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videoyoutube.com· 11 juillet 2026

Rachida Dati: Political Battle Royale - Main Character S01E11

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Personnage principal, Azdin Ahmed Chaouche. Highlander, l'immortel, Rachida Dachi. Bonjour, comment ça va déjà ?

Ça va ? Oui ? Oui, ça va très bien.

Vous vous sentez plutôt Highlander ou dans Battle Royale ? Je me sens tout là. Quand on est en campagne, il y a tout.

On a reçu avant vous deux de vos concurrents, au rivaux de casting, Sophia Chikirou de la France Insoumise et Emmanuel Grégoire du Parti Socialiste qui représente la majorité sortante. Première question, je m'adresse à la candidate ou à la ministre de la Culture, car je crois qu'Emmanuel Macron a dit la semaine dernière que vous aviez une semaine pour démissionner. Pourtant, j'ai bien reçu l'agenda de ministre et vous avez encore des choses.

Ça n'est pas une demande du président de la République. J'avais dit que je partirais avant les élections municipales. Et vous avez...

Parce que j'ai lu dans la presse, je lis beaucoup. La presse, oui. C'était fou.

Je le redis, tout ce qui est écrit dans la presse n'est pas forcément vrai. D'accord. Il y a même des journalistes qui écrivent sur vous sans vous connaître, sans vous appeler.

Ça, on en reparlera. Voilà. Parlons du scénario qui se profile pour la ville de Paris parce que vous êtes là aussi et surtout pour ça.

Reprendre la mairie de Paris, c'est comme, je dirais, reprendre la réalisation, vous savez, d'une série à succès comme Star Wars ou James Bond où on fait mieux que les prédécesseurs. On veut savoir pourquoi vous feriez mieux, selon vous, qu'Anne Hidalgo. Moi, je dis simplement, aujourd'hui, quand je parle avec les Parisiens, je suis en campagne, certes, mais j'en rencontre tous les jours et je discute avec eux.

Et depuis des années, que me disent-ils ? Qu'aujourd'hui, ils ne sont pas très contents du bilan de Mme Hidalgo et de M. Grégoire.

Et tous les sondages le montrent. C'est la première fois depuis 2001 et c'est assez historique pour le souligner. C'est qu'une très grande majorité de Parisiens veulent un changement et veulent une alternance.

Et quand on regarde, quand on va dans le détail, ils sont à plus de 60%, même parfois 80%, très mécontents du bilan Hidalgo-Grégoire. C'est d'ailleurs pour ça que Grégoire tente de se déscotcher de Mme Hidalgo, sauf qu'il est comptable aussi du bilan de Mme Hidalgo. La sécurité n'a jamais été aussi haute, elle a explosé.

Le périscolaire en assiste, et moi je suis très choqué par le silence politique, mais aussi le silence médiatique. On disait avant de rentrer en interview, on n'interroge pas les politiques de la même manière. Je veux dire, si j'ai eu le scandale dans le périscolaire qui existe aujourd'hui à Paris, où on ne connaît pas le nombre...

Oui, des éducateurs qui ont agressé sexuellement des enfants dans les crèches. Des viols, agressions sexuelles, maltraitances, dans les écoles maternelles, les écoles primaires dans le périscolaire parisien. Des animateurs sont suspendus, on ne sait pas ce qu'ils deviennent, ils sont déplacés.

Moi j'ai eu le cas d'un animateur qui a été déplacé de mon arrondissement dans le 15e arrondissement, sans qu'on le sache, et qui vient d'être cette fois suspendu pour suspicion de viol sur un enfant d'école maternelle. Et donc on ne connaît pas le nombre de victimes, les familles ne connaissent pas du tout la procédure et les démarches à faire. Moi j'ai reçu une maman qui m'a dit écoutez, mon enfant me dit qu'il aurait été violé, mais je ne sais pas qui, je ne sais pas où.

Et nous les maires d'arrondissement, nous n'avons aucune information. Vous trouvez la mairie passive sur ce dossier ? Elle est totalement passive.

Et ce sont des faits très très graves. Et donc ce périscolaire, M. Grégoire devra en répondre.

Pourquoi ? Parce qu'il a été premier adjoint et en charge des ressources humaines. D'ailleurs Mme Hidalgo ce matin encore le disait sur une radio en disant que c'était lui qui était en charge des ressources humaines.

Et dans ces animateurs, il y a plusieurs centaines aujourd'hui d'animateurs soit déplacés, soit suspendus, sans qu'on connaisse s'il y a une enquête judiciaire, s'il y a une enquête pénale, est-ce que les victimes ont été identifiées, est-ce que les parents ont été reçus. Mettez-vous la place des parents et nous sommes à la veille des vacances scolaires où ils vont devoir confier leurs enfants au centre de loisirs. C'est quand même assez grave sans que nous n'ayons aucune réponse.

Je reste dans mes métaphores de film. Vous pourriez être l'héroïne de droite puisque quatre mandats à gauche et enfin, vous pourriez, selon les sondages, vous êtes quand même bien placé. Moi j'ai une question simple.

Pourquoi vous n'aimez pas la gauche ? Pourtant je suis une enfant de la gauche ouvrière. Moi ce qui m'a structuré ça a été la gauche ouvrière.

Moi j'ai rompu avec la gauche dans les années 80 avec cette marche vous n'étiez pas née, cher Asdine. Il y avait une marche pour l'égalité des droits qui a été transformée en marche des beurres et ils demandaient à être reconnus comme tous les citoyens qui étaient nés en France pour avoir les mêmes droits et ils n'avaient que des devoirs. Et donc ça s'est terminé.

C'est la gauche qui l'a qualifiée de marche des beurres. C'était une marche pour l'égalité des droits. Et ça s'est terminé avec une carte de séjour de 10 ans.

C'était cette fois-là où on attribuait à des gens nés en France. Moi je suis née en France j'ai eu la carte de séjour et la carte de travail. Et j'ai considéré que cette gauche-là commençait un petit peu avec son droit à la différence en fait à communautariser.

Et moi j'ai rompu au moment où le communautarisme est arrivé et qui parfois s'est transformé en séparatisme et même certaines fois plus gravement en radicalisation. Mais j'ai envie de dire il n'y a pas des nuances entre cette gauche-là que vous décrivez et la droite sarkozyenne qui était une droite dure décomplexée. certains qualifiés proches parfois de propos d'extrême droite.

En 2007 Nicolas Sarkozy est élu sur le travailler plus pour gagner plus mais aussi sur le ensemble tout est possible. C'est lui qui a abrogé la double peine. C'est lui qui a favorisé les politiques d'intégration.

Il a été très loin là-dessus. Il souhaitait et ça n'a pas été repris dans le programme présidentiel parce que le parti ne l'avait pas souhaité. Il souhaitait évidemment que par exemple le droit de vote soit donné aux étrangers notamment aux élections locales.

D'autre part rappelez-vous parce que tout le monde a un peu la mémoire courte il avait un débat notamment avec le président Chirac sur le port des signes religieux. Il a changé un peu depuis Nicolas Sarkozy. Il avait une volonté et une ouverture d'esprit qui pouvaient évidemment être là en disant il ne faut pas tout interdire il ne faut pas braquer il ne faut pas radicaliser il ne faut pas exclure il ne faut pas rejeter.

Chirac c'était le brûlot C'est pour ça que lui Nicolas Sarkozy a été en rupture avec Jacques Chirac mais alors vous allez me dire c'était une autre époque une autre époque une autre histoire mais voilà moi j'ai été sur cette droite là la droite du travail la droite de la reconnaissance du mérite c'est quand même lui qui m'a nommé garde des Sceaux c'est quand même lui qui a voulu et qui m'a prédestiné pour que je sois maire du 7ème arrondissement certains je vais vous dire dans ma famille politique je souhaitais que j'aille à Poissy ou dans un endroit je cite où il y a des gens qui me ressemblent voilà pour rester sur la gauche à laquelle vous faites des reproches vous en voulez aussi à une certaine presse de gauche pour un peu reprendre vos propos qui au début de votre carrière c'est vrai on en a déjà parlé vous dépeignez un peu pour rester dans la métaphore film comme le diable s'habille en Prada analysez toutes vos tenues et ça vous mettez en colère parce que vous trouviez ça vous trouviez ça à l'heure toujours raciste c'est c'est un racisme social quand je vois certains titres quand je vois le nouvel obs le monde libération ils ont une obsession concernant quoi que je fasse quoi que je fasse donc maintenant d'ailleurs ce sont des journalistes que je ne connais pas que je n'ai jamais fréquenté qui ne vous appellent pas et donc ils écrivent des choses sous couvert d'anonymat ou de personnes qui évidemment et vous le savez bien qui ne souhaitent pas que je persiste et que je reste en politique on reparlera un peu de votre rapport à la presse il n'y a pas que ça mais vous ne vous laissez pas faire pour la droite vous êtes donc l'héroïne providentielle la figure messianique de cette élection je parle à Paris un peu la Monte Cristo revenu d'entre 4 mandats sous la gauche mais pour ça il faudra faire face ou il faut faire déjà face à une campagne très violente commençons par votre principal adversaire Emmanuel Grégoire le candidat PS il porte plainte contre vous d'ailleurs car vous avez avancé qu'il vous envoyait des gens pour essayer de vous agresser ou d'agresser des gens avec lesquels vous vous réunissez ça va se terminer au tribunal cette élection ou quoi ? mais non mais c'est une manœuvre de diversion parce que nous avons fait un communiqué de presse parce qu'on exige des explications et de la transparence à monsieur Grégoire c'est quoi cette histoire qui a été en charge du recrutement des animateurs dans le périscolaire qui sont mis en cause dans la maltraitance des agressions sexuelles et des viols il doit répondre de cela et donc il fait des manœuvres de diversion nous quand on fait des réunions je vais partout dans Paris partout dans le 18ème 19ème du nord au sud de l'est à l'ouest et parfois il nous envoie évidemment des militants et en particulier monsieur Brossat qui sont devant nos salles de réunion pour nous déstabiliser ça ne nous intimide pas ça ne nous impressionne pas mais cette manœuvre de diversion c'est pour masquer ils ont des problèmes évidemment avec ce périscolaire qui est un scandale mais un scandale majeur qui concerne plusieurs milliers d'enfants à Paris pour ne pas dire des centaines de milliers d'enfants à Paris c'est une honte et donc il faudra qu'ils s'en expliquent il y a le scandale qui est sorti aujourd'hui sur les bailleurs sociaux comme vous le savez je vais dans tout Paris dans tous les parcs sociaux à Paris ils sont fortement dégradés voire insalubre j'étais encore il n'y a pas très longtemps rue nationale dans une famille où en ouvrant le placard de la cuisine le mur est tombé le plafond est tombé et donc les travaux ne sont pas faits et donc nous avons découvert que Paris Habitat qui était d'ailleurs le bailleur 1 milliard 100 de budget 800 millions d'euros de loyers encaissés et en fait on découvre qu'il y a des chantiers fictifs ils donnent les marchés qui ne se font pas ils surfacturent et tout le monde se partage évidemment l'a mise et un détournement de fonds majeur c'est un bailleur social c'est l'argent des parisiens et donc tout ça est détourné des signalements ont été faits à monsieur Brossat et à monsieur M. Brossat qui était l'adjoint au logement oui des signalements lui ont été faits il n'en a rien fait et aujourd'hui le scandale éclate alors il y a un point du scénario sur lequel on a tous des questions est-ce que vous pourriez diriger avec Sarah Knafo ? non mais moi je l'ai déjà dit elle appartient à un parti reconquête dont le président m'a mis en cause dans un livre tout un chapitre parce que j'avais prénommé ma fille du prénom de maman et qu'il a une notion de grand remplacement que des gens comme vous et moi cher Asdine qu'on remplace je ne sais pas qui mais qu'on remplace des gens donc ils ne veulent pas de nous donc pas d'alliance avec Sarah Knafo vous pouvez nous le dire mais on n'a pas les mêmes valeurs et aujourd'hui je fais une campagne de premier tour je ne fais pas une campagne de deuxième tour c'est-à-dire que même vous pourriez me dire avec d'autres ils ne s'embarrassent pas monsieur Grégoire de s'allier avec les filles ça ne les embarrasse pas mais alors pour les autres c'est-à-dire qu'ils regardent toujours ailleurs moi c'était ma mère qui me disait ça c'est comme les phares de voiture ça éclaire toujours au loin mais on ne regarde pas ce qui est à ses pieds et donc lui c'est exactement pareil et donc voilà moi aujourd'hui je fais une campagne de premier tour je le dis aux parisiens c'est-à-dire que les forces d'alternance sont majoritaires malheureusement à ce stade nous sommes divisés et donc l'addition des forces d'alternance ça ne fait pas une alternance et donc ça sera le premier celui qui arrive en tête qui l'emporte et le deuxième tour je veux savoir s'il y aura ce mot pas d'alliance offrez-moi ce scoop ce serait bien non mais je fais une campagne de premier tour peut-être que je serai je serai élue à la majorité absolue dès le premier tour je n'aurai pas le mot pas d'alliance mais bon c'est la campagne c'est la politique donc non c'est une alliance avec les parisiennes et les parisiens non c'est pas c'est pas pour faire la langue de bois et autres parce que je sais dans quel piège veut la gauche me faire tomber je n'y tomberai pas je fais une campagne avec les parisiennes et les parisiens c'est ça qui les emmerde alors j'ai lu dans l'Ibê parce que vous parliez tout à l'heure de votre sarcophilie mais j'ai lu dans l'Ibê qu'Emmanuel Macron vous soutenait est-ce que c'est vrai ou pas ? alors qu'il y a un candidat officiel de la Macronique qui est Pierre Bournazel qui est soutenu par Gabriel Attal et Gabriel Attal n'a plus de relation avec le président de la République et c'est notoire donc voilà c'est Gabriel Attal qui s'est mis en déloyauté vis-à-vis de celui qui l'a quand même fait enfin il est devenu ministre grâce à lui et vous l'acceptez oui ce soutien du président de la République oui mais mon engagement il est bien avant j'ai été élue en 2008 à Paris donc mon engagement pour Paris il est ancien il est construit c'est un chemin long d'être candidat à la mairie de Paris le président de la République me soutient on en a évidemment parlé c'est pour ça que je souhaite quitter le gouvernement avant l'élection municipale mais voilà après c'est des histoires c'est des querelles de loyauté déloyauté je ne veux pas rentrer là-dedans et vous vous situez où politiquement parce qu'on vous présente vous êtes LR mais vous êtes à droite vous êtes plutôt centre droit vous êtes où madame Dati ? je suis une femme de droite moi je suis pour la valeur travail la reconnaissance du mérite le sens de l'effort je suis aussi pour l'autorité pour de l'ordre je ne suis pas pour le laxisme ni pour l'angélisme donc voilà plutôt retaillot Macron nous n'avons pas vraiment la même sensibilité avec Bruno Rattelio mais il le sait et ça c'est la force de ce parti politique de droite les républicains il y a beaucoup de sensibilité ça va des centristes des libéraux jusqu'aux souverainistes voilà c'est la force de ce parti on a une tradition ici si vous voulez bien jouer avec moi à chaque candidat une série ou un personnage de série ou de film que l'on peut associer à ce candidat par exemple vous associerez quel personnage de film ou de série à Emmanuel Grégoire ? he's no good ah oui pourquoi ? parce que c'est le calife qu'il est calife depuis toujours d'ailleurs Anne Hidalgo l'appelait le stagiaire parce qu'elle considérait qu'il n'était jamais au niveau ah oui ok he's no good ça que n'a faut quand je vois la campagne comment elle la met ça fait un peu Martine à la plage Martine au café Martine en visite chez les amis enfin voilà d'ailleurs qu'est-ce que vous en pensez de sa communication sur les réseaux sociaux ? moi je pense que être candidat à la mairie de Paris c'est sérieux un programme et un projet ça se travaille avec des collectifs mon projet il a été travaillé depuis des années avec des collectifs des associations des parisiens moi j'ai une équipe expérimentée j'ai des élus qui sont implantés des maires sortants des maires d'arrondissement qui ont exercé depuis longtemps et puis notre projet il est cohérent c'est-à-dire que nous ne sommes pas comme M.

Béliard qui n'a aucun point d'accord avec M. Grégoire la gauche aujourd'hui elle est dans le sauve-qui-peut elle veut elle veut sauver son siège ou son mandat nous on veut sauver Paris vous aussi vous avez fait aussi des petites vidéos qui ont fait parler notamment par exemple vos sorties avec les éboueurs c'est quoi aujourd'hui ? elle se passe à la campagne ? vous soignez votre image ? d'abord c'est pas c'est pas c'est pas une question d'image j'en suis plus là c'est une question de montrer certaines réalités quand je vais dans le parc social et que je montre l'état du parc social ça c'est le bilan de Mme Hidalgo et de M.

Grégoire quand je montre l'explosion du narcotrafic à Paris et qu'il y a des comptements où le deal est assis l'ouvert je vous invite à aller avenue Max Dormois c'est l'état ça ? non c'est pas l'état non ça n'est pas l'état justement et qu'on favorise et on conforte ce type de délinquance voilà il faut montrer la réalité je ne suis pas dans ce déni idéologique c'est pas de la politique spectacle de se mettre en nom ? non il faut montrer parce que la sécurité c'est la compétence du maire le maire il a dans ses prérogatives c'est dans le code des collectivités territoriales la prévention de la délinquance et la tranquillité publique donc la sécurité et elle préside une instance qui est le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance dans lequel vous déterminez une politique pénale locale pour Paris et vous mettez en place des dispositifs de sécurité pour lutter contre la délinquance de voie publique avec le préfet de police c'est une politique qui marche sur deux jambes et si je suis maire de Paris demain cette politique sera mise en oeuvre allez pour Sophia Chiquirou un perso de sérieux je n'ai pas d'idée moi je ne suis pas d'accord avec leurs idées autres mais voilà c'est des engagements politiques enfin elles résistent dans leur querelle de gauche donc voilà c'est leur sujet c'est pas le mien d'ailleurs on a interrogé Sophia Chiquirou à propos de vous parce qu'Emmanuel Grégoire décidément encore lui c'est normal c'est le favori encore Emmanuel Grégoire souvent vous compare les deux vous associe elle a vu ça comme quelque chose de raciste vous êtes d'accord avec elle ? oui c'est du genre oui on voit bien pourquoi elles s'entendent d'abord on ne se connait pas on ne se fréquente pas non parce qu'on est deux arabes c'est ça enfin il faut dire les mots mais ça c'est c'est cette gauche là qui a un petit racisme social je le vois là genre on se pince un peu le nez on veut bien que vous réussissiez mais pas trop quand même on veut bien que vous arriviez mais pas chez eux quand même donc c'est exactement ça cette gauche là c'est cette gauche qui se pince le nez regardez leur liste c'est tous des bourgeois là et c'est un petit club et donc on est pour l'intégration mais très très loin mais on intègre très très loin voilà donc c'est un petit club et je pense qu'elle et moi on les énerve parce que vous voulez dire vous êtes dans le 7ème et vous assumez d'être de droite quand on est droite on est dans le 7ème ? non moi je suis dans un arrondissement où j'ai été le maire de droite le mieux élu ça en dit long sur les français les français ne sont pas sectaires Grégoire, Hidalgo, Brossat très sectaires voilà d'ailleurs j'ai une question qui ça m'a toujours taroté l'esprit est-ce que vous avez parfois des administrés certains de vos électeurs citoyens qui viennent vous voir et disent j'en ai marre des arabes il y en a trop ça arrive ou pas ? on est dans le 7ème ça fait quand même des scores non parce que là vous caricaturez non une chose est sûre c'est qu'ils n'ont aucune vision ni ethnique ni communautariste de ma personne ou de ma vie donc c'est-à-dire qu'ils m'appellent par mon prénom et jamais personne ne c'est-à-dire qu'ils n'ont ils pourraient dire ah mais vu d'où vous venez ou votre origine je reconnais que ça ne s'est jamais produit dans le 7ème arrondissement sur mes administrés et mes habitants j'ai plutôt je me rappelle d'un dîner où il y avait Robert Lyon qui était le directeur de cabinet de Michel Rocard et qui me disait les gens de chez vous c'est au moment des violences urbaines de 2005 il disait oui mais peut-être chez vous c'est juste il ne m'a pas dit vous avez une culture de la violence j'ai été choquée j'ai plus entendu ou quelqu'un qui se trompe et qui vous dit ah Farida non je m'appelle Rachida mais chez vous vous n'êtes pas un petit peu tous pareils donc voilà donc c'est cette gauche là qui pense qu'elle est bien pensante ou quand vous lui dites attention je suis aussi française et au lieu de dire mais j'y ai jamais pensé il vous dit enfin c'est pas tout à fait ce que je voulais dire donc en fait il y a pensé voilà et Pierre-Yves Bournazel allez pour terminer pour pas l'oublier parce que vous êtes quand même il fait un peu Calimero ou l'homme invisible quoi voilà entre les deux séries voilà oh carrément non mais il fallait toujours vouloir se plaindre et donner des leçons à tout le monde il n'a jamais bossé de sa vie enfin moi je veux bien moi j'ai eu un milliard de vies donc forcément je crispe plus tout le monde j'ai eu un milliard de vies donc personne ne sait où me situer personne ne sait où on peut voilà donc mais moi je suis très fière de la vie de toutes ces vies que j'ai pu avoir allez on est à Radio Nova et j'ai regardé une de vos réformes en tant que ministre de la culture c'est le label Club Culture une aide pour les boîtes de nuit c'est quoi ça rapidement ? en fait c'est Club Culture certains jeunes étaient venus me voir et ils m'ont dit nous avons des clubs où on promeut des jeunes artistes de la nouvelle création souvent des DJ femmes ou des minorités on a des engagements par exemple sur la prévention des risques ou la lutte contre les violences faites aux femmes et c'est vraiment des nouvelles ce sont des esthétiques ce sont aussi des programmations musicales très originales et en fait le seul lien qu'ils ont avec les institutions c'est le ministère de l'intérieur et donc soit pour des nuisances ou soit pour des interdictions et donc ils voulaient que le ministère de la culture reconnaisse cette originalité là donc j'ai créé ce label qui est effectivement avec un logo qui est valable pour 3 ans et ça leur donne évidemment une visibilité ça concerne combien de gens à peu près ? là je crois de mémoire il doit y avoir 16 clubs labellisés mais il y a Paris mais il y en a aussi en province ça prend son essor alors justement ça me permet de faire une petite virgule justement dans les boîtes on a toujours peur de ne pas rentrer de se faire refouler moi ça m'arrivait beaucoup je ne sais pas si ça vous est arrivé mais en tout cas moi ça m'arrivait et vous dans vos meetings c'est un peu la même chose vous savez avec Le Monde et Maria notre journaliste Mylène Berthaud vous me voyez venir s'est fait refouler alors qu'elle était accréditée c'était pendant la galette des rois avec Valérie Pécresse c'est quoi le profit quand on est journaliste pour couvrir un meeting chez vous ? non mais c'est quoi cette histoire ? non d'abord c'est pas moi qui l'ai refoulé donc j'étais pas au courant de cette histoire mais j'ai le choix encore de savoir qui peut assister à des réunions et des réunions politiques voilà si vous voulez avant je parlais avec tout le monde j'échangeais avec tout le monde maintenant je ne réponds plus aux journalistes parce que vous pouvez leur répondre vous avez des articles qui sont à charge moi je veux bien avoir des défauts évidemment je veux bien avoir vu d'où je viens et la vie que j'ai eue comme je vous dis j'ai eu un milliard de vies donc forcément il y a des choses qui sont pas aussi lisibles que ça mais un article à charge madame Schwartz Bord qui est rédactrice en chef adjoint je vais le dire à vous qui dit je comprends pas j'alerte les parisiens ils peuvent pas voter pour acheter des articles c'est une imposture mais ça vous choque pas ça Azine ? non mais très sincèrement vous voulez dire que c'est un jugement de valeur ? c'est un jugement de valeur bien sûr ça vous choque pas ? et elle se dit femme de gauche et elle fait des leçons de morale à tout le monde mais d'où parle-t-elle ? mais pourquoi se permet-elle ça ? là c'est plus du journaliste on est dans l'injure on est dans le jugement de valeur et donc c'est pas acceptable donc j'ai aussi le choix de pas vouloir répondre vous êtes pourtant la première vous êtes la première à être dure par exemple en conseil municipal vous n'avez pas peur de taper mais ça c'est le combat politique le journaliste normalement ce qui n'est plus le cas maintenant mais devrait être un peu objectif il devrait entendre les uns les autres maintenant les témoignages sous anonymat qu'on vous reprend mais comment pouvez-vous avoir 4 pages à charge ? moi je veux bien avoir une vie sombre être un personnage épouvantable le pire du pire mais comment avoir 4 pages qu'à charge ? mais vous ne découvrez pas ça depuis le début de votre carrière oui c'est pour ça que maintenant quelque part je me dis bon bah c'est pas grave je le laisse rentrer et puis ils font un travail non parce qu'après ils vous harcèlent ils emmerdent tous ceux qui vous entourent donc je suis tranquille donc voilà vous n'êtes pas à ma réunion je suis tranquille je fais mes réunions très tranquille non mais et puis les journalistes qui veulent écrire ils écrivent ce qu'ils veulent en fait je m'en fous d'accord bon bah ok des collusions entre les journalistes qui écrivent sur commande j'en connais un paquet ah voilà pour faire plaisir à telle ou telle récessionaire politique ou pour valoriser ou promouvoir une candidature à droite ça existe pas ? si partout non mais non mais à gauche ils font le choix par exemple le nouvel observateur il y a une journaliste qui me l'a dit parce qu'elle voulait faire un papier elle m'a dit bah non on m'a dit dans la rédaction qu'on peut pas on sait pour qui on fait campagne voilà c'est un journal d'opinion d'entacte mais quand ils font un papier c'est mieux de m'appeler puis s'ils peuvent ça se voit trop arrêter de faire qu'à charge quoi voilà allez il y a un film que j'adore là on est sur les questions qui grattent avec Jim Carex qui s'appelle menteur menteur là aussi vous allez me voir venir et là entre vous et l'émission de France 2 complément d'enquête il y a menteur j'explique à nos auditeurs le 5 février vous avez accusé devant la commission parlementaire de l'assemblée sur l'audiovisuel public complément d'enquête d'avoir payé un de vos proches pour qu'il témoigne à charge contre vous dans le reportage semaine suivante complément d'enquête était aussi auditionné le journaliste qui a signé le reportage dit ça j'ai reçu un mail il y a quelques jours d'un proche de madame Dati qui a vu l'audition de la ministre de la culture et qui s'est reconnu dans les propos qui ont été tenus ici et il affirme clairement que complément d'enquête ne lui a jamais proposé d'argent et il m'a autorisé à en faire état ici devant la commission aujourd'hui qui a raison qui risque le parjure d'abord le proche n'a pas appelé complément d'enquête ce journaliste a contacté vous avez des éléments déjà de son d'accord il a contacté le membre de mon entourage il lui a demandé d'écrire un mail ce qu'il a fait et il n'a pas lu intégralement le mail que le proche a évidemment écrit il ne l'a pas lu intégralement et je l'ai en ma possession ça c'est une chose la deuxième chose j'ai dit qu'un tiers au nom de complément d'enquête avait approché un proche en lui proposant une rémunération s'il donnait des informations à charge me concernant et effectivement ces éléments nous les avons et je confirme ce que j'ai dit donc vous allez transmettre les deux parties je vous dis je confirme je confirme mais ce sont des méthodes qui ne sont pas des méthodes du journalisme et encore moins du service public voilà et vous avez les détails c'est du cash c'est de l'argent non ils ont fait une proposition de rémunération d'accord ok vous maintenez c'est ce qu'on apprend là c'est que vous maintenez bon ben il risque de se faire taper sur les doigts parce qu'on n'a pas le droit le journaliste est passé par un tiers pour demander des informations à charge me concernant et en proposant une rémunération de manière nécessaire si c'était utile voilà il a fait une proposition d'accord pas de montant non c'est une proposition proposition d'accord et vous allez est-ce que j'ai lu que le président de la commission d'enquête demandait est-ce que chacun transmette oui qu'il donne l'intégralité du mail qu'il a sollicité lui-même et voilà allez parlons un peu de votre bilan en tant que ministre de la culture c'est quoi votre plus grand succès en tant que ministre de la culture est-ce qu'il y a quelque chose j'imagine quand on est ministre on se dit je veux laisser ma trace sur une réforme c'est quoi sur la culture la mission que m'avait donnée le président de la république c'est de démocratiser l'accès à la culture que ce soit sur l'accès à la culture mais aussi sur les nominations par exemple et donc la plus grande fierté que j'ai au ministère de la culture c'est d'avoir lancé un plan culture et ruralité notamment et de développer et de faire accéder la culture au plus grand nombre notamment dans les territoires ruraux et ça a été un programme de 100 millions d'euros nous sommes à près de 80 millions d'euros aujourd'hui de consommés sur tous les dispositifs d'accès à la culture sur tout le territoire national j'ai développé la médiation parce qu'évidemment accéder à la culture il faut aussi de la médiation et donc j'ai reçu et j'ai eu une convention avec eux j'ai tenu mes engagements avec eux c'est les acteurs de l'éducation populaire qui n'avaient jamais été reçus au ministère mais depuis une vie ça faisait plus de 40 ans qu'ils n'avaient pas été reçus au ministère de la culture je les ai conventionnés avec le ministère de la culture pour qu'ils puissent intervenir pour faire accéder justement la culture au plus grand nombre et sur les métiers de la culture j'ai évidemment développé des institutions d'accès à la culture j'ai exonéré les boursiers des frais de scolarité pour les écoles d'art parce que ça coûte très cher vous êtes de gauche en fait quand je vous écoute mon combat c'est la réduction des inégalités et lutter contre les discriminations tous mes combats politiques comportent cette dimension là tous les combats politiques que j'ai pu mener pourtant pourquoi la gauche n'apprécie pas votre bilan je pense que les artistes ne sont pas trop de votre côté si je me trompe ? non pas tant que ça parce que je n'ai pas eu de mouvement j'ai démocratisé j'ai sauvé le CNC qui devait être supprimé notamment pour financer le cinéma j'ai sauvé tous les dispositifs fiscaux qui permettent de financer la culture notamment le spectacle vivant parce que le spectacle vivant notamment même quand vous investissez à perte ça sera toujours moins à perte qu'une fracture dans la société donc mon combat a été le spectacle vivant l'accès à la culture la démocratisation de la culture la sauvegarde du patrimoine j'ai beaucoup investi dans la protection de notre patrimoine et en particulier le patrimoine religieux je considère que c'est notre patrimoine culturel commun et donc à chaque fois j'avais toujours en trame de fond la lutte contre les discriminations et des inégalités il y a peut-être paradoxalement c'est peut-être sur une réforme de droite que vous vous êtes cassé les dents la fusion de l'audiovisuel public ça avait été annoncé avec une énorme bande annonce mais la date de sortie c'est quand ? parce qu'elle était attendue depuis 2017 elle n'avait pas réussi à avancer après il y avait eu le Covid il reste une lecture il reste une lecture donc la réforme est quasiment terminée c'est une réforme de droite ça ? non c'est une réforme de réorganisation et de rassemblement des forces du visuel public aujourd'hui il est très affaibli il est très attaqué et il ne remplit plus son rôle de mission de service public vis-à-vis de tous les français aujourd'hui 68% des français se informent sur le numérique et plus sur les médias traditionnels les audiences sont très vieillissantes et certains et sur par exemple si vous prenez France Intel les auditeurs c'est vraiment du CSP plus c'est-à-dire que les radios commerciales si je puis dire sont en plus des auditeurs qui sont de classe plus populaire et donc il faut pouvoir réformer tout ça donc il faut se réorganiser avoir une stratégie cohérente rassembler ses forces et s'adresser au plus grand nombre et à tous les français parce que c'est parmi il n'y a pas que les journalistes mais parmi tous les salariés de l'audiovisuel public il y a une crainte de cette réforme certains voient ça comme peut-être des pertes d'emploi pas du tout une perte d'indépendance j'ai reçu des syndicats j'ai reçu des salariés d'ailleurs les signalements qui ont été faits contre madame Ernot proviennent de salariés ou de syndicats donc ne croyez pas que tout est rose dans l'audiovisuel public parce que la BBC par exemple on dit que c'est quand même un échec quand même relatif non c'est pas un échec c'est pas la même dimension et c'est pas non plus c'est pas la même dimension c'est pas les mêmes financements mais l'audiovisuel public européen c'est pratiquement regroupé tous à part un ou deux pays et évidemment pour pouvoir rester audiovisuel public moi je considère que c'est un pilier de la démocratie moi je crois à un état fort c'est comme la culture c'est un choix politique si vous désinvestissez ou vous vous êtes engagé c'est un choix politique le RN qui veut privatiser c'est une mauvaise idée ? moi je ne suis pas pour la privatisation je ne suis pas pour la privatisation de l'audiovisuel public donc là c'est une vraie ligne moi je suis très claire là-dessus et je l'ai dit même avant d'être ministre de la culture alors il y a un mauvais film qui se joue aussi en ce moment dans la classe politique c'est la polarisation du débat on en a beaucoup parlé et on l'a vu aussi encore plus avec la mort de Quentin de Ranc cet identitaire membre de l'ultra droite est-ce que vous étiez favori par exemple à la minute de silence à l'Assemblée ou pas ? c'est quand même une tragédie on ne meurt pas dans une démocratie pour ses idées quelles qu'elles soient d'ailleurs ce qui est dangereux c'est cette polarisation qui conduit à une violence extrême et à la mort et c'est ça qui est quand même et donc cette polarisation elle conduit aux extrêmes et les extrêmes de tous bords tous les extrêmes sont dangereux ça finit toujours mal l'extrême toujours et donc d'en être arrivé là qu'un jeune de 23 ans soit mort dans cette violence épouvantable moi ça me choque et ça me déstabilise quand même j'ai lu beaucoup de commentaires et il y en a c'est vrai que moi qui m'a marqué il n'y a pas eu une minute de silence par exemple après la mort d'Aouba Karsissé cet homme poignardé à 57 reprises dans une mosquée par un activiste raciste il y a des mauvaises et des bonnes victimes ou pas ?

écoutez sur ce combat là je vais vous dire oui il y a du il y a du racisme en France les français ne sont pas racistes le pays ne l'est pas mais moi je pense que dans les responsables politiques ou public là je trouve que c'est plus conservateur dans le mauvais sens du terme beaucoup plus que les français le pays a évolué la classe politique est restée arc-boutée sur des principes qui ne sont pas forcément les bons moi aussi ça me choque ça me choque il n'y a pas que lui il n'y a pas que lui il y a des délits et des crimes racistes en France et ils ne remontent pas ils ne font pas le bandeau de BFM ça il faut le dire à vos collègues journalistes oui mais aussi les politiques qui parfois ne sortent pas des sujets oui d'accord mais il faut le dire à vos collègues journalistes qui souvent malheureusement ou pas suivent le discours politique c'est vrai que non mais même eux ils sont aussi dans leur confort vous pensez ? certains journalistes oui c'est une co-responsabilité alors ? moi je pense aussi c'est pour ça d'ailleurs que quand on dit que les français détestent de plus en plus leur classe politique ils détestent aussi de plus en plus les journalistes donc c'est bien qu'il y ait quelque chose qui ait une forme de co-sanguinité qui est malsaine dans un dîner il vaut mieux être journaliste ou politique selon vous ? oui j'allais dire tout ça est ensemble parfois plus qu'on ne croit vous avez peut-être une réaction même si ce n'est pas vous qui était à la manœuvre mais une réaction à la nomination d'Anne-Claire Le Gendre à l'Institut du Monde Arabe vous en pensez quoi ? elle est présentée comme une diplomate de haut rang hyper compétente qui parle aussi arabe c'est une bonne nouvelle ou pas sa nomination ? moi je la connais bien je la connais depuis très longtemps c'est une vraie professionnelle c'est une arabisante elle connaît très très bien les enjeux des pays arabes et des pays arabes au sens large parce que certains ne font pas la différence entre des pays africains des pays arabes des pays musulmans enfin certains tout ça c'est la même chose si je voulais résumer elle a cette nuance et cette subtilité et elle a un véritable intérêt pour ces pays là je reconnais que je l'ai soutenu et je trouve que c'est une personne de qualité c'est une femme ce qui ne gâche rien et puis elle est très posée moi j'ai vu on a vu regardez avec les sujets qu'on a nous avons par exemple avec l'Algérie c'est elle qui a suivi très longtemps qui suit ce dossier qui est complexe mais qui permet aussi que le fil ne soit pas rompu mais c'est pas sur la ligne de Retailleau du tout non c'est quelqu'un qui est une vraie diplomate dans le vrai sens du terme mais alors moi je vais mettre les pieds dans le plat il n'était pas tant qu'une personnalité d'origine maghrébine ou d'un pays du Moyen-Orient homme ou femme d'ailleurs soit nommée parce que moi j'ai vu la liste que des hommes blancs des ex-présidents oui mais il y a comme des personnes de qualité oui mais sur les nominations regardez sur les promotions les nominations moi j'ai vu ça au ministère de la culture qui est le ministère de la nomination alors là s'il y a de la cooptation à fond les ballons c'est-à-dire qu'on va accéder à la culture c'est bien mais on oublie de dire qu'accéder au métier de la culture c'est mieux y compris sur des grosses nominations moi là je procède à des grosses nominations et j'ai toujours le même vivier et c'est un vivier qui passe d'une nomination à une autre et puis j'ai eu un échange avec un ministre ou quelqu'un qui a essayé de se positionner en disant si j'ai pas ça alors tu me mets là et puis un tel ira à tel endroit voilà donc la co-sanguinité les cooptations ça existe et j'ai encore 2-3 dernières questions il y en a une comme ça qui vient de me venir à l'instant spontanément est-ce qu'il est c'est vrai est-ce qu'il est plus difficile d'être interviewée par Radio Nova ou par CNews ? c'est dépend du climat aujourd'hui en ce moment en campagne Radio Nova moi je connais un peu son état d'esprit je connais aussi sa philosophie je suis plus confortable ah oui pourtant je vous vois souvent sur CNews quand même c'est vrai vous savez quand vous êtes un responsable politique il faut aller partout il faut parler à tout le monde c'est-à-dire que moi ceux qui se pincent le nez en disant on ne va pas là parce que si on ne va pas là c'est le meilleur moyen pour laisser la place à ceux que vous voulez combattre donc il faut aller partout il faut parler avec tout le monde ce qu'on dit vous entendez bien avec Vincent Bolloré c'est vrai ? oui je vais vous faire une confidence je l'ai connu il y a très très très longtemps j'avais 20 ans je l'ai connu par quelqu'un qui s'appelait Antoine Bernheim qui était un homme formidable et qui m'a appris beaucoup de choses d'ailleurs quand j'étais auditeur contrôleur de gestion il m'a appris certaines choses il m'a appris aussi à analyser rapidement à agir rapidement prendre des décisions donc voilà je l'ai connu par lui il y a très longtemps vous en pensez quoi de ces médias ? vous les qualifiez de comment ? oui mais ce sont après c'est une ligne qu'ils ont ils ont le droit c'est un média privé chacun a le choix de sa ligne vous avez une ligne chacun a sa ligne donc moi je respecte on est dans un pays de liberté d'expression ce que je n'aime pas c'est l'injure l'outrance le sectarisme et parfois le sectarisme il est là on ne croit pas voilà et il n'y a pas de sectarisme sur ces news ? en tout cas ils vous invitent et ils vous laissent vous exprimer vous échangez ah oui mais vous débattez et quand vous n'êtes pas d'accord non mais parce que le sectarisme ça serait de dire comme me font certains journalistes c'est comme ça et pas autrement ça peut être aussi vu comme cautionner un pseudo un pseudo pluralisme non ? non parce que quand vous y allez vous défendez vos idées vous croyez que je suis d'accord avec eux surtout non j'y vais je défends ma ligne je défends ma vision mes idées et comme il vous respecte Vincent Bolloré vous ne pouvez pas lui dire comme ça au coin de l'oreille qu'il va un peu trop loin que parfois ça va loin quand il stigmatise quand les journalistes stigmatisent à longueur de journée des gens comme moi en réalité je ne l'ai pas vu mais depuis mais des années je ne l'ai pas revu donc je suis très tranquille et lui ne se mêle de rien en tous les cas en ce qui me concerne mon entourage on n'est dérangé par rien d'accord bon si on était dans un film une série on serait dans quoi ou qu'est-ce que vous regardez en ce moment vous regardez Netflix d'ailleurs on va commencer par une petite question est-ce que vous regardez les séries parce que tout à l'heure je vous ai posé des questions vous n'avez pas beaucoup cité de séries parce que les séries ce qui m'ennuie c'est que attend des saisons et tout donc je veux tout voir d'un seul coup donc je suis moyennement série alors que vous vous en êtes pour vous-même à la septième ou huitième saison pour votre vie politique mais depuis que je suis née c'est des saisons à l'infini donc voilà c'est l'avantage d'avoir la vie que j'ai eue et qui agace certains mais c'est comme ça mais non je regarde de tout et quand on regarde des films sur Netflix on regarde avec ma fille elle est très Netflix donc je regarde avec elle quand il y a des petits films vous lui dites un jour peut-être que maman elle aura son biopic comme l'a lu Nicolas Sarkozy non parce que la pauvre pourtant je sais qu'en douce elle regarde tout ce qui me concerne qui ne la satisfait pas puis elle fait genre non non maman je ne regarde pas ou alors elle me dit maman ne regarde pas il ne faut pas regarder voilà donc il ne faut pas lire donc voilà vous avez déjà été approchée pour qu'on fasse un film sur vous ou pas ? oui bah plus d'une fois ah oui ? oui même Netflix c'est pas vrai et c'était qui qui devait jouer votre rôle ? vous savez ? non parce que je ne veux pas y aller ah oui ? pas tout de suite un moment non mais c'est trop compliqué ma vie est très compliquée pour un scénariste c'est de l'or en barre comme on dit non ? je ne sais pas mais quand vous avez eu plein de vie il faut démêler les fils ouais qu'est-ce que je peux vous souhaiter ? bah c'est ah non j'ai une question quand même importante c'est par rapport à mon lapsus du début après les municipales quel que soit le résultat est-ce que la marche au-dessus vous intéresse ? clairement est-ce que la présidentielle c'est un objectif pour vous ? non c'est vrai ? ah non non moi je suis sur la mairie de Paris moi j'adore être dans les écuries j'allais dire présidentielles moi j'adore les aventures collectives j'ai adoré faire la campagne de Nicolas Sarkozy qui a été ça a été une campagne très active très politique et le résultat qu'avait obtenu Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal d'ailleurs les gens ont voté pour eux ça n'a pas été un vote contre c'est-à-dire que ceux qui ont voté Nicolas Sarkozy ils voulaient Nicolas Sarkozy ceux qui ont voté Ségolène Royal ils voulaient Ségolène Royal ça a été je crois une rare élection ça a été un vote d'adhésion c'est une question que j'avais posée à Najat Vallaud-Belkacem je vous la pose est-ce que la France est plus prête à élire une femme présidente ou un arabe président ou une arabe présidente ? peut-être à égalité mais déjà moi je vois je vais vous dire je suis très franche avec vous je vois y compris quelle que soit la famille politique pour certains ils n'aimeraient pas que je sois maire de Paris alors imaginez présidente si j'annonce demain je suis candidat à l'élection présidentielle alors là c'est même pas alors là c'est c'est la curie ou la curie ou la curée ou tout ce qu'on veut mais non déjà la mairie de Paris c'est je sens c'est marrant je ne me suis jamais interrogé comme je n'avais jamais vu autant de résistance de résistance sur la légitimité en étant candidate à la mairie de Paris quand même oui mais tu ne trouves pas que c'est quand même trop pour toi ou tu penses que c'est pour toi est-ce que tu penses c'est le bon moment est-ce que tu ne penses pas voilà et des gens bienveillants qui sont autour de vous donc voilà donc je pense que c'est le bon moment et ça serait bon pour la France et réponse 15 mars et 22 mars premier tour et deuxième tour il faut être mobilisé dès le premier tour pas de dispersion des voix pour sa famille politique ou pour les autres attention que pour moi merci à vous en tout cas merci merci beaucoup personnage principal Azin Ahmed Chaouche merci à vous