Après la chute du trafiquant El Mencho, quelles conséquences au Mexique ?
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Et un grand entretien ce matin, quelques jours après la mort du narco-trafiquant El Mencho à la tête du cartel du Jalisco au Mexique. Nous voulions en comprendre les enjeux et l'économie du narco-business avec la chute d'El Mencho. C'est une situation que certains décrivent de quasi-guerre civile qui s'installe au Mexique. Et maintenant, qui remplacera le roi des narcos ? On va en parler avec celui qui a réalisé une série passionnante pour le journal Le Monde, l'un des grands spécialistes de la question. Il est professeur à l'EDEC, spécialiste de l'économie criminelle. Bonjour Bertrand Monnet. Bonjour.
Et bienvenue sur France Inter avec nous en duplex depuis Lyon, une spécialiste de la politique mexicaine. Elle est directrice du Centre d'études mexicaine et centraméricaine, maîtresse de conférences en sciences politiques à Sciences Polio. Bonjour Maya Colombon. Bonjour. Les auditeurs d'Inter peuvent agir et réagir sur le standard 0145 24 7000 ou sur l'application de Radio France. Avant d'aller à la racine, essayer de comprendre les grands enjeux de cette économie du narcotrafic et l'état du pays. On va partir de cette opération militaire absolument sidérante de dimanche dernier avec vous Bertrand Monnet.
Vous l'avez raconté, c'est une opération militaire d'une ampleur jamais vue depuis des décennies. Racontez-nous non pas l'arrestation mais la mort d'El Mencho. Qui était-il ? Comment ça s'est passé ?
Alors El Mencho c'était ce chef du cartel de Jalisco qui a créé ce cartel, qui avait créé ce cartel en 2010. Il était pourchassé par l'armée fédérale mexicaine, par toutes les polices du Mexique, la garde nationale, la DEA américaine. Et donc sa tête en plus était mise à prix par les américains à 15 millions de dollars. Donc il y avait vraiment en amont de cette opération une traque qui était très intense. Et finalement l'armée mexicaine a réussi à le localiser avec des renseignements américains dans la ville de Tapalpa où il était visiblement parti quelques jours avec une femme.
Et en fait c'est un proche de cette femme qui était suivi par les renseignements américains et qui a mené l'armée mexicaine jusqu'à El Mencho. A ce moment-là il y a une opération qui a été déclenchée. Lors de l'opération il a laissé plusieurs dizaines de ses hommes essayer de ralentir les forces mexicaines qui arrivaient sur lui. Beaucoup de ses hommes ont été tués, on parle d'une trentaine de morts. Finalement lui-même a été rattrapé, il était gravement blessé avec deux de ses gardes du corps. Et les trois sont décédés dans l'hélicoptère qui les transportait jusqu'à Mexico où leurs corps sont restés plusieurs heures sous haute garde devant un bâtiment fédéral.
Alors donc il faut juste prendre la mesure de El Mencho puisqu'il était à la tête d'une organisation criminelle devenue l'un des cartels les plus puissants et les plus violents de la planète. Il était considéré comme l'un des trafiquants les plus recherchés au monde. Il n'a pas été arrêté vivant. Vous avez décrit les forces engagées, vous avez décrit sa mort des suites de ses blessures. Il est tombé, on va le dire très rapidement, à cause d'une femme ?
Oui, alors il serait sans doute tombé autrement en fait. Ce que font les services de renseignement américains, c'est comparable à ce qu'a fait également l'armée israélienne à Gaza. Ils utilisent aujourd'hui des moyens de renseignement qui sont très...
Vous comparez les deux situations pour mesurer la violence de l'attaque ?
Non, pas pour mesurer la violence, mais pour mesurer les tactiques de renseignement qui sont aujourd'hui déployées par les services de renseignement américains. Ils arrivent à mettre en oeuvre des stratégies prédictives en utilisant notamment des intelligences artificielles, mais pas seulement, en cartographiant tout l'environnement humain de ce qu'ils appellent les high value targets, c'est-à-dire leur cible, et là on voit bien que ce n'est pas El Mencho lui-même qui a été localisé parce que des chefs narcos, moi j'en rends compte pour mes recherches, aucun n'a un téléphone. El Mencho n'a sans doute jamais eu un téléphone depuis 20 ans.
Donc en fait, ils suivent, ils cartographient tout leur environnement et ils arrivent à prédire le comportement et les déplacements de toutes les personnes qui constituent leur environnement. Ils les suivent, notamment avec des drones, mais pas seulement, avec des interceptions de téléphone. Et quand il y a un match, c'est-à-dire quand un proche est localisé dans une région où effectivement il pourrait se trouver avec le patron, à ce moment-là on lance une opération. Mais il y a beaucoup d'opérations de ce type-là qui font chou blanc. Et là, en l'occurrence, ça a marché.
Vous allez nous raconter d'ailleurs comment vous travaillez et comment vous entrez en contact avec les membres de ces cartels. On connaît le danger de s'en approcher. Maya Colombon, qu'on comprenne bien l'ampleur, l'importance du cartel du Jalisco, c'est aujourd'hui, ou c'était il y a encore deux jours, le plus grand cartel du Mexique, devant celui du Sinaloa, dont on connaît l'ancien chef El Chapo qui est aujourd'hui arrêté et détenu aux Etats-Unis ?
Oui, on peut considérer que le cartel Jalisco Nova Generation était une entreprise criminelle avec des activités extrêmement diversifiées qui a à la fois commencé avec la vente de narcoïdes, mais donc fentanyl, méthartphétamines, mais qui s'est diversifiée très rapidement. On sait notamment que le vol de carburant, le watchicle, est une de ses activités importantes. Mais évidemment, il y a une multiplication au cours des décennies des activités de cette entreprise criminelle qui vont très très loin. On sait par exemple qu'une partie du territoire du Michoacán où se développe une agriculture de l'avocat est détenue par les cartels.
On a des investissements importants aussi dans certaines zones touristiques, par exemple Puerto Vallarta qui est une des stations balnéaires qui est proche de Guadalajara, donc dans le Jalisco. Et puis toute une économie de l'extorsion qui est extrêmement importante et qui fait qu'aujourd'hui, le cartel a des activités qui sont autant dans l'économie illégale qu'illégale et avec une puissance de frappe et une puissance financière qui est assez gigantesque.
Assez gigantesque, on peut même comparer, certains le comparent d'ailleurs à un État puisque la puissance de ce cartel réside notamment dans le nombre de ces hommes armés. L'an dernier, le journal La Jornada a expliqué en une que les cartels de Jalisco et de Sinaloa étaient le deuxième plus gros employeur du pays, du Mexique. Après, l'État s'est absolument sidérant. Bertrand Monet, comment est-ce qu'on a pu en arriver là ?
Puisque cet homme, El Mencho, a réussi, c'est un surnom évidemment, mais il a réussi à mettre en œuvre une organisation criminelle après avoir développé un système de recrutement forcé pour disposer d'une main d'œuvre innombrable, jeune voire juvénile, avec des meurtres, des règlements de comptes absolument sidérants et une montée en intensité dans la violence comme on n'en avait jamais connu.
Oui, alors c'est vrai que ce cartel, il est particulièrement violent. Les autres cartels mexicains le sont aussi, notamment le cartel de Sinaloa. Il ne faut pas oublier qu'El Mencho, au départ, il était membre du cartel de Sinaloa. C'est là qu'il a appris finalement, même s'il a développé une violence encore plus forte.
Il est passé par la prison, il est passé par la police également,
où il a pu apprendre quelques-unes de leurs méthodes. Il a eu le parcours classique, j'allais dire, d'un chef narco, comme ceux qu'encore une fois, je rencontre régulièrement. Mais ce qu'il faut bien comprendre, la puissance dont vous parlez de ce cartel, en fait, elle leur est conférée par le modèle économique qu'ont ces entreprises. D'un côté, c'est comme ça qu'ils commencent.
Modèle économique, entreprise, c'est vrai que c'est assez surprenant d'employer ces termes-là. Moi, je suis professeur à l'EDEC, donc j'analyse ces organisations comme ça.
Mais malheureusement, malheureusement, j'ai aucune admiration pour ces organisations loin de là. Malheureusement, je pense qu'il faut vraiment les considérer comme des multinationales criminels de la pire espèce. Leur premier business, c'est quoi ? C'est la vente de l'interdit. C'est-à-dire qu'ils vont vendre des drogues. En l'occurrence, Jalisco, ils vendent beaucoup de drogues de synthèse, de la cocaïne, enfin, tout ce qui est interdit. Ensuite, ils extorquent. Ensuite, effectivement, ils font du trafic d'êtres humains, du trafic de pétrole. Ça, ça leur apporte des milliards de dollars.
Mais de façon continue, ces milliards de dollars sont transformés en argent propre, via des circuits de blanchiment, qui peuvent transiter par des dizaines de pays. Et ensuite, ils sont réinvestis. Ils sont réinvestis en Amérique du Sud, aux États-Unis, parfois en Europe, mais beaucoup au Mexique. Et c'est ça qui confère au cartel leur puissance. Alors, quand on parle d'employés du cartel, bien sûr qu'il y a des dizaines de milliers de membres qui appartiennent directement à l'organisation strictement criminelle. Mais la question, c'est combien de personnes au Mexique vivent des bénéfices du cartel une fois blanchis dans des entreprises ?
Il y a combien de personnes au Mexique dont les salaires, finalement, des gens parfaitement honnêtes, mais dont les salaires sont payés par des entreprises, au capital desquelles on trouve les narcos cachés derrière un trust, au Panama, à Dubaï, etc. Et c'est ça, la terrible emprise des cartels. Et c'est ça qui, je pense, malheureusement, relativise fortement ce succès. On a coupé une tête, c'est une opération militaire, mais ce n'est pas ça qui, je pense, va porter un coup définitif à ce cartel.
Alors, justement, Maya Colombon, vous disiez qu'il était né dans le Michoacán. C'est l'un des états pivots du narcotrafic. C'est dans le sud-ouest du Mexique, El Mencho, où l'on vit principalement de la culture du pavot, de la marijuana. Il y a le journal El Pais, le journal espagnol, qui disait que l'histoire d'El Mencho reprenait tous les codes du trafic de drogue mexicain, qu'il avait été sicario avant de gravir absolument tous les échelons, tué à 59 ans, c'était une cible. Est-ce qu'aujourd'hui, paradoxalement, avoir tranché la tête du serpent, ça crée une forme de désordre ? Et est-ce qu'on peut parler de situation de quasi-guerre civile, comme le font certains ?
Alors, d'abord, comme le disait M. Monet, effectivement, l'entreprise criminelle est tellement ample qu'on peut imaginer qu'on a une répartition sur le territoire qui est extrêmement importante, en outre des cellules armées dans différents états du pays. Certains considèrent que le cartel Jalisco-Nova-Rénération, maintenant, est complètement contrôle des territoires sur l'ensemble de la République mexicaine. Et le Michoacan fait partie de ces territoires, le Jalisco aussi, mais c'est des territoires qui sont aussi, les cellules qui sont aussi en partie indépendantes de la tête qui est comme une multinationale avec un certain nombre de petites entreprises qui ont une forme d'autonomie.
Donc, ce que l'on peut imaginer aujourd'hui, c'est qu'il y aura une guerre interne pour reprendre le contrôle de toutes ou parties de ces différentes entreprises criminelles et donc, avec potentiellement des violences à venir. On se rappelle, au moment de l'arrestation du Chapo Guzman, il y avait eu un certain nombre d'affrontements et en particulier une guerre interne qui avait été assez importante, mais plusieurs semaines après l'arrestation. Donc, ce n'est pas forcément quelque chose qui va se produire tout de suite. Est-ce qu'on parle de guerre civile ? Non, parce que là, on n'est pas dans une situation de cet ordre.
Par contre, une guerre interne au sein du cartel ou des différentes cellules est aussi un rapport de force extrêmement clair. On l'a vu dimanche et lundi, vis-à-vis de l'État, vis-à-vis de l'armée, pour montrer au gouvernement mexicain et à l'État mexicain, l'importance, à travers les narco-blocages, l'importance de ces différentes cellules sur l'ensemble du territoire.
Oui, parce qu'ils ne reculent devant rien, absolument rien. On a vu des semi-remords qui ont été brûlés pour bloquer la circulation, des chauffeurs de camions qui ont été assassinés par les cartels qui s'en sont pris directement aux forces de police. Quand je parlais de situation de quasi-guerre civile, c'est peut-être un excès de langage. Malgré tout, les cartels mexicains sont responsables, on dit aujourd'hui, de plus de 400 000 morts ces 20 dernières années, 100 000 disparus. Ce sont des chiffres d'un pays en guerre. Et ce qui est assez impressionnant, c'est qu'il y a donc la figure d'El Mencho, on a parlé de sa maîtresse.
Il y a une autre femme qui est extrêmement importante dans cette histoire-là, dans cette histoire en train de s'écrire. C'est la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, qui a rompu avec la politique de son prédécesseur. Il appliquait son prédécesseur, la stratégie de ce qu'on appelait « abrazos no balasos », des embrassades, pas des balles. C'était inefficace. Elle, elle n'a pas hésité à faire intervenir les forces armées.
Oui, tout à fait. Claudia Sheinbaum, elle applique une stratégie qui est, je pense, à la fois efficace et surtout très courageuse. les narcos la détestent parce qu'ils savent que la stratégie qu'elle met en œuvre, elle va leur faire mal. Pourquoi ? Parce que certes, elle frappe, et effectivement, on voit, on en a eu un exemple. Attention, là, on parle tous de cette opération. Moi, je rentre là du territoire du cartel de Sinaloa, le grand concurrent Tralisco. À Culiacán, la capitale du Sinaloa est de fait la capitale du cartel. En ce moment, c'est 15 exécutions par jour. Vous entendez décrire ? 15 exécutions par jour. Par jour.
Voilà, là, je suis resté 4 jours, j'ai dû partir un peu vite parce que les conditions de sécurité n'étaient pas garanties. J'entendais les tirs, vous voyez les convois mortuaires, etc. Donc, ça tape partout. Alors, c'est entre les clans du cartel et effectivement, je pense, pour revenir rapidement sur ce qui vient d'être dit, il y a une évolution potentielle, c'est une guerre interne. Ça, on l'a vu, c'est ce qui se passe au sein du cartel de Sinaloa. L'autre solution, c'est que El Menchow, avant de... El Menchow, ait prévu finalement sa succession au cas où il était arrêté, au cas où il était tué. C'est par exemple ce que font les mafias italiennes.
Donc, il est possible que finalement, cette succession se passe bien. C'est les semaines prochaines qui vont le dire. Mais dans tous les cas... Mais cette présidente est extrêmement courageuse. Il faut rendre hommage à Claudia Sheinbaum. Absolument, parce qu'encore une fois, elle frappe. Alors, est-ce que cette frappe aura des effets ? Encore une fois, on le verra. Mais elle, elle sait que, comme on le disait, la frappe militaire n'est absolument pas suffisante. Elle ne suit pas les injonctions de Trump qui est dans le tout militaire, dans le tout répressif. Ce n'est pas ça qui marche contre les cartels.
Elle, elle a mis en place une tactique qui consiste à faire regagner par l'État tous ces territoires qui ont été abandonnés ou dans lesquels l'État n'a jamais été présent. Et notamment de façon économique. Et ça, ça fait mal aux cartels parce que les cartels mexicains, en fait, ils tiennent ces centaines de milliers ou ces millions de personnes. Ils ne les tiennent pas par la tête. Quand vous passez du temps sur leur territoire, les gens détestent le cartel.
Ils ne les tiennent pas par la tête, ils les tiennent par le ventre parce que les gens savent que c'est le cartel qui les nourrit soit parce qu'ils sont narcos et qu'ils sont payés directement soit, comme on le disait, parce qu'ils travaillent pour des entreprises qui appartiennent aux narcos des entreprises agricoles ou des entreprises industrielles. Donc, et Sheinbaum, elle a mis ça en place. Elle a vraiment décidé de lutter contre le blanchiment d'argent en mettant des moyens qui permettent de casser ces flux d'argent sale vers l'argent propre et surtout, alors ça prendra des années.
Et en limitant l'aide américaine puisque les Américains considéraient que ce qu'ils appellent la guerre contre la drogue et leur terrain de chasse réservé avec la DIA, la CIA et absolument toutes les forces militaires, des trillions de dollars ont été dépensés en vain. Il y a Sylviane qui nous écrit sur l'application Radio France et je la suis quand elle salue votre travail et votre courage extraordinaire, Bertrand Monnet, en lisant votre série de reportages pour le journal Le Monde. Sylviane qui dit qu'elle est restée marquée. Vous avez pénétré le cartel de Sinaloa. Elle en parle à tous ses proches depuis.
Comment est-ce que vous, vous arrivez à parler, à entamer un dialogue avec des personnes aussi dangereuses ?
Il faut accepter d'avoir un taux d'échec extraordinaire. Moi, je passe mon temps à rater à peu près tout ce que j'entreprends. Là, pour faire l'entretien d'un boss que j'ai réussi à faire il y a dix jours, il a fallu quatre voyages et voilà, c'est très très long. Donc, il y a un taux d'échec très fort et ensuite, il faut être très patient. Au début, j'ai commencé à rencontrer des narcos de très très faible envergure et ça, ce n'est pas très difficile à rencontrer au Mexique. Il faut leur expliquer ce qu'on fait. Moi, je ne suis pas journaliste, je suis professeur, même si je fais des documentaires.
Ça, ça m'a permis de leur faire comprendre que ce qui m'intéressait, c'était l'économie de leur activité, de leurs organisations, ce n'était pas les meurtres, etc. Et c'est du temps, du temps, du temps. Et puis, il faut vivre avec eux, il faut passer du temps avec eux, il faut ne pas juger, même si, encore une fois, je n'ai aucune admiration pour eux.
Bien sûr, il y a pourtant une héroïsation des grands patrons narcos depuis Escobar jusqu'à El Chapo, ça donne lieu systématiquement à des séries sur Netflix. Je ne sais pas ce que vous en pensez l'un et l'autre, mais c'est absolument sidérant de voir comment on en fait des personnages positifs. C'est catastrophique parce qu'ils en profitent.
Ils l'utilisent, aujourd'hui, ils utilisent ces figures même sur des réseaux sociaux, dans l'industrie musicale, il y a ce qu'on appelle les narcos corridos, c'est des chants à la gloire des narcos. Ils jouent là-dessus, ça favorise encore leur emprise sur la population, une partie de la population mexicaine. Il ne faut pas oublier quand même qu'ils sont détestés par l'immense majorité de la population mexicaine. Merci. Mais Shane Baum, elle a ce mérite de lutter vraiment de façon globale, holistique, à la fois de façon militaire et de façon économique, c'est ça qui marchera.
En tout cas, c'est un circuit qui part des montagnes mexicaines pour aller jusqu'au gratte-ciel de Dubaï. C'était le titre de votre enquête pour le journal Le Monde que je ne saurais recommander assez chaleureusement. Merci infiniment d'avoir été notre invitée. Merci Maria Colombon d'avoir été en duplex avec nous depuis Lyon pour essayer de comprendre ce qui se joue au Mexique depuis la mort d'El Mencho.