"Cette petite élite de bobo-parisiano-centrés méprisants n’a aucun courage !" (Kevin Bossuet)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Allez, les amis, pour commencer, on va parler de nos agriculteurs. C'est important de parler de nos agriculteurs, des agriculteurs qu'il nous faut soutenir ô combien. Et vous le savez, on en parle très souvent sur nos antennes, sur CNews et sur Europe 1, leur quotidien est difficile.
La canicule ne fait pas leur bonheur en plus, mais je voudrais vous montrer une séquence totalement lunaire. C'est Sandrine Rousseau qui s'est déplacée dans un département qui m'est cher, parce que ce sont mes racines familiales de l'Otégaronne, c'est un département que je connais par cœur. Et je voudrais vous faire entendre cet échange.
Je vous fais écouter l'échange. Je le trouve profondément choquant pour nos agriculteurs. Écoutez cet échange et on aura juste après Frédéric Daban, qui est l'agriculteur à qui s'adresse Sandrine Rousseau et qui a accepté de témoigner en exclusivité sur CNews et sur Europe 1.
Je le salue, Frédéric Daban, qui nous regarde et qui nous écoute d'abord cette séquence. Et là vous faites quoi exactement en fait ? On est là pour vous.
Oui, c'est pas du tout pour briller médiatiquement. Non, j'avais compris, pardon, que c'était pour faire un peu de bonne. Vous avez en face de vous quelqu'un qui depuis 4 ans, 4 ans, n'a pas sorti un sou de son exploitation.
Mais c'est ça le sujet, c'est pas le barbecue. En fait c'est ça votre sujet, c'est votre revenu. Et vous, vous vous dites que vous en avez rien à branler de notre revenu ?
Non ! Je roule avec la voiture de mes pauvres. Oui, je pense que la quête de rentabilité est en train de vous faire crever.
Et que c'est ça, non ? Et que c'est que vous ayez un revenu ? Vous avez un revenu ?
Vous votez contre des lois agricoles en permanence ? Oui, absolument. Quand il s'agit de remettre la cétamipride, je vote contre et je continuerai à voter contre.
La scène est totalement lunaire. Vous allez réagir et les uns et les autres, j'en suis intimement persuadé. Mais je voudrais remercier chaleureusement Frédéric Daban qui est avec nous, l'agriculteur à qui s'adresse Andrine Rousseau de manière peu élégante.
Merci Frédéric Daban d'avoir accepté de témoigner en exclusivité sur nos deux antennes. Je précise que vous avez souhaité qu'on vous présente comme petit paysan. C'est important pour vous Frédéric Daban.
Et on va revenir un peu sur cet échange. Mais pourquoi voulez-vous qu'on vous présente comme petit paysan ? D'abord, bonsoir à tous.
Merci de prendre mon témoignage. Petit paysan parce que j'ai eu par le passé une grosse exploitation, donc je sais ce que c'est qu'être un gros agriculteur. Et paysan parce que paysan, c'est un attachement aux générations d'avant, à la terre présente et à ce qu'on va laisser à ceux qui vont nous suivre.
Le paysan, c'est un ancrage dans le sol, ce qui est très important pour moi, et un ancrage générationnel. C'est en ce sens que j'aime beaucoup le terme de paysan. Voilà.
Je trouve que ce terme est beau et noble. Frédéric Daban, comment avez-vous vécu cette scène que je trouve totalement lunaire, qui a choqué beaucoup de monde, qui choque également mes invités qui m'entourent ce soir ? Vous êtes quasiment nez à nez face à Sandrine Rousseau.
Comment avez-vous pu tenir ? Parce que sincèrement, les termes utilisés, la façon dont elle s'exprime, sont d'une rare violence, je trouve, personnellement. Mais vous, comment avez-vous vécu cette scène et cet échange ?
Alors, personnellement, je l'ai très bien vécu. La violence sur nos exploitations, nous la connaissons. Et de toute manière, ce que je vais vous dire, c'est que je me suis positionné, je me suis planté devant Sandrine Rousseau.
Et c'était son moment. Il ne fallait pas qu'elle s'échappe. Parce que j'étais devant elle.
Et si elle s'était échappée, si elle avait bifurqué, si elle n'avait pas accepté la confrontation, ça serait mal passé. La confrontation, j'ai l'habitude. Je suis un élément solitaire.
J'ai l'habitude de dire que je suis un loup solitaire. Quand j'ai un problème avec la DDT, j'affronte la DDT. J'affronte en direct la police de l'eau.
J'affronte toutes les organisations. Et on en a qui viennent, en gros, nous casser des bonbons sur nos exploitations. Donc, pour moi, il n'y avait pas de violence, plus que ce que j'ai pu subir par le passé.
Si vous voulez des exemples de violence, je peux vous en donner. Non, mais les termes utilisés, et je pense que les invités qui m'accompagnent partagent le même avis, la façon dont on peut dire les choses, mais de manière différente. Là, c'est quand même assez enlevé, au moins qu'on puisse dire.
Et les accusations ne sont pas très élégantes à l'égard des agriculteurs. Je pense qu'il y a un véritable manque de respect de la part de Sandrine Rousseau. Mais il y a un manque de respect de Sandrine Rousseau, oui.
Et de beaucoup de monde. Vous n'avez pas subi les contrôles qu'on subit, nous. Quand la police de l'eau arrive du haut de son insigne tricolore avec l'arme en bandoulière, et nous explique que, de toute manière, on doit les écouter, on n'a pas grand-chose à dire, c'est autrement plus violent.
Sandrine Rousseau ne me fait absolument pas peur, ni toute sa clique. J'ai eu l'inspection du travail en face, c'était aussi violent, beaucoup plus violent que ça. – Il fallait que d'abord, on a le sentiment que là, ce sont deux mondes.
Il y a le monde des politiques qui veulent vous faire la leçon sur votre univers, votre quotidien, et vous, et vous qui souffrez. Et on a le sentiment que jamais les écarts n'ont été aussi importants entre les politiques et l'agriculture. – Mais le souci que l'on a, ce n'est pas seulement les politiques qui sont défasées, c'est beaucoup de monde qui sont partis de la terre et qui croient savoir ce qui est bon pour l'agriculture.
Souvent, beaucoup de gens sont partis, il y a une génération, deux générations, il y a 10 ans, 20 ans, et en 10 ans, 20 ans, tout a changé, tout a évolué. Et eux aussi veulent nous faire des leçons. Combien d'amis m'expliquent que, moi par exemple, sur ma ferme, le gars qui traite un jour, il était autonome sur ses traitements phytosanitaires.
Le vent se lève, donc de lui-même, il replie les rampes, il sort du champ. En sortant du champ, il se fait arrêter par une voiture, se met devant le tracteur et il se fait casser la gueule. J'ai des amis qui m'expliquent, à côté de Toulouse, où il y a beaucoup, avec la 69, il y a beaucoup d'écolos qui se sont installés là-bas, il y en a qui ont été obligés de passer en bio, parce qu'ils ne peuvent plus sortir, plus lever.
Qu'est-ce que vous avez envie de dire à nos politiques, Frédéric Daban, avec cet échange que vous avez vu avec Sandrine Rousseau ? Moi, ce que j'ai envie de dire aux politiques et à la société civile, d'abord, venez nous voir sur les exploitations, comprendre le quotidien, la réalité, et ensuite, donnez-nous des pistes d'amélioration. Mais arrêtez de parler à tort, à travers, de nous expliquer comment il faut faire.
Aujourd'hui, on est dans une société de la digitalisation, du loisir, et on donne des leçons à la seule, pratiquement une des dernières professions qui travaillent de ses mains, qui a un travail physique. On est quelques professions comme ça, mais les gens sont partis à la ville, travaillent à la ville, pour avoir du loisir, des salaires, des machins. Il vient nous expliquer, à nous, qui travaillons tous les jours avec la nature, ce qu'il faut faire.
Je vais vous donner quelques exemples. Rapidement, Frédéric. Est-ce que vous vous imaginez, vous, à quatre pattes, dans un champ, il fait deux degrés, il y a du brouillard, et vous ramassez des légumes ?
Qui le fait, ça ? Et c'est ces gens-là, qui ne savent même pas à quoi ça correspond, qui viennent nous donner des leçons à nous. Comprenez l'exaspération que l'on a ?
On la comprend, Frédéric, d'abord. Moi, je vois beaucoup de gens qui roulent en 4x4, des beaux 4x4, il n'y a qu'une seule personne dans la voiture, et qui viennent nous dire, vous êtes des pollueurs. D'accord ?
Je vois beaucoup de gens qui ont des belles maisons, soit secondaires, soit des résidences, qui arrosent leur terrasse, qui arrosent leur voiture, qui vont au golf, où il y a des herbes, où l'herbe est verte, plus verte en plein été qu'au printemps, qui ont une piscine, et qui viennent te dire, Frédéric, arrête l'arrosage, ou tu as une fuite. Vous voyez ? Ça devient inadmissible.
Et je peux vous garantir qu'ici, en Lothégaronne, les gars le savent, enfin, nos administrations me connaissent. Frédéric Daban, ce que je vous propose, c'est qu'on va marquer une pause pub sur Europe 1 et sur CNews. Mes invités ce soir ont des questions à vous poser également, et on reprend cet échange si vous le voulez bien.
Merci en tous les cas, on vous retrouve dans quelques instants, le temps d'une pause. A tout de suite. Et nous sommes, nous sommes toujours sur Europe 1 et sur CNews, pour votre open chaîne du dimanche, et nous sommes toujours avec Frédéric Daban, cet agriculteur qui veut qu'on l'appelle petit paysan, au sens noble du terme, qui a reçu une véritable leçon de la part de Sandrine Rousseau, mais qui refuse évidemment cette leçon, elle le comprend aisément.
Merci encore une fois, Frédéric Daban, d'avoir accepté de témoigner. Vous savez que mes invités ce soir ont plein de choses à dire sur le comportement de Sandrine Rousseau à l'égard du monde agricole. Joseph Tounel, vous piaffez d'impatience cette leçon de Sandrine Rousseau à nos amis agriculteurs.
Je trouve que cet échange est très révélateur. On dit à Sandrine Rousseau, vous n'êtes pas agricultrice. Réponse, avec beaucoup de morgue, je suis une économiste.
Comme si le fait d'être enseignant en économie était une race supérieure par rapport à nos paysans. Je rappelle que paysans, c'est ceux qui font le pays. C'est-à-dire que c'est la réalité.
Et que serait la France sur nos paysans ? Absolument. Elle devrait déjà avoir un peu moins de morgue et reconnaître que le travail des agriculteurs, des paysans qui font nos territoires, qui organisent nos territoires, qui protègent nos territoires, c'est quelque chose d'essentiel.
Mais la deuxième chose, c'est qu'elle est économiste. Très bien. C'est une économiste qui arrive à nous déclarer « Rien n'a péter de la rentabilité ».
Quand on lui parle revenu, « Rien n'a péter de la rentabilité ». Et elle enseigne. Elle a enseigné.
C'est-à-dire qu'elle a formé des générations d'étudiants comme économistes en leur expliquant que rien n'a péter de la rentabilité et qu'il n'y a pas un rapport direct entre la rentabilité et le revenu. Mais c'est un danger. C'est véritablement un danger pour nos générations d'étudiants.
Il faut la laisser à l'Assemblée nationale, qu'elle pousse des cris, etc. Mais surtout qu'elle ne retourne pas dans l'enseignement. Allez, j'ai hâte de vous entendre les uns et les autres.
Soyez un peu courts parce qu'on a beaucoup de sujets. Et je sais que le sujet vous intéresse, il faudrait que d'abord on aura peut-être des choses à rajouter. Olivier Benkémoun.
C'est une économiste de salon. Ce n'est pas une économiste en réalité. C'est de la technique.
Je ne sais pas. Il n'y a rien de pratique. Mais les premiers mots qu'elle dit « Ah, vous êtes là pour faire le buzz ».
Elle ne comprend les choses que pour faire le buzz. Comme si Frédéric était là pour faire le buzz. Comme si le malheur des paysans, c'était du buzz.
Voilà comment elle commence son propos. Elle ne comprend rien. Elle n'écoute rien.
Il n'y a pas de fond. Il n'y a que du buzz, effectivement, chez Sandrine Rousseau. Elle n'a rien à leur dire.
Elle ne peut pas écouter. Elle n'écoute pas d'ailleurs. Elle crie.
La séquence en réalité, en long, dure 4 minutes. Mais elle ne fait que créer. Elle n'est pas dans le dialogue.
Elle n'est pas là pour écouter. Elle est là pour le buzz, précisément. Et c'est ce qui se passe.
Et on en parle d'ailleurs. Mais c'est important d'en parler. Et juste une chose.
Parce que tout ça se passe dans le cadre du festival international du journalisme. Organisé par le groupe Le Monde. Si c'est ça le journalisme.
Si c'est ça. Parce que les paysans sont restés à la porte. Ils sont restés à la porte de ces assises.
On ne les a pas invités à discuter. Savoir ce que c'était que Le Monde paysan. Il y a une table ronde sur la transition écologique.
Qu'on les invite. Qu'on les invite pour discuter. Je vous rappelle qu'il faut qu'on vérifie.
J'en parlais dans le cadre de Mini News. Mais on se souvient que Sandrine Rousseau a déjà fait une sortie il y a quelques temps. Et que peu de temps après, on apprenait qu'elle était sur le point d'acheter une propriété du côté...
Je ne sais pas si une grande propriété ou pas. Peu importe. On s'en moque.
C'est sa vie. Mais du côté des monts d'arrêt, non loin d'une exploitation agricole. Et nous avions reçu, j'avais interrogé le propriétaire agricole à qui j'ai dit, prenez en stage peut-être Sandrine Rousseau pour qu'elle comprenne la nature.
Et comme l'a dit Frédéric Daband, le quotidien de nos amis agriculteurs. Lara Tchekoff. En tout cas, faire figure d'autorité à la main qui nous nourrit est à mon sens complètement déplacée.
Si on ajoute un petit peu de contexte sur la situation des agriculteurs cette année, il y a la canicule, il y a la sécheresse historique, il y a eu les coûts des carburants, il y a les charges, il y a les coûts de production, il y a eu les risques d'incendie, il y a eu la dermatose nodulaire, il y a eu le Mercosur et j'en passe. Donc là, cette scène à laquelle on assiste, c'est vraiment une rencontre entre deux mondes qui ne se comprennent pas, qui ne se comprend pas, entre le monde politique et la vie réelle en fait. Oui, c'est la réalité.
C'est ce que disait Frédéric Daband qui pourra réagir. Mais heureusement que les Français, dans leur majorité, soutiennent les agriculteurs et Sandrine Rousseau ne représente qu'elle-même, elle ne représente pas les agriculteurs. Les agriculteurs qui se lèvent tous les matins à 5 heures, qui travaillent plus de 55 heures par semaine, qui ne sont même pas payés au SMIC. 43% des agriculteurs français ne sont pas payés au SMIC.
C'est révoltant cette scène, honnêtement. Kevin Bossuet. Non, mais moi j'aimerais qu'on utilise le bon mot.
Moi j'ai vu ces images, pour moi c'est une agression. Vous avez une femme politique qui agresse sévèrement un agriculteur. Déjà c'est le premier point.
Ils sont presque nez à nez, comme le disait Frédéric Daband. Ils sont presque nez à nez. Ensuite, vous l'avez très bien dit, c'est l'idéologie contre le réel.
Vous avez une femme qui est une endoctrinée, qui est quelqu'un d'extrêmement sectaire et qui ne veut absolument pas que le réel vienne remettre en cause sa petite idéologie. Et enfin, c'est le mépris social. Quand elle raconte qu'elle est économiste et que la personne qui est en face d'elle n'y connaît rien, ça s'appelle en effet du mépris social.
Et tout ce qu'elle représente, cette femme, c'est l'idéologie anti-France. Cette femme déteste tout ce que fait notre pays. Et quand vous avez face à vous un petit paysan, comme il aime que l'on l'appelle, c'est une partie de notre France.
C'est une partie de notre fierté nationale. Et quand vous prenez l'idéologie des écolos, c'est une idéologie anti-France. Ces gens détestent tout ce que nous sommes.
Ils détestent le Tour de France. Ils détestent les sapins de Noël. Ils détestent le barbecue, la viande, le comté, nos églises, tout ce qui fait la France.
Et enfin, j'aimerais avoir juste un tout petit mot vis-à-vis de nos paysans. Moi, je suis originaire des Ardennes. J'ai grandi au milieu de ces paysans et je les aime à un point.
Vous ne pouvez pas savoir, Thierry, parce que ce sont des gens qui travaillent du matin au soir, qui ont vraiment le mérite chevillé au corps et qui font un travail exceptionnel. Et c'est ces gens-là qu'il faut aujourd'hui défendre contre cette petite élite de bobos parisiano-centrés qui est dans le mépris et qui n'ont pas le centième de courage qu'ont ces gens. Vous savez, moi, ça me touche parce que l'Oté-Garonne, c'est la racine de ma famille, en fait.
Et c'est un département très agricole. C'est là où on fait le fameux pruneau d'Agin. Et qu'est-ce que l'Oté-Garonne sont les agriculteurs, Lara Tchékov et ensuite Gérard Pendlon ?
Non, juste comme le dit Philippe de Vélier, il n'y a pas de pays sans paysans. Évidemment, il n'y a pas de pays sans paysans. Gérard Pendlon, et puis on donnera le mot de la fin à ce petit paysan.
Et encore une fois, c'est au sens noble du terme Frédéric Daband qui écoute nos échanges. Alors j'ai cru comprendre que Mme Rousseau était économiste, mais il faudrait qu'elle relise un tout petit peu les manuels de l'histoire de la pensée ou des idées économiques, puisque l'un des plus grands courants de la pensée économique, les physiocrates, avait fait de l'agriculture le fondement de l'économie. On est, si vous me permettez, dans un monde un peu curieux, puisqu'on démultiplie les lois, les normes, notamment les lois, qui viennent protéger à juste titre, à raison du sexe, de la nation, de l'ethnie, veuillez m'excuser, etc.
Il y a une démultiplication des lois. Or, les agriculteurs qui pourtant nous nourrissent, qui sont au cœur de toute société, sont les seuls à ne pas pouvoir être protégés. Alors, Mme Rousseau, elle peut raconter à peu près ce qu'elle veut, parce que vous avez l'article 26, la ligne 1, de la Constitution, qui prévoit son irresponsabilité parlementaire, mais lorsqu'elle prononce des mots dans le cadre d'un hémicycle ou en commission, en dehors, elle n'est plus, je dirais, concernée par cette protection.
Mais, en réalité, les agriculteurs ne font pas partie des catégories susceptibles de bénéficier des, je dirais, des largesses du législateur. Et par conséquent, elle ne sera pas attaquable. Et si vous me permettez un dernier mot, sa position de député est un tout petit peu antinomique, tout simplement avec la loi d'orientation agricole et le code rural, qui a dit, le Parlement a dit que cette loi d'orientation agricole a dit que la souveraineté alimentaire et l'agriculture étaient un sujet d'intérêt général majeur.
Or, Mme Rousseau nous explique qu'elle serait indifférente, sur un plan économique, aux agriculteurs. Il y a, à mon sens, une antinomie qui devrait soulever la question de sa légitimité au Parlement. Frédéric Dabon, le mot de la fin.
Vous avez entendu les échanges, ça nourrit nos débats, en tous les cas. Cet échange que vous avez eu avec Sandrine Rousseau. Oui, ce que je voudrais vous dire juste, c'est que c'est un échange ferme.
Et pour moi, il n'y a pas de violence. Moi, je ne l'ai pas ressenti violemment. Par contre, ce n'est pas fini, puisque j'ai d'autres choses encore à lui dire.
Mais des exemples de violences que l'on subit, nous, au quotidien, sur nos exploitations, elles sont à d'autres niveaux. Il faudrait beaucoup de temps pour en exploiter, pour vous les expliquer. Mais la violence au quotidien du mépris de la société civile, à notre égard, quand on veut construire un lac, quand on veut construire des serres, quand on veut monter un poulailler, quand on veut ça, ça, c'est très pénible.
L'échange que j'ai eu hier avec Mme Rousseau, il n'y a rien de violent pour moi. Oui, sauf que vous nous avez dit quand même, Frédéric Dabon, que vous étiez nez à nez, il ne fallait pas que ça dérive beaucoup. J'ai bien noté ça, les deux spectateurs, auditeurs d'Europe 1 et de CNews, je l'ai bien entendu aussi quand même.
Oui, c'était le moment où il ne fallait pas qu'elle s'échappe. Oui, vous êtes gentil, vous dites, non, non, tout s'est bien passé, mais quand même, il ne fallait pas que ça dérape trop quand même. En tous les cas, je vous remercie chaleureusement.
Je trouvais que c'était important de vous donner la parole et je vous remercie. On salue les agriculteurs sur CNews et sur Europe 1. Vous savez, on parle souvent de vous et c'est important, parce que que serait, encore une fois, la France sans les agriculteurs.
Et c'est important d'en parler. Merci encore d'avoir accepté de témoigner chez nous, sur nos deux antennes. Merci beaucoup et bon courage à vous.
Sans doute que la pire des violences, et il a raison, c'est le mépris pour ces gens, pour nos agriculteurs, pour nos paysans. Oui, mais bon, voilà. Vous vous rendez compte, la force de la violence...
Non, mais c'est terrible, moi je trouve ça très gentil, Frédéric Dabon, très élégant. La façon...
L'élégance, c'est du côté des agriculteurs. Moi, je suis économiste. Oui, non, mais c'est un dédain absolu.
Et est-ce qu'il n'y a pas un peu de haine contre les hommes aussi, là-dedans ? Oh, pas, pas, pas. Ah non, mais est-ce que si ça avait été le contraire, c'est exactement ce qu'on aurait dit.
Et vu les propos de Mme Rousseau, peut-être qu'il y a un mépris aussi vis-à-vis des hommes, peut-être. Je ne m'engage pas sur vos propos, mon cher Kévin Bossuet. Je suis maître de mes propos et je vous en tiens.
Vous êtes maître de vos propos, évidemment. Je suis maître de mes propos, m'enchaînt. Bop.
Je suis maître de mes propos. Je suis maître de mes propos, mais c'est-ce que c'est ça ? Je suis maître des points.
J'ai bien. J'ai bien. J'ai bien.
J'ai bien. J'ai bien.