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InterviewAvec Édouard (Horizons)· 2 avril 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalEnvironnement & énergie

Christophe Béchu était l'invité de @publicsenat dans #BonjourChezVous - 02 avril 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Condamnation de Marine Le Pen : pose-t-elle des questions démocratiques selon vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Question sur la condamnation de Marine Le Pen : est-ce que ça change la donne pour 2027 ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez l'atmosphère qui se développe depuis la condamnation ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette décision fragilise François Bayrou ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe perd la première place dans les sondages : ça vous inquiète ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Horizon fait encore partie du socle commun ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Christophe BéchuChiffre
    « On parle de 4 millions d'euros de détournement de fonds public, on parle d'un système organisé et on parle d'un parti politique, d'une présidente de parti qui à la barre n'ont pas contesté les faits qui qui ont expliqué que c'était de l'argent qui recevait du Parlement européen et qui pouvait en faire ce qu'il voulait alors même qu'il y a des règles. »
  • 8:00Christophe BéchuFait
    « On a des émissions de gaz à effet de serre qui sur le plan mondial continuent à s'amplifier et on a une nécessité à pas détourner le regard parce que l'inaction à la fin, elle nous coûtera à tous. »
  • 10:00Christophe BéchuChiffre
    « On a une dette qui a 3300 milliards, un déficit qui dépasse les 5 % qui est le plus élevé de la zone européenne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Christophe Béchu, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes maire d'Anger, secrétaire général d'horizon. C'est parti d'Edouard Philippe, ancien ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertron du groupe la dépêche. Bonjour Christ. Bonjour Orian.

Bonjour Cast Béchi. On va commencer en revenant sur la condamnation de Marine Le Pen. Condamnation qu'elle conteste.

Elle part de tyrannie des juges. Est-ce que selon vous cette décision cette condamnation pose des questions démocratiques comme le dit le RN ? Non, je je pense d'abord que c'est une condamnation logique.

Tout le monde se concentre sur l'inéligibilité provisoire, mais ça vaut quand même le coup de s'arrêter 2 minutes pour les raisons pour lesquelles elle est passée devant un tribunal et pour lequel à la fin elle a été condamnée. On parle de 4 millions d'euros de détournement de fonds public, on parle d'un système organisé et on parle d'un parti politique, d'une présidente de parti qui à la barre n'ont pas contesté les faits qui qui ont expliqué que c'était de l'argent qui recevait du Parlement européen et qui pouvait en faire ce qu'il voulait alors même qu'il y a des règles. On a une décision qui qui est arrivée non pas parce que des juges ont voulu se faire le RN au Marine Le Pen, mais parce que ils ont été pris en détournement de fonds public.

Ensuite, la question que ça pose, c'est est-ce que quand l'appel n'a pas été jugé, on peut sur la base d'une condamnation en première instance empêcher quelqu'un d'être candidat et tout de suite lui appliquer une sanction définitive alors que le jugement n'est pas définitif. Et ça c'est une incongruité. C'est c'est un truc qui n'existe pas vraiment en droit français à part dans cet endroit-là.

J'observe que ça fait 10 ans que cette règle existe, que jamais le Rassemblement national l'a crié au scandale démocratique quand ça visait ses adversaires politiques et que maintenant que ça les vise eux, ils expliquent que c'est un problème, que c'est un scandale et que c'est délibéré. Donc il faut raison garder. Euh moi je pense que ça n'est pas une bonne nouvelle démocratique parce que ça peut donner ce sentiment à une partie de nos concitoyens mais c'est pas ça l'histoire et c'est pas ce qui s'est passé.

Ce qui s'est passé c'est qu'on a une condamnation logique. On a une décision par les juges sur la base du droit existant, un droit qui est constant depuis 10 ans. Que si on a quelque chose à interroger, c'est potentiellement bah de refaire la loi si on considère qu'il faut arrêter d'avoir des inéligibilités.

Il y avait un bureau politique d'horizon soir que qu'a dit Édouard Philippe ? Qu'est-ce qu'il pense de ce jugement ? D'abord, Édouard Philippe, vous savez, il avait eu l'occasion de dire bien avant tout ça, bien avant le délibéré, que il préférait affronter ses adversaires politiques dans les urnes plutôt que dans les prêtoires.

Il a pas changé d'avis et il a d'autant moins changé d'avis que il n'avait pas voté la loi de 2016 dont on est en train de discuter en disant on a parfois la tentation de laver plus blanc que blanc, mais à l'arrivée, on peut se retrouver dans une situation où on met en place des monstruosités juridiques ou des choses qui sont pas des objets qu'on pouvait imaginer. Euh mais ça a surtout été une occasion pour les membres du bureau politique d'échanger, de partager ce qu'on ressentait sur nos territoires, de partager les uns et les autres ce qu'on avait pu entendre avec deux sentiments qui se dégageaient. D'abord celui de cette sidération de beaucoup de gens et en même temps ces premiers retours qui sont assez conformes au sondages qui ont été publiés. d'énormément de gens, parfois même d'électeurs du Rassemblement national qui disent "La justice, elle est la même pour tous et s'il y a faute, c'est normal qu'il y ait condamnation." Ça veut dire que vous avez pas été troublé, ni vous ni Édouard Philippe contrairement à François Baou, vous avez pas été troublé par ce jugement ?

Non, je je pense que à un moment, on est dans un état de droit, on a des institutions, il y a un pouvoir judiciaire. Ce pouvoir judiciaire a pris des décisions sur la base de fait, sur la base du droit existant et on a cette situation dont les effets peuvent provoquer une surprise, une sidération mais qui dans le même temps sont logiques et normaux. J'ajoute que depuis hier soir euh les choses ont sans doute quand même un peu changé puisque la journée d'hier c'est terminée par l'annonce que il pourrait y avoir un appel dont la décision serait rendue à l'été 2026.

Or, qu'est-ce qu'on fait depuis 48 he ? On se demande si c'est normal qu'une candidate puisse être potentiellement empêchée d'être candidate à une élection alors qu'il y a pas de jugement définitif. Si vraiment l'appel se tient dans ce délai là, on aura un jugement définitif.

Et là de deux choses l'une où la cour d'appel constate que le RN est coupable et il sera normal que madame Le Pen soit inéligible. C'est le cas pour tout le monde. Il y a aucune raison qu'il en soit autrement pour le RN plutôt que pour d'autres où le tribunal constatera à ce moment-là que les infractions finalement sont pas si graves ou n'ont pas eu lieu et à ce moment-là, elle le restaurera dans il la restaurera dans sa capacité à être candidate et nous n'aurons plus débat sur l'exécution provisoire.

Est-ce que vous comprenez que François Baïou veuille entamer une réflexion sur l'exécution provisoire ? Ah, je le comprends parce qu'encore une fois, c'est quand même étonnant de pouvoir se retrouver sans possibilité d'appel et avec une sorte de coup prêt qui vous empêche d'être candidat ou qui vous prive de votre mandat. Vous êtes un élus local.

Moment c'est le bon moment maintenant. Mais vous savez, moi j'aurais préféré que ce débat on l'ouvre quand Hubert Falco, maire de Toulon, a été débarqué et quand en sortant du tribunal pour des sommes 10 fois 100 fois inférieures à ce qu'on reproche au Rassemblement euh national, il a été rendu inéligible de manière immédiate sans possibilité d'appel. Et là, où était l'émotion des uns et des autres ?

Où était la demande d'aller ouvrir une réflexion sur le texte ? Nulle part. Donc je pense indépendamment du cas de Marine Le Pen que cette règle qui consiste à rendre les gens inéligibles sans attendre le résultat de leur appel est une mauvaise règle.

Mais ÉCI a dit que il déposerait dans sa niche au mois de juin une loi, une proposition loi pour supprimer justement cette exécution provisoire sur l'inéibilité. Est-ce que les députés la voteront ? On va d'abord attendre de voir ce que Eric Sioti rédige.

Il lui arrive parfois d'annoncer des choses et de pas les faire ou de les faire avec une telle outrance que ça rend compliqué de le suivre. Donc moi, j'entends que le Premier ministre ouvrir une réflexion. J'entends que certains pourraient déposer des propositions de loi.

Je vous dis que à titre personnel et ça ne vous a pas échappé, je ne suis ni député ni sénateur, je serais favorable à ce qu'on puisse faire évoluer par lors du bureau politique. Est-ce qu'orizon déposera sa propre PPL sur ce sujet La discussion que nous avons eu, c'est que il y aurait une réflexion et que nous y prendrions part à souhaiter que la proposition de loi elle vienne du bloc central plutôt que je vous dis pas ça, je dis il est souhaitable qu'il y ait une réflexion et peu importe à vrai dire qui est capable de la porter, comment ce qui compte c'est est-ce qu'il y a une volonté, est-ce qu'il y a un chemin ? Est-ce que les partis peuvent se retrouver sur un thème qui devrait pas être l'apanage d'un parti ou d'un autre ?

Alors d'ici là, le Rassemblement national a annoncé a lancé une pétition des tractes, a annoncé un meeting pour ce weekend. Est-ce que vous craignez l'atmosphère qui est en train de se développer depuis la condamnation de Marine Le Pen ? Est-ce que ça peut galvaniser au-delà de son socle habituel et contre la justice ?

Les juges ? On sait pas ce que ça peut produire. Mais si demain les juges doivent se dire "Je ne peux pas prendre une décision qui est conforme au droit parce que ça va susciter des pétitions ou des rassemblements, il y a plus de justice." Donc très concrètement qu'il fasse des pétitions, qui fassent des meetings, je je c'est évidemment leur droit et c'est une manière d'essayer de se victimiser.

Il faut quand même se souvenir que rien de tout ça n'existerait si à la base le Rassemblement national n'avait pas gigé dans l'opinion publique. On ne sait pas ce que seront ces conséquences et je vous avoue que bien sûr la frustration, la colère d'un certain nombre d'électeurs, je sais pas les formes qu'elles prendront mais je sais une chose c'est que la peur n'empêche pas le danger. Et et donc que si un moment parce que vous avez peur qu'il se passe quelque chose, vous vous refusiez d'appliquer les règles normales, nous ne sommes plus en démocratie.

Donc je vous redis, on va évidemment voir ce qui se passe, mais s'il y a des dérapages, s'il y a des expressions qui sont effectivement des expressions de violence, ça desservira le RN bien plus que ça ne le servira. Mais sur ce meeting de dimanche, vous dites c'est leur droit ou vous dites par exemple Xavier Bertrand ce matin, il dit qu'il a pas envie qu'on joue un mauvais remake du Capitol. Vous la voyez comme ça cette mobilisation de dimanche ?

Sincèrement, je vais attendre dimanche pour me faire une idée. Euh mais je pense qu'il joue avec le feu. R Ah ben bien entendu parce que en en soufflant sur les braises, en laissant entendre que ce serait pas à cause de leur propre turpitude et et à cause de la fraude qu'ils ont commise au Parlement européen, mais en laissant penser que comme ça, il y a un juge qui l'empêche de se présenter pour une raison qu'on ne connaît pas, il joue un jeu dangereux avec les démocraties.

Une forme de trumpisation du RN selon vous. Bien sûr, bien sûr. Christelle, sur un plan politique, est-ce que vous pensez que cette décision fragilise François Baïou ?

Marine Le Pen a souvent menacé d'une motion de censure. Est-ce que ça risque d'arriver ? Est-ce que Je ne sais pas pour être très honnête.

Euh pour que François Baï soit renversé, il faut une coalition des extrêmes. Il faut que LFI, le RN se mettent d'accord et que euh les Verts et le PS continuent d'être les otages des insoumis ou le redeviennent pour le Parti socialiste. Cette configuration sur le papier, elle pouvait sembler improbable.

Elle a abouti à la chute de Michel Barnier. Les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets. C'est le Parti socialiste et les ver qui tiennent les clés.

Le problème, c'est que les ver sont sur le por bagage des insoumis depuis le début. Et à la différence des socialistes qui eux tiennent un discours de responsabilité, on a des écologistes qui restent totalement à la remorque des insoumis. Donc le vrai sujet, c'est malheureusement pas les écologistes, le vrai sujet c'est les socialistes qui jusqu'à maintenant font preuve de davantage de responsabilité dans la séquence dans laquelle nous sommes.

Je veux croire que ça va durer. Mais est-ce que François pas un peu sur l'accorde en 10 ans on reviendra pas sur les 64 ans, les les 62 ans, c'est pas possible. Est-ce qu'il met pas un petit peu en danger l'annoncensure du PS ?

Je pense qu'il énonce à haute voix ce que tous les gens censés et responsables savent dans tous les pays qui nous entourent parce qu'on vit plus longtemps, on travaille plus longtemps. Imaginez qu'il y aurait une exception française et que chez nous, alors même qu'on a les mêmes effets démographiques, on pourrait ne rien faire, c'est mentir aux gens. Mais en disant ça, il revient sur l'accord qui a été passé avec le PS et qui lui a valu de ne pas être censuré.

Il a proposé avec habileté une formule pour éviter, comme vous dites, d'être censuré. Le problème vient peut-être de là. C'est-à-dire qu'à un moment, dans les règles du jeu qui avaient été posées dès le début, peut-être aurait dû être plus clair sur le fait qu'il y a évidemment des choses qui n'étaient pas possibles.

Mais encore une fois, je peux pas blâmer le premier ministre de dire à haute voix ce que tous les gens responsables savent, ce que tous les Européens autour de nous font. On vit plus longtemps. On travaille plus longtemps.

Il a siamment entretenu le fou pour éviter la censure. C'est vous qui le dites mais je pourrais partager votre formule. Vous dites, il aurait dû être plus clair.

C'est un peu ce que ça veut dire. Christelle. Euh question sur la condamnation de Marine Le Pen.

Est-ce que ça change la donne pour les élections de 2027 et est-ce que ça change la stratégie d'Edouard Philippe en vue de la future élection présidentielle ? Est-ce que ça change la donne ? Oui.

Est-ce que ça change la stratégie Douard Philippe ? Non. Pourquoi ça change la ?

Évidemment, si Marine Le Pen ne peut pas être candidate, c'est un fait politique. Et ça veut même dire que ce serait la première élection présidentielle où il n'y aurait pas de bulletin avec le nom Le Pen depuis un nombre d'années tel que les moins de 40 ans ou que les moins de 50 ans n'ont jamais vécu une situation de ce type en se rendant à l'isoloir pour une élection présidentielle. Mais euh d'abord, est-ce que si demain c'est Jordan Bardella qui représente le RN ou Marion Maréchal Le Pen, est-ce que ce sont des candidats qui seront moins dangereux ?

Il y a beaucoup Mais est-ce qu'on les affronte de la même manière ? C'est un peu ça la question. Je ne sais pas, je ne sais pas qui ce sera.

Je ne sais pas la ligne qui porteront. Ce que je sais, c'est que les idées du RN vont pas disparaître. C'est que la condamnation de Marine Le Pen, elle peut solidifier un socle de gens qui se dit "C'est scandaleux et donc on va d'autant plus y aller, se mobiliser et cetera." Euh, elle peut donner le sentiment à certains élus qu'en tenant un discours très très à droite, ils peuvent récupérer des voix qui auraient été vers Marine Le Pen et pas vers un autre.

Ça peut accentuer l'idée de monsieur Mélenchon queil peut récupérer euh les fachau fâchés euh bref certains à droite c'est Bruno Raillot. Ce que je crois c'est que euh le sujet c'est pas celui-là. Pour nous, Édouard Philippe sera candidat à cette élection présidentielle et son sujet, c'est de proposer à notre pays un programme de redressement, de souveraineté, de prospérité avec des réformes massives et et en faisant en sorte que que qu'on donne à ce pays tout le potentiel dont il a besoin et dont on est en train de se priver en ce moment alors que le monde accélère.

Il a fait à Bordeaux, il a fait à Lille, il commence à dévoiler son projet. Est-ce que vous avez l'impression que ça imprime ? Il fera à Marseille le 17 mai.

Est-ce que vous avez l'impression que c'est imprime ? augmente. Vous pouvez constater que même si l'élection est lointaine, le regard que les Français portent sur Édouard Philippe, ça reste un regard.

Mais c'est audible là dans la période mais vous m'interrogez sur l'élection présidentielle, c'est pas moi qui suis venu sur votre plateau pour vous faire des annonces sur cette élection. On s'y prépare de manière très tranquille. C'est dans 2 ans.

Ça n'a pas lieu demain matin. C'est justement pourquoi il s'est déclaré aussi tôt ? Il s'est pas déclaré trop tôt.

Et alors Philippe, il a dit à haute voix ce que tout le monde savait. Vous savez, c'est quand même assez formidable. Vous faites semblant de dire "Je j'annoncerai que je serai candidat le moment venu." Et là, on se dit quand même pourquoi est-ce qu'il dit pas les choses ?

Vous le dites, on vous dit quand même, il s'est déclaré un peu tôt. Il prend pas les Français par surprise. Il a pas convoqué une fête foraine avec une fanfare pour dire "Vous savez quoi ?

Je vais répondre à cette question. La réponse est oui. Oh, ça alors, quelle surprise." Non, il a officialisé ce que les Français savent et ce que beaucoup de Français espèrent à suivre les enquêtes d'opinion.

Mais pas seulement. à écouter aussi ce qu'il dit sur le terrain. Les gens veulent quelqu'un qui soit capable de tenir la barre avec fermeté qui donne pas le sentiment d'aller zigzaguer et de pas savoir où il nous emmène dans un contexte où chacun l'a vu quand il était premier ministre avec le sang froid, la détermination et la hauteur de vue dont on a besoin.

Un dernier mot puisque vous parlez des enquêtes d'opinion dans notre baromètre au doxa qui mesure la côte de popularité des politiques. Édouard Philippe cette semaine perd la première place. Une place qu'il occupé depuis des mois dans ce baromètre.

C'est Marine Le Pen qui lui passe devant. Ça vous inquiète ? Non.

Il y a pas un signal d'alarme pour vous ? Absolument pas. Vous me réinterrogerez dans quelques mois mais encore une fois ça n'est pas notre obsession.

Le sujet c'est je suis convaincu que cette élection présidentielle en 2027 elle arrivera le moment venu parce que avant on peut pas se désintéresser de ce qui se passe aujourd'hui et que la première préoccupation des Français dans un monde qui est marquée par l'éruption de Trump par une guerre à Gaza qui ne n'en finit pas par ce qui se vit en Ukraine c'est pas ce qui se passera dans 2 ans. Et dans un coin de tête, ils savent il voi bien qu'avec le parlement bancal dont on dispose aujourd'hui sans majorité relative, il n'y aura pas de réforme majeur dans les 2 ans et que le sujet c'est comment on colmate des trous budgétaires à la fois dans l'année en cours et en vue de construire un budget crédible pour l'année 2026 et que c'est en 2027 qu'il faudra trancher les grands sujets les nœud gordiens du pays et à ce moment-là les Français regarderont l'offre qui leur sera proposée qu'Edouard Philippe soit 1er 2e 3e je ne sais où dans le peu importe aujourd'hui ce qui compte c'est qu'il continue à aller rencontrer les français à sner le pays à rencontrer les agriculteurs commer d'une candidature commune. Ma conviction c'est que malgré la condamnation de Marine Le Penont changé.

Il n'y aura qu'un ticket qualificatif pour le deè tour de l'élection présidentielle en 2027. Il y aura un candidat du RN euh qui sera vous avez commencé avec Laurent Voquet. Il ne pourra pas y avoir plusieurs candidats du bloc central à la fin qui se qualifieront et tout le monde s'en rendra compte le moment venu.

Vous discutez ou pas ? Euh pour le moment, la priorité de monsieur Voki et de monsieur Rotaillot, c'est plutôt de discuter entre eux ou plutôt de convaincre leurs propres adhérents. On verra fin mai avec lequel nous avons vocation à discuter.

Alors, vous disiez l'important c'est aujourd'hui. Euh qu'est-ce que euh pardon euh Édouard Philippe a récemment accusé François Baou d'immobilisme. Vous venez de dire aucune réforme majeure d'ici 2027.

Le parlement étant ce qu'il est, est-ce qu'il peut quand même se passer des choses ou pas ? Mais mais nous le souhait il l'accuse d'immobilisme mais en fait il ne l'accuse pas d'immobilisme, il constate un immobilisme. Il constate que nous n'avons pas de de programme de feuilles de route particulières à partager à l'échelle du socle commun.

Mais on ne souhaite pas cet immobilisme, on se réjouit à chaque fois. Est-ce qu'il est possible de faire quelque chose aujourd'hui que par le tel qu'il est regarder la proposition de loi sur le narcotrafic qui a été adopté ? C'est un sujet auquel on est tous confrontés partout en France et que ce texte a été adopté à une très large majorité avec uniquement une partie des insoumis qui se et des des communistes et des écologistes qui ont refusé entre guillemets de regarder la réalité en face.

Ça me réjouit parce que ça va nous donner des moyens. Qu'est-ir qu'est-ce que vous aimeriez voir débattu comme thématique aujourd'hui ? Mais il y en a des il y en a malheureusement des quantités.

Ce que je veux dire, c'est que bon, on a les sujets de dette publique. On peut continuer à détourner le regard, à se dire que 49, c'est mieux que 52. On a un sujet qui est tel quand on a une dette qui a 3300 milliards, un déficit qui dépasse les 5 % qui est le plus élevé de la zone européenne, que ces sujets budgétaires sera débattu au moment du budget.

Mais on aurait presque le droit d'en parler en dehors de l'automne compte tenu de son importance. On pourrait imaginer qu'une partie du temps est consacrée à avoir des revues de détails, de projets, de budget sans attendre ce moment-là. On a une situation sur le plan géopolitique et international qui elle aussi pourrait quand même nous conduire à avoir quelques discussions autour des questions de défense, autour du fait de se demander si notre pays est prêt, autour du fait de regarder si on doit pas autour de ce sentiment de défense ou tout simplement de ses réflexes.

Vous lui demandez une réflexion là-dessus et un débat au parlement là-dessus à François Baou. Mais mais je enfin je je le demande pas en tant que secrétaire général de l'horizon. Je les attendrais, j'allais dire en tant que citoyen.

L'écologie, je sais bien qu'on en discute beaucoup moins et que les angles qui sont pris sont parfois très démagogique sur la façon d'évoquer ces sujets. Mais pendant ce temps-là, on a des émissions de gaz à effet de serre qui sur le plan mondial continuent à s'amplifier et on a une nécessité à pas détourner le regard parce que l'inaction à la fin, elle nous coûtera à tous. Il y a donc des mesures de prévention sur lesquelles on aurait intérêt à prendre les dents au lieu d'être dans cette espèce de concours d'évitement euh auquel on assiste.

Non mais il me vient une question, c'est est-ce que vous avez le sentiment qu'orizon fait encore partie du socle commun ? Je vous trouve très critique vis-à-vis de François Baou. Est-ce que vous êtes toujours un soutien du Premier ministre ?

Je n'ai absolument pas le sentiment d'être d'être critique quand je vous dis ça et et non seulement on est membre du centre commun, enfin vous conviendrez avec moi que nous n'avons manqué à aucun gouvernement d'Union nationale depuis le début. Édouard Philippe c'est celui qui a appelé à faire la coalition avec les LR dès 2022 en disant que puisqu'on avait pas eu une majorité, il fallait travailler avec d'autres. En 2024, il a appelé à faire une coalition avec les sociaux-démocrates.

On a soutenu Michel Barnier et on n pas réclamé, on n pas trépigné, on n pas tapé du pied sur le sur la table ou par terre pour avoir des postes. Quand François Baou a été nommé, pareil, on n'a pas été marchandé notre soutien. On le lui a accordé dès l'origine.

Cette position, elle nous caractérise depuis le début. On est non seulement des partenaires qui sont loyaux, mais à l'inverse, on ne veut rien perdre de notre liberté. Et donc de la même manière qu'on soutient que nos voix ne manquent pas dans les votes, on peut quand même à haute voix regretter un certain nombre de choses sans que ça passe pour des critiques.

Quand je vois les propos qui sont tenus par les LR, les propos qui sont tenus par Renaissance et d'autres, j'ai vraiment pas le sentiment qu'on soit critique ou on soit en dehors du socle commun. On est dedans avec toute la loyauté nécessaire sur tous les textes qui sont présentés et avec le souhait de mettre parfois des accentoniques sur certains sujets. Gabri plus que Gabriel.

Honnêtement, c'est pas le sujet ni pour les Français ni pour nous. Vous dites on peut regretter certaines choses. Euh la loi sur le le ZAN et les ADFU vient d'être détricoter.

Est-ce que ça fait partie de vos regrets ? Je distingue les deux sujets. D'accord. sur les fe en tant que ministre, j'ai fait en sorte de désensibiliser une partie de dispositif en disant là où on dépasse les seuils, c'est normal qu'il y ait des restrictions de circulation parce qu'on a un enjeu de santé publique.

Là où on dépasse pas les seuils, je je ne vois pas pourquoi on irait mettre des contraintes puisqu'il n'y a pas de problème. C'est pour ça qu'à Anger, vous avez mis en place la ZFE mais sans contrôle. Ça fait un peu en même temps mais on a une mais je mets une ZDF parce que j'ai l'obligation législative d'en mettre une mais je dis en même temps on devrait pas avoir cette obligation puisque on est déjà à des seuils de qualité de l'air qui correspondent au standard pas seulement de la France mais de l'Europe et de l'Organisation mondiale de la santé.

Donc je vais pas aller mettre des sanctions à des automobilistes alors que même si cess de circuler, le gain serait marginal, invisible à l'œil nu par rapport à la qualité de l'air. Et donc je dis là-dessus, il est logique, il serait logique qu'on revienne au texte qui a institué les ADFE 2019. Vous êtes en dépassement de seuil, il y a des voitures qui ont l'interdiction de circuler et qu'on me dise pas que c'est une mesure anti-Pauvre parce que les pauvres c'est aussi ceux qui meurent de la pollution, qui sont dans les logements, qui sont les moins isolés.

Et donc pour être clair, je n'accepte pas qu'on présente les feu comme des mesures antipauvres, mais je n'accepte pas non plus qu'on dise il faut interdire pour interdire, il faut mettre des sanctions pour mettre des sanctions. Les choses sont simples. Vous dépassez la qualité de l'air, il y a un risque, on interdit.

Vous ne dépassez pas la qualité de l'air, il y a pas de risque, on n'interdit pas. Le z le zan, c'est pas pareil. Sincèrement, comment peut-on ne pas se rendre compte que de continuer à bétonner ce pays, à supprimer cinq terrains de football par heure ?

On est en train de grignoter notre souveraineté alimentaire, de remettre en cause une partie de nos paysages et de nos forêts. Que pour des raisons bassement électorales pour plaire à des grands électeurs, on aille expliquer que ça va toujours pas, qu'il faut continuer à revenir et à revenir encore sur ce texte, je pense que c'est une faute. Là, vous pointez du doigt le gouvernement là-dessus.

Je pointe du doigt les sénateurs qui ont pu participer à nouveau à remettre en place des votes. Je pointe les discours de certains qui prétendent défendre les agriculteur alors même que le béton menace bien plus les agriculteurs que l'OFB et que fondamentalement pensers. Non mais quand j'entends des propos qui consistent à expliquer que il faudrait revenir sur le et supprimer la police de l'environnement, je pense sincèrement qu'on marche sur la tête par rapport à une réalité.

Vous savez, il y a 40 ans dans cette enceinte, le Sénat, il y a des gens qui dénonçaient la loi littorale en disant "C'est scandaleux, on va retirer au maire le pouvoir de construire, on va faire disparaître les villes littorales parce que elles auront moins le droit de se développer." 40 ans après, tout le monde se dit qu'on a bien fait de limiter le droit à construire à proximité immédiate du littoral et que ça n'a pas empêché ni le développement de ces villes, ni le développement de ces territoires. Je pense la même chose.

Je pense qu'on doit diminuer le nombre d'espaces que nous bétonnons, d'autant plus que quand à l'échelle de notre pays, on ne gagne plus de population, comment peut-on continuer à artificialiser au même rythme ? On a de faux débats. Nomus, de nombreuses mesures de défense de l'environnement sont en train d'être détricoté.

Est-ce que vous diriez que l'écologie s'est terminée aujourd'hui ? Je dirais pas ça. Je je regrette encore une fois qu'on détourne le regard parce que pendant ce temps-là, les problème ne change pas.

Maintenant, le la situation dans laquelle on est, elle est euh elle est provoquée à la fois par des gens qui euh sont à la fois climatceptiques. Et malheureusement, c'est la victoire des populistes, ça mais qui est rendu possible par des écologistes politiques qui font n'importe quoi. Quand vous centrez vos universités d'été sur médine, quand vous passez plus de temps à discuter de la vie sexuelle de monsieur Bayou que des franchissements des limites planétaires, quand vous expliquez aux gens que si on fait pas tout, autant ne rien faire, mais vous donnez des arguments à ceux qui sont en face et avec des écologistes politiques qui considèrent que si on n'est pas de gauche, on peut pas sincèrement protéger l'environnement, on desserre totalement la cause. on a un tel manque de maturité, j'allais dire sur le plan de de l'écologie politique avec cet alignement sur la lutte des classes que malheureusement c'est la cause elle-même qui souffre.

Et donc entre les climatosceptiques d'un côté et les climat ultra ayat qui conduisent à un climato d'éfétisme de l'autre le chemin pour les raisonnable il faut qu'on soit capable de le restaurer. Merci Christophe.