152 milliards pour le CAC40... et deux ans de plus pour les autres !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
je t'ai laissé comme le canard à qui on a coupé la tête et qui continue de courir c'est l'ordre libéral aujourd'hui concurrence croissance mondialisation tout ça les gens n'en veulent plus cette retraite on vous dit voilà ça va être deux années de plus pendant que les autres ils se gavent les gens n'en veulent plus donc on est comme un espèce de canard sans tête qui continue à courir mais je veux dire vous avez écouté les ministres qu'est-ce qu'ils ont comme argument qu'est-ce qu'ils ont comme raisonnement qu'est-ce qu'ils ont comme espérance à proposer au pays tout ça est vide et creux et donc je pense que là en revanche le plus fort rôle qu'on a sur le plan politique n'est pas un rôle de contre seulement c'est le jour aujourd'hui on se raconte on se raconte jusqu'au dernier jour on sera là le jour de la CMP on sera le lendemain à l'Assemblée nationale qui est pas de doute mais les aspirations qui sont présentes dans cette mouvement un mouvement puissant avec des millions de personnes dans la rue et encore plus il y a des Rassas et ben il y a des aspirations là-dedans ou qui doivent nous aider à passer du contrepo pour le pour c'est quoi c'est une retraite plutôt évidemment pour les salariés qui ont des métiers pénibles des métiers de la deuxième ligne et là il y a un savate soit là-dessus il y a un sabbat de choix de les Français doivent pouvoir vivre de leur travail indexation des salaires sur l'inflation il y a même des mesures qui sont apparues au fil du débat comme ça pour la jeunesse moi je suis pour un nouveau contrat pour la jeunesse le repas à 1 € CROUS c'est vous voyez des mesures qui sont des de la même manière que moi j'interroge une personne ce matin qui est franchisée qui travaille chez Total mais vous savez comme pompiste pas dans la raffinerie et qui me dit bah les vacances de cet été c'est mort j'en prends plus depuis le covid cet été je pense qu'on doit faire le pH gratuit ce sont assez gavés on doit faire le fait que par exemple qui est pour 10 euros le train est limité on doit penser à un certain nombre de mesures comme ça qui réveille de l'espoir dans le cœur des gens et qui fasse que sa bascule pas seulement du côté sombre d'une colère qui se transforme en dégoût en écureuilant et en résignation Patrick vous avez donc choisi de nous parler de la betterave pas la betterave rouge qui nous a dégouté de la cantine qu'on appelle la betterave potagère mais la betterave à sucre dans la France est championne du monde et la région des Hauts-de-France championne d'Europe avec une densité particulière dans votre chair Picardie François Ruffin plus un tiers des betteraves françaises sont picardes ainsi que environ 40% du sucre français la betterave est l'un des emblèmes du groupe Les Fatals Picards qui ont coiffé cette racine avec un bandeau on va le voir façon drapeau de Corse ils en ont même fait voilà avec un bandeau blanc comme comme la tête de mort sur le drapeau de la Corse et ils ont même fait des t-shirts et vous même François Russin vous avez mis une betterave dans vos campagnes sous forme d'une mascotte sur pattes baptisée colérique et qu'on va voir à présent si la régie veut bien suivre mon texte la voilà j'espère que le réveil des betteraves le réveil des betteraves et j'espère que le monsieur enfermé dans la betterave dis pose d'un compte pénibilité vous avez même une fois député tourner une vidéo qui a failli être historique c'est la première fois que dans l'histoire de l'Assemblée nationale on vient dans le salon de la croix avec une betterave pas de chance c'était pas une betterave à sucre mais un panais vous étiez à ça à ça d'entrer dans l'histoire de la betterave bulletin de santé comme prévu comme annoncé après l'interdiction complète des néonicotinoïdes insecticides anti-pucerons qui enrobait la c'est semences de betteraves la filière sucre ne va pas bien le groupe terreo l'ancien béguincé deuxième producteur mondial a annoncé hier qu'à cause de la baisse prévue et durable des récoltes de betteraves il va fermer sa dernière sucrerie du Nord à escaudœuvres près de Cambrai 123 suppressions de poste près de 300 en comptant les les saisonniers et les emplois indirects chauffeurs notamment le choc dans ce qui était le cœur industriel du Cambrésis déçu inquiet colère on ferme une usine qui était productive qu'on avait des bons rendements pour que je vois pas et puis niveau des de l'argent qu'ils ont fait sur notre dos je comprends pas pourquoi on ferme l'usine comme ça une sucrerie avec code œuvre on a malheureusement ici des projets de vie qui s'effondre aujourd'hui puisque nous avons beaucoup de jeunes salariés sur le site décodeur qui viennent d'acheter des maisons on leur parle peut-être de d'aller travailler sur un autre site ce qui ne va pas être évident pour pour demain fin d'une histoire vieille de 150 ans la sucrerie centrale de Cambrai avait été fondée en 1872 sans doute l'une des plus vieilles raffineries de France terrible gâchis industriels de betteraves qui explique la fermeture de l'usine endetté et qui connaît une crise de gouvernance n'est pas en tout cas la vétusté de l'usine 60 millions d'euros ont été investis ces cinq dernières années notamment pour remplacer les chaudières à charbon par des appareils à gaz mais d'après son propriétaire le était en voie de surcapacité et les usines voisines de laine et du Pas-de-Calais peuvent traiter les betteraves du Nord ce qui est sûr c'est que la superficie des cultures de betteraves est à son plus bas niveau en France depuis une quinzaine d'années ce qui est inquiétant aussi c'est ce cercle vicieux qui semble enclencher comme le dit le président de la Confédération des planteurs sans betterave les usines ne sont pas viables et sans usine la culture de la betterave n'a plus lieu d'être et la réduction des surfaces s'explique par l'interdiction des néonicotinoïdes pas seulement la sécheresse la concurrence d'autres céréales mieux rémunérés ont pu inciter les cultivateurs à se détourner de la betterave mais l'incertitude liée à l'interdiction sans alternative de ces insecticides à peser lourd alors je sais François Ruffin que vous allez me parler de la fin des cotes à sucriers des ravages de la concurrence et du libre-échange sur ce marché qui a été brutalement dérégulier il y a cinq ans oui parce que je vous écoute mais là il ne s'agit pas de ça c'est pas une question de concurrence c'est pas le débouché ou la rentabilité qui font défaut c'est la matière première d'où ma question entre les néonicotinoïdes que vous avez combattue et la betterave que vous avez soutenue entre la casse de l'emploi industriel et la reconversion des betteraviers que choisissez-vous comprendre ce qui s'est passé parce que un fléau naturel là le puceron vient masquer un fléau économique qui est la dérégulation et qui a eu des effets beaucoup plus profonds parce que sur un an on a vu le prix de la betterave chuté de 50%. pourquoi parce qu'il y a une crise de surproduction parce qu'on a des reculé parce qu'il y a le plus de prix plancher il y a on a libéré des quotas d'importation donc il y a tout ça qui a déréguliers le marché et qui a fait qu'il y a une plus plongée de prix de 50% quand il y a une plongée du prix de 50% qu'est ce qui se passe les gens ils se mettent à moins les paysans ils choisissent de moins produire de betteraves et de se tourner vers d'autres productions qui vont être plus rentables donc vraiment là on a un phénomène majeur qui a un choix de dérégulation et en plus on peut parler d'un espèce de fanatisme de la commission c'était vrai il y a au moment où ça s'est produit le prix de la betterave a remonter aujourd'hui mais même si il remonte vous savez les agriculteurs ils s'inscrivent dans une durée c'est là où on limite ça va rejoindre plein de débat qu'on va voir ce soir sur l'inflation les agriculteurs s'inscrivent dans une durée quand vous dérégulez les marchés ecoute vous avez du yoyo comme ça sur les produits ça empêche de s'installer dans la durée de se demander qu'est-ce qu'on va produire sur les deux 5 10 ans à venir donc là ce qu'il faut et c'est le vrai choix de société en fait qu'il nous faut poser aujourd'hui sur la betterave c'est un point d'entrée mais sur les marchés agricoles en général sur le prix de l'énergie c'est qu'est-ce qui doit appartenir à marcher qu'est-ce qui doit sortir du marché dans quelle mesure le marché doit être régulé doit être encadré et là ce sur quoi il faut se bagarrer c'est sûr une régulation du marché de la betterave en l'occurrence et quand vous voyez que au contraire excusez-moi mais on va voir un accord en tout cas qui est dans les tuyaux sur le Mercosur qui va mettre en concurrence Emmanuel Macron a dit encore il y a quelques semaines que il était pas question de signer si chaque fois qu'Emmanuel Macron se prononcé ça se produisait pas derrière il a dit 40 fois depuis j'espère que vous n'aurez pas me réinviter le jour où ça passera quand même parce qu'on aura trouvé des moyens de spliter l'accord et de faire un salon juste comme ça mais toujours est-il que l'une des conséquences de de cet accord de libre-échange ça serait de mettre en concurrence la betterave à sucre dans notre coin avec la canne à sucre des pays du déjà aller vers plus de dérégulation ce sur couvert quoi il nous faut aller sur ce marché là comme sur plein d'autres marchés c'est vers le vraiment je pense que c'est le choix fondamental qui est posé à nous aujourd'hui sur la betterave mais de manière plus générale dans la société c'est qu'est-ce qu'on laisse à un marché dont on espère qu'il va s'auto réguler et qui ne s'auto régulent pas et qu'est-ce qu'on encadre comment on encadre comment régule comment on organise entre la protection de l'environnement ou la sauvegarde des emplois il va se poser c'est une réalité pour pour les Travis qui font le choix d'abord je vous redis le fléau économique est-elle bien plus important que ne les le fléau naturel et ensuite si on décide de d'harmoniser les marchés c'est-à-dire de se dire ce qu'on se pose comme contrainte à nous on le pose aussi au produit qui entre sur nos marchés et bah à ce moment-là on peut aller vers relever les normes environnementales plutôt que d'appliquer du dumping permanent cette discussion que j'ai avec vous ce soir c'est une discussion que j'ai très régulièrement avec les planteurs de betteraves dans mon coin avec la FDSEA de mon coin que je rencontre à la Chambre d'Agriculture très régulièrement donc je suis rodé à cet exercice et qui fait que malgré tout oui en effet je considère pas qu'on doit aller vers du dumping et je suis le seul député de Picardie avoir voté contre le retour des néonites continues on en vient à la réforme des retraites qui poursuit son examen au Sénat et aux alentours de minuit l'article 7 le fameux qui prévoit le report de l'âge légal de 62 à 64 ans a été voté soir on retiendra à Monsieur du soft que votre nom restera à jamais attaché à celui d'une réforme qui fera revenir presque 40 ans en arrière nous évoquons cette article 7 parce que nous avons la conviction que nous sauvons le système de retraite par répartition bien sûr nous allons voter cet article 7 parce que il va permettre de sauver le régime de retraite par répartition ceux qui se moquent des chiffres se moquent des gens derrière les chiffres il y a les déficits derrière les déficites il y a l'argent des Français derrière l'argent des Français il y a la peine des Français pour 201 contre 115 le Sénat a adopté l'article 7 c'est la première fois que le report de l'âge légal est voté par des parlementaires Elisabeth borne a parlé aujourd'hui d'une étape importante est-ce que ça peut miner la détermination et la mobilisation des gens à le reposer sur la surprise qu'un Sénat de droite vote une réforme de droite je pense que ça tiendrait à pas grand chose donc là il y a quelque chose de plus en plus profond dans le pays vous savez quand j'entends derrière les chiffres il y a des gens se dire que quand on est passé de 60 ans à 60 ans déjà il y a une multiplication de 4 des personnes dans cette tranche d'âge là qui sont arrivés au revenu de solidarité active pourquoi parce qu'ils sont pas ils ont pas réussi à obtenir la retraite soit parce qu'ils étaient usés soit parce que ils ont été mis en dehors du marché de l'emploi et donc ils sont retrouvés au RSA qu'est-ce qui va se passer en passant de 62 à 64 ans on sait c'est déjà chiffré il va y avoir 190000 à 250 000 personnes qui vont se retrouver à être dans des situations de précarité avec en plus une pression sur les salaires donc voilà on le sait les Français sont majoritairement posés à cette réforme mais ils sont aussi très majoritaires à penser qu'elle sera votée et appliquer il y a une résignation d'une majorité des Français est-ce que c'est pas ça le maillon faible de la contestation il y a toujours l'enjeu de passer à on a raison on peut gagner qui est et je vois moi surtout je veux dire le gâchis dans lequel on se met quoi imaginez que après deux ans de crise covid avec la guerre en Ukraine les factures de l'énergie qui vont ils ont tous les sens les gens qui arrivent pas à remplir leur caddie dans supermarchés dans la République ce qu'on devrait faire pour son pays c'est demander comment on le rassemble comment on le rassemble pour affronter un certain nombre de défis et à la place de ça on a là on met un truc qui divise le pays qui le fragmente qui le fracture et je pense que c'est très très nocif de en plus de s'appuyer sur quoi sur l'espérance que c'est la résignation qui va leur porter l'espérance que c'est le dégoût qui va l'emporter plutôt que de s'appuyer sur des sentiments positifs de qu'est-ce qu'on va construire ensemble pour gagner pour obtenir le retrait de cette réforme est-ce que les syndicats doivent aller plus loin est-ce qu'il faut mettre économie à genoux comme le suggérait jeudi dernier cinq fédérations CGT en tout cas quand on voit que il y a 7 Français sur 10 qui sont opposés à cette réforme 9 salariés sur 10 que il y a eu une deux trois quatre millions de personnes que tout ça manifestement ça suscite juste de l'indifférence du gouvernement et du président de la République ça veut dire quoi ça veut dire que la seule solution qu'il y a c'est que ça soit les patrons qui appellent Macron il faut que je fasse soit j'ai besoin le patron d'Amazon qui a réussi à obtenir la Légion d'Honneur donc il doit avoir le 06 Emmanuel Macron qui prennent son téléphone et qui dit non ça peut plus le bureau arrête donc là c'est un effet rebondir quand on était sur la zone industrielle d'Amiens il y a deux jours Procter et Gamble a perdu un million d'euros je sais pas s'il a été d'ailleurs en France mais pas c'est pas compte Procter c'est pas le patron d'aloft c'est mes salariés ils arrivent pas à l'heure c'est franchement donc il faut mettre l'économie à genoux entre guillemets en tout cas il faut faire presque je suis pour remettre le pays de bout mais on remet pas un pays de bout sans les travailleurs avec les travailleurs ceux qui vont le remettre l'économie debout qui vont remettre le fait que le rail on est des conducteurs dans les rails que on est des preuves dans les écoles sans les recruter en job dating qu'on est des hôpitaux qui soient pas en lambeaux c'est avec les travailleurs mais c'est pas en introduisant de la résignation du dépôt du découragement vous savez moi j'interroge y compris les gens qui vont pas dans les manifestations parce que je vois bien le fossé entre des manifestations qui sont nombreuses mais un soutien populaire qui est encore plus nombreux moi quand j'interroge un charisme qui va pas dans les manifs il me dit oui mais tout ça quand même ça décourage le travail ça décourage de se dire qu'on va avoir deux ans de plus à faire j'entends une agent d'entretien de l'hôpital d'Amiens qui me dit mais 64 ans pour moi ils sont fous c'est pas possible donc voilà ce qui est quand même va rester massivement installé dans le pays pour l'instant ce sont pas les grands patrons qui cherchent à entrer en contact avec le président ce sont les les syndicats le front syndicats la officiellement envoyé une lettre au président de la République pour lui demander une rencontre mais l'exécutif a déjà opposé une fin de le recevoir à cette demande la première ministre et ils avaient devant leur a répondu hier que la porte du ministre du Travail Olivier du soft était toujours ouverte quant au Président il fallait accepter ses invitations l'été dernier selon Bruno Le Maire c'est ce qu'il a dit ce matin il a proposé à tous les syndicats d'être reçus au printemps et elle était dernier 2022 et je rappelle que certains comme la CGT ont refusé à ce moment-là c'était le temps des syndicats c'était le temps de la discussion pour préparer le projet de loi de réforme des retraites donc la CGT a refusé l'invitation du président de la République maintenant c'est le temps de Parlement c'est-à-dire que c'est au parlementaire qui représente le peuple français de prendre les décisions sur cette réforme des retraites s'il y a des discussions à voir c'est au ministre du Travail Olivier du choc d'avoir ses discussions avec la représentants syndicaux mais nous sommes dans le temps du Parlement le temps du Parlement vous entendez ce que Bruno Le Maire dit ou il n'y a qu'Emmanuel Macron aujourd'hui qui peut dénouer cette crise et manuellement c'est lui qui peut la dénouer puisque c'est lui qui l'a nouée on voit très bien qu'aujourd'hui c'est pas une réforme qui est faite pour des raisons financières je veux dire le déficit prévu c'est 12 milliards d'euros d'accord le déficit commercial aujourd'hui d'ores et déjà c'est 164 milliards d'euros donc ça doit être 12 ou 14 fois plus justement c'est une marque de son autorité et il le dit c'est si jamais il flanche là dessus il va plus voir rien faire d'après lui donc c'est un marqueur d'autorité c'est une mesure qui est bien plus politique aujourd'hui que ça n'est une mesure économique vous dites il est dans une certaine forme de folie dans sa volonté de faire passer cette réforme qu'est-ce que vous entendez pas il est marqué par une certaine humoriste comme on dirait dans la tragédie grecque c'est-à-dire un sentiment de démesure et un mois tout seul je peux forcer forcer le pays et aller contre le cœur du pays voir j'ai énoncé la série de crise dans laquelle on se trouve mais il y en a une que j'ai pas énoncé c'est la crise démocratique on se trouve dans une crise démocratique profonde avec un président de la République qui est réélu sans panache sans projet avec derrière une majorité de raccro à l'Assemblée nationale et avec dans un coin comme le mien la somme dont on parlait ils sont même pas capables d'envoyer la moitié de leurs députés au deuxième tour il y en a qu'une qui est élu sur la totalité du département et c'est sur cette baisse sociale extrêmement réduite que il pense pouvoir passer une mesure contre cette Français sur 10 9 salariés sur 10 non c'est 75%. mais c'est pas grave la question du déficit ça ne se décomptes publics c'est une finition qui ne se pose pas selon vous mais en tout cas c'est une question qui peut se résoudre pas bien d'autres manières on peut imposer des sortes sur cotisations sur les eaux salaires on peut imposer le fait que il y ait davantage de cotisations patronale qui soit versée on peut imposer que pour ce qui est de financer le davantage le revenu contribuentif on peut imposer que en effet sur par exemple quand même il faut imaginer l'un des sens dans lesquels on se trouve quand même monsieur Cohen on est aujourd'hui la bourse il vient nous être dit que la battue son record historique de tous les temps du jamais vu de bénéfice à la dépasser les 150 milliards d'euros pour les juste pour les 40 entreprises du CAC 40 et c'est ce temps-là qu'on va venir dire aux salariés c'est vous qui devez travailler deux années de plus comment vous voulez afficher ça afficher cette indécente de cette manière là ça veut dire qu'au fond très profondément il y a une rupture démocratique qui se produit c'est de gouverner sans le démos voir contre le démos et je pense que ça installe soit de la révolte dans la durée soit un profond équeurment dans la durée est-ce que le débat auquel on a assisté la à l'Assemblée nationale sur cette réforme des retraites était vraiment un exemple de la façon dont la démocratie fonctionne en France non mais je pense que le l'exemple de ne pas avoir débattu de ce fameux article préféré au bout de votre travail parce que vous étiez chargé pour les insoumis de présenter les propositions de LFI pour les pour les retraites c'est vous qui était qui avait cette charge-là et vous n'avez pas pu exposer tout ce que vous souhaitiez faire j'étais partisan d'aller à l'article 7 qu'il y ait pas de doute là-dessus et je remets pas ça maintenant vous savez c'est un phénomène extrêmement périphérique ce que les gens regardent c'est quand est-ce qu'ils vont pouvoir prendre leur retraite et combien ils vont toucher c'est pas ce qui se passe au Sénat à l'Assemblée nationale non non c'est extrêmement périphérique et aujourd'hui très concrètement ça veut dire quoi ça veut dire que moi je me balade avec c'est vous qui avez le téléphone portable mais avec mon téléphone portable je croise une personne aussi auxiliaire de vie je tapote sur mon téléphone elle me donne combien elle a d'enfants en quelle année à la convention de travail et bien voilà et quand elle a 53 ans elle a déjà du mal aux épaules parce qu'elle porte des corps et on voit qu'elle va voir un an et trois mois supplémentaires ça se dit bon c'est pas possible voilà ce qui est la réalité faut ramener à ça on nous dit qu'il y a des chiffres il y a des gens derrière bah oui mais les voilà les gens qui sont derrière donc ça va aller peut-être le coup d'aller au bout de ce débat franchement c'est complètement offrir un spectacle lamentable c'est ce qu'elle dit Laurent Berger ne pas trop la sieste fois la question la question n'est pas là aujourd'hui la question aujourd'hui c'est cette réforme est une réforme profondément injuste et qui va laisser des traces dans la société française comment on en sort comment on en sort par le haut bon bah moi je pense que il y a la nécessité de toute façon de sortir de ce monopole de toute puissance d'un président de la République sur cette question de manière plus profonde vous savez il avait été porté par le mouvement des gilets jaunes l'idée d'un référendum d'initiative citoyenne c'est-à-dire quand ça coince de cette manière là qui est la possibilité d'une initiative citoyenne de dire on demande à ce qu'il y a une référendum là-dessus et oui évidemment la sortie par le référendum est une sortie possible mais je pense que nous il y a deux débouchés il y a un débouchés syndical immédiat qui est la bagarre qui est la bagarre au sens métaphorique vous prendrez pas au piège qui est au sens métaphorique mais qui est une une lutte de dire bah non vous passerez pas vous arriverez pas à passer en force il y a des secteurs qui vont bloquer ainsi de suite et ça c'est le rôle des syndicats et moi j'appuie simplement les décisions qui sont prises par les travailleurs et ensuite je pense que nous on a un rôle d'alchimie parce que en fait la question qui se pose moi je pense qu'on est dans une forme vous savez c'est comme le canard à qui on a coupé la tête et qui continue de courir c'est l'ordre libéral aujourd'hui concurrence croissance mondialisation tout ça les gens n'en veulent plus cette retraite où on vous dit voilà ça va être deux années de plus pendant que les autres ils se gavent les gens n'en veulent plus donc on est comme un espèce de canard sans tête qui continue à courir mais je veux dire vous avez écouté les ministres qu'est-ce qu'ils ont comme argument qu'est-ce qu'ils ont comme raisonnement qu'est-ce qu'ils ont comme espérance à proposer au pays tout ça il vit des creux et donc je pense que là en revanche le plus fort rôle qu'on a sur le plan politique n'est pas un rôle de contre seulement aujourd'hui on se raconte on se raconte jusqu'au dernier jour on sera là le jour de la CMP on sera là le lendemain à l'Assemblée nationale qui est pas de doute mais les aspirations qui sont présentes dans cette mouvement un mouvement puissant avec des millions de personnes dans la rue et encore plus qu'il y a des rats à ça et ben il y a des aspirations là-dedans ou qui doivent nous aider à passer du contrepo pour le pour c'est quoi c'est une retraite plutôt évidemment pour les salariés qui ont des métiers pénibles des métiers de la deuxième ligne et là il y a un savate soit là-dessus il y a un sabattoir de les Français doivent pouvoir vivre de leur travail indexation des salaires sur l'inflation il y a même des mesures qui sont apparues au fil du débat comme ça pour la jeunesse moi je suis pour un nouveau contrat pour la jeunesse le repas à 1 € CROUS c'est vous voyez des mesures qui sont de la même manière que moi j'interroge une personne ce matin qui est franchisée qui travaille chez Total mais vous savez comme pompiste pas dans la raffinerie et qui me dit bah les vacances de cet été c'est mort j'en prends plus depuis le covid c'était je pense qu'on doit faire le pH gratuit ce sont assez gavés on doit faire le fait que par exemple il y a pour 10 euros le train est limité on doit penser à un certain nombre de mesures comme ça qui réveille de l'espoir dans le cœur des gens et qui fasse que sa bascule pas seulement du côté sombre d'une colère qui se transforme en dégoût en écureuilant et en résignation on a objectivement une société qui aujourd'hui est divisée en trois blocs il y a un bloc libéral central qui s'est mis à au fil du temps il y a un bloc d'extrême droite il y a un bloc de gauche on a affaire à trois blocs qui sont aujourd'hui divisés dans la société maintenant dans ce temps-là sachant ça c'est ce que je vous disais sur la crise démocratique dans un coin comme le mien ou les esprits sont agités qu'est-ce qu'on doit faire est-ce qu'on doit faire tout pour l'apaisement du pays tout pour le dépassement des contradictions tout pour réparer les fractures ou bien est-ce qu'on doit faire c'est du sel sur les plaies or aujourd'hui ce qui se passe c'est qu'on accroît les fractures on verse du sel sur les plaies et ça ne peut pas donner autre chose je parle du pays qui est bien plus énervé que ne les Assemblée nationale ça ne passe pas donné autre chose dans le pays que la montée en puissance du ressentiment voilà ce compte quoi on devrait lutter et je pense que oui le président de la République aujourd'hui comme garant l'unité de la nation il remplit pas sa fonction il remplit pas sa fonction en mettant sur la table ce qui sait qui va venir le plus déchirer le pays au moment où il devrait le rassembler pour affronter ensemble les défis commun et le premier des défis communs c'est comment on fait pour opérer la transition écologique pas seulement dans l'agriculture mais en matière de gestion d'eau c'est de ça dont on devrait discuter ensemble de la manière la plus rassembleuse possible or on choisit de mettre sur la table ce qui va faire éclater le pays
François Ruffin