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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 17 mai 2026 9 min

"On touche à un policier, on touche à la République et on abîme la France" (Karl Olive)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Parce que de semaines avant ce weekend de tous les dangers à Paris, le ministre de l'intérieur et c'est bien de sa part d'être transparent, s'attend, je le cite, aux mêmes scènes de violence. Laurent Nouè s'attend à des violences à Paris et promet un dispositif de sécurité exceptionnel. Il y avait 5200 forces de l'ordre qui avaient été déployées l'année dernière au soir du 311 mai des violences urbaines après la victoire du PSG.

Euh s'il y a un dispositif exceptionnel, on pourrait peut-être s'attendre à à un dispositif encore plus important. Mais c'est sa phrase qui est très importante. Il dit "L'an dernier quand le Paris-Germain avait gagné, les scènes de débordement avaient été nombreuses.

Le périphérique avait été perturbé, des commerces avaient été pillés. On s'attend au même niveau de violence confit-il ajoutant "Le dispositif de sécurité sera donc exceptionnel et on est certain que les forces de l'ordre seront mobilisées, présentes et feront comme à chaque fois le boulot." Hm.

La question c'est qu'est-ce qu'on attend pour agir'eston on peut rappeler aussi parce que on avait mis quelques jours certains médias à s'en rendre compte que au-delà de toutes les violences dont parle le ministre de l'intérieur ce soir-là lors de la finale gagnée par le PSG il y avait eu aussi des homejacking il y avait aussi dans le périmètre de du Parc des Princes des gens qui avaient été attaqués chez eux sûr je me permets de vous couper parce que on est avec Carles Olive en direct député français député Renaissance. Bonjour monsieur le député, vous allez bien ? Bonjour Devaou.

Très bien. Je suis en pleine en pleine tournée dans la circonscription dans ma chère ville de Poissi. Voyez-vous ça.

Ah bah tiens, dans votre ville dans votre d'entre ville quand vous allez voir un peu les vous administrés, il vous ils vous parlent de quoi ? C'est quoi leur préoccupation première ? C'est intéressant ça.

Un le pouvoir d'achat. Le pouvoir d'achat et on s'aperçoit que bon là on a des périodes de pont mais vous avez raison il de poser cette question. Un c'est le pouvoir d'achat et deuxièmement et deuxièmement du côté des des commerçants qu'on arrête de les emmerder.

Enfin, moi je suis euh vous vous l'avez dit, je suis issu du bloc entre guillemets l'ancien l'ancien bloc majoritaire. Je me bats pour dire que par exemple le 1er mai, mais faisons confiance au commerçant. Bien sûr que le 1er mai c'est un jour symbolique, mais un commerçant qui veut qui veut travailler comme il a toujours travaillé avec des employés sur la base des volontariats payés double, ils sont très heureux mais qu'on arrête d'emmerder les Français.

Moi le 1er mai, par exemple, j'étais à Nice. Je peux vous dire qu'à Nice, tout a été ouvert. Il y a pas eu de difficulté.

Les touristes étaient très très heureux, les employés étaient très heureux. les employeurs étaient très heureux mais à un moment donné il faut qu'on écoute en stéréo le terrain. Mais c'est pour ça que vous êtes un un député apprécié parce que vous êtes proche des préoccupations de vos administrés.

Je vous ai appelé vraiment on a pensé à vous en faisant ce thème-là parce que vous êtes un homme aussi du monde du sport. J'ai lu l'interview de Laurent Nouz qui s'attend à des violences à Paris pour le 30 mai la finale de Ligue des Champions et promet un dispositif de sécurité exceptionnel. Personne ne remet en question le travail extraordinaire des forces de l'ordre.

Mais la question que je me pose, c'est qu'est-ce qu'on attend pour agir ? Et ce que je vais vous proposer peut-être une folie. Vous allez me dire "Mais c'est injouable, c'est infaisable." Mais on a bien fait une loi d'exception, une loi spéciale pour rebâtir et c'est historique.

Notredame, pourquoi en 2 semaines on ne proposerait pas une loi d'exception pour prévenir les viol les les violences, les les potentiels et en disant bah c'est très simple, c'est une loi d'exception pour le 31 mai, vous touchez à un policier, c'est peine planché et puis on va remettre au goût du jour la loi anticasseur. C'est cette loi qui avait été supprimée par Badinter. Je rappelle, elle permettait notamment de condamner des manifestants pour des violences commises par d'autres au nom d'une forme de responsabilité collective.

Vous êtes pris dans un magasin euh qui est en train d'être pillé mais vous avez pas de matériel ou de produits sur les mains, mais vous payez pour les autres. Bah peut-être que ça va les calmer un peu. C'est possible ça, monsieur le député ou j'ai je suis en train de rêver ?

Non, vous vous ne alors vous vous rêvez mais vous dites la vérité. C'est-à-dire que ce qui ce que vous venez de décrire, c'est exactement ce dont on dont serait en droit en droit d'attendre. Simplement, il y a j'ai envie de dire qu'il y a raison et passion.

Et là, on est plus dans la passion que dans la raison. La vérité, c'est que vous le savez, le travail législatif c'est un travail, je veux pas dire que l'emblème c'est la tortuer le frein à main, mais c'est un c'est un temps qui est un temps long. Et moi, par exemple, je suis favorable, archi favorable aux peines planchées, sauf que les peines planchés n'ont pas été votés.

Ils n'ont pas été votés en nous disant parce que ça a pas bien fonctionné la première fois quand elles avaient été mises en place. Je crois que c'était sous monsieur Sarkozy. La vérité c'est qu'il nous faudrait des peines planchées.

Sur le sujet de la semaine prochaine. D'abord moi j'aime bien parler de de l'essentiel sans sans passer trop à côté de de l'accessoire. Il faut que ça soit une grande fête du football.

Il faut que le Parissain-Germain puisse l'emporter, que ça soit une grande fête du football pour le football français et pour notre pays. Enfin, je veux dire, des des finales de Ligue des Champions, ça passe une fois tous les 10 ans ou tous les 20 ans. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose, vous avez raison, on touche un policier, c'est on touche la République, on abîme la France. Il faut être il faut vraiment être la main ferme. Et c'est ce que c'est ce qu'on fait successivement, franchement, moi et vous me connaissez, vous l'avez dit, je vous remercie.

Je je dis précisément ce que je pense et je suis assez très pragmatique sur le sujet. que ce soit Gérald Armana, monsieur Retaillot ou Laurent Nounes, ils mettent en valeur et en exerc tout le savoir-faire professionnel de nos forces de sécurité qui font un boulot exceptionnel pour notre pays. Sauf que bah on a une minorité, une minorité de voyou qui viennent pourrir l'immense majorité de ce que de ce qu'attend les Français, que ce soit pour une finale de Ligue des Champions, que ce soit pour un match international au Stade de France, parfois même ça a pu arriver dans d'autres dans d'autres sports que le football, mais le football, c'est vrai que c'est une caisse de résonance de notre de notre pays. qu'on sait de toute façon que il y aura effectivement des personnes qui vont venir s'amuser à nous le bordel et à nous détriorer la fête ce ce dont on est en droit d'attendre.

Après euh après, j'ai envie de dire Elliot, sur le sur le le côté législative, c'est c'est là que ça devient plus compliqué parce que une fois que le régalien a fait son œuvre, il faut aussi que la justice qui est embuée dans les dans tous les dans tous les régimes qu'elle a elle peut avoir à avoir au dans les dans les tribunaux, c'est sûr que c'est c'est compliqué. C'est pas sur un claquement de doigt. Il nous faut véritablement une monsieur le député Carl s'il vous plaît.

Une dernière question parce que je vous sais pressé une toute dernière question et vous dites que vous êtes et c'est et c'est vrai vous êtes au plus près de vos administrés. Nous on essaie d'être au plus près des des auditeurs d'Europe 1. On pourrait considérer que c'est populiste que de dire ça mais certains pourraient vous nous répondre "Mais monsieur le député, vous dites c'est compliqué, il y a un frein législatif, ça prend du temps et cetera." Euh du jour au lendemain euh lorsqu'il y a eu la crise sanitaire et et à juste titre dirait certain.

Bon le pays a été bouclé, on était confiné, on a pu prendre des mesures d'urgence. Pourquoi ? Alors qu'on sait qu'il va y avoir des violences et même s'il y aura un dispositif de sécurité important, pourquoi on ne peut pas avoir des lois spéciales ?

Et je prenais l'exemple de Notre Dame qui est laune des plus grandes réussites de ces 10 dernières années. C'est-à-dire que on était avec une cathédrale qui allait s'effondrer et aujourd'hui elle n'est elle est plus belle que jamais cette cathédrale. Il y a eu une loi d'exception qui a été votée.

Il y a une on a viré tous les freins à main administrative pour accélérer le processus. Donc là est-ce qu'on peut pas faire la même chose pour des questions sécuritaires ? C'est c'est la question c'est pas une question de loi d'exception, c'est une question de de d'appliquer la loi et vous avez raison.

Et moi, je pense que typiquement euh vous voyez ici à Poissi, on a eu des tirs de mortiers pendant la campagne municipale où j'ai reçu des tirs de mortiers venant de de mineurs. Bon bah, les mineurs aujourd'hui, ils sont euh ils sont dans la rue. Euh ils sont peut-être sous contrôle judiciaire, mais ils sont dans la rue.

Et c'est parce que il nous faut il nous faut changer la loi. Mais parfois, vous savez, les élus de terrain ont aussi la main. Euh moi quand j'étais quand j'étais maire et je suis pas l'ancien combattant, euh j'ai mis en place euh le conditionnement d'aide non obligatoire à un comportement civique.

Bon ben si jamais chaque maire faisait déjà ça, je peux vous dire que vous allez baisser la délinquence juvénile comme je l'ai fait de 30 % et j'ai pas eu besoin de l'État. Vous vous prenez d'autres d'autres sujets où on a la possibilité que les polices municipales et j'entends bien que la prochaine loi sur les polices municipales puisse aller dans ce sens puisse effectivement éviter des je dirais des verbalisations de d'outrance d'outrance publique. C'est là-dessus, il nous faut une volonté une volonté de gauche comme de droite sur ce sujet et c'est vrai qu'à ce niveaul bah comme disait Jacques Chirac, il y a des choses qui se greent pas.

Ça devrait être transpartisant. Merci beaucoup Carles Olive, monsieur le député parce que vous êtes bah non mais votre disponibilité c'est-à-dire que c'était absolument pas prévu et on vous êtes en en train de faire ce que font tous les députés un dimanche normalement, c'est-à-dire d'aller au plus près des administrés pour connaître les préoccupations. C'est important ce qu'il a dit, hein. le pouvoir d'achat de les difficultés pour les les commerçants.

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