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interviewÉric Zemmour (sur YouTube)· 9 novembre 2025 12 minAutoproduit

Éric Zemmour sur Europe 1 : La classe politique n’a rien appris du 13 novembre 2015

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Éric Zemour. Bonjour. Merci d'avoir accepté l'invitation de rep matin weekend.

On va évidemment parler de votre livre en longueur, mais d'abord vous le savez, dans 4 jours, nous commémorerons les attentats du 13 novembre, le Bataclan, les terrasses, 130 morts, plus de 400 blessés. 10 ans après, Eric Zemour, est-ce que nous avons tiré les les leçons de cette terrible attaque terroriste ? Bah d'abord euh je pense qu'il faudra euh jamais oublier euh le drame que cela a été pour euh et des tas de gens.

Je suis très proche de Patrick Jardin et et à chaque fois que je parle avec lui, il n'arrive pas à ne pas évoquer sa fille. C'est bien naturel d'ailleurs. Et j'imagine qu'il y a des des dizaines et des dizaines de Patrick Jardin ainsi qui qui qui sont hantés par par ce massacre.

Ça c'est une première chose. La deuxième, je voudrais distinguer mais très vite en deux phrases les leçons policières et les leçons politique. H les leçons policières je pense qu'elles ont été tirées vu tous les voilà je pense je ne suis pas un spécialiste et bon mais je pense que vu tous les attentats qu'on évite euh bon en plus alors pour être honnête ce ne c'est plus le même type d'agression que le temps du Bataclan.

Daesh a été éradiqué par les bombardements de l'aviation américaine, russe, française et cetera. Donc il n'y a plus de capacité de projection d'une équipe venue de l'étranger et cetera. En revanche, aujourd'hui, nous vivons ce que j'avais appelé pendant la présidentielle à la à la grande surprise de certains le djihad du quotidien.

Oui, c'est-à-dire que ce ne sont plus des grandes machines euh comme au Bataklan, mais en revanche encore, on l'a vu à Holéron, euh des gens qui vont tuer en criant "Abbar et et moi je je pense quand je dis djihad du quotidien, je pense à toute une gamme en vérité de de continuum de violence pour reprendre une expression chère au féministe, c'est-à-dire le vol, le viol, le pillage comme on a vu au Louvre, les le le crime évidemment. Euh donc c'est ce que vous dites, c'est que politiquement en revanche politiquement on a on n pas appris. On a rien, on a refusé d'apprendre.

Si vous voulez, à partir du moment où vous dites pas d'amalgame, vous ça veut dire que vous refusez d'apprendre parce que le sujet c'est justement l'islam, le texte du Coran et l'islamisation du pays. On y vient justement. La messe n'est pas dite pour un surceau judéo chrétien.

C'est donc votre livre 125 pages, mais je le dis aux auditeurs d'Européin, c'est dense, c'est riche historiquement, parfois même vertigineux puisqu'on traverse 2000 ans d'histoire. Vous commencez par les débuts du christianisme, né dans le judaïsme, c'est important. Puis vous retracez l'expansion de la chrétienté à travers les siècles.

L'empereur Constantin notamment et bien sûr son déclin, les lumières Vatican 2, déclin qui atteint, vous le dites, aujourd'hui, son apogé avec une immigration musulmane qui bouscule tout. Ce grand fil historique Eric Zemour, c'était essentiel pour vous ? C'est c'est la base du livre.

Bah vous savez, moi c'est non seulement la base du livre, mais c'est euh la base de ma méthode d'approche des problèmes politiques. H moi je regarde un problème d'aujourd'hui avec le le le la perspective de l'histoire. Je veux comprendre pour comprendre aujourd'hui, je veux me plonger dans l'histoire des siècles pour bien comprendre où nous sommes et où nous arrivons.

Vous savez, il y avait une anecdote assez célèbre de Churchill après la guerre. Il a vraiment l'ura du vainqueur et cetera et il est dans une université américaine et un jeune étudiant lui dit "Monsieur Churchill, apprenez-nous les clés pour gouverner." Et Churchill réponse répond "Jeune homme, apprenez l'histoire." Hm.

Donc il faut connaître partir du début. Pens exactement pour comprendre ce qui nous est arrivé. D'ailleurs, je me permets de vous reprendre parce que vous avez dit nous sommes à la fin d'un phénomène de christianisation qui se finit avec l'islamisation.

Oui, c'est pas exactement ça. Il y a en vérité la conjonction de deux phénomènes historiques. Le phénomène historique de déchristianisation depuis les Lumières qui a été aggravé d'un côté par la volonté de la République d'éteindre les lumières dans le ciel comme avait dit un député socialiste Viviani.

Et de l'autre effectivement, je pense que Vatican I euh a protestantisé le catholicisme, c'est-à-dire que euh on a renoncé à tout ce qui faisait le charme du catholicisme. Euh les rites, euh voyez, les maçons latins, la la beauté de la musique. C'est très intéressant parce que vous en parlez dans le livre tout début cette décristinisation, vous l'avez vécu Rzemour à travers votre histoire.

Vous le dites au début, c'est très poétique, je trouve, ce passage. Vous racontez une enfance juive rythmée par le shabbat, mais fascinée à travers la fenêtre par la France catholique, les église, les bonnes sœurs, les communions. C'est cet imaginaire donc chrétien que vous avez vu vous disparaître long.

Tout à fait raison. Euh j'ai découvert au fur et à mesure de mon enfance, de mes lectures. Je raconte comment j'ai découvert Pascal puis Château Brillant, puis tous ces grands écrivains français.

Non, évidemment. Et j'ai compris au fur et à mesure que on ne pouvait pas être français sans être imprégné de culture chrétienne. Je précise ces mots-là parce que tout de suite on va me dire "Ah mais vous pensez qu'on peut pas être français si on n'est pas catholique ?" Non.

D'ailleurs, il y a cette phrase, c'est une formule que vous reprenez souvent. Français dans la rue, juif à la maison. Alors ça c'est encore autre chose si vous me permettez.

Moi je vous dis la catholicisme est une foi. On l'a ou on ne l'a pas. En revanche, le catholicisme est aussi une identité et cette identité-là, on doit s'en imprégner si on veut vraiment être français.

Ce que vous dites vous, c'est autre chose. C'est le principe, c'est l'esprit, à défaut d'être la lettre, de la laïcité. C'est-à-dire que la laïcité, qu'est-ce que c'est ?

Issu du christianisme avec la fameuse phrase du Christ. euh laisser rendez à César ce qui n'appartient à César et à Dieu ce qui est à Dieu, mais retourner contre l'Église catholique pour euh décristianiser le pays. Mais la laïcité, qu'est-ce que c'est ?

C'est le devoir de discrétion. C'est-à-dire qu'on estime que ça ça n'existe plus aujourd'hui de moins en moins. D'ailleurs, vous l'avez vu à l'Assemblée nationale mercredi dernier de voir cinq jeunes femmes qui viennent assister au débat et qui étaient invité par LFI si j'ai bien compris.

Exactement. Alors là, vous avez deux choses, vous elles sont voilées, elles arrivent dans dans l'hémicycle voilé et donc là on est dans la décristianisation, l'apogé Non non, on est dans l'islamisation, dans la conquête islamique. D'accord ?

Euh euh on est dans la conquête islamique qui est permise à la fois par le laxisme et la faiblesse des dirigeants républicains qui n'ont en vérité depuis un siècle et demi qu'un seul adversaire, le catholicisme. Ils n'ont pas compris encore que leur adversaire était vaincu et qu'il fallait au contraire affronter l'islam comme on avait affronté toutes les religions. Et deuxièmement, il y a la complicité, c'est pour ça que je vous ai précisé, du parti LI.

Le parti ALFI incarne aujourd'hui un grand classique de l'histoire de France qui est le parti de l'étranger. Vous savez dans dans l'histoire de France à chaque fois qu'il y a une agression, une invasion, il y a une partie des Français qui se met avec l'envahisseur. Et aujourd'hui aujourd'hui l'FI, c'est le parti de l'étranger.

Il faut bien les affronter comme ça. Il ne il ne faut pas se tromper d'adversaire. Voyez, LFI n'est pas dangereux, comment vous dire ?

Pour la démographie. Non de la démocratie, ils respectent les élections. Ils ne sont pas dangereux même pour l'économie.

Il y a pas qu'en France Éric Zemour, il y a aussi on l'a vu aux États-Unis à New York avec l'élection de Zoran Mamdani, 34 ans, musulman de gauche à la tête de New York. Donc c'est pas que chez nous. Je je dis dans le livre que c'est un phénomène occidental, que c'est l'Occident qui est en train de vivre ce que le christianisme d'Orient a vécu il y a 1000 ans, c'est-à-dire la soumission parce qu'on est devenu trop faible.

Euh vous avez tout à fait raison. Cette élection de Mandani est un vraiment un moment qui fera date. C'est-à-dire que on voit bien ce que j'ai annoncé depuis des années à la gauche mélanchonniste.

C'est-à-dire que une fois que le parti de l'étranger, c'est-à-dire en l'occurrence c'est les filles et les démocrates pour les États-Unis et et en Angleterre les travailles peut-être à la mairie de Paris comme à à la mairie de Paris et à la tête de de la France évidemment puisque c'est la démographie qui fait l'histoire. D'ailleurs, vous avez vu sur Twitter les réactions euh d'un député euh noir LFI, qui dit "Bah oui, voilà, il faut qu'on ça soit nous maintenant qui gouvernons. Euh, ils seront eux-mêmes grands remplacés.

Les députés LFI français de souche seront eux-mêmes grands remplacés par les Rima Hassan et les autres." Mais il y a un espoir, Éric Zemour, c'est le titre de votre livre pour un sursaut judéo-chrétien et c'est toute la base du livre. J'ai bien lu au tout début.

Et et vous dites que justement vous vous le dites lors de votre campagne présidentielle que juif et catholique euh face à ce phénomène que vous décrivez euh il y a ce sursaut qui est possible auquel vous croyez en tout cas. Oui, absolument. Je dis deux choses. première euh longtemps évidemment dans l'histoire mais même en France depuis en gros l'affaire des Frus jusqu'à la collaboration la seconde guerre mondiale et même les années 80 il y a eu un affrontement entre les jeunes juifs qui étaient plutôt de gauche qui est plutôt universalistes antiraciste et qui pensait que le catholicisme était une religion qui les persécutait et les la les les masses catholiques qui se voyaient comme agresser c'est par ses minorités.

Il y avait pas les juifs d'ailleurs, il y avait les protestants et cetera, les francs-maçons et cetera. C'est c'est un vieux combat, je crois. Et c'est un de c'est un de mes amis qui m'a taquiné là-dessus en me disant euh "Tu as mis fin à un siècle d'histoire d'affrontement." Oui, dans mes meetings, il y avait des jeunes juifs, je dis bien jeunes, des jeunes juifs et des jeunes catholiques qui fraternisaient et qui étaient ensemble.

Pourquoi ? Tout simplement, vous dites pas c'est foutu. Parfois pourquoi ?

Je vais vous dire pourquoi. D'abord, je ne veux pas dire c'est foutu. J'ai écrit le suicide français il y a 10 ans et à l'époque quand je faisais ce diagnostic désespéré, on m'a dit "Ah, c'est horrible, vous êtes désespéré, vous dites que c'est foutu." Et maintenant que je me bats pour essayer de d'arracher la France à son destineste, on me dit "Oh là là, il est beaucoup trop optimiste.

Faudrait savoir, voyez." Bon, donc je dis il y a une jeunesse juive, une jeunesse chrétienne catholique et il y a aussi d'autres personnes qui ont compris même des musulmans. Je connais par exemple des musulmans qui venaient d'Iran, qui ont fuit la la la République islamique, des Kabyles algériens, euh voyez, des gens qui pensent que comme moi, on n' pas besoin d'être catholique, de foi catholique pour s'imprégner de la culture catholique et donc d'être français.

Et tous ces gens-là vont se mettre ensemble pour défendre l'identité chrétienne de la France contre ceux qui veulent l'islamiser. Et donc voter Éric Zémour en 2027 si vous êtes euh candidat notamment parce que c'est vrai que vous le dites beaucoup, le Rassemblement national sur l'immigration vous pouvez vous retrouver mais en revanche sur le parti économique vous dites c'est la gauche c'est des souverainistes à l'achevainement. C'est ce que vous dites dire.

Donc si on veut si on veut un programme fort sur l'immigration et un programme économique de droite, c'estes reconquêtes et et personne d'autre. Oui, absolument. C'est reconquête et personne d'autre.

Et j'ajouterai deux choses sur la lutte contre l'islamisation du pays. H c'est aussi reconquête car les gens du Rassemblement national suivant ainsi madame Le Pen pense qu'il y a une différence entre l'islam et l'islamisme. Et moi, j'ai un ami, vous savez, un un poète Kabille, Ferald Mémi qui dit toujours "L'islam c'est l'islamisme au repos et l'islamisme c'est l'islam en action." C'est la même chose et c'est notre mon grand désaccord avec les gens du Rassemblement national en plus de mon désaccord évidemment sur l'économie auquel on pourrait rajouter d'ailleurs mon désaccord dans la lutte contre le wisme à l'école dans les universités où euh nous sommes en pointe avec parents vigilants.

Voyez, c'est le discours d'un candidat quasiment. Bah en tout cas c'est le discours d'un gens qui de quelqu'un qui veut que la France reste la France. Merci beaucoup Éric Zemour.

Je montre le livre quand même aux auditeurs qui nous suivent peut-être sur les réseaux sociaux. La messe n'est pas dite pour un sursaut judéo chrétien. Voilà, c'est chez Fire et je le conseille qu'on soit d'accord avec vous politiquement ou pas, qu'on apprécie Eric Zemour.

On apprend beaucoup de choses, c'est très intéressant. Merci d'être venu avec vous. Bon dimanche.

Merci aussi. Yeah.