Le débat : Michel Barnier face à la colère des maires
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du Premier ministre dans quel état d'esprit êtes-vous alors que le gouvernement demande aux collectivités un effort de 5 milliards ?
- 4:00OuverteRéponse directe
L'État se décharge-t-il trop sur les maires en matière de sécurité ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le bail réel solidaire est un outil efficace pour les maires face à la crise du logement ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Le logement social est-il un gros mot selon vous ?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Qu'attendez-vous du texte de Valérie Létard sur le logement ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Comment le gouvernement compte-t-il s'y prendre pour récupérer 5 milliards d'euros auprès des collectivités ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et avec nous pour ce club spécial de ma bonjour Arnaud Péricard merci beaucoup d'être avec nous maire horizon de Saint-Germain en la bonjour Mathieu clein merci également d'être là mè spécialiste de Nancy président de la métropole du Grand Nancy Michel Barnier sera devant vous cet après-midi qu'attendez-vous du Premier ministre dans quel état d'esprit êtes-vous alors que le gouvernement demande aux collectivités un effort de 5 milliards et puis le beauovau des polices municipales est relancé aujourd'hui au Congrès des maères l'État se décharge-t-il trop sur les maires en matière de sécurité vous nous direz ce que vous en pensez c'est Lauren on verra tous les chiffres avec vous dans quelques instants et d'abord on va parler d'une autre problématique c'est la question du logement c'est l'actualité dans nos région et on commence donc ce débat par notre reportage en région comme de nombreuses villes de France Rennes se situe dans une zone très tendue en matière de logement alors la métropole tente de trouver des solutions pour faire face à ce qui pourrait être la prochaine bon sociale elle facilite notamment le bail réel solidaire qui permet d'acheter des logements bien moins chers que le prix du marché on regarde ce reportage de dretaz à Renn les panneaux comme celui-ci se font très rares dans cette ville placée en zone tendue ce loger est devenu un casse-tête si les ventes immobilières se portent mieux que le marché de la location ces agents le constatent au quotidien les revenus les plus modestes et les classes moyennes ont beaucoup de mal à acheter on a eu plusieurs leviers qui ont bah qui ont malheureusement était en leur défaveur les taux d'intérêt qui ont réaugmenté et puis les prix malgré tout qui ont augmenté sur Ren et donc bah un moment ces primo accédent ou ces gens en tout cas avec des moyens un peu inférieurs bah ont revu à la baisse la taille du logement mais à un moment ils ont aussi leurs besoins ils ont des compositions de famille et ben là aujourd'hui on a des difficultés à leur faire accéder à la propriété dans ce contexte compliqué daphneé 39 ans s'estime très chanceuse donc là on est sur dans la la à vivre donc çaallon à la manger depuis un an elle habite ce 61 m car au cœur de Renn avec son fils donc là on a la lodia lodia qui est ouverte qui peut s'ouvrir et se fermer à volonté donc soit niveau balcon soit tout fermé comme là en hiver c'est à moi depuis juillet 2023 effectivement je suis propriétaire si elle a pu acheter cet appartement c'est grâce au bail réel solidaire le logement coûte 335000 € elle l'a payé 138000 on achète l'appartement en soi et on l'achète moins cher parce qu'on n'est pas propriétaire du terrain même si on paye des impôts foncier quand même mais on n'est pas propriétaire du terrain proprement dit c'est-à-dire que je loue finalement le terrain sur lequel j'habite pour elle c'est 8 € par mois et son logement elle pourra le revendre à tout moment mais sans faire de spéculation on peut revendre par contre on peut revendre dans une limite de prix c'est-à-dire que quand on achète à un certain prix on va pouvoir avoir une possibilité de revente à 15 % supplémentaire selon les travaux qui ont été effectués dans le logement pour vous avouer si j'achète je savais que c'était ma seule possibilité d'achacheter donc dans tous les cas je pas dans son vendre si d'aventure elle changeait d'avis il y a tout de même un impératif elle ne pourra revendre qu'à une personne éligible elle aussi au bail réel solidaire le BRS il peut s'adresser à Rennes à près de 9 locataires sur 10 puisque le plafond maximal de de source a été porté dans dans la loi à par exemple quelques 3100 € pour une personne seule 7500 € pour un couple avec deux enfants donc ça permet vraiment à des ménages qui ne pensaient pas pouvoir acheter à acheter pour une somme mensuelle qui est à peu près l'équivalent voire parfois moins selon les situation de ce qu'il payait en loyer avec ce dispositif la métropole espère fluidifier le marché et limiter la spéculation 1100 logements ont déjà été attribués en BRS depuis 2019 elle compte désormais en construire 1700 par an Mathieu clin on voit l'exemple concret de ce bail réel solidaire est-ce qu'aujourd'hui pour les maires c'est compliqué cette question du logement sujet de préoccupation majeure pour les Français évidemment c'est devenu particulièrement compliqué avec l'effondrement littéralement de la construction et de la mise sur le marché des logements sociaux nous nous sortons nous sommes en encore en fait au cœur d'années les plus noires en la matière par manque de de de volonté politique nous avons par exemple à l'échelle du Grand NANC adopter dû adopter en fin d'année dernière un plan d'urgence du logement social pour favoriser avec des mécanismes de soutien financier au bailleur la construction la mise sur le marché ou la rénovation de logement pour les mettre à nouveau sur le marché sous forme de logements sociaux parce que effectivement s'il n'y a plus de logements sociaux il n'y a plus de mobilité dans le parc social or 70 % des français sont éligibles au logement social c'est une façon d'accéder finalement au logement d'entamer un parcours résidentiel est ce que Natalie aperé décrivait avec le bail locatif le bail réel solidaire c'est c'est ça permet effectivement c'est un outil pour multiplier la capacité d'accéder à la propriété à la location mais il faut aujourd'hui une politique nationale du logement revue et corrigée pour permettre à nouveau le soutien au logement social euh AR Péricard c'est Édouard Philipp qui disait que le logement c'est la prochaine bombe sociale est-ce qu'aujourd'hui le politique publique les gouvernements sont défaillants sur cette question du logement d'ailleurs je je voudrais d'abord peut-être dire que le logement social c'est pas un gros mot parce que je vois ici et là des collègues qui parfois ostracisent un petit peu le logement social le logement social et je crois que vous l'avez rappelé 70 % des Français ils sont égible c'est une nécessité pour loger nos actifs pour loger nos soignants pour soigner nos accompagnants moi je vais vous donner quelques réalités des chiffres une ville qui est pourtant considérée comme une ville un petit peu privilégiée de l'Ouest parisien j'ai 24 % de logements sociaux dans ma ville mais j'ai une rotation du logement social qui fait que quasiment quand vous êtes dans la file il vous faut 8 à 9 ans à Saint-Germain en laai pour avoir un logement social donc ça devient très compliqué par défaut de souplesse donc moi j'attends du régulateur et j'attends des pouvoirs publics qu'il mettent davantage de souplesse qu'il privilégie cette trajectoire résidentielle qu'on puisse aussi au sein peut-être parfois d'un même immeuble changer d'appartement parce que les besoins de la vie font qu'à un moment donné on a peut-être pas besoin d'un T4 ou d'un T3 on peut avoir envie d'un T2 mais par contre ê au rez-de-chaussé et ça aujourd'hui c'est un enfer pour avoir un minimum de mobilité je vous donne un autre exemple j'ai des logements sociaux que je suis en train de créer derrière mon hôpital en centre-ville là où ces logements historiquement logent le personnel hospitalier aujourd'hui on s'aperçoit que c'est très compliqué de faire ça on a perdu en souplesse on a perdu en facilité on a perdu en simplicité donc moi je voudrais que le régulateur se penche sur ces sier sur ces dossiersl il y avait une logement qui était dans les tuyau qui a été interrompu par la dissolution est-ce que du coup ça a été une erreur et Valérie lettard euh la nouvelle ministre du Logement va reprendre un texte mais qui devrait être un peu différent qu'est-ce que vous attendez du coup de ce texte je je je crois qu'il faut être lucide la situation politique je sais pas si on y reviendra dans laquelle nous sommes plongés aujourd'hui ne me fait pas expérer grand-chose en matière d'avancée législative très honnêtement je ne sais pas ce à quoi nous allons être confrontter ou proposer mais de toutes les manières à partir du moment où vous n'avez pas de coalition gouvernemental je vois pas comment on pourrait se mettre d'accord sur des grandes orientations en matière de logement fusent-elle souhaitable honnêtement et je pense que là-dessus je pense que tous les maire sont relativement d'accord sur le sujet mais je ne sais pas ce que Val surquel vous pouz tomber d'accord la question du logement je pense qu'à l'échelle de de de la vie de chaque maire en France aujourd'hui la question du logement c'est une question qui dépasse l'éclivage maintenant il faut aussi euh faire preuve de de responsabilité euh donc si des avancées sont possibles il faut les saisir mais il faut aussi tourner le dos aux politiques très injuste par exemple la baisse de l'AP a été une sorte de péché originel qui des aides au logement donc pour pour les pour les ménages les les plus en difficulté qui a beaucoup contribué à à mettre en difficulté cette politique de logement on va justement parler hein des enjeux de cette dernière journée de congrès c'est Michel Barnier qui est donc attendu pour conclure votre congrès qu'est-ce que vous attendez du Premier ministre mat Mathieu clin est-ce que vous pensez qu'il va faire des annonces comme il a fait à anger il y a quelques jours devant les département alors de toute évidence il ne peut pas venir les mains vites devant les maires euh car la brutalité et l'injustice profonde des annonces qui ont été les siennes il il y a quelques semaines est évidemment aujourd'hui totalement incompréhensible il nous met dans une situation inextricable et quand je dis nous c'est pas nous les élus nous les collectivités c'est les habitants les citoyens les services publics locaux donc il faut faire machine arrière non pas pas dans un esprit d'irresponsabilité qui consisterait à dire ça n'est pas notre problème mais si on veut le dialogue encore faut-il l'instaurer si on veut la confiance il faut la construire nous pouvons travailler un pacte de confiance entre l'État et les collectivités mais pas en nous pointant du doigt comme c'est le cas aujourd'hui comme si nous étions nous-mêmes responsables de la situation dramatique des finances publiques je rappelle que les collectivités territoriales elles adoptent leur budget en équilibre entre les dépenses et les recettes cette règle d' elle est intangible et la part de l'endettement des collectivités dans le pb de la France depuis 30 ans est parfaitement stable alors que celui de l'État a été multiplié par 3 ces der sentez encore pointé du doigt ça a été le cas avec on a beaucoup entendu mais plus que jamais pointer du doigt regardez simplement les annonces ces 5 à 10 milliards d'euros qui doivent per aujourd'hui sur les seules finances publiques locales venir Arna P vous êtes un ma en colère vous je suis pas en colère je suis un ma responsable mais j'aimerais déjà qu'on r ce procès en en infantilisation j'aimerais que le premier ministre vienne nous voir cet après-midi en nous disant que nous sommes des partenaires que on a une partie de la solution on n'est pas le problème nous on est la solution on emploie on est à l'équilibre on investit sur nos territoires on produit du service public local je crois que c'est la plus belle définition du service public c'est peut-être ce service public local c'est-à-dire qu'on produit du service pour nos habitants et le service public du quotidien alors je pense que vous l'avez là aussi rappelé assez assez justement on est à l'équip équilibre tous les an on n pas le droit nous d'être en déficit et on doit le faire avec responsabilité alors je trouve que ce qui est très compliqué dans l'approche et dans la démarche c'est que la plupart des collectivités ont fini leur matrice budgétaire fin septembre on s'apprêtait à avoir notre débats d'orientation budgétaire je pas être trop technique peut-être pour certains adopter notre budget avant la fin de l'année et patatera voilà il faut qu'on retravaille et on ne sait pas aujourd'hui on ne sait pas dans quelle proportion on doit retravailler j'espère effectivement qu'il y aura des annonces aujourd'hui ça commence à distiller un petit peu mais je crois que je crois qu'il n'y a aucune visibilité à ce jour et avant l'adoption de la loi de financeces fus à adopter là aussi on pourra peut-être y revenir je ne sais pas aujourd'hui comment construire mon budget alors j'ai fait des hypothèses et j'espère que ces hypothèses seront les moins strictes possibles on va voir précisément l'effort qui vous a demandé puisque Loren pour participer au redressement des finances public le gouvernement demande au collectivité une contribution à hauteur de 5 milliards d'euros 5 milliards d'euros un chiffre qui a fait bondir les élus locaux alors comment le gouvernement compte s'y prendre il y a deux sources d'économie d'abord 3 milliards d'euros qui seront supportés par les 450 collectivités les plus importantes les grandes villes les régions ces collectivités vont devoir reverser jusqu'à 2 % de leur budget dans un fond de précaution c'est une sorte de de cagnotte nationale pour aider les élus locaux en difficulté deuxème source d'économie les recettes de la TVA il faut savoir qu'une partie leur est reversée par l'État chaque année et cette enveloppe et bien elle sera raboté de 2 milliards d'euros à noter qu'une vingtaine de collectivités considérées comme fragile pour être exempté de cet effort la Corse la Creuse la Martinique ou encore la Guyane mais la majorité sénatoriale a un plan faire passer de 5 à 2 milliards d'euros les économies demandé au collectivités oui il y a l'ambition de Gérard Larcher et puis il y a la méthode l'ambition vous venez de le dire orien c'est réduire de 5 à 2 milliards d'euros l'effort demandé aux collectivités et la méthode enfin les méthodes d'abord du côté des LR il est d'abaisser de 3 à 1 milliard le fond de précaution dont je vous parlais tout à l'heure et ce qui réduirait automatiquement et bien les prélèvements autre proposition plus clivante la droite sénatoriale espère en effet récupérer 1 milliard d'euros sur la formation des enseignants alors que l'éducation nationale pourrait supprimer 4000 postes enfin la majorité sénatoriale souhaite réduire le nombre d'agences de l'État dénonçant un trop gros nombre et puis des des doublons de compétences du côté des centristes cette fois on va aller encore plus loin et supprimer purement et simplement ce fond de précaution dont les 3 milliards seraient rattrapés par une baisse des budgets alloués au passeport au Passe culture la fin du SNU ou encore le non remplacement d'un fonctionnaire sur quatre dans les fonctions support qui recouvrent les activités de gestion des services de l'État et les centristes également ils défendent surtout la hausse de la TVA passé de 20 à 22 % en dehors des produits de première nécessité l'objectif ça serait tout de même de dégager 13 milliards d'euros enfin du côté de de la gauche qui qui est minoritaire au Sénat on on défend une suppression pure et simple des économies réclamées aux collectivités avec un effort supporté par la fiscalité des haut revenus et des grandes entreprises vous le voyez bien la balle est toujours dans le camp de la chambre haute mais les élus locaux montent au fin on le voit on le voit Lorine Mathieu cllein la trajectoire du Sénat pour vous c'est pas la bonne passer de 5 à 2 milliards s fautit encore plus c'est une première étape mais je voudrais peut-être d'abord revenir sur le chiffre de 5 milliards si vous le permettez parce que en réalité on devrait plutôt parler de 10 milliards d'euros et non pas 5 parce que vous avez oublié de mentionner la hausse de la cotisation à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivité la hausse de la taxe d'électricité la non indexation de la dotation globale de fonctionnement sur l'inflation et j'en passe donc cet effort est un effort qui est totalement hors de portée ou alors au prix de de réduction et de coupe drastiques dans les services publics et dans les politiques publiques locales et effectivement là où il y a une question qui est en en en droit d'être posé aujourd'hui c'est c'est la justice et l'équité nous sommes en droit non pas simplement nous en tant qu'élus mais nous aussi en tant que citoyens d'attendre qu'il y ait plus d'équité et est-ce que aujourd'hui venir se tourner vers les collectivités locales qui assurent le service public de proximité notamment pour celles et ceux qui ont parfois le moins de ressources est-ce que c'est équitable je ne le crois pas fragiliser aujourd'hui le service public local c'est continuer à fragiliser la République elle est suffisamment nous tenons sur un fil depuis de nombreuses années et et la colère la rage le désespoir la contestation de la chose publique de la politique au sens noble du terme est à son comble les maires sont souvent les les élus finalement qui restent encore en proximité au contact on dit souvent àorté d'enguelade de de nos concitoyens et c'est la réalité si nous-même nous n'avons plus les moyens d'agir à l'échelle locale mais c'est une crise politique encore plus dramatique que celle que nous con qui va s'ouvrir donc cette trajectoire que propose le Sénat c'est sans doute le bon sens mais il faut aller plus loin et il faut que le gouvernement revoie fondamentalement sa copie an non pcard non bon déjà il faut voir d'où on vient la situation de budgétaire financière de notre pays est catastrophique je crois qu'il faut tout le monde en fait le le même constat construire un budget en 15 jours pour le Premier ministre et son équipe je crois que c'est mission impossible c'est d'autant plus mission impossible quand vous n'avez pas de majorité et il y a pas de majorité il y a même pas de contrat de coalition donc c'est une mission qui est impossible à partir de là que l'on agisse en responsabilité je crois que tous les maires sont prêts à agir en responsabilité que l'on prenne notre part à l'effort de redressement national j'ai connu ça avec François Hollande il y a quelques années quand j'étais élu aussi il y avait des des fond de péréquation qui avait été mis en place pour autant que ce dispositif sera soit provisoire qu'il soit équitable qu'il soit égalitaire entre tous les territoires entre toutes les collectivités pourquoi pas que l'on ait une sorte de mécanisme de retour meilleure fortune si jamais les choses vont mieux que l'on crée des fonds un nouveau fond de péréquation qu'on est en train de de créer mais qu'on nous dis peut-être par un tour de passe-p budgétaire pour ne pas déplaire à à Bruxelles parce que c'est ça le fond du sujet c'est de dire que on va vous prélever 2 % de vos recettes de fonctionnement pour peut-être vous les reverser en n + 1 tout ça sert à quoi enfin je veux dire ça sert à rien 2 % de fonctionnement c'est énorme 50 % d'un budget de fonctionnement d'une collectivité c'est sa masse salariale entre 45 et 50 5 % donc où est-ce qu'on va ch partiper à quelle hauteur il faut participer à quelle hauteur à hauteur de 5 milliards ou à hauteur de non mais 5 milliards c'est complètement irresponsable surtout quand vous êtes prévenu avec un préavis de 15 jours et qu'il faut refaire votre budget c'est impossible indépendamment de la bonne volonté de toutes les collectivités quelle que soit leur leur position politique c'est impossible techniquement sauf à moins de de de sucré sachant que l'année prochaine la plupart des collectivités vont livrer les équipements on va arriver en fin de mandat en 6 énormément de mises en chantier vont arriver vous imaginez les tensions économiques qui vont en découler non c'est impossible 1 2 milliards je ne sais pas où est l'éage je ne sais pas ce qui va sortir mais votre analyse était plutôt la bonne c'est aujourd'hui on ne sait pas je crois queon ne sait absolument rien de ce qui va peut-être sortir de cette matrice budgétaire on va écouter ce qu'en pense françois Barouin le maire LR de3 président d'honneur de l'association des mes de France je pense que la question n'est pas Michel Barnier qui est un homme remarquable qui a une très solide expérience et dont on souhaite lecè ès il a 15 jours pour préparer un budget et c'est l'ancien ministre du Budget qui vous le dit il n'a récupéré que le musée des horreurs proposé par certains qui n'ont jamais accepté la décentralisation le problème sur ce débat qui revient que soit la droite la gauche au gouvernement c'est que sont des lectures administrative et c'est problme culturel et nous avons des haut fonctionnaires qui n'ont jamais accepté la libre administration des collectivités locales il a raison on n'est pas finalement dans un problème uniquement politique on est aussi dans un problème structurel de l'administration je voudrais pas déporter sur les au fonctionnaires aujourd'hui la responsabilité de la situation politique et financière de notre pays ce sont des choix politiques qui nous conduisent là où il là où nous en sommes ne perdons n pas de vue cela par contre ce qui est vrai je le crois c'est que nous avons une fâcheuse tendance en France chaque fois qu'un nouvel acte de décentralisation est engagée ou posée c'est que plus ou moins en catimini l'état déconcentre en parallèle ses services comme si à chaque fois qu'une nouvelle compétence était attribuée à une collectivité locale il fallait que pas très loin un service de l'État puisse peu ou prou faire quelque chose de similaire et je crois que là oui dans un nouvel acte de décentralisation dans une vraie logique de contrat et de responsabilité partagée quand une compétence est transférée à une collectivité locale par exemple les politiques de solidarité qui sont gérées par les départements on pourrait imaginer qu'il n'y ait plus un étage équivalent de l'État en territoire pour faire peu ou prou la même chose aller au bout de la centralisation c'est aller au bout d'une vraie logique de confiance mais justement cette confiance ce que nous évoquions à l'instant c'est ce qui manque cruellement à cette période on nous annonce à la fin de notre préparation budgétaire que finalement nous devons tout reprendre cela montre qu'il y a fondamentalement aujourd'hui une sorte de défiance et elle est d'autant plus incompréhensible que Michel Barnier comme d'autres ministres sont des élus locaux donc ils savent aussi bien que nous ce qu'implique cette responsabilité donc je crois que sur cette base reprenons travaillons ensemble pour 2025 dialogons discutons négocions Philipp aussi il avait limité les dépenses des collec c'était ce qu'on appelait les contrats de Chor et je trouvais que c'était une bonne approche que cette contractualisation d'ailleurs Leir sur des contrats l'intitulé du ministère aujourd'hui des collectivités locales c'est celui de la contractualisation qui était une idée moi j'avais j'avais proposé à et des partenariats que j'ai proposé à Michel Barnier il faut revenir coréalisation coproduction confiance renouvelée c'est pas propre au gouvernement Barnier enfin je veux dire les élus locaux que nous sommes savent que quels que soit les gouvernements la technostructure a toujours tendance à avoir ou à instaurer ce ce climat de défiance vis-à-vis des locaux donc c'est une on va dire c'est quelque chose qui est assez assez cohérent dans l'administration fiscale ce regard un petit peu qu'elle porte sur nous avec une déconcentration des moyens des agences des institutions ou des directions de l'État et moi moi ce que je le vois je vois aujourd'hui avec les efforts budgétaires qui sont également demandés aux administrations aux établissements publics de l'État c'est ce replil sur soi de chaque administration et peut-être cette cette problème en tout cas ce problème à avoir une vision d'ensemble sur tout les problèmes et c'est ce que disait un peu monsieur Lisnard l'autre jour à la télé quand il disait moi quand je porte un projet faut que j'aille voir 10 12 administrations différentes avec chacun la capacité de ne pas faire faire et de ne pas faire on va parler d'un sujet c'est les question de sécurité puisque c'est aujourd'hui lors de votre congrès que sera relancé le beauau des polices municipales d'abord qu'est-ce qu'on pe de quoi on parle précisément Loren sur la question des polices municipales et bien on parle d'une institution qui a été créée il y a 140 ans en 1884 bien avant la police nationale alors c'est vraiment la la loi du 15 avril 1999 qui définit le cadre moderne de la police municipale comme on la connaît aujourd'hui et qui se multiplie depuis une vingtaine d'années sur le territoire rares sont les communes qui n'en ont pas reste par exemple est une exception selon le constat de la Cour des comptes je cite les polices municipales sont durablement installées comme une composante utile voire indispensable de la sécurité publique c'est un bon résumé la police municipale c'est tout de même 27000 agents particulièrement mobilisé en Île-de-France 17 % et sur l'arc méditerranéen 26 % Cann en tête avec 190 agents côté budget il est établi à 2,2 milliards d'euros par an en 2023 les polices municipales représentent en moyenne 3,8 % des dépenses de fonctionnement des communes quelles sont les missions de ces agents est-ce que c'est différent de la police nationale oui en effet puisque déjà les policiers municipaux sont sous l'autorité du maire qui fixe leur mission et déterminent leur champ d'action globalement la police municipale doit assurer le bon ordre la sûreté la sécurité et la salubrité publique par exemple faire respecter le code de la route les règles de stationnement veiller à la sécurité autour des écoles à noté que c'était également la discrétion du maire de doter les policiers municipaux d'ArmA un peu plus de la moitié des communes ont fait ce choix 58 % précisément police municipale et nationale sont complémentaire une des différences les plus importantes c'est que la police nationale a un pouvoir d'investigation et d'enquête que ne possède pas la police municipale renforcer les compétences judiciaires de la police municipale c'est une question qui revient souvent dans le débat public les agents seraient alors dans Sous l'autorité en fait du parquet non plus sous celle des maires Bruno rotillot et certains élus ils sont favorables d'autres non est-ce qu'il faut renforcer les pouvoirs des polices municipales oui alors les les les pouvoirs de police judiciaire c'est un autre sujet parce que évidemment il y a un lien hiérarchique entre entre le maire et sa police municipale la sécurité publique moi je vois ça comme une coproduction aujourd'hui moi j'ai connu je suis en zone police il s'avère que j'ai une caserne de la garde républicaine et une caserne de gendarmerie dans ma ville et et j'ai connu des périodes il y a quelques années où l'un et l'autre ne se parlaent pas et j'avais interdiction quasiment de de demander à la police à la Garde Républicaine montée de faire des patrouilles dans la forêt de Saint-Germain en lait par exemple ce temps-là il révolue désormais la police judiciaire et le pouvoir d'investigation pour moi la police municipale c'est une police du quotidien c'est une police de proximité qu'elle évidemment fasse la point sur des missions de police judiciaire ou d'investigation pourquoi pas mais je suis assez réservé sur ce sujet-là math cl d'abord pour faire le lien avec le débat précédent euh les les les les économies aujourd'hui qui sont sollicité à la ville de Nancy elles représenteraient la suppression pure et simple de l'ensemble de la police municipale juste pour donner un ordre d'idée et de grandeur moi depuis le début de mon mandat j'ai fait augmenter les effectif d'un/ers de la police municipale dans ma ville et je pense que c'est un outil absolument essentiel à la tranquillité du quotidien mais aussi à la capacité finalement à garantir à ce que tous les quartiers puissent et bien être en sécurité en tranquillité cette tranquillité publique c'est c'est un enjeu essentiel elle est armée votre police municipale elle est armée euh elle elle doit pouvoir se défendre évidemment euh la question aujourd'hui c'est la question de la multiplication des trafics c'est la question des incivilités du quotidien qui explos par exemple c'est un sujet en tant que ma pas pas une heure presque pas un jour ne passe sans que je sois interpellé par exemple sur les trottinettes les vélos sur les trottoir malgré les pistes cyclables euh tout tous ces gestes ça peut paraître anodin quand on en parle ici mais c'est c'est c'est ce qui entre guillemets fragilise des personnes âgées qui qui font attention quand elles sortent de chez elles qui ont parfois peur finalement de de marcher dans la rue ça ça n'est pas possible quand de l'autre côté des directrices et des directeurs d'école des enseignants appelle la police municipale parce que les dealers sont devant la grille de l'école voire dans la cour lorsque des clubs de basket me disent Monsieur le Maire je ne veux plus jouer le match du samedi soir dans mon quartier trouvez-moi un autre gymnase parce que le public quand il sort n'a pas envie de passer une forêt de de dealers et de trafiquants en tout genre ces situations-là elles se multiplient elles se multiplie elle progresse donc la police municipale elle a un rôle majeur à jouer mais cette coproduction elle doit reposer sur ce partenariat parce que nous n'avons pas vocation nous à euh à bien sûr agir sur le le trafic de stupéfiants nous n'avons pas de pouvoir de police judiciaire et nous n'en nous n'en sollicitons pas mais ce ce lien il doit être vraiment euh absolument exigeant parce que peut pas y avoir de travail efficace de démantèlement des réseaux s'il y a pas de travail efficace de protection des populations moi je trouve qu'en tout objectivité depuis quelques années ça va mieux ça va mieux dans la reconnaissance en tout cas des missions de la police municipale après je trouve qu'il faut qu'on aille plus loin je vous donne des exemples concrets moi j'ai acheté un super drone juste avant que le Conseil constitutionnel ne prenne une décision pour interdire au police municipal d'utiliser les drones or vous savez pendant les émeutes du mois de juin mon drone il a tourné avec l'accord de la police nationale et c'était un outil de dissuasion de surveillance en tout cas des quartiers où nous avions des difficultés donc j'attends plus de reconnaissance plus de moyens plus peut-être d'accès à de l'information les fichiers des personnes condamnées quand vous faites une une arrestation ou un contrôle et que vous pouvez le le le faire on n'est pas encore traité de manière égalitaire et ça c'est important qu'on puisse l'être un dernier mot plus politique Arne piercard vous nous avez dit à plusieurs reprises il y a pas de coalition gouvernementale ça veut dire que pour vous il y a pas de socle commun il appartient pas à un socle commun non il y a pas de socle commun aujourd'hui je crois qu'il y a pas de socle commun il y a un gouvernement qui s'est constitué par défaut je crois qu'on a un petit peu tendance à oublier ce qui s'est passé début juillet et la situation politique dans laquelle est le pays il n'y aura pas de clarification politique dans notre pays tant qu'il n'y aura pas eu une nouvelle élection présidentielle je crois qu'il faut pas attendre de miracle on demande à Michel Barnier qui est un homme de qualité de valeur que je connais bien j'ai travaillé à ses côtés il y a plus de 20 ans donc je je connais bien je connais ses valeurs on va pas et on ne peut pas demander à Michel Barnier d'être le magicien de la vie politique française dans une situation politique qui est cacophonique et surréaliste aujourd'hui il n'y AR pasction présidentiel d'après les conditions que vous nous nous nous définissez il faut qu'elle ait lie avant 2027 je ne le souhaite pas je pense qu'Édouard Philippe ne le souhaite pas non plus il l'a rappelé au micro de RTL avanthier également mais cette clarification là avec le Maqui et le brouillard politique aujourd'hui fait que ça ne pourra pas intervenir donc malheureusement on va être condamné à vir et à sur surtout à subir cette situation là alors on a un gouvernement aujourd'hui va-t-il durer encore quelques quelques semaines est-ce que Bernard casen sera Premier ministre pour l'épiphanie je ne sais pas mais on va vivre de toutes les manières cette situation là encore quelques mois vous le souhaitez vous min Premier ministre socialiste pour l'épiphanie pour reprendreexession d'arna per oui pour la fête des rois oui écoutez aujourd'hui le problème c'est moins le qui que le quoi en réalité et dans cette période qui est une période totalement et bien il faut apprendre la république parlementaire la république parlementaire c'est justement l'inverse du 493 c'est la capacité finalement aujourd'hui à bâtir des accords alors non pas de coalition puisque c la semble hors de portée mais texte par texte faire travailler les parlementaires les uns avec les autres et puis ensuite effectivement les élections législatives l'élection présidentiell permettront cette clarification politique mais ajouter la crise à la crise aujourd'hui elle est déjà suffisamment grave faisons plutôt euh avec la situation telle qu'elle est les parlementaires doivent apprendre à donc faut pas voter la censure la censure elle s'appuie sur du fond c'est-à-dire que si le projet politique porté par le gouvernement n'est pas juste bien sûr qu'il faut le censurer mais ça ne résout pas l'équation politique donc il faut apprendre à faire confiance aux parlementaires merci à tous les deux vous restez avec nous on va regarder ensemble ce qu' a une de nos quotidiens [Musique] régionaux et et Loren c'est la colère des agriculteurs à la une de la presse oui en effet 4e journée de mobilisation et la tension semble monter d'un cran les agriculteurs passent à la vitesse supérieure constate la Charente Libre les agriculteurs délogés par les CRS près de Charleville méière ça c en Une de lardené et puis Ouest France qui se demande jusqu'où peut aller le mouvement la FNSEA a annoncé de nouvelles mobilisations mardi mercredi et jeudi prochain dans l'actualité également la Corse qui est toujours en vigilance orange vent ce matin des rafales de vent à plus de 150 km/h ont frappé l'île hier ce qui n'a pas facilité le travail des pompiers du côté de Piéra d'ivde qui luttait contre un incendie en fin d'après-midi 20 hectares sont partis en fumé la situation s'est finalement stabilisée dans la soirée alors que le secteur de l'industrie vit des heures sombres avec des fermetures d'usine dans l'Hexagone une bonne nouvelle c'est du côté de l'occcitanie oui en effet c'est en une du Midi Libre nouveau souffle pour l'industrie l'Occitanie prépare son avenir et mise sur l'hydrogène sur l'éolien en mer pour transformer un secteur dominé par l'agroalimentaire et la métallurgie bonne nouvelle aussi pour les cinéphiles Jodie Foster et du côté de la scène maritime Jodie Foster entre en scène c'est le jeu de mot choisi par Paris Normandie scène pour le fleuve et puis scène évidemment pour le tournage du film en ce moment de Rebecca zlovovski qui doit sortir l'année prochaine il faut savoir que la scène maritime est une terre d'accueuil de tournage de films plus de 270 en un siècle et il y a un siècle les premiers Terry apparaissaé dans le nordp de Calais ces montagnes noires un patrimoine régional en surc en Une de La voie du Nord qui s'inquiète aussi de leur pérénité des chercheurs alertent sur une une forte probabilité que c Terri perd petit à petit en altitude et puis un jour peut-être disparaisse et puis on termine avec la unee du Courrier Picard pour le plaisir une unee en picard Picard iscanté et tout j'espère ne pas froisser les Picards avec cette prononciation j'espère aussi je parle pas très bien de Picard merci merci beaucoup Lauren merci Mathieu clin d'être venu avec nous et merci AR per d'avoir été notre invité pour ce club vous suivrez évidemment direct sur notre antenne la séance de clôture de ce congrès des mèes de France et le discours de Michel Barnier c'est à partir de 14h et puis à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas HUG pour sens public on se retrouve demain pour parler de ce discours de Michel Barnier très bonne journée à demain
Michel Barnier