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interviewLe Média (sur YouTube)· 3 janvier 2024 32 min

MACRON PEUT-IL FAIRE PIRE EN 2024 ? (OUI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche moi je pense que Emmanuel Macron il sert un intérêt personnel qui est le sien c'est vrai je pense pas qu'il sert l'intérêt général en réalité son intérêt à lui c'est de finir son quinena avec des des beaux chiffres donc là dire qu'on a 5 % de chômage quel qu'en soit le prix à payer parce que c'est pas l'activité qui va qui va qui va faire réduire le chômage c'est la la case du du du système public et des protections sociales qui va faire baisser le chômage donc Macron il fin ira avec ses beaux chiffres qui seront gravés dans le marbre il pourra dire que ça été le meilleur président mais la population française elle aura fait elle aura eu des réformes comme jamais à mon avis la classe moyenne elle va se popériser mais alors c'est déjà parti depuis 20 ans mais là elle va se popériser comme elle s'est jamais popérisé et on sera dans une société extrêmement inégalitaire qui va faire gagner l'extrême droite bonjour tout le monde je suis ravi de vous retrouver pour le premier instant porsché de l'année 2024 l'instant Porché c'est un petit moment qu'on se prend entre nous avec Thomas pour analyser des décrypter et avoir les clés pour comprendre ce qui se passe autour de nous ça fait déjà plus de 3 mois qu'on tient le Paris qui a pu sembler fou faire tourner une télé d'info indépendante et engagé des luttes toute l'équipe se joint à moi pour vous remercier chaleureusement pour tous vos dons en fin d'année 2023 vous avez explosé le compteur des 100000 € merci infiniment vous êtes notre seule force n'hésitez pas à rejoindre l'aventure de manière pérenne en vous abonnant à partir de 5 € par mois pour soutenir la première coopérative médiatique de France sur le petit écran bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme on va recap l'année qui vient de s'achev 2023 et on va voir à quoi devons-nous nous attend nous attendre pour [Musique] 2024 alors 2023 n'a pas été de tout repos et dans la continuité de 2022 il y a eu inflation combat des retraites du chômage austérité budgétaire loi immigration guerre il est temps de de faire le point avec toi Thomas quels sont les événements économiques qui ont marqué l'année selon toi alors la la la le premier semestre de l'année a été marqué très clairement par la réforme des retraites où on a une réforme des retraites qui est passé au forceps contre une majorité de la population et qui n'avait qu'un seul but et nous l'avons nous l'avons vu tout le monde l'a vu qui était de faire des économies des économies sur les retraites alors même que nous avons une population qui vieillit et que nous avions un système qui pouvait être amélioré mais qui était un des meilleurs systèmes au monde puisque nous avions le taux de de pauvreté parmi les les les plus faibles au monde donc ça c'est ce qui s'est passé au premier semestre nous avons eu également des des hausses des taux comme nous avions euh de l'inflation et qu'il était hors de question d'indexer une partie des salaires comme le SMIC qui est le seul d'ailleurs des des revenus qui a été protégés de de l'inflation et ben nous avons décidé de ralentir l'activité économique pour faire baisser cette inflation qui était plutôt transitoire euh donc il y a eu une succession de hausse des taux qui a freiné très clairement la croissance économique et qui fait qu'aujourd'hui nous avons une croissance en dessous de 1 %. certes on s'en sort mieux que d'autres pays comme l'Allemagne qui ont des qui sont en récession mais la croissance de la zone euro est faible et les dans les prochaines années il y aura probablement une croissance qui si on en reste là ne ne redémarrera pas et puis ensuite on a bien sûr toutes les toutes les réformes qui sont demandées supplémentaires pour faire en sorte queemmanuel Macron s'entire avec des beau beaux chiffres à la fin de son quinquena donc d'un point de vue purement économique sans tenir compte de la géopolitique et cetera d'un point de vue purement économique on a toujours euh le la même philosophie qui qui est celle d'Emmanuel Macron c'est-à-dire l'austérité budgétaire l'austérité budgétaire même si elle a été sur le budget on va dire de 2024 elle a pas été aussi forte que cela mais on est quand même sur une tendance d'austérité budgétaire et on baisse des impôts en continu et réforme du modèle social sans s'attaquer à ce qu'il fait on va en parler après à ce qui fait aussi les dérèglements de de notre système à savoir la financiarisation et l'évasion fiscale donc on va revenir sur certains points avec avec toi d'abord l'inflation évidemment ça n'a échappé à personne le gouverneur de la Banque de France interviewé sur France interre en décembre promettait ceci nous étions à 7 % d'inflation au début de l'année nous sommes redescendus à 3,5 %. nous devrions être en moyenne à 2,5 % l'an prochain et à 2 % au plus tard d'ici 2025 quand il dit l'an prochain il parle de 2024 alors en effet l'inflation a ralenti en 2023 mais ça ne veut pas dire que les prix baissent attention ça veut dire qu'il Contin continuent à augmenter mais moins vite et ces dernières années ont été marqués par une inflation au record et surtout à flambé des prix alimentaires je vous laisse regarder ces images Thomas est-ce que tu es aussi optimiste que le gouverneur de la Banque de France et surtout est-ce que une inflation qui ralentit suffit à rattraper les énormes hausses qu'ont connu les Français ces deux dernières années l'inflation euh elle elle était elle était transitoire parce qu'elle était d au au début à un dérèglement du commerce international et au fait queon arrivrivait pas à mettre en adéquation l'offre et la demande c'està-dire qu'il y avait des pays qui se déconfinaient avec une forte demande et puis d'autres qui étaient plutôt confinés et qui étaient parfois des producteurs et donc il y avait cette cette cette inégalité entre offre et demande qui a créé de l'inflation puis s ajouté à cela le conflit entre l'Ukraine et la Russie qui a fait augmenter les les prix de l'énergie 60 % de notre inflation elle dépend de l'énergie de l'énergie que que nous importons notamment les les carburants mais ce qu'il faut savoir c'est qu'au bout d'un certain temps même les marchés financiers il y a il y a des phases de spéculation quand il y a un événement mais au bout d'un moment elles intègrent le risque et quand elles intègrent le risque et ben les prix redeviennent à des niveaux à peu près normaux c'est ce que nous vivons aujourd'hui avec des fluctuations certes mais à peu près normaux c'estàdire qu'on a pas sur une explosion des prix avec des des prix de du pétrole à à à à 200 dollars donc l'inflation diminue ralenti et en plus nous avons augmenté les taux nous avons tué l'activité ce qu' l'a fait encore plus diminuer donc oui on est sur une tendance à la baisse mais tu l'as bien rappelé ça ne veut pas dire que les prix diminuent ça veut dire que les prix augmentent moins vite quand on regarde entre 2020 et 2023 l'inflation des des prix c'est 13 13,6 % en cumulé inflation cumulée quand on regarde l'alimentaire on dépasse 20 % donc c'est les salaires n'ont pas augmenté de 20 % les salaires n'ont pas augmenté de 13 % sur sur 3 ans donc la majorité de la population sauf ceux qui sont SMIC qui ont été préservé parce qu'ils ont un mécanisme d'indexation sur les prix euh ont vu leur pouvoir d'achat diminuer le salaire moyen a vu son pouvoir d'achat diminuer les les retraités ont vu leur pouvoir d'achat diminuer très très très fortement euh donc c'est ça la la réalité et ce pouvoir d'achat n'a jamais diminué autant depuis la la la deuxième guerre mondiale donc c'est une perte de pouvoir d'achat énorme et le gouvernement il a répondu par des chèqus par quelques blocages mais pas par un mécanisme d'indexation alors même qu'il aurait pu indexer jusqu'au salairire médian ou même au salairire moyen après et voir l'impact que ça aurait sur l'inflation mais ils ont refuser rappelons-le de le faire parce qu'il partait du principe que une indexation des salaires sur les prix allait entraîner cette boucle prix euh cette boucle prix salaire qui allait nous emmener à vers une hyperinflation or aujourd'hui les les trois pays qui ont des mécanismes d'indexation des salaires sur les prix automatiques la Belgique Malte et le Luxembourg ont une inflation qui est très faible et certains une inflation en dessous de de de de la France donc on voit bien que ce mécanisme comme nous l'avions dit ici n'allait pas alimenter cette boucle et que nous avions tout intérêt pour protéger le pouvoir d'achat à le faire mais bon les les les gens n'ont pas voulu le faire et on s'est rendu compte que finalement les gens ont perdu du pouvoir d'achat mais les distributeurs comme les producteurs eux ont fait des profits records et on sait toujours pas quelle est leur marge nette et de quelle manière ils ont profité de l'inflation ou pas donc oui ça va se calmer mais on a eu ça va se calmer il va avoir un effet rattrapage par les entreprises qui vont augmenter quand même un petit peu les salaires mais on reviendra pas enfin le pouvoir d'achat n'a pas été préservé et et et probablement qu'il faudra plusieurs années pour regagner ce pouvoir d'achat qui a été perdu c'est vrai que cette année 2023 a été marquée par le fait que l'État bloquait vraiment sur la question des salaires et sur encore des profits records pour les grandes entreprises pourquoi ça a autant bloqué en 2023 mais même avant sur le pouvoir qui ne veut pas lâcher par rapport au salaire est-ce que c'est vraiment une croyance économique comme tu viens de le dire avec la boucle ou est-ce que c'est une volonté de pas aussi vexer les entreprises moi moi je pense que tout de suite ils ont voulu ne iser cette question avec cette histoire de boucle faut surtout pas faire ça c'est la boucle c'est l'hyperinflation on va finir comme l'Argentine avec plus de 100 % d'inflation aujourd'hui avec même 25000 % d'inflation à une certaine époque donc c'était vraiment le il fallait bloquer ce débat tout le monde l'a répété en boucle il y a eu des études qui sont sortis alors nous ici nous faisions partie de ceux qui dès le début ont dit qu'il fallait un certain nombre de conditions pour engager cette boucle conditions qui étit effectivement dans les années 70 comme le pouvoir de négociation des salaires des salariés à une époque dans les années 70 il y avait une indexation il y avait une indexation mais il y avait un tel pouvoir des syndicats et des salariés que les gens redemandaient des hausses supérieures à l'indexation et donc c'est là effectivement que ça alimenta cette boucle dans des proportions parfaitement raisonnables parce que on était à 13 % d'inflation on nétait pas à l'inflation Argentine mais mais il y avait effectivement c'est cette Bou est alimentée aujourd'hui c'est plus le cas les syndicats ont beaucoup moins de pouvoir que qu'à l'époque et il ne s'agissait pas d'avoir des négociations au-dessus de l'indexation il s'agissait de de mettre d'indexer ne serait-ce que provisoirement une partie des salaires tant que l'inflation était aussi élevée et qu'on ne savait pas vraiment où où on allait ça a été mis de côté tout de suite alors après on a appelé BR Bruno le ma a appelé les entreprises à augmenter les salaires mais Bruno demande exactement mais on se souvient de de ce premier conflit le premier conflit a eu lieu où chez Total avec les raffineurs total c'est c'est l'entreprise qui a fait le plus de bénéfices qui a profité plein pot de l'augmentation des prix et donc du conflit entre la Russie et l'Ukraine et c'est au sein même de cette entreprise là qu'il y a eu le premier rapport de force entre des salariés et et la direction donc ça veut bien dire quelque chose c'est significatif de quelque chose c'està dire qu'il y avait un certain nombre d'entreprises qui en profitaent et qui n'augmentaient même pas les salaires à la hauteur à la hauteur de l'inflation donc oui moi je pense que il y a il y a un rapport de force à mettre entre l'État et les grands groupes les grands groupes ils sont très peu nombreux les distributeurs ils sont 8 distributeurs ils ont 90 % de part de marché de c'est c'est pas c'est c'est rien du tout donc vous les réunissez rapidement vous pouvez par exemple bloquer les prix c'est prévu par par le cor de commerce comm vous établissez un rapport de force avec le distributeur et et et vous vous bloquez les prix pendant 3 mois d'un certain nombre de biens et puis après vous dites on va faire une enquête sur les marges nettes que personne ne connaît bah là les producteurs ils comprennent qu'ils peuvent pas exagérer alors là il y a rien eu tout ça il y a eu des négociations il y a eu quelques engagements et puis le temps de ces négociations le temps de ses engagements les distributeurs comme les producteurs parce qu'il sont renvoyé toujours la balle ont fait des bénéfices énormes on fait des bénéfices énormes c'est c'est c'est c'est ça qu'il faut regarder c'est c'est la seule c'est la seule chose qu'il faut voir ils ont fait des bénéfices énormes quand en bas bah les gens se sont serrés la ceinture et font on fait des arbitrages de consommation comme ils ont jamais fait tu parles des tu parles de l'énergie sur 1 an les prix de l'énergie augmentent de 3,1 % en novembre 2023 après plus 5,2 % en octobre donc c'est l'INC évidemment qui nous qui nous donne ses chiffres les prix des produits pétroliers se replient donc - 1,4 % après plus 1,8 % ceux du gazoel baisse - 2,5 % après + 1,6 % et ceux de l'essence décéire de nouveau + 7,5 % après + 13,5 % les prix de l'électricité eux il ralentissent sur 1 an + 16,1 % après + 18,5 % tandis que ceux du gaz diminue à un rythme plus modéré - 3,7 % après - 5,5 %.

Thomas c'est ralentissement des des prix sur l'énergie de l'énergie sur un an est-ce que c'est bon signe ou pas alors faut faire très attention euh effectivement comme je l'ai dit au début tout tous ces ces prix de l'énergie sont déterminés en grosse partie aussi sur des marchés financiers c'est le cas du pétrole qui fait le prix du carburant c'est le cas de du gaz donc la la moindre tension géopolitique euh entraîne de la spéculation c'est-à-dire des des des varariations brutales des prix c'est ce que nous avons eu au moment euh de de du conflit entre la la Russie et l'Ukraine parce que la Russie est un des plus gros producteurs de pétrole et de gaz au monde c'est ce que nous avons eu aussi au moment du conflit entre Israël et et et le Hamas parce qu'on avait peur qu'il alors ça a duré très peu de temps mais on avait peur qu'il y avait une une extension à l'Iran qui est un gros producteur de gaz et et de pétrole donc dès qu'il y a un élément géopolitique majeur les les les prix augmente et puis après le marché intègre le risque et ça se calme mais ça veut pas dire en fait que que ça va rester bas les prix vont constamment fluctuer parce que s'il y a pas de FL s'il y a pas de spéculation les les les traders et les financiers ne gagnent pas d'argent donc il faut que ça fluctue et s'il y a des grosses fluctuations il gagnent d'argent vous saz quand vous quand vous vous vendez quand c'est bas vous rachetez quand c'est très élevé vous faites une une plusvalue puis vous revendez vous rachetez en bas chaque fois il faut que ça bouge beaucoup pour qu'il y ait plus de profit si c'est linéaire ça n'intéresse pas les financiers donc ça c'est la première des choses mais après la tendance de fond elle dépend quand même du du structurel de l'offre et de la demande et la tendance de fond malgré tous les débats qu'il y a eu sur le fait qu'il fallait réinvestir le nucléaire et cetera pourquoi pas mais tout tout P tout tout montre que même si on fait du nucléaire les prix de l'électricité vont augmenter ils seront pas aussi faibles qu'avant parce que les PR il y a un surcût très élevé de plusieurs de milliards de plusieurs milliards d'euros qui va être payé par le consommateur il y a le grand carénage c'est-à-dire le fait de de de faire que nos réacteurs a une durée de vie de 50 ans alors qu'ils était prévu pour 40 ans donc il faut faire un certain nombre de travaux les remettre à niveau ce grand Caren che 50 milliards donc c'est c'est le le le le le le consommateur qui va qui va le payer donc infine sur tous les marchés que ce soit pétrole avec les restrictions avec les les des pétroles avec des coûts d'extraction de plus en plus élevés que ce soit le gaz avec un marché extrêmement tendu avec le gaz liquifié qui coûte plus cher parce qu'il faut le le transformer en liquide et puis après le remettre en gaz donc ça coûte beaucoup plus cher que du gaz que l'on a par pipeline venant de la Russie avec les coûts du nucléaire les prix de l'énergie vont être vont augmenter ilut faut pas mentir aux gens c'est ces 20 prochaines années la tendance va être à la hausse quel que soit le choix que nous faisons en terme énergétique ça va être à la hausse donc il faut que l'État et les consommateurs se préparent à ça et la nationalisation de DF pour toi ça va pas du tout aider enfin la nationalisation entre guillemets parce qu'en fait benah en fait nationalisation ça veut dire quoi en fait si a nationalisation et qui a un état derrière stratège c'est une très bonne chose si nous avions comme comme nous l'avions à l'époque des des grandes compagnies nationalisées c'est-à-dire GDF EDF Elf Elf faisant le pétrole GDF le gaz EDF faisant distribuant le la production faisant la production la distribution de de d'électricité et puis à Reva qui produisait qui produisait tout ça là nous avions des entreprises publiques avec une planification chacun faisant ses affaaires et et le but étant de de de servir l'État français ça peut être une bonne chose même s'il y a eu des dérives on l'a vu avec il y a eu des dérives dans les pays étrangers et cetera ça il faut paser ça mais il y avait une stratégie aujourd'hui vous avez des des des entreprises qui sont public parfois qui se concurrencent entre ell GDF EDF vont se concurrencer total va concurrencer EDF donc là il y a pas de vision donc si on est public pour EDF ben on est public et on doit lui imposer des choix euh aller dans le nucléaire et puis si on mettait par exemple GDF bon il a on a revendu quasiment on a bradé tout le capital de de GDF mais si on avait GDF on pourrait lui dire écoute tu passes du gaz au renouvel là ben on pourrait organiser la transition avec chaque chaque entreprise qui se spécialiserait une dans le solaire une dans l'éolienne une dans le nucléaire une et ainsi de suite qui se spécialiserait mais c'est pas le cas donc une nationalisation sans État stratège c'est comme la SNCF ça change rien rien du tout François Villerois de Galot donc le gouverne le gouverneur de la Banque de France toujours dans cette interview sur France Inter constate par ailleurs que le scénario du P redouté il y a 1 an à savoir la récession et la montée massive du chômage ne s'est pas réalisé je le cite nous le voyons nous ne le voyons pas en France ni en Europe ni aux États-Unis sur le chômage compte tenu du ralentissement économique nous prévoyons une remontée modérée entre 7,5 % et 8 %, c'est ce qu'il affirme et le gouverneur de la Banque de France rappelle que nous sommes aujourd'hui à 7,4 % taux le plus bas que la France est connu depuis 40 ans ça rejoint aussi l'exécutif qui ventait ces chiffres euh cette année 2023 s'est accompagné du durcissement des droits au chômage avec là aussi euh une réforme Thomas est-ce que je pense pas parce qu'on en a déjà parlé mais est-ce que tu partages l'analyse du gouverneur de la Banque de France alors dans moi ce qui m'étonne c'est qu'il compare les États-Unis et l'Europe alors que c'est pas du tout la la même chose c'est pas du tout c'est pas du tout le même type d'inflation ça pas du tout été la même réponse de politique économique parce que certes les États-Unis ont augmenté les taux mais ils ont fait de la relance budgétaire comme jamais ce qui fait qu'ils ont un taux de croissance deux fois plus élevé que le que que que le nôre donc c'est pas du tout la même situation nous on s'engage dans une situation qui qui qui va être un peu plus difficile alors nous avons eu la hausse des taux qui a freiné l'activité nous avons on une croissance proche de zéro en zone euro en récession en Allemagne chez nous on est au-dessus de 0,8 alors il faut quand même plus d'un % pour qu'on puisse absorber tous les nouveaux arrivants sur le marché du travail même si nous sommes un pays qui vieillit nous en avons de moins en moins donc donc on peut se contenter d'un taux de croissance un peu plus faible mais le chômage a augmenté légèrement mais en fait ce qui s'est passé c'est que nous avons déjà une politique budgétaire avec des budgets qui vont être de plus en plus serrés d'ici à 2027 qui va peser sur l'activité économique c'est Goldman sax qu'il dit donc nous avons une politique monétaire qui pèse une politique budgétaire qui pèse sur l'activité s'il y a pas d'activité il y a pas de de CR de création d'emploi et donc le chômage risque d'augmenter encore sensiblement sauf si on bidouille les chiffres voilà et comment on bidouille les chiffres bah on fait des réforme sur l'assurance chômage et d'ailleurs ce que veut faire le gouvernement on fait en sorte que le statut de chômeur soit de plus en plus difficile à avoir donc finalement on va rayer des gens du statut de chômage on va les faire en sorte qu'ils sortent le plus rapidement possible on va faire en sorte qu'ils rentrent le plus difficile possible donc vous allez avoir un chiffre du chômage qui va diminuer puis les gens vont dire vous avez vu le chômage tout va bien mais autour de ce chiffre du chômage vous avez des millions de personnes qui sont dans des situations plus ou moins précaires qui bossent quelques heures et qui sortent du chiffre principal mais mais pour qui la situation n'est pas idéale qui ne sont plus protégés par l'assurance chômage et qui n'arrivent pas à trouver un emploi euh les satisfaisant parce que la plupart de ces gens qui sont en emploi précaaires ils veulent travailler plus plus de 50 % ils veulent travailler plus donc c'est pas un choix c'est imposé par la conjoncture mais ils ne sont pas dans le le chômage de catégorie A et donc ce chômage là baisse et donc c'est ça la stratégie aujourd'hui de l'exécutif c'est de faire en sorte que ce chiffre diminue mais qu'autour vous yyez des armées de précaire qui ne rentrent pas dans le chiffre et et je dirais une chose pour finir c'est c'est que en fait qui est-ce qui a subit le choc que nous avons vécu le choc d'inflation le le choc de la baisse d'activité bah c'est les gens en fait qui l'ont subi c'est ça en fait ils l'ont subi en faisant des arbitrages en acceptant de gagner de gagner moins parce qu'ils avaient des emplois plus précaire c'est eux qu' on subit entièrement le choc et le gouvernement fait tout pour faire comme si il voyait pas que les G les gens avaient subi ce choc donc il va redécouper l'assurance chômage après avoir réformé les retraites il va faire en sorte en fait il va il va il va faire des budgets de plus en plus austéritaires avec une dépense publique qui va qui va quasiment pas pas augmenter ce qu'on a ce qu'on a jamais vu dans dans les décennies précédentes et il fait tout ça comme s'il voyait pas ça mais il ferait mieux de faire attention parce que ça peut lui revenir en pleine tête comme un boomerang alors autre fait dont on a moins parlé cette année c'est enseignes qui ont fermé comme pimki camaillot et cetera mettant au chômage des femmes notamment des petites villes ou moyennes villes avec tout ce qu'on vient de raconter est-ce que on est entré dans un nouveau monde d'un point de vue économique alors c'est c'est très c'est très bien qu'on puisse parler de ça parce que très peu de gens en parlent en réalité et et et la manière d'en parler n'est pas la bonne manière c'estàd que tu l'as bien dit dans et monsieur fourquel avait très bien expliqué dans son livre c'est qu'on nous sommes passés dans une société aujourd'hui où les industries ont été remplacées par des centres commerciaux c'est la société de consommation euh et dans les centres commerciaux vous avez toutes ces enseignes Nafnaf Pinky et cetera avec des gens qui travaillent c'est eux en fait c'est c'est c'est l'hôpital les collectivités local le le une une partie des hôpitaux qui restent et les centres commerciaux qui trouvent majoritairement des emplois puisque les industries sont son sont partis en grosse en majorité et donc là ces emplois vont être détruits en partie par la la faille de ses enseignes alors beaucoup de gens nous disent qu'est-ce qui s'est passé alors on note un certain nombre d'erreurs oui c'est vrai que ces enseignes se sont mis très tardivement à la vente en ligne alors qu'aujourd'hui vous avez une vente en ligne extrêmement agressive dans scène comme Chine et cetera ces enseignesl n'ont pas vu venir la seconde main avec vined qui a impacté fortement ces enseignes là pas toutes hein mais ces en scèes là spécifiquement c'est bizarre mais pas mais pas par exemple d'autres en scèes exactement voilà euh ou uniclo euh donc voilà ce qu'on vous dit et puis on dit ils ont pas su se renouveler ils sont arrivés à maturité donc à un moment c'est le capitalisme création destructrice certains meurent d'autres vont se créer bon on peut pas c'est la vie mais il y a pas que ça il y a pas que ça et moi je suis assez étonné que les gens ne pointent pas le doigt sur la responsabilité de ses dirigeants les dirigeants de casino ou ouou d'autres de Pinky et qu'est-ce qu'ils ont fait en fait il ils ont passé beaucoup de temps à monter des montages financiers euh en en en en en empilant les les les les holdings les unes aux autres pour à la fin faire remonter les bénéfices et que la dernière holding comme par hasard est détenu majoritairement par une seule personne voyez qui récupère une grosse partie du bénéfice qui aurait pu servir parfois à rembourser les dettes ou à investir ou à restructurer en en en je sais pas moi en développant la vente en ligne et cetera non là il y avait pas de problème là donc vous aviez parfois des dirigeants qui avaent 150 entreprises euh comme ça qui gagnaient énormément d'argent qui rentrai dans les 100 premières fortunes euh de France et et qui ne connaissaient rien au secteur ils achetaient juste des entreprises si vous si vous vous intéressez au secteur à l'économie réelle en fait vous vous rachetez une entreprise du textile vous voyez bien qu'il y a une concurrence qui vient de d'autres pays vous voyez bien qu'il y a des développements sur internet que il y a des influences enfin tout tout un tas de choses et vous vous changez de stratégie eux il n'y a jamais de changement ils ont même pas tenu compte des remontées de terrain c'est ce que disent les syndicat et on leur a fait plusieurs fois des remontées de terrain ils en tenaient pas compte ils s'en moquaient pendant tout temps ils étaient sur la sphère financière à créer leur holding à faire en sorte qu'il touche le plus de bénéfices possible et il s'enrichissait et aujourd'hui on dit ah oui c'est un changement de conjoncture mais en même temps s'il y a un changement de conjoncture avec des grands dirigeants qui se sont enrichis ne voit rien c'est qu'ils ont passé beaucoup plus de temps sur la sphère financière que sur la sphère réelle et ça ça pose un problème sur tout tout toute la question de la financiarisation de ces entreprises non mais c'est vrai qu'il faut dénoncer je suis sûr probablement beaucoup ont fait de l'optimisation fiscale il faut le dénoncer et là on en parle jamais de ça or il y a une vraie responsabilité des dirigeants il faut qu'il rendent des comptes aujourd'hui parce qu'il va y avoir des emplois des gens qui vont être licenciés et ça c'est important de de de de de parler aussi de cette financiarisation qui amène à la chute euh de grands groupes français des années 80 c'est problématique parlons maintenant euh austérité cette année a été marquée par le fameux il faut faire des économies on n'arrête pas de le dire la Banque de France avance que en en l'absence de nouvelles mesures la réduction du déficit publique ne serait pas suffisante pour entraîner une diminution du ratio de dette publique à l'horizon 2027 26 donc nous on a beaucoup parlé de ça de dette publique de déficit public et cetera dans dans différents épisodes est-ce que pour toi c'est la priorité là pour 2024 non c'est une grosse bêtises alors bon que le gouverneur de la Banque de France le dise c'est pas étonnant parce qu'il ne dit que ça après enfin le gouverneur de la Banque de France il a un salaire très très élevé hein payer sur fond public donc parce qu'ils sont toujours promptes enfin quand on regarde les gens qui font des économies sont toujours des très haut fonctionnaires avec des salaires et des fonctions très élevé qui n'hésitent pas à se vendre au privé puis à revenir au public en dessous et c'est ceux-là qui disent à des des agents de catégorie C de faire des économies qui gagnent trop ou aux collectivités locales de de supprimer des fonctionnaires dans les collectivités locales ou dans les crèches et cetera donc il faut vraiment faire attention sur l'économie j'ai cité l'autre fois la banque Goldman sa tout à l'heure la banque Goldman sax qui a dit que notre politique budgétaire avait un impact sur l'activité en fait aujourd'hui vous avez les États-Unis qui font de la relance économique vous avez de la Chine qui n' qui n'hésite pas à mettre les moyens qu'il faut quand il faut les mettre nous avons un retard énorme sur plusieurs productions nécessaire à la transition énergétique c'est-à-dire les panneaux solaires les les éoliennes les batteries de voiture éllectrique rique ENF toutes ces chosesl qui sont quand même des des des choses nécessaires pour la transition écologique nous avons un retard énorme donc on peut pas on pourra pas faire la la transition qu'avec de la sobriété il va falloir aussi parce que ça ne marchera pas on pourra pas imposer de la sobriété à tout le monde il faut de la sobriété bien sûr mais il faut aussi développer des énergies bac carbon il faut aussi que remplacer une partie du parc automobile par des par des par des des des voitures électriques même si la voiture électrique n'est pas l'avenir de la mobilité mais c'est l'avenir quand même de de la voiture voyez euh donc il y a plein de choses à prendre en compte comme ça et nous avons pris énormément de retard pourquoi parce que nous sommes plus concentrés sur la baisse des déficits pour rendre une belle copie à l'Allemagne que sur des plans de relance ambitieux donc là là-dessus il y a il y a un vrai problème si on doit faire constamment des économies à la fin on arrive quoi à 3 % de déficit et so wat si on n pas investi là où il faut on est très dépendant de l'extérieur s'il y a il y a y a a il y a moins de fonctionnaires ou moins de moins d'agents dans dans ou moins de de dotation au fonctions publiqu bah le service public se dégrade et puis après si on n pas d'activité il y a moins de création d'emploi et tout le monde tout le monde est fâché donc il faut faire très attention à un moment la politique budgétaire elle doit être maniée en fonction du but et là le seul but de du gouverneur c'est d'avoir des beaux comptes le but d'autres pays c'est de de de développer leur économie et de relancer l'activité et je pense que ça devrait être notre but aussi ouais c'est pas le c'est pas que le but du gouverneur parce qu'on sait que l'exécutif et Emmanuel Macron sont sur la même ligne que le gouverneur de la Banque de France bon après Emmanuel Macron il gère un pays il gère pas une start-up mais j'ai l'impression qu'on parce qu' complètement à côté du débat en France c'est-à-dire qu'on va aller prendre quelques milliards sur les retraites pour découvrir après qu'en fait on fait pas du tout d'économie on va aller prendre quelques centaines d'euros sur les appels ou sur les aloces dans la loi immigration parce que on vient d'en parler mais c'est aussi ce qui a marqué la l'année 2023 sur le climat on va faire des petites contorsions des projets de loi industrie verte pour faire venir des industries de on sais où pour qu'elle reparte 3 ans après j'ai l'impression qu'on passe complètement à côté des enjeux là qui sont sur nos épaules euh est-ce que tu peux nous parler un peu de ce qu'a prévu le gouvernement pour 2024 ou pas moi je pense que Emmanuel Macron il sert un intérêt personnel qui est le sien euh c'est vrai je je pense pas qu'il sert l'intérêt général en réalité son intérêt à lui c'est de finir son quinena avec des des beaux chiffres qui va ressasser répéter que les gens répéteront tout le temps et cetera et cetera et cetera et que peut-être même son successeur pourra dire oui moi j'étais avec Emmanuel Macron et nous avons réussi à avoir les 5 % de chômage qui rêve d'avoir les 3 % de déficit voilà des chiffres une dette qui est sous contrôle commence déjà à parler voilà et donc comme ça on rend les les réformes qui ont été nécessaires pour le travail les réformes de d'imposition qui ont été nécessaires voilà quelque chose à peu près comme ça pour dire regardez je vous rends les camions en main il y a deux trois indicateurs le chômage c'est vraiment un indicateur parce que ça fait des années qu'on dit on a tout essayé sur le chômage ça n'a pas fonctionné donc là dire qu'on a 5 % de chômage quel qu'en soit le prix à payer parce que là on va tous payer un prix parce que c'est pas l'activité qui va qui va qui va faire réduire le chômage c'est la la case du du du système public et des protections sociales qui va faire baisser le chômage on va avoir un taux de chômage faible mais on va en payer le prix donc ça donc le but pour lui c'est de ressortir avec ça ça aura été le plus jeune président d'un pays d'un pays riche élu démocratiquement il aura réussi à faire baisser le chômage voilà il pourra s'inventer tout le temps les gens vont vite oublier parce que moi ce qui m'étonne beaucoup c'est la capacité qu'ont les gens à oublier c'est ils oublient facilement ils oublient qu'il y a eu la réforme ils oublient qu' un moment il y a plein de gens qui se sont demandé est-ce que Macron est de gauche ou de droite il y a eu ça ils ont oublié ça maintenant ils disent ah non non il était de droite on le savait ah benah non non il y a beaucoup de gens qui oublient qu'ils ont dit pendant des années que Macron Ctait la sociale démocratie que c'était le en même temps que c'était les pays scandinaves euh je vois pas où sont les protections supplémentaires qu'on devait avoir elles ont vite été effacé les protections supplémentaires alors oui il y a eu le covid machin mais elles ont vite été enlevé c'est les premières réformes qui ont été faite c'est la réforme de l'ISF la réforme du marché du travail c'est des réformes de droite et on a continué avec la baisse d'impôt de production des choses ce qui était pas prévu au départ qui ont été rajouté euh donc euh les gens oublient rapidement en fait il il part ils partent de l'existant on dirait qu'ils ont une vue très très faible de l'existence de ce qui s'est fait du dernier trimestre et puis voilà la réforme des retraites on a déjà oublié on est passé à autre chose et comme le jeu politique c'est d'être toujours un peu en mouvement sur le qu'aujourd'hui on est dans la société du buzz et que le jeu politique c'est toujours en mouvement pour attraper le buzz et prendre une position bah on oublie très vite ce qui s'est passé il y a 6 mois 1 an 2 ans 3 ans 5 ans donc Macron il finira avec ses beaux chiffres qui seront gravés dans le marbre il pourra dire que ça été le meilleur président mais la population française elle aura fait elle aura eu des réformes comme jamais à mon avis la classe moyenne elle va se popériser mais alors c'est déjà parti depuis 20 ans mais là elle va se popériser comme elle s'est jamais popérisé et on sera dans une société extrêmement inégalitaire qui va faire gagner l'extrême droite c'est tout avec tout ça on se demande s'il y a encore des raisons d'espérer pour les années à venir est-ce que tu peux nous en parler je je personnellement moi je suis très pessimiste h parce que je suis étonné par la par la plasticité finalement que des Français qui qui qui qui prennent qui prennent des couts quand même depuis un certain nombre d'années enfin ça fait quand même depuis 2008 alors là il y a pas que Macron mais 2008 il y a eu la crise puis la crise de la zone euro alors on a eu l'impression que c'était pas de notre faute mais on a eu des taux de croissance à 0 % c'est-à-dire quand il y a pas d'activité il y a plus de chômage je veux dire tout va mal pour tout le monde il y a eu ça puis après on a eu bien sûr les attentats puis on a eu on a la crise clim en tendance constante puis on a eu le covid et puis on a eu l'inflation donc ça fait 10 ans que que que les gens ont une plasticité une flexibilité intense et chaque fois on leur demande de faire de plus en plus d'efforts voyez et moi je me dis je suis à la place de ces gouvernants où on demande au français de faire de plus en plus d'efforts ils manifestent on leur passe des 493 il y a pas de souci on gouverne à coup de 493 c'est ce qui se passe et ils encaissentah je serai un gouvernement je me dis B on peut toujours aller un peu plus loin quoi on peut toujours aller un peu plus loin il y a eu le mouvement des gilets jaunes bien sûr qui a fait reculer le gouvernement mais depuis c'est fini quoi donc ils se disent toujours on peut aller de de manière de réformer de plus en plus loin et passer en force et et les gens ne disent rien donc moi je suis assez assez assez pessimiste je suis assez pessimiste je je je pars toujours du principe que l'issue doit être politique doit être vraiment politique mais après j'ai l'impression que les gens n'intègrent pas les chocs économiques qu'ils ont vécu et et beaucoup préfère trouver un responsable un coupable ou dire que ça n'a pas existé et que si on veut on peut enfin sur des stratégies individuelles plutôt que de se rendre compte vraiment du bilan et de ce qui s'est passé et de faire en sorte voilà d'avoir quelqu'un en pouvoir al est est-ce qu'il existe je ne sais pas mais quelqu'un au pouvoir qui puisse transformer la société et faire en sorte qu'on soit dans une société plus juste plus prospère et et apaisée h en tout cas on va essayer de continuer à éclairer sur tout ça en 2024 merci beaucoup Thomas merci merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porché qui a le plaisir de commencer l'année 2024 avec vous et vous inquiétez pas il n'y aura pas que des mauvaises nouvelles on va s'accrocher cela fait déjà plus de 3 mois qu'on tient le Paris qui a pu sembler fou hein faire tourner une télé d'info indépendante et engagée des Lutes toute l'équipe se joint à moi pour vous remercier chaleureusement pour tous vos dons en fin d'année 2023 vous avez explosé le compteur des 100000 € merci infiniment vous êtes notre seule force n'hésitez pas à rejoindre l'aventure de manière pérenne en vous abonnant à partir de 5 € par mois pour soutenir la première coopérative médiatique de France sur le petit écran spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine [Musique] prochaine