Audition de Lactalis France
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, messieurs, mes chers collègues, je vous propose que nous reprenions nos nos auditions. Euh alors, nous recevons à présent plusieurs représentants de l'actalise. Monsieur Jean-Marc Bernier, directeur général, monsieur Christophe Jouin, directeur général du marketing commercial, madame Guelle Leap, directrice du développement commercial et puis monsieur Fabrice Collier, directeur juridique.
Donc vraiment merci madame messieur de votre présence et toutes nos excuses pour le petit retard. Euh donc vous connaissez je pense les règles de nos commissions d'enquête qui consiste à prêter serment avant d'être entendu. Donc je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal avec notamment 5 années d'emprisonnement et 75000 € d'amende.
Je vais donc vous inviter les uns après les autres à ouvrir vos micros, à lever la main droite et à dire je le jure. Je le jure. Merci monsieur Bernier.
Je le jure. Merci monsieur Joint. Je le jure.
Merci madame le pape. Je le jure. Et merci monsieur Collier.
Donc nous sommes vraiment ravis de de vous entendre. Nous sommes à peu près au au milieu, je dirais, de nos nos auditions plutôt 2/3 et euh l'envergure internationale de votre entreprise est absolument essentiel pour la bonne compréhension du fonctionnement des marchés et pour nous, ce qui est important de la de [grognement] la bonne mise en œuvre de d'une répartition, je dirais juste et équitable de la valeur au sein de la filière. Donc nous nous intéresserons plus particulièrement madame messieur aux pratiques euh des centrales d'achat.
Euh votre entreprise a récemment dénoncé des méthodes de négociation de la centrale d'achat Everest et nous aimerions connaître, je dirais, les détails entre guillemets des des griefs que qui sont que vous portez. Et par ailleurs, nous aimerions comprendre mieux comprendre les ressorts du succès final de de votre entreprise familiale à l'origine qui aujourd'hui euh a une position particulièrement importante sur son secteur de marché et qui se manifeste notamment par de nombreuses acquisitions euh alors que l'ensemble de la filière tente à mettre en avant la modicité des marches et du bénéfice net des industriels laitiers plus globalement. Donc nous seronsions très intéressés d'avoir votre euh appréciation de la mise en œuvre au sein de votre groupe des lois égalimes.
Donc [grognement] comme d'habitude, je vais vous proposer de fonctionner en deux temps. En vous laissant la parole, je pense que monsieur Bernier vous vous interviendrait d'abord et seul au début. Donc on vous laissera la parole pour une dizaine de minutes.
Ensuite madame la la rapporteur vous posera ces questions et on gardera un temps d'échange d'à peu près 20 minutes pour nos collègues sénateurs qui voudraient vous questionner également. Très bien. Je vous laisse.
Euh alors, je crois qu'il y a un H clos qui a été demandé. Euh vous souhaitez combien de temps mic ? Une demi-heure par exemple ?
Un quart d'heure. H bon OK, je vais gérer le le le temps. Donc je vous laisse la parole monsieur Bernier pour Tout à fait.
Merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs. Alors, tout d'abord, je vous remercie madame la présidente et les membres de cette commission d'enquête pour cette invitation et l'opportunité qui nous est donnée de présenter les enjeux liés à la chaîne de valeur de la filière laitière. Donc moi, je suis Jean-Marc Bernier, effectivement directeur général du groupe Lactalis depuis un peu plus de 30 ans dans le groupe Lactalis et avec mes collègues ici présents, on fera en sorte de répondre à l'ensemble de vos questions.
Alors, on se présente effectivement devant vous devant vous aujourd'hui avec la volonté de contribuer avec les les réflexions du Sénat sur la fabrication des prix, sur la rentabilité, les marges de notre industrie de notre entreprise et donc je vous propose un petit propos préliminaire pour parler déjà de cette entreprise. Donc je sais que la spécifité de la du modèle de la filière laitière qui est fondée sur de gros volumes et de faibles marges contenu aussi avec un prix du lait qui représente environ 70 % du de nos coûts de production vous a déjà été largement présenté par nos organisations. Mais un mot rapide sur le groupe Lactalis.
Donc euh l'Actalis est une société 100 % familiale qui a été créée en 1933 par André Benny à l'AV où elle a toujours son siège social. Sa mission, on a l'habitude de dire à partir d'une matière unique qui est le lait, une mission qui est double pour nous. Premièrement, c'est de proposer des produits sains, savoureux et accessibles à nos consommateurs.
Et on a prè la particularité d'être présent sur l'ensemble des catégories de la filière laitière. Donc à commencer par les fromages qui pèse environ 40 % du chiffre d'affaires. Devant le lait de consommation qui fait environ 20 %.
Ensuite on a les yaourts à 15 %, le beurre, la crème 8 % et les ingrédients. Les ingrédients pour aussi 8 %. Les ingrédients, c'est aussi essentiel pour bien comprendre cette activité.
Donc ça c'est le le la première mission. La deuxième, c'est de trouver des débouchés du lait qui est issu de la production aux quatre coins de l'hexagone. Donc la France qui reste cette année un pays en surproduction laitière sur le territoire national, nous on collecte près de 5 milliards de litres de lait en France hein.
La production laitière, c'est environ 23 milliards de litres de lait, hein, pour faire simple. Et on est donc le premier collecteur de lait en France. On collecte chaque jour 7 jours sur 7 le lait de 10000 producteurs sur l'ensemble du territoire.
Donc aujourd'hui le groupe c'est le premier groupe agroalimentaire français, c'est le premier groupe laitier mondial. Donc en quelques chiffres, on emploie 15000 collaborateurs en France et 80 un peu plus de 85000 dans le monde, hein. Et on a une transformation laitière en France avec 70 laisies et fromageries, hein, donc une implantation forte.
Euh et cette industrie laitière nécessite beaucoup d'investissement. On investit tous les ans environ 200 millions d'euros en France pour péréniser nos outils industriels, pour assurer la transition écologique. Et d'ailleurs en septembre dernier en 2025, on a on a d'ailleurs aussi annoncé un engagement d'un milliard d'euros d'investissement pour les 5 prochaines années.
Donc vous voyez, on maintient ce niveau d'investissement des 200 millions d'euros par an et bien évidemment dans l'ensemble de nos sites sur tout le territoire. Donc l'actalis c'est aussi le le premier exportateur français laitier. En France, on a plus de 40 % du lait qui est produit par les producteurs qui est transformé sur le territoire pour être exporté sous une forme ou une autre. produits finis, fromage, lait de consommation, yaourt, beurre, crème, ingrédients et donc on exportant en Europe ou même euh sur le grand export selon les produits.
On a aussi à cœur de maintenir, c'est important de signaler, les savoir-faires et les traditions. Nous sommes présents sur 38 AOP et GP en Europe, 25 en France, hein, et on les développe bien sûr ces GP et ces AOP dans l'ensemble de nos circuits commerciaux. Sur l'exercice 2024, on a un chiffre d'affaires Global Group qui s'est élevé à 30,1 milliards d'euros et dont 5,7 milliards d'euros en France.
Alors l'industrie laitière, je vous le disais en préambule, c'est une industrie à gros volume avec des résultats faibles. L'actalis n'échappe pas ce modèle économique puisqueon a réalisé en 2024 1,2 % de résultats nets. Les entreprises d'ailleurs du secteur, je pense que ça vous a déjà été dit, c'est souvent entre 1 à 2 % de résultats dans cette industrie laitière.
Donc, on a l'habitude de dire chez nous que dans cette filière, il y a pas de lait sans lait, mais il n'y a pas non plus de lait sans laie. C'est un sujet important parce qu'on estime qu'on est aussi un maillon essentiel de la chaîne de valeur entre la matière première périssable qui est produite tous les jours avec des amplitudes saisonnières qui sont fortes et une consommation qui n'a pas la même temporalité et dont les évolutions de consommation nous obligent d'ailleurs à continuer d'innover chaque année. Nos entreprises du groupe ont permis bien sûr aux éleveurs laitiers de trouver de nombreux débouchés sur les marchés internationaux en France et d'y prendre des position fortte même bien évidemment si nous sommes contraints aussi par les aléas des cours mondiaux sur certaines catégories.
Donc important de bien comprendre après avoir parlé du groupe la formation des prix du lait. Euh je vous le disais avant, on a un prix qui repose en grande partie sur le coût de la matière première. Les prix d'huile en France, ça se détermine en fonction du mix produit avec donc la matière première agricole et à laquelle on ajoute bien sûr nos coûts de production, donc les MPA et les MPI.
Alors revenons 2 secondes si vous le permettez sur le mix produit de l'actalis en France puisque chaque transformateur a son propre mix et donc sa formule de prix du lait. Nous, notre mix, il a une singularité par rapport à nos concurrents, c'est que nous prenons les cirpl les surplus de lait de nos producteurs, les excédents et ça c'est une vraie différence. Certains concurrents ne prennent du lait que pour faire des PGC.
Certains comme nous, on prend du lait pour faire du PGC mais aussi de l'exportation et aussi on gère les excédents laitiers sous forme de poudre de lait. Donc pour l'actalis en France, la première formule de prix qui intègre les coûts de production remonte à 2019 au démarrage des Galim. Et la formule qu'on utilise actuellement, elle a fait l'objet d'un accord en avril 2024 avec notre principale organisation de producteur.
Donc cette nouvelle formule visait à augmenter le prix du lait tout en réduisant l'exposition au marché des produits industriels, les fameux ingrédients qui sont soumis à des fluctuations de marchés mondiaux et qui sont souvent à la baisse et donc qui baissent le prix moyen du lait au producteur. Donc depuis 2024, on a donc une formule du prix du lait et on le définit donc encore une fois avec eux 50 % du lait et ça correspond notre mix produit 50 % du lait est vendu en France sous forme de produits PGC 20 % de du lait est considéré dans les produits de grande consommation PGC aussi mais vers l'export et 30 % d'ingrédients industriel donc marché des commodités tel que je vous l'évoquais donc ces ingrédients industriel Ils sont ils sont encore une fois fabriqués à partir de ces excédents laitiers. La France produit plus de lait qu'elle n'en consomme.
Donc c'est soumis à des marchés qui sont très volates et qui peuvent impacter négativement le prix du lait. Donc, j'insiste là-dessus parce que on nous compare souvent au concurrents alors que les prix du lait ne sont pas comparables. Euh pour autant, quand on regarde notre partie qui est plus comparable qui est le prix du lait vendu en PGC France et quand on le compare sur cette partie à nos concurrents, nous sommes systématiquement dans la moyenne haute du marché.
En 2025, pour la 4e année consécutive, le prix du lait payé au producteur en France donc a poursuivi sa progression. On a atteint d'ailleurs un prix record en 2025 avec un prix moyen total, hein, donc qui tient compte de toute la formule euh qui tout type de lait de vache incluant aussi les volumes destinés à l'export, donc ingrédients industriel. Donc on a on a payé 509 € les 1000 L en 2025 contre 479 € les 1000 L en 2024 pour une collecte totale de lait de vache qui est de 4,85 milliards de litres de lait.
Donc on est bien évidemment et on reste le premier acheteur de la ferme laitière française. Donc c'est des prix du lait qui ont atteint des niveaux historiques sur l'année 2025. On est à peu près à + 45 % entre 2025 et 2020 et + 7 % entre 2025 et 2024.
La filière a toutefois été affectée l'année dernière par de multiples crises notamment la la dermatose nodulaire, vous avez sûrement entendu parler qui est survenu au second semestre qui ont assombri un peu le bilan de l'année 2025 pour les producteurs et l'ensemble de la filière. Donc une fois qu'on a fixé le prix avec nos producteurs et bien nous avec ce premier maillon de la chaîne, on joue bien sûr notre rôle de transformateur avec notre savoir-faire, notre expertise et on propose notre prix à la distribution. Donc et on estime que pour cette chaîne de valeur soit verteuse, il faut que tout le monde joue le jeu.
Et en effet, par rapport à ce qui est un sujet de préoccupation de votre commission, euh j'aimerais qu'on prenne le temps de vous expliquer les raisons qui nous ont effectivement incité à alerter les pouvoirs publics sur le phénomène des centrales d'achat européennes. Les centrales d'achat et de services nous imposent maintenant de négocier hors de France le lait produit transformé et commercialisé sur le territoire français. Dans certains cas, elles ont adapté des comportements qui sont manifestamment contraires à leurs propres engagements et à la loi française en exigeant d'ailleurs des baisses de tarif qui sont souvent déconnecté des réalités économiques de cette filière laitière française.
Donc, on a effectivement refusé, comme ça a été indiqué par voie de presse, de telles demandes de déflation et bah certaines centrales ont décidé unilatéralement de déférencer certains de nos produits laitiers dans les supermarchés qui ce qui bien évidemment a fait peser un risque immédiat sur l'équilibre économique de la filière des agriculteurs jusqu'à notre outil industriel. On a également subi des déférencements d'un grand nombre de nos produits, qu'ils soient exportés depuis la France ou fabriqué localement, mais aussi en Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Suisse, en Pologne. Alors, c'est vrai que j'ai bien écouté le PDG d'Evrest qui a joué un peu sur la sémantique, mais je peux vous assurer que la réalité du terrain, c'était bien pour nous de se retrouver avec des situations extrêmement tendues. l'arrêt des commandes du jour au lendemain avec des produits qui sont fabriqués depuis des semaines et que nous nous sommes retrouvés à devoir écouler.
Je tiens d'ailleurs à souligner qu'en responsabilité pendant toute cette période, on a continué à collecter l'ensemble du lait de nos producteurs et qui ont d'ailleurs eux-mêmes appelé la centrale au bon sens et à la responsabilité. Donc nos usines, elles ont été soumises à des surplus de stock pour lequel on a une grande difficulté à trouver des alternatives pour le lait collecté. C'est bien pour éviter ce type de pression que le droit français à travers le code du commerce a interdit ce type de pratique.
Donc c'est des référencements sont illégaux en France et donc un seul objectif ça a été d'obliger à accepter les conditions d'état et faire qui mettent en estime en danger toute la filière. Et cette conséquence, elle est directe pour les producteurs parce que si le prix du lait est déterminé en amont selon des indicateurs français mais que la négociation commerciale intervient dans un cadre juridique différent, la chaîne de valeur seront et c'est bien toute la filière qui s'en trouve fragilisée. Donc égalime pour nous a bien sanctuarisé la matière première agricole et on peut que s'en réjouir. for de constater quand même que ces règles n'ont sans doute pas suffisamment protégé le maillon intermédiaire que nous sommes qui lui subit depuis plusieurs années des négociations difficiles avec des demandes de déflation importantes.
Je j'attire aussi votre attention sur un autre élément qui est la nécessité de pouvoir tous bénéficier du même cadre légal. On on s'interroge sur le fait que les coopératives les tiers en France qui font le même métier que nous ne sont elles pas concernées et tant mieux pour ell par les centrales d'achat européennes ni toujours par les règles égalimes. Donc pourquoi les distributeurs ont-ils choisi d'épargner les coopératives de la négociation commerciale et non pas les entreprises privées laitières ?
C'est une question. Donc nous, on est aussi là pour formuler devant vous son une demande très simple et et très claire qui aidera patrier en France la négociation des achats et des services pour les produits à fortes composantes agricoles comme la filière laitière. C'est assez simple pour nous.
Ce qui est collecté en France, produit en France doit être négocié en France. Et et on pense franchement que dans un secteur où les marches sont structurellement faibles, il faut prendre garde à ne pas affaiblir durablement le maillon industriel. L'érrosion des marges réduit notre capacité d'investissement, limite l'innovation, contraint les moyens consacrés à nos engagements environnementaux et sociaux qui sont de plus en plus demandés he y compris par les consommateurs, par les distributeurs.
Donc ça ne peut que ralentir aussi la modernisation de nos sites industriels et les données récentes publiques confirment cette fragilisation. Je suis proche de la fin mais pour vous dire que le reste du monde n'attend pas le secteur laitier européen ou français. En 30 ans, la production mondiale de l'air, elle a augmenté de 77 %.
Elle est passée de 592 milliards de litres à 930 milliards de litres. L'Inde est désormais le premier producteur mondial de lait avec 23 % de la production mondiale et un objectif d'ailleurs annoncé à 600 milliards de litres suivi par les États-Unis, le Pakistan, la Chine et le Brésil. Ces 12 dernières années, la production de litière européenne, elle a progressé de 25 % et atteint 155 milliards de litres avec un solde commercial fragile du secteur qui est à 15 milliards d'euros et et un niveau de consommation qui est on est vraiment en Europe sur un marché stable.
Donc le solde commercial de la France d'ailleurs se trouve actuellement de la filière laitière se maintient difficilement autour de 3 milliards d'euros. Il est d'ailleurs en baisse cette année significativement d'une vingtaine de pourc aux alentours de de 2,5 milliards d'euros. Donc, on considère que seule notre compétitivité, seul un cadre juridique équilibré peut nous aider à nous positionner de manière performante.
Le marché des produits laitiers est un marché dynamique en croissance au niveau mondial et donc il faut que l'on puisse en profiter. Alors la France a du fait de son en conclusion du fait de sa géographie, de son climat, de ses traditions laitières, tous les atouts pour produire du lait hein de manière tout à fait compétitive et tout en garantissant un bon revenu aux agriculteurs, hein. Donc ce manque de compétitivité, si on y prend pas garde, finira pour poser sur le modèle économique de la filière laitière française.
Donc voilà, je vous remercie. important de signal. La parole à madame la rapporteur.
Oui, merci monsieur Bernier pour toutes ces informations et tous ces chiffres. Il m'en manque quelques-uns tout de même. Je voudrais simplement vous les demander.
Quelle est la part du chiffre d'affaires de l'actalis qui est réalisé en France ? Alors en France avez-vous dit enfin je m'excuse, il y a peut-être des chiffres, je n'ai pas saisi environ 20 % un peu moins de 20 % 5,7 milliards sur les 30 milliards. D'accord.
Et donc c'est à peu près la même chose, c'est aussi 21 % donc puisque vous achetez 5 milliards de litres de lait en France sur les 23 milliards produit chiffres. C'est c'est assez cohérent un petit peu d'accord. Très bien.
Donc vous nous disiez que vous aviez à peu près 10000 producteurs que vous collectez en France. On est d'accord. Est-ce qu'avec ces producteurs, ces éleveurs laitiers vous contractualisez ?
J'imagine que oui. Et quelle est la durée moyenne de ces contrats ? Alors c'est une c'est un contrat annuel de renouvelable de Fabrice hein 5 ans 5 ans 5 ans 5 ans et il se reporte en définiment dans le temps au terme de ces 5 ans et actuellement on a environ 80 % de producteurs qui sont sur des durées supérieures à ça.
D'accord. J'aimerais également que vous puissiez nous préciser toujours dans les chiffres quel est dans votre production la part du lait pardon quelle est dans votre production destinée au marché français la part du lait que vous importez. Alors destiné au marché français on on a plus de 90 98 % des produits que l'on voit en France qui sont faits avec du lait français.
OK. D'accord. sur nos produits fabriqués en France, il on n'est pas tout à fait à 100 % parce qu'il arrive qu'à certaines périodes de l'année, on manque de crème notamment pour faire du beurre et donc on est amené de temps en temps à porter un peu de crème. 98 % des produits fabriqués vendus en France, fabriqués en France sont fait avec du lait français.
Mais la quasi totalité des produits vendus en France sont faits avec du lait français, je vous le disais. Euh alors bien évidemment des produits français, on importe aussi des produits finis de type la mozzarella italienne qui n'est pas fabriqué en France, on importe ou du l'air d'Amer qui est fabriqué en Hollande, on l'apporte. D'accord.
Voilà. Mais pour ce que l'on produit en France et destiné au marché français, ce n'est quasiment que du lait français à l'exception d'un peu de crème encore une fois pour le beurre. Très bien.
Je vous remercie. Alors, vous avez indiqué vouloir réduire de 8 % la collecte du lait en France d'ici 2030. Euh ce qui entraînera une fin de contrat pour une pour environ 270 producteurs.
Déjà, est-ce que ce chiffre est exact ? Alors, pourquoi ce choix ? Quelles sont les solutions proposées euh aux producteurs et aux éleveurs concernés ?
Alors, ce chiffre est exact et et je rappelle que c'est une décision qui a été prise conjointement avec les organisations début 2024. Pourquoi nous avons pris cette décision avec eux ? Tout simplement comme je l'ai expliqué tout à l'heure puisque la volonté des producteurs de nos producteurs était d'améliorer le prix du lait, la valorisation du prix.
étant donné qu'on traite beaucoup d'excédents et que dans notre formule de prix 30 % lié aux excédents, la meilleure façon de mieux valoriser le prix du lait était de dire on est capable de mieux valoriser mais il faut qu'on se désengage de produits du de d'ingrédients qui sont sur des cotations faibles qui baissent la moyenne du prix du lait. D'où l'intérêt de diminuer comme on l'a annoncé à horizon 2030 d'environ 450 millions de litres de lait. En en réalité dans ce chiffre, on a l'avez évoqué 270 producteurs.
On a une solution pour donc déjà sont certains sont déjà partis on a une solution pour la quasi totalité du producteur à date. Il nous reste une dizaine de cas à régler. Des propositions ont été fait à tous.
Par moment cette proposition n'est pas satisfaisante. Dans quelques cas, il faut continuer à travailler sur le sujet. D'accord.
Donc il n'y aura pas de nouvelles vagues. On est on est sur les vagues déjà enregistrées parce que c'est une crainte qui est clairement exprimée par les à date. Nous en sommes là.
Tout à fait. D'accord. Alors maintenant, j'aimerais qu'on qu'on en vienne aux tensions qui qui existent dans les négociations commerciales.
Donc comme c'est on vient de terminer une séquence, je vais peut-être proposer du coup qu'on passe en en H clos. Très bien. Donc on va D'accord. prendre quelques minutes pour débrancher
Anne-catherine Loisier