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Podcast / conversationSUDRADIO· 22 juillet 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Drogue dans les ministères : les consommateurs sont-ils les premiers responsables ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Les consommateurs sont-ils les premiers responsables du narcotrafic ?

  • 3:07RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ? Parce qu'il y a des consommateurs.

  • 4:49OuverteRéponse partielle

    C'est jusqu'où va la protection de la vie privée ?

  • 6:08OuverteRéponse directe

    Vous mettez tout sur le dos des consommateurs ?

  • 8:22ComplaisanteRéponse directe

    Qu'est-ce que dit Sébastien Lecornu, votre ami ?

  • 19:17OuverteRéponse directe

    Donnez votre conclusion sur le sujet.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurChiffre
    « On parle d'un million de Françaises et de Français qui consommeraient de la cocaïne »
  • 2:22InvitéFait
    « Ça a coûté 150 euros, c'est allé dans la poche du trafiquant et ça a inventé le business. »
  • 4:15InvitéFait
    « C'est étonnant et pas étonnant. »
  • 4:20InvitéChiffre
    « Il y avait un autre chiffre qui avait été publié par l'Observatoire des drogues et des tendances addictives qui parlait que 5 millions de Français reconnaissaient avoir déjà consommé. »
  • 5:43InvitéFait
    « On ne peut pas imposer. »
  • 8:31PrésentateurFait
    « Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. »
  • 11:10InvitéFait
    « Je ne connais pas la DZ Mafia, je ne sais pas ce que c'est, etc. »
  • 12:42InvitéChiffre
    « Réduire le narcotrafic au comportement des consommateurs, mais c'est oublier les milliards d'euros ou de dollars qui sont injectés par les organisations criminelles. »
  • 14:12InvitéFait
    « Je pense qu'on ne peut pas réduire, et ce n'est pas ce que j'ai dit, que le problème venait des consommateurs. »
  • 16:33InvitéFait
    « Moi, j'ai des copains d'enfance qui sont tombés dans la drogue. »
  • 17:24InvitéFait
    « Les drogues douces et les drogues dures. »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Présentateur22 %
  • Invité 220 %
  • Invité 311 %
  • Invité 48 %
  • Présentateur 25 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Sébastien Lecornu révèle que des membres des ministères ont été contrôlés positifs à la drogue au moment où il envoie ses forces de l'ordre spécial d'intervention exfiltrer le maire d'Alès traqué par les trafiquants de drogue. Le parallèle des deux informations interroge sur la portée de la lutte contre le narcotrafic, d'où notre question, hashtag drogue dans les ministères, les consommateurs sont-ils les premiers responsables du narcotrafic ? Justement, écoutez Sébastien Lecornu, il se confiait à nos confrères de Paris Match autour de cette question. On parle d'un million de Françaises et de Français qui consommeraient de la cocaïne avec une explosion du nombre d'overdoses.

Et c'est autant de vulnérabilités. Et c'est vrai que le testing en mauvais français que j'ai décidé, c'est surtout pour éviter de porter une vulnérabilité. Quand vous êtes membre d'un cabinet ministériel, par définition, vous êtes habité du secret défense. Parfois, vous êtes amené à connaître des affaires de l'État. Et lorsque vous portez une vulnérabilité aussi grave que la consommation de drogue dure, tout simplement, vous êtes vulnérable. Et donc, si vous êtes vulnérable, vous n'avez pas votre place à la tête de l'État et dans les sphères importantes de l'État. Mais ce n'est pas une mesure événementielle. C'est-à-dire qu'elle va produire des effets dans la durée.

Déjà, on a dû écarter des gens qui ont été testés, positifs. Surtout, ces tests vont être aléatoires. Et comme jadis, d'ailleurs, la lutte anti-corruption, les questions de transparence financière, je pense que c'est quelque chose qui va avoir une vie dans la durée. Il n'y aurait pas de mort de ces trafics dans les quartiers. S'il n'y avait pas de consommation, y compris, il faut bien le dire, il faut casser le sabou parmi un certain nombre d'élites. Bon, ça, ça mérite d'être dit. C'est vrai qu'en l'entendant, ça vous prend à la gorge. Et vous dites, mais oui, un million de Français qui sont à la cocaïne. Sébastien Ménard.

1:44
Invité

C'est étonnant et pas étonnant. On est dans un pays, selon l'INSEE, on est 69 millions. Je fais partie de ceux qui disent qu'en France, on est un petit peu plus nombreux, pour des raisons diverses et variées, dont on ne débattra pas ici maintenant. Mais un million, c'est à la fois beaucoup et à la fois pas beaucoup. Voilà. Non, mais attendez. Attendez, déjà, c'est à la fois beaucoup et pas beaucoup. Non, mais ça dépend de quoi on parle, parce que là, c'est facile. On parle de consommation de drogue. Non, mais consommation de drogue. Est-ce que c'est une personne qui a testé une fois dans sa vie, etc., en soirée, sur le coin d'une table ? Je ne dis pas que c'est bien.

La drogue, ce n'est pas bon. Ça a coûté 150 euros, c'est allé dans la poche du trafiquant et ça a inventé le business. Non, mais quand on jette comme ça à la figure des Français des chiffres qui font peur, un million, ça fait peur, voilà, bon, moi je vous dis qu'il y ait un million, un million deux, ou 500 000, ou même 100 000, aujourd'hui, l'État ne fait pas ce qu'il faut pour mettre un coup d'arrêt au narcotrafic. Pourquoi ? Parce que le narcotrafic, ça ne fait pas qu'enrichir des pontes du deal qui sont à Marrakech, qui sont à Dubaï ou qui sont ailleurs. Ce n'est pas ça. Ou en Algérie, comme la DZ mafia. Ça fait vivre toute une économie.

Ça fait vivre des mamans, ça fait vivre des enfants. Pourquoi ? Posons-nous juste cette question. Encore une fois, je ne justifie rien.

3:07
Présentateur

Justement, élément de réponse, pourquoi ? Parce qu'il y a des consommateurs, Yann Le Dortz.

3:11
Invité

Je pense que s'il n'y a pas de marché, il n'y a pas de trafic. Donc à partir de là, si on arrête et si on fait en sorte qu'il y ait moins de marché, il y aura moins de trafic. Ce que vous dites, pardonnez-moi Yann, mais ce que vous dites est partiellement vrai, parce que regardez toutes les drogues dures qui sont des drogues, mais totalement abominables, héroïnes, etc. Il n'y avait pas de consommateurs. C'est le marché qui a fait le consommateur. Pardonnez-moi. Donc on ne peut pas jeter à la tête de nos auditeurs, à la tête des Françaises et des Français. Je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord.

C'est parce que la drogue est un produit qui amène quelque part, ou du plaisir, et qui après amène de la dépendance. Et c'est le marché qui crée la demande. Et la demande après, elle est profitable. Et donc il y a des gens qui vont s'enrichir sur le trafic de drogue. Oui, c'est le marché qui fait la demande. Ce n'est pas que la demande qui fait le marché.

3:59
Présentateur

Là, vous réinventez l'économie. C'est-à-dire on développe la production, on développe la consommation. Donc ça, c'est la base de l'économie. Mais en l'occurrence, c'est vrai que là, le problème, c'est que quand vous avez une consommation qui ne se justifie pas, du coup, il n'y a pas de production. Michael Sherman ?

4:15
Invité

Il y a ce chiffre d'un million que revendique le Premier ministre. Il y avait un autre chiffre qui avait été publié par l'Observatoire des drogues et des tendances addictives qui parlait que 5 millions de Français reconnaissaient avoir déjà consommé. c'était notamment, je crois, ce qu'ils appellent les drogues dites douces. Oui, donc le hachiche, tout ça. C'était du cannabis. Ils reconnaissaient les 12 derniers mois, 5 millions de Français reconnaissaient les 12 derniers mois avoir consommé du cannabis. Donc, la réalité, elle est là. C'est jusqu'où va la protection de la vie privée ? Mais il y a aussi, moi je trouve, une aberration... Comment ça, jusqu'où va la protection de la vie privée ?

Vous traversez la frontière aujourd'hui, nous sommes en Europe, nous appartenons à l'Union Européenne. Vous traversez la frontière, il y a une législation qui est différente juste en passant la frontière dans la même zone globalisée. Enfin, ça reste interdit, effectivement.

5:10
Présentateur

On peut aller aux Pays-Bas où il y a des endroits pour fumer.

5:12
Invité

Non, lorsque vous êtes chez vous, ils autorisent un vrai débat national d'intérêt général. Est-ce qu'en France, il est normal, alors que dans d'autres pays européens, qu'il soit toléré que, par exemple, à son domicile, des Français puissent avoir le droit et de légiférer et d'autoriser, soumis à la TVA et de créer un commerce libre, de la consommation notamment du cannabis ? Le problème, là, sur notamment ce que moi j'appelle des drogues dures, c'est tout ce qui est lié notamment aux produits chimiques. Là, c'était la cocaïne, je crois, qui était concernée, où des personnes de ministère qui travaillent auraient été testées positives à la cocaïne et écartées. On ne peut pas imposer.

5:53
Présentateur

Vous vous faites un peu la différence entre drogue dure et drogue dure. Bon, on va y revenir parce que vous vous souvenez, nous avons notre auditeur fil rouge, André, qui habite à Amiens, qui est avec nous. André, vous venez d'entendre des points de vue, là, ici, autour de la table. Vous, vous mettez tout sur le dos des consommateurs ?

6:12
Invité

C'est un ensemble. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, pour qu'il y ait un marché, il faut qu'il y ait des consommateurs. Sauf que, quand on regarde, ils se sont mis au goût du jour, les revendeurs, parce que ce ne sont pas des producteurs, ils importent. Vous pouvez commander via des sites, il y a du packaging, il y a des livraisons à domicile. Donc, ils ont étendu l'offre, et automatiquement, vous avez plus de demandes.

6:44
Présentateur

Évidemment. Oui. Mais alors, qu'est-ce qu'on fait ? Parce que, je le rappelle, ça entraîne un trafic, et ce trafic met aujourd'hui en difficulté nos élus. Vous avez vu le maire d'Alès, Sébastien Ménard.

6:59
Invité

Non, mais ce que dit notre auditeur est extrêmement important. Le marché s'est transformé. Les processus se sont modernisés. Et les flux se sont accélérés. Donc, de dire, oh, c'est les méchants consommateurs, etc. Oui, mais attendez. Et je ne le dis pas comme ça, je ne le dis pas avec cette voix, mais moi, je le dis, par exemple. Donc, pourquoi vous le dites avec cette voix, Sébastien ? Parce que ça, ça vient, quelque part, souligner, admettre, une espèce de démission institutionnelle qui consiste à dire, on n'est pas capable de lutter contre le narcotrafic. Ce n'est pas une démission institutionnelle, c'est une démission citoyenne, là, en l'occurrence.

Non, mais quand c'est le Premier ministre qui dit, c'est compliqué, machin, etc. Et je suis plutôt copain avec Sébastien Lecornu. Mais là, la mesure qui consiste à faire du testing dans les cabinets ministériels. Bon, je veux bien, c'est à la limite, c'est pour lutter contre ce sentiment que les élites sont pourries dans les médias, dans la politique, et qu'on prend de la cocaïne comme on mangerait un Big Mac. Bon, ce n'est pas totalement vrai. Ce n'est peut-être pas faux, mais ce n'est quand même pas une généralité. C'est très bien de l'avoir dit. Mais après, de dire, oh, il y a quand même un million de... Mais attendez, faisons déjà ce qu'il faut pour... aux frontières.

Sans déconner, quand les gofaces, les machins, les trucs, on en attrape un, on en laisse passer cent. Oui, mais ils ne reviendront pas si on ne leur achète pas.

8:22
Présentateur

Qu'est-ce que dit Sébastien Lecornu, votre ami ? J'ai bien compris, Sébastien. On peut être ami et pas être d'accord. Oui, oui, c'est pour ça. C'est pour ça. Il dit, les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c'est être vulnérable. On ne peut pas condamner des assassins de jeunes de 16 ans dans les quartiers, etc. J'ai fait raison. Qui peut dire qu'il n'a pas raison, là ?

8:45
Invité

Mais attendez, attendez, M. Brindel. Moi, j'ai fait quasi 10 ans de cabinet ministériel. Quand on est conseiller ministériel, même à un poste important, on n'est pas au courant d'une intervention, d'un gofaces, d'un barrage, d'un machin. Pardonnez-moi, mais ça, c'est une farce. Je ne vois pas comment on peut le contredire. Vous savez ce qu'on doit faire.

9:01
Présentateur

On doit marquer une petite respiration. Ça va nous faire du bien. Ici, nous ne vivons pas du trafic, mais que de la beauté de notre travail. Donc, il faut bien avoir un petit peu de publicité. On revient. Vous avez votre avis. Intervenez au 0826 300 300. Je savais que ce débat serait passionnant. Il l'est beaucoup plus qu'encore que je ne le croyais. A tout de suite.

9:19
Invité

17h20, les vraies voix sud radio.

9:22
Présentateur

Attention, ce débat est houleux. Houleux, Mickaël Sherman, Yann Le Dord, Sébastien Ménard, les trois vraies voix. André, notre auditeur fil rouge qui est là. Le grand débat entre l'intello donneur de leçons qui partage son pétard en soirée, le conseiller politique ravitaillé en cocaïne pour maintenir ses yeux ouverts, la vedette people branchée au cachet magique. Nos élites ne se gênent pas pour distribuer leurs billets de banque aux jeunes revendeurs de drogue placés en première ligne du narcotrafic. Nous ouvrons le débat. Drogue dans les ministères, puisque Sébastien Lecornu l'a rappelé dans une interview. La question, les consommateurs sont-ils les premiers responsables du narcotrafic ?

Que disent, cher Quentin Saunier, les auditeurs de Sud Radio sur le compte YouTube ?

10:07
Auditeur

Sondage assez clair, 86% répondent oui, les consommateurs sont les premiers responsables du narcotrafic. Beaucoup de commentaires également. On a Romain qui est en colère et qui dit, les premiers responsables sont ceux qui ont préféré mettre la poussière sous le tapis pendant des décennies sous prétexte d'apaisement. Et on a Mathéo qui dit, c'est le principe même de l'offre et la demande, pas de consommateurs, pas de trafic de drogue.

10:28
Présentateur

Bien, alors là, lui, il est adepte de la thèse de Yann Le Dord. Sur la poussière, sur le tapis, je vais vous chercher Sébastien Ménard. Parce que, qui a mis la poussière sur le tapis ? Sans mauvais jeu de mots. Non, mais justement, parce que cette poussière sur le tapis, ça vous ouvre le débat. Vous voyez mon souci du pluralisme. Donc, ce sont les consommateurs qui ont mis la poussière sur le tapis, pas que vous, vous dites.

10:49
Invité

Non, pour moi, c'est l'impuissance des États, qui ne réussissent pas à lutter efficacement et à assumer la réponse martiale qu'on doit être capable, quelque part, de mettre à disposition de la société. Demain, vous voulez, vous voulez. Moi, je ne connais pas la DZ Mafia, je ne sais pas ce que c'est, etc.

Je dis simplement, quand on arrive à faire extraire par les forces spéciales de son domicile un élu de la nation, sa femme et ses enfants, menacés de mort, et je pense qu'on n'est pas là dans l'orchestration théâtrale, on est dans l'État, les services de renseignement français doivent avoir suffisamment d'éléments pour imaginer que les mesures à mettre en place pour protéger le maire d'Alès contre la DZ Mafia, en l'occurrence Christophe Viran, sont fondées, sont établies, sont extrêmement graves. Mais on attend quoi ? On attend quoi ? Et la seule réponse, c'est de dire que c'est les consommateurs !

11:58
Présentateur

Je me suis trompé, la prononciation, c'est Rivanque, parce que c'est le cycliste qui vous parle, je fais dire Rivanque. C'est Rivanque, voilà, juste là. Donc allez-y, continuez, c'est pour ça, n'ayez pas peur quand je vous coupe, moi je vous le laisserai.

12:10
Invité

Non, non, mais voilà, donc pour moi, il y a effectivement, il faut des campagnes qui permettent de, oui, quelque part d'incriminer, de responsabiliser le consommateur, ça a déjà été fait. Moi j'ai vu des campagnes diffusées sur les réseaux sociaux, avec des jeunes innocents qui étaient morts, et on disait aux consommateurs, tu es co-responsable, d'accord ? Ça, moi j'ai pas de problème avec ça. Mais on ne peut pas faire que ça. On ne peut pas faire que ça. On ne peut pas se satisfaire d'une saisie à droite, à gauche, etc. Ça ne suffit plus, Michael Sherman.

Réduire le narcotrafic au comportement des consommateurs, mais c'est oublier les milliards d'euros ou de dollars qui sont injectés par les organisations criminelles. On parlait de la DZ Mafia, mais c'est rien par rapport à tout ce qui a importé sur notre sol et notre territoire. J'ai envie de vous dire, c'est la minorité bruyante, la DZ Mafia. Vous avez des quantités de tonnes... Oui, forcément, parce que c'est quand même un trafic... D'accord, mais sauf que ça a toujours existé.

Ce cartel, évidemment, parce qu'on entend des conséquences sur un maire à qui on doit apporter notre soutien, mais je veux dire, ça existe peut-être des milliers ou des millions de tonnes qui passent par an en France, en Europe, sur notre territoire. Il y a une impuissance de l'État qui n'a fait pas son rôle. Parce qu'il y a une demande, Michael. Mais on ne peut pas réduire ça au comportement du consommateur. Le petit consommateur qui achète aujourd'hui son gramme de coke...

13:37
Présentateur

Il participe au développement du business.

13:41
Invité

D'accord, mais sauf que... Ce n'est pas de la complicité, ça ? Est-ce que vous croyez, franchement, que quand vous allez mettre une amende de 1500 euros ou 300 euros à un petit consommateur qui est dépendant, qui est drogué, vous allez enrayer la drogue en France ? Ça, c'est différent, ça c'est différent. Yann Lodort, c'est après Sébastien Ménard.

13:59
Présentateur

Yann Lodort, c'est après Sébastien Ménard. C'est promis, Sébastien, je vous aime. Yann Lodort.

14:04
Invité

Il ne faut pas trop parler en même temps. Vous avez raison, Yann, pardon. Non, je pense qu'il ne faut pas se méprendre. Je pense qu'on ne peut pas réduire, et ce n'est pas ce que j'ai dit, que le problème venait des consommateurs. Par contre, effectivement, si on tarie la source, si on arrive à freiner la demande, on va forcément aider à combattre le narcotrafic.

Mais le problème, il est qu'on a laissé mûrir une économie souterraine qui a pris une importance dans notre pays, et dans différents pays, notamment dans d'autres pays d'Europe, tellement importante, qu'aujourd'hui, on en arrive à avoir des allocations de rentrée qui sont données, des subventions pour aller faire du sport, et qu'aujourd'hui, il y a des quartiers entiers, il y a une frange complète de la population qui vit autour de cela. Que ce soit des commerces, que ce soit des associations, même des investissements financiers.

Et derrière, se donner les moyens, c'est d'abord de limiter la consommation, parce que c'est par là qu'on va tarir le flux au niveau financier, et puis derrière, il faut avoir le courage, et là, effectivement, ça fait 20, 30, 40, 50 ans qu'on n'a pas eu le courage d'affronter le problème, et c'est maintenant que ça va se gâter. Sébastien Ménard. Je vous donne un exemple. Mon gamin a 18 ans, il n'est pas exempt de tout reproche, il fait partie de cette jeunesse qui s'amuse, qui finalement fume plus peut-être de pétards, qu'il ne consomme d'alcool. D'accord ? C'est évidemment pas bien, je ne suis pas d'accord avec ça. Il m'a promis que depuis quelques mois, il ne fume plus, etc.

Et il me dit, Papa, regarde ce qui se passe dans des soirées, même des grandes soirées, des grands rassemblements festifs, comme on peut en avoir, des festivals, etc., qu'on peut avoir au Pays Basque. La réalité, c'est que c'est évidemment qu'en soirée, vous avez des jeunes qui vont essayer de savoir où est le dealer. Mais le dealer, il n'est pas là que pour eux. Le dealer, quand il rentre dans ses salles de spectacle, ou dans ses festivals, etc., il n'en a pas uniquement pour celles et ceux qui vont le chercher. Il en a beaucoup plus à proposer. Il a souvent une palette de stupéfiants pour initier celles et ceux qui vont le légaliser. Et c'est pour ça... Non, non, non, non ! Surtout pas !

Parce que vous dites que dans les soirées... Surtout pas ! Ce que je dis, c'est que... Comment on fait pour qu'ils arrêtent tous de fumer ? Ce que je dis, et je prends, je cite mon fils qui n'a que 18 ans, d'accord ? Il me dit, faites en sorte que ça ne rentre pas et personne ne consommera. Voilà ce qu'il me dit. Il a 18 ans, il ne s'est pas une exception, c'est un gamin, un jeune, comme tous les autres. Michael Sherman. Je ne voudrais pas qu'on oublie dans ce débat de société de la légalisation de la drogue ou de la pénalisation de la drogue qu'il y a des souffrances. Moi, j'ai des copains d'enfance qui sont tombés dans la drogue. Au début, c'était un pétard, c'était quoi que ce soit.

Ils sont tombés dans des drogues plus dures. Mais il y avait des souffrances psychiques, et je vous dis avec un peu d'émotion, où derrière, quand ils entendaient, il y a des débats à la télé. Ou quand ils se faisaient arrêter. Et que déjà, ils ont perdu leur travail par leur dépression. Ils ont perdu tout leur écosystème social. Et qu'ils ont perdu leur travail, ils ont perdu leur argent, leur pouvoir d'achat. Que le policier, il les mettait en garde à vue. D'accord. Prévenait l'employeur. Alors, qu'est-ce qu'on fait si on s'en prend aux trafiquants ? Il faut aller à la source. Il faut s'en prendre pour moi.

17:16
Présentateur

Et s'il n'a plus sa dose de drogue, il est toujours malade. C'est pour ça que je vous dis que... Dans les deux sens, il est malade. Donc, il faut l'accompagner. C'est pour ça que ce que vous avez dit était très intéressant.

17:24
Invité

Dans le débat, moi, je différencier. Les drogues douces et les drogues dures. J'ai une grand-mère qui a eu un cancer. Et bien, je peux vous assurer qu'à l'époque, si elle avait connu, notamment, le cannabis thérapeutique comme il existe dans d'autres pays, et si on avait... Oui, c'est autre chose. On est bien d'accord. Mais non, mais c'est... En fait, dans ce débat, pour s'occuper de ce débat-là, il faut différencier, à mon avis, les drogues douces et les drogues dures. Et ne pas oublier qu'il y a des souffrances psychiques derrière l'usage de la drogue.

17:51
Présentateur

André, notre auditeur fil rouge depuis Amiens. Vous venez d'écouter. Alors, on contrebalance un petit peu sur le rôle du consommateur ?

18:01
Invité

C'est comme les différents intervenants. C'est vrai que vous avez les consommateurs et vous avez le trafic. Il y a différents trafics. Vous avez, effectivement, le trafic, comme il disait, dans les salles de spectacle, les festivals, etc. Vous avez également le trafic dans le milieu, beaucoup dans le milieu d'entreprises, notamment dans les cadres, qui, pour suivre le rythme, effectivement, touchent à différentes drogues. Après, je comprends qu'il y a une détresse ou un mal pour ceux qui sont addicts.

Mais si on tape correctement dans le blanchiment, c'est-à-dire les barbeurs, les épiceries 24-24 heures, 7 jours sur 7, qu'il n'y a pas de clients, mais qui déclarent du déchet d'affaires, donc c'est du blanchiment d'argent, les barbeurs, certains kebabs, etc. ou certains investissements, si on coupe le robinet, sur ces investissements, on récupère des liquidités, on récupère des biens, etc. Et bien, ça pourra financer, effectivement, ceux qui en ont vraiment besoin pour être soignés, pour s'en sortir.

19:15
Présentateur

Effectivement. Il nous reste 30 secondes, Yann Ledord, vous avez parlé un petit peu moins. Donnez votre conclusion sur le sujet, s'il vous plaît.

19:22
Invité

Je dirais, c'est comme la plupart des débats qu'on peut avoir, il faut essayer d'être équilibré. Donc, je redirais qu'effectivement, s'il n'y a pas de consommateurs, il n'y a pas de trafic. Et à partir du moment où il y a du trafic, il faut le traiter. Donc, il ne faut pas sombrer non plus dans la démagogie de dire qu'aujourd'hui, il y a des gens qui profitent, il y a des gens qui sont dans le loisir. Moi, j'aurais envie de faire un comparatif avec quelque chose qui n'a rien à voir. Aujourd'hui, quelqu'un qui fait un excès de vitesse sur la route, est-ce qu'il va plaider le fait qu'il est addict à la vitesse et qu'il est malade de la vitesse pour rouler vite ?

Est-ce qu'il est responsable de rouler vite ou est-ce que c'est le fabricant de l'automobile ? Ou l'État ? Comparaison n'est pas raison. Aujourd'hui, la responsabilité de celui qui roule vite, alors qu'on lui donne un outil qui est capable de rouler vite, c'est le conducteur qui est responsable. Imaginez s'il roule vite

20:06
Présentateur

en étant drogué.

20:07
Invité

Et on est dans une société comme ça. Messieurs,

20:10
Présentateur

on doit marquer une respiration dans un instant. L'info en plus.