu'a dit Éric Zemmour.

44:47
Présentateur

Pétain, Avichy, a sauvé les Juifs français, c'est ce qu'il a dit. Vous procédez par amalgam. Bon, vous ne voulez pas l'admettre. Eh bien, regardez, alors je vais...

44:53
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une coute, c'est une citation. Est-ce que je peux poursuivre ? Allez-y. Deux choses. D'abord, je ne suis pas d'accord avec tout sur... avec Éric Zemmour. Je l'ai même dit pendant la conférence. Vous ne l'avez pas contredit sur ce sujet ? Je l'ai dit pendant la conférence. Si vous avez suivi l'ensemble de la conférence, je lui ai dit d'ailleurs en introduction, cher Éric, son livre sur l'histoire de France est absolument remarquable. Il vous a bouleversé. Oui, j'invite beaucoup de Français à le lire. Et ensuite, on est d'accord ou pas d'accord. Premier point. Deuxième point.

45:22
Invité

Il y a des choses qui sont justes ou pas, au regard de l'histoire. Tout à fait.

45:25
Nicolas Dupont-Aignan

Et au regard de l'histoire officielle. Donc un livre remarquable. L'histoire officielle, c'est un livre remarquable. Et après, chacun juge. L'histoire officielle. Et moi, je ne suis pas d'accord sur tout, mais il y a des thèses intéressantes. C'est l'histoire officielle.

45:36
Présentateur

Mais je n'ai pas jamais...

45:38
Nicolas Dupont-Aignan

Mais enfin, écoutez...

45:39
Présentateur

Mais enfin, vous gaulliste, vous avez écouté un homme qui réhabilite celui qui a condamné à mort le général de Gaulle. Mais je ne réhabilite pas... Éric Zemmour réhabilite et vous l'écoutez sans répondre.

45:50
Nicolas Dupont-Aignan

J'écoute Éric Zemmour, je lui ai dit ce que j'en pensais. La seule chose qu'Éric Zemmour a dit devant moi à la conférence, soyons précis, il a dit que la zone libre avait fait en sorte qu'il y avait moins de juifs qui avaient été dans les camps que dans les zones complètement occupées, comme aux Pays-Bas, comme en Pologne, où ça avait été abominable d'abominable. Et il a même ajouté c'est abominable en France. Il a simplement émis cette thèse. Ce n'est pas la mienne. Je suis un gaulliste pur, mais on est encore en liberté. On a encore le droit d'entendre des historiens ou des polémistes. Éric Zemmour, c'est pas un historien. Mais vous caricaturez. Donc je ne me laisserai pas caricaturer.

Mais les historiens, ce sont Laurent Jolie,

46:32
Présentateur

c'est Serge Klasferl qui a montré le zèle antisémite de Pétain qui est à l'origine

46:36
Nicolas Dupont-Aignan

de la loi sur le statut des juifs. Et Paxton ? Ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas. J'estime simplement que le livre d'Éric Zemmour est intéressant. Je ne partage pas ce point. Maintenant, on est en liberté. Et s'il a envie de le dire, il le dit. En revanche, je vous dis une chose très claire et que je pense. C'est qu'on ne peut pas vivre éternellement sur l'histoire du passé « Je suis gaulliste par tous les pores de ma peau. Je déteste tout ce qui peut être antisémitisme. Simplement, je ne vais pas éternellement vivre sur la guerre d'Algérie, sur la période de la guerre, sur la guerre de 70, sur Jeanne d'Arc.

Je pense qu'aujourd'hui, la France est en danger de mort et de disparition. Que nos valeurs, nos valeurs de la République sont en danger. Emmanuel Valls le dit très bien. Et d'ailleurs, ce n'est pas étonnant qu'on soit élu dans le même département, l'Essonne. Je connais la banlieue française. Il est plus élu aujourd'hui, Emmanuel Valls. Il est sous d'autres cieux. Tout à fait. Mais ce que je veux dire, c'est que ça dépasse totalement les clivages politiques. Il y a ceux qui pensent que la France est en danger et nos valeurs et qui veulent en changer de politique. Il y a ceux qui alimentent des fausses polémiques pour discréditer ceux qui veulent sauver leur pays. Qui sont-ils ?

Vous, par exemple. Ah oui ? Et vous, quand vous dites qu'avec la chapelle... Parce que vous truquez tout. Qu'est-ce que je truque ? Vous passez votre vie comme journaliste à faire passer vos convictions personnelles avant votre déontologie de journaliste. Parce que je vous pose des questions ? Vous cassez tout le monde en faisant des amalgames. Parce que j'ai lu votre livre et que je cite ce qui s'est passé au cours de votre conférence. Mais ça ne marche plus, cher Ali Badou. C'est fini. Votre petit pouvoir de journaliste qui se croit au-dessus des autres ne passe plus. Ne passe plus. je m'en fiche complètement de ce que vous pensez. Moi, je parle en français.

Alors, pourquoi vous venez ici ? Je viens ici pour parler au français parce que vous êtes une radio publique et vous avez le devoir d'inviter tout le monde ce que vous ne faites pas. C'est la preuve. Regardez les taux d'antenne.

48:42
Présentateur

Ce que nous faisons et juste une précision pour nos auditeurs, nous respectons scrupuleusement les règles du CSA et nous accordons un temps d'antenne absolument pas. En tout cas, ce que je vous dis,

48:50
Invité

c'est que vous dites

48:51
Nicolas Dupont-Aignan

ce que vous voulez. Bien sûr. Et c'est votre liberté. Mais je dis ce que je pense. Et moi, ce que je vous dis, c'est que la petite classe médiatique qui veut faire croire aux français que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des racistes, des antisémites, des xénophobes, pétinistes, c'est insupportable. Je ne suis rien de ça et j'ai quand même le droit de dire parce que c'est ça que vous insinuez. C'est toujours les mêmes méthodes. Ce sont des méthodes bolcheviques en fait, que vous... Moi, j'ai vu que... Mais tout à fait. C'est-à-dire... C'est-à-dire que si je réfléchis, parce que je vous écoute, je vois bien. Et moi, je vous écoute aussi. C'est toujours la même méthode.

On trouve une phrase, on la sort de son contexte, on salit la personne pour la discréditer. C'est la méthode Macron. Bon. On la connaît. Ça ne marche plus. Les français, on en aura le bol. Mais il a été élu. Les français veulent la liberté d'expression. Il a été élu, mais il ne sera pas réélu. Et moi, mon boulot, c'est de donner la parole aux millions de français qui ne veulent pas qu'ils soient réélus et qui veulent une alternative sérieuse. Macron, sur les pires... Et je ne veux pas revoir. Je ne suis pas sûr qu'il y a une chose que vous. Moi, je me bats pour qu'on ne revoie pas le duel que nous prépare Macron. Vous savez ce qu'il nous prépare Macron ?

Il nous prépare un duel, Macron-Le Pen, en 2022. Eh bien, moi, je dis à tous les français qui ne veulent pas revoir ce duel Macron-Le Pen que je suis le seul qui peut l'éviter. Et en votant pour Malice aux européennes, ils l'éviteront. Parce que plus on sera grand, plus il y aura une alternative qui nous permettra de battre Macron.

50:08
Invité

Alors, une question... Karine Becker,

50:10
Nicolas Dupont-Aignan

puis Nathalie Saint-Cré, qui reste très peu de temps.

50:11
Invité

Vous vous revendiquez toujours gaulliste, vous l'avez dit tout à l'heure. Totalement, parce que c'est un homme

50:15
Nicolas Dupont-Aignan

qui a sauvé la France deux fois. En 40 et en 58. J'ai essayé de poser ma question jusqu'au bout. Et qui avait des principes, oui. Donc voilà, vous étiez... Plus que Mitterrand qui travaillait avec Bousquet, j'ai la photo de Mitterrand. Et que je n'ai pas besoin de poser... M. Mitterrand qui déjeunait avec M. Bousquet en permanence. À ce moment-là, la presse de gauche n'en parlait pas. Mais ce n'est pas lui, la presse de gauche n'était pas lui. Non, mais la presse de gauche qui donne des leçons... La presse de gauche qui donne des leçons à terre entière a applaudi des deux mains François Mitterrand qui travaillait avec Bousquet. Bravo. Je peux poser ma question. Je peux poser ma question.

Mais nous, quand on invite Éric Zemmour qui écrit un chapitre où il fait part de sa thèse, on est antisémite. Mais il a jamais dit qu'il était antisémite. Si, c'est ce que j'ai assinué. que vous avez laissé Éric Zemmour dire qu'il était à Vichy à sauver les justes français. J'ai eu des parents résistants, combattants. Et quand on touche ça, chez moi, ça me peine. Parce que s'il y en a un qui ne supporte pas la moindre xénophobie, c'est moi. Et donc, je n'accepte pas cette tentative permanente du système médiatique de salir ceux qui pensent différemment. On a le droit de penser différemment sans être... Mais il y a des faits. Il y a des faits.

51:18
Invité

Vous, l'égoliste, est-ce qu'éventuellement, je vous pose la question, vous vous revendiquez populiste ? Est-ce que vous avez des modèles ? Est-ce que, par exemple, Donald Trump est quelqu'un que vous observez ?

51:30
Nicolas Dupont-Aignan

Pas du tout. Nicolas Dupourignon. Je vais vous dire, ce n'est pas du tout mon style, si je puis dire, parce que je suis français. Et je déteste avoir des modèles à l'étranger. Le seul modèle que j'ai, c'est Jeanne d'Arc, Climenceau et De Gaulle. Voilà. Si ça peut vous servir. Ce que je veux dire par là, c'est que c'est à la France d'inventer sa voie. En revanche, ce que je dis, et l'affaire Trump est intéressante, madame, c'est quand on laisse pourrir les problèmes dans un pays, comme l'ont fait les Etats-Unis, où une petite minorité s'est accaparée toutes les richesses d'un peuple, eh bien un jour, il y a des Trumps qui sont élus.

Et moi, ce que j'aimerais pour mon pays que j'aime, c'est qu'on ait une voie raisonnable de sortie de crise, c'est-à-dire on reprenne en main le pays, on bloque l'immigration, on assure la sécurité, on baisse les charges des PME, on relocalise les produits, on lutte contre l'évasion fiscale, si on faisait déjà tout ça, on remet des services publics à la campagne. Leur traité, parce que c'est eux qui ont construit la France, des choses simples et on évitera des épisodes Trump et compagnie. Voilà ce que je pense.

52:26
Présentateur

Il reste une minute.

52:27
Invité

Juste, vous avez une déclaration en disant que vous avez un tapis rouge en faisant rentrer éventuellement les 150 djihadistes. Tous les hommes politiques, qu'ils soient de droite, de gauche, savent très bien que ce sont des dangers publics, les fameux 150 djihadistes et qu'il faut les rapatrier pour ne pas les laisser dans la mer. Surtout pas. Non pas pour leur offrir un hôtel de luxe en France et qu'ils soient heureux. Est-ce que vous, qui êtes énarque, ce qui a fait science pour ça, ça ne veut pas dire qu'on est intelligents quand on a fait ça, mais qu'on a peut-être à avoir un sens. Est-ce que vous pouvez vraiment faire croire aux gens que si on les rapatrie, c'est pour bien les traiter ?

52:56
Nicolas Dupont-Aignan

Aucun djihadiste ne doit rentrer sur le sol français.

52:58
Invité

Même s'ils rentrent en douce pour devenir un danger public ?

53:01
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un faux prétexte. Les Anglais l'ont dit très clairement. Les Anglais l'ont dit très clairement parce qu'eux défendent leur pays. J'accuse le gouvernement français et Madame Belloubet au cas par cas de faire rentrer aux frais du contribuable. Au frais du contribuable. Et pourquoi dans quel but ?

53:14
Invité

Parce qu'il les aime ?

53:15
Nicolas Dupont-Aignan

Des tueurs en Syrie. Et ils les font rentrer par idéologie parce que M. Castaner a dit avant d'être djihadiste, ils sont français. Or, ils ont combattu contre la France. Ils ne sont plus français. Donc il faut mieux les laisser en liberté qu'ils reviennent sous des bombes en France. Ils doivent être condamnés en Irak et en Syrie et mourir là-bas. Et si ce n'est pas le cas ? Ce sera le cas. Et le gouvernement, c'est la honte de la France. Et j'ai d'ailleurs lancé un référendum d'initiative populaire pour bloquer ce retour des djihadistes qu'organise le gouvernement.

53:42
Présentateur

Merci d'avoir été notre invité, Nicolas Dupont-Aignan. Résistance, c'est le titre du livre que vous publiez qui arrivera en librairie dans quelques jours. Merci à Alexandre Gilardi, à toute l'équipe technique de Question Paul. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.