Bilan des élections municipales : le face à face Aphatie-Duhamel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous diriez quoi en quelques mots pour qualifier les résultats d'hier soir ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous avez parlé de catastrophe historique hier soir, pourquoi ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire qu'on en fait trop sur les villes FN ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé avec l'image du président de la République hier soir ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Certains veulent garder le Premier ministre et changer de politique, est-ce crédible ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Peut-on renégocier l'étalement de la réduction des déficits avec Bruxelles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Alain DuhamelChiffre
« jamais depuis la Libération jamais euh la gauche ni d'ailleurs la droite dans l'autre sens hein n'avait perdu autant de mairies de plus de 10000 habitants au 2è tour ça c'était jamais produit »
- 3:30Alain DuhamelFait
« depuis que nous avons fait l'euro c'est-à-dire l'euro est entré en vigueur le 1er janvier 2002 nous n'avons jamais respecter les engagements que nous avons pris »
- 5:30Jean-Michel AphatiePromesse
« il va forcément y avoir une inflexion sociale d'une manière ou d'une autre »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] on ne parle que de ça un tsunami bleu c'est la Une du Figaro ce lundi pour parler des résultats des élections municipales et pour les débrifer la crème de la crème de RTL les deux éditorialistes star de la station Jean-Michel haati Alain duamel merci beaucoup d'être là en ce lundi matin merci de nous avoir invité vous s'il fallait qualifier les résultats d'hier soir vous diriez quoi en quelques mots surprenant par l'ampleur quand même je pense c'est-à-dire que on peut toujours envisager un événement la défaite de la majorité était un peu inscrite dans le paysage après quand elle se produit avec cette ampleur on est quand même un peu surpris oui alors c'est un mascaré c'est-à-dire que c'est beaucoup plus qu'une qu'une vague ou qu'un flux habituel et en même temps le propos du mascaré c'est qu'il est quelquefois unique donc ça veut dire qu'il y a un phénomène très important mais dont il est difficile de savoir s'il va se reproduire ou pas vous avez dit hier soir sur RTL vous avez parlé de catastrophe historique ah ben évidemment c'est une catastrophe historique que pour la gauche parce que jamais depuis la Libération jamais euh la gauche ni d'ailleurs la droite dans l'autre sens hein n'avait perdu autant de mairies de plus de 10000 habitants au 2è tour ça c'était jamais produit donc évidemment c'est c'est quelque chose et ma crainte depuis hier soir d'ailleurs je sais que Jean-Michel pense la même chose c'est que il y a pas assez cette conséquence qui en soit tiré c'est c'est un phénomène qui est considérable qui veut dire beaucoup de choses de des rapports des Français non seulement avec le gouvernement mais avec la politique mais avec l'économie et c'est le moment d'en tirer des conséquences mais ça on a l'impression qu'on l'entend depuis des années au final il y a des revers à chaque fois pour la gauche la droite la montée du Front National et cetera et cetera on a envie de de se dire aujourd'hui ben finalement sur le soleil la figure la figure est classique en France c'est-à-dire que les élections intermédiaires et puis à un moment même l'élection principale élection présidentielle traduit toujours une défiance vis-à-vis de ceux qui exercent le pouvoir donc effectivement on entend tout le temps que il faut tirer des leçons que ceux qui gouvernent sont systématiquement battus en France depuis maintenant de très très longues années ce qui n'est pas le vrai dans ce qui n'est pas vrai dans les pays qui nous environnent donc ce qui traduit bien un problème de confiance entre l'opinion publique et la politique mais c'est vrai que l'ampleur même de la défaite de la gauche et donc de la victoire de la re mais surtout de la défaite de la gauche dit bien que le fossé se creuse encore et qu'on a toujours pas trouvé les réponses pour fabriquer de la confiance par rapport à la politique et il n'est pas certain que les réponses qui seront apportées dans la journée un peu plus tard soi de nature à restaurer la confiance doncentendra encore c'est le constat que vous faites aussi moi moi ce qui me frappe dans cette élection c'est beaucoup moins la percé du Front national ou même le fait que l'UMP les centristes à moindre degré soient les grands bénéficiaires que l'énorme claque de la gauche moins de 2 ans après l'élection présidentielle et ça je crois que ça veut dire quelque chose de de d'assez simple qui est que les Français ne font plus jamais confiance à un pouvoir politique a priori ils jugent sur résultat or là il y a très peu de résultats perceptibles donc il y a non seulement un désenchantement mais il y a un ressentiment bon à quoi il faut ajouter mais ça je reconnais que c'est vrai pour chaque campagne présidentielle victorieuse qu'entre ce qui était proposé pendant la campagne et notamment à la fin de la campagne et ce qui est mis en œuvre et à force furi ce qu'on voit comme résultat il y a évidemment non pas un décalage mais un gouffre une abîme vous parlez de la gauche c'est ce qui vous a marqué vous Alain est-ce que ça veut dire aussi qu'on en fait trop sur les villes FN est-ce qu'on met une trop de loupe sur les résultats d'hier soir disons que le rapport est très décalé entre l'intérêt que on apporté au franc national et puis euh le résultat tel qu'il est le franc national gagne div000 12 13 si on compte 15 avec lesou plus petite c'est à la fois important parce que ça traduit une implantation du Front national il retrouve dit-on des niveaux de 1995 mais à mon avis le personnel aujourd'hui du Front national est assez différent sans doute moins dogmatique avec une volonté professionnelle plus grande donc sans doute une capacité de progression qui est importante mais en même temps il y a beaucoup de choses qui reste à faire et puis les élections qui donnent vraiment le pouvoir législative ou présidentielle c'est un autre schéma que des élections municipales donc on ne peut pas dire que le Front national s'impose comme une force incontournable dans la vie politique française à la suite de ces élections municipales et et moi ce qui m'a frappé pendant toute la campagne c'est la place démesuré que les médias et en particulier d'information continue ont donné au Front national quand on regarde objectivement les résultat d'aujourd'hui c'est-à-dire le nombre de conseillers municipaux et le nombre de villes Marine Le Pen passe son temps à dire nous sommes maintenant la troème force politique française euh les les communistes ont plus de conseillers municipaux et de communes que les centristes ont plus de conseillers municipaux et de communes que ils sont le 5e parti quand on regardait l'information continue ou quand on l'écoutait pendant la campagne on avait l'impression que c'était un match à trois UMP PS Front national bon et et là il y a un effet d'optique il y a même un effet de loupe qui a forcément aussi une influence je ne dis pas qu'il n'y ait pas de phénomène Front national il y a un phénomène m Front national mais je pense qu'on le présente de façon démesurée mais c'est quand même un match à trois droite gauche et Front national voilà c'est quand même un match à 3 et le Front national sans doute récupère des voix de gens qui entre droite et gauche n'ont plus envie de choisir c'est aussi un phénomène d'aujourd'hui c'est un match à TR dans la mesure où il y a des alliances entre municipales entre socialistes écologiste et Parti communiste et où il y a des alliances évidemment à forcierie à droite entre centrist UMP mais il n'empêche qu'il y a eu un effet déformant sur le front national le Front National a fait une percée mais on a l'impression que c'est un ger non on n pas découvert de pétrole on va évidemment aujourd'hui tous regarder le sort de Jean-Marc h et du gouvernement je vous propose de revoir cette image qui a beaucoup marqué hier soir le président de la République tirera les enseignements de ce scrutin et il le fera dans l'intérêt de la France ce soir c'est bien l'intérêt de la France qui doit être la préoccupation de chacune et de chacun d'entre nous cel long silence cette hésitation qu'est-ce qui s'est passé vous vous l'interprétez comment cette image écoutez sur le début c'est une question de top départ ça ce qui est plutôt frappant c'est c'est le ce visage immobile pendant l'ensemble de la déclaration avec ce que ça impliquait de gravité de sérieux mais je pense aussi de souffrance personnelle je j'an-marc HUD est le grand perdant d'hier soir et c'est injuste parce que c'est François Hollande le responsable lui il était l'exécutant et il est le Bou émissaire et et je trouve qu'il y a quelque chose à la fois de si j'ose dire de classique en politique mais néanmoins de dur à vivre oui puis il n'a pas la joie peinte sur le visage naturellement donc un soir de raclé électorale comme ça évidemment on lâché l'affaire à ce moment-là Europe 1 indiquait par exemple qu'il avait imaginer démissionner lors de cette déclaration non enfin je ne sais pas exactement ce qu'il en a été mais lâcher l'affaire on n pas compris qu'il avait encoreâché l'affaire je crois que ça va se régler dans le dialogue entre François Holland lui si François Hollande lui demande de continuer il continuera s'il lui demande de s'arrêter il s'arrêtera démissionner je pense que c'est un peu théatraliser les choses ça me paraît pas correspondre à une réalité mais enfin en tout cas il n'a pas démissionné en tout cas l'idée qu'il puisse démissionner sans que ce soit en direct sans que ce soit avec l'accord de François Hollande ça voudrait dire que ça n'est pas une démission ça veut dire que c'est un conflit et un divorce et là il y a un seul précédent qui est Jacques Chirac sous Valérie jiscardestin autrement on n jamais V surous la 5e République un premier ministre de lui-même dire que les conditions ne sont plus réunies pour continue à exercer ses responsabilités il peut rester aujourd'hui si le président de la République lui demande oui vu l'ampleur de la défaite le lui demander n'est peut-être pas la meilleure chose à faire oui vous Jean-Michel vous avez tweeté la dernière grotesquerie en date certains veulent garder le Premier ministre et changer de politique loufoc non point d'interrogation oui enfin là pour le coup c'est c'est très compliqué si on change de Premier ministre on fait une politique différente si on change de Premier ministre pour garder la même poli politique le signal envoyé quand même assez nébuleux et si on fait ce que demandit Europe Écologie Les vert garder le Premier ministre et changer de politique alors là on y comprend plus rien donc s'il faut faire des choses simples en politique je ne sais pas exactement ce que va décider François Hollande mais si vous changez de Premier ministre mais si vous ne changez rien derrière l'effet obtenu par la nomination d'un nouveau Premier ministre sera très limité dans le temps ça c'est une évidence alors moi je pense d'une part que il va forcément y avoir une inflexion sociale d'une manière ou d'une autre parce que après un choc de ce genre sans précédent c'est inévitable d'autre part il y a quelque choseque alorsin parce que les inflexions sociales V caiss attendons de voir on est capable de tout attendons de voir et d'autre part je pense qu'un des faits nouveaux c'est que la violence de cette défaite la possibilité qu'elle soit confirmée aux européennes l'hypothèse selon laquelle quelque chose du même genre à l'échelle européenne se produirait au moment des élections européennes ça peut donner au gouvernement la possibilité je dis bien ça peut je ne veux pas dire ça doit mais ça peut donner la possibilité de renégocier un petit peu l'étalement de la réduction des déficits ce qui permet à ce moment-là et et de faire le pacte de responsabilité néger avec qui bah avec Bruxelles évidemment pas avec pas avec le ciel ça fait chaque année on leur demande de renégocier et oui et un jour ils vont nous dire ben non hein c'est c'est fini quoi non ça je trouve c'est pas sérieuxo si non je trouve que c'est injuste parce que si on prend ce que sont les déficits publics français depuis 5 ans je dis depuis 5 ans exprès pour qu'il y ait pas de ce soit pas une question partisane on s'aperçoit qu'il y a trop lentement mais qu'il y a un recul progressive des déficits bon ben voilà depuis que nous avons fait l'euro c'est-à-dire l'euro est entré en vigueur le 1er janvier 2002 nous n'avons jamais respecter les engagements que nous avons pris Jama franais jamais on pas on n pas all FR et on sent bien pointer partout une exaspération quand la deuxè économie de la zone euro est incapable de manière répétée régulière de respectec ses engagements je doute qu'une demande de cette nature soit bien accueillliée à Bruxelles et si aujourd'hui celui qui doit recomposer le dispositif politique en France pense pouvoir obtenir encore un délai supplémentaire sans doute il va aller vers des désillusions et ben moi je ne suis pas du tout d'accord je pense qu'il est imaginable non pas de de bouleverser la donne ce serait stupide il faut évidemment qu'on continue sur une trajectoire de réduction progressif des déficites ça va de soi mais que si on fait le PACT de solidarité ce qui en clair qu' consiste à aider les entreprises qui qui ne le sont pas assez suffisamment aidé aujourd'hui et que on en même temps on mène une politique d'extrême rigueur il y aura une contradiction entre la croissance qu'on cherche à faciliter avec le pacte de responsabilité et la réduction trop brutale des dépenses et donc il faut trouver un équilibre il faut savoir être pragmatique et je vous signale que ces idéeslà qui y a encore 3 mois passé pour totalement hétérodoxe sont repris y compris chez les Allemands et à Bruxelles non pas par tout le monde bien entendu mais ell progressent on se dit et d'ailleurs le Fond Monétaire International l'a dit je vais être obligé de vous arrêter on est heureux d'avoir reformé votre duo cidé la progresse je sais pas si elle progresse vraiment mais vue de France la moindre déclaration du 4e sous-secrétaire d'État nous paraît être une bénédiction enfin je ne sais pas si a la Chancellerie elle-même je parlais on est favorable à ce genre de sit le Reman dans les médias vous serez sur RTL à la rentrée tous les deux bon ça ça dépend pas de nous non un peu quand même de nous si ça dépendait que de nous oui mais ça dépend pas de nous l'envie est toujours là oui oui oui ça bien sûr mais après c'est un peu tôt on est fin mars il faut patienter encore un peu voilà faut vivre avec je pense pas que ce soit le suspense français numéro 1 en ce moment un peu d'incertitude non français non non non mais après c'est Pasut mais les questions sont toujours excellentes mais je veux dire mais elle est pas sans intérêt celle pour pour nous deuxut beaucoup plus que pour nous de d'ici là là on vous retrouve à 18h30 tous les soirs dans RTL Soir avec Marc Olivier Fogiel Jean-Michel 6h50 le billet d'humeur 7h50 l'interview politique et le Grand Journal on peut pas vousour merci à tous les deux d'être venu aujourd'hui au Figaro on se retrouve très vite