Attentat du 14-Juillet: 10 ans après, Emmanuel Macron rend hommage aux policiers, aux pompiers et au personnel de santé
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Rien ne donnera jamais un sens au 14 juillet 2016, mais nous pouvons ensemble donner un sens à tous les 15 juillet qui ont suivi, par la mémoire, la justice, la fraternité et l'action, et d'abord par la reconnaissance. Car cette nuit-là, face à l'abîme, des femmes et des hommes se sont levés, puisant au plus profond de même les ressources qu'ils savaient justes et fortes, celles de la République, pour faire prévaloir l'entraide des hommes. Une France à l'unisson face à l'horreur. Les policiers municipaux et nationaux qui coururent vers le danger quand tout le monde cherchait à lui échapper. Ceux qui ouvrirent le feu et arrêtèrent enfin la course du camion bélier.
Les sapeurs-pompiers, les équipes du SAMU, les secouristes, les médecins, les infirmiers, les urgentistes, les aides-soignants, les agents hospitaliers qui virent arriver l'impensable et firent face avec sens du devoir et dignité. Les personnels du centre hospitalier de Nice qui déclenchèrent le plan blanc et transformèrent chaque service en poste de combat pour la vie. Les agents de la ville, les agents de l'État, les magistrats, les enquêteurs, les personnels scientifiques et médicaux légaux, ceux qui durent identifier, annoncer, recueillir, protéger.
Et puis toutes celles et tous ceux qui s'armèrent de courage pour poser un garrot, pour porter un blessé, pour guider un enfant, ouvrir une porte. Ceux qui tinrent la main d'un inconnu et restèrent auprès d'un mourant afin qu'il ne fût pas seul. Ceux qui, cette nuit-là, ne demandèrent pas d'où venait l'autre, quelle langue était la sienne, quel dieu était le sien, ou même s'il en avait un, ils virent une vie à sauver. Ils furent, dans le chaos de la barbarie, les dignes enfants de la fraternité française. Et à cette chaîne de fraternité, à tous les primo-intervenants, professionnels, volontaires, connus ou non, la nation redit en ce jour, merci, encore et toujours. Merci. Merci.