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interviewLCI (sur YouTube)· 13 juillet 2026 169 min

Brunet sans filtre du lundi 13 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour si vous nous rejoignez, bonjour Magalie Lunel. Dans un instant, je vais vous présenter nos invités et bien évidemment nous casserons, comme nous disons dans les chaînes d'info, nous casserons l'antenne dès que le président de la République s'adressera à la nation. Mais mais avant, il faut que nous parlions de ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de Paris.

Figurez-vous, et c'est je le dis avec beaucoup de prudence, mais c'est le scénario qui semble s'esquisser des feux qui pourraient être d'origine criminelle ont été déclenchés hier après-midi du côté de la forêt de Fontainebleau et c'est vrai qu'on est à proximité de la grande conurbation de la grande agglomération parisienne et il y a un impact psychologique tout à fait oui terrifiant bien évidemment pour la capitale de la France et et bien évidemment un acte symbolique qu' sur lequel nous allons revenir mais les images sont tout à fait impressionnantes et donc c'est hier aux alentours enfin dans en fin d'après-midi que ces feux ont été identifiés et que les pompiers se sont mobilisés. Oui. Regardez ces pompiers toujours à l'œuvre selon nos images qu'on a reçu il y a quelques minutes maintenant et cette déclaration spectaculaire, vous l'avez dit, de Laurent Nugnaas qui s'est rendu donc dans la forêt de Fontainebleau, ce pourrait être des feux d'origine criminelle.

On va y revenir. D'abord, on reste sur place pour voir comment se passe cette maîtrise ou non du feu par les pompiers Leséanaboles et Titoan Boiteteux. Vous êtes sur place depuis depuis ce matin.

Vous vous êtes rendu du côté de la 6 parce qu'on voit que ces incendies ont eu des conséquences extrêmement concrètes avec des retards à la SNCF et des autoroutes totalement bloquées. Bon là, j'ai l'impression que avec vos images que ça circule pas vraiment. Oui.

Bah alors là, on est sur juste au-dessus de la 6 et vous allez le voir, elle est totalement fermée et elle est impratiquée. Et c'est impressionnant parce qu'on voit ce cet immense panage de fumée juste au-dessus de l'autoroute 6. Un feu toujours actif et un feu visible à plus de 20 km autour de la forêt de Fontainebleau et c'est déjà 800 hectares qui ont été brûlés. un incendie exceptionnel et même qui attire donc des personnes.

On voit des personnes tellement c'est tellement inédit que des personnes sont venues voir l'étendue de la fumée. Pour l'instant, c'est à peu près 2 300 pompiers qui sont actuellement sur place pour lutter contre l'incendie et des renforts sont attendus dans la journée et le ministère de l'intérieur espère que ce feu soit fixé dans la journée. Voilà, merci à vous Les anabol.

Donc aux alentours de au milieu de la matinée, hein, le ministre de l'intérieur Laurent Nugè s'est exprimé et c'est là qu'il a évoquer ce scénario encore une fois de de feu qui pourrait être d'origine criminelle. C'est vrai que bon, il y a une simultanéité qui interroge à tout le moins. On l'écoute le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz au milieu de la matinée à propos de ces incendies près de Paris. 500 pompiers qui sont à pied d'œuvre sur un incendie qui est qui a démarré en plusieurs points hier en fin d'après-midi dont deux points de part et d'autre de l'autoroute à 6 et toutes les il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 m ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire.

Voilà une origine volontaire. Voilà, vous vous imaginez le le scénario. Encore une fois, je reste sur les symboles, hein, mais n on est à quelques dizaines de kilomètres de la capitale de la France.

Il s'agit surtout pas de dire que Paris est menacé par les incendies, mais quand même, ces incendies gagnent vers le nord et se se situent désormais autour de cette grande conurbation de plus de 12 millions d'habitants qui est la grande grande région parisienne. Donc, symboliquement, ça n'est pas rien pour les les Français. Les incendies ne sont plus une réalité circonscrite au sud de de l'hexagone et ils gagnent vers le nord et la capitale est donc aujourd'hui symboliquement encore une fois affecté. et Valérie Nataf est avec nous notre éditorialiste ainsi que Renault Pila et Claire Deorme pour évoquer donc ces incendies extrêmement spectaculaire clair on fait un point parce qu'évidemment ça nous interpelle si c'est d'origine criminelle ou pas mais d'abord il y a une conjonction aussi météorologique extrêmement forte qui explique ces feux parce qu'on parle de celtaine bleau qui nous impressionne tous 800 hectares brûlés il y en a trois en cours en Sain etmarn peu partout en France oui absolument c'est toutes les conditions sont réunies bah pour favoriser juste justement ses départs de feu et puis aussi sa propagation.

On en est quand même à notre 3è épisode caniculaire depuis le début de l'année. Donc les sols sont déjà extrêmement sec. Il y a pas eu forcément en amont ce ce travail de de débroussaillage.

Donc ça veut dire que que le terrain est vraiment très réactif au départ de feu. Puis à cela donc c'est très fortes chaleur. On a eu quand même ce dernier ce dernier mois des températures à l'antrée régulièrement au-dessus des 35°gr.

Sachant que la chaleur est un facteur aggravant pour le départ de feu. La masse d'air est vraiment très sèche et puis là, il se trouve qu'on a un épisode de vent, un un épisode donc de vent de nord-est qui vient des continents et qui assèche encore plus la masse d'air donc tout est absolument favorisée pour que le la moindre petite étincelle puisse partir en un très grand feu de forêt. Alors effectivement oui ouais-y allez-y.

Tout est fait tout t conjonctur la conjoncture fait que c'est extrêmement impressionnant. Écoutez ce qu'a dit un pompier à Laurent Nunes tout à l'heure, donc c'était au cours de la mattinée à Fontainebleau et là aussi c'est assez spectaculaire. C'est sans doute d'origine criminel mais ça peut durer éventuellement plusieurs jours voire des semaines.

Écoutez, c'est un qui durera plusieurs jours par semaine puisqu'on va traiter chaque lisière comme on vous l'a dit, c'est très difficile d'accès. C'est pour ça que les commandu feu de forêt sont les bienvenus. et ennoyer complètement une sur un feu de 2 3 et il faut des fois 3 4 jours.

Bon quand même alors j'ai parlé tout à l'heure Claire de l'Orme de la puissance symbolique. Je veux pas faire peur aux gens en disant demain que le musée du Louvre sera la proie des flammes mais mais il y a cette puissance symbolique de cette grande agglomération parisienne 11 12 millions d'habitants. Voilà et Fontainebot c'est pas loin.

C'est à quelques dizaines de kilomètres, peut-être une petite centaine, même pas un peu moins de 60 km. Combien vous dites ? 60 km une heure de Paris.

Euh bon, bien évidemment la capitale n'est pas menacé mais quand même ces feux si j'écoute ce qu'on dit pourrait mettre pourrait mettre plusieurs semaines à les à les fixer et à les les éteindre. On a énormément de mal en effet à à fixer ce genre de feu de forêt car déjà ce sont des ce sont des des végétaux qui sont particulièrement exposés au feu. La plupart sont caduc.

Ce sont des forêts des forêts de de chaîne. Il y a également de la chame. Donc ça c'est extrêmement combustible.

Ça met énormément de temps à s'éteindre et donc en effet ça va demander une mobilisation absolument entière. Clair, je vous interromps parce que pardonnez-moi, je vous repasse le micro tout de suite. Clair, mais regardez ces images mesdames, messieurs, sont pas des vieilles archives he qui du sud de la France.

Ce sont des images en direct de ceux qui se passent à une petite centaine de kilomètres de Paris à Fontainebleau. Mesdames, messieurs, vous voyez ? Voilà.

Donc c'est tout à fait impressionnant. Justement, je sais pas si vous avez remarqué mais le ciel parisien est quand même assez voilé depuis ce matin. Donc c'est voil de nuage, c'est vraiment du c'est vraiment dû justement à ces fumés bêtement bêtement ce matin.

Je me suis dit ah bah les jours raccourcissent déjà à 5h du matin, je me dis et non c'était dû à ça. Non non moi je me suis pas dit ça. Moi je me suis dit nous allons avoir contrairement à ce que disait la météo une journée un peu nuageuse.

C'est une bonne nouvelle parce que la chaleur sera ça sera moins le dome de chaleur sur l'agglomération parisienne. Pas du tout, c'est pas du tout des nuages. Enfin, ce sont des nuages provoqués en partie par ces incendies.

Alors, il y a des nuages naturels mais on voit ce petit voile nuageux qui a tendance à rendre le ciel un petit peu plus terne. Bien, ça c'est dû aux fumées d'incendie de de Fontainebleu. Les Canadaires en action, on le voit des moyens nationaux mobilisés.

C'est du jamais vu, hein. Autant de moyens mobilisés pour un incendie en région parisienne. C'est Laurent Nunes qui l'a confirmé.

Et il y a la question de la souveraineté aussi qui se pose et c'est Philippe qui le met sur la t. Décidément la canicule et les feux n'échappent pas à la politique puisque le candidat à la présidentielle Édouard Philippe vient de faire un poste sur X pour dire que le prochain Canad sera souverain. Je m'y engage.

Il estime que cette crise pose la question de nos moyens de lutte contre les incendies. Tout à l'heure Laurent Nigèz disait qu'il y avait pas de question de moyens, que tout était bien organisé. Lui, il estime Édouard Philippe que la file d'attente mondiale pour ses avions dit canader s'allonge mais que la sécurité de la France ne saurait dépendre des commandes des autres.

On le voit, la campagne est lancée est très bien lancée euh puisque sur cette question aussi, il va y avoir des divergences et des débats. Nous avions Valérie il y a une dizaine de jours ouvert ce débat. C'était passionnant parce que nous parlions avec des pompiers un représentant de très haut niveau des des sapeurs pompiers qui disaient que ils avaient mobilisé la puissance publique en disant euh et donc un certain nombre de de fabricants industriels, pas Airbus he des entreprises plus petites réfléchissaient à la possibilité commerciale d'industrialiser des nouveaux avions type canadaire.

Mais il faut derrière on on on crée pas des lignes de production pour trois avions. Il faut derrière la possibilité que les Espagnols, que les Italiens et cetera on achète un projet français. Il y a un projet français.

Euh la difficulté c'est que comme comme pour tout un tas d'industries, il faut s'assurer qu'il y ait des contrats gouvernementaux sur des années. On lance pas une usine, une ligne de production pour de années, mais compte tenu du nouveau climat français, du nouveau climat méditerranéen, on peut imaginer que désormais il va y avoir des commandes publiques sur les 15 20 années à venir. Alors Renault Renault, je voudrais vous entendre là-dessus parce que je sais on vient de voir le Canader.

Non, je voudrais vous entendre sur ce cette dimension symbolique. Pardon, on parle un peu de symbole, la capitale de la France qui est affectée désormais par les grands feux et qui, je le redis, sont pas une menace immédiate. Bien sûr, voilà, Bercy ne va pas brûler ni l'Élysée, mais en revanche nous avons des incendies à proximité de Paris avec d'ailleurs des fumées qui recouvrent le ciel parisien.

C'est c'est du jamais vu. C'est du jamais vu. C'est du jamais vu en Europe.

Euh qu'un incendie aussi important se déclare à 1 he de Paris. On a eu ça si en Grèce. Vous vous souvenez il y a 3 ou 4 ans, Athènes euh Athènes était menacé par les flammes pour le coup.

Vraiment, il y a des certains quartiers d'Athè qui ont dû être évacués quand hier après-midi. Ça veut dire ça veut dire que vous nous dites en creux que Paris devient une capitale méditerranéenne qui souffre. Éidment.

Évidemment, on en est on en est on en est on vient de passer un weekend dans la France entière encore sous des chaleurs extrêmes. On se retrouve là peut-être peut-être encore avec plusieurs jours sur des chaleurs extrême. Et moi hier après-midi quand j'ai vu que le le feu se déclarait à Fontainebleau, on était habitué sur LCI depuis 3 semaines un mois à parler du gare, des Pyrénées orientales, du Var, de la Drome, Fontainebleau.

Je me suis dit bon, c'est un petit feu qui va durer une 1h à 2h. On en est à 24h. 5 % de la superficie de la forêt de Fontainebleau est déjà partie en fumée. 500 pompiers des renforts du sud de la France, deux Canadaes sur neuf qui sont en activité.

On voit les images à l'instant qui sont en train de décoper sur la scène. On a l'impression d'un scénario de science-fiction pour moi. Enfin, Fontainbo, on j'essaie de rassurer tout le monde, c'est loin c'est un lieu de prenable pour des millions de français.

J'ai une fille qui est étudiante et qui va tous les jours euh faire ses études à Front, voilà, qui fait des allers-retours en transport en commun. Et dans l'imaginaire des Français, on rappelle l'ancienne forêt royale, on pense à Françoiser, c'est aussi patrimoine est en train de brûler parce que ce n'est pas fini. On l'a bien compris.

Mais surtout regarder à quel point c'est exceptionnel et c'est historique. C'est la première fois dans l'histoire qu'il y a autant d'arrêtés préfectoraux pour les feux d'artifice. Regardez, ne serait-ce qu'un petit pétard ce que ça peut donner.

Donc ça euh ça peut être une des conséquences directes d'un feu de forêt. Là pour le 14 juillet, il n'y aura pas de feu d'artifice sur toute la couronne parisienne. Bon attention dit alors là on n'est pas dans un scénode science-fiction, c'est-à-dire que bon tout le monde a déjà entendu parler du JCE, donc le groupement intergouvernemental des experts sur le climat à l'échelle mondiale.

Un certain nombre de régions françaises ont également des Grecs, donc des groupements régionaux d'experts sur le climat. Et le grec francilien pour le coup avait déjà expliqué que des scénarios de ce type-là pouvaient tout à fait se produire. On les attendait pas pour 2026, plutôt pour les années 2030 et après.

Mais de fait, ce n'est pas de la science-fiction. Ce n'est pas de dire, c'est que c'est ça le choc entre les rapport à l'assemblée et ce qu'on vit à l'heure actuelle. C'est un choc.

C'est pour ça que je parle d'un scénario de film catastrophe. Je suis désolé, c'est un choc pour toute la population et pour tous les Français. Mais alors juste pour le choc, parce que regardez ce qu'on a a marqué.

Le choc effectivement est tel que le président de la République qui normalement doit prononcer son discours aux armées là, il a un petit peu de retard vient de tweeter ceci. La forêt de Fontainebleau est frappée par un d'un par un incendie d'une ampleur exceptionnelle et il apporte tout son soutien évidemment aux habitants et aux pompiers. Donc effectivement c'est un là aussi on va pas faire du parisianisme Fontainebleau ça raisonne dans l'esprit de chacun des fontain bien sûr.

Non non non je n'y ai pas du tout la dimension de choc. Ce que je voulais dire ici, c'est qu'il y a effectivement une grande partie de la population d'entrepreneurs, parce qu'on peut parler de la question des Canadaires. Faire des Canadaires souverains, ça va être compliqué.

Je peux vous donner, je peux vous détailler ça, hein, c'est possible mais en tout cas c'est pas si facile que juste de le dire sur un plateau de télévision. On va faire des Canadaires souverains. Et donc bref, il y a un certain nombre de gens qui se mobilisent sur ça là-dessus.

Depuis 2010, depuis 2015, les spécialistes en prévention des risques, les spécialistes en gestion des forêts disent que ces scénarios sont des scénarios pour lesquels il faut investir à la fois sur des moyens terrestres, à la fois sur des moyens aériens et même sur des moyens maritimes ou fluviaux. De fait, ce que je veux dire ici, c'est que il y a un choc par les images, il y a un choc par la symbolique du lieu, mais en réalité pour ceux qui suivent ça et qui alertent depuis de nombreuses années, il y a et pardonnez-moi de le ressentir aussi à titre personnel, une forme de frustration qu'il lui fallu attendre ça pour effectivement que depuis 24 heures, il y ait une prise de conscience médiatique, politique et cetera générale. Vous avez vous m'avez lancé une perche, c'est insupportable, je vous le dis hein.

Ce qu'a dit Édouard Philippe, ça met insupportable. Voilà. C'est de la démagogie et du populisme à trois sous.

Donc quoi le populisme n'est pas seulement le fait des deux radicalités LFI et RN, il y a aussi toujours historiquement un populisme du bloc central. Ils sont capables de faire ça comme les autres et dire aux Français "Oui oui, si je suis président moi, il y aura des Canadaires français, c'est pas vrai. Il fa on parler à des industriels, c'est très compliqué.

Il faut un carnet de commande long comme le bras. Sinon, aucun chef d'entreprise ne va créer des lignes de production qui coûtent des dizaines des dizaines et des dizaines de millions d'euros avec des machines complexes pour pour vendre trois Canadaires à à la France. Donc encore une fois, c'est du populisme à trois sous et c'est dommage qu'Edouard Philippe se plie à ce genre de franchement.

Alors, c'est un sujet c'est un sujet que je connais bien parce que je travaille sur la question de la motorisation hydrogène des avions de lutte contre les incendies notamment au Canada et dans l'Arctique en général parce que là on parle de ça mais il y a aussi des feux de forêt en Sibérie, au Groenland, dans l'article canadien des des choses qu'on nimaginait pas ou plutôt dans autrement que dans les scénarios climatiques il y a quelques années à peine et de fait sur la question des Canadaires, il faut bien se dire que un canader canadien aujourd'hui ça coûte 40 millions d'euros pièces. De fait quand après les incendies de 2022, il a été dit on va acheter deux nouveaux Canadaes. Ces deux nouveaux Canada ne sont pas attendus avant 2032.

Et de fait le carnet de commande dont vous parlez il est en train mondial de progresser parce qu'on a en ce moment même desôes de chaleur et des incendies et des risques qui se multiplient dans tant de pays que effectivement la demande elle est telle que la question qu'on doit se poser nous en tant que français c'est pourquoi nous français nous serions prioritaires sur d'autres pays qui eux sont même peut-être encore plus en difficulté que nous 2028 le prer 2032 le 2e heureusement il y en a un qui arrive en C'est pour ça qu'il y a une entreprise, alors je fais pas de pub ici mais de fait si on veut parler de Canader souverain et là je parle de Canader pas les Canada de la marque canader mais donc les avions de lutte contre les incendies de manière générale, on peut imaginer des avions de ligne à la retraite ou presque des ATR72 par exemple être rétrofités. C'est ce que fait Toulous positive et c'est et ben voilà positive aviation. Tout à fait.

Voilà. Positive aviation qui propose de transformer des ATR72 en bombardier d'eau d'autres capacités. C'est ce que dit, j'ai pas eu de tout le phip, je suis pas là pour le défendre mais au moins vous dire de quoi il s'agit et que par ailleurs il y a eu aussi sur cette antenne le les paroles d'un patron qui d'une entreprise qui s'appelle Inero et qui fait une forme de drone canadaire.

Il aime pas trop qu'on dise canadaire pour les raisons que vous avez exposé mais voilà des solutions commencent à se mettre en place. Moi ça me d'une certaine manière ça me rassure. Ça veut dire que la technologie vient à notre secours alors que le réchauffement climatique va beaucoup plus vite qu'on l'imaginait.

D'accord. Donc très donc on va relativiser sur on va dire qu'il y a effectivement des solutions intermédiaires de type drone de type et adaptation de on voit avec la TM 400. C'est bien qu'il en parle.

Bon c'est bien qu'il en parle en tout cas. Louis Baudin merci d'être avec nous. Louis on parlait avant que vous arriviez que vous nous rejoigniez. parler de la puissance symbolique de ces feux de forêt d'abord dans les blouissantes forêts royales de Fontainebleau qui est un joyau magnifique de de nature dans la région parisienne que vous connaissez sans doute. la petite ville de Fontainebleau qui est en autre joyau, le château de Fontainebleau qui est un autre joyau.

Et l'idée qui est ce feu de forêt lancé à à Fontainebleau tout cela à 100 km à 1 he de de Paris est quand même sacrément symbolique parce que les Français qui habitent en Alsace, en Bretagne un peu partout s'étaient accoutumés à l'idée que les incendies c'étaient les autres. le sud-ouest de la France, le sud-est de la France, le Var et cetera, le Vaclus, chaque année, les bouches du Rône, les Alpes Maritimes, on regardait ça, c'était impressionnant. On voyait les gens évacuer, on disait "Mon dieu, j'ai bien de la chance d'être dans Loir et Cher, j'ai bien du bol d'être dans la Haute Marne ou dans les côtes d'armor." Mais là, on se rend compte que même Paris qui est quand même très au nord dans la dans la géographie française.

Oui, mais la physique se moque de la géographie. C'estàd que si vous mettez tous les ingrédients qui peuvent amener votre forêt, quel que soit l'endroit où ça se trouve, ça va pouvoir arriver. Et là, quel que soit l'endroit en France, bon en ce moment là, ça tombe sur Fontainebleau, mais d'autres endroits sont exactement dans la même vulnérabilité. vous ajoutez la sécheresse, le les températures très élevées qui concernent quasiment toutes les régions et vous mettez un peu de vent ou un phénomène de de malheureusement d'intervention humaine volontaire ou involontaire et vous arrivez à ce type de résultat.

Là, vous mettez pas de conditionnel sur a priori le le ministre de l'intérieur qui dit il y a 10 départes feu simultané en forêt de fontain bleu. C'est volontaire. Voilà, c'est probablement volontaire donc euh c'est triste mais mais là vous avez tous les ingrédients, mais ça va pouvoir arriver.

Je peux on peut parler des Vauges, on peut parler des Ardenelles, on peut parler Savez ce qui m'a marqué aussi aujourd'hui au C Frel le C Frel Bretagne Nord Côte d'armor il y a un feu un incendie en ce moment encore un joyau encore un joyau de la nature et du patrimoine français à côté de Saintmal Capel qui était effectivement s souvir des Bretagnes qui est à l'intérieur de la Bretagne là on est sur la côte et il y a un incendie aujourd'hui. Mettez les conditions physiques pour que ça arrive et là après quelle que soit la géographie ça peut se produire. Bon les amis, il y a un point, on on va on va aller sur place dans un instant, mais il y a un point qu'on n'a pas évoqué par pudeur ou parce que nous autres journalistes attendons toujours euh euh les confirmations, enfin qu'on a qu'on a évoqué à demi-mots, c'est la dimension criminelle.

Parce que là, effectivement, comme vous dites, le ministre Laurent Nè, ministre de l'intérieur qui a fait un point il y a quelques instants a dit qu'il semblerait que ce soit un incendie volontaire. Il y a 10 départs de feu simultané à Fontainebleau près de Paris hier soir au bord de la 6 au bord de la 6 de part et d'autre de l'auto fameuse autoroute à 6. Bon, on peut raisonnablement considérer que c'est de nature criminelle, hein, sans prendre un grand risque.

Attention, c'est moi je suis encore une fois dans le symbole des gens qui s'amusent parce que franchement que dire voilà à à mettre en enfin allumer des incendies près de Paris comme ça qui vont durer des semaines. Ça a été dit par le ministre. C'est ça va durer des semaines.

On va mettre des semaines à éteindre ces incendies qui vont menacer des petites communes de Sainmar. On est en Sainmarne. C'est ça.

Saarne c'est le poumon vert de l'agglomération parisienne. C'est c'est pas un c'est un truc d'une d'une violence. Ça va semer, ça peut semer le chaos dans euh ben à proximité de la 6, les TGV, ouais, les TGV, les aéroports, c'est la vie quotidienne des Franciliens qui et sans doute peut-être la peur des franciliens de la partie est de la capitale, de cette grosse conurbation parce qu'on va en parler tous les jours de ça si ça dure toutes les semaines, on va en parler tous les jours et demain et après-demain, il y aura peut-être des communes qui seront menacées.

Enfin, il faut peut-être rappeler ce qu'encourent les incendiaires dans ce cas. juste rappeler les sanctions jusqu'à enfin de 15 ans de réclusion criminelle jusqu'à la perpétuité et 150000 € d'amende. Donc rappelons à ceux qui peut-être s'amusent, d'autres qui ont peut-être des visées, j'allais dire immobilières criminel.

On a connu ça en Corse, ceux qui incendiaient des massifs en Corse pour pouvoir avoir du terrain constructible ou peut-être les déséquilibrer. Rappelons-leur, la sanction est très forte depuis 20034. Ce n'est plus un petit délit.

Ce n'est pas un délit. le départ de feu, un incendie volontaire, ça se fait ça se paye très très cher en prison. Je suis toujours fasciné par le fait que les pompiers ou plutôt les les les policiers et les gendarmes retrouvent les auteurs d'incendie criminel.

Ça me fascine. Rien rien n'est plus à enfin rien. Les gens sont perdus dans des forêts, dans des bois et cetera.

Attendez, on me dit que Emmanuel Macron euh va s'exprimer dans quelques instants. C'est bien cela. Alors, il va sans doute parler des incendies, mais pas que, puisqu'il s'adresse aux armées à l'hôtel de Bri, veille de ce 14 juillet en ce 13 juillet, nous écoutons donc le président de la République et c'est son discours au aux armées.

Donc, on fait un petit breaking news comme on dit. À tout de suite les amis. Madame la ministre des armées des anciens combattants.

Madame la ministre déléguée. Mesdames et messieurs les ambassadrices et ambassadeurs. Monsieur le président de la commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, monsieur le président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées du Sénat.

Mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur le chef d'état-major des armées, monsieur le délégué national de l'ordre de la libération, monsieur le délégué général pour l'armement, monsieur le secrétaire général pour l'administration, messieurs les chefs d'état-major, monsieur le directeur général de la gendarmerie nationale, monsieur le gouverneur militaire de Paris, mesdames et messieurs les officiers généraux, mesdames et messieurs Messieurs les directeurs, officiers, sous-officiers, officiers mariniers, militaire du rang, marin, aviateur et personnel civil des armées. Mesdames et messieurs, je suis particulièrement heureux et fier de vous retrouver aujourd'hui ici à l'hôtel de Brien dans ce lieu chargé d'histoire où dans le bruit des canons de la guerre, Clémenceau organisa la victoire et où siégera plus tard le général de Gaulle comme chef du gouvernement provisoire. C'est la 10e fois que j'ai l'honneur ici de me tenir devant vous.

Il y a 9 ans, si tôt élu par les Français, je vous annonçais un tournant historique pour nos armées. Tournant auquel beau coup avaient cessé de croire, habitué aux coupes budgétaires successives. Avec vous, j'entendais ainsi renoué avec l'esprit des volontaires de l'an 2.

Esprit de liberté, exigeant de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace. Je vous annoncé que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus et que la France et ses armé seraient à la hauteur de leur devoirs et responsabilités. Je fixais pour cela un objectif clair, vérifiable, atteindre dès 2025 un effort de défense à hauteur de 2 % de la richesse du pays.

J'en prenais ici l'engagement solennel. J'en prenais l'engagement parce que j'étais alors convaincu que les périls du monde imposaient de redresser nos armées parce que la nation a toujours su se rassembler pour défendre sa liberté par les armes quand il faut. Héritière en cela des soldats de Valmi, des héros de Cameron, des poilus de Verdin et des braves de Birakim.

L'engagement a été tenu et nous avons bien fait. Avant même que le sel ne sombre dans le chaos, avant même que le proche et Moyen-Orient ne s'enflamme, avant même que la guerre n'arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement. Avant même le lancement de cette guerre insensée que mène la Russie contre la nation et la terre d'Ukraine, avant toutes les turbulences que nous traversons aujourd'hui, nous prenions l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe. l'autonomie stratégique, cette indépendance dans l'analyse, dans la décision et dans l'action, cette liberté au fond, cette ambition pour notre pays et qui fait la grandeur de la France et sa singularité dans le concert des nations.

La France qui refuse l'esprit de ce que fut l'étrange défête, la France qui parle au monde, la France libre. L'engagement a été tenu, les faits sont là. Et l'an dernier à cette même place, je demandais d'aller plus vite, d'aller plus fort, être libre, être craint, être puissant, non par plaisir, mais par nécessité.

On n'agit pas par goût, mais parce que le devoir l'impose, comme l'écrivait Mark Block. Je demandais donc d'accélérer encore cet effort de défense et fixer pour objectif d'avancer à 2027 l'ambition initialement prévue pour 2030 d'atteindre un budget de 64 milliards d'euros pour nos armées. 64 milliards d'euros en 2027, c'est en 10 ans un doublement du budget des armées.

Nous l'avons chaque année tenu à l'Europé et ce sera fait. Oui, l'engagement a été tenu, les faits sont là et l'histoire jugera. Et je veux ici saluer le sérieux du travail accompli par la ministre des armées des anciens combattants, madame Catherine Vautrin, et par la représentation nationale qui a massivement voté ce texte d'actualisation et la loi de programmation militaire il y a quelques jours dans un esprit de concorde et de responsabilité.

Et ce faisant, je veux remercier l'ensemble de vos prédécesseurs qui durant ces 10 dernières années ont permis ces votes successif et ont permis de tenir ces budgets à l'euro près. Un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros est donc prévu pour la période 2026-2030 avec, vous le savez, trois grandes priorités. D'abord, l'augmentation de nos stocks de munition et le renforcement de la préparation opérationnelle.

Ensuite, des moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté. alerte avancée, espace, feu dans la très grande profondeur, défense solaire et aussi le réhaussement de notre dissuasion nucléaire en cohérence avec le virage stratégique que nous avons annoncé au mois de mars dernier avec la mise en place de la dissuasion avancée. Enfin, l'amélioration de la capacité des armées à mener les combats qui pourraient s'imposer dès demain.

Défense surface Air, lutte antidrone, guerre dans le champ électromagnétique, drone de tout type quantique, intelligence artificielle en plus de ce qui avait déjà été acté en 2023 avec le cyber, le spatial et le maritime. Cette actualisation doit produire des effets visibles avec des commandes et des premières livraisons dès 2026. Cette actualisation entendant aussi renforcer la résilience de la nation avec le nouveau régime d'état d'alerte, avec le service national qui commencera dès septembre et permet au fond de consolider cette force d'âme dont je parlais ici en 2024.

C'était une nécessité. On en mesure la nécessité en mer d'Arabie où notre marine nationale est engagée depuis de longs mois. Et quelle belle preuve de vigueur de nos forces navales après 4 siècles au service de la France.

Je veux ici féliciter nos marins déployés depuis de longs mois et leur chef, l'amiral Nicolas Vaujourmettra à son successeur, après 37 années de guerre des mers, une marine opérationnelle dont il peut être fier. Merci amiral et bonne mère à votre successeur l'amiral Christophe Clusel. On en mesure la nécessité avec la coalition des volontaires qui se réunira cet après-midi aux invalides pour prendre les décisions qui s'impose et continuer à soutenir l'Ukraine qui défend son territoire, qui défend sa souveraineté, qui défend sa liberté et par voie de conséquences notre sécurité en Europe.

Je remercie le chef d'étatmajor des armées, le général Fabien Mandon pour tout ce qui a été fait depuis 18 mois maintenant à cet égard. Et je salue nos soldats déployés en Roumanie. Notre armée de terre une fois encore et là aussi a été au rendez-vous. et notre armée de terre dont vous rendez cet été le commandement, cher général Pierre Chill, après avoir revré pour sa transformation et sa préparation à la haute intensité avec un sens du commandement marqué par la subsidiarité et la confiance.

Merci mon général et bon vent à votre successeur, le général Jacques Langlade de Montgro. On en mesure la nécessité quand nos partenaires, je pense aux Émirats arabes unis, au Qatar, à la Jordanie, constate dans les faits notamment grâce à notre armée de l'air et de l'espace la force qui est la nôtre. Et je veux ici remercier l'ensemble de nos pilotes, de nos mécaniciens sous votre commandement, général Bélanger.

Oui, chacun dans cette région a pu mesurer, comme ailleurs, la fiabilité des engagements pris par la France pour leur sécurité. La France est un partenaire fiable, stable, qui tient ses engagements et qui tient une ligne claire, la ligne de la nonombelligérance dans les conflits qu'elle n'a pas choisi. La ligne du respect du droit international, de la liberté, y compris la liberté de navigation qu'elles compt aider à faire respecter dans le détroit d'Ormouse.

C'est la même volonté de respect de la souveraineté et de la liberté de navigation qui a présidé depuis 8 années à notre stratégie indopacifique et qui a expliqué beaucoup de nos réussites dans cette région. La ligne de la défense de nos intérêts et de nos amis partout dans le monde lorsque c'est nécessaire. Et je pense à nos déploiements récents et ponctuels comme en Finlande, mais aussi à nos engagements plus pérennes en Estonie, en Lituanie, au Liban, en Irak.

On en mesure la nécessité dans tous les théâtres où nos services extérieurs opèrent. Et je veux ici remercier la DGSE l'ensemble de ces agents et n'en nous n'en oublions aucun ainsi que leur directeur qui agissent dans la confidentialité requise pour la sécurité et les intérêts de la nation. et nous en mesurons la nécessité aussi sur le territoire national à travers l'opération sentinelle qui se poursuit et mobilise nos forces et à travers la présence partout sur le territoire de notre gendarmerie.

Merci mon général. Dans ce brouillard de la guerre, la France n'est pas seule. Bien au contraire, ancré dans son socle européen, mais apte aussi au plus grand large, elle s'est proposé des initiatives et fédéré des coalitions.

Cela nous l'avons montré il y a quelques années d't à Cuba en étant nation cadre et en commençant à agréger au cœur de l'Afrique les forces de tant de pays. et nous l'avons montré il y a 18 mois en bâtissant cette coalition des volontaires avec nos amis britanniques et nous serons honorés et je les remercie de leur présence parmi nous ce midi qu'en tête des troupes défile demain nos partenaires de la coalition des volontaires, éléments avancés qui incarnent en particulier la capacité des Européens à saisir leur destin et à prendre leur sécurité en main associant tant de nations européennes et à leur côté le Canada et les démocraties de l'Indo-Pacifique. Là aussi, en quelques années, nous aurons bâti des capacités nouvelles en Europe et orchestré un réveil stratégique.

L'Europe est en train de devenir une puissance s'appuyant sur les États qui la constituent, respectueuse de leurs décisions souveraines, mais assumant de se défendre et d'agir un. Une Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l'ont longtemps consumé, mais qui en conjuguant les patriotisme de leurs membres, en agissant unis, nous rend tous plus forts. Le message que nous envoyons au monde est le suivant : "Oui, la paix est notre but.

Oui, nous chérissons la liberté et le droit. Et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre toujours et au prix du sang s'il le faut. Ce prix du sang payé par nos soldats français, mort pour la France, blessés dans leur chair ou leur âme.

Et je veux redire le respect de la nation pour ces soldats morts pour la France. notre affection aux familles enillées auprès desquelles j'étais il y a un instant avant de vous rejoindre à nos blessés, à toute leur famille et notre attachement aux pensionnaires de l'institution nationale des invalides. La reconnaissance de la nation, notre soutien et ma compassion aux familles sont là pour signifier que la France n'oublie et n'oubliera jamais leur nom.

De même que nous n'oublions jamais nos anciens combattants qui portent tant de nos combats, notre mémoire, nos engagements et dont je remercie ici les grandes fédérations et les associations. Je salue également le travail accompli par la ministre déléguée madame Alice Ruffau pour améliorer entre autres choses l'accompagnement des blessés avec une prise en charge plus coordonnée, plus humaine. Là encore, l'engagement a été tenu.

J'apporte, vous le savez, la plus grande attention à la condition militaire. Chef des armées, j'en suis l'ultime garant. À cet égard, j'entends que les efforts consentis ces dernières années pour les militaires et leurs familles ne soient pas remises en cause, en particulier par des mesures d'économie porté à l'aveugle qui ont tant abîmé nos armées il y a quelques années.

Oui, la nation sait ce qu'elle doit à ses soldats et à leur famille. Oui, pour nous défendre, nous avons besoin des meilleurs de nos concitoyens dans tous les métiers, du combat comme du soutien pour continuer à disposer d'un modèle d'armée complet. Oui, nous devons attirer.

Oui, nous devons fidéliser. Oui, nous devons compenser justement les suggestion. Et je remercie à ce titre le haut comité d'évaluation de la condition militaire pour son travail et sa vigilance chaque année, mais également le secrétariat général des armées, le Séma et l'ensemble des chefs et les ministres pour leur grande vigilance.

C'est l'ambition que je porte pour les soldats de la France depuis que je suis président de la République. Je veux ici saluer l'engagement exigeant de celles et ceux qui font ce choix de servir la France et de défendre ses intérêts et ses valeurs partout dans le monde. ce choix de l'engagement de la disponibilité en tout temps et en tout lieux, de la patrouille sur terre, dans les airs, sur mer et sous les mers, du courage et de la bataille, cette ouverture volontaire au sacrifice, cette exigence fondamentale de l'efficacité pour réaliser la mission, quel qu'en soit le prix des mutations et des déménagements qui ont tant d'impact sur la vie personnelle et sur toutes les familles.

La condition militaire est au fond le corement. Les deux notions sont indissociables. C'est une question de cohérence, de crédibilité et un enjeu d'efficacité.

Voilà pourquoi j'ai veillé à améliorer les rémunérations des militaires, la situation des familles, des blessés. Voilà pourquoi je resterai vigilant jusqu'à la dernière seconde à ce que les conditions de militaire de leur famille y compris leur logement soit amélioré. Voilà pourquoi je me suis engagé dans d'autres comme je m'y suis engagé dans d'autres sénacles.

En 2027, une part des primes viendra intégrer le calcul des pensions militaires. Je sais combien cette mesure est attendue et je sais pouvoir compter sur ce sujet comme sur tout le reste sur la mobilisation et la vigilance du premier ministre cher Sébastien Lecornu tant attaché aussi à nos armées. Voilà pourquoi je serais attentif à ce que la trajectoire des effectifs fixés par la loi de programmation militaire soit respecté.

Ils sont une pièce essentielle de notre réarmement. Notre réarmement, ce sont aussi les efforts que fait la direction général de l'armement et merci au délégué général pour ses efforts, son travail et nos industriels animés par elle pour innover là où d'autres continuent encore à entretenir des rendes de situation. Compte tenu des menaces, toute notre industrie de défense doit se mobiliser pour gagner en agilité, répondre aux enjeux et continuer d'être compétitive.

Innover, se positionner, savoir quand se recentrer sur la rusticité et pouvoir produire en volume certaines armes quand les besoins l'exigent. La guerre en Ukraine et les risques identifiés par la revue nationale stratégique montre bien qu'aujourd'hui ce n'est plus seulement le stock mais le flux qui détermine la stabilité stratégique en Europe. Ce ne sont plus les arsenaux existants, mais la capacité d'en produire qui seront découragés les adversaires.

L'Ukraine nous donne à cet égard une leçon spectaculaire et soyons lucides. Nous avons pris de nombreuses initiatives, lancé beaucoup de choses, réinvesti comme jamais. Nous avons il y a un peu plus de 4 ans lancé l'économie de guerre.

Mais est-ce que c'est suffisant ? Non. Face à la concurrence internationale, à l'accélération dans tous les domaines du jeu, à l'émergence de nouveaux compétiteurs, y compris un soupçonné parfois il y a quelques mois, nous devons continuer d'investir davantage tant des fonds publics européens que des fonds publics nationaux, mais aussi des fonds privés.

Nous devons innover. Nos entreprises ducteur doivent s'habituer à prendre davantage de risqu, à s'habituer à prendre de risques sans forcément sécuriser toutes les commandes comme on en le fait dans beaucoup de secteurs, à produire aussi plus vite, à mobiliser les programmes et les financements européens que nous avons très souvent inspiré nous-mêmes à tout faire pour bâtir des standards européens et une vraie préférence européenne. Ceci doit être vrai dans le domaine spatial. comme l'a très bien montré la revue stratégique coordonnée par le SGDSN et je l'en remercie.

Le sommet que nous organiserons en septembre prochain permettra d'avancer, je l'espère, dans ce domaine. Mais il nous faut continuer d'accélérer. L'opération Bromo est à cet égard soutenue par le gouvernement, l'ensemble de l'État français comme de nos partenaires pour là aussi créer plus de synergie, rapprocher nos grands opérateurs. et nous devons aller plus loin sur les projets européens de constellation commune, d'innovation en commun, de standards européens.

C'est la même chose dans les autres domaines. Malgré l'échec du scaf que je regrette profondément, nous aurions tort de nous arrêter là et nous aurions tort de penser que les réalités d'aujourd'hui sont vraies dans 10 ans, 15 ans ou 20 ans et qu'il n'y aurait pas des compétiteurs qui vont émerger. Alors, avançons sur le sameté nouvelle génération, sur l'alerte avancée avec Jewells, sur le tir dans la profondeur où nous devons bâtir nos propres solutions en cohérence complète avec la dissuasion avancée que nous avons décidé.

Avançons sur le char de combat et KNDS. Avançons sur des projets multiples qui nous permettent de faire de l'Europe une réalité industrielle et en acte. Partout, on crée de la disynergie, on se fait plaisir sur le moment, mais on crée les retards de demain.

Partout où on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe sur l'histoire qui est la nôtre. Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. Et au moment où l'Europe se réarme, pensez qu'accumuler chacun séparément des capacités et le sens de l'histoire, c'est une absurdité.

Nous devons bâtir en européen et garder nos spécificités propres, nos modes de décision, nos forces d'intervention, notre crédibilité. Mais ne faisons pas bégiller l'histoire. Il nous faut aussi reconnaître que dans les drones, les intercepteurs, les missiles ou les munitions, nous ne produisons pas assez vite, nous ne produisons pas assez fort et nous devons nous adapter pour nos propres besoins.

Là où je vois nos armées attendre, parfois des mois, si ce n'est des années les capacités qu'on leur promet, mais aussi pour être compétitif à l'international. Nous ne vendrons pas des solutions si nous expliquons aux clients qui veulent se protéger aujourd'hui que nous leur livrerons les munitions, les missiles qui vont avec dans 5 ans, 6 ans, 7 ans. Des compétiteurs arrivent qui leur proposent pour demain et donc nous devons là aussi investir, prendre des risques.

Je compte sur nos industriels pour le faire et réaliser ce nouvel ordre, mais aussi pour mobiliser nos PME, nos start-ups, l'ensemble de nos écosystèmes pour produire partout mieux sur le territoire français. Les commandes historiques des dernières années et nos succès à l'export nous obligent et doivent nous conduire à une exigence redoublée. Enfin, je veux saluer l'engagement de la jeunesse de France qui a répondu présente à l'appel et qui rejoindra dès septembre Noran en effectuant dans les armées son service national.

J'irai à la rencontre des appelés du service national à la rentrée en chef des armées pour les féliciter. Et je veux remercier le chef d'état-major des armées et ses équipes pour la mise en œuvre de ce projet que j'avais annoncé en novembre dernier à Vars. Il est essentiel pour consolider cette force d'âme.

Il est essentiel pour continuer à recruter les meilleurs. Il est essentiel pour continuer aussi à accroître notre réserve et nous savons que dans les enjeux aussi de la mobilisation nationale, il y a les objectifs que nous sommes fixés pour doubler les effectifs de celle-ci. Mes chers compatriotes, soldats, aviateurs, marins, nous avons beaucoup fait pour redresser nos armées et nous continuerons à le faire parce qu'une armée statique serait une armée défaite.

Et dans ce monde en bascule, nous devons conserver un temps d'avance, anticiper les chocs et les besoins. Nous devons être stratèges et nourrir une vision prospective. Cette vision de la défense à 10 ans, je la livrerai prochainement.

à l'occasion des 150 ans de l'école de guerre qui forment les officiers supérieurs dont la France a besoin demain pour tenir son rang. Oui, nous devons préparer les guerres à venir mais nous ne trompons pas. Notre capacité à les mener dépendra de notre crédibilité aujourd'hui.

Ce sont les guerres d'aujourd'hui que nous devons gagner. C'est notre force à tenir sur le front ukrainien. C'est notre capacité à être là où nos partenaires nous attendent au proches et Moyen-Orient.

C'est notre capacité à continuer à être des partenaires tels que nous l'avons reconçu en Afrique. C'est notre capacité à nous tenir dans l'Indo- Pacifique qui déterminera notre capacité à tenir les enjeux de 2030. Tout se joue aujourd'hui, ici encore.

Tout ce qui a été fait depuis 10 ans nous a rendu plus fort. Mais soyons humbles, exigeants. Il nous reste beaucoup à faire.

Alors aujourd'hui à la veille de notre fête nationale à l'occasion de laquelle la nation se rassemblera, place de la Concorde pour rendre hommage à ses soldats. Je vous je veux ici en ce jour vous redire ma détermination, ma reconnaissance et ma fierté d'être à vos côtés depuis 2017. C'est ma plus grande fierté.

Vous avez ma confiance. Vive la République et vive la France. Voilà mesdames messieurs, prise de parole en ce juillet.

Veille. de 14 juillet au ministère des armées du chef de l'État Emmanuel Macron. Une prise de parole assez courte, moins d'une demi-heure, pleine de solennité. sanglant élevé les tendard sanglant élevé entendez-vous dans nos campagnes multiples soldat qui viennent jusque dans nos bras éganger nos fils et nos compagnes aux âmes citoyens marchon marchons 15 marseillais euh le chef de l'État donc vous disais-je tout à l'heure qui salue la ministre des armées Catherine Votrein le chef de l'État donc pour cette prise de parole du 13 juillet car il ne s'exprimera pas demain Valérie Nataf lors du 14 juillet il ne s'exprimait que que qu'à de reprise d'ailleurs exactement 2020 et 2022 c'est il n'est pas très fan de l'exercice pour le pour alors euh nous qui regardons de très près sur LCI l'actualité internationale peut-être davantage que les autres d'ailleurs, on on tenait à à diffuser d'ailleurs cette prise de parole du chef de l'État et et à l'écouter avec la plus grande attention.

C'est ce que vous avez fait Valérie. Qu'est-ce que vous avez entendu ? Quels sont les éléments qui vous semblent saillants et singulier dans cette prise de parole du chef de l'État ?

Alors, si vous avez si vous me permettez le parallèle historique, d'une certaine manière, le président Emmanuel Macron ne laisse à personne le soin de faire le droit d'inventaire et il a donc dressé son propre bilan en matière de défense stratégique. Les spécialistes seront là pour l'expliquer, mais surtout en terme de place de la France en Europe et dans le monde. Donc les l'engagement a été tenu du doublement du budget de la défense. la vision que défend le président de la République dit-il depuis le début sur ce réveil stratégique de l'Europe, cette stratégie, cette autonomie stratégique européenne et donc française, voilà comment il l'a mise en œuvre.

Et donc les projets qui avancent puisqu'il y aura la confirmation d'un effort supplémentaire du budget de 36 milliards d'euros pour la période allons de maintenant jusqu'en 2030. Et puis une petite reconfirmation sur laquelle peut-être il faudra s'arrêter. La France est prête à se défendre y compris au prix du sang.

Et moi ça vient en écho à ce que j'entends dans les cercles du pouvoir sur le fait que d'ici 2 à 3 ans, disent les services de renseignement occidentaux, il y aura aux frontières est de l'Europe une guerre de haute intensité. H donc le prix du sang par une armée professionnelle évidemment, il s'agit pas d'envoyer des conscrits mais la France se prépare à cette guerre de haute intensité dans les 2 à 3 ans. Oui, merci.

Renault Pila, vous avez écouté également la prise de parole au ministère des armées à l'hôtel de Brienne du président de la République qu'on attendait encore une fois. J'aime bien ce que vous dites Valérie, président qui ne veut laisser à personne d'autre cette tâche qui est de de de faire son bilan, le bilan de son action sur le plan militaire et sur le plan avant de laisser le mot bilan est absolument tabou dans les cercleséens. On parle pas de bilan, on dit legacy, excusez-moi, c'est beaucoup plus chic, c'est l'héritage.

L'héritage, il a délivré comme pour reprendre l'expression qu'adore Emmanuel Macron, expression angloaxon. J'ai délivré, j'ai fait ce que je je devais faire deux points. Délivré, c'est oui l'entreprise, c'est j'ai fait ce que j'avais dit que je ferais tout délivre.

Voilà. Et dans les réunions, c'était le mot favori avec ses collaborateurs de Macron. Il faut que tu faut que tu délivres en gros faut que tu faut que tu te démerdes pour pour que ça marche.

Euh il fait son bilan, il y a pas de bilan mais bien sûr qu'il fait son bilan et il a raison de le faire parce que c'est selon moi un des points positifs, je ne vais pas dire un des seuls points positifs, mais enfin c'est un des points positifs majeurs de des 10 ans d'Emmanuel Macron. Il a compris en 2017, il fallait augmenter les budgets de la défense de façon considérable. Il a compris qu'on était considérablement en tard.

Il a compris euh avec d'autres le chef d'état-major, l'ancien chef d'étatmajor que désormais le danger était à nos portes. Il a compris, ils ont compris euh à Matignon, l'Élysée, et à la défense aux armées que Poutine était devenu ingérable et que désormais, il fallait aider l'Ukraine parce que si l'Ukraine on l'a laissé tomber, c'est désormais le flanc est de nos pays qui était menacé. Euh une chose très importante et il l'a dit, on est en retard, on est encore à la remorque l'industrie de défense française, ça ne va pas assez vite.

Les carnets de commande sont beaucoup trop longs. et il a cité il il a même il il a même ouvert même ouvert le capot de la la mécanique en disant si vous industriel attendez que les carnets de commande soient pleins pour enclencher les les les les les la fabrication des matériels militaires alors on y arrivera pas donc il leur dit allez c'est pas grave si les carnets de commande sont pas à 100 % allez commencez à fabriquer quand même. Et il parle à il parle à son successeur.

Ouais ouais, il parle à son successeur he que ça soit Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Polou-jacques, il dit à son successeur continue à augmenter les budgets, continue à promettre à l'industrie de défense française que nous aurons des commandes. Et bien, il parle également sans les citer aux Allemands parce que la nouvelle la nouvelle qui est catastrophique pour l'industrie franco-allemande de l'armement, c'est qu'au sommet d'Ankara, qu'est-ce qui s'est passé ? Les Allemands nous ont lâché pour la Suède.

La Suède qui vient d'entrer au à l'OTAN, SAB, le groupe SAB qui est extrêmement puissant a conclu avec les Allemands un projet sur les missiles, un projet sur l'avion de chasse. Donc en gros, il faut désormais que la France soit la hauteur parce que si on n'est pas à la hauteur, on va être doublé. Et on a été doublé la semaine dernière par la Suède, pardonnez-moi.

H Aurénia Duchen, consultant géopolitique et défense. Dites-nous parce que là, on a eu des propos assez généraux, hein, qui nous ont un petit peu retracé l'ambiance générale de cette prise de parole du chef de l'État au ministère des armées. Le chef de l'État qui, je le rappelle, si vous prenez l'émission en cours s'est adressé solennellement depuis le ministère des armées, l'hôtel de Brienne aux armées françaises.

Il ne parlera pas demain 14 juillet, il il parlait maintenant. Quels sont les éléments si on si on rentre dans le détail qui ont retenu votre attention à vous Aurélien ? La première, c'est l'insistance sur l'autonomie stratégique européenne effectivement et le réveil européen.

Alors, il parle du réveil pour les Européens mais pas pour les Français dans l'idée qu'au fond, la France était la seule à avoir préservé sa propre autonomie et que nos voisins se sont réveillés notamment de leur dépendance aux États-Unis après que, il faut le rappeler, dès 2017, Emmanuel Macron n'avait fait un mantra autonomie stratégique européenne et c'est dans son deuxème mandat seulement que c'est devenu un mot d'ordre également pour les autres pays européens. Hm. De l'autre côté, il a réécrit en partie d'histoire.

Il est vrai qu'il a augmenté beaucoup plus que ses deux prédécesseurs en date le budget de la défense. Mais de 2017 à 2022, il n'est absolument pas question de se préparer à une guerre contre la Russie à laquelle ne croient ni les responsables polétiques ni les militaires français. Mais à l'époque, il y avait déjà l'idée comme fil rouge de la politique de défense d'Emmanuel Macron, l'autonomie stratégique européenne dans tous les domaines de l'espace jusqu'au nucléaire.

Un dernier aspect, enfin, le président a reparlé d'économie de guerre. Alors, vous me direz, la France avec 2 % du PIB alloué à la défense contre 40 % pour l'Ukraine n'est pas une économie de guerre. Mais là où ça produit des effets, c'est qu'on multiplie par 4, par exemple, la production et la vitesse de production d'équipements comme les missiles.

On nous disait il y a 5 ans, c'est impossible de le faire. Ben maintenant qu'on voit l'urgence avec la perspective d'un conflit de haute intensité en Europe d'ici 2030 et qu'on met l'argent, on peut y arriver. Il y a 7 8 ans, on ne fabriquait que de 2 et demi rafales par mois.

On en fabrique combien aujourd'hui ? Maintenant, il y a l'idée de passer à quatre, on est à trois mais il y a une nouvelle usine qui a été construite pour la première fois de prix presque 50 ans par d'assaut. On va passer à 4.

La production de César, on est passé de 3 à 12. La production d'OBU dernier exemple on était à 20000 en 2022 on sera à 120000 130000 cette année h mais c'est pas assez bien sûr Bujon Mered pardon ou on parlait d'effectivement de cet héritage de d'Emmanuel Macron qu'il a mis en avant avec des mots un peu presque grand diloquants. Je vous l'avais promis les faits sont là, je l'ai fait l'histoire jugera.

Et il y a l'avenir qui l'ouvre avec effectivement cette phrase assez spectaculaire. C'est-à-dire qu'il y avait les alertes du chef d'état-major des armées à plusieurs reprises qui le dit dans une dans un horizon de 3 à 5 ans, il pourrait y avoir une guerre directe avec l'Ukraine, avec la Russie, la Russie, la Russie, pardon, la Russie avec la Russie euh même s'il a pas nommé la Russie, attention, attention, je n'y vais pas attention parce qu'il a parlé de l'Ukraine nommément mais pas de la Russie mais effectivement et là le chef de l'État s'inscrit dans cette voie làà en parlant du prix du sang. Il va falloir qu'on soit capable de payer le prix du sang.

Alors, il y a la Russie, mais il y a pas que la Russie. C'est-à-dire qu'en 2026, on aurait pu payer le prix du sang ailleurs. C'est-à-dire qu'on a payé le prix du sang bien sûr au Moyen-Orient pour commencer.

Et je vous rappelle qu'au mois de janvier dernier au Groenland, les Français étaient prêts avec les Danois à se battre et à payer le prix du sang face aux États-Unis. Encore une fois, ce n'est pas moi qui l'invente. En l'occurrence, c'était les stratégies qui étaient mises en œuvre et qui étaient prêtes.

Donc dans ce contexte-là, la question du prix du sang, c'est une c'est une réalité concrète de 2026 qui ne fait effectivement que se renforcer en terme de planification, en tout cas de risque majeur sur 202829. Et de fait là, je vais mettre ma casquette d'enseignant à l'école de guerre depuis 2020. Évidemment que j'ai vu une différence entre ce qu'on nous demandait d'enseigner entre 2020 et 2023 et ce qu'on nous demande d'enseigner depuis maintenant 3 années 24 25 26.

Et de fait, ce retour de la haute intensité, il n'a pas vocation juste à évidemment faire joli politiquement. C'est une réalité sur laquelle nous avons une ambition mais surtout une responsabilité au niveau de l'école de garde, donc le niveau supérieur euh niveau 2 euh de de formation des armées, de préparer nos chefs militaires de demain, c'est-à-dire de 2028, de 2029 à gérer cette réalité. Il y a un deuxième élément qui me paraît important ici aussi dans ce qui a été dit par le président de la République dans cet héritage qu'il essaie de de constituer, c'est le flanc nord.

Alors le flanc nord, c'est l'Estonie nord-est, c'est la Finlande également, nouvel entrant bien sûr aussi dans l'OTAN sur la période. Et de fait tout ce flanc nord, il se manifeste également par les nouveaux accords de coopération notamment sur le volet de la défense nucléaire avancée avec par exemple la Norvège, le Danemark et d'autres. Donc si vous voulez ce flan nord aussi, ça c'est une réelle euh nouveauté quelque part, en tout cas un héritage du second quinquena d'Emmanuel Macron.

Je je suis un peu embêté Richard Verli parce que euh on on a euh ce président de la République qui fait son legacy. C'est quoi son legacy ? Son héritage.

Voilà son héritage qui trace son bilan, même si le mot est tabou aujourd'hui à l'Élysée sur le plan militaire. Très bien. Mais mais il y a ce que ce qu'a dit Renault c'estàd que en réalité il y a une concurrence intérieure sur les sur les questions militaires, une concurrence intérieur européenne terrible.

Il y a eu ce projet d'avion de chasse conjoint avec les Allemands qui est tombé à l'eau. Des Allemands qui manifestement ne nous kiffent pas du tout hein. Considèrent que c'est déchoir pour eux que de s'allier avec la puissance militaire française.

Considère qu'on pas la hauteur. Il n'est pas à la hauteur. Il préfère s'aler avec les Suédois.

Donc c'est c'est un c'est un coup terrible pour nous hein, même si on demeure la France la puissance dotée de l'arme atomique et si on a quelques avance sur certains points euh peut-être peut-être que dans les perspectives d'avenir de la puissance militaire française ben peut-être que on a des perspectives qui sont pas réjouissantes. Peut-être même que la France est un pays aussi sur ce sujet-là en déclin. Moi, je suis pas très optimiste de voir Suédois et allemands monter des John ventures sur le plan militaire sur le dos des Français.

Ça n'est pas rassurant. Richard, un tournant, c'est un tournant. Il y a un mot qui n'a pas été prononcé ou plutôt un terme qui n'a pas été prononcé par Emmanuel Macron, c'est le besoin d'une stratégie industrielle d'armement européenne.

Et ça, on sent que là, il ne il soit il ne le dit pas parce qu'il n'y croit pas, soit il ne le dit pas parce que les grands opérateurs industriels français ne le souhaitent pas. J'ouvre le débat. Il y a la il y a les deux réalités.

Et au fond, il n'est pas prêt. Il veut que les Européens coopèrent, ça a été dit. Euh la souveraineté européenne depuis le début, c'est son mantra.

Mais lui qui est pourtant porté sur l'économie notamment vers la nouvelle technologie et cetera, lorsqu'il s'agit de stratégie industrielle européenne, il est absent. Et ça, c'est vrai que c'est le sujet et il est absent pour une raison simple, il faut quand même le répéter, c'est que même s'il est prêt et qu'il conjure son successeur ou sa successeur à aligner les milliards pour la défense, les voisins voient bien que les capacités budgétaires françaises sont à sec. Ah oui, c'est ça.

Parce que la réalité c'est qu'à la fin pour un pays comme la France qui exporte qui est un bon exportateur d'armement, l'essentiel de la visibilité industrielle c'est quand même la commande publique. Et et alors deuxième point, moi je suis frappé par une chose, il continue Emmanuel Macron et c'est son autre mantra puisqueon a beaucoup parlé d'Europe à parler de stratégie indopacifique de la France. Mais vous avez vu l'état de la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui ?

Vous avez vu l'état de ce territoire qui qui devrait constituer l'avantine de la stratégie indo-acifique. Et là, il y a quand même à mon sens un déni de réalité. Est-ce que la France a les moyens aujourd'hui d'une telle ambition ?

Alors, je suis désolé pendant que je vous écoute, je regarde, vous savez, on a un retour de d'écran face à nous. Je regarde les petites phrases prononcées par Emmanuel Macron. Tout à l'heure, il y a une minute, il y avait gagné les guerres d'aujourd'hui.

Maintenant, notre industrie doit se mobiliser. Non, mais quand quand on voyait ça, pardon, c'est le registre des banalités, hein. Moi, on demande à ma petite sœur Virginie d'aller faire le discours à l'hôtel de Brien aujourd'hui.

Elle dira la même chose. He franchement, il y a rien d'archise. Enfin, c'est pas très disruptif, quoi.

Il faut que notre industrie se mobilise. Bon, on sur LCI tous les jours depuis 10 ans à peu près. Il faut que voilà, il est important que la France gagne les guerres d'aujourd'hui plutôt qu' après 10 ans au pouvoir.

Après 10 ans au pouvoir. Mais Richard dit l'essentiel. À partir du moment où vous avez un endettement proche de la banquroute, qu'est-ce que vous voulez faire ?

Sébastien Lecnu, il a été ministre d'armé. Qu'est-ce qu'il dit en privé Sébastien Lecornu ? On va augmenter le budget de la défense jusqu'en 2030.

On a un objectif de 90 100 milliards en 2030. C'est pas assez. Et c'est 76 milliards le chiffre pour l'instant.

On veut aller au-delà mais pour l'instant le chiffre c'est 76. Non mais l'objectif c'est 7. L'objectif c'est 100 milliards en 2030 cette année nous payons 77 milliards d'intérêt de juste les intérêts sans rourser le capital.

Donc à partir du moment c'est le budget des armées, c'est plus que le budget des armées, c'est moitié plus. Alors c'est 54 milliards cette année le budget des armées, c'est beaucoup plus que cétait imaginé il y a 2 ans et on a accéléré. Là c'est moitié plus pour les intérêts de la dette et on sera à presque 100 milliards d'intérêt de la dette en 2030 mais pas de budget de l'armement. l'Allemagne puisqu'on en parlait par comparaison c'est 108 milliards cette année et en 2030 ce sera dans les 150 milliards.

Alors certains nous disait encore des vous parlez des intérêts de la dette de l'Allemagne budget les intérêts ils sont pas d'intérêt comme ça va c'estàd que le grand malheur de la France est que au moment où nos voisins adoptent notre vision d'autonomie stratégique notamment par rapport aux Américains et où la France pourrait être leader en Europe, nous n'avons plus les marges de manœuvre. Pour vous donner un autre chiffre, on aura donc 150 milliards de budget militaire pour l'Allemagne en 2030, le double de nous. Mais cette année, l'Allemagne va donner 12 milliards d'aide à l'Ukraine.

La France, vous savez combien ? C'est 300 millions. C'est moins que le remboursement des cures thermales.

Donc on pourra parler demain de leadership européen être notre défilé, mais la réalité, c'est que vous allez en Ukraine comme J étais il y a pas longtemps, la France n'est pas considérée comme le leader de l'Europe. La souveraineté stratégique, elle passe d'abord par une souveraineté économique. Pour l'instant, on y est pas.

Vous voulez rebondir sur ce sujet, je vais vous passer le micro dans un instant mais il faut que nous avancions un peu et avancer ça veut dire se rendre en Iran. Effectivement avec les hostilité qui reprennent bel et bien au Moyen-Orient ce weekend, les États-Unis et ce matin ont frappé l'Iran massivement. Il s'agit même des des bombardements les plus puissants depuis la trêve du 8 avril.

Le régime iranien évidemment a riposté sur plusieurs bases américaines dans les pays du golf. Résultat bien le D3 Dormous ça y est de nouveau bloqué et ce jusqu'à nouvel ordre. On fait savoir les gardiens de la révolution.

Apparemment ça plaît pas trop à Donald Trump à cette situation. On fait le point avec Charles Flagel. Une base américaine au Kouwait bombardée par l'Iran.

Nouvelle réplique après une série de frappes dans la région. Samedi, l'Iran attaque ce navire, un porte-coneneur qui naviguait à 17 km à l'est d'Oman dans le D3 d'Ormouse. En réponse, les États-Unis frappent 140 cibles militaires en Iran selon l'armée américaine qui diffuse ces images.

Les médias iraniens rapportent des explosions dans plusieurs villes autour du D3 d'Ormous et annonce sa fermeture. Pourquoi l'Iran a-t-il ciblé ce navire ? Un protocole d'accord signé le mois dernier actit pourtant la réouverture du D3.

On est finalement dans une période qui est supposément faite pour arranger les choses mais on sait bien que la pression maximale fonctionne. L'arme dangereuse et la plus efficace pour la République islamique d'Iran, c'est bel et bien le D3 d'or l'Iran diffuse à son tour les images de frappe menées hier contre ses voisins du golf. sur les missiles, le portrait de l'ancien guide suprême Aliramney.

Voilà la situation quand même, on le rappelle, ce sont les frappes les plus massives depuis l'entrée en vigueur du CC feu, enfin décrété en tout cas par Donald Trump le 8 avril. Clair, juste pour faire un point de situation. Là, on n'est plus dans une phase d'escarmouche.

On en avait l'habitude un peu plus le mois d'avril, il y avait des échanges de tir comme ça de pas et d'autres. Est-ce qu'on est passé à une autre phase ? Oui, là on est vraiment enfin ça monte en intensité.

Euh le déclencheur là ce weekend, ça a été un nouveau tir euh sur ce porte-container Chipypriote par les Iraniens qui a fait monter les tensions he 140 cibles touchées par euh les Américains euh ce ce weekend, des dizaines cette nuit et euh des répliques iraniennes. Là on voit qu'on est seulement normalement à la moitié de des de la phase de négociation he ça fait à peu près un mois que ça a été signé. Il reste encore un mois pour le sauver disons mais on commence à voir qu'il y a de grosses grosses difficultés.

Je voyais le le porte-parole des des ministère des affaires iraniennes. On l'écouter. Allez-y.

Et ben on l'écoute. Comme ça vous pouvez continuer votre propos. Écoutez, effectivement, c'était ce matin.

Si l'on examine les 14 points du protocole d'accord, on constate que les Américains en ont d'une manière ou d'une autre vider de leurs substances plusieurs parties en très peu de temps. Dès le départ, nous avons déclaré que les engagements ne seraient respectés qu'en contrepartie d'engagement réciproque. Nous ne respecterons nos obligations que tant que la partie adverse respectera les siennes.

Nous l'avons démontré dans la pratique, chaque fois que la partie adverse a violé l'accord, nous n'avons pas mis en œuvre nos engagements. Voilà, on se demandait effectivement si ce protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis était désormais caduc. Non, vous dites à moi pour le sauver quoi.

Exactement. Et ce qu'il a également indiqué he c'est que les négociations se se poursuivent. Donc du coup lui non plus tout comme Donald Trump ne ferme pas la porte mais on voit quand même que la tension est montée.

Ce qu'on peut souligner c'est que les frappes iraniennes, elles ont touché aussi des pays qui sont normalement parmi les négociateurs. On pense à Om, on pense au Qatar. Il faut souligner qu'il y avait des négociations qui étaient menées notamment samedi pour la réouverture du D3 d'Ormous.

Et ce qu'on voit c'est que les Iraniens n'apprécient pas du tout que les négociateurs puissent se positionner en faveur de position américaine notamment sur l'ouverture du détroit d'Ormous. Les pays du golf justement effectivement on le dit donc les bases américaines qui ont été touchées donc hier et cette nuit donc Jordanie Bar et Oman. On a notre envoyé spécial qui est toujours à DOA pour nous.

Bonjour Pierre Olivier d'entend. Alors, vu de Paris, c'est vrai qu'on a l'impression que ces pays du golf n'ont jamais été autant frappés depuis donc euh depuis le 8 avril. Bonjour Magalie.

En effet, c'est vrai qu'on assiste à une riposte large particulièrement euh importante ici euh dans ces pays du golf, une riposte iranienne. C'est vrai que ces dernières semaines, lorsqu'on commentait justement ces repost de la part de Treran, on parlait de deux pays en particulier. Dans le golf, c'était Bahin et Kuwait.

Depuis 24 heures, on assiste à une sorte de changement de stratégie de la part de Tran puisque hier matin était simultanément visé non seulement les Émirats arabe unis, Oman, Bahrain, le Kuwait, mais aussi le Qatar où on se trouve, vous le disiez avec Olivier Martin. On a pu assister à une interception de missile en provenance d'Iran. Ça a été confirmé par les autorités.

Le Qatar visait alors que c'est un pays justement qui cherche depuis des semaines à trouver une solution à cette guerre, à cette guerre qu'elle ne veut pas. Elle avait envoyé des délégations en Iran. Elle avait reçu aussi une délégation iranienne ici à DOA.

Et on voit que malgré ça, DOA a été visé hier. Et ces frappes, elles ont d'ailleurs continué cette nuit et ce matin. Vous le disiez, des bases américaines ont une nouvelle fois visées à Bahrain, au Katwait, à Oman.

Laatension, elle est devenue encore maximale. Les pays du golf sont en état d'alerte permanent depuis maintenant 24 heures. Toujours ces tensions autour de la gestion du D3 d'Ormous avec d'un côté les États-Unis qui affirment que ce D3, il est ouvert entre guillemets comme si de rien n'était.

Alors que de l'autre côté les Iraniens eux affirment non seulement que ce D3 d'ormous il est fermé mais surtout qu'ils en gardent le contrôle. Alors Pierre Olivier Dent, c'est c'est passionnant là parce que on vous écoute et on regarde les petits rectangles rouges sur la carte qui correspondre à ces frappes iraniennes, ces repost iraniennes sur des cibles américaines. D'abord, première question, est-ce que ça touche ?

Vous avez dit là où je me trouve au Qatar, j'ai vu des missiles iraniens qui ont été interceptés par des intercepteurs de missiles lancés par les Qataris. Donc ça veut dire que les bases américains, les tirs américains ah pardon, les tirs iraniens sont stoppés ou est-ce qu'ils euh font beaucoup de casse euh sur ces ces sites qui ont été bisés ? En tout cas, Éric, c'est sûr qu'il y a il y a plusieurs pays du golf qui ont des défenses antiaériennes particulièrement efficaces.

Je pense par exemple aux Émirats arabes unis. Le pays n'a pas du tout été touché à ma connaissance par des tirs hier justement grâce à ce système de défense antiaérienne. Au Qatar, on sait que ces missiles ont été interceptés mais que la chute de débris a fait en tout cas hier matin faisait trois blessés dont un enfant.

On sait d'ailleurs ici à DOA que les gardiens de la révolution visaient la base américaine d'Alouat. C'est à une cinquantaine de kilomètres de DOA. Donc on on comprend petit à petit les cibles des Iraniens ici dans ces États du golf qui ciblent en fait les intérêts américains dans la région, vous le disiez, qui tente de justement faire respecter leur opinion car on le sait le fond de tout ça, tout ce qui a commencé c'est ces tensions, c'est autour de cette gestion du D3 d'Ormouse.

Bien merci Pierre Olivier d'entend Richard Verli je vois que regardez en bas de la carte Oman a été touché le sultan Adoman enfin c'est c'est pas des ennemis enfin c'est pas des ennemis c'est pas les pires des ennemis des Iraniens normalement qu'est-ce qu'il aura pris ça prouve sans doute une chose c'est que le régime on le sait le régime iranien est divisé je rappelle que le ministre des affair ça a été dit le ministre des affaires étrangères iranienaski était à Omanom il y a seulement quelques jours et le même Arachi a été conspué lors des funérailles du guide raméne et ses gardes du corps ont dû le protéger et donc au fond ce qui frappe très probablement c'est l'aile dure du régime qui veut soumettre au M parce que à au il y a au fond une double tentation les ommanés qui sont riverrins du des droits d'Ormous et qui ont une traduction de neutralité dans la région rappelons que eux ils n'ont pas de pétrole important eux ils ont à la fois ils ne verraient pas d'un mauvais œil un péage mais ils ne veulent pas mécontenter les États-Unis et leurs autres voisins Et donc les Iraniens, l' dur du régime veut soumettre au MS à sa volonté d'instaurer un péage de force dans le détroit d'Ormous. Alors deux choses. Euh premièrement donc Oman a bien du pétrole euh des hydrocarbures avec des réserves jusqu'en 2040 et comme ces réserves sont relativement limitées, c'est justement pour ça que ils engagent dans la région une transition énergétique autour de l'hydrogène des choses comme ça ou du solaire beaucoup plus rapide que les autres.

Ça c'était pour le contexte. Euh là ici, ce que les Iraniens ont frappé à Oman, ce ne sont pas des infrastructures humanoomanaises qu'ils ont frappé essentiellement donc à Doum euh qui est bien connu. C'est en fait à la fois des centres de soutien logistique pour les Américains et c'est aussi des plateformes de ravitaillement pour les Américains.

Donc, ce sont des infrastructures qui sont utilisées par les Américains dans la perspective où effectivement vous avez eu une massification depuis la signature du protocole d'entente le 17 juin dernier de la présence navale américaine dans le golfe d'Oman qui est en train de se rapprocher de l'Iran et particulièrement du D3 Dormous. Pour vous donner un ordre de grandeur, ici, vous aviez 11 bâtiments navales militaires au sens du terme avant la signature du protocole d'entente, vous en avez aujourd'hui plus de 20. Et là, je parle que des bâtiments américains.

Donc ça c'est une première chose. La deuxième chose sur le coit euh à Al à Al Shshore pétrolière de la Société nationale des pétroes couitiennes. Et de fait là, on touche effectivement à une logique d'escalade horizontale.

C'est-à-dire que il n'y a pas d'intensité qui monte en verticalité. Il y a une multiplication des types de frappes au manaise stratégique sur l'ensemble de la région, mais on reste en fait au même niveau de stratégie en terme de de capacité de frappe que ce qu'on avait vu déjà depuis le mois de mars. M euh c'est vous nous avez un petit peu explicité ce qui se passe du côté des frappes iraniennes.

Quelles sont vos informations sur les frappes américaines ? Qu'est-ce qu'est-ce que les Américains touchent ? Parce que les Américains ont tendance à dire voilà on on a fait combien là ? 130 140 hier et donc ça commencé ce matin 140 qu'est-ce que c'est on touche vraiment des lanceurs, des bateaux des installations stratégique où est-ce que on frappe dans le désert à proximité serait compliqué parce que les les Iraniens maintenant cachent tout ils cachent tout ce qui ce qu'il frappe les Américains, c'est effectivement toutes les infrastructures.

Bah vous voyez très bien sur cette carte là, c'est parfait. Toutes les infrastructures maritimes qui permettraient aux iraniens de continuer à défendre le D3 d'Ormous ou de pouvoir se projeter dans le golf d'Oman. Euh, il faut bien se dire que après les frappes, par exemple, sur la tour de contrôle maritime de Tcha, donc c'est-à-dire le principal port iranien le plus au sud, hein, enfin au sud-est, c'est-à-dire le plus proche de la frontière pakistanaise, ça effectivement, ça a permis aux Américains de tout simplement rendre non pas impossible mais presque la capacité de projection maritime, en tout cas d'envergure de l'Iran face aux deux porta-avions américains qui progressent eux par contre vers le D3 d'Ormous dans ce golfe d'Aman.

Ensuite, en ce qui concerne Jasque, Jasque qui est très intéressant ici, c'était que cet été ou à l'automne, on devait avoir une capacité d'exportation petite mais significative tout de même par pipeline d'hydrocarbure iranienne via Jasque. Et de fait là, ce qui est frappé et ce qui est rendu en fait inopérant, c'est la capacité potentielle donc d'exporter de l'alternance. sont plutôt des frappes sont plutôt des frappes assez stratégiques, assez assez malines que mènent aujourd'hui les Américains, c'est-à-dire tous les ports, les les les possibilités de se déployer maritimement dans le D3 d'Ormous sont affaiblis, touché voilà et dans la profondeur et puis des un pipeline, les capacités d'exportation pétroli symile des systèmes de missile résume Aurel là à l'instant apparemment il y a des tirs de de sommation qui ont été entendus dans le D3 contre deux navires on résume la situation donc des tirs de sommation des iraniens des iraniens envers deux navires là on attend des précéd en ce moment c'est les l'agence de presse ianienne qui comme d'habitude depuis une semaine on fait juste on s'arrête 2 secondes on est d'accord il y avait toute une campagne de frappe isralo-américaine jusqu'au 8 avril qui avait pour but de éventuellement changer de régime de mettre la main sur le le nucléaire iranien euh mettre à bas le système balistique iranien n'est plus du tout dans ce cas de figure.

Nous sommes bien d'accord là ça reprend pourquoi ? Parce que les Américains veulent protéger les bateaux de Marine Marchande et veulent rouvrir le D3 d'Ormouse. Ce qui ce qui ce qui ce qui ce qui était totalement libre avant le début de la guerre en février.

Oui, l'escalade qu'on connaît, elle a démarré lundi dernier quand l'Iran s'est mis à nouveau à frapper des pétroliers et également un méthagnier Qatar. Pourquoi ? parce qu'on entre dans le dur de l'ambiguité de l'article 4 du mémorandum qui a été signé par les Américains et les Iraniens.

Il y avait le flou artistique le plus total s'agissant du détroit d'Ormouse. Les Iraniens se sont mis à frapper des bateaux dans l'idée que ils n'avaient le droit de passer que par le seul passage que maîtrisent les Iraniens le long de leur côte alors que les Américains et Trump l'avait annoncé entendaient plutôt parler d'une liberté de navigation plus large. Là les Iraniens, ce sont eux qui auront tiré les premiers et redamarré l'escalade.

Là, les Américains pour leur se limitent comme ça été expliqué par Micblom Mered davantage sur au fond pourrait parler de du nouveau centre de gravité de cette guerre qui est le seul des trois dormous il se limite sur ça. La question c'est est-ce que il y aura reprise de négociation ou est-ce que les Américains sont dans l'idée que l'article 4 tel qu'il avait été signé n'a plus rien de crédible et qu'il faut recommencer des frappes plus massives avec encore une fois on le répétera jamais assez hein le les gardiens de la révolution mis la main sur le D3 d'Ormous ils ne veulent pas la laisser encore une fois avec le le conseiller militaire du guide suprême qui le déclare ce matin ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques et la République islamique d'Iran le protégera. Ici l'enjeu c'est l'article 5 en réalité qui a été mal écrit parce que mal négocié par des négociateurs américains qui n'étaient pas des professionnels et qui se sont fait avoir moi l'article 4 article j'allais j'allais article 5 de quoi parce que je pense à la charte de l'OTAN moi alors là ça va être l'article 51 de la charte de l'are important l'article 5 je parle donc du protocole d'entente le mémorandum d'entente signé effectivement par les américains et par l'Iran le 17 juin dernier.

Dans ce mémorandum d'entente, le fameux MOU, vous avez cet article 5 qui est écrit de la manière suivante, je vous le traduis en direct, la République islamique d'Iran va prendre les dispositions pour organiser le passage en sécurité des bâtiments commerciaux sans sans sans paiement, sans péage pendant 60 jours. Cet article là, il fait que aujourd'hui les Iraniens disent à la Terre entière et à commencé bien sûr aux États-Unis, c'est dans la négociation nous qui sommes à la manœuvre. C'est l'Iran qui va prendre les dispositions.

C'est pas l'Iran et Oman. C'est pas l'Iran et les États-Unis, c'est l'Iran. Et dans ce contexte-là, ce que vous disent les Iraniens aujourd'hui, c'est "Mais je suis tout à fait légitime à frapper sur des navires qui ne respectent pas la route que je décide." Parce que c'est moi, selon l'article 5 signé avec les Américains qui suit à la manœuvre.

Je vous je dis pas que les Iraniens ont raison de faire ça, je vous dis juste voilà la logique. Donc dans ce contexte-là, quand hier, cette nuit euh les Iraniens frappent dans la péninsule du Mousandam qui appartient à Aman, donc c'est-à-dire de l'autre côté du des trois d'Ormous avec des drones tout simplement la terre en plus des navires, qu'est-ce que fait l'Iran ? C'est renforcer sa position sur l'article 5.

Bien, merci Mik. Les amis, restez avec nous dans un instant. Il faut que nous repartions à quelques encablures de la capitale de la France Paris.

Euh, j'allais dire menacé par les flammes. Non, il ne faut pas exagérer. La ville de Paris, bien sûr, l'agglomération parisienne n'est pas menacée par les flammes, mais quand même un incendie sans doute de nature criminelle à quelques dizaines de kilomètres de la capitale et avec des pompiers qui disent "Nous en aurons probablement pour plusieurs semaines pour le fixer et pour le neutraliser cet incendie." Et bien, permettez-moi de vous dire qu'il y a une puissance symbolique tout à fait extraordinaire.

Les gros incendies désormais ça n'est plus pour le sud de la France. Paris euh pour l'instant a vu d'ailleurs ce matin des fumées sur la capitale qui se dégageaient de cet incendie et notre vie quotidienne l'autoroute à 6. À tout de suite.

Mesdames messieurs, quand on regarde avec une telle attention les bulletins météo de LCI ou d'ailleurs, c'est que les choses ne vont pas très bien. Voilà. Là, il y avait la météo des plages.

On l'a regardé d'un œil intéressé, mais juste avant, il y avait la météo de Claire DeOrme. Et bien évidemment, chaque bulletin météo fait résonance à la situation notamment des incendies en France, la question de la canicule et donc on sent qu'il y a une pression. Avant, on nous demandait assez rarement des informations nous sur la météo.

On nous parlait de l'Iran, de la guerre, de de Jordan Bernela, de Marine Le Pen, de Jean-Luc Mélenchon, hein, de l'économie française, de la dette. Mais il est assez rare que les gens nous tirent la manche pour nous dire la météo. Et bien oui, en ce moment et c'est ça qui nous permet de mesurer peut-être l'angoisse et le stress de la société française sur les sujets climatiques.

Euh on nous pose beaucoup de questions sur ce sujet. Donc nous sommes aujourd'hui avec nos nos invités. Nous avons Claire de l'homme qui a quitté euh le la station debout devant les grandes cartes pour nous rejoindre autour de la table car on va parler de météo.

Nous sommes également avec le lieutenant colonel Francis Coma, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs pompiers Francis Comas. Nous sommes également avec Christian Pinodo, consultant politique forestière et de gestion des risques. On va parler dans dans un instant de cette éblouissante forêt de Fontainebleau qui est touchée par les incendies.

Nous sommes avec Richard Verli. correspondant en France d'un quotidien suisse bien connu Blic. Et nous sommes avec Renault Pila qui est avec nous et avec vous euh Mika Blugeon Meret, chercheur en géopolitique.

Vous êtes chargé d'enseignement à l'école de guerre mais vous vous êtes également un expert des questions climatiques. Donc votre aide va être précieuse. Aujourd'hui bien évidemment il y a une actualité toute singulière.

Voilà, on pensait que ces incendies de forêt étaient circonscrit à des départements qui sonnent bien, hein, la façade méditerranéenne, le Var hein, les bouches du Rône, on était habitué, les Pyrénées orientales, l'héros, l'aude. Voilà, on pensait que les incendies c'était pour eux ou bien pour le sud-ouest, l'OTGaron, le Gers, hein, les Pyrénes Atlantiques, tout ça. Mais non, mesdames messieurs, les incendies gagnent peu à peu le nord de la France.

Si vous êtes, je sais pas du côté du Loirécher dans le centre, vous savez très bien que vous n'êtes plus épargné. Si vous êtes quelque part du côté du Morbillant, vous savez très bien que vous n'êtes plus épargné. Et symbole suprême, si vous êtes à Paris en Île-de-France, dans cette grande conurbation d' 11 ou 12 millions d'habitants, vous découvrez maintenant que vous n'êtes plus épargné.

Puisque ce matin tôt à Paris vers 5 6h du matin quand Magalie Lunel a ouvert ses volets et bien elle a vu une espèce de petite chappe de fumée. Tout ça venait recouvrait Paris. Tout ça venait de en partie des incendies qui se déroulent à plusieurs dizaines de kilomètres seulement quelques dizaines de kilomètres de Paris dans la magnifique forêt de Fontainebleau à côté du château de Fontainebleau.

Voilà et pardon de le dire mais la puissance symbolique de cela est extraordinaire. D'autant qu'on qu'on peut ajouter qu'il s'agirait très probablement, ça a été rappelé par Laurent Nugèz d'incendie de nature criminelle. Voilà, j'en ai terminé.

Mais waouh, quel symbole ! La forêt de Fontainbau brûle. Elle continue brûler.

C'est une ancienne forêt royale. Ça évoque évidemment François 1er entre autres. C'est notre patrimoine qui est en train de partir en fumée.

Un 5e, c'est ça ? 5 % de la 5 % de la superficie de cette forête de Fontain Bleau est partie en fumée en moins de 24 heures. Vous imaginez le choc le choc est tel que même le président de la République l'a évoqué il y a quelques minutes.

En tout cas, ce sont des images terribles autant que troublantes puisqueeffectivement le ministre de l'intérieur s'interrogeait ce matin. Il y a eu 10 départs de feu simultané dans cette forêt. Donc on s'interroge.

Est-ce que c'est volontaire ou pas ? On fait le point avec Florence de Juvini. 500 pompiers à l'assaut, des kilos de lance à dérouler, à déployer entre les roches.

Dans la chaleur, l'air irrespirable. OK, tu prolonges. Pas de répis après une nuit de trajet, eux sont arrivés en renfort depuis le Jura pour 3 jours au moins.

La journée, elle va être longue, chaude. Il va falloir qu'on tienne sur la longueur. On est venu en renfort de nos collègues ici, donc on va donner notre maximum.

Depuis les airs, un panache opaque, épé à 70 km de Paris et dans le ciel d'Île-de-France pour la première fois. Des Canadaires au travail qui enchaînent les rotations largués puiser l'eau de la scène y retourn des avions venus de Nî et Bordeaux pour tenter depuis hier de vaincre ce feu. C'est une situation exceptionnelle puisque c'est la première fois que des avions bombardiers d'eau larguent sur la forêt de Fontaine l'eau.

C'est la virulence du feu qui le qu' qui l'impose. La difficulté, une multitude de départs de feu de part et d'autre de l'autoroute. Il y a une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 m, ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire.

Les investigations permettront de confirmer ou d'infirmer cette thèse, mais il y a quand même un certain nombre de d'observations, on va dire pour le moins troublantes. À 7 heure, 800 hectares ont brûlé près de 5 % du massif. Impressionnant Magal, j'ai pas exagéré quand vous vous êtes levé ce matin des potrons minés, vous avez vu un truc bizarre dans le ciel de Paris.

Non mais 5h du matin, voilà, d'habitude à 5h du matin dans cette période de l'année là, ça fait quelques jours depuis depuis le mois de juin, il fait jour donc c'est très agréable de pas se lever au corps de la nuit. Et puis là, je me suis bah non, il faisait pas tant jour que ça. Je voyais pas trop.

D'habitude, j'ai pas besoin de la lumière là au mois de juin et juillet et là je voyais pas et je me dis "Ah non, c'est pas possible, les jours déjà raccourcissent." Je me dis c'est spectaculaire là. En quelques jours, on voit la différence jusqu'à ce que Claire me dise "Ah non mais c'était pas que les jours raccourcissait, c'est pas que le soleil s'est levé plus tard, c'est qu'en fait c'était les conséquences de ça, c'est-à-dire que le nuage de cendre et de fumée arrive jusqu'à Paris." C'est vrai ça ?

Clair ? Absolument. Surtout que là, on a un épisode de Ventest qui est quand même assez modéré, 40 km/h.

C'est d'ailleurs pour ça que le feu a beaucoup de mal à être fixé et va même encore de plus en plus vite. Et donc justement ce vent qui va à toute vitesse a ramené des des nuages des nuages de fumée sur toute la région parisienne. Donc ça m'étonne pas du tout que vous soyez réveillé ce matin.

Alors on n'est pas dans des scénarios de 3 4 ans de la la capitale de la Grèce Athène menacé par les flammes. perte. On a eu peur à Athènes.

On a eu très peur. Bah oui, encore une fois l'Élysée, l'Assemblée nationale, le Louvre, le musée d'Ors nous sont pas menacés par les flammes. Mais pardon, la puissance symbolique d'un feu dont on nous dit qu'il va durer encore plusieurs semaines.

Ça va être très compliqué mon colonel. Ça va être très compliqué. Les sapeurs pompiers vont travailler.

Je je tremble pas. Je sais très bien que euh mon mon petit appartement ne va pas brûler, hein. J'en suis pas là.

Mais quand même, mon dieu, mais quel symbole que Paris puisse être d'une certaine façon sous le sous le feu des enf sous les sous le pyrocumul en tout cas. Voilà, c'est dingue. Absolument dingue.

Alors, c'est c'est anticipé par la sécurité civile. Les schémas départementaux d'analyse et de couverture des risques des des intègre ce risque feu de forêt au-delà de la Loire et cetera. La forêt de Brossé Liande a brûlé, il y a eu des feux en Alsace et cetera.

Là, c'est à côté de Paris et on s'aperçoit en fait que pour éteindre ces feux-là, faut faire comme dans le Var ou dans la Géronde, faut tirer des tuyaux sur des dizaines de de de mètres, voir des centaines de mètres pour pas dire des kilomètres parce qu'en plus là, c'est de la tourbe qui brûle avec des pierres en sachet dans le sol et cetera. Les engins d'incendif peuvent pas les même les camions cin de feu de forêt ont du mal à atteindre les zones et on les voit les collègues en train de tirer les tuyaux sur de grandes distances. Faut même des faire des relais hydrauliques pour avoir de l'eau à la lance.

Donc ça va nous prendre beaucoup de temps. Il y a deux colonnes de renforts là qui sont demandées en plus. 14 lag largage de canader trois largages de retardants avec des avions qui font faire le plan le plein à Ranger.

Le ministre de l'intérieur disait que c'était du jamais vu hein pour la région parisienne. Autant moyen ou c'est vrai c'est vrai. Depuis les années 70 c'est le plus gros feu dans la dans la forêt de de de Fontainebleau et d'ailleurs dans les années 70 c'est un feu dans la forêt de Fontainebleau qui a généré la création du corps départemental des Sports pompiers de Séman.

Richard Verli, même chose quand vous êtes levé ce matin à Paris. pardon de te faire une émission parisiano-parisienne. Je déteste ça, je supporte pas mais je le redisance, il a une puissance symbolique incroyable que Paris soit, j'allais dire sous les flammes.

Enfin, vous m'avez compris que la fumée de cet incendie est recouvert ce matin l'agglomération parisienne. C'est c'est vrai que j'ai eu la je me suis fait la même réflexion effectivement et j'avais pas fait le rapprochement mais dans la nuit, moi j'ai eu aussi plusieurs appels de passagers de TGV puisque les TGV qui vont vers le Sud-Est et puis vers la Suisse passent par la forêt de Fontainebleau. Et ça fait peur les ceux qui prennent le TGV qui hier ont été retardés de plusieurs heures.

Euh ça fait peur. Il y a eu un 8h. Il y a eu un retard de 8h.

Il y a eu, semble-t-il, là je je dis ce que j'ai lu, des câbles euh de de train, des voies ferroviaires qui ont été brûlées ou qui ont été abîmés par le feu. Donc là, on est vraiment sur une incidence très forte dans la vie quotidienne. C'est quelque chose qu'on ne s'attend pas à avoir lorsqu'on a s'approche de Paris à la limite dans le sud, dans l'extrême sud.

Oui. Et il y a eu aussi cet arrêt de l'autoroute à 6 qui sauf erreur a été interrompuie heures dans les deux sens. Bon et alors c'est très bien de parler de cet incendie.

Voilà, c'est une information majeure. Quand on parle de cet incendie, il faut donner l'autre information majeure. Vous allez écouter Laurent Nugèz, le ministre de l'intérieur qui est au milieu de cette matinée là, de ce lundi matin, s'est exprimé et sur les causes de cet incendie qui touche la forêt de Fontainebleu, l'immense et sublime forêt royale de Fontainebleau, ben sur les causes, il m'a l'air assez explicite, même s'il manie avec talent le conditionnel.

Donc 500 pompiers qui sont à pied d'œuvre sur un incendie qui est qui a démarré en plusieurs points hier en fin d'après-midi dont deux points de part et d'autres de l'autoroute à 6 et toutes les il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 m ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire. Origine volontaire, on va en parler mais d'abord vous parlez tous de l'autorite A6. Là aussi, c'est un symbole, c'est l'autorité des vacances, vous le savez, qui mène vers le sud de la France.

On est en plein cœur de ce pont du 14 juillet. Nous sommes en vacances de de les débuts des vacances d'été, pardonnez-moi. Donc évidemment, il y a eu un impact concret avec cette autoroute qui a été fermée hier.

Léan Bol est pour nous sur place avec Titan Boiteteux et Léana, vous nous confirmez, c'est qu'elle a toujours pas rouvert en fait cette autoroute. Non, effectivement l'autoroute à 6, vous allez le voir sur les images de Titan Boiteteux est tout encore fermé. He la circulation est impossible, impraticable et vous le voyez juste derrière cet immense panage de fumée qui vient juste au-dessus de l'autoroute.

Et nous depuis tout à l'heure, on voit les moyens aériens se relayer pour tenter de maîtriser cet incendie. Petit problème de liaison effectivement, mais image spectaculaire. Regardez avec ce panage de fumée immense qui se dégage de la forêt de Fontainebleau et donc qui empêche la réouverture de cette autoroute à 6.

Encore une fois, l'autoroute des vacances extrêmement emprunté. Extrêmement emprunté. Demain soir, c'est les retours du weekend du 14 juillet.

Pour ceux qui sont pas à Paris, depuis euh vendredi soir, Paris est quasiment vide. H comme au mois d'août, il y a énormément de gens, on appelle ça les aoutousiens, qui prennent quand même le weekend du 14 juillet, ils partent 3 qu jours en famille ou autre à 1h 2h de Paris. Demain soir, c'est les retours.

Si l'autoroute à 6 qui est le mais qui est le le point central, le flux de la capitale est fermé demain soir, vous imaginez les conséquences ? Si de nouveau il y a des TGV, les TGV depuis Marseille, depuis Nice, ils sont arrivés à 6h du matin, ils sont restés coincés 5h 6h. On rend hommage d'ailleurs au chemineau.

Moi, j'ai témoignage. Ils ont été très bien pris en charge. Une bouteille d'eau ou autre, les gens ont été calmes.

Mais quand même, demain soir, les retours du 14 juillet en voiture, vous avez pas la 6. Vous imaginez les les embouteillages. Christian Pinodo, merci d'être avec nous.

Vous êtes consultant en politique forestière et en gestion des risques. Merci d'être avec nous. D'abord un mot sur cette forêt là, cette forêt de Fontainebleau que les Français ne connaissent pas tous très bien parce que c'est surtout le c'est le poumon vert des des bellis fontain puisque ce sont ainsi les les habitants de Fontainebleau de la Sainémarne, du sud de la Sainémarne et des Parigots.

Mais bon, les gens qui habitent à Strasbourg, à Lille, à Bordeaux ou à Marseille, ils vont rarement le weekend dans forêt de Fontainebleau. C'est un lieu éblouissant, c'est une forêt royale. Il n'empêche, c'est quand même très connu.

Même si on habite Alsace, on a entendu parler de la forêt de Fontaineble au moins une fois dans sa vie, si ce n'est du château en tout cas. Euh bon, ceci dit, là on a la confirmation de tout ce qu'on annonçait depuis une vingtaine d'années, hein, puisque ces cartes de de de danger risque feu de forêt existent depuis les années 2000 et elle remonte chaque année. On avait le calendrier va un petit peu un peu plus vite que prévu puisqu'on avait prévu anger les régions parisiennes en 2030, on est en 2026 et on y est.

Donc et là-dessus, derrière chaque feu, il y a un homme, hein. Donc là, là c'est évident malgré la diplomatie du ministre de l'intérieur que l'on connaît bien, euh il est évident que c'est un feu euh volontaire voire malveillant. Donc euh là-dessus, il y a il y a pas à discuter.

Et en fait, la forêt de Fontainebleau, on peut même s'étonner si vous voulez qu'il ait pas eu de de feu plus tôt que ça. Qu'est-ce qui la caractérise cette forêt royale ? C'est des vieux des vieux sujets, des vieux arbres.

Non, c'est surtout c'est c'est pas la faute des arbres s'il y a des feux, hein. C'est c'est l'homme qui met le feu parce qu'on a jamais vu les arbres se mettre le feu entre eux, hein. Donc après ça a été très vite.

En tous les cas, je l'ai pas vu moi encore en 40 ans et plus de de d'expérience. Non et s'il y a pas exactement si si personne ne met le feu, il y a pas de feu et le le réchauffement climatique est un facteur aggravant bien sûr. La sécheresse aussi est un facteur aggravant bien sûr, mais si personne ne met le feu, il y a pas de feu.

Et dans les pays tropicaux où il fait bien plus chaud qu'ici, il y aurait plus de forêt depuis longtemps si c'était le soleil qui qui mettait le feu. Ça, il faut le rappeler parce que rien n'est normal derrière un feu. C'est la responsabilité humaine. 80 en juilletaoût, c'est 98 % de cas.

Dans la moyenne annuelle, on vous dit c'est 90 %. Mais juillet, c'est le le le maximum et les éditaux de la météo de ces dames ou de ces messieurs étaient infiniment suivis par les incendiaires. Si personne n'écoute, ceux-là, ils écoutent, je peux vous dire.

Et dès qu'il y a du vent, vous avez il y a une corrélation totale entre le vent et le départ d'incendie. En un dernier mot si vous permettez. L'autre caractéristique de la forêt de Fontainebleau, c'est sa surpopulation, 100 millions de visiteurs par an.

C'est-à-dire que c'est une, je dirais que c'est la forêt de tous les dangers. Il faut il faut vraiment que les les agents de l'Office national des forêts qui sont les gestionnaires de de cette forêt soient au taqué du matin au soir et tous les jours. Il faut savoir que cette pression sociale sur la forêt alors là aujourd'hui c'est des incendies mais il y a beaucoup d'autres dégâts, beaucoup d'autres dégradations parce que parce que la la cette pression sociale c'est c'est c'est ce qu'il y a de plus terrible pour les pour le milieu forestier.

Donc 100 millions de visiteurs par an, c'est ingérable. Et c'est la forêt de l'escalade en plus tous les rochers l'escalades, c'est la Fontaineble les clubs. Tout à fait.

Oui. Non mais il y a a y a il y a pas que ça. Pardonnez-moi.

C'est surtout aussi que la forêt de Fontainebleau, c'est un héritage. C'est c'est un c'est un vrai patrimoine. Là on parle pas d'une jeune forêt, on parle quand même du d'une forêt qui a plusieurs siècles, au moins d'une forêt secondaire.

Il faut savoir que plus un arbre est âgé, plus il a cette capacité à capter l'excès de CO2. Donc là, il faut aussi euh faire appel à l'imprudence de de de ces personnes euh qui euh qui quelque part euh limitent le renouvellement, le bon renouvellement, le bon fonctionnement juste du populaire. Je je j'invalide totalement clair le mot imprudence.

Ce sont des criminels. Là, on parle de cri, on parle de criminel. Il y a des gens imprudents certes dans la vie et et en matière d'incendie aussi, il y a sans doute des gens imprudents mais là là en l'occurrence il y a eu 10 départs de feu simultanément en 10 points de la forêt de Fontainebleau de part et d'autre de l'autoroute à 6.

Enfin franchement mais pourquoi je dis imprudence ? parce que justement on est près de l'autoroute. Qui vous dit que justement c'est pas un automobiliste complètement mal éduqué qui comme chaque été jette son mégo de cigarette par aurait fallu qu'il sur 10 points.

Pas sur 10 points. Ouais. Attz moi moi je je vous rends le micro mais je veux enf qui pourrait me parler de la psychologie de ces pyomanes de ces incendiaires ?

Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quel est leur dessin ?

Quel est leur but dans la vie ? mon colonel. Bon, on parle beaucoup du crime nous ici.

On sait ce que c'est. On a parlé récemment de pédo criminel. On parle de de de de C'est notre métier avec Magalie de parler des crimes entre autres hein dans l'actualité.

Mais je dois dire que je suis à chaque fois c'est un océan d'incompréhension pour moi d'envisager les motivations criminelles d'un d'un pyoman. Quel est le but dans la vie d'un pyoman qui comme dimanche soir s'est peut-être promené en plusieurs endroits et Siam avec anticipation, préparation a été dans une dizaine de lieux allumé 10 foyers d'incendie puis s'en y retourner chez lui. Qui sont ces gens ?

Alors moi je suis pas psychiatre, je suis juste sapport pompier. Ce que je peux vous dire c'est que ce sont ceux qui sont vraiment des pyomanes sont des malades qui méritent d'être soignés et traités comme tel. Au-delà de ça, il est évident que 90 % des feux débutent par une activité humaine.

Il y a au-delà des quelques pyomanes et peut-être que c'est le cas ici, j'en sais rien, c'est la police qui nous le dira avec l'enquête. Mais au-delà de ça, il y a un problème d'éducation, il y a un un problème de comportement, il y a une capacité à vouloir continuer à vivre en 2026 comme on vivait dans les années 70, à aller faire ce qu'on veut dans la forêt. Madame parlait tout à l'heure de l'automobiliste avec la la cigarette.

Ça peut être aussi quelqu'un qui va faire du quat dans la forêt avec son pot d'échappement qui est chaud. Ça peut être quelqu'un qui a oublié d'ébroussailler cet hiver parce qu'il pensait que ça allait pas brûler et qui s'y met cet été avec les moteurs thermiques très brûlants et qui fout le feu à sa parcelle. Ça peut être aussi des règlements de compte entre voisin mal intentionnés et cetera et cetera.

Il y a 42 ou 44, je crois, interpellations euh qui sont en cours de de traitement par la justice. Et je remercie les forces de l'ordre, gendarmerie, police et et personnel des PTS qui savent rechercher les tracés indices pour trouver les auteurs avec les empreintes, avec tout ça. Globalement, on arrive toujours à plus ou moins à retrouver ceux qui mettent le feu et et ça vous met en colère que chaque année, il faille répéter toujours les Alors, ça me met en colère et il y a un jeune pompier de 22 ans qui est mort la semaine dernière en sa voix.

Oui. Donc là, c'est plus de la colère, c'est autre chose. H euh le métier de pompier, c'est 90 % de formation, 10 % de chance.

Euh mais c'est aussi des risques qu'on prend pour sauver des vies. Risquer sa vie pour un espace naturel, ça fait aussi partie de du métier. Mais euh c'est c'est c'est difficile de trouver les mots pour expliquer ce que la famille du pompier ressemble.

Ouais. Fontaine Bleau, la forêt de tous les dangers. Est-ce que vous reprendriez cette même expression ?

Je dirais les forêts françaises forêt de tous les dangers, pas la forêt de Fontainebleau. Ça brûle en dans en Alsace, en Bretagne, ça brûle partout. La forêt de Fontainbo a une particularité, c'est que c'est de la tourbe avec des rochers qui sont enfouis dans le sol.

Les engins peuvent pas y aller. On peut pas forcément faire des pistes des FCI partout où on veut dans cette forêt et c'est pour ça que les collègues tirent énormément de de longueur de tuyau. Et c'est aussi pour ça que ça va être très très long à éteindre.

Non, n'empêche que comment dire à chaque fois qu'il y a une épidémie ou une tragédie nationale, on dit aux français c'est de votre faute. Le Covid, il fallait faire attention. Là, il y a des imprudents qui jettent des cigarettes.

Peut-être qu'il y a moins de Français qui jettent les cigarettes par la fenêtre qu'il y a 10 ans, 15 ans. Peut-être que nous avons été conscientisés par ces événements et peut-être qu'en réalité la proportion des criminels qui siamant euh vont allumer des incendies est beaucoup plus importante que nous l'imaginons. Euh moi, je me rends compte toujours en regardant l'actualité qui défile sous nos yeux, hein, les dépêches de l'agence France-presse.

Je me rends compte que la proportion des incendies criminels allumé siamment par des criminels augmentent de plus en plus. Il y a de de bah oui, vous quand vous regardez les choses, il y a de moins en moins de enfin dans les grands incendies qui bornent chacun de nos étés, il y a de moins en moins, je trouve moi en regardant les choses de d'inattention et de plus en plus de criminel comme cet incendie avec ces images spectaculaires que vous voyez sous vos yeux à quelques dizaines de kilomètres de Paris. J'aimerais dire quelques mots sur la forêt parce qu'on parle toujours du feu.

Non mais moi j'aimerais que vous me répondiez moi. Oui oui mais faut pour ça faut que j'ai un peu la parole. H vous l'avez vous l'avez tout à l'heure je vous ai demandé gentiment qu'est-ce que c'était que la forêt de Fontainebleau vous m'avez pas répondu.

Merci à Claire qui a rappelé sa dimension patrimoniale. Si vous avez eu 5 ou 6 minutes ce qui est beaucoup pour nous hein. Bon alors donc alors comme disait comme disait George Marchet Cabache vous avez vos questions.

J'ai mes réponses. Vous vous avez vos réponses vous venez avec vos réponses et vous répondez pas à mes questions. Donc allez-y.

Alors donc euh j'espère qu'on qu'on cette catastrophe servira peut-être à aménager cette forêt de Fontainebleau considérant ces risques puisque une surpopulation de 10 millions de visiteurs par an, il y a qu'à Fontainebleau qu'on voit ça. H et donc il y a donc une comme le risque est lié à à la présence de l'homme, il y a donc mécaniquement un taux de risque potentiel considérable dans cette forêt. Donc il faut l'aménager en conséquence cette forêt. euh ce que l'ONF a du mal à faire passer comme message auprès auprès des autorités sous des parce qu'on va parler encore argent et cetera, il faut savoir que la gestion de cette forêt de Fontainebleau, elle est déficitaire, elle est payée par les autres forêts, par les résultats des autres forêts de français de Navar.

Euh donc c'est un vrai problème. J'espère qu'on va pouvoir pendant les saisons de risque la cantonner la la circulation de la population dans cette forêt pour que les agents de l'ONF puissent contrôler un peu plus la circulation de de ces de ces mais avec le statut qui est là de de forêt domanial la plus célèbre de France pratiquement avec ces 100 millions de visiteurs, vous êtes en train de dire que finalement on n pas fait le boulot quoi. et il faut la fermer un peu plus quand il y a des situations de danger comme aujourd'hui.

La fermer, l'aménager, c'est-à-dire enlever les faire des pistes et des points d'eau un petit peu plus de de manière beaucoup plus fréquente, enfin danse si j'ose dire parce que il y a trop il y a trop de population dans cette forêt. Le préfet de Cénéman a pris des arrêtés d'interdiction d'accès à la forêt de Fontainebleau. C'est possible bien sûr.

Maintenant c'est à chaque citoyen comme je disais tout à l'heure de s'autoresponsabiliser. Quand on prend un arrêter de fermeture d'une forêt, c'est pas pour embêter le monde, c'est pour pas arriver à ça. Mais pour revenir sur les pyoman pour revenir sur les pyoman.

Juste un truc, excusez-moi juste un truc. Excusez-moi, imaginez les gens qui se baladent dans la forêt au moment où le feu il part. Oui, on sait pas où ils sont exactement.

Parfois le téléphone il passe pas. Donc quand on dit qu'une forêt est interdite, on n'y va pas. Quand on dit aux populations qu'il faut se confiner chez soi, on se confine.

Et quand on dit d'évacuer par la route X ou Y, on évacue maintenant par la route X ou Y. Sinon, ça finit comme des drames en Espagne. On continue le débat.

D'abord, on a une mère qui va pouvoir témoigner de la situation cet après-midi. Vanessa Piel, merci d'être avec nous, maire de Archer la forêt. Donc, c'est en bordure de la forêt de de Fontainebleau.

Est-ce que vous pouvez nous nous faire un point de situation là cet après-midi ? Oui. Alors, c'est à Cher la forêt.

Donc effectivement euh bon le feu s'est c'est s'est propagé très rapidement autour de trois villages euh en lisière de forêt, donc HR la forêt, le Vaudoué et Nois sur école. Euh nous à HR, on a dû évacuer 200 habitations. Euh la situation n'est pas du tout stabilisée malgré le travail formidable des pompiers.

Il y a une il y a il y a énormément de pompiers de toute la France qui sont venus en solidarité aider leurs collègues locaux et qui font un travail formidable. Mais euh mais les trains les les la forêt euh se ce se avec le vent qu'on a notre ennemi là aujourd'hui, c'est le vent. Avec le vent qu'il y a, malheureusement, ils sont ils sont submergés et et heureusement, il y a les renforts aériens qui viennent quand même faciliter euh aussi euh la le retrait de la progression, mais c'est très compliqué.

H euh Vanessa Piel, c'est tout à fait impressionnant. Je on disait tout à l'heure que on a vu ce matin sur la capitale sur Paris des des volutes de fumé qui vraiment volaient par-dessus les grands monuments de Paris euh qui venaient de de Fontainebleau. Qu'est-ce que quelle est votre réaction et celle de vos administrés quand on découvre suite à ce qu'a dit le ministre de l'intérieur qu'il s'agit sans doute et je suis sans doute je suis gentil hein d'incendie criminel ?

Alors en fait, il y a eu deux feu, un accidentel connu et d'autres effectivement beaucoup plus euh beaucoup plus multiplié pour que ça soit accidentel. Donc c'est très probablement d'origine criminelle. Aujourd'hui, je pense qu'on va arriver à la colère.

Aujourd'hui, on n'est pas dans la colère parce que aujourd'hui, on est dans la crainte, on est dans l'appréhension. Est-ce que les gens vont retrouver leur maison ? Est-ce que comment va être voilà le retour ? notre forêt qui brûle, c'est impressionnant.

On y est attaché à notre forêt, c'est notre environnement. Donc je pense que la colère viendra très très rapidement. Bien sûr.

Dites-moi, vous vous avez vu quand même toujours ce matin la conférence de presse improvisée du ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz où on disait que ces incendies qui touchent votre forêt pourront être fixés assez tardivement. Enfin, ça va pas être réglé demain matin, hein. Euh, il parle de plusieurs semaines pour les cantonner, les fixer, les limiter puis finalement les éteindre.

Enfin, ça peut être long, ça peut même ça peut même se passer plus mal, ça peut encore dégénérer d'après ce que j'ai compris. Est-ce que vous avez compris la même chose, madame la maire ? Alors, j'y étais à cette conférence de presse.

Alors, effectivement, quand on dit fixer un feu, c'est-à-dire qu'on maîtrise la progression. Donc ça va pas être aujourd'hui, ça va peut-être être demain. Euh voilà, mais après euh effectivement, il faudra beaucoup plus de temps pour euh c'est de la tourbe aussi hein, la forêt de fondau.

Donc ça couvre sous la surface et donc là les les pompiers auront encore beaucoup de travail pour complètement assécher ce feu. Mais déjà une fois qu'il sera effectivement maîtrisé en terme de progression, les gens à ce moment-là pourront commencer à retourner chez eux. Aujourd'hui, c'est pas envisageable.

On a un vent euh tellement exceptionnel que euh là, ça se propage partout pour le moment. Donc, on n'est pas du tout en mesure aujourd'hui. Les pompiers sont pas du tout en mesure de nous dire c'est aujourd'hui, c'est demain, c'est après-demain.

Donc, c'est pas visiblement. Ouais. Visiblement, vous êtes euh assez assez choqué par ce qui se passe et on on le comprend aisément.

Il y a le maire d'un des villages extrêmement touchés par ces incendies de de Vaudouet qui dit "Je n'ai jamais vu ça, vous non plus." Ah non, non, c'est c'est exceptionnel. On sait quand on habite en forêt que le le risque feu de forêt, il est là, il est présent, c'est évident hein, il y a pas de souci.

Et on a déjà eu des feux bien sûr qu'on le que les pompiers ont pu maîtriser parfois plus importants, parfois plus simple. Là, c'est vraiment un feu d'ampleur. Euh c'est historique.

On n jamais vu ça, ni nous, ni les habitants du village qui sont là depuis longtemps, ni les pompiers sur place. C'est vraiment un événement pour les pyoman. Une une question sur le le le matériau humain, pardonnez-moi de dire les choses comme ça, mais euh l'angoisse euh la peur, les gens qui se sont déplacés, les gens qui sont partis euh euh les routes, euh les vos administrés, la trouille, est-ce que les est-ce que les maisons vont être touchées ?

Est-ce que telle personne qui n'est pas rentrée à la maison hier soir n'a pas été pris dans les flammes ? Enfin la peur quoi. Hm.

Bah oui oui, elle est présente. Alors nous tout le conseil municipal s'est mobilisé pour faire du porte à porte partout pour être sûr que les gens étaient évacués. Il y a une grosse solidarité dans le village et les gens ont pu être accueillis chez d'autres personnes moins impactées.

La salle des fêtes est ouverte et il y a des lits picau qui ont été prêtés par d'autres communes. Il y a une solidarité aussi chez les élus qui est très importante et les agriculteurs ont été là aussi pour remplir leur tonne à eau pour pouvoir aider les pompiers. Donc voilà.

Mais la peur de ne pas retrouver sa maison entière, la peur de de de tout perdre, elle est là. C'est vrai. Et nous, notre rôle d'élasser, de les apaiser, de leur donner l'information, une vraie information parce que malheureusement avec le système de réseau de Oui. sur les réseaux aujourd'hui, on voit tout, n'importe quoi, des aberrations, ça met en colère là pour le coup parce que c'est joué avec la détresse des gens.

Et et vous allez voir Vanessa parce que là on est en train de parler d'un phénomène, on en parle un peu comme si c'était inéluctable. Il y a 10 100 10 millions de visiteurs par an dans la forêt de Fontainebleau. La réalité c'est qu'il y a une colère qui va monter.

Je vous alors je vous le signe, c'est Renault Pila, c'est la colère contre les pyomanes. Parce que quand les choses vont être un peu plus précises que ce qu'a dit Laurent Nugèz ce matin, le ministre de l'intérieur et que on aura peut-être des premières photographies de loin et cetera de de l'homme qui va allumer ou la femme des des incendies dans une forêt comme ça, c'est c'est la colère va monter vraiment là. Oui, la colère va monter parce que il y a il y a deux types de populations.

Il y a la population qui habite là depuis j'allais dire des siècles des siècles voire des décennies. Et puis il y a des gens modestes qui ont décidé de quitter Paris pour être dans des petites maisons, des petites habitations. C'est habité la forêt de Fontain Blot.

On croit que c'est un immense immense territoire avec des rochers pour ceux qui connaissent pas. On fait beaucoup d'escalades de la tourbe et des forêts, mais il y a certains endroits, je parle sous votre contrôle, beaucoup d'habitations. Il va y avoir de la colère parce que pour répondre à votre question Éric, je me suis renseigné hier soir, j'ai lu des articles de psychiatrie sur qu'est-ce qu'un pyoman ?

Comment on peut se lever le matin en disant il y a du vent cet après-midi, je vais aller mettre le feu dans un territoire escarpé. On l'a vu dans les Pyrénées orientales ou dans le Var, quand un feu part à 900 m sur une pente comme ça quand il y a du vent, c'est pas une chèvre, c'est pas un pique-nique, c'est inaccessible. Ben, le pyoman en psychiatrie, c'est pas un malade mental qu'on peut soigner parce que les malades mentaux, on peut les soigner avec des médicaments.

C'est un trouble du comportement. H c'est une personne qui est excitée par le feu, attirée par le feu, attiré également par tout ce qu'il y a autour. Malheureusement, tout ce qui se passe là, les pompiers, la mobilisation, une sorte de abolition du contrôle des pulsions, cette pulsion d'excitation par la flamme et d'excitation par les conséquences du feu.

Tout ça, l'angoisse, les et et le pyoman regarde h et il ne se plaint pas. Le malade mental se plaint de sa maladie. Il essaie de se soigner.

Le pyoman, lui, euh considère que c'est banal, ça va s'éteindre. Mais j'aime cette ambiance Vanessa Vanessa Piel vous allez vous retrouver pas vous mais mais c'est vrai que ça va devenir à mon avis une fois que les nécessités d'urgence de tout premier jours vont peu à peu s'évacuer que la population sera en sûreté que peut-être les pompiers prendront le contrôle de cet incendie massif majeur peut-être que ces grands questionnements et la colère qui va avec vont vont débarquer dans la place publique chez vous à Archer. À Archer.

Oui. Oui. Tout à fait.

Mais les pyomes, c'est pas nouveau. En forêt de Fontain, il y a toujours eu des pyromates dans toutes les forêts. D'ailleurs, c'est une vraie pathologie mais la gendarmerie mène des enquêtes.

Ils sont sur le coup, ils sont déjà sur le coup et ils mèent du un travail formidable par rapport à ça. Après, il y a la sécheresse, il y a il y a plein de choses, mais voilà, de toute façon, le risque incendie dans une forêt, il est réel, il est là. Là, bien sûr, le fait d'avoir euh euh mis le feu à plusieurs endroits ne et le vent ne bah ne facilite pas euh la situation évidemment.

Alors après, oui, il va falloir gérer la colère des gens, va falloir gérer selon les dégâts, mais c'est notre rôle d'élu, on on l'assumera. Merci à vous Vanessa Sapiel. C'est très gentil d'avoir passé ces quelques instants malgré l'urgence qui touche vos administrés votre petit village d'cher à proximité de cette forêt de Fontainebleau au cœur de cette forêt de Fontainebleau même dans le département de la Saard.

Je pense on est dans la Oui, monsieur le spécialiste de la je rappelle que vous êtes Christian Pinodo consultant aux politiques forestières et qu'en temps normal vous consultez sur des sujets quand ça va bien. Voilà pour prévenir que ça le Mais ma spécialité c'est la gestion des risques quand même. Gestion des risques.

Voilà. Et donc là là je je pense je pense aussi aux forestiers là parce que là vous avez des années de travail et vous en avez pour des décennies avant de reconstituer ce peuplement forestier parce que quand une maison brûle l'année prochaine elle est reconstruite c'est refait. Là il y a je rentre pas en plus dans les problèmes d'assurance, c'est trop compliqué mais là il y en a pour des dessinés à refaire ce travail.

D'ailleurs, j'observe les quelques images que j'ai vu sur l'autoroute à 6. De mon point de vue, je trouve que la forêt est très très proche de l'autoroute. Je dirais même trop près.

Normalement, il faut des bande de sécurité de de sécurité beaucoup plus large de chaque côté de l'autoroute. Sinon, ça va ça va ressembler à à les incendieux au Portugal euh qui traversent la forêt et les voitures se font griller sur place. Pour ça qu'il est fermé.

Un dernier point pour vous faire plaisir, les incendiaires. Alors, au-delà de la catégorisation des incendiaires, qui qu'il faudrait un certain temps pour pour le pour les décrire, tous les systèmes de sécurité et c'est pas les pompiers qui vont me contredire, on peut considérer que 99 % de la population suit les consignes. Notre travail à nous, c'est le 1 %.

Et ce 1 % là, il faut il faut investir 100 % dans la sécurité pour se protéger de ce 1 % là. Et c'est vrai dans le domaine de la forêt, mais dans bien d'autres domaines aussi. Alors, vous vous parlez la des incendiaires par négligence, c'est-à-dire le le vous parlez pas du criminel là, vous parlez de je parle de toutes les sources d'incendie de C'est-à-dire le criminel, le fasciné par le feu.

Cette fascination du feu, d'ailleurs, on l' tous un peu un peu parce que vous passez beaucoup plus de temps à filmer les feux de forêt qu'à filmer l'aménagement de la forêt et l'installation d'un point d'eau ou la création d'une piste qui est pas très pas spectaculaire, j'en conviens. Faut qu'on est tous un peu fasciné. Moi je passe souvent des du temps devant ma cheminée à la campagne fasciné par la le fait de la combustion de la flamme.

Alors après vous avez toutes les ce qu'on appelle les négligences, les accidents. Alors ça va du du du de la clope, ça va le barbecue, ça va le le le gars qui travaille avec ses engins agricoles ou autres alors que c'est pas du tout la bonne période pour le faire. Enfin, il y a il y a mais il y a aussi les long le long des lignes de chemin de fer, h le long des lignes électriques et le long des routes et autoroutes.

Vous avez un gros pourcentage si je prends le cas de de la Gironde que je connais bien entre Bordeaux, la banlieue de Bordeaux et Arcachon, vous avez 75 % des départs de feu qui sont là qui sont liés à la mobilité au lottissement et à la la mobilité des populations entre Bordeaux et Arcachon. On va rester sur place. On va se rendre cette fois noisy sur école pour retrouver notre équipe, les anaboles et et Titoan boîteux avec plusieurs villages qui sont concernés.

Et vous là où vous êtes, vous la voyez cette fumée qui se dégage de cette forêt de Fontainebleau ? Très intéressant. Oui, même c'est un village méconnaissable avec la fumée qui a engouffré dans toutes les rues.

Vous le voyez, les arbres sont quasiment méconnaissables. On narrive presque pas à distinguer tous les détails. Et alors, la fumée est impressionnante.

On voit depuis on entend même au-dessus de nous les moyens aériens se relayer toutes les 6 minutes environ pour les Canadaires afin de tenter de maîtriser cet cet impressionnant incendie. Alors, c'est plus de 800 hectares qui auraient déjà brûlé selon les pompiers, mais pour l'instant, ils ne peuvent pas encore faire le calcul, le estimer les dégâts car ils sont bien trop occupés à tenter de maîtriser cet incendie. Mais vous le voyez, il y a beaucoup de vent aujourd'hui, des rafales à plus de 40 km/h, ce qui complique énormément le travail des pompiers.

Lesana là comme on a des caméras Léana qui ont une bonne définition, on se rend pas bien compte que autour de vous il y a une sorte de petit halo gris de de fumée permanent hein. C'est ça. Quand vous nous montrez le fond de la rue déserte qui est derrière vous et qu'on vous distingue au loin la forme des arbres mais pas distinctement.

En réalité vous vous pouvez témoigner de ça. C'est qu'il y a une espèce de d'ambiance fin du monde de de de petite fumée partout autour de vous. C'est ça.

Comme une brume. Comme une brume. Oui, c'est ça.

Déjà, on on l'a senti dès qu'on est arrivé dans dans le village, une ambiance beaucoup plus jaune. On narrivit plus à apercevoir trop le soleil et toute cette fumée qui était présente, qui nous pique les yeux he on a même du mal à garder les yeux ouverts nous ici. Et du vent, beaucoup de vent donc qui nous rentre dans les yeux et qui des fois laisse un peu apparaître certains détails et des fois qui nous fait ramener un peu plus de fumée à l'intérieur de ce village.

Donc voilà, c'est quand même une ambiance assez apocalyptique, on dirait, parce que forcément, il n'y a très peu d'habitants dans le village, on en a croisé très peu. Donc voilà, c'est assez impressionnant d'avoir toute cette fumée autour de nous. Et ça sent le brûlet.

Ça sent le brûlet. Ça sent ça sent le brûlet. Déjà, on le sentait forcément à quelques une dizaine de kilomètres, mais là, l'odeur est très très prenante.

On a quasiment du mal à respirer avec la fumée dans les On respire la fumée aussi dans les yeux. Voilà, c'est la situation est assez compliquée ici à Nois sur École. Attention, attention Léana et et Tito parce qu'on a un pompier sur qui vous écoute attentivement et qui vous conseille fortement de mettre un masque.

Donc merci en tout cas d'être avec nous. Allez peut-être essayer de vous mettre à l'abri un masque. Là c'est important parce que les émanations ne sont pas bonnes.

Oui, il est important de de bien expliquer aux gens que dans qui sont soumis à la fumée que cette fumée est nocive. C'est des particules fines en suspension dans l'air. Les gens qui sont asthmatiques, les gens qui ont des problèmes pulmonaires, les enfants, les personnes âgées.

Euh faut rester confiné chez soi, faut pas aspirer ces particules fines qui parfois traversent même les alvéoles pulmonaires pour passer dans le sang. Et donc nous, les collègues ont tous des cagoules de feu qui les protègent et cetera, mais le citoyen ne l'a pas. H donc un masque un masque et cetera, une protection antipoussière et surtout rester confiné chez soi à entendre les les messages de de des autorités.

Ce que jeurais signalé aussi c'est que depuis hier soir et surtout cette nuit, les pompiers ont combattu pour éviter que le feu n'entre dans les maisons parce qu'une des caractéristiques de la forêt de Fontainebu, c'est qu'elle est entourée d'habitat même parfois jusque dans la forêt. Il y a un cabanon et une vérandaille qui ont été légèrement touché. Euh l'ensemble des collègues ont lutté cette nuit compris les pompiers de Paris qui sont venus donner un coup de main pour éviter que que les maisons brûlent et c'est une mission de des pompiers, c'est la protection des personnes, des biens et ensuite de l'environnement.

C'est aussi pour ça qu'on a dans certains secteurs laissé partir le feu pour protéger les maisons et quand les renforts sont là maintenant à plus de 500 pompiers, on va pouvoir et protéger les points sensibles et lutter contre le feu de forêt avec l'appui des moyens aériens. Les personnes justement 900, regardez 900 habitants qui ont été évacués. Donc hier regardz ce reportage de Joséphine de Franquville.

La nuit a été courte pour les habitants d'Acher la forêt qui ont dû quitter leur maison. La mairie a organisé des lit camp pour les gens. Moi comme j'avais mon petit chien, j'ai préféré rester avec lui et j'ai dormi dans la voiture.

L'incendie qu'ils ont filmé sur la route en partant les a poussé hors de chez eux en catastrophe. C'était surtout un moment de panique, de stress. Et on est dans l'attente maintenant de savoir si on va pouvoir au moins retourner dans notre maison chercher des affaires.

On sait qu'on va pas rentrer tout de suite. Impossible de détacher les yeux encore ce matin de ces scènes si inhabituelles dans leur région. Ils ne vivent qu'à 80 km de Paris.

C'était apocalyptique quoi. On avait le ciel rouge rouge rouge que vous avez pu voir sur les feux dans la région de Perpignan. Ben, on a pas besoin d'y aide puisqu'on a exactement la même situation ici.

Vers 23h hier soir, dans le village voisin si paisible du Vaudoué, les habitants ont vu débarquer des dizaines de camions de pompiers. Tout girophare allumé. On voit souvent ça la télé en disant c'est comme tout ce qui arrive en France.

Ah bah c'est loin, c'est pas nous tout ça. Ça vous ça arrive. Les pompiers passent de maison en maison car les flammes approchent des jardins.

Un peu plus loin dans la rue, une femme surveille. L'air est irrespirable. Quelques minutes plus tard, elle reçoit l'alerte.

Ils ne sont pas les seuls à partir. En quelques minutes, les voisins se sont passés le mot. Le quartier se vide.

Au-delà des flammes, il faut aussi s'éloigner de cette épée nuage noir extrêmement toxique. Les pompiers s'étant concentrés sur les villages, 900 personnes ont pu être évacué en tout sans aucun blessé et aucune habitation n'a été touchée. Voilà, mesdames, messieurs, regardez ces images là. après celle que vous venez de voir mais qui ont été tournées par nos équipes cette nuit hein, ces évacuations là on est en direct, regardez bien ces images, on est en direct à quelques dizaines de kilomètres de de Paris là à proximité de la forêt royale de Fontainebleau, cette magnifique petite ville du sud de la Sainémarne en Île-de-France de Fontainebleau avec cette forêt royale de Fontainebleau qui accueille chaque année 10 millions environ de visiteurs.

Vous rappelez il y a un instant notre expert Christian Pinodo, consultant en politique forestière, pardon, regardez ces ces images sont absolument spectaculaire à côté des maisons. À côté des maisons à côté des maisons. Je je me tourne vers le colonel vers le lieutenant colonel Francis Comas, mon colonel.

Euh bien évidemment dans l'imaginaire collectif, il y a cette idée qu'on est à 1 heure de Paris. Moi, j'ai souvent fait par la route Fontainebleau Paris. minut alors bien évidment c'est loin de Paris uneaine de kilomètres mais c'est beaucoup moins loin des faubourgs de Paris c'est beaucoup moins loin de la banlieue sud-est de Paris c'est à 30 km il y a des zones urbanisées quasiment parisiennes à 30 km de ce feu là 30 ou 40 km ça veut dire que si ce feu n'est pas maîtrisé immédiatement il ne va pas l'être parce que ça va prendre du temps.

Ça a déjà été dit par vos confrères sap pompier. Est-ce que il peut arriver à menacer les premières euh maisons de ce qu'on appelle la banlieu parisienne qui est à quelques dizaines de kilomè seulement de de ce feu ? Mais la Sénémar ne fait partie de la banlieu parisienne.

Mais non euh concrètement, on va évacuer les petits villages qui sont autour euh à Cher la forêt et cetera. Enfin les les hameaux qui sont menacés. Ce feu n'atteindra pas la ce que vous appelez la banlieue parisienne.

C'est évidemment non. Euh ce qu'il faut, c'est que l'ensemble des secours se concentre sur ce feu là. Il fait chaud.

Euh c'est pas la peine de nous régénérer en plus des risques de noyade. On n pas besoin de ça. Euh on n pas besoin de de faire des interventions qu'on pourrait éviter.

Euh le l'essentiel c'est de se concentrer sur ce qu'on voit là, éteindre les feux pour pas les pompiers la vont protéger par exemple cette maison, ils vont laisser partir peut-être le champ parce que l'objectif ça être déjà de protéger les biens. Donc aujourd'hui, il faut vraiment que chaque citoyen concourt à la sécurité civile nous aide. On va pas en forêt, on prend pas de comportement à risque même s'il fait très chaud et surtout on essaie de diminuer la consommation des sapports pompiers dans les ambulances avec le secours à personne qui pourrait être évité.

Que comment vous nous expliqueriez un petit peu ces images que nous voyons là ? Nous ne sommes pas des spécialistes de feu donc on voit un petit village, un petit hameau. Euh la forêt derrière n'a pas l'air de brûler.

En revanche, il y a des des des amas de végétation autour des maisons qui sont en feu là. Que se passe-t-il ? Bah là, il y a une saute de feu peut-être, je ne sais pas.

Oui, je ne sais pas exactement. Hier soir, on a sur le le feu de Fontainebu, il y a eu une saute de feu de 400 m. C'est-à-dire qu'en fait, les dashes avaient fait une barrière de retardant.

Ouais. Incroyable. Euh les escarbilles enflammées avec le vent ont été emmené à plus de 400 m.

Ils ont sauté la barrière de retardant et se sont et le feu s'est rallumé 400 m derrière. Donc là, ce qu'on voit c'est du de la végétation qui brûle. Là, on va mettre un engin pompe sans doute de type feu urbain.

Ouais, maison ruine. Oui, la maison elle est en ruine. Donc là, ça on va pas traiter.

Par contre, la maison qui est derrière, on va la protéger. Évid et là ça va être un véhicule d'incendie de type urbain qui va protéger ça. Ça doute peut-être un véhicule des pompiers de Paris, peut-être un véhicule de chez du Valdoise ou je ne sais où du nord de la Sénémarne ou de l'Essonne qui va traiter ce feu pour justement éviter que la maison brûle et peut-être que la contrepartie c'est que le champ qu'on voit va s'allumer mais nos objectifs c'est la protection des personnes, des biens et de l'environnement.

D'accord. Dans dans l'ordre dans l'ordre sont nos images effectivement Titoin Boiteteux là qui qui filment pour nous ces images assez impressionnante effectivement on est en bordure de forêt de de Fontainebleau et donc les Annaboles vous êtes vous à côté de de Tito racontez-nous ce que vous voyez. Et bien la situation s'est empirée en quelques minutes seulement.

Vous vous rappelez ? On était dans les rues de Noisy sur école et là on a entendu les hélicoptères, les Canadaires rapidement venir sur place et on a vu cette première habitation. On ne sait pas encore bien ce que c'est et je crois qu'il n'y avait pas d'habitants à l'intérieur mais voilà cette première habitation qui est touchée très proche d'autres habitations que vous voyez juste derrière et on voyait tout à l'heure juste derrière une maison la dame est à côté des flammes et elle était avec son tuyau d'arrosage pour arroser toute son jardin arroser devant sa maison pour tenter de repousser un maximum les flammes de d'importants moyens sont mobilisés là sur place mais les importantes rafales qui souffrent ici rendent le travail des pompiers très compliqué Léana, vous nous avez dit que vous avez vu des des gens là à proximité de ces maisons, des une dame, vous avez dit.

Oui, c'est ça. En fait, c'est la maison qui est au fond pas très loin des flammes qui était tout à l'heure juste devant sur enfin de juste à côté de son portail pour arroser avec un simple tuyau d'arrosage, arroser le devant de sa maison de tenter de faire le plus possible pour ne pas avoir de flammes à l'intérieur de chez elle. Ce que ce qui est spectaculaire, Liana, vous nous vous l'avez dit, c'est que ça a été très vite.

Vous vous étiez avec nous effectivement en direct il y a quelques minutes où on voyait des flammes très au loin et là vous voyez un feu partir et se propager assez vite. Ah, on voit des personnes qui qui justement traversent le champ et qui essayent de prendre des tuyaux eux-mêmes. C'est ça.

C'est ça. C'est ce qui est en train de se passer. Ça a été très très vite.

On était personne n'était trop préparé. Pourtant, on était à quelques quelques mètres et en fait ça s'est ça s'est fait en quelques secondes seulement. Les Canadaires sont passés juste à côté de nous et on a compris que la situation est en train d'empirer et on voit que ça se propage très rapidement.

C'est un champ et vous le voyez très sec hein, il est tout jaune, enfin brûlé par la chaleur. Donc forcément ça peut très vite se propager mais les moyens sont très importants. Donc les habitants, des gens avec des tuyaux d'arrosage sur le côté et donc tous les moyens dispositifs sur place.

Voilà, ce sont des Restez avec nous, Léana, c'est très important ce que vous nous dites parce qu'on est en train de vivre une une scène assez euh je dirais oui tragique de cet incendie à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Euh mon colonel, que que font ces gens-là ? Vous ça semble vous vous mettre en colère, que font-ils ?

Non, ça me met pas en colère mais ils font des bêtises. Ils font des bêtises. Pourquoi ?

Il croit bien faire. Là, vous voyez, il y a un hélico qui les survol qui a fait sonner sa sirène. Je l'ai entendu tout à l'heure, pour dire aux gens de de dégager de là parce qu'en plus en étant là, ils empêche les hélicoptères de larguer l'eau.

On peut pas larguer l'eau 3 tonnes et demi d'eau avec des gens qui sont à côté. Donc non seulement il risque leur vie, il risque des brûlures, le champ, il est récolté même s'il part, franchement on s'en fout rapport à la maison protégé à côté. H donc euh là concrètement, on va rajouter des victimes au problèmes.

Donc euh et en plus on empêche les hélicos de larguer. C'est pour ça que l'hélicoptère, le dragon est passé avec sa sirène. Euh il faut là la personne avec son jet d'eau, elle peut strictement rien faire.

Nous, on a des lan qui débitent 500 L minutes, 1000 L minutes. C'est pas avec un tuau d'arrosage qu'on va éteindre un feu comme ça. Et en plus, la personne en même temps assintoxique respire des fumées d'incendies qui sont pas bonnes pour ses poumons.

Voilà. Donc à part rappeler le 18 et le 112 pour dire attention le feu arrive à côté de ma maison. J'habite à tel endroit rue machin de façon extrêmement précise.

Là, vous voyez l'agriculteur qui va venir, il va venir déchamp et je je tire mon chapeau aux agriculteurs parce que depuis le début de la saison feu de forêt, ils sont avec nous pour nous amener des tonalisiers remplis d'eau pour nous faire du déchômage. C'est ce que va faire l'agriculteur. Donc les gens ils vont la demande des pompiers, vous pensez ?

Oui, bien sûr. Qu'est-ce que c'est qu'un déch ? Bah, ils vont il va entourer en fait il va retourner la terre avec ce qu'on voit là comme engin agricole et en fait le feu va s'arrêter sur la la terre retournée.

Ah oui oui. La partie la partie qui va être labourée retournée par c par ces lames là. Et c'est exactement ce qu'il va faire.

On déchame toujours après les moissons. Là, par chance, la moisson est déjà terminée. Alors, on déchame généralement après et les agriculteurs garde les déchameuses justement pour les chamblés qui sont pas encore récoltés si ça part pour justement tout de suite déchamblé pour que ça parte.

Donc là, les gens, ils ont qu'une chose à faire, c'est nous aider en dégageant là. En dégageant. Oui.

C'estd que c'est c'est voyez, regardez, il arrive l'hélicoptère bombardier d'eau là. Voilà, l'hélicoptère va larguer de l'eau a priori vraiment que les gens s'en aillent. Et alors là c'est ce cet objet qu'on voit qui pen sous l'hélicoptère, c'est réservoir d'eau.

Réservoir d'O, vous voyez, il va larguer l'eau. C'est ça. Ou donc euh là et en plus il largue pas très bas parce que justement il y a des gens à côté donc euh ça entrave l'action des secours.

Ouais. La proximité de ces gens à côté de la maison, voyez, il y a plus de flamme. Voilà.

Entraver la voilà. Ça l'a calmé hein très vite. C'est pas éteint.

C'est pas éteint. Voyez, ça brûle encore mais ça brûle beaucoup moins. Il y aura un de une deuxième passe, une troisième passe.

Après, il y a un engin pompe sans doute feu urbain qui va arriver protéger la maison et la ruine qui brûle, on va peut-être la laisser brûler. Une fois que le champ il est décha, on passe à autre chose. On fait vraiment la part du feu.

L'essentiel c'est protection des personnes. Et là, ces gens s'exposent pour rien. Des bien comment les promes là, vous faites comment ?

Parce qu'il y a la sirène mais ils peuvent ne pas être au courant de ce que ça fait. Mais on peut pas on peut pas être partout là à part leur envoyer les gendarmes. Je vois pas très bien ce qu'on va pouvoir faire d'autre.

Oui. Donc ce que ce que font ces gens est parfaitement inutile. L'agriculteur, il est en train de les de passer entre les gens et le feu.

Donc ils peuvent ranger leur tuau d'arrosage, ça sert à rien. Ouais. Là là ici il faut il faut bien dire trois trois choses.

Première chose c'est que vous respirez effectivement des particules fines. Il y a du monoxyde d'az, il y a du monoxyde pardon de carbone. De fait c'est ça les fumées toxiques que vous avez.

Pour la raison pour laquelle on ferme des autoroutes ou on ferme des lignes à grande vitesse, c'est précisément pour éviter que les gens respirent ces fuméesl. Euh le là, ce par quoi vous allez périr, c'est pas le feu. Vous allez périr d'abord et avant tout, perdre connaissance et cetera à cause des fumées.

Et c'est ça derrière qui fait que vous allez vous faire piéger. Et ça, on pardonnez-moi, mais ça nous renvoie à la terrible affaire de Cran Montana où tellement de victimes ont péri par les fumées avant de périr par le fou. Exact.

Et et on ce qu'on c'est ce qu'on voit chaque année au Portugal, au Canada, en Espagne, malheureusement en Grèce. Donc là-dessus, il y a il y a un enjeu qui est clé pour vous donner par exemple un ordre de grandeur, les les feux de 2018 au Portugal euh qui sont assez célèbres parce qu'ils ont déclenché une prise de conscience européenne et des nouveaux mécanismes de coopération, c'était 65 morts euh à ce moment-là et en fait la plupart des morts étaient évitables et en fait c'était des gens qui soit n'étaient pas informés de ce qu'il fallait faire, de comment il fallait se comporter et qui entravaient les les secours, soit c'était des gens en fait qui n'avaient pas accès ou qui n'avaient pas réflexe de de chercher l'accès à l'information des des systèmes d'alerte et Donc là-dessus, il y a tout un enjeu sur lesquels on travaille notamment avec tous ceux qui cherchent à développer des capacités d'autonomisation énergétique des infrastructure vitale donc pour relayer les alertes, tout ce qui va être antenne relais, tout ce qui va être bref l'enjeu ici c'est de dire aux gens, vous avez les radios terrestres, il faut des radios à pile. Les alertes qu'on reçoit sur le téléphone, ça ne suffit pas puisque ça dépend bien sûr des antennes relais des des opérateurs de téléphonie mobile.

Donc si vous voulez tous ces éléments là sont particulièrement effectivement importants pour savoir ce qu'il faut faire. Mon colonel, je reviens vers vous. On voit ces images là en direct.

L'élicoptère les a fait dégager là. L'hélicoptère apparemment. Ouais.

L'hélicoptère les a fait dégager. Oui. Parce qu'il faut absolument qu'il dégage parce que l'hélicoptère ne peut me pas larguer sa sa masse de 3 tonnes et demi d'eau euh près des flammes s'il y a des des gens qui sont à côté.

Et c'est aussi pour ça qu'on peut pas envoyer un canader sur ça parce qu'il y a des gens à côté. Là, c'est 6 tonnes et demi d'eau qui tombe. Ça peut les tuer.

Un canader c'est 6 tonnes et demi d'eau. Oui, un dash c'est 10 tonnes. C'est 10 tonnes.

Donc là, dans le bambi bucket, c'est-à-dire le réservoir que vous avez sous l'hélico, on doit avoir à peu près 3500 L. Donc 1 kg le litre 3500 kg. Il y a des campagnes d'information, il faudrait qu'elles soit plus plus intense qu'elle parce que par exemple un comportement comme celui-ci, les gens sont pas forcément au courant comme vous le dites.

Ils pensent bien faire. Mais oui, mais euh c'est toute une éducation à la sécurité civile. Euh c'est comme dans les inondations quand on dit aux gens qu'il faut pas prendre les voitures, faut pas rouler dans 10 15 cm d'eau parce que la voiture peut partir dans le courant et cetera.

C'est tous les comportements à risque. Euh les gens qui se noient en plongeant d'un pont pour un paris stupide ou qui pensent que parce qu'ils nagent dans la piscine, ils vont traverser la scène aussi facilement. Bon, qu'on traverse le bassin de de natation de de la piscine d'à côté.

Toutes ces choses-là génèrent en fait des drames. Là, ils ont de la chance, ils ont pas été brûlés mais imaginez que le champ s'enflamme, que le vent il pousse vers les gens. Là, ils avaient les jambes en volé.

Oui. Ouai. Ouais.

Et ils étaient en short. C'est c'est Imaginez, nous on porte des équipements de protection qui qui résistent à 4 à 44 kW par mètre carré pendant 8 secondes. C'est dire un flash over, un embrasement généralisé éclair dans un appartement.

Là, ça peut aller en quelques secondes. Ah bah oui, avec le vent qu'il y a. Oui, oui, oui, et c'est ce qu'on retrouve dans d'autres pays, c'est c'est c'est institutionnalisé par exemple dès le dès l'école primaire ou même à la fin de de l'école maternelle, que ce soit au Japon, que ce soit en Corée du Sud, dans certaines zones de la Chine aussi, vous allez retrouver des formations au feu chez les plus jeunes enfants par rapport à la question des feux de forêt par exemple dans le sud de la Chine, dans le sud du Japon ou par rapport à la question de que faire quand vous avez un tremblement de terre. dans les outresemes français, en particulier dans la Caraïbe, en Guadeloupe, on a aussi effectivement cette éducation qui est faite là aussi par rapport à la question de du comportement sous cyclone ou du comportement sous tremblement de terre.

Au Canada, on va retrouver la même chose pour le grand froid d'un côté et pour le grand chaud aussi puisqu'il y a ces deux extrêmes là. Donc, si vous voulez, on a des pays ou des applications même en France dont on peut s'inspirer pour effectivement élargir l'éducation populaire dès le plus jeune âge. Mais évidemment, ça demande des budgets et ça revient à l'un de vos sujets favoris.

Oui. Alors, non, pardon de le dire comme ça, mais merci d'abord à nos équipes qui sont sur place. On cette séquence est à la fois tragique, dramatique, surréaliste, étonnante, sidérante, pédagogique, on voit un petit comment est mais pas surprenante tout ça.

Le Grec, le Céma et bien d'autres avaient déjà informé que ça aurait lieu dans les années 2030 en région parisienne. Alors là, là, on est on est à proximité de de quelle commune là ? On on est à Nois sur école.

Nois sur école. des trois villages qui sont concernés par ce feu de forêt de Fontainebleau. Trois villages sont particulièrement éprouvés dont celui-ci donc noisi sur école.

L'hélicoptère, je pense qu'il a envoyé l'eau entre ce qui brûle et la maison. Exactement. Pour mouiller la végétation, ce qui brûle ça brûle.

Il y a rien de menacé à part la maison. Il a traité la maison sujet suivant. D'accord.

Sujet suivant. L'eau, il a été le chercher dans la scène direct. Alors, il y a il y a différents moyens.

Là concrètement, c'est des bases hélicos qui sont mis dans des certains centres de secours de Saint etmarne avec des camion de pompiers qui font des Noria qui alimentent des grandes bassines et l'hélicoptère vient plonger son réservoir d'eau qui pendemer sur le feu. Après, cet agriculteur là qui était extrêmement qui a un rôle très pédagogique concerté certainement avec les sapeurs pompiers qui sont sur place à sortie. Alors bravo parce que ça ça pourrait me sortir des larmes.

Moi qui viens d'un milieu de d'agriculteur, il a sorti euh ce son engin à la bourrée. Voilàit le job. Et il fait le job.

Qu'est-ce qu'il fait ? Il est en train de créer des tranchées, des couloirs parce que la terre qu'il retourne et bien n'est plus inflammable. Il n'y a plus c'est végétation cette végétation c'est de la terre.

Il enfouit la la paille dans la terre. Il enfouit la paille dans la terre. Voilà.

Il enfouit la paille dans la terre. Et ça parle sous votre contrôle mais ça a l'air extrêmement efficace puisqu'on voit que la bordure maintenant est de est de plusieurs mètres et il faut rendre hommage aux agriculteurs parce que dès ce matin le manque d'eau en forêt de Fontaineble il est criant. Attention un second largage est annoncé donc j'espère que la population a pris un peu de champ. le le les les pompiers les ont vertement tensés tout à l'heure et puis leur ont dit de partir parce que chacun essayait avec son tuyau d'eau de de préserver.

Voilà. Et donc là, cette citerne contient 3 tonnes et demi d'eau et euh voilà, il a remis un barrière de il a il a remis une barrière d'eau entre la maison et voilà. Et alors donc ils ont ils ont sacrifié le bâtiment qui brûle qui n'est manifestement pas une résidence principale mais qui est une grange.

Il est sacrifié mais ils ont mis une barrière d'eau entre ce bâtiment qui brûle et la maison, le pavillon qui est à côté qu'ils veulent absolument préserver ce qui est assez stratégique de la part des soldats du feu et des pompiers qui sont dans cet hélicoptère. Et je parlais des agriculteurs ce matin. Comment non, je parlais de de l'hommage qu'il faut rendre aux agriculteurs puisque ce matin en forêt de Fontainebleau, on manque d'eau.

Heureusement, les Canadaires sont arrivés pour prendre l'eau dans la scène. Il y a 10 ans, il y a eu un exercice, je parle souvent de contrôle, il y a 10 ans, un premier exercice où on nimaginait pas avant des années des années devoir utiliser des Canadaires en région parisienne. Ils ont été utilisés ce matin et des agriculteurs ont ont pris leur réserve d'eau pour leurs animaux, pour leur plantation.

Ils sont venus dire aux pompiers si vous avez besoin d'eau, on vous amène avec nos camions de l'eau alors que eux-mêmes manquent d'eau. Donc il faut vraiment rendre hommage aux agriculteurs. Les agriculteurs protègent leur outil de travail quand il quand ils moissonnent la moissonneuse batteuse à des points chauds et cetera.

Ils ont toujours une tonne à lisier pleine d'eau à côté. la déchameuse qui est désattelée du tracteur et qui est prêt justement à remplacer la moissonneuse batteuse pour tout de suite couper le blessur pied s' un départ de feu. C'est leur outil de travail qui protège.

Donc ça fait des années qu'on travaille avec eux et ça se passe très très bien. Moi je trouve que cet agriculteur dans son tracteur vert un vert c'est quoi ? C'est pas un ça doit être un Ford.

Non c'est un John Deere. C'est un c'est un John Dear. Vous avez raison.

C'est un John Deere dans son John De Alors, vous imaginez pas, il vit un véritable enfer, il a même si même s'il est dans sa cabine là, les les émanations sont toxiques. C'est un irrespirable ce que vivent ces habitantsl et cet agriculteur. C'est vraiment irrespirable.

Il doit faire très chaud. On y va. Même si nos caméras sont extrêmement bonnes, peut vous assurer que la réalité c'est qu'on y voit pas tellement bien.

Il y a de la la fumée absolument partout. Et cet agriculteur, en plus, il soulève la terre, qui fait ses ses ronds sur son champ pour enfouir la paille avec sa laboureuse là, pour enfouir la paille sous la terre et rendre finalement le le champ difficilement inflammable. Euh, il est héroïque.

Ce type est un héros. Il est pas c'est pas un soldat du feu. On est allé le chercher, il il connaît peut-être pas les Rivins, je suis pas sûr qu'il les connaisse bien.

Il est venu avec son tracteur et cet engin agricole derrière qui labour le sol avec ses dents métalliques et il est il fait des ronds dans le champ pour le rendre pour le sauver. Absolument héroïque. Il roule sur les flammes.

Il roule sur les rou sur les flammes. Ouais. et et en faisant lever la poussière comme ça, on peut voir euh toute la vitesse du vent qui n'est euh qui n'est quand même pas anodine, 40 km/h.

Il faut savoir que là aussi sur le plan météorologique, c'est une situation un peu inédite parce qu'on a pas l'habitude d'avoir un vent continental en été. C'est une situation qu'on retrouve plutôt en automne hiver. Donc là, disons que c'est multifactoriel et ça nous c'est ça qui conduit à ce ce scénario catastrophe.

Un vent comme ça, c'est très très rare en été. Ouais. Ben, le naturel revient au galot.

Là, vous voyez les les riverins à qui on avait demandé de s'éloigner du feu parce qu'il y a des largages d'eau, plusieurs tonnes d'eau. Et bien les rivrins reviennent quand même euh au péril d'ailleurs de leur santé, peut-être de leur vie. Euh et ils viennent combattre le feu avec des des lances qu'ils ont là.

Ça c'est pas des Non non, c'est Ils sont en short d'ailleurs. Ils sont en short. Enfin, ils ont l'air d'avoir des grosses l sont en short.

Il y a un journaliste ou en tout cas quelqu'un qui fait des images avec son t-shirt blanc. Là, je peux vous dire que c'est pas le journaliste de LCI parce qu'on lui aurait interdit de faire ça. Il se met en danger, ça ne se fait pas.

Et surtout, il gêne le travail des sapeurs pompiers, ces trois hommes parce qu'il y a des largages massifs. Encore une fois, les hélicoptères larguent des quantités de 3 tonnes et demi d'eau. C'est mieux quand il les larguent plus près du sol parce que c'est plus efficace et s'il y a des hommes, des femmes au sol et bien on largue pas.

Voilà. éteignent là concrètement ça sert strictement à rien ça ça ça sert à rien vous dites ce qu'ils font là colonel là par contre ils se remplissent pou en revanche ils se remplissent les poumons de fumée et ils vont peut-être avoir des des petits problèmes de de santé après dans les heures qui viennent et on insiste si vous avez des problèmes de santé à la suite d'inhalation de ce type là qui allez vous appeler et qui allez vous mobiliser vous sur les pompiers c'est ce qu'on disait des services d'urgence qui sont déjà saturés c'est ce qu'on disait tout à l'heure là-dessus il faut essayer d'éviter le plus possible d'avoir voir une saturation exagérée par des comportements de de ce type là. Mais sans vouloir donner de leçons à qui que ce soit, on peut tout à fait comprendre bien sûr l'énergie du désespoir et et ça c'est absolument clair.

Cependant, encore une fois, vous avez des consignes qui sont données par les radios régionales notamment du service public. des éléments qui ici vont faire que vous pouvez effectivement vous reposer sur les services d'alerte et les services de de secours. C'est c'était c'est la petite phrase de d'écrivain Céline qui disait "On est tous puceauud l'horreur.

Face à l'horreur que vous n'attendez pas, vous vous trouvez désarmé. On n'est pas prêt. On n'est pas prêt à affronter un les flammes, affronter un tsunami, affronter des éléments naturels auxquels on n'a pas été préparé." Donc on a des des comportements irrationnels.

Ces gens sont de bonne foi. Ils se disent "On est en train de lutter contre les flammes." Ils sont de bonne foi.

Ils ne savent pas qu'ils commettent sans doute des erreurs. Mais regardez le tuyau. C'est pas un tuyau d'arrosage.

C'est un énorme tuyau. C'est pas un Ouais, effectivement très très long. Ça peut pas être un tuyau de pompier ça.

Je sais pas d'où ça vient mais je pense que s'il y avait un engin d'incendie à côté, il y aura les pompiers qui vont avec. Oui, c'est ça. Alors que là, comme vous dites, ils sont en short et c'est extrêmement dangereux.

Euh, ils peuvent avoir les jambes brûlées. Non, maintenant non parce que le champ a été déchas en train de se remplir les poumons de fumée. Ouais.

Là, c'est leur poumon pour sauver une ruine qui sert à rien. Ouais, ils se remplissent les poumons de fumée pour sauver une ruine qui ne sert à rien. Ceci dit, on n'est pas tous complètement puceau non plus face à l'horreur.

Je p je pense par exemple aux jeunes aux jeunes coréens qui à 6 ans à l'école apprennent à manipuler des des extincteurs qui savent tout simplement gérer avec leurs parents évidemment si c'est des feux dans des habitations de de haute de grande taille. De fait, il y a une culture de la gestion du feu, de la gestion post incendie, de la gestion posttremblement de terre également en Asie qu'on a moins chez nous parce qu'on est moins exposé à ça. Mais mais de fait là, il y a peut-être encore une fois des perspectives d'éducation à imaginer chez les plus jeunes enfants.

L'éducation, il va falloir y venir parce que pardonnez-nous mais avant les feux de forêt, excusez-nous mais on avait tous en tête. Oui, d'accord. Bon, c'est dans le sud de la France comme chaque année.

Non, c'est plus le cas. Là, on regardait, on a fait le compte, 250 départs de feu rien que pour hier avec beaucoup de feu au nord de la France. La Loire Atlantique a été touché, le Mené Loire, l'Inde, jusqu'au Cap Fréel.

Le Cap Frêlel, pour ceux qui connaissent, c'est la Bretagne Nord. On est dans les côtes d'armor au bord de la mer. Je je vous interromps juste une seconde, après je vous laisse le micro.

Je viens d'avoir l'information. Ils arrosent avec une borne incendie, enfin avec une borne de d'eau de la commune mise à disposition par la commune euh ces ces gens. Alors que dans le même temps, on entend le bruit de l'hélicoptère qui va procéder à une troisième largage.

Voilà, au bout de cet hélicoptère, tout en bas, vous avez une cita de dos de 3 tonnes et demi environ. Et si la population s'écarte, il va pouvoir descendre proche des habitations. Mais comme il y a des habitants dessous et bien il largue d'en haut.

C'est moins dangereux parce que la la masse d'eau ne risque pas en tout cas moins de blesser les habitants. Voilà. Là concrètement l'hélicoptère il revient je pense parce que les gens restent.

Or il serait sans doute plus utile sur le le front de flamme cet hélicoptère. Donc comme ils sont en train de de prendre de l'eau sur une bande d'incendie pour éteindre un feu qui globalement n'a aucun enjeu. L'hélicoptère revient pour éviter justement d'exposer ces gens-là.

Euh faut savoir aussi que l'eau qui est prise dans la borne d'incendie autant d'eau qui ne sert pas plus loin à remplir des camions de pompiers. Donc c'est-à-dire que bah le réseau, le réseau il est maillé. Donc les hydrans là qui sont utilisés, c'est autant de débit d'eau dans cette lance qui n'a d'ailleurs pas beaucoup de débit puisque vous voyez, il y a aucune pression dans la dans la lance.

C'est pour ça qu'on a besoin de pompes qui poussent l'eau et qui qui mettent de la pression et du débit dans dans nos lances. Là, il y a un débit de rien du tout. Donc c'est il y a rien il y a rien qui va.

Non, il y a il y a il y a il y a rien qui va. Mais la réalité c'est que comme nous avons nous n'avons pas mais ça part effectivement d'une d'une bonne in partle la voilà l'enfer estant pavé de bonnes intentions. Nous voyons des gens extrêmement euh volontaires qui défendent leur maison avec des des lances d'eau qui sont fournies par la commune et voilà.

Sauf que tout ça n'est pas très utile. Finalement, ils éteignent une grange qui est déjà détruite et les hélicoptères avaient déjà fait des des tranchées de humide entre cette grange en feu et les habitations à côté. Donc le feu n'aurait pas progressé davantage.

Donc ils se mettent en danger et surtout ils ont respiré des vraiment des gaz et des émanations extrêmement toxique et que c'est voilà, il va falloir que après cet épisode euh un peu héroïque, ils aillent se mettre en sécurité chez eux parce que ce qu'ils ont respiré pendant presque une heure c'est c'est assez terrible. Il faut qu'on soit informé des bonnes attitudes à adopter face au feu de forêt parce que je le disais ça va concerner ça concerne ça y est pardonnez-moi toute la France le Laurent Nigè a dit ce matin le bilan c'est 25000 hectares brûlés en France depuis quelques semaines soit deux fois plus par rapport à la même période de 2025 tous les Français vont devoir savoir comment réagir face à un peu un petit bémol sur ces chiffres parce que c'est des chiffres consolidés qui mélangent à la fois les incendies de forêt et de végéta Attention, on écoute juste, pardonnez-moi, je reviens vers vous. On écoute ce que disent ces gens là qui sont à noisir sur sur Pourquoi c'est important pour vous d'intervenir ?

On est du village, on travaille là. Bien sûr, on est là pour sauver notre village. Alors, on a entendu ce ce monsieur qui nous disait "On habite là, c'est notre village.

On est là pour sauver notre village. Même si le lieutenant colonel Francis Comas qui est avec nous, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs pompiers, a dit avec un un peu d'ironie sans doute qu'il n'hésite pas à s'engager dans les les sapeurs pompiers parce que finalement depuis le début vous faites partie de ceux qui considèrent que ce qu'ils font est imprudent, dangereux pour leur poumons et contrecart la stratégie des sapeurs pompiers. Euh ce qui est ce qui est important, c'est l'engagement citoyen.

Ce qu'ils font, c'est extraordinaire. En fait, ils protègent leur village. Mais pour protéger leur village, on devient sapport pompier volontaire.

On apprend à éteindre des feux, on a des équipements et on agit dans un ensemble coordonné sur l'ensemble du feu. Là, il y a aucune protection respiratoire, il y a aucun équipement de protection. La lance est pas correctement raccordée.

Ça part d'une très bonne volonté. Ils feront sans doute de très bons supports pompiers volontaires quand ils seront recrutés chez nous, formés et entraînés. Là, ils ont finalement quand il fait, ils ont éteint un un feu qui prenait sur une grange qui était déjà considérée comme perdu.

Euh voilà, ils ont arrêté le feu là. Vous pensez qu'ils ont arrêté le feu, mon colonel ? Oui, oui, le feu il est calmé là.

ça va fumer encore pendant de de sans doute quelques heures. Je leur déconseille fortement de rentrer dans les décombres pour aller chercher le cœur du feu parce que il doit y avoir des clous qui dépassent, des choses comme ça pour peu qu'ils soient en tong en claquette ou j'en sais rien, ils vont se blesser. Donc je pense qu'il faut qu'ils arrêtent là.

Ouais, on vous sent agacé quand même. Donc mesdames messieurs, si si vous nous rejoignez, c'est important de le dire. Euh hier soir, un feu s'est déclaré dans la zone de Fontainebleau.

Fontainebleau, c'est à une petite centaine de kilomètres de Paris dans le département de la Sénémarne. C'est en Île-de-France. Donc c'est le magnifique château de Fontainebleau, cette petite ville de Fontainebleau qui est sublime et bien évidemment la forêt royale qui brûle.

C'est une partie de la forêt royale de Fontainebleau qui brûle. Information très importante, c'est un feu qui serait d'origine criminelle, un feu volontaire, a dit le ministre de l'intérieur tout à l'heure en milieu de matinée, Laurent Nugèz. Il ne l'a pas certifié mais il l'a largement évoqué.

Je vous suggère d'ailleurs d'écouter quelques instants Laurent Nèz. Il s'est exprimé donc en milieu de matinée sur ce feu qui est quand même à quelques dizaines de kilomètres de la capitale de Paris. On n'est plus dans le sud de la France maintenant.

Écoutez Laurent Nugèz. 500 pompiers qui sont à pied d'œuvre sur un incendie qui est qui a démarré en plusieurs points hier en en fin d'après-midi dont deux points de part et d'autre de l'autoroute à 6 et toutes les il y a eu une dizaine de points de départ de feu dans un périmètre de 1000 m ce qui laisse supposer que ce pourrait être une origine volontaire pour la météo de 14h05. Voilà, Laurent Nunè, vous l'avez entendu, c'était ce matin Laurent Nugèz qui s'est rendu dans cette forêt de Fontainebl qui brûle la forêt de Fontainebleau est en train de brûler avec des villages qui sont plus particulièrement impactés comme celui-ci nois sur école où on le voit avec nos images en direct.

Des habitants spontanément sont sortis pour éteindre eux-mêmes un feu. Alors, nous avons un simpleur pompier sur notre antenne et nous le dit, il ne faut pas faire ça. C'est très imprudent.

C'est très imprudent parce qu'ils sont en short. Donc en quelques secondes, ils peuvent être brûlés. C'est très imprudent parce qu'il pire des fumées toxiques et c'est très imprudent parce que il y a les hélicoptères qui viennent déverser des tonnes et des tonnes d'eau et c'est leur vie qui est en danger.

Mais mais il y a ces intentions de de d'habitants qui veulent disent-il sauver leur village. Et en revanche, on a vu l'efficacité de de l'hélicoptère. On a vu deux trois passages d'hélicoptères plus avec une un ravitaillement en eau qui qui est quand même à saluer qui est rapide.

Trois passages d'hélicoptères et le travail de ce tracteur qui a retourné la terre. On a l'impression d'une bande de 5 à 10 m le long de la route là où il y avait le feu et à partir du moment où il y a de la terre et ben évidemment l'incendie s'arrête. Mais moi ce qui m'impressionne aussi c'est quand même le vent. vous en parler depuis ce matin.

Le vent, on voit derrière la forêt, on voit le la fumée qui est quasiment à l'horizontale. Malheureusement, on a tous les ingrédients euh de heure prochaine très compliqué. On entend on entend dans ce petit village de Nois les écoles de Nois sur école, pardonnez-moi, tout près de Fontainebleau, on entend la rotation des hélicoptères qui larguent des citernes d'eau de 3 tonnes et demi environ.

C'est la 5e 6e rotation. Suffire. Voilà.

Et je salue encore une fois, on salue le travail incroyable de cet agriculteur dans son tracteur John Deere qui retourne la terre pour enfouir finalement la paille. Le champ a été moissonné hein mais récolté. Mais il y a toujours 20 30 cm de paille, voyez, qui qui émergent de du sol.

Et donc il retourne le sol euh pour enfouir les les petits bouts de paille qui restent et qui ne s'enflammeront pas. Ainsi donc et attention sur ce point, c'est-à-dire que il y a un mécanisme qu'on voit dans d'autres régions du monde, par exemple dans l'Arctique russe ou au Canada qui s'appelle les feux zombies. Euh donc les les feux zombies, ça va être justement des flamèches qui vont être gardés, conservés malgré le retournement de la terre ou qui vont rester par exemple sous la glace à travers les saisons et qui vont se réactiver l'année l'année suivante ou quelques mois après.

Donc en France, on attendait pas dans la littérature climatique de feux zombies euh massifs ou de feux zombies récurrents avant encore au moins une bonne dizaine d'années. Là, on a commencé à observer des mécanismes qui se rapprochent des feux zombies entre 2022 et 2025. Je ne dis pas que c'est ce qui va se passer là, mais ça me paraît important d'expliquer que ces phénomèneslà existent et de fait vont être de plus en plus observables, y compris en France dans les prochaines années.

Ça veut quand même dire Christian Pinodo, vous qui êtes consultant en politique forestière, que la forêt qu'on voit derrière l'image là, bon, elle ne brûle pas très bien. Ça veut dire qu'elle si le feu s'est communiqué au champ à côté au petit hameau, ça veut dire que elle ne brûle pas pour nous à la caméra mais elle doit pas être en très bonne situation quand même. Non, non, enfin j'ai pas forcément.

J'ai pas forcément. Non, non. Ouais.

Euh vous savez, il y a le le le feu, il suit il suit une direction aussi hein. Moi, j'ai moi j'ai vu des forêts complètement calciné à droite et intacte à gauche, il ose dire. Ouais.

Donc il suit, il est poussé par le vent, il suit une direction, il peut passer complètement à côté d'un massif sans le toucher. D'accord. Et en plus, vous avez aussi une autre particularité sur des peuplements qui sont matures, donc euh des arbres euh euh grand h euh si c'est bien débroussaillé, le feu peut traverser sans faire aucune pratiquement aucun dégât sur les arbres.

Ouais. Et et alors, colonel, quand on parle de 800 hectares brûlés, c'est-à-dire que nous sommes dans forêt de Fontblot en quelques heures seulement, 800 hectares sont partis en fumée. C'est colossal.

On a on a parfois du mal à imaginer 800 hactares, c'est quoi ? C'est c'est plus de 800 terrains de football à peu près. Oui, c'est ça.

Mais c'est Bellîille, je crois. C'est un c'est un feu qui est complexe parce que l'habitation est mélangée avec la forêt. Il y a beaucoup d'enjeux.

On est presque à la limite d'une crise de sécurité civile là parce qu'on n'est pas loin de Paris et cetera et cetera. et il y a l'autoroute qui est fermée, la ligne TGV qui était impactée. Donc on met beaucoup de moyens pour ça.

Mais euh globalement, si on met ça dans perspective, le feu de ribat l'année dernière, c'était 17000 hectares et un périmètre de feu de 90 km. Ouais. Donc c'est énorme.

Un feu de forêt, c'est toujours trop trop gros. Euh mais ça reste des proportions effectivement colossales. Ce qu'il faut quand même rappeler, c'est que 99 % des feux sont éteints dans l'offre par justement le gay aérien armé, par le positionnement des sapports pompiers dans dans le verre, dans la végétation prêt à intervenir, par la surveillance de la forêt, par les caméras maintenant et et la reconnaissance aérienne et que euh dans la plupart des feux qui qui ont lieu, il ne dépasse pas 3 4 hectares.

Hm. Ce fe en viendra à bout quand il est à quelques dizaines de kilomètres de l'agglomération parisienne. Alors, ça dépend ce qu'on appelle en venir à bout.

Si on veut le fixer, ce sera peut-être aujourd'hui, peut-être demain, voir après-demain, mais sans doute aujourd'hui ou demain. Après, il faut l'éteindre. Ouais.

Et là, ça va être euh je sais pas 2 semaines euh pour vraiment noyer un c'est-à-dire imbiber euh la terre d'eau pour queil y ait plus d'escarbie, qu'on ait plus de saute de feu, qu'on est même si le vent se lève et cetera, qu'on ait pas des des brindilles qui rallument le feu. Alors, est-ce qu'on retrouvera est-ce qu'on retrouvera est-ce qu'on a des chances de retrouver celui qui l'a allumé ce feu, cette incendiaire volontaire ? puisque c'est ce qu'a dit le le ministre, je pense qu'il faut faire confiance au gendarmes et et aux policiers qui sont chargés de l'enquête de l' et il travaillent très bien.

Oui, justement un véhicule arrivé de pompier. Côté côté météo, on a aussi possiblement des averses orageuses qui vont nous concerner dans les prochaines heures. Donc ça ça permettra justement de d'avoir un peu de répi pour les pour les soldats du feu.

Et quant au vent, donc là on a un épisode qui est fort aujourd'hui mais qui aura tendance à affaiblir là aussi dans le courant de la soirée, dans le courant de la nuit et à disparaître dans les prochains jours. Donc là aussi ça peut nous être utile. Ouais. entre la différence juste entre un feu fixé et un feu maîtrisé, on peut la rappeler.

Alors, feu maîtrisé, on parle pas de ça. On parle d'un feu qui progresse, un feu fixé, c'est-à-dire qu'il brûle encore mais qu'il ne progresse plus. Et après, on va parler de d'un feu qui est circonscrit, c'estàd qu'il est entièrement entouré d'engin d'incendie et après un feu éteint.

D'accord. Donc, on voit la progression. Hours nous dites pourquoi pas semaines.

Oh oui, au moins euh là on voit par exemple un engin d'incendie feu urbain ce qu'on a dans les ville de de France comme à Paris en fait qui va venir éteindre le feu dans le champ parce que justement le le champ est retourné, le véhicule peut rouler et c'est un véhicule feu urbain, pas feu de forêt qui va venir éteindre cette grange détruite qui brûle pour que justement les gens arrêtent de s'intoxiquer et et traite ce feu et pour pouvoir vraiment les dégager de là de type camion pour pied de Paris hein. Oui, tous les toutes les villes de France ont ce type d'enginl modè. C'est même pas forcément un engin de Saintémar avec tous les renforts qui qui sont là.

C'est un engin feu urbain classique pour un feu d'appartement en fait. Et ça, on le suit en direct mais évidemment suppose qu'il y en a partout là en ce moment en bordure de forêt de Fontainebleau depuis ou et on rappelle que l'importance stratégique de ce qui est en train de se jouer ici, c'est pas juste parce que c'est proche de Paris. euh c'est que fondamentalement quand vous avez donc ce feu là sur cette forêt de Fontainebleau, vous avez à l'ouest les villages dont on parle hein, nois sur école de Vaudoué et vous avez à l'est, immédiatement à l'est, l'autoroute A6, donc 120000 véhicules par jour qui traversent en fait cette cette forêt de Fontaine Bleau qui évidemment est non pas forcément sous la proie des flammes mais par contre où il y avait a une fumée importante évidemment c'est à cause de cette fumée qu'on ferme les autoroutes pareil la ligne à grande vitesse c'est la plus circulée d'Europe C'est 300V par jour.

Donc c'est pour ça aussi que là vous avez un enjeu qui est clé. C'est un petit peu comme le D3 d'ormous si vous voulez des toutes petites zones en terme de superficie mais avec des conséquences qui sont absolument fondamentales pour beaucoup. Alors que les pompiers regardez sont en train de s'équiper pour pouvoir intervenir sur ce feu qu'on filme en direct depuis plusieurs minutes.

Et Annabol, on va la retrouver dans un instant. Effectivement, elle faisait donc ce qu'on appelle un duplexe pour nous. Elle était en direct pour nous de cette de ce village noisi sur école en bordure de forêt de Fontainebleau.

Quand tout d'un coup, elle nous dit, elle nous prévient, elle nous envoie des images, la situation est en train de se dégrader. C'est-à-dire qu'en quelques minutes seulement, un feu a pris dans une grange et ça a mis quelques secondes à peine pour que les flammes tout d'un coup prennent et se propagent au bord de ce champ. Et les pompiers sont intervenus d'abord par les hélicoptères avec au moins quatre passages pour larguer de l'eau et ces pompiers qui arrivent là maintenant pour s'équiper pour intervenir au sol place.

On a vécu un précipité, comment dire, un résumé de cette tragédie que constitue le feu, les incendies dans une petite commune de de cette forêt de Fontainebleau à quelques encablures de Fontainebleau et et pas très très loin de Paris finalement dans le département de Sainmar, dans le sud-est de Paris et on a vécu en allez en 1 heure une scène de tragédie liée à l'incendie tel que beaucoup ont dû en vivre cet été, ce printemps et puis les années précédentes. Voilà, on a vu un village qui pensait peut-être être préservé, être soudainement touché, une grange, un bâtiment, une maison, on sait pas trop si c'était une maison ou une grange. Et puis des habitants qui sont mobilisés avec une lance improvisée avec de l'eau fournie par la mairie, un un colonel de pompiers qui était avec nous sur ce plateau qui disait "Il faut pas faire ça, c'est dangereux.

Les fumées respirées par les habitants qui ne sont pas équipés sont toxiques. Ça empêche, ils empêchent, ils contreent les plans des hélicoptères et des sapeurs pompiers qui auraient agi différemment s'il n'y avait pas eu les habitants en train de combattre le feu dans ce champ. Bref, on a vécu un précipité en 1 heure de cette tragédie qui s'appelle l'incendie et que tant traverse en ces étés compliqués.

Et plus que l'incendie, Éric, on a vécu un précipité d'une conséquence concrète là aussi de l'accélération du réchauffement climatique qui met la pression évidemment sur les personnels de sécurité qui met la pression aussi, on en a parlé en début d'émission sur la question de l'approvisionnement en canader par exemple puisque de plus en plus de pays dans le monde vivent ça, vont vivre ça et il y a une demande de plus en plus importante pour tous ces outils aériens, terrestres, roulants, voir même des trains des trains extincteurs d'incendie qu'on a par exemple au Canada parce que effectivement ça se multiplie un peu partout les domôes de chaleur et ce genre de chaleur extrême et des incendies et de fait à l'école de guerre par exemple quand on est avec nos camarades gendarmes de fait quand on traite des sujets sécurité environnement énergie climat et bien évidemment on leur fait passer tous ces rapports qui existent toutes ces prévisions du céma des Grecs donc c'estàdire les groupements régionaux des experts sur le climat au niveau international et cetera parce que de fait tout ça il n'y a rien de surprenant j'insiste fortement ici ce ne sont pas que des alléas météolog météorologique. Ce sont des aléas climatiques qu'on voit qui sont encore une fois non pas surprenants parce que on s concret. On le voit avec la canicule depuis la fin du mois de mai.

Donc c'est historique ce qu'on en train de voir de de vivre aujourd'hui en France et on le voit à travers ces feux de forêt qui qui touchent de plus en plus le nord de la France. Est-ce que les alertes multipliées par les scientifiques enfin aujourd'hui il y a une prise de conscience ? C'est à moi que vous posez la question.

Même pas sûr. Même pas sûr. Euh alors oui, d'abord on le voit bien et surtout ce qui m'a frappé aujourd'hui, c'est eu un discours du premier ministre espagnol qui s'est rendu sur le lieu de l'incendie meurtrier en Andalousie, 13 morts dont vraisemblablement une française.

C'est pas encore totalement confirmé. Mais que dit le premier ministre espagnol qui est en première ligne, si j'ose dire, sur le front des incendies, il dit qu'il appelle la population à avoir une culture de la prévention pour mieux réagir aux incendies. Il va falloir aussi changer notre état d'esprit.

C'est cela que dit le premier ministre et espagnol et je pense que le nôtre va sans doute tenir dans peu de temps les mêmes propos. For c'est ce que dit aussi le dernier rapport du Haut Conseil sur le climat ici en France sorti le 9 juillet dernier qui met très très bien l'action sur le fait que les modifications ne sont pas assez structurelles en France. Les investissements sont à peine adaptatifs.

Euh je caricature un petit peu mais en c'est c'est le fondement du rapport. Et au-delà de cela surtout, on a une culture plus de l'indemnisation, une culture de la gestion à postériori. Alors que si on avait plus de culture de prévention, de fait on ça nous coûterait moins cher de préparer plutôt que de réparer.

Ce sont nos images. Titian boîteux qui filme depuis tout à l'heure ce départ de feu dans ce petit village de Nois suricole et les anaboles qui sont donc sur place et qui peuvent témoigner de ce qui est en train de se passer. Racontez-nous Léana.

Donc ça a commencé il y a quelques minutes finalement et c'est allé très vite. On était dans le village quelques minutes avant, c'était assez calme, beaucoup de fumée mais là c'est allé très vite. une grange s'est enflammée et ça a été très impressionnant parce que ça a pris un peu sur la une partie de ce champ et donc très rapidement des personnes sont venus aider, vous les voyez avec des tuyaux, ce sont des personnes de la commune, des habitants qui sont venus prêter main fort, ce qui est assez dangereux hein, vu que il y a aussi eu des hélicoptères bombard d'eau qui sont venus essayer d'éteindre ce feu.

Et alors ce qui a énormément paniqué tout le monde, c'est qu'il y a des habitations tout autour hein. Vous le voyez juste derrière, c'est une habitation. La dame était juste euh à son au niveau de son portail pour tenter de passer un tuyau d'arrosage pour essayer d'humidifier au maximum la deventure de sa maison pour empêcher les flammes d'aller jusqu'à chez elle.

Et vous le voyez, ça s'arrête pile jusqu'à devant chez elle. Et on a aussi eu l'intervention d'un tracteur qui est venu retourner la terre pour éviter voilà que le feu se propage beaucoup plus sur toute cette parcelle. Il a fait de longs allers-retours sur toute la parcelle et c'est ce qui a pu maintenir le feu.

Et nous avons eu beaucoup Le problème c'est qu'il y a encore beaucoup de vent. Vous le voyez là sur les images, beaucoup de vent, des rafales à plus de 40 km/h ce qui complique énormément le travail des pompiers. En tout cas là la situation est redevenue plus calme he moins de flammes.

Mais les pompiers sont toujours sur place et tout le monde tente d'aider au mieux qu'il peut. Yeah.