Réunion publique à Mer (41) : discours de Marine Le Pen
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si admirablement qu'à notre époque, il s'honorait de crier le renom et d'autres oiseaux qui, hélas, a été retenus, ainsi qu'à toute l'équipe du Loir-et-Cher qui a préparé cette rencontre amicale pour en faire un grand succès. En territoire ou migratoire, notre pays est en crise. Et l'Europe est en crise. Et si l'Europe est en crise, il y a les mêmes effets. La France et l'Europe sont dirigés par les mêmes et surtout par la même idéologie. Le mondialisme, la prise d'un système économique au point de mettre en péril nos sociétés comme l'équilibre de la planète. Dans l'élection européenne du 26 mai, il y a deux enjeux majeurs. L'un national, l'autre européen.
Mais finalement, un seul adversaire de Macron. L'Europe de Macron est un échec. Nous le savons tous. Il y a d'ailleurs au PPE, le parti majoritaire, pour prendre le bilan de l'Union européenne. Il y a des petites musiques qu'on n'entend plus trop là. L'immigration est une chance pour la France. La France perd celle-là. La mondialisation heureuse. Venir nous chanter la mondialisation heureuse. Pas plus d'ailleurs qu'il n'ose l'Europe sociale. Demain, l'Europe sociale. A chaque élection, on y avait droit.
Et à chaque élection, en réalité, on s'apercevait de l'effondrement de notre système de protection sociale, du rabot qui était passé systématiquement, évidemment, à l'occasion des politiques d'austérité. Non, là, c'est tous aux abris. Ben, effectivement, parce que la façade de l'immeuble de l'Union européenne se fissure. L'événement le plus marquant, Nicolas, vous en parlait tout à l'heure, c'est le Brexit. Il ne faut pas manquer de le faire. Le Brexit ne relève pas, quand même, de la déconvenue accidentelle. Ce n'est pas un hasard si les Britanniques ont décidé de sortir. Ce vote britannique, ample d'ailleurs, est intervenu à l'issue d'une campagne qui a été très vive, très ouverte.
Ou de mauvaise humeur des Britanniques. Mais c'est un vote très réfléchi. Sa signification politique, ce n'est pas que les Britanniques sont des idiots, comme voudraient nous le faire croire certains, mais que l'Union européenne est devenue repoussante. Si on voulait être objectif, on constaterait que cette sanction paut terrible échec pour l'Union européenne. Alors, comme d'habitude, le Brexit nous a été présenté comme une catastrophe pour les Britanniques. Qu'est-ce qu'on n'a pas entendu ? Ils allaient être emportés par un tsunami. Il y aurait là des milliers de sauterelles qui arriveraient en Angleterre. J'en passe et des meilleurs. Mais ça, vous avez l'habitude.
On y a droit à chaque fois. Les médias ont relayé d'ailleurs en boucle les moutons qui bêlaient la parole officielle. Bon, on est obligé de dire la vérité. La vérité, c'est que le Brexit n'est pas du tout la catastrophe décrite. La richesse nationale britannique a progressé de 8,7% en Grande-Bretagne contre 7,4% dans la zone euro. Les taux d'intérêt des emprunts d'État à 10 ans sont à 1,13%. C'est très bas. Ce qui indique, en fait, que le système bancaire continue d'avoir confiance dans la signature britannique. Le taux de chômage vient de tomber à 3,9%. Son plus bas niveau depuis 75. Très entre nous, je prendrai bien, moi, ce chiffre-là.
Compte tenu de la situation dans laquelle est notre pays. Ils ont juste, de fin 2016 à fin 2018, créé le double d'emplois que l'économie française. Mais on se permet encore de donner des leçons. Et dans le même temps, le nombre de temps partiel a reculé et les salaires ont augmenté davantage que l'inflation. Ça, c'est un élément extrêmement intéressant. Parce que si les salaires ont augmenté, c'est parce qu'ils ont arrêté l'immigration massive. Et que l'immigration, elle est là pour peser à la baisse sur les salaires. Elle crée en réalité, dans le cadre de l'offre et de la demande, de manière parfaitement artificielle, trop de demandes d'emploi par rapport aux offres d'emploi.
Et ça, ça n'a qu'une conséquence en règle générale, c'est de faire baisser les salaires. Quand on arrête ça, immédiatement, les salaires remontent. Le prix de l'immobilier ne s'est pas du tout effondré, comme certains le prédisaient, mais au contraire, le prix des maisons a continué de croître. En fait, la vérité, c'est que les concepteurs de l'Union européenne étaient tellement sûrs d'eux, tellement contents d'eux, tellement arrogants, qu'ils n'avaient même pas envisagé un seul instant qu'un pays ait envie de les quitter. Par voie de conséquence, rien n'a été prévu pour l'éventualité d'un départ.
Humiliée de s'être fait larguer, l'Union européenne a décidé de rendre le divorce le plus douloureux possible. Et certains, comme Mme Pécresse, des Républicains, se sont objectivement déshonorés au concours des mesquineries anti-britanniques. Alors, l'Union européenne, face à cette situation, a inventé deux supplices, la mutilation et la ruine. La mutilation, puisque tu veux me quitter, je te coupe le bras. C'est la question de la frontière avec l'Irlande. L'Union européenne propose de mettre la frontière en mer d'Irlande, ce qui revient pour les Britanniques a renoncé à la souveraineté sur l'Irlande du Nord. Cette proposition d'amputation territoriale est évidemment inacceptable.
Deuxième sanction, la ruine. En cas de no deal, c'est-à-dire de non accord, les négociateurs, je mets ça entre guillemets parce qu'en réalité, ils n'avaient aucune volonté de négocier, agitent l'improbable menace de la perte de l'accès au marché intérieur européen. Cette menace est manifestement vexatoire et excessive puisque des pays européens non membres de l'Union européenne participent déjà au marché unique, la Suisse, la Norvège, l'Islande ou le Liechtenstein. On note d'ailleurs que le Royaume-Uni y participait avant son adhésion à la CEE.
En fait, l'Union européenne a un seul objectif, rendre très compliqué le Brexit afin d'en faire un exemple dissuagif pour les autres peuples européens. Alors, cette affaire du Brexit, elle est intéressante pour nous parce qu'en réalité, elle nous donne raison sur toute la ligne. Qu'est-ce qu'elle nous dit ? L'UE est très largement rejetée par les peuples, c'est maintenant démontré. Deuxièmement, les gens qui gouvernent l'Union européenne font preuve d'un aveuglement idéologique et un manque de sang-froid qui, à mon avis, n'ont pas leur place à ce niveau de la politique. Mais surtout, ça vient dire quoi ?
Que s'il existait une autre organisation européenne comme celle que nous souhaitons nous, une Alliance européenne des nations, les Britanniques reviendraient immédiatement à la table de la famille européenne. Parce que notre Europe ne propose pas le tout ou rien qui est la marque de fabrique de l'Union européenne. L'Union européenne, elle dit soit vous pliez bagage. Nous, nous contestons formellement cela. Nous pensons que l'Alliance européenne des nations, ça doit être une coopération entre des nations qui sont souveraines. Alors, quand on le dit comme ça, on a l'impression qu'on a déjà entendu ça 100 fois.
Mais la souveraineté des nations, c'est juste la base du fonctionnement démocratique de notre pays. S'il n'y a plus de nations dans l'Union européenne, alors il n'y a plus de peuples qui ont leurs mots à dire dans l'Union européenne. Cela veut dire que quoi que vous décidiez, quels que soient vos choix de société, quelles que soient les décisions que vous voulez voir mettre en œuvre, eh bien, elles seront absolument balayées puisque vous n'existez plus dans cette Union européenne. Vous n'avez plus votre place dans leur esprit, pas plus que vous n'avez d'ailleurs votre place dans l'esprit du président Emmanuel Macron.
Que vous êtes des empêcheurs de tourner en rond, vous êtes des boulets, vous êtes des poids morts, des gilets jaunes qui est en fait une très certainement c'est-à-dire de décider pour la Constitution européenne. Le peuple français a dit non et de manière très claire. Ils sont gentils, mais ils n'ont pas dû comprendre. Alors on va quand même la mettre en place cette considération. malheur, mes chers amis, que nous, une partie de ces malheurs, c'est la conséquence de la mise en œuvre de cette Constitution européenne. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est le peuple français qui était sage, lui qui avait raison. C'est lui qui avait fait la bonne analyse de la situation.
Écoutez, programme européen, pourquoi Strasbourg ? Parce qu'au moment où les Allemands font du forcing pour abandonner Strasbourg, nous avons voulu marquer de manière symbolique notre attachement à faire de cette ville française le siège de l'Europe. Nous ne sommes pas sûrs que nos dirigeants asservis à la volonté allemande soient si fermes à défendre cette position d'ailleurs. Le manifeste, c'est un très beau document de 80 pages qui, je crois, est agréable à lire, mais sur le fond, il est surtout puissant et il est novateur. Il présente notre vision de l'Europe et au-delà notre conception du monde parce que, encore une fois, ce n'est pas seulement un programme que nous présentons.
C'est une vision du monde et une vision de l'homme. Le modèle qui nous ont construit, c'est un modèle ignoble, c'est un modèle affreux. Et d'ailleurs, plus vous êtes affreux dans ce modèle-là et plus vous gagnez des parts de marché. Celui qui a une éthique, celui qui est dans le modèle économique qu'ils ont construit, comprenez bien, le modèle qu'ils ont construit, c'est le modèle où ce qui est le moins cher gagne le marché. Vous êtes un salaud et plus vous allez gagner de parts de marché, plus vous allez aller loin, dans des pays qui seront plus pauvres les uns que les autres, se servir de la pauvreté de ces pauvres gens.
Pour les pays, je ne sais pas, 10 euros par mois, plus vous les traitez très mal, plus vous les loserez comme on ne lose pas des animaux, plus vous ne respecterez aucune norme environnementale, plus vous déverserez vos produits toxiques pour les sommateurs, plus vous arriverez à sortir des produits à bas coût. Et donc, plus dans ce modèle économique-là, vous aurez la possibilité de les vendre et de trouver des nouvelles parts de marché. Ce n'est pas notre vision, mesdames et messieurs. Nous n'avons pas cette vision-là.
Parce que nous sommes attachés à notre planète, parce que nous sommes attachés à l'homme, parce que nous sommes des humanistes, nous n'entendons pas qu'ils construisent le monde au-delà d'un modèle économique qui est en train de tout ravager sur son passage, remettre sur la table. Ce qui est en cause dans ce débat européen et français, c'est la place de l'économie, c'est la pertinence des nations et partant, c'est justement cette conception de l'homme. Quelle économie pour quelle société ? Voilà un vrai sujet. Voilà un sujet, d'ailleurs, qui a été posé sur la table par les Gilets jaunes, en réalité. Quelle économie pour quelle société ? L'homme est-il au service de l'économie ou l'inverse ?
L'homme est-il une marchandise ? Le salarié, un agent de production jetable ? Le citoyen, une espèce à faire disparaître au profit d'un individu nomade attaché à rien ? Poser ces questions, c'est déjà y répondre. À l'inverse des mondialistes, nous pensons que l'homme n'est pas interchangeable, qu'il n'est pas simplement un consommateur ou un producteur. Il est un être enraciné qui aspire à vivre sur sa terre pour la transmettre à ses enfants après l'avoir préservée et enrichie. Regardez ! Mais qu'est-ce qui a de mal à délocaliser une entreprise ? Qu'est-ce qui a de mal à fermer des usines en France ? Ce n'est pas grave. Ils les rouvrent en Roumanie. Nous, on trouve que c'est mal.
Nous, on trouve qu'une entreprise, elle a aussi une responsabilité par rapport à la nation. Et que d'ailleurs, ces critères-là, on devrait en tenir compte. On appelle ça, nous, dans notre projet, la responsabilité nationale de l'entreprise. Est-ce qu'une entreprise qui délocalise, est-ce qu'une entreprise qui fait appel à du travail détaché, à bas coût, est-ce qu'une entreprise qui refuse de payer ses impôts en France, est-ce que cette entreprise-là, elle a le droit d'obtenir des marchés publics ? Eh bien, nous, nous disons non. Nous disons que les marchés publics, c'est votre argent. C'est l'argent des contribuables.
Et que moi, je suis convaincue que les contribuables ont aussi le droit de dire à quelle société ils ont envie, avec quelle société ils ont envie de faire des transactions avec l'argent de leurs impôts et de mettre un certain nombre de critères. Moi, je ne supporte plus de voir des entreprises qui ne, comment dire, qui ne font profiter les territoires dans lesquels elles s'installent de rien. Elles viennent comme des prédateurs. Elles se servent des financés. Que leurs grands-parents ont financé et tout cela pour récupérer un maximum de bénéfices, un maximum de dividendes sans ne jamais contribuer au bien-être des populations, sans ne jamais contribuer à l'entretien de ces infrastructures.
Ce n'est pas normal. Et ce modèle-là, nous n'en voulons pas non plus. Nous voulons remettre à sa juste place l'économie, c'est-à-dire derrière le politique, derrière la décision du peuple. si le monde économique nous demande de faire entrer davantage d'immigrés et si le peuple ne le veut pas et il ne le veut pas, eh bien, les immigrés ne doivent pas rentrer. Nous appelons l'Europe à ce que nous avons dénommé la civilisation écologique, c'est-à-dire à adopter des règles écologiques à l'échelon de l'Europe qui soient cohérentes. Que les choses soient claires, j'ai eu l'occasion de le dire et je le redirai.
Celui qui est enraciné chez lui, il est écologiste parce que par définition, il n'a pas envie de pourrir la terre où il va élever ses enfants et où il espère que ses enfants élèveront ses enfants. Celui qui est nomade, celui qui considère le monde entier en réalité comme un vaste commerce, ah ben, je vais prendre une banque là parce que c'est plus intéressant pour moi et puis je vais aller habiter à tel endroit parce qu'il n'y a pas de taxes sur l'immobilier dans tel pays et puis je vais aller payer mes impôts dans tel autre pays parce que les impôts sont moins chers. Ce nomade-là, lui, il s'en moque de l'écologie. Lui, il s'en fiche, il n'a pas de terre.
En réalité, si un jour, il y a une catastrophe écologique dans un pays, il prendra sa valise, il a l'habitude, il prendra l'avion et il partira vivre ailleurs. Ça n'est pas notre cas. Nous ne sommes pas comme cela et nous ne voulons pas l'être. Nous ne voulons pas être ce type de nomade. Nous nous sommes des enracinés. Nous sommes de notre terre et de la terre de nos pères. Et nous voulons que cette terre soit préservée précisément parce que nous espérons que nos enfants y vivent bien et même mieux que nous. Aujourd'hui, on vient embêter l'automobiliste qui va de mer à blois en l'assommant de taxes prétendument écologiques.
Dans le même temps, nos dirigeants, les mêmes que ceux qui vous ruinent avec les taxes, signent des traités de libre-échange qui vont permettre l'importation et la commercialisation en France de produits hyper-polluants, sans garantie sanitaire, sans éthique sociale. L'Europe a limité la recherche sur les OGM et interdit la commercialisation de produits génétiquement modifiés en France. On est contents. Il n'y a qu'un malheur, c'est qu'avec le CETA, l'accord de libre-échange signé avec le Canada, on va voir arriver dans nos achats des saumons transgéniques dont on ne sait rien des conséquences sur nos organismes. Et cela sans avertir le consommateur.
C'est-à-dire qu'en réalité, vous ne saurez pas si le saumon est transgénique ou n'est pas transgénique. Alors moi, je veux bien qu'on apprécie le progrès, mais moi, je suis assez pour le principe des précautions. Un saumon qui grossit deux fois plus que ce que la nature lui permet de faire, j'aimais quand même un doute. J'aimerais avoir un peu de recul, voyez-vous ? Là, on n'aura même pas la possibilité d'avoir un peu de recul parce qu'il sera dans nos assiettes sans même que nous le sachions. C'est M.
Macron, le champion de l'écologie de tribune, vous savez, lui, dès qu'arrive l'élection, il se peint en vert, qui a mis en œuvre cet accord, cet accord du CETA, alors même qu'il y a un rapport... Non, mais ils sont forts quand même parce que le président, face un petit peu à la montée quand même des contestations, dit, oui, c'est vrai, le CETA, j'aimerais bien en savoir plus. Je vais commander un rapport. Alors, il commande un rapport. Le rapport arrive. Le rapport est quand même extrêmement sévère, dit qu'en réalité, le CETA ne tient absolument pas compte des problématiques environnementales et sanitaires. Et donc, que fait Emmanuel Macron ? Eh bien, il applique l'accord.
Et il ne tient pas compte du rapport. Comme s'il n'avait pas existé. Bon. Enfin, maintenant, vous commencez à le connaître. Vous savez qu'il fonctionne comme ça systématiquement. Ça, c'est une politique de gribouille et nous ne sommes pas dupes de cela. La civilisation écologique, ça ne signifie pas fermer les frontières. Le but, ce n'est pas de vivre dans un blocosse, mais de réguler le commerce mondial. Régulation. Alors, ça, c'est un gros mot. Avant, c'était protectionnisme. Mais maintenant, vous aurez noté que tout le monde est protectionniste. C'est déjà... On est content de ça. Alors, le protectionnisme, il est vert quand c'est les Verts qui en parlent, solidaire quand c'est Mélenchon.
Il n'en demeure pas moins que c'est nous qui, depuis des années et des années, plaidons pour qu'on mette en place un véritable protectionnisme, c'est-à-dire des régulations à la mondialisation. La mondialisation, c'est un fait. Les échanges, c'est un fait. Mais si on ne les régule pas, ça devient un drame. Bon, maintenant, tout le monde est pour le protectionnisme. En revanche, régulation, ils n'en sont pas venus jusque-là, quand même. Au libre-échange, nous substituons le juste échange, c'est-à-dire un commerce mondial qui intègre des normes sanitaires et environnementales.
Moi, je suis désolé, pas plus que je ne me réjouis de la délocalisation des usines, je me réjouis de la délocalisation de la pollution. Voilà. Parce que aller polluer un pays pauvre au motif qu'il est pauvre et qu'il ne peut pas dire non à des activités polluantes, là encore, ça n'est pas notre vision de l'homme. Moi, je suis convaincu que la régulation de la mondialisation est possible. Et elle n'est pas seulement possible, elle est indispensable. Nous pensons que nous ne pouvons pas asservir notre pays, nos compatriotes, nos enfants à ces logiques marchandes qui voudraient que tout soit à vendre et tout soit à acheter.
D'ailleurs, avec Macron, en France aussi, tout est à vendre et tout est à acheter. Les députés manchots de La République En Marche ont décidé cette semaine de la vente de biens qui ne leur appartiennent pas, mais qui sont la propriété des Français. Une vente qui, de surcroît, se fait dans des conditions que nous contestons. Engie, qui est un opérateur énergétique donc stratégique pour la France. La Française des Jeux, une entreprise qui rapporte des sommes folles et comme par hasard, la femme de Gilles Le Gendre, le chef de file des députés En Marche. On se groupe, mais c'est un hasard total. Vous avez vraiment mauvais esprit. Franchement.
Je ne sais pas qui joue, mais on commence à voir qui tousse. L'aéroport de Paris, comme si on pouvait, sur le principe, privatiser une frontière. La première frontière française, quand même. La première frontière en France, c'est l'aéroport de Paris. Ce n'est quand même pas anodin. Comme s'il était opportun de brader un monopole qui rapporte mécaniquement de l'argent à la collectivité. Un groupe plein de promesses qui est la première, la plus grosse, pardon, valeur boursière de l'État, après EDF, et dont les bénéfices ont doublé en cinq ans. Alors, moi, je veux bien qu'ils veulent tout brader et tout vendre.
Alors, quand un truc ne fonctionne pas, ils nous disent qu'il faut le vendre parce que ça ne fonctionne pas, et quand ça fonctionne, ils disent qu'il faut le vendre parce que ça fonctionne. Moi, quand ça fonctionne et que ça appartient aux Français et que ça ramène de l'argent dans les poches de l'État, je suis plutôt contente parce que c'est autant d'argent qu'ils ne viendront pas chercher, en l'occurrence, dans les vôtres. Et puis, je laisse pour l'instant les interrogations que suscitent légitimement le mandat confié à la Banque of America, Banque qui a accueilli en son sein le très macroniste Bernard Mourad. Mais là encore, je pense que c'est un hasard total.
Et je vous demande de ne pas avoir mauvais esprit. Alors, nous, au Rassemblement National, on ne laissera pas faire ça, évidemment, et on reviendra sur ce bradage de biens et nous demanderons des comptes à ceux qui organisent le pillage des biens publics. Ça n'est que la partie, d'ailleurs, émergée de l'iceberg. Car la réalité, c'est qu'ils ont vendu un nombre de biens appartenant aux Français absolument considérable dans les années passées. Il va de soi que si une pétition devait être lancée, d'ailleurs, pour soutenir l'idée d'un référendum sur la question, évidemment, on y prendrait une part active.
Alors, mes chers amis, nous n'en pouvons plus de cette Union européenne qui, en réalité, est une gigantesque entreprise de déclassement des Français et d'expropriation des Français. L'appel que nous lançons aux Français pour ce 26 mai est un appel à se réapproprier leur destin, à se réapproprier leur vie. Et parce qu'ils sont en train de tout brader, à se réapproprier leur bien. C'est pourquoi, le 26 mai, il faut aller voter en main. un essai maintenant. Vous avez compris son fonctionnement en œuvre déjà depuis deux ans et il se sentira légitimé à le faire.
Nous ne pouvons pas prendre ce risque au moment où il veut engager une réforme des retraites qui va entraîner, évidemment, mécaniquement, la baisse des retraites pour tous. La réforme des indemnités chômage dont l'objectif, vous avez bien compris, n'est pas l'augmentation des indemnités chômage, mais leur baisse et leur limitation dans ton est juste. Nous défendons et nécessaire ne créer ni lien entre les citoyens ni sens pour la société que nous voulons construire. Le sens et le lien, voilà l'objet de notre projet pour la France et pour l'Europe. Savoir d'où nous venons, savoir où nous allons, toujours fidèles aux valeurs qui ont fait notre pays.
La France fraternelle que nous voulons, l'Europe respectueuse des peuples que nous voulons, sont les seuls qui soient à la hauteur de notre histoire, de notre civilisation et de notre aspiration irrésistible à maintenir la France au rang des grandes nations du monde. Vive la France !