Un nouveau gouvernement avant Noël ? - C à vous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le démenti inhabituel de l'Elysée sur vos informations signifie ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Ca ruine la stratégie politique du président ?
- 3:00OuverteRéponse directe
A-t-il commencé à chercher un Premier ministre ?
- 4:00OuverteRéponse directe
M.Le Pen veut-elle appuyer sur le bouton de la censure ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette censure est inéluctable ?
- 6:00OuverteRéponse directe
En cas de censure, quelles seraient les conséquences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30M.BarnierFait
« J'ai envie de parler aux Français et de leur dire que le moment est très grave. C'est le vote du budget de la nation qui est en cause et qui conditionne toute la vie des communes, de l'Etat, des hôpitaux. »
- 8:00M.BarnierChiffre
« Nous allons faire l'effort que vous dites. Moins 4 milliards sur le fonctionnement des ministères. Nous allons faire moins 2 milliards sur le fonctionnement des agences de l'Etat. »
- 8:20M.BarnierFait
« On peut aussi faire des améliorations au niveau du train de vie de l'Etat, être plus sobre et simple. Je pense par exemple demander un effort aux anciens ministres et Premiers ministres. »
- 9:20T.SouliéChiffre
« En 2023, le total des dépenses des anciens Premiers ministres s'élève à 1,42 millions d'euros. »
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c'est l'Elysée qui l'affirmerait selon"Le Parisien". M.Barnier était dans le 20 heures de TF1 hier soir. - M.Barnier: J'ai envie de parler aux Français et de leur dire que le moment est très grave.
C'est le vote du budget de la nation qui est en cause et qui conditionne toute la vie des communes, de l'Etat, des hôpitaux. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, T.Soulié.
Vous êtes grand reporter au service politique du "Parisien". Vous avez mis le feu à l'Elysée en publiant hier des indiscrétions d'E.Macron.
Des propos qui ont été démentis par l'Elysée, mais que vous maintenez. Le démenti de l'Elysée est assez inhabituel. Ils ont publié une capture d'écran du passage de votre article, qu'ils désapprouvent.
Qu'est-ce que ça veut dire? Ca en dit long sur la fébrilité au sommet de l'Etat? - T.Soulié: C'est la première fois que ce compte Twitter de l'Elysée, suivi par des millions de personnes en France, dément des informations d'un journaliste en France.
Le démenti est assez rapide et ferme. Pour vous raconter les coulisses, c'est le président lui-même qui a demandé à ses équipes de faire un démenti après ses propos. Quand l'information est tombée sur le site du "Parisien", à l'Elysée, parfois, certains n'étaient pas au courant. "Vous êtes sûr de vous?
C'est une bombe, ce que vous dites." J'ai répondu que j'étais sûr de moi. Ils vont voir le président, qui leur dit: "C'est inacceptable.
Je veux un démenti." Son entourage est plutôt frileux à l'idée de faire un démenti à ce moment-là, considérant qu'en France, la liberté de la presse a encore un sens. Le président dit même: "Si vous ne le faites pas, je le fais avec mon compte perso." Je comprends pourquoi il dément. - A.-E.Lemoine: Ca ruine sa stratégie politique. - T.Soulié: Exactement.
Ca veut dire que le président mise sur l'échec de M.Barnier, son Premier ministre, qu'il a nommé en pensant qu'il pouvait rester longtemps. On vient contrecarrer sa stratégie politique. - A.-E.Lemoine: Ces propos auraient été tenus lundi midi avec des convives, lors d'un déjeuner, à l'Elysée.
Le président veut se placer au-dessus de la mêlée et a parlé de politique nationale et de l'avenir qui semble contrarier M.Barnier. A-t-il commencé à chercher un Premier ministre? - T.Soulié: Officiellement, non.
Selon la musique du moment, il n'a pas encore réfléchi à qui il pourrait mettre. Des noms circulent en coulisse, mais seulement depuis quelques jours, avec la prise de parole de M.Le Pen à Matignon qui dit: "En l'état, on censure." - A.-E.Lemoine: M.Le Pen, plus que jamais, a envie d'appuyer sur le bouton de la censure? - T.Soulié: Oui, et ce, pour plusieurs raisons.
Les réquisitions ont été dures. Il y a une volonté de mettre les projecteurs ailleurs que sur son procès. Elle a aussi vu les sondages ce week-end qui disent qu'une majorité de Français veut que le gouvernement Barnier tombe. 2/3 des électeurs RN disent qu'il faut que le gouvernement tombe.
Comment pourrait-elle expliquer, fin décembre, qu'elle a laissé ce gouvernement perdurer alors que ses électeurs n'en veulent pas? - A.-E.Lemoine: Est-ce que cette censure du gouvernement Barnier est inéluctable? - T.Soulié: Il reste encore une possibilité: qu'il renonce aux 3,4 milliards d'euros de la taxe de l'électricité.
Pour l'instant, il ne veut pas. Il pourrait faire une concession, mais il ne veut pas. Est-ce que cela suffira à M.Le Pen pour ne pas appuyer sur le bouton rouge?
Je pense qu'on vit depuis 2 jours une sorte de bascule. Il y a plein de faits qui se regroupent. On voit que M.Barnier appartient quasiment au passé.
M.Le Pen, aujourd'hui, est condamnée à le censurer, car ses électeurs le veulent, et dans les sondages, les Français le veulent a priori également. - P.Cohen: Il est possible que M.Barnier renonce à la surtaxe sur l'électricité, mais ça ne sera pas seulement un cadeau pour le RN.
Tous les groupes politiques le réclament. - A.-E.Lemoine: Elle veut un cadeau qui lui soit destiné, qui lui soit propre. - P.Cohen: L'effet produit ne serait pas un simple cadeau à l'égard du RN. - T.Soulié: Tous les groupes le demandent.
Si c'est prononcé, ce sera un cadeau à M.Le Pen pour obtenir la non-censure après. - A.-E.Lemoine: En cas de censure, il faudrait voter une loi spéciale pour reconduire le budget 2024, mais qui ne tiendra pas compte de l'inflation.
Ce serait donc sans revoir les barèmes sur l'impôt sur le revenu, avec le risque que les impôts augmentent pour tout le monde. Ca peut peut-être retourner l'opinion? Les électeurs du RN ne seront pas d'accord. - T.Soulié: L'argument de M.Barnier, c'est de dire: "Si on reconduit le budget, il est moins favorable aux Français que le futur budget que je vous propose." Il a martelé ça hier soir, à la télévision.
Ce serait moins de pouvoir d'achat pour les Français, des impôts qui augmentent. S.Lecornu dit que si c'est reconduit, "je n'ai pas ces 3 milliards d'euros supplémentaires pour les armées." Ils vont essayer dans les prochains jours de dire: "Vous voulez reconduire le budget.
Il y a ça et ça en moins. A vous de voir." - A.-E.Lemoine: Est-ce que Matignon a commandé des censures pour savoir s'il faut censurer ou pas le gouvernement? - T.Soulié: Pas besoin, car il y aura beaucoup de sondages dans les prochains jours.
On dit M.Barnier beaucoup plus tendu qu'il y a quelques semaines. Il y a quelques semaines, ses proches disaient qu'ils n'allaient jamais censurer. "M.Le Pen veut apparaître comme responsable pour 2027.
Elle ne le fera jamais." Depuis 2 jours, le ton et les mots ont radicalement changé. - P.Cohen: Ceux qui veulent censurer ne savent pas ce qu'ils feront le jour d'après.
C'est un problème. - A.-E.Lemoine: Personne ne sait. - T.Soulié: Si M.Barnier est censuré, il y a plusieurs possibilités.
E.Macron peut le renommer. Au vu du caractère de M.Barnier, un peu orgueilleux, et encore, c'est un euphémisme, il dirait non.
S.Lecornu, F.Bayrou, sont d'autres noms qui circulent.
On voit que personne ne réglerait le problème. - A.-E.Lemoine: J'ai une idée pour E.Macron.
C'est une candidate spontanée au titre de Premier ministre. - S.Royal: Il n'y a aucune raison d'avoir changé d'avis.
On est assez peu nombreux dans le paysage politique à avoir à la fois l'expérience, à n'être rejeté par aucun des groupes politiques qui composent la gauche. Je n'ai jamais insulté LFI. Je suis socialiste et profondément écologiste par rapport à l'action que j'ai faite.
Je suis capable de m'ouvrir sur la droite républicaine et sur le centre. - A.-E.Lemoine: Encore moins probable que le retour de L.Castets dans le game? - T.Soulié: Totalement.
S.Royal est candidate à tout, et ce, depuis des années. A part S.Royal, je ne sens pas une envie dans le pays de S.Royal.
Il n'y a pas de manifestations pour l'appeler à revenir au pouvoir. Plus sérieusement, elle a appelé à voter pour J.-L.Mélenchon.
C'est rédhibitoire. Surtout, au sein du PS, elle n'est pas du tout appréciée et populaire. Personne ne voudrait d'elle.
Elle fait le jeu. On parle d'elle, mais ça s'arrête là. - E.Tran Nguyen: Pour revenir sur la question du budget, ils choisissent de faire des économies.
M.Barnier, que ce soit pour les véhicules de fonction, les chauffeurs particuliers, s'est dit prêt à approuver des efforts déjà demandés à ses prédécesseurs. - M.Barnier: Nous allons faire l'effort que vous dites.
Moins 4 milliards sur le fonctionnement des ministères. Nous allons faire moins 2 milliards sur le fonctionnement des agences de l'Etat. On peut aussi faire des améliorations au niveau du train de vie de l'Etat, être plus sobre et simple.
Je pense par exemple demander un effort aux anciens ministres et Premiers ministres. - E.Tran Nguyen: Le plus dépensier des anciens ministres, c'était B.Cazeneuve.
Le moins dépensier, c'est J.Castex. - T.Soulié: Il a une fonction actuellement, et ne peut donc pas toucher ses indemnités. - E.Tran Nguyen: En 2023, le total des dépenses des anciens Premiers ministres s'élève à 1,42 millions d'euros.
Ce ne sont pas des efforts qui vont résorber le déficit, mais c'est pour le symbole. - T.Soulié: C'est une goutte d'eau dans le vase du budget.
On cherche 68 milliards et on parle en millions d'euros. Cette mesure, personne n'en parlait jusqu'à hier. Elle débarque à la fin pour dire aux Français: "Tout le monde va prendre sa part, même les anciens Premiers ministres." C'est marrant de voir que B.Cazeneuve, qui a failli être Premier ministre, est celui qui reçoit le plus de dotations chaque année.
Ces chiffres choquent les Français. C'est assez populaire de dire qu'on va les supprimer. Mais je vais vous dire que ça ne va pas être supprimé totalement.