La chronique de Frédéric Simottel: Des ingénieurs profitent du Covid pour innover - 21/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40PrésentateurChiffre
« ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot »
- 2:14PrésentateurChiffre
« un boîtier qui n'émet mille fois moins d'ondes qu'un boîtier Wi-Fi »
- 2:55InvitéFait
« Il n'y a plus besoin de faire de test »
- 3:02PrésentateurFait
« Il l'avait déjà fait pour la rougeole, l'hépatite C »
Temps de parole
- Présentateur59 %
- Invité41 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, RMC, c'est Déjà Demain. C'est Déjà Demain avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour à vous. Eh bien, à quelque chose, malheur est bon. Les ingénieurs débordent d'idées dans cette période de coronavirus. Ça a fait marcher la cervelle. On parle télétravail avec vous aujourd'hui, mais pas n'importe où. Alaneza, qui a été très innovante. Là-bas aussi, les ingénieurs sont confinés chez eux. Et c'est depuis leur domicile qu'ils pilotent le rover qui se trouve sur la planète Mars.
Oui, c'est déjà incroyable. Déjà, voir ces images de Mars aujourd'hui, c'est incroyable. On n'aurait jamais imaginé ça il y a quelques années. Mais là, en plus, ce qui se passe, on imagine d'habitude, ils sont dans un grand centre de commande où il y a plein d'écrans. Ils ne sont tous pas rangés. Ils sont des centaines à l'intérieur. Il y a tous ces scientifiques qui collaborent entre eux pour justement faire évoluer ce rover sur la planète Mars. Les missions doivent continuer. Et chacun est confiné chez soi. Eh bien, on les voit. Ça y est, ils sont tous chez eux. Depuis leur bibliothèque, depuis leur salon. Ils vont piloter tout ça.
Et alors, ce qui est incroyable, parce que c'est évidemment une performance technologique, parce que pouvoir connecter tous ces gens-là ensemble. Alors, ils fonctionnent tous évidemment par visioconférence, téléconférence. Mais c'est en plus une performance d'organisation. Parce que lorsqu'il faut faire avancer le robot, ça entraîne. Il y a les géologues qui ont leur mot à dire. Il y a ceux des télécoms pour les réseaux qui ont leur mot à dire. Enfin, chacun a son mot à dire. Donc, il faut faire collaborer tous ces groupes. Et donc, il y a une coordinatrice qui gère chaque jour 15 téléconférences en ligne, comme ça, avec cette centaine d'ingénieurs.
Donc voilà, il y a une double performance technologique. Et le robot, ce qui est impressionnant, c'est qu'ils se sont rendus compte que finalement, en télétravail, par rapport à quand ils sont tous ensemble dans leur centre de Passadena en Californie, ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot. Donc, ce n'est pas tant que ça. Et donc, ce robot continue ses missions.
On a l'impression que dans quelques semaines, vous nous annoncerez qu'ils touchent le robot avec leur application sur le téléphone portable. Mais ces images, franchement, impressionnantes aussi, ces images de Mars, bien sûr. On reste aux Etats-Unis, Frédéric, avec cette fois-ci des ingénieurs du MIT, de Boston, qui ont détourné un boîtier de suivi du sommeil pour surveiller des patients atteints du Covid.
Oui, c'est un boîtier qui, en général, est installé dans les chambres de personnes qui sont atteintes d'Alzheimer, de Parkinson, pour surveiller leur rythme de sommeil, leur respiration. Alors, c'est un boîtier qui n'émet mille fois moins d'ondes qu'un boîtier Wi-Fi. Et donc, ils se sont dit, mais tiens, en l'adaptant un peu, on pourrait peut-être suivre la respiration, le rythme de respiration, les toux aussi des gens qui sont atteints de Covid, et surtout les gens hospitalisés chez eux. Parce que là, comme ça, ça évite de mobiliser des chambres d'hôpital. Et donc, voilà, c'est un boîtier qui a déjà été installé dans des chambres d'EHPAD, et puis chez des patients, à leur domicile.
Et puis, comme ça, on les suit à distance, voir que tout se passe bien.
Et alors, autre innovation que je trouve extraordinaire, Frédéric, c'est des chercheurs de Harvard et du MIT toujours, qui ont mis au point, ou qui sont en train de mettre au point, un masque qui devient fluo lorsqu'ils détectent le coronavirus. Il n'y a plus besoin de faire de test.
Oui, non, il n'y a plus besoin de faire de test. Alors, c'est avec la salive. Alors, il l'avait déjà fait pour la rougeole, l'hépatite C. Donc, il suffit que les capteurs sachent reconnaître la séquence de ce virus. Donc là, il a été, cette séquence, elle est connue aujourd'hui, cette séquence du coronavirus. On est en train de l'apprendre aux capteurs. Les capteurs, on va les installer sur ces masques. Et puis, les masques, on va les relier à des petites lettres de couleurs. Bon, après, il faudra s'habituer, peut-être dans la rue, à croiser des gens avec une lumière verte, une lumière jaune, une lumière rouge. C'est un peu ça qui va être très trop.
Le problème, c'est que ça peut devenir aussi terrible. Toutes ces innovations, on trouve ça passionnant, mais ça crée aussi un système. Là, ça peut créer la liste de la couleur, ça me fait un peu peur. C'est quelqu'un qui se met à devenir fluo. C'est le meilleur moyen pour éloigner les autres. Ça va créer une défiance encore pire que celle qu'il y a aujourd'hui. Parce que, quand même, Mathieu, on le voit bien dans les rues, on reste assez méfiant. Il y a une espèce de, en tout cas dans les centres-villes, il y a quelque chose d'une défiance qui s'est installée. On n'a plus l'habitude de se croiser sur les trottoirs. Il faut se réhabituer.
Oui, ça crée un malaise et on peut espérer qu'il disparaîtra quand même progressivement. Merci Frédéric.