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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 13 mars 2025 56 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Festival de Cannes, coulisses des grands prix - C à Vous l’intégrale - 12/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous tenez dans les mains ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes délégué général du Festival de Cannes. On est ravis de parler de ce film 100 % Lumière.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    On est sûrs que le cinématographe et le 7e art ont été inventés par les frères Lumière à Lyon ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous demandez chaque année à des cinéastes de tourner leur propre version du premier film de l'histoire.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le cinéma, vous l'avez dans le sang. Quelle est la première fois, le premier choc ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est parce que vous choisissez des films qui raflent tout après sur leur passage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00T.FrémauxFait
    « Ce n'est pas une caméra primitive mais une Bell & Howell, qui était une des marques les plus légendaires. »
  • 4:00T.FrémauxFait
    « J'en étais le premier ébloui. J'ai même une clé USB dans laquelle ils sont tous. »
  • 6:00T.FrémauxFait
    « C'est très curieux. C'est surtout assez français de pouvoir questionner ces choses. »
  • 8:00T.FrémauxFait
    « La 1re projection publique payante, c'est Paris en décembre 1895. »
  • 10:00T.FrémauxFait
    « Quand on dit qu'on tourne un film, ça veut dire qu'on tournait la manivelle. »
  • 12:00T.FrémauxChiffre
    « Il y en a même 500 hors catalogue. Ils en ont produit et réalisé 2000. »
  • 14:00J.AudiardFait
    « Et une Black. Zoe est black. »
  • 16:00J.AudiardFait
    « Elle a dit des bêtises, des choses absolument ignobles qu'on a entendu dire par un certain mouvement politique après Cannes. »
  • 18:00J.AudiardFait
    « Ce qui est normal. Si vous travaillez à Hollywood, si vous y faites une comédie musicale, il y a tout un matériel, au sens strict, qui existe, et au sens humain. »
  • 20:00T.FrémauxFait
    « Le succès, l'ouragan qui s'abat sur la Croizette est tellement beau et énorme qu'on a presque eu peur. »
  • 22:00M.AudiardFait
    « Je ne vois vraiment pas pourquoi un auteur de films ne ferait pas autorité dans le milieu musical. »
  • 26:00C.DucolChiffre
    « On a quand même passé un tiers de notre existence de couple sur Emilia Pérez, 5 ans. »
  • 28:00J.AudiardFait
    « Les 4 premiers. On m'a cambriolé, ça s'appelle. »
  • 30:00J.AudiardFait
    « Je me suis dit que c'était peut-être le moment... Je suis devenu producteur entre-temps. »
  • 32:00T.FrémauxFait
    « Je suis le 3e membre du trio organisateur. C'est compliqué. »
  • 34:00CamilleFait
    « C'est ce qui est bien avec la chanson. C'est un art qui brasse tout le réel. »
  • 36:00CamilleFait
    « Chanter, c'est vibrer ensemble, pas seulement performer et faire des super notes et vibes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tu la harcèles! Tu lui Dis que si elle ne veut pas venir, elle ne viendra plus jamais! Qu'est-ce que c'est que cette merde? - A.-E.Lemoine: En 10 ans, les frères Lumière ont produit plus de 1500 films de 50 secondes qui nous offrent aujourd'hui un spectacle intact du monde au tout début du XXe siècle.

Les plus célèbres avaient déjà été réunis dans un long métrage. 8 ans plus tard, 120 films inédits et restaurés seront projetés à partir de mercredi prochain sur grand écran. - Quand Lumière tourne la manivelle, la grande histoire se joue dans l'accomplissement technique d'un petit appareil de fer et de bois aux contours parfaits.

Il y a 130 ans, les frères Lumière inventaient le cinématographe. Tout était déjà là: la comédie, le drame, le jeu des acteurs et le visage des enfants, les travelings en bateau et les panoramas en tramway...

Une centaine de vues Lumière inédites et restaurées offrent le spectacle intact du monde au début du siècle. Ce retour extraordinaire aux origines du cinéma dit aussi que le voyage ne s'est jamais arrêté et que l'aventure continue. ...

Le cinéma est là d'emblée tel qu'on le connaîtra toujours. - A.-E.Lemoine: "Lumière, l'aventure continue!" est "un trésor mondial" pour M.Scorsese, "un pur émerveillement" pour J.Triet, "un coup de tonnerre émotionnel" pour X.Dolan.

Pour en parler ce soir, T.Frémaux, le directeur de l'Institut Lumière, qu'on filme façon "Entrée en gare", pas de La Ciotat, mais de "C à vous". Bonsoir, Thierry. - T.Frémaux: Bonsoir.

Rires. C'est un accueil! - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que je tiens dans les mains? - T.Frémaux: Ce n'est pas une caméra primitive mais une Bell & Howell, qui était une des marques les plus légendaires. - A.-E.Lemoine: Avec la fameuse manivelle.

C'est pour ça qu'on dit "un tournage". - T.Frémaux: Quand on dit qu'on tourne un film, ça veut dire qu'on tournait la manivelle. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous accueillir.

Merci de nous avoir offert cette entrée mal filmée. - T.Frémaux: C'est quand c'est hésitant que c'est aussi passionnant.

Pas quand c'est sûr de soi. - A.-E.Lemoine: Vous êtes délégué général du Festival de Cannes.

On est ravis de parler de ce film 100 % Lumière. Il donne à voir des images aussi rares que précieuses et belles. C'est un spectacle éblouissant qu'on va découvrir au cinéma mercredi prochain? - T.Frémaux: J'en étais le premier ébloui.

J'ai même une clé USB dans laquelle ils sont tous. - A.-E.Lemoine: Les 1500? - T.Frémaux: Il y en a même 500 hors catalogue.

Ils en ont produit et réalisé 2000. Pour prétendument quelqu'un qui n'y croyait pas, ils s'en sont quand même bien occupés... - A.-E.Lemoine: Tout ça pendant 10 ans. - T.Frémaux: La 1re projection publique payante, c'est Paris en décembre 1895.

En janvier, il fait passer une petite annonce dans "Le Progrès"de Lyon:"Nous cherchons des jeunes hommes qui n'ont pas peur de l'aventure et d'un métier précaire." - A.-E.Lemoine: Ils ont filmé Tokyo, le Mexique, la Palestine...

Vous avez retrouvé un film sur Damas. - T.Frémaux: Oui, on ne s'en était pas aperçus.

Les pays arabes, l'Egypte, la Tunisie, l'Algérie...

Alger la Blanche est une ville sublime. Elle a été sublimée tout de suite par les images du cinématographe. - A.-E.Lemoine: On est sûrs que le cinématographe et le 7e art ont été inventés par les frères Lumière à Lyon?

Il n'y a aucun doute là-dessus? C'est un sujet sensible. - T.Frémaux: C'est très curieux.

C'est surtout assez français de pouvoir questionner ces choses. C'était une grande aventure collective. Si, demain, matin quelqu'un inventait un vaccin contre le sida, il n'aura pas inventé le microscope.

Il aura utilisé tout ce qui précédait. Lumière a utilisé les procédés de T.Edison...

Il y a eu beaucoup d'inventeurs avant lui et pas beaucoup après. Une fois qu'il l'a fait, c'est fait. Sa place dans l'histoire est très étrange.

On est toujours pas vraiment inventeur. Pas toujours vraiment cinéaste...

Nous, nous disons qu'il est totalement inventeur et totalement cinéaste. - A.-E.Lemoine: Avec cette date de 1895, la fameuse "Sortie des usines". - T.Frémaux: C'est drôle...

Le cinéma, on sait que c'était à Lyon. Dans cette rue Saint-Victor...

On nous a dit qu'il s'appelait Lumière et que le quartier s'appelait Monplaisir...

Un gosse nous a dit un jour: "En plus, ils ont inventé ça rue du Premier Film." Mais non, ça a été appelé comme ça après. Un enfant m'a dit que le premier film tourné à Lyon, c'était "L'Arrivée du train en gare de La Ciotat".

Rires. - L.Sénéchal: Pour le Festival Lumière, vous demandez chaque année à des cinéastes du monde entier de tourner leur propre version de ce premier film de l'histoire.

On va commencer par celui de votre copain Q.Tarantino. C'était en 2013.

C'est vraiment le même lieu à Lyon. Il a signé son court métrage à la fin. Il y a aussi celui de Francis Ford Coppola en 2019, assez émouvant.

Il est avec son chien en laisse. B.Tavernier vous a mis le pied à l'étrier dans ce Festival Lumière à Lyon.

Plus festive, la version de J.Fonda. Elle avait donné comme indications: "Vous êtes les ouvriers des frères Lumière et vous venez de gagner une grève." C'est pour ça qu'ils sont heureux.

Voici notre version préférée, celle de C.Deneuve. Il y a un figurant qu'on connaît bien: P.Lescure.

Est-ce que vous, vous avez une version préférée? - T.Frémaux: J'aime beaucoup celle de Coppola.

Comme cette petite caméra, il l'a filmée avec sa propre caméra...

Il y a un grain particulier. Il y a un noir et blanc...

Quelque chose d'une image argentique très belle. Il y avait aussi celle de Michael Cimino, qui disait: "Vous êtes des ouvriers et c'est la pause déjeuner. Vous avez faim, donc vous courez parce que vous allez manger. - E.Tran Nguyen: Le cinéma, vous l'avez dans le sang.

On a envie que vous nous racontiez quelle est la 1re fois, le premier choc. Il paraît que c'était à 5 ans, devant "Blanche Neige". - T.Frémaux: A l'époque, les gosses voyaient les films de Disney...

Je n'ai pas une passion absolue pour ce film, mais je me souviens surtout qu'on était arrivés en retard. On était arrivés dans le noir. A 5 ans, vous entrez dans un drôle de monde tout noir avec un écran, des gens qui vous demandent...

C'est quelque chose qui m'a sans doute...

C'est resté ancré en moi. C'est pour ça que j'ai une passion pour les salles de cinéma. Lumière a inventé plusieurs fois le cinéma.

Il a inventé la technique, l'art et les salles de cinéma. - A.-E.Lemoine: "Lumière, l'aventure continue!" est en salle mercredi prochain.

Et on rappelle cette rue du premier film dans la collection "Une nuit au musée" que vous signez. "Faut que ça plaise à Frémeaux", extrait de K.Tuil, qui met en scène un cinéaste suspendu à l'appel du dieu cannois.

Celui qui décide avec son équipe de l'avenir des films. Votre réputation est littéraire, désormais. - T.Frémaux: J'aime beaucoup K.Tuil.

Y.Attal avait fait un très beau film sur son roman précédent. Elle a écrit ça? - A.-E.Lemoine: Exactement. - T.Frémaux: Il faut que ça me plaise à moi et à mes camarades de sélection.

Et ensuite, il faut que ça vous plaise à vous. - A.-E.Lemoine: Mais si ça plaît à T.Frémaux, ça décide de beaucoup de choses pour l'avenir d'un film.

Est-ce que c'est parce que vous choisissez des films qui raflent tout après sur leur passage, aux César, aux Oscars, aux Bafta ou aux Golden Globes, ou est-ce qu'ils raflent tout parce qu'ils sont bons et que c'est pour ça que vous les avez choisis? - T.Frémaux: Ca. - A.-E.Lemoine: Dernier exemple de film qui rafle tout: "Emilia Pérez".

J.Audiard, 7 César, 2 Oscars...

Ils ont eu 2 Baftas...

Je n'ai pas d'exemplaire de prix Lumière. Ca, c'est un Golden Globe. Ils en ont eu 3.

Ca pèse vraiment lourd. Mais tout a commencé à Cannes, avec un prix d'adaptation féminine pour les 4 actrices de "Emilia Pérez" et le prix du jury pour son réalisateur. - Le prix du jury va à un film qui célèbre l'identité, la mémoire et le cinéma... "Emilia Pérez".

Acclamations. - J.Audiard: Je ne suis pas J.Audiard.

Il est bloqué dans un taxi. Il m'a demandé de vous lire un mot. "Je remercie toutes mes actrices, Karla Sofia, bien sûr, Z.Saldana, S.Gomez, Adriana Paz.

Elles ont été merveilleuses. Elles étaient ma raison de tourner tous les matins. - A.-E.Lemoine: Merci infiniment.

Bonsoir. On est ravis de votre présence ce soir pour revenir sur l'incroyable parcours de "Emilia Pérez", dont vous sortez avec un sacré supplément bagages. 25 prix au total.

C'est lourd! - J.Audiard: Dans tous les sens du terme. - A.-E.Lemoine: C'est vrai? - J.Audiard: Bien sûr.

On se demande toujours si ce n'est pas exagéré, si on va vous en reprendre le soir...

En tout cas, je remercie mon cher Thierry. - A.-E.Lemoine: Il venait de dire à tort que personne ne le remerciait jamais... - J.Audiard: Tu es gonflé!

J'ai encore dit au producteur de remercier Thierry... - A.-E.Lemoine: J'ai trouvé ça gonflé aussi! - T.Frémaux: Je retire.

Quand je disais ça, c'était pour dire qu'on est au début de l'aventure. Après, l'aventure, c'est vraiment les films qui la vivent, la créent et la vendent. - J.Audiard: On devrait inventer un néologisme "l'avendure". - A.-E.Lemoine: Cette saison des prix...

On n'a pas les prix d'interprétation et le prix du jury de Cannes...

Ca a commencé cette aventure il y a 9 mois. Vous étiez particulièrement touché par le prix d'interprétation destiné à vos 4 actrices. C'était la 1re fois qu'une actrice mexicaine et qu'une actrice transgenre étaient récompensées dans un festival. - J.Audiard: Et une Black.

Zoe est black. Il y a une clairvoyance assez géniale de la présidente. - A.-E.Lemoine: C'est un symbole extrêmement fort. - J.Audiard: Ca sert à ça.

Z.Saldana et K.S.Gascon, que nous avons reçues à Cannes car nous étions époustouflés par votre film...

K.S.Gascon nous expliquait comment elle a bataillé pour vous convaincre de jouer non seulement le rôle après transformation mais avant transformation. - K.S.Gascon: Tellement insisté, faire un effort énorme...

On ne convainc pas facilement Jacques. Je me déguisais, j'ai changé ma voix pour qu'il comprenne que je pouvais faire les 2 personnages. Finalement, un jour, il m'a appelée et m'a dit que ça allait, que j'avais raison, que ça allait marcher.

Il est vraiment comme ça. C'est un génie. C'est le meilleur directeur du monde. - J.Audiard: Elle exagère toujours. - A.-E.Lemoine: Non... - J.Audiard: J'hésitais...

Je pensais que ça pouvait être difficile. J'avais eu des problèmes avec une actrice trans déjà avant. Il y avait eu un truc d'incompatibilité.

J'avais peur que le retour en arrière... - A.-E.Lemoine: La perturbe. - J.Audiard: Oui.

Mais j'ai réfléchi un petit peu plus et je me suis dit que c'était le parfait rôle de composition...

Elle va jouer le rôle de l'homme qu'elle n'a jamais été. - A.-E.Lemoine: Elle a été nommé aux César et aux Oscars dans la catégorie de meilleure actrice.

Mais sa chance de remporter ces trophées a été réduite du jour au lendemain à néant après la révélation d'anciens tweets polémiques. Ca avait largement parasité la campagne du film à Hollywood. Le mot "campagne" en dit long sur ce qu'est devenue cette compétition. - J.Audiard: Vous avez raison.

J'ai connu les Oscars il y a une dizaine d'années avec "Un prophète". A l'époque, c'était Sony Classics, je crois, qui distribuait. C'était des Bisounours.

Ca se tirait un peu dans les pattes mais c'était mignon. Maintenant, c'est du napalm tout le temps. - A.-E.Lemoine: Tous les coups sont permis, y compris cette exhumation de tweets. - J.Audiard: Elle a dit des bêtises, des choses absolument ignobles qu'on a entendu dire par un certain mouvement politique après Cannes.

Pour moi, c'est à peu près de même nature. Je ne comprends pas comment elle a pu prononcer ça. J'accorde aux gens la possibilité de changer, mais dans son cas... - A.-E.Lemoine: Certains ont dit qu'elle ne travaillera plus jamais. - J.Audiard: Ils s'avancent un peu. - A.-E.Lemoine: Vous aimeriez bien retravailler avec elle. - J.Audiard: Oui.

C'est une formidable actrice. Je pense qu'elle travaillera...

Elle a eu un prix hier soir en Espagne. - A.-E.Lemoine: Vous trouvez ça profondément injuste. - J.Audiard: Non.

Le film est absolument contre ça. A un moment, il y a une contradiction dans les termes. J'ai trouvé ça odieux.

Bref...

C'est comme si elle me faisait une espèce d'insulte. Je l'ai très mal pris. - A.-E.Lemoine: Je peux comprendre. - J.Audiard: Mais pas du tout parce que ça entravait telle ou telle chose.

C'est humainement. Il y a des gens à la région et au CNC qui nous ont défendus. C'est comme une trahison. - M.Bouhafsi: Malgré cette petite polémique, "Emilia Pérez" est devenu un objet culturel dans le monde entier.

Partout, on en a parlé. Son triomphe est proportionnel au risque que vous avez pris en mêlant un film transgenre qui mêle drame et opéra. ... - M.Bouhafsi: Cette mise en scène, vous l'aviez en tête depuis très longtemps.

En revanche, la musique a beaucoup évolué. - J.Audiard: Ce qui est normal.

Si vous travaillez à Hollywood, si vous y faites une comédie musicale, il y a tout un matériel, au sens strict, qui existe, et au sens humain. Ici, ça n'existe pas. Il faut tout inventer.

On a avancé de manière très empirique petit à petit. A chaque fois que vous bougez quelque chose, tout bouge. C'était passionnant.

C'était long mais très passionnant. - A.-E.Lemoine: Votre 1re réaction à la vue du film?

Vous aviez été l'un des premiers à le voir. - T.Frémaux: Extérieur à la production, oui.

C'était il y a un an. Après, on est rentrés dans le dur. Pendant 2 ou 3 semaines, on ne voyait rien de bien.

Ca nous arrive. Mais on se disait qu'on avait quand même "Emilia Pérez". Quand le film est montré à Cannes, il est montré le 1er samedi.

Le succès, l'ouragan qui s'abat sur la Croizette est tellement beau et énorme qu'on a presque eu peur. Tout le monde disait que c'était la Palme d'or...

On avait eu peur que le festival, quasiment, s'arrête. Mais il a continué. - J.Audiard: Après, il y a une chose...

Tu es bien placé...

Il y a une chose que je trouve très bizarre...

Aller à Cannes, pour moi, c'est toujours une surprise. Je ne pourrais pas dire un plaisir parce que j'ai tellement peur... - T.Frémaux: C'est vrai.

Il ne considère pas ça comme acquis. - J.Audiard: Quand vous n'avez pas la Palme, vous êtes déçu. "Mais ils sont où?

Sur quelle planète?" - T.Frémaux: On a le droit d'être déçu.

Quand P.Almodovar ne l'avait pas eue, on avait dit qu'il était mauvais joueur...

Il était déçu. - J.Audiard: Quand je reçois le Grand Prix pour "Un prophète", je suis tellement heureux...

Vous passez le rideau et les journalistes vous demandent si vous êtes déçu. Il faut se réveiller! - E.Tran Nguyen: Vous avez baigné dans le monde du cinéma très jeune, évidemment à travers votre père, l'immense M.Audiard.

Il s'improvise, dans une archive, critique musical à l'occasion d'une émission spéciale dédiée à L.Renaud. - M.Audiard: Je ne vois vraiment pas pourquoi un auteur de films ne ferait pas autorité dans le milieu musical.

D'autant plus que je n'y connais rien, ce qui est indispensable de nos jours pour parler de quelque chose. J'aime bien L.Renaud.

Elle entre en scène en se marrant au lieu de se faire comme tant d'autres la tête de Lady Macbeth. Elle garde le teint frais et l'oeil bleu. Elle ne prend pas le Casino de Paris pour un club d'avant-garde.

Elle ne se prend pas pour un témoin de l'angoisse contemporaine. Elle ne prend pas L.Gasté pour un poète maudit ni les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. - E.Tran Nguyen: "Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages".

Le titre de son premier long métrage. Malgré ce père cinéaste, ce n'était pas évident pour vous d'aller dans le cinéma. Il vous tenait à l'écart? - J.Audiard: Ma mère, oui.

C'est plutôt elle qui m'a protégé de ça. Après, j'ai mis du temps à admettre que j'étais cinéphile. J'ai mis du temps à admettre que je commençais à faire des courts métrages.

Je voulais aller ailleurs. J'étais très prétentieux, un petit trou du cul. Un technicien de mon père m'a dit: "Tu n'as pas envie de faire du cinéma un jour?" J'avais 14 ou 15 ans.

J'ai dit que je ferais du cinéma quand j'aurais tout raté. J'étais déjà... - A.-E.Lemoine: Finalement, vous êtes devenu cinéaste et vous avez tout réussi. - J.Audiard: Oui, c'est bizarre. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, Camille et C.Ducol, qui ont réalisé le Grand Chelem avec les musiques composées pour "Emilia Pérez".

Un Oscar et l'un des 7 César du film. - Le César de la meilleure adaptation est attribué à...

J.Audiard pour "Emilia Pérez". - J.Audiard: Je n'ai rien prévu du tout.

Je ne pensais pas l'avoir. - Le César du meilleur son... - Le César des meilleurs effets visuels... - Le César de la meilleure photo... - Le César de la meilleure réalisation... - Et le meilleur film ce soir... - J.Audiard. - "Emilia Pérez". - J.Audiard: Ca me fait plaisir.

J'ai peur que vous me preniez en grippe. Ma Zoe chérie, ma Karla chérie, merci de m'avoir trouvé. - Le César de la meilleure musique originale est attribué à C.Ducol et Camille pour "Emilia Pérez". - Camille: J.Audiard, merci pour ce cadeau inouï que tu nous as fait. - C.Ducol: On a quand même passé un tiers de notre existence de couple sur "Emilia Pérez", 5 ans. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Camille et Clément.

Bravo. On est ravis de vous accueillir. Avant qu'on monte tous ensemble le vaisselier qui sera nécessaire au rangement de tous ces prix, on vous écoute interpréter "Mi camino", chanté dans le film par S.Gomez et qu'on retrouve dans votre EP, disponible depuis aujourd'hui. ... ... ... ... ... ... ... ...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: C'était l'un des 6 titres disponibles de l'EP de Camille.

On aime tellement quand vous chantez "Emilia", Camille. Vous avez travaillé sur cette bande originale à 4, tous les 2, Jacques et le coscénariste. Ca s'est passé dès le printemps 2020. - C.Ducol: Ca s'est même passé avant, hiver 2020, même fin 2019.

Au départ, on n'avait qu'un traitement, une sorte de nouvelle de 20-30 pages. Jacques voulait nous impliquer dès le début de la construction du scénario. - A.-E.Lemoine: Le matin, pendant la résidence, c'était le scénario et l'après-midi, les maquettes avec Camille? - C.Ducol: Oui, on était coincés dans un gîte, dans le Périgord.

Il y avait une master class de construction de scénario. On pointait du doigt les endroits qui nous inspiraient en musique. L'après-midi, on s'enfermait dans notre studio pour écrire les chansons.

Jacques et Thomas venaient écouter en fin de journée. - Camille: Ils disaient tout de suite s'ils aimaient ou pas. Body language... - A.-E.Lemoine: C'était comment, quand il n'aimait pas? - C.Ducol: "Non, je...

Je ne crois pas..." - Camille: Et s'il aimait... - A.-E.Lemoine: J'imagine Jacques faire ça! - C.Ducol: Pour qui je vais passer?

Quand il aimait, il jubilait. C'était super. - A.-E.Lemoine: Pour un résultat extraordinaire qui vous a valu 7 récompenses dont l'Oscar de la meilleure chanson pour "El Mal". - J.Audiard: C'est extraordinaire pour moi.

J'ai écrit 3 paroles d'une chanson, c'était la première fois que je faisais ça dans ma vie. - A.-E.Lemoine: Qu'avez-vous dit, Jacques? - J.Audiard: Qu'elle faisait un peu de la retape.

Tu as conscience de la situation et de la tribune. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas tous les jours qu'on a un Oscar et, potentiellement, des propositions éventuelles.

J'aurais fait pareil. Cet Oscar, c'est un tapis volant, Camille? C'est le terme que vous avez utilisé. - Camille: Ecrire des chansons, ça a été un tapis volant pour l'histoire, aussi.

A plein de moments, on s'en est aperçus. L'aventure a continué et on se sent un peu sur un tapis volant. On a passé plusieurs mois à faire de la campagne.

On n'a pas fait beaucoup de musique. - A.-E.Lemoine: E.John et M.Jagger concouraient dans la même catégorie. - Camille: C'est extraordinaire. - L.Sénéchal: Question traditionnelle...

Ils sont où, votre César et vos Oscars? - Camille: Il y aura une photo de M.Jagger juste à côté, déjà. - J.Audiard: Un mausolée! - Camille: Et de Jacques, et de Selena, et de Zoe... - C.Ducol: C'est une oeuvre d'art.

Magnifique. - L.Sénéchal: Vous avez fait les comptes?

On vous en a volé quelques-uns. - J.Audiard: Les 4 premiers.

On m'a cambriolé, ça s'appelle. Je te le dis! - A.-E.Lemoine: On mène une enquête! - J.Audiard: J'habite dans le 12e, rue Gonnet. - L.Sénéchal: Il vous en reste quelques-uns, quand même.

Vous en avez remporté 13 pour 26 nominations. Ca vous a blasé? - J.Audiard: Ce n'est pas le bon mot. "Alors, déçu?" Déçu ou blasé de quoi?

Quand vous êtes reconnu par vos pairs, par des gens qui font le même métier que vous, des gens que vous adorez...

Blasé de quoi? - L.Sénéchal: Il y en a un qui a votre préférence? - J.Audiard: Je le dis à chaque fois donc notez: c'est le scénario.

C'est ma première marche à moi. C'est moi qui vais valider pour un bon moment le fait de travailler dessus. J'ai toujours le souvenir de comment ça a démarré.

C'est un peu corpo, comme truc. Ca me touche toujours. - A.-E.Lemoine: Vous aussi, j'imagine. - J.Audiard: Arrêtez de les caresser, madame.

Rires. - A.-E.Lemoine: On va revoir vos débuts, à vous 4, dans un instant, autour des radis de notre chef.

Avant, le PVPP. - M.Bouhafsi: Elle plaît toujours, cette musique.

Le mot du jour, c'est "tarmac". Imaginez cette scène. Vous courez dans un aéroport, votre valise cabine est derrière vous, votre billet dans la main et les portes d'embarquement sont fermées.

Pour beaucoup, c'est le signal qu'il est temps de se résigner, mais pas pour cet homme de 29 ans, véritable héros incompris du voyage aérien. Un passager s'est pris pour T.Cruise dans un film d'action, mais sans les effets spéciaux.

Il est descendu sur le tarmac, s'est pointé devant l'avion pour l'empêcher de décoller. Malgré ses efforts, il n'a pas embarqué, mais il a gagné un aller simple pour le poste de police. Cette affaire a fait la une de tous les journaux locaux.

Un député a pris la parole. - M.Bouhafsi: Il faut toujours arriver une demi-heure à l'avance au minimum.

Si vous manquez votre avion, privilégiez des solutions plus traditionnelles, comme soudoyer l'agent d'embarquement ou réserver un autre vol. - A.-E.Lemoine: J'aime bien l'idée d'essayer d'arrêter l'avion.

Je trouve ça poétique. L'image du jour... - M.Bouhafsi: On reste dans la poésie.

Vous avez tous déjà vu un guitariste seul en scène face à un public en délire. Avez-vous déjà vu un artiste face à un groupe de moutons, d'ânes ou même de flamants roses? Ca ressemble à un trip hallucinogène, mais ça existe.

C'est un musicien de 28 ans qui joue de la guitare pour leur apporter du bien-être. Ca cartonne. Sa mère s'est improvisée vidéaste.

Ca fait des millions de vues sur les réseaux sociaux. ...

Il a commencé à chanter pour les animaux il y a 2 ans quand il a réalisé, c'est scientifique, que les vaches étaient mélomanes. Notre reporter l'a rencontré dans une écurie. - Salut.

Je vous emmène dans mon quotidien. ...

Je sens qu'ils sont réceptifs. Dès le moment où je commence à jouer les premières notes, ils s'approchent. Ca permet aux gens de voir qu'un cochon, une vache ou un cheval est aussi sensible qu'un chien, par exemple.

Je chante beaucoup les Beatles ou E.Presley. Il y a beaucoup de chansons d'amour dans leur répertoire.

C'est ma manière de leur faire ma déclaration. Je commence à avoir de plus en plus de tournages. Je vais rencontrer de nouveaux animaux.

C'est toujours la surprise. On ne sait pas ce qui va se passer. Parfois, il peut ne rien se passer.

Ca arrive. Du coup, on rentre à la maison. Merci de m'avoir écouté.

A la prochaine. - A.-E.Lemoine: Elles ne peuvent pas demander un bis. - M.Bouhafsi: Dans "Emilia Pérez", il y a des scènes de chant et des danses incroyables.

On va vous présenter Romain RB, qui enflamme les plus belles scènes de France. - Salut. Ce qui m'a permis de faire connaître la compagnie, c'est "La France a un incroyable talent".

On a fait 25 millions de vues avec la dernière vidéo sur une nouvelle prestation. On va atteindre 300 000 spectateurs. Ce spectacle rassemble 40 danseurs.

Ca danse, ça chante...

Tout est retourné en permanence. Ca prendra vie au Dôme de Paris en 2026. - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui est le plus dur entre filmer une scène de danse ou des dialogues ciselés avec beaucoup d'émotion? - J.Audiard: Des scènes ciselées avec beaucoup d'émotion, j'en ai écrit pas mal.

Je me vante, au passage. Les scènes dansées, c'était la première fois pour moi. Ca a été un choc.

C'est un choc de voir la chose se construire, se fabriquer. Quand on lance le bazar, on devient spectateur. Je trouvais ça...

Quand je voyais Z.Saldana sur la première scène se lancer avec tous les figurants, je n'avais jamais vu ça de ma vie. J'aurais dû payer pour voir ça, mais c'était l'inverse.

C'était merveilleux. - A.-E.Lemoine: C'est un principe presque mathématique: tourner avec J.Audiard égale un César. ...

Même quand on ne tourne pas avec vous, ça laisse une chance d'obtenir le César pour ceux qui n'ont jamais obtenu le César. Faibles applaudissements. - F.Dubosc: Je voudrais remercier tous ceux sans qui je n'aurais pas eu ce César.

Je pense à monsieur J.Audiard, qui ne m'a jamais engagé sur un de ses films. Ca m'a permis d'avoir toutes mes chances pour ne pas l'avoir.

Je pense aussi aux personnes qui m'entourent toute l'année, dans l'ombre, et qui préfèrent y rester ce soir. Vous connaissez tous ma...

Il bafouille. Mon envie d'aller plus loin. Je compte concourir pour le mini Ours d'or à Berlin pour compléter ma collection de mini prix.

Applaudissements. Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les 4 autour de cette table, notamment pour y déguster une déclinaison de radis en ravioles et chair de crabe, tout ça préparé par notre chef.

Jacques, ça vous a amusé, ces remerciements? - J.Audiard: C'était franchement charmant et spirituel. - A.-E.Lemoine: Mais en vrai, quand on pose la question à des acteurs: avec qui rêveriez-vous de tourner?

Tous les journalistes connaissent tellement la réponse qu'on modifie la question. "Avec qui à part J.Audiard?" - J.Audiard: C'est gentil.

Je dois réagir? - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas forcé.

Avec quel acteur rêveriez-vous de tourner? - J.Audiard: Je ne sais pas encore.

J'ai l'impression que la comédienne ou que le comédien serait presque à inventer. C'est quelqu'un que je ne connais pas. - A.-E.Lemoine: Et que vous allez révéler... - J.Audiard: Je vais me lancer comme ça, dans une rencontre laborieuse. - E.Tran Nguyen: Vous avez mis du temps à vous lancer vraiment dans la réalisation.

Avant, vous étiez assistant réalisateur et scénariste. - J.Audiard: Non, monteur.

C'est important. - E.Tran Nguyen: Vous avez raison de le notifier.

Après 42 ans, vous réalisez votre premier film. Première invitation sur un plateau télé, c'était pour le Festival de Cannes. Le film a fait sensation. - J.Audiard: Comme je n'écrivais que des scenarii, j'ai éprouvé une certaine fatigue, une solitude.

Je me suis dit que c'était peut-être le moment...

Je suis devenu producteur entre-temps. Je me suis dit que ce serait peut-être bien de socialiser. "Je vais aller vers le monde, me ressourcer", comme on dit.

Le voyage a été brutal, mais d'un autre côté, je ne sais pas si...

Quand on réalise, c'est une lapalissade de le dire, mais on est totalement seul. Je dis des bêtises. C'est faux.

Je vais être un peu dépressif... - A.-E.Lemoine: C'est vrai...

Pourquoi? - J.Audiard: C'est faux.

Ce pourquoi je fais du cinéma...

J'aurais pu faire du théâtre. Je fais du cinéma pour le collectif. Comment passer d'une idée individuelle au collectif qui va agrandir cette idée? - A.-E.Lemoine: Le tournage de ce premier film a été difficile.

Vous envisagiez d'arrêter complètement la mise en scène. Le Festival de Cannes a vraiment tout changé? Il y a eu un avant et un après? - J.Audiard: Absolument.

Je doute énormément. A l'époque, mon doute était abyssal. Tout à coup, vous êtes dans une sélection...

Mon premier film, je souhaitais qu'il ne sorte pas. J'en ai parlé à mon producteur, qui m'a regardé comme une motte de terre. "Vous êtes idiot ou quoi?" Par le médium d'un film, vous entretenez un rapport avec des gens que vous ne connaissez pas.

C'est merveilleux. - A.-E.Lemoine: Un des autres miracles du Festival de Cannes. - T.Frémaux: Je n'étais pas encore en charge, à l'époque.

J'étais festivalier. J'ai découvert le film à Cannes. C'est comme ça qu'on s'est connus.

Ca avait été un gros choc. On sentait qu'une signature allait s'imposer. - L.Sénéchal: Depuis 2001, vous occupez un rôle central au Festival de Cannes.

Vous avez la lourde tâche de sélectionner les films en compétition, Thierry. Vos débuts de délégué artistique ont été compliqués. - T.Frémaux: Je suis le 3e membre du trio organisateur.

C'est compliqué. Je me suis déjà fait...

Il n'y a que moi. Je vais rater l'équipe. Il faut que j'y aille.

Vos gens m'empêchent de passer. Ils font leur travail, mais il faudrait me laisser passer. - L.Sénéchal: Vous n'êtes pas le seul à qui c'est arrivé.

La sécurité à Cannes, c'est incroyable. Tout le monde peut se faire empêcher de passer. - T.Frémaux: Je salue les gens au balcon.

Ce n'est pas la partie noble. C'est le parterre, qui est la partie noble. Je pense toujours à celui que j'étais et à ceux qui font comme je faisais.

Quand j'ai été festivalier, je m'opposais souvent à la sécurité. Là, je venais d'arriver. Je succédais à Gilles Jacob, que je suivais.

Tout d'un coup, derrière moi...

Je dis: "Je suis le nouveau." Ils m'ont dit: "Non, il vient de passer." Et ça m'arrive encore.

Et je trouve ça normal qu'on me demande mes papiers. - M.Bouhafsi: Il y a 20 ans, Camille, votre 2e album "Le Fil" vous révèle au public.

Vous entretenez une relation unique avec votre public. Il y a parfois des performances vocales inoubliables, comme au Trianon. ...

Vous dites que n'importe quel bruit peut être transformé en musique? - Camille: C'est ce qui est bien avec la chanson. C'est un art qui brasse tout le réel.

C'est hétéroclite, iconoclaste. Tout ce qu'on peut faire avec la bouche, c'est extraordinaire. Rires. - A.-E.Lemoine: Vous avez raison.

La musique brasse le réel, quel qu'il soit, aussi décevant et médiocre soit-il. On en a été la preuve vivante. Vous avez quand même eu la gentillesse de diriger la chorale de "C à vous".

Vous vous en souvenez? - Camille: Rafraîchissez-moi... - A.-E.Lemoine: C'était en 2017, avec A.-S.Lapix, à l'époque, que vous avez fait chanter.

Ils chantent en canon. - C'EST A VOUS...

Vous faites souvent ça, des chorales. - Camille: J'adore ça. Faire chanter les autres...

On est une espèce musicale, chantante. J'aime qu'on vibre comme ça. Chanter, c'est vibrer ensemble, pas seulement performer et faire des super notes et vibes. - A.-E.Lemoine: On a été bien, ensemble, pendant près d'une heure. "Lumière, l'aventure continue!", c'est en salle mercredi prochain. "Emilia Pérez", c'est disponible sur myCanal.

La BO est disponible sur toutes les plateformes. Votre EP, Camille, est disponible depuis aujourd'hui. Le documentaire sonore "Le Fil" a 20 ans et est disponible sur toutes les plateformes.

Je n'ai rien oublié? - J.Audiard: C'est parfait. - A.-E.Lemoine: J'ai oublié mes 2 Oscars.

Je vais les chercher. Tout de suite, B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.

Fayotage en bonne et due forme. Nous sommes le 12 mars: Emilien est candidat des "12 coups de midi". Il est inarrêtable, mais l'aventure pourrait tourner court.

Nous avons trouvé un redoutable adversaire. Il imite J.-L.Reichmann.

Combien de synonymes du mot "bar" pouvez-vous citer? - Les troquets, les brasseries, les buvettes, les cafés, les comptoirs... - B.Chameroy: Et c'est gagné!

Ils débattaient de la simplification de l'installation des débits de boissons. L'Assemblée proposait des dégustations pour savoir de quoi on parlait. Votre gin Tonic, monsieur. "Pas mal..." "Voici la 2e Margarita de madame et la vodka-martini de monsieur." L'Hémicycle s'est donc transformé en bistro.

Comme dans un bistro, le gars du fond semble danser alors qu'il est seul. - La parole est à monsieur H.Clouet, LFI.

Une personne applaudie. La parole est à madame C.Jourdan. ... - B.Chameroy: Chantal, je l'adore... - Troublant ainsi la tranquillité... - B.Chameroy: Allez, paf!

Je crois qu'il en reste un peu. Comme dans les bistros, c'est parti en bagarre entre un député et un micro. "Attends, tu vas voir ce que je vais faire de toi." Sale journée pour les micros.

Je ne veux pas savoir où a terminé celui-ci. Quelle ambiance! Avant de débattre, les députés avaient tout testé à la buvette. - Je pense à la verveine du Forez que je vous invite à découvrir. - B.Chameroy: Ils ont testé! - Le débit de boisson n'est pas un simple lieu de consommation...

Ils bafouillent. ... ...

Rires en plateau. - B.Chameroy: "L'amendement est adopté!" - C'est quoi, votre rôle? - C'est... - B.Chameroy: En revanche, il est fort en lapalissades.

Il adore le rab à la cantoche. - Il faut faire fromage et dessert. - B.Chameroy: Mais il n'est pas assez rapide dans ses réponses pour l'animateur.

Ce ministre était muni d'une oreillette. - Je crois que c'est le Premier ministre qui va présider cette réunion. - B.Chameroy: Une interview passionnante et innovante avec le replay en direct. - C'est sur la table? - C'est sur la table. - Sur une messagerie cryptée? - Sur une messagerie cryptée. - B.Chameroy: En revanche, c'est officiel, F.Letellier ne peut plus piffrer son chroniqueur au perchoir. - On va recevoir l'invité... - B.Chameroy: "J'avais une question, je la remets dans la poche.

Pas grave." Succès surprise de cette année, le livre...

Ce livre n'a bénéficié d'aucune promotion. Il cartonne en librairie. Hier, tout le monde a cité Jean-Pierre L'Autre sur les plateaux. - Comme dirait l'autre... - Un fait établi, comme dirait l'autre... - Emballé, c'est pesé, comme dirait l'autre... - Comme dirait l'autre... - B.Chameroy: Jean-François L'Autre, pardon.

Toujours la même question: pourquoi s'évertuer à continuer à inviter la porte-parole du gouvernement? Pendant le Conseil des ministres, elle est enfermée dans une pièce attenante, sans son, sans lumière et sans infos et vous continuez. - Bonjour.

Vous avez des informations? - Aucune. - Merci. - B.Chameroy: Petite séance de rattrapage.

Lorrain disait qu'il avait raté le dernier numéro de "Face à de Villiers". - L.Sénéchal: Tu l'as vu pour moi? - P.de Villiers, bonsoir. - On dit bonjour à Geoffroy. - Bonjour.

Entrons dans le fond des choses. Vous avez compris quelque chose? - Difficilement.

Rire gêné. - Alors...

Le...

Euh...

Euh...

C'est du boulot, pour arriver à ça. - Merci à tous les deux. ...

Rires en plateau. - B.Chameroy: Allez, merci.

Les ventes de Tesla sont en chute libre. Heureusement, E.Musk a pu compter sur le soutien du meilleur animateur téléachat de la Maison-Blanche. "Salut, les kids, je viens en aide à mon pote Elon.

Ses bagnoles, personne n'en veut." "Il faut une prise électrique super longue pour rouler en électrique? Eh bien non!" - Tout est ordinateur.

C'est le futur. Je vous laisse! Je vais refourguer des Thermomix. - B.Chameroy: On continue avec du cinéma.

Dans moins d'un mois, ce sera la présentation officielle de la sélection du Festival de Cannes. J'espère que vous avez pris des cours de pitch. - T.Frémaux: Vous avez fait un très beau film.

Le film de L.Carax, "C'est pas moi", c'est lui. C'est un essai.

C'est peut-être pas lui, c'est lui. - B.Chameroy: Ces présentations sont ludiques. - T.Frémaux: Les cow-boys, les pionniers, les diligences, les...

Les...

Les caravanes! A Cannes, Z.Saldana et... - S.Gomez! - T.Frémaux: S.Gomez!

Tchaïkovski! - B.Chameroy: L'info continue demain! - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Je vous rends ce que je vous ai emprunté. Merci d'avoir accepté notre invitation.

Tout de suite, la soirée conso. On salue nos téléspectateurs. On se quitte sur du Camille. ...

Excellente soirée! A demain.