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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 4 mai 2023 21 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

Face à Face : Laurent Berger - 04/05

Au micro : Benjamin DuhamelSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    C'est fini, la bataille est perdue ?

  • 0:39RelanceRéponse directe

    Il y a une proposition de loi du groupe Liotte qui passera le 8 juin à l'Assemblée Nationale. Ça pose la question de ce que sera la bonne solution ?

  • 1:01RelanceRéponse directe

    Vous dites qu'il faut assouplir les règles pour que les RIP soient possibles ?

  • 1:37FerméeÉludée

    Vous diriez comme Marine Le Pen que c'est une escroquerie démocratique le RIP ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a gagné, la réforme va rentrer en vigueur ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    C'est votre dernier espoir, vous y croyez vraiment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39PrésentateurFait
    « Moi j'ai toujours respecté, la CFDT a toujours respecté les décisions des institutions de la République »
  • 1:34InvitéFait
    « C'est la réforme constitutionnelle de 2008 de Nicolas Sarkozy »
  • 2:10PrésentateurFait
    « Ça poursuit le cheminement démocratique »
  • 3:37PrésentateurFait
    « On a eu une première occasion loupée avec le non-examen de l'article 7 »
  • 3:49PrésentateurFait
    « Il y a eu le recours au 49.3 »
  • 4:42InvitéFait
    « Je ne veux pas emmener les travailleurs dans le mur en leur faisant croire qu'Emmanuel Macron pourrait retirer sa réforme des retraites »
  • 6:26PrésentateurPromesse
    « C'est de ne pas de publication des décrets et donc ne pas d'application de cette loi »
  • 14:38PrésentateurChiffre
    « Sur la question salariale, la conditionnalité des aides publiques, aujourd'hui il y a 151 branches sur 171 de plus de 5000 salariés qui démarrent avec des échelons en dessous du SMIC »
  • 14:52PrésentateurChiffre
    « Un agent de catégorie C dans les fonctions publiques il est 8 ans au SMIC »
  • 17:49PrésentateurFait
    « Oui ça me choque. C'est pas normal »
  • 19:30PrésentateurFait
    « Aujourd'hui le Rassemblement national est en position de force parce qu'il prospère sur la défiance dans les institutions et sur le ressentiment social »
  • 20:16PrésentateurFait
    « Des jeunes soient rémunérés quand ils vont en stage, c'est plutôt une bonne chose »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Invité21 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez RMC Face à Face

0:05
Présentateur

Benjamin Duhamel

0:07
Invité

Tout juste 8h33 sur RMC et BFM TV Mon invité ce matin dans le Face à Face c'est Laurent Berger, le patron de la CFDT Bonjour Laurent Berger Bonjour Alors comme anticipé, le Conseil constitutionnel a donc jugé non recevable Le deuxième référendum d'initiative partagée déposé par la gauche C'est fini, la bataille est perdue ?

0:27
Présentateur

Non pas totalement parce qu'on va en reparler Il y a une proposition de loi du groupe Liotte qui passera le 8 juin à l'Assemblée Nationale C'est pas une surprise, on s'y attendait Je prends acte Moi j'ai toujours respecté, la CFDT a toujours respecté les décisions des institutions de la République Ça pose la question quand même de ce sera quoi ? La bonne solution le jour où il faudra, on pourra déposer un RIP On a un peu le sentiment que ce texte il est fait pour que ce soit jamais utilisé Que ce dispositif, donc c'est ça qui pose problème C'est-à-dire que vous dites qu'il faut assouplir les règles pour que les RIP soient possibles ?

Pourquoi la CFDT n'est pas friande de référendum à tout crin, en permanent, etc. Mais pourquoi ça pouvait avoir un sens ? C'est tout simplement parce que la procédure parlementaire a été cabossée sur ce texte Et parce que ça permettait d'aller, de retourner un peu vers les citoyens Et donc c'était la seule possibilité de le faire, c'est ce RIP Et on voit bien, à travers la décision du Conseil constitutionnel sur les deux RIP Que le texte qui a institué ce RIP finalement n'est pas bien fait

1:34
Invité

C'est la réforme constitutionnelle de 2008 de Nicolas Sarkozy Vous diriez comme Marine Le Pen que c'est une escroquerie démocratique le RIP ?

1:41
Présentateur

Non, je n'irai pas là-dessus D'abord j'essaye de maintenir le cordon sanitaire avec Marine Le Pen qui est dans l'outrance permanente Mais non, non, non, non, je dirais que ça nécessitera à froid Ça nécessiterait en tout cas, je ne sais pas si ça sera fait Mais ça nécessiterait à froid de se réinterroger sur ce dispositif Qui finalement, pour l'instant, n'a pas vraiment vu le jour

2:03
Invité

C'est en tout cas la fin de ce que le gouvernement appelait le cheminement démocratique Le gouvernement a gagné, la réforme va rentrer en vigueur ?

2:10
Présentateur

Ça poursuit le cheminement démocratique Il y a une niche parlementaire du groupe Liotte, le groupe indépendant et l'autre maire Et qui, le 8 juin, va demander à abroger cette loi De convoquer une conférence de financement sur le financement des retraites C'est toujours la démocratie, toujours un processus parlementaire

2:24
Invité

Un tout dernier mot sur ce référendum d'initiative partagée La CGT dit que c'est un déni de démocratie Non, ce n'est pas mon propos

2:32
Présentateur

Non, ce n'est pas mon propos Je le dis, on peut contester la façon de faire On peut s'interroger sur le devenir d'une disposition qui s'appelle le RIP Qui finalement est mal fagoté dans la loi

2:49
Invité

Et qui avait sans doute été aussi mal écrit par les responsables politiques de gauche

2:54
Présentateur

Oui, le deuxième, c'est plus contestable Le premier, certes, le deuxième, c'est plus contestable Mais nos institutions sont nos institutions Et pour la CFDT, c'est clair Ce n'est pas un problème démocratique Il y a un problème de devenir de ce que c'est le dispositif Il y a une décision dont il faut prendre acte Et maintenant se tourner vers le 8 Vers le 8 juin, justement, vous le disiez

3:14
Invité

Jour d'examen de la proposition de loi du groupe Liott Qui veut abroger la retraite à 64 ans C'est votre dernier espoir, vous y croyez vraiment ? C'est la dernière possibilité pour faire en sorte que ce texte ne s'applique pas en septembre ?

3:25
Présentateur

Si vous voulez, c'est surtout Peut-être la première occasion que le Parlement aura De voter finalement, alors en creux Mais sur ce texte qui reporte l'âge légal de 62-64 ans Et c'est fondamental On a eu une première occasion loupée avec le non-examen de l'article 7 On a eu le vote qui n'a finalement pas eu lieu Parce qu'il y a eu un recours au 49.3 Je parle à l'Assemblée nationale Il y a eu le recours au 49.3 Donc, motion de censure qui n'est pas un texte Le vote sur un texte qui est une motion de censure Et donc là, le groupe Liotte qui le dépose Qui n'est pas un groupe Qui est un groupe centriste Composé de députés ultramarins Et donc qui dépose dans sa niche parlementaire ce texte Et on entend bien l'utiliser à fond Et donc vous y croyez ?

Vous croyez à la possibilité ?

4:11
Invité

Parce que pour ceux qui nous regardent Cela dépend notamment des républicains

4:15
Présentateur

Du vote des républicains Je crois à la possibilité que l'Assemblée nationale Vote cette proposition de loi du groupe Liotte Qui serait le premier vote exprimé sur cette réforme des retraites Sur le report de 62 à 64 ans Et qui serait un vote contre ce report de 62 à 64 ans Ce qui pourrait être très clair avec les téléspectateurs Ce vote positif à l'Assemblée nationale Devrait être suivi Il y a un retour au Sénat, etc. Vous anticipez ma question Vous aviez cette phrase dimanche

4:42
Invité

Je ne veux pas emmener les travailleurs dans le mur En leur faisant croire qu'Emmanuel Macron Pourrait retirer sa réforme des retraites Est-ce qu'en donnant autant d'importance à ce 8 juin Vous ne faites pas un peu la même chose ? Parce que vous le disiez Même si c'était voté à l'Assemblée Ensuite, cela irait au Sénat Sénat pro réforme des retraites Il faudrait ensuite qu'il y ait une nouvelle niche parlementaire à l'Assemblée Bref, c'est extrêmement compliqué

4:59
Présentateur

Les décrets n'ont pas fini leur parcours Les décrets d'application de cette loi Imaginons le 8 juin Parce qu'il y a deux façons d'aborder votre question Il y a la façon du processus parlementaire Il y a l'autre façon qui est la responsabilité politique La responsabilité politique face à une réforme Qui continue d'être profondément contestée Avec des mobilisations Y compris le 1er mai Dans un week-end de trois jours En pleine vacances scolaires Qui est massif, très fort Des sondages qui montrent qu'il y a toujours un soutien Et de la mobilisation Et d'une contestation à cette réforme des retraites Et bien, symboliquement et politiquement Ce serait extrêmement fort Que l'Assemblée nationale s'exprime en disant Non, on ne veut pas le report de 62-64 ans Symboliquement, c'est bien Mais ça ne fait pas arrêter l'entrée en vigueur

5:44
Invité

A moins que vous disiez S'il y avait un vote

5:46
Présentateur

C'est là où je viens à la responsabilité Bien sûr, sauf si le président Tenait compte d'un triple phénomène Qui est une opinion adverse À ces 64 ans Une mobilisation toujours très forte Et c'est ce qu'on essaiera de faire Comme démonstration le 6 juin Pour peser sur les parlementaires Et le troisième point C'est le fait qu'il y ait un vote du Parlement Qui dit qu'on peut faire autrement Que ces 64 ans Donc pour bien comprendre

6:11
Invité

Si cette proposition de loi était votée le 8 juin Vous attendez du président de la République Qu'il en tire comme conséquence

6:16
Présentateur

Un geste de responsabilité D'apaisement Un geste d'apaisement et de responsabilité Dans un pays Qui, où la colère est encore très très propre C'est quoi ?

6:25
Invité

C'est suspension ?

6:26
Présentateur

Oui, c'est de ne pas de publication des décrets Et donc ne pas d'application de cette loi Et repartir sur un Y compris en intégrant dans le processus de discussion Que le gouvernement veut ouvrir Sur les questions du travail, etc Pour l'instant, avec pas grand chose dans la corbeille De ce qu'on a compris Eh bien, le travail sur le financement Du système des retraites D'un mot pour finir sur ce 8 juin

6:45
Invité

Vous lancez un appel aux députés les républicains Ça va dépendre d'eux, le vote de la loi Il n'y a pas beaucoup d'autres

6:49
Présentateur

Je lance un appel Et nos équipes vont aller voir les parlementaires À l'ensemble des parlementaires Y compris ceux du groupe majoritaire De la majorité présente ? Oui, ils n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer Je sais On va avoir discuté avec certains d'entre eux Qu'ils ne sont pas super fans Bien sûr Ils ne sont pas super fans Des reports de l'âge légal de 62 à 64 ans Écoutez, c'est peut-être le moment de le montrer

7:13
Invité

Vous parliez de cette journée d'action du 6 juin Juste avant le 8 juin Je croyais pourtant, vous avez entendu Que vous ne feriez pas de manifestation Pendant 6 mois Ça sert encore vraiment à quelque chose Une journée d'action ?

7:23
Présentateur

Vous ne m'avez pas entendu correctement Je disais Non, non, je disais Il n'est pas question de faire des manifs À répétition pendant 6 mois C'était, j'ai dû le dire, il y a un mois Ce que je voulais dire par là C'est qu'on ne ferait pas Tant qu'on ne concentrerait pas sur les retraites Une fois que la bataille serait totalement finie Je vous le dis, la bataille n'est pas finie Et donc, c'est le premier élément En fait, il y a des choses un peu contradictoires Laurent Berger

7:49
Invité

Parce que vous dites à la fois Je vous ai entendu dire Il ne faut pas faire croire aux Français Qu'Emmanuel Macron va retirer cette réforme Et en même temps, vous dites La bataille n'est pas finie

7:57
Présentateur

Il ne faut pas faire croire aux Français Qu'ils le feraient Simplement si on faisait des journées à répétition Il faut utiliser tous les process Toutes les opportunités De peser parce qu'il y a des événements Qui peuvent se passer Si le RIP avait été accepté hier On le sait, ça ne suspendait pas la réforme automatiquement On en aurait appelé à la responsabilité Du président de la République En disant, attendez, revenons vers les citoyens Pour savoir ce qu'ils en pensent Là, on peut avoir un vote négatif A l'Assemblée nationale Mais vous avez encore un espoir Que cette réforme ne rentre pas en vigueur en septembre Oui, bien sûr Si c'est sans doute un des derniers moments Mais le 8 juin est un moment très important Pour essayer de faire en sorte Je ne vous dis pas que ça va marcher à 100% Je n'en sais rien Mais on va tout faire pour que ça fonctionne Et juste pour vous dire sur les manifestations Il y a deux éléments Il y a ça Il faut pouvoir peser jusqu'au bout Le groupe Lyot fait ce choix Dans sa niche parlementaire de déposer Et je crois que les organisations syndicales Ont aussi la responsabilité de dire Ok, essayons Vous faites question sur les députés ?

On fait pression au sens démocratique du terme Comme c'est normal que les parlementaires Ressentent ce que souhaite la population Et puis l'autre élément Je le dis C'est que la colère est très forte encore La colère est encore très forte Et on a eu un 1er mai historique

9:15
Invité

En termes de mobilisation Laurent Berger, sur cette colère Notre sondage et lab du jour pour BFMTV Montre que l'approbation de la mobilisation Elle reste majoritaire Mais elle recule nettement Elle est à 58% Moins 5 points en deux semaines Vous avez également une baisse Sur le souhait que la mobilisation continue Même si là encore ça reste majoritaire Est-ce que vous ne craignez pas Une forme de lassitude des Français D'essoufflement du mouvement C'est les Français qui disent

9:37
Présentateur

Écoutez, la réforme est encore plus bien maintenant Tu me rappelles que depuis le 19 janvier Tout le monde se demandait Combien de temps l'opinion soutiendrait la mobilisation On est... Mais ça baisse Mi-mai, ça baisse à 60%, à 58% 58% après 13 journées de mobilisation Après autant de débats sur les retraites Continuent de dire On soutient la mobilisation des organisations syndicales Et donc, vous avez bien vu Qu'on n'a pas appelé à une manifestation La semaine prochaine, la semaine d'après, etc On a concentré autour du 8 Une mobilisation Pour continuer à exprimer son Mécontentement Et ça sera la dernière ou pas ?

Ça, on le décidera ensemble Mais après le processus Le processus après le 8 juin On verra ce qu'il sera Si la loi, la PPL était votée On verrait le processus Et si elle ne l'était pas ? Si elle ne l'était pas On se réunira Et puis on décidera ensemble

10:24
Invité

Laurent Berger, vous avez donc confirmé Que la CFDT irait négocier à Matignon Avec la Première Ministre C'est bon, vous avez reçu l'invitation ?

10:30
Présentateur

Non, on n'a pas reçu l'invitation Et d'ailleurs, irait à Matignon Mais par contre, on voudrait savoir Si c'est pour négocier, pour discuter Ou pour blablater Et donc, on aura une exigence de méthode C'est pourquoi Vous avez dit Tout coûtera plus cher Ça, c'est sur le fond Mais sur la méthode C'est est-ce que La démarche dans laquelle Veut s'engager le gouvernement Et je le redis aujourd'hui A la Première Ministre Au Ministre du Travail Est-ce que c'est On vous présente un texte Et vous l'amendez à la marge Et puis de toute façon C'est ce texte-là Que les journalistes ont déjà Et qui va s'appliquer Ou est-ce que vous voulez vraiment Discuter Et écouter les propositions Les organisations syndicales

11:04
Invité

Mais pourquoi Vous avez dit que vous iriez Vous n'avez toujours pas reçu Vous savez quand est-ce que Ça va avoir lieu Non, on n'a pas reçu d'invitation

11:10
Présentateur

Non ? Ça vous étonne ? Vous espérez Il y en a bientôt ? Vous savez, là maintenant Depuis quelques mois Il n'y a plus grand-chose Qui nous étonne Mais d'après ce qu'on a compris Ça allait arriver Dans les jours qui viennent Oui, ça pourrait être En début de semaine prochaine Je ne sais pas si la réunion Sera en début de semaine prochaine Mais l'invitation On a compris que c'était Et vous n'aimeriez pas voir

11:28
Invité

D'abord le président de la République Avant de voir Elisabeth Ban

11:31
Présentateur

Ça avait été évoqué Je pense que ce qui est sur la table C'est de pouvoir travailler Sur les évolutions du travail Les augmentations de salaire Le dialogue social dans l'entreprise Enfin nous Les propositions Les revendications de la CVT Sont très très nombreuses Et fortes Je pense que c'est bien De voir ceux qui gouvernent Donc aussi le président de la République ? Bah non, celui qui est celle qui gouverne C'est la première ministre C'est la première ministre qui gouverne au pas ?

Non, il préside Il se mêle un peu du gouvernement Ah bah Vous l'avez constaté Je l'ai constaté Mais c'est pas moi Qui ai fait cette distinction Entre la présidence Et la gouvernance Entre gouverner et présider C'est un ancien premier ministre Edouard Philippe Absolument, vous avez raison

12:09
Invité

Les syndicats réformistes Donc iront Il y a aussi la CFTC Côté CGT On sent beaucoup moins d'enthousiasme La décision doit être prise aujourd'hui Est-ce que cela affaiblirait L'intersyndicale Si certains syndicats Décidaient de ne pas Se rendre à Matignon pour négocier

12:22
Présentateur

Non, d'abord Dans la déclaration intersyndicale Que nous avons fait mardi Vous avez laissé la liberté Mais bien sûr Vous savez, on n'a pas créé Une seule organisation syndicale Non mais liberté

12:30
Invité

Ça veut dire qu'au fond Il n'y a plus d'unité intersyndicale Si chacun peut ce qu'il veut

12:33
Présentateur

Ici, il y a de l'unité intersyndicale Contre les 64 ans Pour aller au bout De ce combat-là ensemble Et il y a l'idée Et c'est dit Dans la déclaration intersyndicale Qu'on va tenter De construire des propositions communes Dans le cadre de ces concertations Mais ensuite Chacune des organisations syndicales Et moi je suis très très clair là-dessus A sa liberté En fonction de sa culture Ça serait un problème

12:52
Invité

Si la CGT n'y allait pas

12:53
Présentateur

Non, ça sera son problème Ça sera à elle D'expliquer pourquoi elle n'y va pas Et on prendra acte Et vous êtes optimiste Sur le fait qu'il vienne ? Moi je pense que le rôle D'un syndicaliste Quel qu'il soit À l'endroit où il est C'est d'aller Parler avec son patron Même si On n'aime pas son patron Mais c'est d'aller parler Avec celui ou celle Qui à un moment donné Peut améliorer la situation Des travailleurs Ou pas Ou la dégrader Parce que c'est là Où on peut obtenir Des avancées Ou contrecarrer Les mauvais coups

13:22
Invité

Un mot rapide Avant de parler du fond Des négociations En attendant cette invitation Le patronat vous demande Une réunion Dès que possible Pour je cite Ne pas se laisser imposer Un agenda de négociation sociale Par le gouvernement Est-ce que vous lui dites Banco Il faut qu'on se voit

13:32
Présentateur

Oui bien sûr Bien sûr Et d'ailleurs Il ne s'est pas arrêté Le dialogue social Pour cette période Tout le monde a dit Le syndicalisme Il est dans la contestation Effectivement Nous étions dans la contestation Nous sommes dans la contestation Sur cette réforme des retraites Mais pendant ce temps-là On a signé des accords Sur le dernier étant Le dialogue social Sur la transition écologique Dans les entreprises Et donc le patronat Il faut On va répondre à cette invitation Favorablement ?

Oui Après je dis une chose au patronat C'est que sur la question De l'augmentation salariale On sait bien Que c'est davantage vous Que le gouvernement Sur la question du dialogue social Dans l'entreprise C'est vous aussi Qui devez faire Des pas significatifs Sur la question de l'organisation Du travail Donc vous leur dites

14:06
Invité

Prenez vos responsabilités

14:07
Présentateur

Oui Ce ne sera pas pour discutailler Là non plus

14:09
Invité

Un mot sur le fond Donc Parmi les sujets De négociations Que vous souhaitez pousser J'ai notamment entendu Conditionnalité des aides publiques C'est-à-dire s'assurer Que les entreprises Puissent répondre A un certain nombre de critères Retour des comités d'hygiène Qui avaient été supprimés Lors du quinquennat précédent En fait Ce que vous demandez au gouvernement C'est de faire exactement l'inverse De ce qu'ils ont fait Depuis 6 ans Vous y croyez vraiment Ou pas ?

14:30
Présentateur

En tout cas Oui Moi je suis un syndicaliste Donc quand je porte une revendication J'y crois Et surtout Je l'éteille Vous savez Sur la question salariale La conditionnalité des aides publiques Aujourd'hui Il y a 151 branches Sur 171 De plus de 5000 salariés Qui démarrent Avec des échelons En dessous du SMIC C'est vrai également Dans les fonctions publiques Aujourd'hui Vous savez qu'un agent De catégorie C Dans les fonctions publiques Il est 8 ans Au SMIC 8 ans au SMIC Quel que soit le développement De ses compétences Sa progression etc Parce qu'il y a des échelles De rémunération Qui démarrent en dessous du SMIC C'est vrai aussi Dans le privé Dans tout un tas De branches professionnelles On va verser Combien de temps Des aides aux entreprises Sur les bas salaires Ça sera un point dur

15:12
Invité

De négociation

15:14
Présentateur

Oui Ce sera un point important De la négociation Sans exiger Que les branches professionnelles S'alignent Par la négociation Avec des minimas Qui soient au niveau du SMIC Sur la question De la santé Et de la sécurité Dans les entreprises Il n'y a pas de commission Santé-sécurité De conditions de travail Dans les entreprises De moins de 300 De façon obligatoire Il faut les rendre obligatoires On sait bien Que c'est ce sujet-là Qui a aussi beaucoup émergé Pendant la réforme des retraites Donc oui On va venir avec des revendications Qui sont des propositions Étayées Et on demandera En termes de méthode Que le gouvernement Ne nous dise pas On ne voit pas ça Ce n'est pas possible On ne demandera pas Je vous le dis très franchement Avec un peu de caricature Mais on ne va pas demander A des gens Qui n'ont pas vu des travailleurs Depuis des semaines et des semaines De voir des mois De nous dire comment ça marche Dans les entreprises Sur le travail Sur les salaires Sur l'emploi

15:57
Invité

Un mot Laurent Berger A la suite des violences Lors du premier mail Le gouvernement réfléchit A la possibilité D'une nouvelle loi Anti-casseur Est-ce que ça vous paraît opportun ?

16:05
Présentateur

En tout cas Ce qui est sûr Je ne sais pas S'il faut une loi anti-casseur Ce qui est sûr C'est que le comportement Un certain nombre d'individus Qui n'ont rien à voir Avec les revendications syndicales Est inacceptable Et je les condamne C'est-à-dire les black blocs Tous ceux qui cassent Qui s'attaquent Aux forces de l'ordre Je le condamne De la même manière Que lorsqu'il y a débordement Et ça peut arriver De la part de certains policiers Je les condamne Mais ce que je veux dire C'est que ces violences-là Elles sont contre Le mouvement syndical Elles sont contre Nos propositions Contre nos revendications Et que ces gens-là Ils ne défendent rien En termes d'idées Sur la question De la situation des travailleurs Juste ils cherchent à casser

16:40
Invité

Sophie Binet Parle de dérive sécuritaire Du gouvernement La contrôleuse Des lieux de privation de liberté A dénoncé Des gardes à vue préventifs Des attentes graves Aux droits fondamentaux Dérive sécuritaire Est-ce que c'est une expression Que vous reprendriez ?

16:51
Présentateur

Non Mes expressions Je les garde pour moi C'est celle que je vous ai dit C'est cette alerte Je vais vous dire quelque chose Aujourd'hui A une certaine période Assez récente Mais un peu éloignée maintenant On a édicté Un certain nombre de lois Contre le terrorisme Elles étaient absolument nécessaires A ce moment-là La CFDT déjà Avait dit d'accord Mais attention A ce que ça ne s'élargisse pas Aujourd'hui Y compris dans la décision De certains préfets On s'est servi De ces lois Antiterroristes Pour empêcher Des rassemblements De personnes Qui voulaient manifester Un mécontentement Et donc je dis Qu'il est grand temps De reposer un peu Les bases De liberté de manifester Qui n'est pas remise en cause Dans notre pays Et de liberté D'association Etc Et donc Je peux juste Prendre un exemple

17:39
Invité

Le président de la République Est aujourd'hui à Sainte Pour présenter sa réforme Du lycée professionnel Il y a un arrêté préfectoral Qui vient de tomber Qui interdit les manifestations Entre 7h30 et 18h Est-ce que ça Ça vous choque ?

17:49
Présentateur

Oui ça me choque C'est pas normal Je me rappelle enfant Être allé dans des déplacements Des ministres Simplement Avec mes parents Qui devaient Pour telle ou telle raison Que j'ignore Aujourd'hui Manifester Leur mécontentement Oui ça me choque Et ça me choque D'autant plus Quand c'est utilisé A partir d'une loi Qui visait A lutter Contre des risques Très profonds Sur lesquels

18:11
Invité

Alors là en l'espèce Ces troubles à l'ordre public Qui sont évoqués C'est pas la loi Sur l'arrêté préfectoral

18:16
Présentateur

Mais ça vous choque De toute façon Oui d'interdire Un rassemblement C'est pas Et vous voyez Moi j'essaye d'avoir Une ligne claire C'est contre toute violence Toute atteinte aux biens Et personne Y compris symbolique Moi toutes les attaques Avec des mannequins Et tout Je les condamne Je trouve ça inacceptable Mais je pense Qu'il faut permettre Aux citoyens D'exprimer Un mécontentement Dans un cadre sécurisé Pour les personnes Qui se déplacent Mais voilà Deux questions

18:41
Invité

Rapidement encore Gérald Darmanin S'en est pris A Jean-Luc Mélenchon Considérant qu'il y avait Une forme de complicité D'ambiguïté Quant aux violences A l'égard des forces de l'ordre Jean-Luc Mélenchon Qui n'a toujours pas condamné Par exemple Ce qui s'est passé le 1er mai Est-ce que ça vous choque Ce silence de Jean-Luc Mélenchon ?

18:54
Présentateur

Je vous savez Moi j'ai comme principe De porter les propositions Je vais dire Sur les violences Je le condamne Je sais qu'il y a des militants Du PC qui se sont fait Du PCF Et notamment Yann Brossat Qui s'apporte ma solidarité Je trouve ça inacceptable Je parle ma solidarité Avec les policiers Vous êtes très clair Vous êtes sans ambiguïté

19:12
Invité

Est-ce que vous regardez Jean-Luc Mélenchon En disant

19:14
Présentateur

Il y en a d'autres Qui sont un peu plus ambiguës Mais vous savez Ce qui est important Quand vous exercez Une responsabilité comme la mienne C'est d'être très clair vous-même Et après En creux ou pas en creux Chacun peut concevoir Ce qu'on peut penser De l'attitude des uns et des autres Ça c'est un jeu à la con Excusez-moi de vous le dire Comme je le pense Aujourd'hui Le Rassemblement national Est en position de force Parce qu'il prospère Sur la défiance dans les institutions Et sur le ressentiment social Et je pense que malheureusement C'est très partagé Y compris par celui Qui vient de dire ça Le fait que le Rassemblement national Puisse augmenter Donc puisse progresser Donc il faut plutôt Se concentrer Plutôt que les uns et les autres A commenter Les positions des uns et des autres A faire en sorte Qu'il y ait une confiance Dans les institutions Qui reviennent Dans la démocratie Qui revienne Et qu'on trouve les solutions Contre le ressentiment social Ça s'appelle salaire Condition de travail Retraite

20:02
Invité

Très rapidement Laurent Berger Un dernier mot Sur la réforme Que va présenter Emmanuel Macron Sur le lycée professionnel Favoriser l'insertion De ces lycéens Est-ce que c'est une bonne réforme Selon vous ? Rapidement il ne reste pas Beaucoup de temps

20:13
Présentateur

Oui Alors rapidement Ce n'est pas facile Parce qu'il y a plusieurs éléments Que des jeunes soient rémunérés Quand ils vont en stage C'est plutôt une bonne chose Il faudra donner les moyens Aux enseignants De suivre ces jeunes Y compris quand on développera Plus de périodes de stage Donc ça ne se fera pas Sans une reconnaissance Des professionnels non plus De l'enseignement professionnel Mais il faut regarder Ce qui va se faire Mais en tout cas Il faut rénover Cette voie professionnelle Qui est aujourd'hui Trop délabrée Merci beaucoup Laurent Berger 8h53 sur RMC et BFM TV

Face à Face : Laurent Berger - 04/05 · Pourquijevote