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interviewPS - Parti socialiste· 22 mars 2023 9 min

« Le président verse un jerrican d’essence sur un feu déjà allumé. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] le 18-20 France Info Jean-François Killy bonsoir à vous Olivier Faure Emmanuel Macron assume le président s'est dit pré endosser la réforme des retraites que dites-vous Olivier fort ce soir de cette interview télévisée je vais trouver lunaire hallucinante un président qui ne comprend plus son pays qui ne saisit pas y compris le mouvement mais quasi uneanime 9 actifs sur 10 sont posés cette réforme des retraites et lui continue à nous expliquer qu'il a suivi un chemin démocratique que tout ça se passe bien et qu'il va continuer comme avant c'est-à-dire seul et donc oui j'ai trouvé cette interview hallucinante que pouvait-il faire réellement que vous pouvez-il en être autrement Olivier force il pouvait-il suspendre la réforme c'était alors la fin de son quinquennat vous en convenez non ce que Jacques Chirac avait compris en son temps sur le CPE Emmanuel Macron aurait dû le comprendre sur cette réforme des retraites un homme d'État ce n'est pas forcément quelqu'un qui martyrise son propre peuple ce n'est pas quelqu'un qui passe outre la volonté populaire c'est quelqu'un qui entend ce que les gens ils devraient se rappeler quels sont les conditions dans lesquelles il a été il a été élu face à Marine Le Pen d'ailleurs comme la première fois et ensuite cette fois-ci les Français ne vont pas compter de majorité absolue c'était de lui dire qu'il ne souhaitait pas revoir Jupiter et qu'il voulait au contraire un président qui compose qui accepte de passer aussi des compromis et qui cherche véritablement l'intérêt général et pas simplement l'intérêt de quelques-uns parce que ce qui était ahurissant dans cet interview c'est toi qui nous explique qu'il n'avait pas d'avanadies bien sûr qu'il en existe ça n'est pas du tout il n'a pas l'exclusivité de la bonne idée et du bon sens la réalité c'est qu'on pouvait financer autrement un déficit qui n'est pas encore constaté qui est un déficit encore anticipé l'un des scénarios que présente le corps mais il y avait d'autres possibilités et je vois que maintenant rendu compte qu'il y avait des super profits ça fait des mois du cynisme des grandes entreprises oui et on aurait pu parler du cynisme du président qui nous a expliqué pendant longtemps que ça n'existait pas et maintenant qui en vient on va parler du cynisme on est grandes entreprises parfois on se pince de la même façon qui nous explique maintenant qui s'intéresse à la pénibilité ça donne de métiers mais que nous l'a-t-il fait avant la réforme des retraites et que doit-il fait pendant la réforme des retraites il y a une forme de je veux pas être trivial mais enfin il se moque des Françaises et des Français et donc là il y a un moment où au lieu d'apaiser il est en train de mettre de verser un jerrican d'essence sur un feu qui est déjà largement entamé vous dites jerrican descend sur un feu déjà entamé que va-t-il se passer désormais Olivier Faure et bien demain nous allons manifester avant demain il y a ce soir aussi tous les soirs il y a des manifestations dans toutes les villes de France dans un grand nombre de villes oui et malheureusement le chaos est organisé par le président lui-même ce qu'il dit aux Français c'est en font je ne vous écouterai pas et ce que les Français ont mémoire c'est que les seuls moments où le président a semblé écouté c'est quand la violence est exprimée dans les rues de Paris et donc il y a des gens qui malheureusement et je réprouve toute forme de violence il y a des gens qui finissent par croire que le mode d'emploi du macronisme c'est l'usage de méthode qui ne sont pas admissibles en république des gilets jaunes en quelque sorte absolument et malheureusement en fait enfin je pourrais vous raconter ce que me disent les gens sur le terrain et je le résumerai d'une conversation que j'ai eu une fois avec un gilet jaune qui me dit mais qu'est-ce que vous obtenez vous à l'Assemblée rien qu'est-ce que vous avez syndicats rien qui soit maintenu nous les gilets jaunes dans les premiers semaines un point rien et puis un jour les questions sont arrivées et là les milliards commencent à pleuvoir et donc c'est tout le problème c'est que au lieu de raisonner à froid avec des gens qui sont prêts à discuter et bien le président de la République pousse dans le retranchement une partie des Français et malheureusement il conduit à des comportements qui sont totalement répréhensibles et donc c'est lui non je ne l'ai justifie pas et je vous allez me dire que je les retrouve mais malheureusement je je crains que le président joue le chaos pour ensuite se présenter comme celui qui a l'apanage de la protection et qui est celui qui protège les Français du chaos c'est un vieux scénario qu'on connaît bien qui est face au chaos je suis l'ordre mais il n'est pas l'ordre il est le chaos il est celui qui l'organisme malheureusement j'enchaîneusement Olivier Faure on ne peut accepter ni les factieux ni les factions je cite le président Emmanuel Macron qui lui-même a évoqué les les exemples des assaut sur le Capitole de Washington par des partisans Donald Trump Olivier de pouvoir à Brasilia donc c'est du ce côté-là jaillir bolsonaro que dites-vous de cette double comparaison mais je l'ai trouvé complètement infamante pour les gens qui manifestent comment peut-on assimiler des gens qui manifestent contre un projet de loi qui est très largement minoritaire à des gens qui sont venus contester une élection celle de Lula ou celle de bayden s'agissant des États-Unis ou du Brésil quel rapport il y a là aucun Français qui vient contester l'élection d'Emmanuel Macron ce qui viennent dire c'est qu'ils ne veulent pas de cette réforme et se sentent fondés à le dire parce qu'il n'y a ni majorité populaire ni majorité sociale ni majorité parlementaire et donc il y en a quand même une forme de de quand le peuple fait lui-même irruption dans la vie politique c'est toutes sortes de notre pays et pour ne prendre des exemples récents c'est 68 c'est aussi c'est aussi 2005 c'est aussi toutes les étapes pendant lesquelles les Français ont sur des projets particuliers sont venus dire au gouvernants qu'ils en voulaient ou qui n'en voulaient pas et qui ont permis aussi de matérialiser une opposition qui peut être une opposition forte et c'est normal que ça se passe ainsi Olivier fort comme du temps des gilets jaunes à un lit à cette confrontation entre des manifestants violents parfois pour certains et les forces de l'ordre est-ce que vous réclamez comme la fait la France insoumise la dissolution des unités motorisées de la braven je suis moi arrivé à la vie politique avec les manifestations de 86 contre à l'époque le projet de vaquer vous évoquez la ferme Malikou c'est qui exactement et je me souviens que les pelotons Voltigeurs ont été dissous par Pierre jogg's devenu missions d'intérieur de François Mitterrand et qu'il a donc fait le choix le dissoudre les pelons voltigeur parce que ils avaient été à l'origine à l'origine d'un décès malheureux de celui de Malik oussékin et moi je ne veux pas qu'on arrive à un moment à un drame ce que je vous dis ce soir c'est que malheureusement il y a sablé la tension au lieu de chercher l'apaisement on prend le risque il prend le risque à un moment d'un drame et je ne veux pas qu'on attende un drame pour enfin retirer ce projet de loi il y a une évidence au fait que cette projet est aujourd'hui sans aucune légitimité et donc il doit être retiré purement et simplement et c'est ce que lui disent les gens pacifiquement depuis des semaines et c'est ce que nous allons continuer à lui dire demain encore l'horizon il faut qu'il l'entende avant que avant que quoi que ce soit enfin avant que le pied arrive ultime question s'étend jour que ça va se jouer Olivier Faure parce que il y a bien un moment où il faudra qu'il y ait une explication finale mais l'explication finale elle viendra sous le retrait n'est pas en fait n'est pas possible s'il ne veut pas enfin reconnaître qu'il est minoritaire sur ce sujet là et bien il faudra passer soit par la dissolution soit par la voie référendaire mais qu'il y a un retour au peuple pour que ce soit le peuple souverain qui puisse dire enfin ce qu'il pense ce projet de loi ça me paraît être la base en démocratie et donc ça me paraît être la seule solution possible pour permettre justement une expression qui soit une expression que personne ne puisse contester et en l'occurrence le référendum nous allons le porter y compris par la voix parlementaire puisque nous avons procédure du ripative partagée que nous avons déposé hier et qui va permettre je l'espère de réunir des millions de signatures qui permettront ensuite d'imposer au président un référendum Merci à VOUS Olivier Faure premier secrétaire du Parti socialiste député socialiste un de Seine-et-Marne merci d'avoir répondu à nos questions dans le 18/20 France Info assuré le direct depuis l'Assemblée nationale par Fabien Gosset