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interviewPublic Sénat· 15 janvier 2026 25 min

Municipales : des alliances locales aux conséquences nationales

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Benoît de Boisson n'en est pas à sa première campagne. Candidat malheureux aux législatives en 2022, sous l'étiquette reconquête, il vit sep fois la mairie de Bourcambress. Pour le bien de la ville et de ses habitants, on fait une réunion publique le mardi là.

Cet avocat qui siège au conseil national du parti d'Éric Zemour est cette fois à la tête d'une liste où figurent des élus LR locaux dont le vice-président du département. L'Union de la droite. Ah oui ou de la droite grand.

Ah bah bien sûr, c'est pour ça qu'on le fait. Voilà pour le bien pour le bien de la ville. Au niveau national LR ne soutient pas officiellement sa liste mais ne présentera pas de candidats.

Une première dans la ville préfecture du département. Chacun peut venir avec son bagage personnel mais en revanche on s'oppose à ce que ces étiquettes soient des facteurs de division. Donc on les laissera de côté pour la liste.

On ne sollicite pas d'investiture, on ne sollicite même pas de soutien. Mais on laisse effectivement ceux qui veulent nous soutenir nous soutenir s'ils le souhaitent. Son souhait d'unir toute la droite et l'extrême droite locale se heurte cependant au choix du RN de partir seul en campagne.

Une liste menée par le député local Jérôme Buisson. Pour compléter le tableau, un autre ancien LR Christophe Coclé est aussi en campagne. Donc on parle de l'insécurité, de l'écologie punitive, les commerces et le désert médical.

On on met ça là-dessus. Désormais encarté chez Horizon, Christophe Coclet déplore le choix de ses anciens camarades. Là, c'est triste parce que c'est pas les valeurs des LR.

Moi, je me rappelle de ces valeurs LR de des valeurs goistes qui ont et je connais des LR qui ont ces valeursl et qui sont restés LR fidèles à ça. Et là, ce sont pas des valeurs gaulistes. On voit bien que Zemour, c'est plutôt des valeurs de pétin.

Donc c'est tout ce que je je combats. Euh, je trouve ça très triste en fait. Toutes ces listes du centre à l'extrême droite rêvent de détrôner le maire socialiste de la ville Jean-François Debas, élu puis réélu depuis 2008 et à chaque fois dès le premier tour et qui a réussi à faire l'union à gauche.

Le maire déplore ce qu'il considère comme une dérive de la droite locale. dans la région de l'orqué, c'est presque la logique de la dérive politique euh de ce mouvement qui à force de euh coller euh aux thématiques de l'extrême droite finit par ne plus voir de problème à ce que les héritiers du général de Gaulle soient devenus les porteurs de valise des héritiers du maréchal Pétin. Parce que aujourd'hui, c'est pas une union des droites, c'est une union de la droite derrière l'extrême droite.

Après 18 ans de mandat, il est attaqué par ses adversaires sur les thématiques de l'insécurité, du logement ou encore sur des aménagements cyclable présent en grand nombre dans la ville. Ce jour-là, c'est dans un club seior qu'il passe une partie de l'après-midi. Moi, je le prends pas.

Je lutterai toujours contre ces logiques de fracturation, d'opposition des des gens les uns aux autres qui sont la marque de fabrique des extrêmes. Euh et c'est aussi comme ça que je vois ce ce terme un peu théorique parfois de de cohésion sociale. Donc c'est c'est ce à quoi je vais m'attacher pendant ces mois de campagne.

Dans la préfecture de l'IN, seule une liste lutte ouvrière concurrencera le maire sortant sur sa gauche. L'union sera donc bien plus large dans son camp. De quoi aborder sereinement l'échéance électorale.

Et on va revenir sur Bourambresse et les enjeux des municipales avec vous. Bonjour Michel, merci beaucoup d'être avec nous et bonjour Émilie Zap. Merci également d'être la communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil.

Alors on le voit Bourambresse où un candidat zémouriste est donc soutenu par des élus locaux LR. Est-ce qu'on est dans un cas particulier ou est-ce que c'est l'illustration d'un début d'union des droites au niveau local ? Euh en tout cas, on est dans un cas qui va être, on le voit déjà, très observé et qui peut-être sera amené à à se reproduire euh sur une partie du territoire et dans certaines villes parce que ça sera un des enjeux effectivement de ce scrutin municipal de voir dans quelle mesure sur le terrain. indépendamment et en général souvent contrairement au au aux consignes officiels des États-majors sur le terrain, les exécutifs régionaux locaux vont se constituer avec cette avec cette cette matrice là.

Euh d'autant plus que ça vient aussi s'articuler avec ce qu'on a souvent observé en tout cas entendu dans les dans les études d'opinion sur la constitution en tout cas l'intention de constituer quand le besoin s'en fera sentir un fr républicain contre la France insoumise dans le dans le cas où ce sera nécessaire. Donc de ce point de vue-là on on va assister à cette tentation. On le voit avec l'exemple qu'on vient de qu'on vient de découvrir en tout cas qu'on vient de d'observer déjà là assumé.

Mais il y aura d'autres d'autres très certainement euh euh territoires, d'autres lieux où ça va se se produire notamment dans dans le sud-est, notamment à travers des les fameuses listes divers droites qui seront en réalité sponsorisées par le RN euh tout en se présentant divers droit. Donc on c'est une des bien évidemment un des enjeux et et un des des enseignements que l'on observera de très très près lors de ce scrutin municipal. Émilie, est-ce qu'on est dans un début de reconfiguration ?

Est-ce que l'Union des droites, elle commence au niveau local ? Moi, j'ai enfin oui, localement, il va y avoir des opportunités comme ça pour essayer évidemment de de réussir le coût sur les municipales. C'est très risqué.

Euh c'est très risqué et on l'entend dans les témoignages là de monsieur Goquelet d'horizon. ça risque de fracturer un peu euh ce centre et euh la droite, même les LR, parce qu'il y en a plein qui sont pas d'accord là-dessus et qui sont très opposés et qui parlent de ce parti qui ne peut pas vendre son âme à l'extrême droite. Ça c'est un premier risque.

Et le deuxième risque qui a été mentionné aussi dans votre reportage, c'est l'effacement des LR par rapport à une extrême droite qui est beaucoup plus forte et qui ira toujours plus loin dans les propos extrémistes au niveau régalien. Donc c'est véritablement euh des risques très importants et je pense qu'ils sont mesurés au niveau des LR. Mais il y a cette tentation évidemment opportuniste de réussir le coût au niveau des municipales. localement.

Ce que je perçois moi aussi, c'est quand même aussi un clivage gauche-droite qui se réinstalle du coup par rapport à ça parce que on parle de la droite porté par le RN pour s'opposer à la gauche et on a l'impression que dans ces municipales, il va y avoir pas mal de configurations comme ça d'opposition gauche-droite qui revient vraiment parce qu' évidemment il y a un effacement des macronistes qui ont jamais été très présents de toute façon au niveau local. Euh et il y a cette reconfiguration d'un RN un peu en en embuscade derrière des républicains ou des horizons ou des centristes droite et la gauche avec cette gauche un peu morcelée. On va voir comment ça va se passer entre la France insoumise et puis la gauche plus social-démocrate.

Mais en tout cas, on voit bien qu'il y a cette espèce de clivage qui est en train de renaître au niveau de tout le territoire français. On on est à 2 mois piles hein maintenant du premier tour. Alors évidemment il y a les il y a les campagnes locales mais quand même il y a une lecture nationale à avoir dans ce scrutin Michel complètement.

Et là, on pourra pas échapper, on pourra pas souscrire à cette voilà cette remarque régulière ou prévention régulière de la part de certains qui disent "Mais attendez, voilà, c'est uniquement un scrutin local qui ne donne aucune leçon nationale." Moi, je pense que bien au contraire, plus que jamais cette élection municipale va être le lever de rideau de la campagne présidentielle parce que elle est adossée sur le plan de l'agenda à un an, un an avant. Euh ça ne se voit pas, ça ne s'est pas vu euh depuis euh 2001 h où euh ensuite il y a eu euh le nom le 21 avril euh 1 an plus tard qui avait au fond confirmé euh les thématiques qui avaient émergé durant le la campagne des des municipales et qui a abouti à l'élimination du Parti socialiste euh donc pour le le pour l'élection présidentielle.

Mais euh ce qui est important là, c'est de voir effectivement dans quelle mesure euh euh on a évoqué là justement l'enjeu de la droite. Euh l'effacement programmé et très certainement euh voilà euh définitif, on va dire, de la macronie sur le territoire qui n'a jamais su s'encrer, peut-être qu' n'a jamais voulu le faire, en tout cas qui ne se présente pratiquement dans aucune ville, hein. Et de ce point de vue-là également le la cristallisation de des études encore quelques jours de l'ancrage de l'ancrage des idées du RN au cœur de la vie politique française.

Et c'est vrai que la question se pose le le le pour la politologie, il n'y a plus d'extrême droite en réalité. H il y a un courant central qui est occupé par les idées du RN. Euh après, on peut décider de de de qualifier, mais sur le plan politologique, sur le plan de la sociologie politique, aujourd'hui, on est au cœur des idées politiques.

Donc euh de de de ce point de vue-là, on va voir comment ça se cristallise à travers euh le scrutin à venir. Ouais. Et est-ce que ce qui ont le plus à perdre, ce sont euh les parties euh ancrées localement, les LR et le PS ?

Ah bah oui, ils vont essayer de défendre et surtout ils vont être très attaqués et on le voit hein, le PS par son ennemi, son meilleur ennemi LFI he qui essaie de regagner des villes. Je pense à Marseille. notamment.

Euh donc ils essayent vraiment donc là ils vont être en opposition, on va voir jusqu'à combien de temps. Euh et évidemment le LR alors on entend dire quand même Bruno Retaillot qui lui pense qu'il va y avoir une vague bleue donc bon très ambitieux là-dessus. Euh alors on sait qu'ils sont fortement ancrés, mais on va on va voir dans quel ils ont quand même un ancrage très fort.

Donc c'est vrai que ils peuvent s'attendre quand même à des résultats importants, mais ils vont être en effet euh talonnés par le Rassemblement national qui a présenté je crois, j'ai entendu dire 650 listes contre 400 en 2020. Donc il y a une volonté vraiment d'essayer de marquer des points. On sait qu'ils ont de plus en plus d'élus locaux.

Après le RN de là à prendre des grandes villes ou quoi, je pense que ça c'est ça va être quand même beaucoup plus compliqué. Oui, il y en a un autre qui essaie aussi de de mais pas impossible. Pas impossible.

Mais souvenez-vous quand même aussi aux européennes où on disait qu'ils allaient avoir plein de régions, bah rien du tout. Donc il y a aussi quand même cette espèce de de vague dans dans les médias et et dans ce ces sondages et tout. Puis finalement concrètement oui, il y a beaucoup plus de députés mais ils arrivent pas forcément à avoir tous les objectifs qu'ils veulent.

Juste au niveau national, il y a Mélenchon aussi qui veut en faire euh une élection euh à vocation nationale pour marquer les esprits euh en vue de 2027. Donc il y a vraiment une agressivité, en tout cas un côté très offensif dans ces municipales de la part de de la France insou avec justement un objectif qui est de dire et comme si on reprend les propos d'ailleurs de la candidate les filles à Paris Sopia Chikirou qui dit tout simplement l'objectif c'est qu'il n'y ait pas de maire socialiste à Paris. Donc on voit bien que euh il y a la guerre est déclarée et que la la l'approche va être de effectivement de faire battre les socialistes partout où ça sera possible.

Donc ça aura des incidences. Effectivement Marseille ça peut être un moment un lieu évidemment une ville au combien importante. D'autant plus qu'on voit bien que le candidat RN talonne le maire sortant à Benoît Paillant.

égalité dans un sondage de la Marseillaise he cette et ça n'est pas si effectivement Marine Le Pen va organise et et lance la campagne de soutien municipal par le meeting à Marseille. Donc ça c'est vraiment effectivement très très important et de voir comment bien sûr la stratégie à gauche va être capable de pouvoir juguler les agressivités LFI et également euh euh de constater et c'est là où on comprend également que la fameuse prime au sortant va être certainement perturbée et bien de voir comment les villes écologistes et les mairies écologistes vont tenir le coup parce que là on on s'attend aussi à de grandes difficultés. Pour terminer sur euh ce sujet, alors les municipales, c'est c'est un enjeu pour les communes, c'est aussi un enjeu pour les intercommunalités, ce qu'on appelle communément le 3e tour de ces élections.

Bonjour Christophe Degruel, merci beaucoup d'être avec nous. Vice-président d'Intercommunalité France, président euh de l'agglomération de Bro de Blois, pardon Christophe Degré, comment se prépare les municipales dans les interc ? Alors, elle se prépare dans la dans la sérénité et on essaie de faire preuve de pédagogie parce que effectivement, il y a un troisème tour, c'est la réalité.

Sur le bulletin de vote, il y a deux listes. Il y a la liste conseil municipal, la liste conseil communautaire. Et cette réalité du 3e tour, elle est malheureusement méconnue.

Donc il y a le travail habituel de campagne à l'échelle purement municipal, ce que je fais à Blois avec mon collègue Marc Gricour, candidat maire, et puis ce que je fais dans l'ensemble des communes pour rappeler la réalité des compétences des intercommunalités. développement économique, promotion touristique, euh soutien euh à l'enseignement supérieur, euh les ordures ménagères, l'eau, l'assainissement, les programmes d'urbanisme, les transports, les mobilités. Donc il faut expliquer la réalité, c'est ce 3e tour.

Et ce 3e tour quand on regarde de près, euh il euh il présente des surprises. J'ai écouté le le commentaire qui est fait euh en en plateau. On se focalise sur la ville centre et évidemment à gauche.

Euh moi je suis PS, on est très content quand en 2020 le printemps marseillais gagne Marseille. Mais la métropole de Marseille, elle reste à la présidente battue par la gauche à madame Vassal. Donc si on ne fait pas attention, il y a un dénique.

Et il y a des tas d'exemples où j'allais dire ce 3è tour n'est pas évoqué. Vous évoquez les victoires des écologistes dans un certain nombre de villes, mais dans les cinq grandes villes prises par les écologistes, ils n'ont jamais pris les agglomérations ou les métropoles. Donc, je crois qu'il faut vraiment expliquer la spécificité de ce scrutin.

On vote pour les conseils municipaux et donc pour le maire, mais de fait on vote aussi pour le président de l'intercommunalité et et cette ce besoin de pédagogie d'information, il est il est d'autant plus important que ce matin, vous allez sortir un sondage intercommunalité de France, Christophe Degriv qui dit que 69 % des Français ne savent pas qu'il y a les élections d'intercommunalité en même temps que les les conseillers municipaux. J'imagine que ce chiffre il vous alarme un peu. Tout à fait.

Mais il y a d'autres chiffres qui sont beaucoup plus optimistes dans ce même sondage. Il y en a même un qui dit 88 % des Français veulent que les présidents à l'intercommunalité se déclarent. Donc quelquefois dans les sondages, on a des résultats euh un petit peu contradictoires.

Et quand on pose aussi la question euh au Français, enfin à travers ce sondage sur le le souhait de réélection, il y a c'est très intéressant toujours la prime au maire sortant à 57 % mais ce sondage dit que on souhaite que le président de son intercommunalité soit réélu à 50 %. Donc il y a des progrès à faire mais la réalité c'est que l'intercommunalité est de plus en plus connu. Voyez ce vous vous publiez le résultat. 88 % des Français estiment que les prétendants à la fonction de président d'intercommunalité doivent se déclarer en amont.

C'est ce que je fais à Blois. Je l'ai fait depuis 2008, en 2014 en 2020 et je le refais aujourd'hui en 2026. C'est c'est la clarté démocratique.

Vraiment c'est très très important. Merci beaucoup. Merci Christophe Degréel d'avoir été euh avec nous pour nous parler de de ce sujet.

Un mot immédiat. Oui, un mot les intercommunalités, ben normal, c'est quand même un lien moins immédiat, moins direct qu'avec le maire, mais c'est important. C'est vrai que c'est euh c'est aussi des compétences de développement économique.

Donc c'est super important pour les entreprises, pour tout ce qui concerne vraiment le développement économique. C'est des compétences qu'elles ont eu depuis 2015. Donc c'est encore difficile à digérer je pense pour les citoyens et c'est un peu loin d'eux par rapport à la municipalité mais c'est important en effet d'y penser.

Voilà. Et contexte, on l'a dit, national et dans ce contexte, Sébastien Lecornu est toujours empétré pour le moment dans l'impasse budgétaire, étant de trouver un compromis avec les LR et le PS, le PS pas forcément aidé par ses alliés. On va écouter ce matin Marine Tondelier.

Bah, le Parti socialiste, ça fait des mois de toute façon qu'ils nous ont habitué avec cette stratégie qui n'est pas celle des écologistes, finalement d'accompagner le gouvernement. Ils ne sont pas le gouvernement. J'ose imaginer qu'ils ne sont pas alignés politiquement avec le gouvernement, mais ils ont décidé euh d'être quelque part leur béquille, ce qui montre d'ailleurs la fragilité de ce gouvernement qui ne tient plus qu'au bon vouloir des socialistes et à leur esprit de responsabilité qui va quand même à mon sens un peu trop loin.

Voilà, avec des amis comme ça, pas besoin d'aim. Oui, effectivement, là le travail est fait, donc c'est tranquille, on peut être voilà, on peut continuer sa journée vraiment sans sans sans difficulté. Euh non, on voit bien là que le le on rentre dans le dans le moment le plus le plus sensible parce que là il y a il y a le choix de l'outil euh pour euh pour pour finaliser euh voilà le le le la démarche maintenant et le processus.

Tout le monde en a assez, on entend bien de partout. Euh il faut que ça s'arrête, il faut que ça s'arrête. Donc ça soit 493 même, je pense que l'état d'esprit sera tel que même s'il y a des ordonnances, ça sera un soulagement parce qu'on dira bah finalement l'essentiel c'est qu'il y a un budget et puis après on verra.

Donc je pense que oui, Sébastien Lecornu joue parce qu'il au fond il reste que cette carte là, la carte de la lassitude, de l'épuisement pour voilà, on achève bien les députés dans un débat si je puis dire, jusqu'à la fin pour pouvoir vraiment ensuite dire voilà, on va terminer comme ça et là il y aura plus aucune aucune résistance. En terme de communication, Émilie, est-ce que là il s'est pas un peu coincé Sébastien le Cornu en martelant qu'il n'utiliserait pas le 493 ? Est-ce que là il s'est un peu mis dans dans un piège et est-ce que finalement revenir sur sa parole serait pire que d'utiliser les ordonnances ?

Moi ce que j'observe c'est quand même ce Sébastien lecorn et ce gouvernement 2 du Sébastien le Cornu il a duré quand même si on voilà on est quand même en janvier qui aurait imaginé il y a quelques semaines ou mois que il pouvait durer aussi longtemps en ayant passé le premier budget sur la sécurité sociale et en essayant de faire voter le second le plus important budget 2026. Donc déjà, il dure maintenant. Oui, il a respecté et ça faisait partie de la négociation euh la non utilisation du 493 que lui demander le PS pour marcher avec lui.

Maintenant oui, il est un peu coincé parce je je pense pas que ça soit complètement coincé parce comme dit Michael, il joue un petit peu la lassitude. Donc il pourra dire bah 493 parce que regardez les voilà tout le monde veut qu'on y aille, qu'on avance, ça arrange tout le monde hein quelque part le 493. Les ordonnances autre solution mais qui sont plus demandées un petit peu avancé par Emmanuel Macron.

Donc il aurait un petit peu l'air de rien de de le de le faire. Moi, je crois qu'il il a encore ces possibilitésl et je pense qu'un 493, ça serait pas complètement un revers pour lui euh parce que il faut qu'on en finisse et que tout le monde est sur cette ligne là. Euh et ça finira comme ça.

L'année dernière, François Baou, c'est comme ça que ça a fonctionné avec un accord de non censure derrière avec le PS aussi avec la gauche et il me semble queon va euh aller vers la même chose. Juste un mot sur les écologistes. Euh c'est en lien avec notre sujet sur les municipales.

Ils font des accords avec les filles sur plusieurs villes, Montpellier, euh Toulouse. Donc forcément, ils peuvent pas être voilà, ils sont un peu le cul entre deux chaises si on peut dire. Ils sont obligés de de de critiquer un peu le PS pour donner des gages à LFI et pour être soutenu dans les municipes.

Marine Tourelier, on le comprend, elle joue elle joue très très gros à partir de maintenant parce que si effectivement comme il est de en tout cas pressenti par les études d'opinion, le le scrutin municipal sera très difficile pour les villes écologistes. Elle aura perdu le rapport de force donc à la sortie. D'autant plus que comme on l'a dit, on se prépara à l'élection présidentielle.

Donc de ce point de vue là, oui, elle elle est dans une dans une voilà stratégie de la godille instabilité politique nationale, un passe budgétaire et puis tension sur le plan international mobilisation en Iran et véléité de Donald Trump sur le Groenland qui l'a réaffirmé hier. C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macon présente aujourd'hui ses vœux aux armées et que l'ancien chef d'état-major des armées, le général Pierre Devilier lance ce matin un cri d'alarm en l'écoute. Nous avions un monde qui était régulé par la force du droit et aujourd'hui c'est le droit de la force tout simplement.

C'est un changement énormeé à cette nouvelle donne et on aurait pu le faire depuis 2017 un peu plus fortement que ce qu'on a fait. Je salue l'effort qui a été fait mais ce n'est pas suffisant. Il faut accélérer parce que seul la force fait reculer la violence et dans les rapports de force, il faudra que nous soyons à la hauteur, sinon nous serons les faibles du monde.

Il faut changer de braquet. Euh Michaël, il il a raison de dire qu'il faut en passer par la force ou pas ? Ça que pour défendre ces valeurs, il faut faut être capable de un jour de décider de le faire quand même.

On peut pas on peut pas abaliser le le récit qui consiste à dire que la force est du côté des méchants et que les et que les démocraties sont des bisous nours et des faibles. Pour défendre ces valeurs, il faut être capable de le de les défendre. La démocratie, elle meurt pas parce qu'on les défend mais parce qu'on les défend trop tard ou qu'on les défend pas.

Donc de ce point de vue-là, oui, il y a il y a il y a un danger et c'est pour ça que quelque part ce à quoi on assiste aujourd'hui à l'annonce du déploiement de de quelques soldats sur le sur le territoire de de Grandlande, soldats européens dont des Français pour pouvoir créer une sorte de de de simulacre de rapport de force vis-à-vis du du mastondonte américain. Ça ça c'est à la fois ce qu'il faut faire mais c'est pathétique. donne ça donne vraiment la la l'état de de de vraiment de de de ce nouveau monde qui qui est qui est qui est devant nous, c'est-à-dire voilà, on on on on l'Amérique est en dans une domination de retour des empires et c'est ça le sujet. on a perdu un allié organisé sur le multilatéralisme, on a on récupère un un partenaire entre guillemets au sein de l'OTAN qui commence à développer une démarche impériale.

Donc oui, on est forcément et on le comprend et on l'entend totalement désemparé. Bah oui, on est plutôt spectateur et puis les quelques soldats, c'est de l'ordre du symbole pour se mettre derrière le Danemark, soutenir euh notre allié, mais c'est complètement anecdotique et c'est vrai qu'on est complètement perdu. On a l'impression pour vous anecdotique ça ça préfigure pas d'un changement de de braquet d'Emmanuel Macron vis-à-vis de Donald Trump ?

Bah surtout quel moyen avec quel moyen enfin c'est bien de faire des déclarations mais je vois pas comment on pourrait faire enfin agir plus en force là-dessus. Donc si c'est pour faire peur je pense pas que ça fasse très peur à Donald Trump. D'autant plus que Donald Trump il a ça quand même d'une stratégie réussie. il réussit ses coûts.

Regardez le Venézuela euh ça lui donne d'ailleurs des voies en interne alors qu'il est très en difficulté en terme de pouvoir d'achat ou quoi. Il part au Venezuela, il fait cette opération enfin sur le les modalités, c'est complètement impossible. Il réussit son coup, il sauve le Vené en quelque sorte.

Enfin, il il marque tous les points positifs. Donc, non seulement en terme de militaire, c'est difficile de s'attaquer à ce morceau-là, de lui faire peur, mais en plus, il réussit des coups. Donc, c'est difficile aussi bien au Groenland, il va réussir aussi un coup, hein, parce que au Groenland, il y a des gens aussi qui veulent l'indépendance vis-à-vis du Danemark et ça depuis des années.

Donc, il y a quelque chose qui se joue de l'ordre de peut-être qu'il va un peu agir comme au Venezuela même si sa façon de d'agir est catastrophique. Et un dernier mot Michel rapidement l'Union européenne elle peut pas faire le poids face au vélité de Donald Trump surand non peut rien faire sur cette note d'optimisme [rires] c'est pas très positif mais c'est réaliste que c'est un dernier mot qu'il fallait [rires] c'était clair c'était très clair on termine par l'histoire du jour on revient au municipal on vous le disait c'est dans 2 mois et cette question comment inciter les jeunes à voter alors figurez-vous que l'appli de rencontre Tinder a nou un partenariat avec le service d'information du gouvernement Alors, vous pourrez pas faire des dates avec vos candidats municipales pour choisir votre mère, ça c'est pas possible. Mais entre deux consultations pour vos dates à vous.

L'appli vous donnera des informations sur les modalités du scrutin. Il y aura trois phases jusqu'au 6 février le rappel des modalités des délais d'inscription sur les listes jusqu'au 22 mars qui est la date du second tour, les dates clés, les démarches essentielles et puis du 6 février au 22 mars, les infos sur les procurations. Vous serez via l'appli redirigé sur le site du ministère de l'intérieur.

C'est une campagne qui vise à toucher les jeunes he puisque 60 % des utilisateurs de Tinder ont entre 18 et 30 ans. Tous les moyens sont bons. Ouais.

Oui, c'est bien. C'est bien. C'est c'est ce qu'on appelle le utile.

Exactement. [rires] Merci beaucoup. Merci Michel.

Merci Émilie. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain.

Très bonne journée. [musique]