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Conférence de presseEurope 1 (sur YouTube)· 9 janvier 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprises

L’accord UE-Mercosur en questions

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les agriculteurs français dénoncent-ils cet accord ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cet accord est-il critiqué après 27 ans de négociations ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La France peut-elle bloquer l'accord malgré son vote contre ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quel est le calendrier prévu pour la ratification ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « L'accord prévoit l'ouverture du marché européen à des volumes de produits agricoles sud-américains : bœuf, volailles, sucre, miel, riz, éthanol. »
  • 0:55Chiffre
    « leurs coûts de production sur place sont bien inférieurs jusqu'à 40 50 60 % de moins qu'en Europe »
  • 1:05Chiffre
    « 99000 tonnes de viande bovine au maximum, soit environ 1,5 % de la consommation européenne »
  • 1:45Fait
    « les normes environnementales européennes étaient aussi moins strictes »
  • 2:15Fait
    « Emmanuel Macron parle désormais d'un accord d'un autre âge, négocié sur des bases qui n'ont plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui »
  • 2:45Fait
    « La France est isolée au niveau européen avec l'Irlande et vraisemblablement l'Autriche, la Pologne et la Hongrie »
  • 3:20Fait
    « l'accord sera donc validé puis signé dès lundi au Paraguay par Ursula Vanerleyen »
  • 3:40Fait
    « Un accord qui entrera en vigueur de façon provisoire avant même la ratification du Parlement européen prévu le 20 janvier »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

L'enquête du vendredi de la rédaction d'Europe 1 consacrée ce matin à l'accord de libre échange avec les pays du Mercossur. Alors je vous je vous les redonne parce qu'on les cite jamais mais c'est l'Argentine, le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay. Les ambassadeurs de chaque Étatmembre de l'Union européenne vont dévoiler ce matin la position de leur gouvernement à Bruxelles.

Aujourd'hui, la France a annoncé qu'elle allait voter contre. Bonjour Jacques Sorry. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Alors évidemment, les agriculteurs français eux restent mobilisés contre cet accord qu'ils dénoncent. Pourquoi ?

Quels sont leurs irritants majeur ? Et bien nos agriculteurs dénoncent avant tout une concurrence qu'ils jugent déloyal. L'accord prévoit l'ouverture du marché européen à des volumes de produits agricoles sud-américains : bœuf, volailles, sucre, miel, riz, éthanol.

Des produits qui coûtent bien moins cher à produire. leurs coûts de production sur place sont bien inférieurs jusqu'à 40 50 60 % de moins qu'en Europe parce qu'ussi les normes n'ont rien à voir. Il n'y a pas toutes les interdictions de pesticides et d'antibiotiques que l'on a dans l'Union européenne.

Pareil pour la traçabilité qui est bien moins rigoureuse. Alors les volumes sont censés rester limités. 99000 tonnes de viande bovine au maximum, soit environ 1,5 % de la consommation européenne.

Mais symboliquement, ça ne passe pas. Nos agriculteurs ont ce désagréable sentiment d'être sacrifiés sur l'hôtel du libre échange. Pourtant, Jacques le Mercossieur, cet accord, il est négocié depuis maintenant 27 ans.

Tout ça n'a pas été vu avant. Si bien sûr, mais le contexte a complètement changé. Et quand les négociations ont débuté en 1999, la souveraineté alimentaire n'était pas un enjeu central.

Les normes environnementales européennes étaient aussi moins strictes. Or, on demande toujours plus d'efforts aux agriculteurs européens, tout en ouvrant le marché à des pays qui ne respectent pas les mêmes règles. C'est pour cela qu'Emmanuel Macron parle désormais d'un accord d'un autre âge, négocié sur des bases qui n'ont plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui.

Et pour le président, cet accord n'apportera rien aussi peu à la croissance européenne d'ici quelques années. Alors Emmanuel Macron a annoncé hier Jacques que la France voterait contre l'accord. Est-ce que cela va changer quelque chose ?

Absolument pas. Le président invoque un rejet politique unanime constaté à l'assemblée comme au Sénat. Mais concrètement cela ne change rien.

La France est isolée au niveau européen avec l'Irlande et vraisemblablement l'Autriche, la Pologne et la Hongrie. Donc la minorité de blocage n'existe plus car l'Italie de Georgia Meloni a changé de position après avoir obtenu les garanties financières sur la PAC qu'elle souhaitait. À Bruxelles, c'est un vote à la majorité qualifiée qui est attendu.

Sauf surprise, l'accord sera donc validé puis signé dès lundi au Paraguay par Ursula Vanerleyen. Un accord qui entrera en vigueur de façon provisoire avant même la ratification du Parlement européen prévu le 20 janvier. L'enquête du vendredi de la rédaction consacrée à cet accord avec le Merco sur la colère agricole signé Jacques Sery.