Union des droites : "Il faudrait d'abord parler de coalition des droites" (Victor Eyraud)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europa soir weekend 19h [musique] 21h Stéphanie de Mur est toujours en compagnie de Véronique Jaquier et Victor Hér êtes-vous pour l'Union des droites ? C'est oui pour 66 % des Français. C'est ce qu'indique un sondage CSA pour le JDD aujourd'hui.
Union des droites plébiscitée par les militants à droite d'un côté, mais décalage sur le terrain manifestement ou plutôt en haut du terrain où les esprits ne sont pas prêts à l'accepter au côté du côté des chapeaux à plumel. Cette semaine, Bruno Rotaillot a même suspendu le président des LR du côte pour avoir rallié la liste RNUDR pour les municipales dans la ville de Colmar. C'est vrai que c'est difficile à accepter Véronique Jaquier manifestement de longues traditions mais est-ce que ils ne vont pas être acculés un moment donné ?
C'est ces chapeau à plume du LR. Les républicains, écoutez, les républicains, ils sont menacés de disparition parce que il y a un roule au compresseur qui s'appelle le Rassemblement national. Euh alors la question de fond en fait c'est une union des droites.
Oui, mais quelle droite ? Une droite plutôt centriste, une droite plutôt nationale ? Et là, le débat n'est pas du tout tranché.
Vous avez effectivement Bruno Rotaillot qui veut que les Républicains ne meurent pas. Donc il veut être en capacité de faire exister voire de ressusciter une forme d'UM parce qu'il ne faut pas oublier que l'UMP ça avait été monté de toute pièces euh pour préparer la présidentielle de 2007 pour que le champion de la droite alors en l'occurrence à l'époque il y avait une personnalité qui se détachait il y avait un consensus autour de cette personnalité c'était Nicolas Sarkozy mais il avait lui pour le coup un rouleau compresseur c'était l'UMP Union pour un mouvement populaire mouvement pour un mot inversé. Oui, mais c'est ça.
Mais à l'époque l'UMP c'était le centre, la droite et Nicolas Sarkozier avait réussi à sier les voies du Rassemblement national. Effectivement là, on vit quelque chose d'inversé. Sauf que vous avez d'un côté Marine Le Pen qui ou Jordan Bardella qui lui est tend un peu plus la main à reconquête ou ou dit qu'il est en capacité de travailler avec pourquoi pas les Républicains et cetera.
Mais Marine Le Pen, elle ne veut pas en entendre parler. Pourquoi ? Parce qu'elle est capable de fédérer des gens qui viennent de la gauche.
C'est elle n'est c'est pas un parti explicitement de droite le Rassemblement national. Nous sommes un parti de patriotes. Voilà ce qu'ils disent.
Donc ils disent "Nous, nous voulons le rassemblement des patriotes." Donc eux ils jouent sur l'ambiguité. De l'autre côté effectivement vous avez les Républicains qui disent "Bah nous on veut élargir notre socle, montrer que nous sommes plus crédibles et plus sérieux que le Rassemblement national mais encore faudrait-il que comme en 2007, ils aient une machine de guerre à disposition." Oui, c'est pas le cas.
Ce n'est pas le cas. En revanche, ce qui est sûr, c'est que va se poser la question 1 donc de quel rassemblement des droites nationales ou plutôt centriste. On voit que du côté de de Édouard Philippe, ça ça marche pas, ça prend pas.
Donc c'est plutôt une droite nationale qui pourrait se dessiner. Ensuite, les Français vont peut-être vouloir quand même un vote utile dès le premier tour de la présidentielle parce que là, vous avez quand même une droite qui veut gagner. Donc la question dans la continuité, c'est qui l'incarnerait ?
Alors là aussi le sondage est riche en enseignement Jordan Bardella qui arrive en tête pour 38 % des militants de de droite. Donc 22 % pour Marine Le Pen et 12 % en 3e pour Bruno Rotaillot. Viennent ensuite Sarah Knafa le voquer.
Euh voilà la réponse est dans dans votre question. C'est c'est tout c'est toute la question si vous voulez union, coalition et cetera. Faut faut comprendre que les les électeurs, les sympathisants, les adhérents, peut-être moins les adhérents d'ailleurs, mais ces gens-là votent pour voir leurs idées arriver au pouvoir.
Bon, il se fiche à peu près de savoir qui va les porter, qui sera ministère de quoi, sous quelle couleur, quel logo sera. Bon, ça il s'en fiche tant que les idées l'emportent. Ça n'est pas du tout, il faut se mettre dans les baskets des personnes qui dirigent ces parties là qui eux se disent "Non mais attends, il en va de ma survie, de mon parti." Évidemment, les républicains n'ont pas envie d'être fagocités par le rassemblée national comme Sarkozy et Véronique l'a très bien dit à lui-même fagocité le Front National de Jean-Marie Le Pen à l'époque.
Maintenant, moi je pense que avec le terme d'union des droites, on fait fausse route. Je pense qu'il est beaucoup trop tôt pour parler d'union des droites. Union, vous l'avez dit, ça veut dire que tout le monde se rassemble derrière une personne.
Moi, je pense qu'on devrait d'abord pour briser une première barrière parler de coalition des droites. C'està-dire qu'il y aurait un parti, on on ne fusionnerait pas tous les partis. Admettons par exemple que le Rassemblement national emporte une prochaine élection. l'élection présidentielle par exemple, il y aurait ensuite les législatives et là le Rassembl national n'a pas la majorité des sièges.
Il a pas les 289 et il y a à côté les Républicains qui ont admettons quelques dizaines de sièges qui leur permettent d'obtenir une majorité en fusion non pas en fusionnant mais en s'alluant en RA nationale. Là ça viendent une coalition des droites non pas une union. C'est-à-dire que les républicains seraient la force d'appoint du RA national et peut-être en échange de quelques ministères de c'est-à-dire briser la barrière de dire on on il est impossible que nous dialoguions ou que nous composions avec euh le Rassemblée nationale.
Il faut briser cette barrière-là. En revanche, expliquer aux républicains qu'il va falloir en gros fermer la porte des républicains du siège, rendre les clés et aller au rassemblement national. C'est peines perdu.
Évidi, hein, qui donne une longue interview au JDD. L'Union des droites est une nécessité politique électorale et vitale. Mais oui, mais bah bien entendu parce que la droite veut quand même gagner les prochaines élections et que elle a tout à perdre à être divisé.
C'est un c'est un poison législative à mon avis, pas au président, mais c'est un c'est un poison mortel. Mais en fait, il faudrait il faudrait que la droite réussisse à faire d'une façon subliminale justement ce que Nicolas Sarkozi avait fait en 2007 avec l'UMP. C'est-à-dire que l'UMP, toutes les composantes de la droite étaient représentées et il n'y avait aucun tabou.
On se posait pas la question de se dire si machin était à sa place ou pas. Vous aviez évidemment les centristes anciennement l'UDF euh il y avait finalement UDF RPR et il y avait euh la droite de Philippe Devilier, la droite de Christine Boutin, la Franche Catholique à propos de centrise Véronique Jacky. Écoutez ce qu'on pense Hervé Morin.
Il était l'invité de Pierre de Vinno ce matin dans repin c'est news le grand rendez-vous des échos. écouter ce qu'il dit David Lissnard avec qui je travaille Bruno Rotaillot pour lequel j'ai aussi beaucoup d'estime ces gens-là sont pas des fiscaliste dingue du préd si on on écoute Ericoti devrait s'unir il le dit encore ce matin dans le journal du dimanche nous l'Union des droites c'est la seule solution mais l'union l'union c'est quoi c'est l'union dans la vassalité non c'est l'union ça passe par un élément simple c'est une primaire qui rassemble le maximum de candidat une primaire bien sûr complètement ouverte comme ce qui a été la primel de vous dites de KNAFO à à Darmanin. Là moi je je vous arrêtez à Darmanin c'est oui je sais pas si c'est Darmanin enfin vous allez pas plus loin dans le bloc central je sais pas où ça va parce qu'on sait même pas qui est candidat bon enfin bref ceux qui reposent sur l'idée d'une économie sociale de marché ah vous êtes pas d'accord Victor Hero la primaire non mais parce que mais c'est utopie mais c'est c'est pas non par principe déjà je pense que la primaire est une machine à perdre moi je alors il faut qu'on comprenne bien c'est vrai que la droite disons classique et le centre vont avoir un problème majeur qui est s'il y a plus d'un candidat qui y va ils n'accéderont pas au second tour ça C'est certain la gauche et le rassembl nation iront au second tour.
Donc pour espérer aller au second tour, il faut espérer battre la gauche notamment Jean-Luc Mélenchon. Donc il faudra un seul candidat pour qu'il y ait pas de perdition de voix. Ça on est d'accord.
Maintenant une primaire ouverte de Darmanin jusqu'à Saraknafo admettons, Saraknafo l'emporte. Est-ce que Général Darmanain ira soutenir Saraknafo à la présidentielle ? Ça ça n'a aucun sens là.
Franchement on est en train de rêver complètement. Moi je maintiens je pense que il faudrait que la droite dite traditionnelle encore une fois les Républicains se disent cette élection présidentielle n'est pas la nôtre. Nous, on vise les législatives.
Je pense que là, je leur donne un conseil. Je leur dis écoutez-moi, visz les législatives et non pas les présidentielles. Non mais mon conseil ne vaut pas plus qu'un autre, mais je pense que cette présidentielle là, il faut s'asseoir dessus.
Il faut aller sur les législatives parce que le Rassemblement national n'aura peut-être pas, s'il l'emporte la présidentielle, encore une fois, il y a beaucoup de S. Ils n'auront pas la majorité absolue. À ce moment-là, le parti qui aura le plus de pouvoir sera le parti qui servira au rassemblement national obtenir la majorité, c'està-dire la répidement.
Je voudrais qu'on avance. Je voudrais vous faire écouter Clément B qui lui a fait son choix en cas de deuxè tour. Oui.
Rapidement rapidement sur la primaire. Il faut savoir que oui, ça peut être une machine à perdre mais attention avait créé une sacrée dynamique avant l'élection présidentielle de 2017 donc fin 2016. 4 millions de votants. 4 millions de votants.
Un score sans appel pour François Fillon qui du coup était devenu le champion de la droite. Bon après on sait ce qui s'est passé. [rires] c'est c'est plutôt de créer quand même une dynamique une écurie de champion après que le meilleur gagne.
Donc quand il y a pas voilà quand il y a pas de de d'incarnation naturelle qui s'impose, c'est un moindre mal. En plus ça peut quand même faire sortir des talents et ensuite bah voilà les ces gens-là peuvent apprendre à travailler ensemble. En tout cas vous parliez d'un second tour RN LFI, c'est évidemment une hypothèse fort probable.
Écoutez ce qu'en pense le proche d'Emmanuel Macron, Clément Beaô, ancien ministre. Je pense que le danger principal pour notre pays, ça reste quand même l'extrême droite. Il faut pas l'oublier parce que eux, ils peuvent arriver au pouvoir.
L'extrême gauche, elle a aucune chance d'arriver au pouvoir. Donc, tuappelleris à voter pour Jean-Luc McDoterai jamais pour le RN et euh donc tuappelleras à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Je l'exclus pas mais ça dépend un peu de comment ça se comment ça se fait dans la campagne et qui a derrière.
Voilà. Donc le danger principal pour Clément Bone c'est de RN et votre mé surprise he cela dit malheureusement hein. Non mais ça vous étonne vous qu'il disent qui qui vote Mélenchon ?
Ah non mais moi ça m'étonne pas du tout. On voit se remettre en place le Front républicain. Euh alors on a on a on a des gens ben parce que Clément Bonne il est quand même plutôt de sensibilité de gauche.
Donc on a des gens qui jurent leur grand dieu que ah non plus jamais ils ne voteront Mélenchon parce que c'est un parti euh antisémite avec leurs excès, les les flteries communautaristes et cetera et cetera. Et puis ben face au monstres de l'extrême droite bien entendu, ça va être le camp du bien contre le camp du très mal. Non mais tout ça est cousu de fil blanc et c'est désespérant pour la France.
à s'attendre à ce ce discours. héros. Non mais Clément Bone là c'est c'est purement et simplement parce qu'il donne son vote publiquement que je le commande parce qu'il a le droit de voter absolument ce qu'il veut hein.
C'est c'est pas làd mais là c'est de la communication politique et je veux dire alors en matière de de politique Clémento n'est pas celui qui a eu le nez le plus creux he il fait partie de l'aile gauche de la macronie genre c'est pas le l'aile plus flambante de notre personnel politique aujourd'hui. Et mais comment dire qu'est-ce que c'est ringar quoi ? Qu'est-ce que c'est ringar comme argument le danger c'est l'extrême droite.
Je serais prêt à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Je suis prêt à parier qu'en qu second tour entre Jean-Marie Le Pen pardonnez-moi. Oui là pour le coup l'us révélateur mais entre Ouais là là pour le coup là je suis un garde mais je m'inscris dans le logiciel de pensée de Clément B donc lui il doit penser à Jean-Marie Le Pen bien évidemment mais second tour entre Jordan Bardella ou Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon je suis prêt à parier mais mes deux mains à couper qui s'abstiendra qui dira d'ailleurs ensuite je me suis abstenu j'ai refusé de participer à ce jeu là mais il ne votera jamais pour Jean Mélon il ne le dit que parce qu'il est dans cette interview et qui parce qu'il faut dire parce que ça fait partie du cahier des charges il coche la case je lutte contre l'extrême droite donc je ne voterai pas pour l'extrême droit on arrive à la fin mais on va parler d'une Super idée de d'Emmanuel Macron.
Dans quelques instants, je suis sûre qu'elle va vous plaire.