Nicolas Sarkozy : il se défend sur le plateau du JT de TF1 suite à sa mise en examen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Dans quelles conditions s'est déroulée cette garde à vue ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Vous aviez reçu un document vous demandant de vous rendre à cette garde à vue ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les policiers ont-ils produit des pièces nouvelles pendant la garde à vue ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quel est le chiffre formulé par les policiers sur le liquide circulant dans votre campagne de 2007 ?
- 11:00RelanceRéponse partielle
Les trois magistrats se sont-ils trompés en vous mettant en examen ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conditions précises de votre contrôle judiciaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Nicolas SarkozyFait
« Les policiers ont fait leur travail en professionnel et je n'ai rien à dire là-dessus. »
- 20:00Nicolas SarkozyFait
« Il n'y a pas un document, pas une photo, pas un compte, pas une preuve matérielle. »
- 26:00Nicolas SarkozyFait
« Le 27 janvier, je n'étais pas à Paris, j'étais en Avignon. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
se défendre ou plutôt de contre-attaquer moins de 24 heures après l'annonce de sa mise en examen. Bonsoir Nicolas Sarkozi. Bonsoir monsieur Boulot.
Merci d'avoir accepté notre invitation. On l'a dit en titre, la justice enquête depuis plusieurs années sur un éventuel financement de votre campagne présidentielle en 2007 par le dictateur liben Kaddafi. Vous avez été placé sous contrôle judiciaire.
Nous y reviendrons en détail dans un instant. Mais d'abord le point complet aussi clair que possible sur ce dossier complexe avec George Brenier. Il aura clamé son innocence pendant de longues heures, tout comme souhaité échapper à l'embarrassant statut de mise en examen sans succès.
Il est un peu plus de 20h hier soir, Nicolas Sarkozy sort libre du siège de la police judiciaire, mais désormais officiellement dans le collimateur de la justice. Les taux d'un supposé financement libyen de sa campagne pour l'Élysée en 2007 vient de se resserrer brutalement. Les trois juges d'instruction ont retenu autant de chefs d'accusation.
D'abord, la corruption passive. Concrètement de l'argent réclamé ou reçu par un représentant de l'État. Ensuite, le financement illégal de campagne électorale synonyme dans le code pénal d'argent jamais déclaré et enfin le recel de détournement de fonds publics en l'occurrence libyen.
Après 25 heures de garde à vue, les juges ont visiblement été peu convaincus par les arguments de l'ancien chef de l'État. Ils estiment avoir suffisamment de témoignages à leurs yeux précis et étayés peu importe l'absence de preuves matériell implacable. Sur procès verbal, plusieurs témoins dont certains récemment entendus en Libye ont évoqué souvent les mêmes versements d'argent de prétendu valises remplies de millions d'euros en liquide offert par l'ex-dictateur Kaddafi au can Sarkozi.
De fidèles lieutenants comme Claude Guéan ou Bris Ortefeu que les juges d'instruction interdisent désormais à l'ancien président d'approcher tout comme d'ailleurs certains intermédiaires sulfureux dont les noms se retrouvent mêlés à cette affaire d'État. Nicolas SarkoZi a enfin l'interdiction de se rendre dans plusieurs pays étrangers jusqu'à nouvel ordre. Nicolas Sarkozi, on a dit "Vous avez passé plus de 25 heures en garde à vue dans les locaux de l'Office anticorruption.
C'était à Nanterre. Dans quelles conditions s'est déroulé cette garde à vue ? D'abord, je veux dire la profondeur de mon indignation.
Et je ne suis pas venu ici pour parler de politique. Je suis venu ici parce que je dois aux français la vérité. Je n'ai jamais trahi leur confiance.
J'ai été mis en garde à vue, pas pendant 25, pendant 48 he moins quelques heures de sommeil chez vous. L'effet remonte à 10 ans. L'enquête a commencé il y a 5 ans.
Je dois avoir dépassé les 150 heures de garde à vue et d'interrogatoire d'hiver dans tous les dossiers qu'on a essayé de construire contre moi. Je ne me suis jamais soustrait une seconde aux obligations de la justice. Qu'est-ce qui pouvait bien justifier la garde à vue ?
Mais peu importe, les policiers ont fait leur travail en professionnel et je n'ai rien à dire là-dessus. Après tout, je ne suis pas au-dessus des lois, mais je ne suis pas en dessous non plus. Vous aviez reçu, j'imagine, un document vous demandant de vous rendre à cette garde à vue.
Vous n'avez pas été surpris ? Je n'ai reçu aucun document. J'ai reçu un coup de téléphone et on m'a indiqué que j'étais en garde à vue à 8h du matin et Mediapart était informé de ma garde à vue 10 minutes plus tard.
Pendant cette garde à vue, est-ce que les policiers ont produit des pièces nouvelles, des enregistrements, des documents, des écoutes pour étayer leur raisonnement des documents dont vous n'aviez pas connaissance avant cette garde à vue ? Monsieur Boulot, je n'avais connaissance d'aucun élément puisque je n'avais pas accès au dossier. J'ai donc répondu pendant près de jours à des questions qui m'ont été posées sans n'être jamais à aucun moment en difficulté.
Aucun élément nouveau par rapport aux calomnis qui court certaines rédactions n'a été produit. Aucun. D'ailleurs, monsieur Boulot, si tel était n'était pas le cas, j'imagine que les médias du monde entier en auraient été informés.
Mais moi, j'ai des documents à produire devant les Français car je veux qu'ils sachent ce qui est en train de se jouer et ce qui se passe. Car au fond, on m'interroge sur ma campagne et son financement de 2007. Mais monsieur Boulot, rappelez-vous, entre 2011 et 2013, j'aiét poursuivi et interrogé sur ma campagne de 2007, cette fois-ci parce qu'elle aurait été financée par du liquide obtenu par abus de faiblesse de ma part sur une vieille dame.
C'est l'affaire Ben en cours. Et c'est un autre dossier. Non, ce dossier est fini. l'incrimination de délit illégal de financement de campagne.
Il y a eu un non lieu plusieurs années après. On revient sur la campagne de 2007, mais cette fois-ci, elle n'aurait pas été financée par de l'argent extorqué d'une vieille dame, madame Betancour, mais par un ignoble dictateur qui s'appelle Kaddafi. Quel est le candidat qui a jamais vu sa campagne et son financement mis au laser comme moi ?
Savez-vous ce que vousard en 95 ? Édouard Baledur en 95, il y avait des soupçons de de somme en liquide pour financer cette campagne. Je ne pense pas qu'il était mieux en garde à vue, tant mieux pour lui.
Savez-vous le chiffre qu' formulé les policiers et m'ont interrogé sur le liquide qui aurait circulé dans ma campagne de 2007 38000 €. Ce qui représente sur une campagne qui a coûté 21 millions d'euros 0,00 18 %. On est bien loin des allégations folles de monsieur Kaddafi et de Médiapart parlant de 50 millions d'euros.
Mais monsieur Sarkozy, en droit français, pour mettre quelqu'un en examen, il faut des charges ou plutôt des indices graves et concordants. Les trois magistrats professionnels qui ont jugé qu'il y avait à votre rencontre des charges graves et concordantes, se sont-ils trompés ? Sont-ils aveugles ?
Pas des charges, ce sont des indices. Ce sont des indices, soyons précis. On ne peut pas dire qu'il soit concordant puisque pas un seul membre de la bande de Kaddafi ne formule les mêmes chiffres.
Le documentia part abondamment commenté. Je vous ai amené et j'ai le droit un document judiciaire signé par les officiers de police judiciaire qui ont enquêté sur le document Médiapart dans le cadre de l'enquête pour faux que j'avais déposé contre médiiapart auprès du juge cross. Je vous cite deux phrases.
Ce n'est pas de moi, c'est des officiers de police judiciaire. Il existe donc, disent les officiers de police judiciaire, après 2 ans enquête, une forte probabilité pour que le document produit par Médi Part soit un faux le rendant déontologiquement impropre à sa diffusion. Monsieur Boulot, c'est un document qui malheureusement n'a pas fait l'état de la moindre publicité dans les médias.
Mais vous aviez poursuivi médiia par pour dire que ce document était un faux et vous avez été débouté deux fois. Ce n'est pas vrai, monsieur. La justice, les experts français ont dit ce document n'est pas un faux évident.
Non, évident Médiapart a bénéficié d'un non lieu parce qu'ils ont prétendu qu'il n'était pas au courant de la fausseté du document. Je vous répète la phrase, c'est un procès verbal de synthèse émanant d'une commission rogatoire signée par des officiers de police judiciaire. le document produit pour un par Mediaapart, il existe une forte probabilité qu'il soit un faux.
D'ailleurs, dans les de jours de ma garde à vue, j'ai très peu été interrogé sur ce document car tout le monde sait que c'est un faux. Et je précise que les deux prétendus signataires du document libien, monsieur Moussa et monsieur Béchir Salé, ont tous les deux dit de la façon la plus formelle que ce n'était pas leur signature et que ce document était un faux. On va y revenir dans un instant.
Parlons de votre contrôle judiciaire. Je ne sais pas ce que vous avez le droit de dire ou de ne pas dire. Quelles sont les conditions précises de votre contrôle judiciaire, sachant sauf erreur que vous êtes le premier ancien chef de l'État sous la 5e République à avoir à subir ce régime ?
Avez-vous encore votre passeport ? Dans quel pays avez-vous le droit ou pas le droit d'aller ? D'abord, on m'impose un contrôle judiciaire maintiment l'ordre de ne pas voir monsieur Takedin.
Permettez-moi de vous dire, j'ai pas envie. On me demande de ne pas voir monsieur Géant et monsieur Htefeu qui eux étaient vos proches sont vos proches. Quand vous pensez que l'instruction a commencé il y a 5 ans, si j'avais eu à mettre d'accord sur quoi que ce soit avec monsieur Hortefeu ou monsieur Géan, j'avais 5 ans pour le faire.
Qu'est-ce qui justifie aujourd'hui qu'on me dise vous n'avez plus le droit d'avoir de contact avec Bris Sortefeu qui est mon ami depuis 40 ans. Mais peu importe. Y a-t-il d'autres personnes qu'il vous est interdit de voir ?
Il y a il y a il y a il y a trois ou quatre autres personnes mais peu importe, c'est pas ça qui est important. Dans la justification de la mise en examen, il est indiqué que j'aurais été compromis de façon passive, c'est noté ici, pour favoriser les intérêts de l'État et du régime libyen. C'est une monstruosité.
J'ai été le seul chef de l'État qui a reçu les opposants de Kaddafi, qui s'est battu à l'ONU pour que nous ayons un mandat pour que ce dictateur parmi les plus sanglants qui est connu le 20e siècle ne puisse plus continuer à imposer la terreur à son peuple. Et monsieur Sarkozi, vous aviez aussi été le premier président français en 34 ans à recevoir le dictateur Kaddafi à Paris à l'Élysée. Monsieur Boulot, il faut être précis.
Le jour de mon élection, le 6 mai 2007, jeudi, Ingrid Betancour, le soldat Chalite, les six infirmières bulgares et le médecin palestinien sont des Français et la France, pays des droits de l'homme se battra pour leur liberté. Ces infirmières et ce médecin ont été torturés, viol, battu pendant 8 ans par ce dictateur infemme. J'ai négocié leur libération.
Elles ont été libérées par la France et l'honneur de la France et c'est à la suite de leur libération que monsieur Kaddafi est revenu. J'ajoute que j'étais pas le seul. Monsieur Chirak 3 ans avant avait été en Libye.
Monsieur Blair avait reçu monsieur Kaddafi. Peu importe. Aujourd'hui, qu'est-ce qui reste dans tout ça, monsieur Boulot ?
Et c'est ce qu'il faut comprendre. La bande Kaddafi qui est une bande d'assassins. Le père, le fils, le neveu, le cousin, le porte-parole, la maîtresse, le beau-frère.
M'agonise d'injure et de calomnie, ça a commencé quand ? Les Français doivent le savoir. Le 10 mars 2011, je reçois à l'Élysée les opposants à Kaddafi, le CNT.
Le 11 mars, monsieur Kaddafi commence à parler du financement de ma campagne. Jamais avant, durant les 4 années, il en a de un mot. Jamais.
Mais certains de ses proches, on y reviendra dans un instant, l'avaient noté et l'avait consigné sur Non non non, jamais un mot. Ça commence le 11 mars. Et alors parmi ces proches, il y en a un qui est particulièrement salé, c'est le beau-frère.
J'ai amené cette dépêche, monsieur Senous m'accuse. Naturellement, je ne l'ai jamais rencontré. Qui est ce n'avez pas rencontré lors de votre visite ?
Jamais je n'ai rencontré monsieur Senoui pour la raison simple qu'il avait un mandat d'arrêt international. C'est un monsieur qui m'accuse, les Français doivent le savoir, qui a une moralité très faible puisqu'il a été condamné en mars 1999 par la cour d'assise spéciale de Paris à la perpétuité pour avoir été l'ordonnateur et le commanditeur de l'attentat le plus meurtrier qui a visé la France, c'est-à-dire l'attentat sur le vol du TA pardon 170 morts dont 54 français plus tout l'équipage. Voilà entre monsieur Kaddafi qui est un dictateur, monsieur Senosi qui est un terroriste condamné aujourd'hui condamné à mort d'ailleurs.
Ça n'est que la bande de Kaddafi. Vous dites hier, aujourd'hui, avant-hier, je n'ai jamais touché un centime venant de Kaddafi, de Trust du Kaddafi, de la Libye. Je n'ai rien perçu, je n'ai rien su et je n'ai rien vu et je n'ai rien soupçonné.
Non, pardon, monsieur Boulot. Ce n'est pas une plaisanterie, il faut être précis. Là encore, j'ai conduit la coalition internationale contre le régime de Kaddafi qui avait promis de faire couler des rivières de sang des rivières de sang à Bengazi.
L'intervention a commencé en mars 2011 et a duré 8 mois. Monsieur Kaddafi est mort en octobre 2011. Il avait donc 7 mois pour mettre sur la table lui qui enregistrait tout, les documents, les photos, les transferts, les sociétés.
S'il y avait eu un centime de financement, comment se fait-il qu'il n'a rien fait ? Mieux. Son fils, le sinistre Saif Kaddafi déclare le 16 mars 2011, Sarkozi doit rendre l'argent qu'on lui a donné.
Il dit, "Nous avons les photos, les enchistements, les virements, les comptes. C'était le 16 mars 2011, nous sommes en mars 2018. Il n'y a pas un document, pas une photo, pas un compte, pas une preuve matérielle.
Il n'y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance et la calopnie. Mais il y a une conviction chez les magistrats qui est il y a quelque chose de trouble dans cette affaire. Est-il concevable ?
À vos yeux ? que vos proches Claude Guéan Brisortefeu eux et perçu de l'argent venant de la libre à cette question et juste un point pour étayer le le raisonnement des magistrats. Les magistrats ont noté que pendant 10 ans, Claude Guayan que vous connaissez très bien pendant 10 ans de 2003 à 2013, Claude Guayan a retiré de son compte courant 2400 € soit 20 € par mois et ils se disent Claude Guayan a fait un usage immodéré de l'argent liquide.
Comment a-t-il vécu pendant 10 ans ? 20 € par mois. Bon, monsieur Boulot, vous interrogerez, monsieur Géan, je suis là en tant qu'ancien chef de l'État pour répondre précisément aux questions que vous me posez me concernant et sur vos proches, j'y viendrai.
Mais avant, permettez-moi de vous dire que dans cette bande de mafieux qui me calomnit et décidément monsieur Pnénen n'a pas que des amis fréquentables puisque'après Tarik Ramadan, le voilà. mis avec la bande Kaddafi, il y a le dénommé Takedin. Takedin est un intermédiaire sulfureux qui a fait de la prison, qui a été condamné pour blanchiment et qui a pillé l'État libien par du liquide ou par des sociétés offshore sur lequel il recevait des transferts et que vous avez connu dans les années 2005.
C'est absolument faux. Vous n'avez jamais rencontré monsieur Taked avant 2004 2005. J'ai rencontré monsieur Takéin à deux reprises.
Une fois en 2002, il m'était amené par Philippe Seguin. Une fois en 2003, il servait de traducteur un prince saoudien. Entre 2004 et aujourd'hui, je ne l'ai jamais reçu, ni revu, ni déjeuner, ni vu.
Donc, venons quelque chose très simple. Il n'est jamais venu à l'Élysée. Il n'est jamais venu, je vais vous apporter la preuve apporter comme il le dit trois valises de liquide pour une valeur de 5 millions d'euros à vous.
L'accusation est gravissime et à Claude Gué jamais. C'est un c'est un mensonge. C'est une ignoménie.
Ce n'est pas un mensonge. Donc cette scène n'a jamais existé. Monsieur Boulot, permettez-moi d'en apporter la preuve.
J'ai et j'apporterai la preuve que au moins à quatre reprises cet individu qui est un malfaiteur a menti. La première sur PV de police, ce sinistre Tatkedine dit le 4 mars, il rencontre le fils Kanafi. Il peut pas se tromper sur la date parce que le 5, monsieur Takedine sera arrêté au bourget avec de l'argent liquide que lui avait remis Saf Kaddafi pour lui, pas pour qui que ce soit d'autre.
Et il raconte l'entretien avec Saïf Kaddafi, monsieur Takedin. J'ai vu Saïf Kaddafi et je lui dis "Mais saf, c'est vrai ce que tu as dit à Euronews ? S'agissant du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy." Et SF dit "Oui, il y a un problème, monsieur Boulot. c'est que la rencontre entre Takedin et Saf Kaddafi a eu lieu le 4 mars.
L'intervention de Safe Kaddafi sur Euronews a eu lieu 12 jours plus tard, le 16. Premier mensonge. 2è mensonge, il dit ce sinistre individu qu'il m'aurait croisé au ministère de l'intérieur.
Il dit pas qu'il avait un rendez-vous, qu'il m'aurait croisé au ministère de l'intérieur. Et il dit autour du 27 janvier, il m'a croisé, il a dit "Bonjour, monsieur le ministre. Il m'a remis une valise avec 1 million et demi d'euros.
Vous voyez la crédibilité de la scène, on se croise queon aurait-il fait ? Et qu'aurait-il fait de cette valise ? Il m'avait pas croisé.
Mais il a pas de chance cet escroc parce que j'ai la preuve que le 27 janvier je n'étais pas à Paris, j'étais en Avignon. Que le 28 janvier je n'étais pas à Paris, j'étais en Avignon. Que le 26 janvier je n'étais pas à Paris, j'étais en poitouche à rente.
Et que le 25 janvier dans l'après-midi, je n'étais pas à Paris, j'étais à Saint-Quentin. 2è ignoble mensonge. Factuellement.
Troisièmement, il dit qu'il a rencontré mon directeur de cabinet et comme c'est un homme qui est déséquilibré et qui parle tellement, il faut dire que le nombre de micros qui s'ouvre à lui est invraisemblable, vraiment donne la parole à n'importe qui. Il dit qu'il a rencontré mon directeur de cabinet. Et c'est où ce qu'il dit ? qu'il a rencontré mon directeur de cabinet dans son bureau au premier étage au ministère de l'intérieur.
Le problème c'est que de toute éternité, le bureau du directeur de cabinet du ministre de l'intérieur est au rez-dechaussée. Qu'au premier étage au ministère de l'intérieur, il n'y a pas de bureau, il y a l'appartement du ministre. Mais mais les propos de monsieur Takeni sont confirmés par d'autres sources.
Vous parliez de monsieur Senouscienci qui est donc le chef des services de renseignement libyen devant la Cour pénale internationale. En 2012, il dit la chose suivante : "La somme de 5 millions d'euros a bien été versée pour la campagne de Nicolas SarkoZi en 2006-2007. J'ai personnellement supervisé le transfert de cette somme.
Je confirme qu'elle a bien été réceptionnée par Nicolas Sarkozi. lui aussi m non mais vous parlez de vous parlez d'un homme qui assassiné pénale internationale. Pardon, pardon monsieur pardon.
Vous avez ici un ancien chef d'état qui n'a jamais été condamné et vous parlez d'un homme qui a assassiné 170 personnes dans le duer. Cela veut-il dire que tous ces personnages troublent mentent tous ? C'est ça le sens de la question.
Il est le beau-frère de Kaddafi. L'autre est le fils de Kaddafi. Le troisième est le cousin de Kaddafi.
Quant à Takédine, il a été bibronné, si vous me permettez l'expression, à l'argent de Kaddafi. Mais Takedine a encore menti car il disait "Ah moi, il suffisait que je dépose mon nom et je rentrais au ministère de l'intérieur à l'époque de SarkoZi." C'est faux.
Quand on rentre au ministère de l'intérieur, on doit dire avec qui on a rendez-vous. Mes ajadains ont été saisis par la justice au moment de la fercour. On n'a jamais retrouvé la moindre trace d'un rendez-vous entre monsieur Takedin et moi, ni en 2005, ni en 2006, ni en 2007, ni dans toutes les années qui suivent.
Donc, je suis accusé par des proches d'un dictateur dont nous avons avec la coalition internationale sous mandat de l'ONU détruit le régime de terreur. Permettez-moi de vous dire que pour qu'il y ait des preuves, des indices concordants, faudrait-il qu'il disent tous la même chose. Où sont les documents bancaire ?
Où sont les virements ? Pas des virements, c'est ce serait le cas des champ du liquide, pas des virements. Les commissions ne se passent jamais. de virement.
Ah, d'abord les commissions, il y a pas de marché. Comment voulez-vous qu'il y a une commission ? Soyez précis.
Il av il y avait des marchés français, des promesses de marché français des centrales nucléaires en Libye par exemple. Absolument pas. Ce non, ce projet n'a jamais été avancé.
Il n'y a jamais eu de discussion. Donc, il peut pas y avoir de commission puisquil y avait pas de de marché. Ces gens-là qui sont des assassins, des criminels, des délinquants ne produisent aucune preuve.
Des témoins libs ont dit des telles sommes ne pouvaient pas sortir sans qu'il y ait la moindre preuve, la moindre trace. Kaddafi avait l'habitude de tout enregistrer, de tout photographier. C'était un fou illuminé qui prenait certainement des produits stupéfiants.
Peu importe, il n'y a pas la moindre preuve, il n'y a pas le moindre élément, il y a pas le plus petit commencement d'une preuve. Monsieur Sarkozy, est-ce que vous pensez que les trois magistrats qui vous ont mis en examen règlent des comptes, qu'ils veulent, pour dire les choses familièrement, ils veulent se payer SarkoZi parce que pour des raisons euh politiques ou parce que vous feriez un beau trophée, je ne sais pas. D'abord, je voudrais vous dire que je ne suis pas là pour attaquer qui que ce soit, ni les policiers.
Mais quel est votre sentiment ? Non, permettez-moi de vous dire que j'ai été chef de l'État, je ne me comporte pas comme cela. D'ailleurs, avant de me mettre en examen, ils ont pris le soin de me dire que ça ne valait pas culpabilité et chacun devrait être prudent puisque j'ai été mise en examen dans l'affaire bétancour puis j'ai eu un non lieu.
Puisque vous le savez, il faut passer pour entrer en conges et des charges aux preuves. Mais je pose une question devant les Français. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas la moindre preuve, le moindre document ?
Et il se trouve qu'on met un ancien président de la République, c'est la France, c'est la fonction qui est en cause au même niveau qu'une bande d'assassins et d'escroc condamné pour cela. Monsieur Boulot, quand même, on est dans un état de droit, on ne peut pas se comporter comme ça. Alors, je vous dis une chose, j'ai pas l'intention de plaisanter avec ça.
Je prends les choses très au sérieux, beaucoup plus que vous l'imaginez. Ça me prendra 1 an, 2 ans, 10 ans, mais je pourfendrai cette bande. Je ferai triompher mon honneur et je n'ai pas l'intention de céder 1 cm de terrain à cette bande.
Est-ce que ces événements vous donnent des envies, pour dire les choses de cette manière, de revanche politique ? Mais non, pour moi, j'espère que chacun le comprendra. D'abord, je ne me plains nullement du traitement qui m'est fait.
Ça fait bien longtemps depuis que je suis tout petit que j'ai compris que ma vie serait passionnante mais qu'elle serait une vie de combat. La politique c'est finie mais la France ça ne sera jamais finie. J'aime les Français et je ne veux pas que pas un seul qui l'it voté pour moi ou pas puisse se dire que j'ai trompé sa confiance.
Est-ce que vous imaginez monsieur Boulot la gravité de ce qui se joue ? Si ce que je dis est vrai, si c'est un complot, si Médiapart a servi pendant des années de porte-voie un document reconnu comme faux par la justice, est-ce que ça ne serait pas encore un scandale plus grave ? Est-ce que parce qu'on est au rythme de l'internet, des réseaux sociaux, chacun peut se retrouver à culer à devoir se justifier de choses invraisemblables ?
Si jamais on m'avait dit qu'un jour j'aurais des ennuis à cause de Kaddafi, mais je me serais dit "Mais vous fumez monsieur ?" Un mot sur mes proches puisque je ne veux laisser rien de Monsieur Guayant était un collaborateur qui a travaillé d'une manière infatigable à mes côtés. C'est pas son énergie qui est en cause, c'est son intégrité.
In s'il a des faits qui lui sont reprochés et il a le droit comme les autres à la présomption d'innocence, il s'en expliquera pas en tant qu'ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, mais en tant que coglié lui-même. Brfeu est mon ami depuis tant d'années. Je l'aime tendrement si vous me permettez.
Brisortefeu s'il a eu des rapports avec tel ou tel, il s'en expliquera et je lui fais confiance. Mais je ne peux pas. être moi-même accusé au titre des liens que j'ai avec tel ou tel et de ce qu'aurait pu ou pas faire tel ou tel.
Il faut des preuves, c'est trop grave. Monsieur Boulot, merci. Merci beaucoup Nicolas Sarkozi d'avoir répondu en détail à nos à nos questions.
Vous savez, il y aurait d'autres choses à dire puisque j'ai répondu pendant plus de 30 heures au aux enquêteurs. Mais naturellement, je veux que chacun comprenne que je suis blessé au plus profond de moi-même. Pas pour moi, je ne suis pas à plaindre, mais pour notre pays, pour la fonction que j'ai exercé.
On n'a pas le droit de jeter les gens à la boue parce qu'une bande d'assassins, d'escroc, de menteurs, de manipulateur a fait ce qu'ils ont fait parce que le document médiia part sort entre les deux tours de la présidentielle. Les révélations entre guillemets du sinisted sort de jours avant le débat le plus important télévisé de de la primaire de la droite. Je peux pas laisser faire ça.
Merci beaucoup Nicolas.
Nicolas Sarkozy