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DébatLCI (sur YouTube)· 16 mars 2023 175 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

🔴 49.3 : Mobilisation spontanée place de la Concorde - DIRECT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles seront les conséquences de l'échec du gouvernement ?

  • 7:30OuverteRéponse partielle

    Pourquoi avoir utilisé le 49.3 ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la position des LR sur cette réforme ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse de la faiblesse du soutien parlementaire ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'attitude de la droite ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les prochaines étapes pour le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Première ministreFait
    « Ce compromis n'est pas le projet du gouvernement, c'est le texte du Parlement. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le Président c'est un échec il y a absolument aucun doute là-dessus quels seront les conséquences c'est un autre problème mais pour le gouvernement ce soir c'est un échec la séance est ouverte sur le rapport de la commission mixte paritaire du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 la parole est à madame la Première ministre [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] je vous remercie je vais demander à chacun des parlementaires qui brandit une pancarte de bien vouloir cesser immédiatement cela est contraire à notre règlement et la parole est à madame la Première ministre [Applaudissements] [Musique] madame s'il vous plaît [Applaudissements] maintenant [Applaudissements] [Musique] et on est en direct évidemment à l'Assemblée nationale et à helbruck buvet vient d'ouvrir la séance et vous entendez tous ces députés à la gauche de l'hémicycle de la nupes qui grandissent ses pancartes 64 français non contenter la Marseillaise elle essaye madame Brown TV de ramener le calme pour que la première ministre Elisabeth borne puisse s'exprimer elle va donc déclencher le 49-3 vous la voyez elle est à la tribune elle attend de pouvoir prendre la parole [Applaudissements] suspension de séance allez la deuxième pour 10 minutes c'est ça qu'elle dit deux minutes deux minutes de suspension de séance quel scénario mais alors quel scénario Adrien gendre c'est incroyable ce qui se passe là depuis depuis ce matin alors oui mais j'ai un peu envie de vous dire quand même tout ça pour ça ça veut dire que si on rembobine jusqu'à dimanche dernier dimanche dernier on pouvait se dire légitimement il y a quand même un risque de 49-3 sur cette réforme et la limite dimanche dernier c'était déjà entendable puisque les LR étaient déjà dans une forme d'ambiguïté et qu'on savait très bien que le c'était difficile le gouvernement a choisi une stratégie de communication depuis dimanche qui est de dire on fait tout pour aller au vote c'était aussi une manière de mettre la pression 1 sur sa propre majorité puisque certains députés laissent énormément deux sur les républicains ça va une vertu c'est que ça peut avoir une vertu mobilisatrice ça a un inconvénient c'est qu'aujourd'hui ça fait apparaître le gouvernement comme en échec certes il a tout tenté certes il a essayé certilaté de convaincre mais il n'a quand même pas réussi à y parvenir donc cet après-midi finalement c'est la fin d'une période difficile pour le gouvernement mais c'est le début d'une autre période difficile d'une autre nature alors voilà parce qu'on va peut-être expliquer pour pour tous ceux de doter les spectateurs qui sont pas des des professionnels du droit constitutionnel mais ce qui se passe maintenant Patrice Duhamel elle va donc déclencher le 49-3 donc elle elle demande la confiance de son gouvernement enfin elle comme on dit elle engage je cherchais le mot la responsabilité du gouvernement et puis ensuite il se passe quoi d'abord symboliquement c'est le centième 49-3 depuis le début de la 5e République voilà donc ça sera on se souvenir à la fois de cet événement et de sa vie absolument et bien les il va y avoir un dépôt de mention de censure on l'évoquait il y a un instant et le problème étant de savoir qui la déposera est-ce que ce sera les assouvises que ce sera le rassemblement national ou plus vraisemblablement le groupe central dont on peut pas dire c'est un groupe charnière d'ailleurs mais voilà c'est ça doit être fait dans les 24 heures avec comme porte-parole et leader un député qui était lu depuis une bonne trentaine d'années Charles de Boursault et d'ailleurs une très bonne image dans l'Assemblée nationale pardon de la Commission madame la rapporteur général Mesdames et Messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les députés en engageant la responsabilité de son gouvernement le 15 novembre 1990 lors du débat sur la création de la contribution sociale généralisée Michel Rocard avait eu ses mots dans un scrutin où chacun à votre es selon sa conscience permettez-moi de dire que je suis sûr que ces dispositions réuniraient une majorité peut-être même une large majorité [Applaudissements] aujourd'hui je l'ai fait bien et j'ajoute que si chacun votait selon sa conscience et en cohérence avec ses prises de position passée nous n'en serions pas là cet après-midi [Applaudissements] cet après-midi je n'ai pas envie de revenir sur les échappés personnelles qui peuvent faire oublier à certains les positions qu'il défendaient quelques mois plus tôt avec leur famille politique après-midi je n'ai pas envie de revenir non plus sur le comportement de ceux qui ont tout fait pour bloquer le débat qui ont refusé d'échanger idée contre idée programme contre programme et ce sont contentés de multiplier les insultes les excès et les attaques et les cris au moment même où je m'exprime dans son cul preuve supplémentaire ce sont les mêmes qui n'ont cessé de remettre en cause notre procédure parlementaire nos institutions et donc notre démocratie [Applaudissements] enfin cet après-midi je n'ai pas envie de revenir sur le mutisme de ce à l'extrême droite de cette émission qui sont restés tapis de l'ombre tout au long des débats qui ont préféré se taire profitant en silence des outrances des uns et des revirements des autres [Applaudissements] mesdames et messieurs les députés ce que je veux retenir de ces derniers mois c'est que nous avons mené depuis l'automne dernier avec le ministre du Travail Olivier du socle une concertation dense avec les organisations syndicales patronales et les groupes parlementaires ce que je retiens de ces dernières semaines c'est que nous nous sommes donnés les moyens de la discussion et que vous avez passé plus de temps de débats sur cette réforme des retraites que sur chacune des deux précédentes ce que je retiens c'est l'engagement que j'ai pris devant vous lors de ma déclaration de politique générale et lors de la présentation du projet du gouvernement pour les retraites toujours rechercher des compromis le temps passé à dialoguer avec les partenaires sociaux et les parlementaires qui étaient attachés comme nous à garantir l'avenir de notre système de retraite par répartition nous a permis de converger autour de propositions nouvelles et d'une réforme enrichie améliorée mais toujours équilibré hier la commission mixte paritaire hormone de la co-construction parlementaire composé de députés et de sénateurs de toutes les sensibilités et où les soutiens du gouvernement ne sont pas majoritaires à construire un compromis ce compromis n'est pas le projet du gouvernement c'est le texte du Parlement [Applaudissements] ce compromis je n'en partageais pas tous les points mais c'est le vôtre enrichi de propositions de la majorité et des oppositions des deux assemblées et adopter au Sénat ce matin et le texte du Parlement que contient-il ça n'est pas un compromis tiède au contraire ce sont des avancées pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt pour celles et ceux qui ont des métiers difficiles pour revaloriser les pensions des femmes et mieux prendre en compte leurs carrière ou encore pour augmenter les petites pensions mesdames et messieurs les députés aujourd'hui sur le texte du Parlement l'incertitude plane à quelques voies près on ne peut pas prendre le risque de voir 175 heures de débat parlementaire s'effondrer on ne peut pas prendre le risque de voir le compromis bâti par les deux assemblées écartés on ne peut pas faire de Paris sur l'avenir de nos retraites cette réforme est nécessaire [Applaudissements] aussi parce que je suis attaché à notre modèle social et parce que je crois dans la démocratie parlementaire c'est sur votre réforme sur le texte du Parlement fruit d'un compromis entre les deux assemblées que je suis prête à engager ma responsabilité aussi sur le fondement de l'article de 49 alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 modifier par l'amendement de coordination communiquer à l'Assemblée nationale dans quelques jours je n'en doute pas à l'engagement de la responsabilité du gouvernement répondront une ou plusieurs notions de censure un vote aura donc bien lieu comme il se doit et c'est donc la démocratie parlementaire qui aura le dernier mot [Applaudissements] l'Assemblée nationale prend acte de l'engagement de la responsabilité du gouvernement conformément au disposition de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution le texte sur lequel la première ministre engage la responsabilité du gouvernement sera insérée en annexe au compte-rendu de la présence en application de l'article 155 alinéa premier de notre règlement le débat sur ce texte est immédiatement suspendu ce texte sera considéré comme adopté sauf si une motion de censure est déposée avant demain 15h20 et voter dans les conditions prévues à l'article 49 de la Constitution dans l'hypothèse une motion de censure serait déposée la Conférence des Présidents fixera la date et les modalités de sa discussion la séance est levée et voilà ça aura du ré 21 minutes en tout non un peu moins d'ailleurs parce que le gouvernement est arrivé en retard 49-3 déclenché sous les huets avec des Marseillais tout du long de la prise de parole d'Élisabeth borne la Marseillaise par la députés de la nupes à la gauche de l'hémicycle on a vu une première ministre extrêmement fâchée Julien oui fâché encore plus sans qu'elle transmettent comme ça dans la santé oui extrêmement remonté elle a insisté plusieurs fois c'était le texte ému aussi oui parce que c'était le texte du Parlement ces heures passées à essayer de trouver un compromis elle a ciblé les cris qui était dans dans l'hémicycle la fois le rassemblement national et les oppositions de la Nuxe d'ailleurs petit symbole j'allais dire c'est Léonard Attal qui est présent sur place pour TF1 ici Jean-Luc Mélenchon était à l'Assemblée en haut en regardez ce qui se passait il est venu pour voir la séance se dérouler [Rires] sont eux qui brandissaient les pancartes 64 ans sinon qui ont chanté la Marseillaise tout au long du discours là oui c'est une épreuve qu'elle a qu'elle a vécu là Elisabeth band en prononçant pardonnez-moi évidemment ça va succéder hein première ministre n'est pas digne notre démocratie n'est pas digne de la République cette réforme est complètement illégitime aujourd'hui la mobilisation doit se poursuivre nous la poursuivrons et aujourd'hui la suite c'est le rip le référendum que nous allons déposer défendre et pendant les 9 mois qui vont suivre pour obtenir ces 4 millions de signatures cette réforme devra être suspendue et donc nous avons encore l'espoir de l'emporter de faire respecter le monde du travail et de créer les conditions que cette réforme ne soit jamais mise en application en rendant le pouvoir au peuple vous déposer une notion de défiance de censure la motion de censure est prête nous créerons toutes les conditions pour qu'elles reçoivent le plus de soutien possible nous souhaitons qu'elle puisse être défendue par le groupe l'iode reçoivent le plus de soutien pour notre part nous la soutiendrons merci à vous merci là c'est un changement stratégique parce que le fait qu'il demande ce lieute ce groupe informel qui la veut dire qu'il qu'il souhaite le même vote des députés du ressemblance nationale c'est très clair là là pour la pour la première fois on franchit on a déjà franchi plein de pas dans sa faire des retraites mais là sur le plan politique c'est un moment absolument capital il en appelle le leader des communistes on appelle une motion que la gauche veut très écoles il est on est vraiment dans la confrontation directe là on a le président qui fait le 49.3 y compris même alors que sa majorité dans le fond on en avait pas envie et on a l'opposition qui qui salit alors jusqu'à quel niveau et combien et comment et tout va reposer de nouveau sur les républicains sur le groupe les LR parce que si ceux qui ont voté qui aurait pu voter contre la loi vote aussi la censure bah tout ça va être assez voilà il est possible que ça ne le fasse pas bon enfin bon il y a une incertitude nouvelle qui est que pour la première fois peut-être tout le monde la capacité de voter cette censure il y a quelque chose qui me paraît important aussi c'est moi je me souviens je de très jeune journaliste j'étais à l'Assemblée 49-3 sur les CSG qui était très calme personne n'a remis en cause étonné puisque clairement les dernières démontrer qu'il n'avaient pas de majorité majorité sur ce texte c'est-à-dire que ce texte passe sans majorité et ce ne sont pas seulement les voix de la majorité qui manquent c'est la majorité de l'Assemblée nationale c'est la majorité des représentants du peuple français qui sont opposés à cette réforme de retraite comme il y a une majorité de Français opposés à cette réforme de retraite donc c'est vrai qu'on peut se poser véritablement des questions sur le fonctionnement de notre démocratie dans une circonstance telle que celle-là c'est quand le texte ne peut pas réunir une majorité parce que il est rejeté par une majorité de Français il ne devrait jamais voir le jour alors nous allons évidemment déposer une motion de censure il faut censurer ce gouvernement et nous espérons que ceux qui s'apprêtaient à voter contre cette réforme de retraite votre nom cette notion de censure en ce qui nous concerne nous déposerons une notion et nous voterons comme je l'ai annoncé il y a des mois déjà l'intégralité d'émotions de censure qui seront dépassés le gouvernement doit tomber pour vous aujourd'hui ça me paraît être une évidence comment est-ce que le gouvernement peut encore susciter la moindre confiance les Français alors que je crois qu'il a perdu la confiance de la majorité de l'Assemblée et aujourd'hui cette ce 49-3 utilisé donc par Elisabeth borne est-ce que c'est le signe d'une force du gouvernement d'une fragilité une force non enfin je veux pas que non plus qu'il y ait une inversion totale des valeurs c'est un constat d'échec total [Musique] et j'irai même plus loin c'est un constat d'échec total Macron car c'est sa réforme c'est lui qui l'a porté c'était même la seule la seule qu'il a défendu pendant la campagne présidentielle donc c'est son échec personnel mais les institutions permettent de censurer un gouvernement pas un président de la République donc comme nous sommes respectueux des institutions et bien nous ferons en sorte de censurer le gouvernement à aller dans la rue maintenant que tous les recours parlementaires ont été épuisés d'abord tous les recours parlementaires n'ont pas encore été totalement épuisés et il y en a d'autres mais je comprends la colère des Français tiens je comprends que les Français qui sont majoritairement posés à cette réforme qui voit des députés majoritairement opposés à cette réforme et bien soit scandalisé en l'espèce dans cette circonstance de l'utilisation du 49-3 qui apparaît pour le coup véritablement comme un coup de force démocratique le début je ne sais pas car en réalité le gouvernement c'est le ré sur sa capacité à avoir une majorité moi je me souviens encore quelques jours avant entendu des ministres nous expliquer qu'il y avait une majorité solide sur sur ce texte moi j'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas de majorité sur ce texte donc je n’ai pas trop de difficultés à vous le dire je le dis depuis le début je pense qu'il n'y a pas de majorité sur ces textes donc ils ont fini au dernier moment par être contraint à l'utilisation de ce 49-3 parce qu'ils ne veulent pas respecter la volonté du peuple et la volonté en l'occurrence des représentants du peuple sont les députés parce que dans une démocratie classique on présente un texte si la majorité de l'Assemblée nationale le rejette alors il y a pas de texte voilà il part à la corbeille c'est comme ça la démocratie et cette utilisation dernier moment du 49-3 est un aveu extraordinaire de faiblesse est-ce que ce sont les députés républicains qui ont fait pencher la balance en tout cas c'est pas les dirigeants les républiques alors ça c'est sûr bon parce que alors eux ils ont fait pression sur leur députés pour qu'il vote pour la réforme et un certain nombre de députés LR courageux on résisté résister aux offres de contribution financière pour leur circonscription résister aux chantages résister aux menaces d'exclusions et on ne peut que se féliciter de cette de cette résistance ils sont quelques-uns et quelques-uns qui démontrent aussi que c'est un Apple flagrant aujourd'hui pour les républicains qui ne sont plus un groupe politique qui ne sont objectivement même plus un parti politique [Musique] oui bien sûr elle ne peut pas rester elle ne peut pas rester dans ses circonstances elle le sait d'ailleurs puisqu'elle a elle-même indiqué qu'elle était prête à jouer les fusibles je pense qu'il ne reste plus que ça à faire en effet il faut qu'elle parte le fait de rester serait considéré comme une gifle supplémentaire à l'égard du peuple français qui en a déjà je crois trop reçu [Musique] social sont venus dans la rue avec ce genre elle risque elle risque de s'envenimer bien sûr puisque les Français vont se qu'en réalité on manœuvre la démocratie on la contourne on la dénature on la perverti puisque le débat a eu lieu on a on a débattu sur les plateaux je l'avais dit il y a les manifestations il y a le débat sur les différents plateaux dans les médias il y a le combat à l'Assemblée nationale et tout cela a donné une majorité contre ce texte et au moment où cette majorité s'apprête à s'exprimer pour rejeter ce texte alors on dégaine le 49 3 comment voulez-vous que les Français ne vivent pas cela comme une véritable blessure démocratique c'est une situation de crise aujourd'hui pour vous c'est une situation de crise pour vous aujourd'hui je n'attends rien d'Emmanuel Macron je n'ai jamais rien attendu d'Emmanuel Macron c'est pas aujourd'hui que ça va commencer vous voyez que je sois une grande naïveté je n'attends absolument rien d'Emmanuel Macron il a décidé définitivement de marquer ces deux mandats sous le saut de la brutalité à l'égard du peuple français l'absence d'empathie la négation de la recherche du bonheur pour les Français parce que en réalité c'est cela aussi être président de la République je crois qu'il n'y a plus rien à en attendre situation de crise politique pour vous aujourd'hui passer de toute façon une situation de crise politique de fait en quelque sorte une crise politique puisque la majorité du pays la majorité de l'Assemblée nationale sont opposées à une réforme et qu'elle est imposée par un article qui n'est pas fait pour ça d'ailleurs en réalité comme ce souvenir de ça vous allez déposé une motion de censure mais vous savez la vôtre ne sera pas votée largement par les autres forces politiques est-ce que si vous voulez faire tomber le gouvernement vous n'avez pas plutôt intérêt à faire s'il a fait une autre motion de censure par l'iode par exemple qui serait autant de motions de censure qu'il en faudra chaque groupe la possibilité de déposer une notion de censure il y aura une discussion commune et on votera l'important c'est que la censure soit votée il me semble-t-il mais je ne suis pas comptable du sectarisme des autres groupes politiques moi je les voulais dire je suis pas sectaire je vote toujours dans l'intérêt des Français toujours c'est ma seule boussole donc quel que soit encore une fois la motion de censure qui sera votée l'important c'est que ce gouvernement soit censuré et nous y participerons en déposant notre propre notion de censure maintenant première ministre qui n'accepte pas en réalité d'être mise en minorité à l'Assemblée nationale qui vient qui dégaine un 49,3 qui fait preuve de provocation dans les propos qu'elle tient ce n'est pas admissible voilà la réalité se fout qu'elle parte voilà comme la très bien dit ou écrit plutôt Sébastien Chenu il faut partir madame merci beaucoup [Musique] notamment aux questions de Frédéric Delpech extrêmement remontée on a vu Marie donc elle va déposer une motion Isabelle borde doit partir c'est ce qu'elle dit c'est un échec personnel du président la pas tellement apprécié la petite phrase d'Elisabeth digéré en effet quand les abeilles Bordes la première dit ministre dit je n'ai pas envie de revenir sur le mutisme du rassemblement national tapis dans l'ombre des débats c'est vrai qu'ils n'ont pas beaucoup donné de la voix finalement là qui est rouge lui est déroulé pour redire finalement un argumentaire qu'elle avait déjà pu avoir le constat d'échec aujourd'hui c'est celui du président de la République et le fait que Élisabeth borne doit partir extrêmement dur dans extrêmement dur dans ses propos alors à voir maintenant la suite vous voyez cette mobilisation on est à l'extérieur de l'Assemblée nationale la suite pour ce qui concerne les les syndicats qui vont sans aucun doute se réunir une nouvelle fois cette inter syndicale qui tient quand même depuis de nombreuses semaines alors que l'origine ça n'était pas gagné route vous disiez tout à l'heure la CFDT il s'est clairement positionné monsieur berger pour continuer la lutte en cas de 49-3 il avait exclu ici c'était un vote normal de continuer il aurait respecté dit-il la légalité républicaine pour lui il a dit que c'était que le 49-3 était un vice-démocratique bon et que donc pour lui la bataille continuerait alors sous quelle forme hier soir on est en recevant Philippe Martinez c'est quand même intéressant parce que pour la première fois plusieurs fois Philippe Martinez a répété de la CGT la CGT donc c'est pas impossible que quand même sur les modalités il y ait des différences non pas de de d'approche ou de de vision mais sur les modalités il y a des différences de méthodes d'ailleurs ils sont pas prononcés hier 9e journée de mobilisation ils n'ont pas donné de nouvelles dates juste pardonnez-moi je vous coupe parce qu'on va aller voir Sandrine Rousseau qui est avec la suite est-ce que le gouvernement bande va tomber d'après vous je pense que c'est un pas de plus oui quelle modalité et sous quelle motion motion de censure donc on verra à laquelle passera merci Madame merci beaucoup motion de censure également donc de la part du de Sandrine Rousseau tous les groupes vont déposer une vitesse on verra laquelle passera elle insiste sur l'âme au son de son sûr que une chance de passer ce qu'a fait le leader communiste ce qu'a fait Marine Le Pen même s'il dépose leur propre notion de censure ils sont tous clairs ils sont tous clairs sur un point c'est qu'ils vont tous voter la notion censure de l'alliotte et là effectivement peut-être pas Maurice parce que selon les les spécialistes du comptage non mais il y a tellement de surprises depuis il faut se méfier mais en tout cas pour la première fois je le répète la nupes est prête à voter la même motion de censure que le rassemblement national ça c'est un changement et et Marine Le Pen de façon très habile pendant toute la pendant toute son intervention répondant à Frédéric insistait bien elle n'a jamais parlé durant national elle insistait bien sur la majorité des députés et elle mettait tous les députés depuis la gauche depuis la nuit PS jusqu'à Rennes dans le même accès ses députés là la majorité qui sont contre cette loi elle avait toujours dit qu'elle voterait toutes l'émotion qui serait déposée c'était plutôt la gauche ce qui est intéressant c'est le et c'est assez nouveau c'est que maintenant il y a un débat clair il se posait sur le plan syndical on a vu tout à l'heure ce qui était dit sur les artifices constitutionnels mais Fabrice Roussel à Fabien Roussel a parlé tout à l'heure de la mis en cause la légitimité donc on va avoir c'est quand même nouveau sur les 49-3 on va avoir un vrai débat au-delà même des notion de censure et c'est quand même assez nouveau dans le paysage politique sur la légitimité de tous les articles qui figurent dans la Constitution depuis le début de cette discussion moi ce qui m'a frappé c'est la remise en question d'ailleurs Elisabeth borne l'a évoqué d'un certain nombre de de règlement de règles qui ont toujours été admises qui sont le cœur même de la constitution de la du Règlement de l'Assemblée nationale et qui ont été discutés je prends un exemple la volonté de rendre public le débat de la Commission midi-paritaire de la part des socialistes qui quand même ont approuvé toujours ces inscriptions de la Cinquième République et ce règlement du Parlement bon c'est une on est on a changé d'époque c'est à dire qu'il y a une volonté de remettre en question un certain nombre de fondements le 49-3 il a été limité par la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy il est donc réservé au budget et à un seul projet de loi pendant une session ce qui est relativement correct c'est pas les 49-3 qui étaient dégainées par Michel Rocard toutes les semaines bon donc même ceux-là comme a dit Sandrine Rousseau 59-3 d'autorité il y a pas un quart d'heure de train gentil à 49-3 méchant il y a 49-3 c'est dans la course c'est dans la conscience c'est qu'on a pas la majorité et voilà voilà c'est ça bon donc là il y a une remise en cause et ça c'est pardon il y a quand même le sentiment de de comment dire d'une d'un changement d'époque comme je disais mais d'une fronde profonde une défiance profonde qui infuse sur au-delà du personnel politique sur nos institutions qui est quand même très inquiétant et qui un genre de gagisme de la Cinquième République c'est ça c'est-à-dire que c'est pas seulement les personnes ou seulement les élus ce qui est déjà très grave et très problématique mais maintenant ce sont les institutions et donc bon où ça s'arrête mais d'un questionnement qui est aussi partagé aussi et je trouve ça assez saisissant dans la majorité elle-même un député à l'instant me dit oui ça va poser la question la légitimité de la légitimité de la réforme au bout du compte ça va laisser des traces soit ça passe en quatre mois soit ça marque une rupture pour tout le quinquennat c'est finalement ça résume assez bien les lignes au sein même de la majorité sur ceux qui plaidaient pour aller au vote parce que au sein de la majorité aussi on poussait aller à ce vote et ceux qui disaient c'est trop dangereux la majorité est bien et bien trop juste oui parce qu'on a vu on a beaucoup entendu Julien je parle à vous trois du service politique là de TF1 et LCI qui avait envoyé des textos et reçu des messages etc je veux dire en 24 heures on a tout entendu et son contraire et on a vu qu'effectivement il y avait des lignes de pas des lignes de fracture mais oui des lignes qui étaient très très établi de certains qui disaient il faut absolument aller voir quitte à être mis en minorité lors du vote cette séquence en fait finalement des retraites elle a révélé comme le disait route et Marie cet aspect cette remise en cause du socle institutionnel qu'on pouvait avoir une remise en cause aussi chez certains du syndicalisme tel qu'il existait de certains leaders syndicaux de l'attitude de certains Lens leaders syndicaux ça remet en cause aussi au sein même de la majorité leur principe de de fonctionnement et de de cohabitation au sens où vous avez le modem horizon et Renaissance qui sont les uns à côté des autres et vous voyez qu'au sein même de ces composantes de la majorité il y a des dissensions au sein même de leur chef tout le monde n'est pas d'accord on l'a vu au sein des LR c'est exactement pareil il y a eu un ça éclaté un certain le paysage politique et institutionnel c'est assez flagrant je trouve d'ailleurs le résultat auquel on aboutit aujourd'hui après c'est c'est moi de discussion quand même quand même un petit cadeau LR Emmanuel Macron en déclenche enfin la première ministre en déclenchant 49-3 ça leur évite de se positionner mais les affiches le président Emmanuel Macron s'est exprimé d'ailleurs un pointant du doigt les républicains sans les citer mais en disant aujourd'hui on a été au bout de l'exercice justifiant l'utilisation du 49-3 nous avons une trop grande incertitude nous ne pouvons pas prendre le risque de nous remettre dans les mains de nos adversaires politiques qui s'étaient pourtant engagé dans la réforme et elle a parlé de conscience et de cohérence tout à fait Olivier Marleix absolument il y a du boulot à faire parce que c'était des partenaires de circonstances certains s'étaient engagés pour certains ont joué un double jeu et puis un certain nombre absolument a dit dans la réunion à midi absolument oui il a dit aussi et ça semble-t-il été assez déterminant dans les dernières heures lui est son secrétaire général à lexicaire du risque d'un vote négatif sur la réaction des marchés financiers et que dans la situation actuelle c'est essentiel en plus on est en crise financière depuis vendredi dernier depuis la faillite de la banque américaine SVB et depuis hier avec le Crédit Suisse qui est en même s'il a été renfloué par le gouvernement la banque centrale suisse on est dans une crise financière qui menace qui est une fragilité financière très importante et on peut pas dire qu'on est les mieux placés avec notre dette donc regarder les choses il faut montrer à l'Europe que on peut réformer de cette réforme c'est un des enjeux il est très très important et enfin c'est très très cynique mais certains m'ont dit mais en fait plus il y a de monde dans la rue [Musique] s'il le souhaite bien évidemment ils sont les bienvenus le chaos non il y avait pas de chaos dans l'hémicier qui avait des députés qui n'acceptent pas l'idée que sur un texte aussi important et ne puisse tout simplement pas voter s'exprimer et que quand la Première ministre vient ici et dire bah finalement rentrer à la maison puisque je décide tout seul il y a des députés qui tout simplement de la les Français depuis des mois dans la rue qui n'acceptent pas le passage en force de cette réforme et donc je pense que ce qui s'est passé aujourd'hui dans l'hémicycle rentrer en résonance avec ce qui s'exprime dans la rue depuis maintenant des semaines et des semaines et peut-être que le gouvernement sera moins sourd à ce qui s'est passé dans l'hémicycle que à ce qui se passe dans la rue depuis maintenant plusieurs mois mais moi mon objectif en participant au niveau d'une motion de censure c'est de la renverser donc ma réponse est très claire non tout le monde je reviens sur cette question tout le monde aime bienvenu pour signer la motion de censure transpartisane vous allez répondre [Musique] qu'on disposer une motion de censure s'il fait possible et s'il le souhaite qu'il puisse être porté puisqu'ils en avaient parce que l'hypothèse avait été évoqué par le groupe liotte avec l'ensemble des groupes de la nups et si des députés du groupe lueur tout des députés les républicains veulent la consigner également puisque ce sera une motion de censure qui exprime le rejet vis-à-vis de cette réforme des retraites à 64 ans nous y sommes favorables scénario cet aprèm pour vous là non le meilleur des scénarios c'est que le gouvernement retire son texte de loi il l'a pas encore fait mais là où vous avez raison c'est que aujourd'hui c'est une première défaite pour lui mais moi j'ai l'intention de faire en sorte que la mobilisation se poursuive donc de l'appuyer de soutenir les manifestations la motion de censure pour faire en sorte qu'on est une deuxième victoire et que cette fois cette deuxième victoire ça soit le fait que ce texte de loi ne voit pas le genre voilà aujourd'hui le gouvernement a déjà perdu on n'a pas encore tout à fait gagner mais pour ça il faut continuer la mobilisation l'émotion censure seront déposées aujourd'hui ce que vous m'entendez enregistre que j'entends vraiment vraiment rien même en plateau voilà notre objectif renversé Elizabeth borne Marine Le Pen fait ce qu'elle veut vient de dire manuel bon pas je voudrais juste vous donner une information que vous allez me tamponner si je veux dire Adrien gendre la première ministre dont on se demande évidemment quel est son avenir politique à court ou moyen terme sera l'invité de TF1 et LCI ce soir absolument dans le Journal de 20 elle sera interrogée par Gilles Bouleau et ça va être l'occasion effectivement de répondre aux très nombreuses questions qu'on a listées ensemble depuis tout à l'heure sur l'avenir personnel de la première Miss l'avenir de son équipe l'avenir du dialogue avec les syndicats puisque Laurent Berger la CFDT font savoir qu'ils entendent poursuivre les mobilisations ça crée une donne politique et sociale très particulière et au-delà de son champ personnel et du sort de son équipe il y a quand même la question de la capacité à agir pour la suite quelle peut-être la méthode de l'exécutif désormais quand on a échoué parce que c'est un échec à convaincre sur une réforme aussi emblématique c'est toutes ces questions là qui lui sont proposées tout à l'heure sur le fond on a déjà pour le coup une partie des réponses puisqu'elle a dit tout à l'heure c'est le texte du Parlement qui est gardé par le gouvernement dans le cadre de ce 49-3 il y aura tout de même la question de savoir comment quand dans quelles conditions elle va être mis en oeuvre et s'il y a ou pas encore des gestes qui peuvent être faits pour convaincre l'un ou l'autre des partenaires sociaux à 20 heures sur TF1 suivent sur LCI également soyez soyez avec nous évidemment je peux pas réagir manuellement par vient de répéter alors c'était au tout début de son intervention c'était un petit peu brouillé mais il a dit que les députés RN sont bienvenus pour voter la motion sur l'iode il l'a dit extrêmement clairement donc effectivement sur le plan politique c'est la journée du grand changement c'est la c'est un changement absolument considéral et puis ce Gondo on a remarqué quand même depuis depuis la fin de la séance il n'y a pas un responsable LR qui a pris la parole il n'y a pas un responsable macroniste qu'après la parole pas pour l'instant non alors il y a un vrai problème là ça me fait dire qu'il s'est rentré tous dans leur circonscription et même très vite mais il y a une odeur de poudre là l'assemblée il y a le sentiment que ça peut ça peut bouger là que pour la première fois la fragilité qu'on répétait qu'on soulignait jusqu'à présent ben elle peut effectivement être et du coup la chute se concrétiser peut-être et du coup là il y a un climat qui est assez délétère et qui est assez bon pour certains de victoire pour d'autres de défaite donc c'est très particulier on se pose la question en effet de la suite et il y a une image qu'on a tous souligné d'un olivier du soft Auban un peu un peu chaos et de ce geste amical d'Éric dupont-de-mauryté le garde des sceaux qui lui caresse l'épaule je pense que c'est sur les images absolument de dire que le gouvernement est un peu chaos ce jeudi à 15h50 alors il a la possibilité de se relever mais c'était un énorme coup politique aujourd'hui pour le pour le gouvernement et le président maintenant mais là il sera quand même obligé de dire quelque chose quand l'émotion de censure ont été débattues mais la semaine prochaine sous ou sous une autre qu'on ignore pour l'instant mais il est quand même obligé politiquement de dire quelque chose la vérité c'est quand même il a une responsabilité très importante dans ce qui se passe d'abord pendant sa campagne électorale dans laquelle il n'en a pas fait donc il n'a pas suffisamment expliqué les enjeux de cette réforme pour les Français il n'a pas expliqué que le quoi qu'il en coûte il faudrait peut-être un jour le rembourser que il y aura qu'on aurait toutes ces questions là financières elles existaient la crise en Ukraine et la guerre sont des données qui font que il y a des contraintes aujourd'hui on est dans une crise financière tout ça il y a pas eu d'explication il y a pas eu suffisamment de sensibilisation des Français aux enjeux à ce qui considère comme un péril et comme une nécessité donc et notamment depuis la campagne électorale c'est c'est de là que ça date le péché originel il est là c'est peut-être pas tellement méfié aussi de de ce qu'il pensait avoir effectivement la majorité avec l'aide des LR quand ils ont accepté c'était la première concession qui a eu un lieu très tôt d'ailleurs sur l'âge c'est 65 discuter avec Nicolas Sarkozy lors de plusieurs rendez-vous le président de la République Emmanuel Macron il a envoyé des ministres aussi au front des ex LR ou imp aller convaincre les derniers récalcitrants ces derniers jours ça n'a pas marché nous sommes le 10 le 16 mars 2023 le 17 mars 2022 il y a un an jour pour jour quasiment meeting d'Aubervilliers Emmanuel Macron disait la retraite à 65 ans donc nous sommes un an plus tard nous voici aujourd'hui où on en est entre temps il est arrivé j'allais dire pour l'apéritif ou les hordavres lorsqu'il a fait quelques déclarations sur cette réforme mais qui n'a pas tellement indiscuté il est arrivé en moins de 24 heures pour quatre réunions pour le dessert mais le plat de résistance c'est la première ministre en gros qui s'en est occupé avec un certain nombre de ministres donc effectivement à un moment donné faudra qu'il revienne un petit peu à la table j'allais dire avec avec les convives avec les Français alors Élisabeth Bank ça va être intéressant évidemment de l'entendre ce soir face au à Gilles Bouleau et pour répondre aux questions de Gilles Bouleau parce qu'elle est arrivée on le sait le la feuille de route pour elle c'était dialogue avec les syndicats et on fait passer la réforme des retraites le dialogue avec les syndicats on a échoué à échouer on a bien vu on a aussi retrouvé avec une intercendicale qui tient la route depuis quand même pas mal de temps qui va se poursuivre ce que vous nous disiez Adrien et puis le dialogue politique a échoué également donc j'ai pour Elisabeth borne effectivement là c'est un jouable puisque le conflit Laurent Berger Emmanuel Macron était antérieure à natation et a continué jusqu'au bout jusqu'à ce soir oui mais c'est pour ça qu'elle a été embauché vous auriez pronostiqué Maurice que cet après-midi sur ce plateau on apprendrait de la CFDT alors que la loi est adoptée continue les mobilisations on a quand même on a une situation qui n'est pas banale on a quand même compris dans les 15 derniers jours que Laurent Berger considérait le 49,3 quasiment comme le même chiffon rouge que les 64 ans ça atterrit comme ça ce soir on leur a sans doute Laurent Berger tout à l'heure juste pardon je voudrais qu'on aille voir juste Frédéric Delpech du côté de l'Assemblée vous avez tout vécu avec nous les suspensions de séance les huées les pancartes et la Marseillaise tout ça c'est accéléré de façon assez impressionnante Frédéric [Musique] de 15h vous l'avez suivi en direct on avait que exceptionnelle ici à l'Assemblée et sans doute une séquence très éprouvante pour Elisabeth borne la première ministre tout a commencé à 15h lorsque il y a une bonne pivelle à président de l'Assemblée a ouvert la séance alors que et bien les membres du gouvernement n'étaient pas au bon du gouvernement suspendre la séance et puis Elisabeth borne est ensuite arrivé précipitamment dans l'hémicycle pour commencer où est l'annonçait la décision de recourir au 49-3 et là et bien ce sont les députés et les filles de la nuque qui se sont levés et qui ont entonné une Marseillaise tout au long de son discours et d'ailleurs ça a été assez difficile pour Elizabeth band de prononcer ce discours on a senti très agacé très tendu même la nuque et LFI qui s'était réunie en groupe un peu plus tôt et qui avait pris cette décision de recourir à la Marseillaise au cas où Elisabeth borne dégainerait le 49 francs alors il faut préciser un point c'est qu'on n'a pas le droit semble-t-il d'interdire à quelqu'un de chanter la Marseillaise et donc sur ce le point précis du droit que ce sont appuyés pour pouvoir chanter la Marseillaise et effectivement ils n'ont pas été interrompus par Yaël brune pivel la présidente de l'Assemblée bref une séquence hallucinante dans l'hémicycle et puis ensuite ça c'est poursuivi ici au 4 colonnes avec tous les ténors de l'opposition qui sont sortis en même temps Mathilde de panneau Marine Le Pen Sandrine Rousseau bref tous sont venus ici pourquoi et bien pour réclamer déjà la démission d'Elizabeth borne pour expliquer que la première ministre ne pouvait plus rester à la tête du gouvernement et bien sûr tous les groupes de l'opposition a priori on attend de savoir pour les LR bien évidemment mais pour tous les autres groupes de l'opposition il y aura le dépôt d'une motion de censure et visiblement tout le monde s'apprête à voter ses motion de censure donc ça annonce encore des séquences très chaotiques et très difficiles pour le gouvernement ici à l'Assemblée nationale de l'Assemblée on va partir à l'Elysée vous retrouvez c'est la boue Griou il a multiplié on l'a dit les les réunions le chef de l'État avec une décision prise tardivement il a réagi d'ailleurs à tout cela il explique oui absolument le chef de l'État qui en conseil à des ministres qui a été réunis en urgence tout à l'heure à expliquer mon intérêt politique aurait été d'aller au vote parmi vous tous je ne suis pas celui qui risque sa place ou son siège mais je considère qu'en l'état des risques financiers économiques sont trop grands voilà donc pour la menace Apple voilée et Emmanuel Macron qui rappelle et bien que ce n'est pas lui qui joue sa place comme un sous-entendu aussi à sa première ministre car on le sait l'enjeu politique est très fort pour elle et le suspense aura été à son comble jusqu'au bout pas de bluff mais qu'on me glisser tu me conseillère ministérielle en m'expliquant et bien que l'exécutif n'a eu de cesse de calculer jusqu'à la dernière minute gardante espoir de pouvoir trouver une majorité mais comme vous l'avez déjà entendu tout à l'heure et bien les républicains n'ont pas été assez fiables pour l'exécutif qui a donc préféré usé de cette voie constitutionnelle merci beaucoup c'est là la première mise qui sera l'invité Gilles Bouleau ce soir à 20h à suivre TF1 et LCI évidemment la fiabilité de ces députés les républicains effectivement elle est en question elle l'a dit d'ailleurs la première ministre quand elle a cité Michel Rocard en 90 elle l'a dit j'étais sûr qu'on aurait une majorité si chacun avait voté en conscience et en cohérence bon ça n'a manifestement s'il y avait trop de risques peut-être que ça aurait été le cas on ne saura jamais mais il y avait trop de risques et donc c'est députés là maintenant il va falloir aussi qu'ils s'organise au sein de leur propre groupe parce que chez LR c'est devait commencer à devenir un petit peu compliqué mais ils sont aussi des victimes et des acteurs de ce qui se passe de ce psychodrame politique d'aujourd'hui parce que ils sont déchirés et leurs déchirures est apparu au grand jour alors on les a bien vu les fissures depuis le début de la discussion alors il y avait Aurélien Pradier avec cinq six députés mais il n'était pas du tout le seul il en a été un des porte-parole mais il y avait une douzaine ou une quinzaine de députés LR par exemple de la région Rhône-Alpes proche de Laurent Wauquiez qui également était prêt à voter contre ou à s'abstenir donc cela qui ont été pour la plupart élus contre des macronistes ne voulait pas faire ce cadeau à Emmanuel Macron et était sensible à la fibre populaire de leurs électeurs et ne voulait pas les trahir donc c'est vraiment la question de ce parti qui est posée est-ce que ce parti il est celui enfin il devrait rassembler c'est le métro a dit à 5 heures du soir avec du général mais c'est plus du tout ça évidemment et là c'est la démonstration et il y a dans ce groupe LR deux parties il y a un parti qui cherche à récupérer les électeurs qui sont allés chez Emmanuel Macron et qui sont plutôt libéraux plutôt de la droite classique fionisto sarkozo forum etc et puis il y en a d'autres il y a l'autre moitié presque qui a plutôt une qui revendique une fibre sociale et qui veut plutôt récupérer les électeurs de Marine Le Pen qui se revendique du gaullisme social mais pour certains diront qu'ils sont aussi un peu démagogues et populistes voilà c'est c'est sur LR allez-y le procès qui va rapidement être fait qui est commencé déjà il y a quelques jours sur la direction c'est-à-dire sur un érections de groupe un député il y a quelques temps me disait pour le sens de la formule mais pas Chirac qui veut au sens un chef c'est fait j'ai fait avec cette formule et beaucoup se disent bah attendez mais au bout d'un moment ça serait ça ne serait pas passé comme ça il y a quelques années où tout le monde avait le doigt sous la couture du pantalon du côté de la notamment de la droite en disant et avec invoquer qui effectivement vous avez voilà c'est Laurent Wauquiez vous avez Aurélien Pradier etc et certains commencent à dire bah voilà on n'a pas réussi la direction actuelle n'a pas réussi les rangs alors il y a ceux bien sûr qui était opposé dès le début à Éric Ciotti donc ils en profitent avec cette séquence là et puis d'autres qui font le constat aujourd'hui qui se disent pour la suite ça va être très compliqué pour notre partie alors il est 16h si vous nous rejoignez vous êtes évidemment d'une part bienvenue sur ce plateau et d'autre part je vous refais le film de ce qu'il s'est passé depuis une heure on a vu les séquences assez à hurissantes à l'Assemblée nationale lorsque à peine ouverte la séance a été suspendue par la présidente parce que le gouvernement n'était pas à l'heure et puis ensuite madame bornes qui arrive et qui déclenche le 49-3 sous les huées sous les cris et au son au chant de la Marseillaise de la part des députés de la nuque qui brandissait des pancartes 64 ans c'est non elle était extrêmement agacée madame la Première ministre on va l'écouter mesdames monsieur les députés aujourd'hui sur le texte du Parlement l'incertitude plane à quelques voies près on ne peut pas prendre le risque de voir 175 heures de débat parlementaire s'effondrer on ne peut pas prendre le risque de voir le compromis bâti par les deux assemblées écartés on ne peut pas faire de Paris sur l'avenir de nos retraites cette réforme est nécessaire alors on ne peut pas faire de Paris sur les l'avenir de nos retraites elle a beaucoup dit c'est un vote sur le texte et non pas un vote pour ou contre Emmanuel Macron la répéter répéter beaucoup cette semaine Marie si on peut revoir ce qu'a dit Emmanuel Macron tout à l'heure quand il dit je ne suis pas celui qui risque son siège c'est aussi une façon de dire aux députés je vous avais prévenu je voulais pas y aller mais je vous avais prévenu oui on peut faire l'exégèse des propos présidentiel mais cette phrase est à comprendre à double sens voir triple sens parce qu'elle qu'il s'adresse à ce moment-là ah ces ministres à ministre et ces ministres qui savent que la menace d'un remaniement peut aussi planer parmi vous je ne suis pas celui qui risque sa place ou son siège il le savent mais là président devrait-il dire ça là la menace entre guillemets ou en tout cas l'épisode politique se rapproche peut-être plus parce que certains l'image de ces munitions le bon des ministres tout à l'heure qui était tous lits un peu acculés se pose en effet la question beaucoup plaide pour finalement une nouvelle page politique alors est-ce que ça se traduira par un remaniement est-ce que c'est ça qui fera que la nouvelle page s'écrit un c'est aussi une autre question mais mais en effet ce pose cette question désormais après 49 fois on va peut-être expliquer quand même pardon pour ceux qui nous rejoignent que donc 49 3 déclenchés à langage donc la responsabilité de son gouvernement madame borne il va y avoir une motion qui va être déposée sans doute de façon conjointe ou en tout cas qui sera votée par ils vont tous s'agglomérer tous les députés de l'opposition manifestement reste à voir ce que font les LR et puis ensuite si le le gouvernement tombe il peut se passer plein de nouveaux gouvernement il peut dissoudre Emmanuel Macron à 7h13 a priori oui juste sur le texte là je sais pas si c'est le verbatif mais risque économique et financier dans l'hypothèse ou le texte aurait été où le photo était rejeté mais dans dans le 49-3 on peut mettre à la place risque politique et sociaux parce que il y a vraiment des risques des deux côtés là on est quand même dans une situation très compliquée pour l'émotion de censure visiblement il y a une opération qui est autour du groupe centraliode de chacun vote avec un point d'interrogation sur des députés LR mais qui seront ils seront il faudrait je crois qu'il soit une quarantaine pour que ça passe ce qui parle du monde je vous fais réagir tous les deux Jean-Marie Le Guen Renaud Pilat qui nous ont rejoint et Merci à VOUS Frédéric Davy va s'installer venez Frédéric c'est la famille vous pouvez vous installer on va d'abord aller faire un tour à l'Assemblée nationale vous retrouvez Frédéric Delpech vous êtes avec Nicolas Dupont-Aignan Nicolas Dupont-Aignan donc vous avez vu ce qui s'est passé 49-3 de l'exécutif vous en tirez quelle analyse d'abord j'ai remarqué que le gouvernement a été très maladroit très méprisant Elisabeth borne est arrivé en retard on n'a jamais vu ça et puis j'en retiens que c'est un aveu d'échec c'est un fiasco intégral pendant des semaines ils nous ont expliqué qu'ils auraient une majorité et puis n'a pas de majorité malgré la bonne volonté des dirigeants LR donc vous imaginez dans quelle situation et ce gouvernement il est aujourd'hui totalement illégitime il ne peut pas faire passer sa réforme des retraites 49-3 style ça prouve que il est gouverne aujourd'hui contre le peuple et je ne vois qu'un moyen d'arbitrage populaire soit le référendum que j'ai proposé soit une motion de censure et une dissolution vous savez c'est un peu un c'est une fin de règne en début de quinquennat alors justement motion de censure il va y en avoir d'un certain nombre de groupes de l'opposition vous êtes prêts à aller voter toutes ces motions de censure bien évidemment parce que je considère que le gouvernement est en train de plonger la France dans une crise sociale économique et politique parce que il ne sait pas gouverner et il y a un moment il faut trancher qui peut trancher c'est pas nous nous on a tranché puisqu'il n'a pas de majorité c'est le peuple qui doit arbitrer il y a un conflit de légitimité entre le Président de la République et le Parlement et l'Assemblée nationale ça c'est c'est objectif qui peut trancher le peuple soit il tranche par un référendum sur le projet de loi retraite et à ce moment-là si le peuple français favorable de cette loi je m'inclinerai soit il y a une motion de censure et Emmanuel Macron prend le risque dissoudre mais moi je suis certain que si aujourd'hui il prenait le risque de dissoudre il se retrouverait avec une minorité infime les Français n'en peuvent plus de lui merci Nicolas Dupont-Aignan donc qui nous confirme qu'il votera l'émotion de censure que déposeront les différents groupes de l'opposition Frédéric Delpech en direct à l'Assemblée nationale on va préciser que ces notions à priori si l'on compte on voilà a priori elle ne devrait pas elle ne devrait pas passer ceci dit elles doivent être déposées dans les 24 heures a priori voté dans les 48 heures je crois donc c'est d'ici mardi à priori Jean-Marie Le Guen donc Renaud Pyla bonjour et Frédéric Naby bonjour à vous séquence incroyable depuis une heure là Renault oui c'est qu'on se bat il n'y a qu'à voir la façon dont Isabelle borne a dû élever la voix pour s'exprimer avec ces rarissimes un groupe d'opposition les LFI qui chantent la Marseillaise quasiment pendant tout le discours d'Elizabeth borne premièrement deuxièmement moi ce qui m'a frappé c'est de voir bien sûr les mines livides des ministres sur leurs banc c'est très rare et surtout encore plus rare la majorité il fallait voir les mines des députés de la majorité y compris la majorité Renaissance qui on le sait un grand nombre de députés ne voulaient pas le 49-3 et lorsqu'ilsabeth normalement vous avez une Premier ministre ou un Premier ministre qui est soutenue enfin Renaud c'est pas un choix de du président de la République enfin c'est un des contraintes il aurait préféré faire autrement bien sûr non mais bien sûr non mais pour préciser que l'Assemblée nationale prend ses raisons c'était une option je pense que le contexte économique et financier n'a certainement pas facilité réflexion sur cette option ni peut-être le caractère spontané du président de la République qui tout d'un coup d'ailleurs de couvre les valeurs du 49-3 dans l'incertitude Manuel Valls on y reviendra si vous voulez des piliers de la majorité des piliers de la majorité en coulisses disent tout le processus si on en arrive là n'a pas été bien fait donc au fond d'eux je peux vous dire qu'ils vont être peu nombreux et d'ailleurs ils sont peu nombreux au micro dans les prochaines heures à vouloir défendre cette décision mais c'est d'ailleurs aucun pour le moment hein exactement voilà vu qu'il y en avait eu aucun problème normalement lorsqu'il y a une telle ambiance de stade à l'Assemblée vous avez un chef de gouvernement de chef de gouvernement qui est soutenu lorsqu'elle termine son discours par des députés qui se lèvent qui essaient de la soutenir et là vous aviez quasiment des banques qui étaient sidérées tous les bancs étaient sidérés par quelque part quelque chose qui n'était pas prévues Jean-Luc Mélenchon s'il vous plaît qui était donc en spectateur à l'assemblée qui n'a pas de légitimité est un outil constitutionnel Elisabeth borne a le droit de l'activer pour faire passer sa réformeur très bien je vous remercie de votre cours de constitutionnalité je vous ai dit non mais d'accord on a compris oui vous trouvez ça très bien vous avez raison non non monsieur attendez je vais vous dire BFM a tout à fait le droit maintenant pour pour ceux qui s'intéressent à la vie politique du pays et pas essayer de clouer le bec de quelqu'un en faisant semblant de poser des questions nous sommes en face d'un document qui n'aura donc été pas adopté dans les formes qui sont celles d'une démocratie parlementaire c'est-à-dire que le texte n'a été adopté ni à l'aller ni au retour par l'Assemblée nationale et dans notre Constitution pour ceux que ça intéresse l'Assemblée nationale le dernier mot jeune homme et c'est comme ça dans toutes les démocraties parlementaires alors c'est ce qui vient de se passer et sur la base de cet échec quelle conclusion et chaque spectaculaire effondrement physique de la minorité présidentielle car on a pas de majorité présidentielle puisque il n'y a pas de majorité dans la salle pour adopter le texte j'ai donc bien la minorité présidentielle qui s'est écroulée sous vos yeux avec Madame borne qui a joué pleinement le rôle de fusible et qui a brûlé au cours de cette séance en quelque sorte et maintenant quelles conclusion en tirer les syndicats Unis appellent à la poursuite de l'action et bien c'est à cela que nous allons nous appeler par toutes les formes qui se sont celles des militants politiques la solidarité et la caisse de grève la participation aux manifestation etc etc quand tu es si bien que je crois que nous avons de bonnes chances d'avoir le dernier mot parce que je crois que le message de cette assemblée aujourd'hui arrivera jusqu'à l'Élysée il ne peut pas imaginer tout de même passer à ce point par la force voilà le message essentiel de ce jour maintenant sachez que c'était la 100e fois c'est donc presque un anniversaire sous la Cinquième République qui a été utilisée l'article 49-3 pour violer les droits du Parlement et je trouve que c'est très frappant que ce soit sur la question des retraites qui dès longtemps déjà à mobiliser le salariat de ce pays et je dirais d'une façon qui n'était pas strictement politicienne au sens de par appartenance politique quel que soit son appartement politique il y a un attachement à la grande conquête ouvrière qui a été la retraite à 60 ans je trouve important significatif emblématique que il a fallu cet article sans cet article 49-3 pour la 100e fois pour passer par de là la volonté du peuple et bien maintenant voilà il faut qu'on soit dans l'action avec les syndicats et que tout soit fait qui permettent que la loi soit retirée car chaque jour qui passe pour ma part ma confiance dans l'idée qu'elle ne soit pas maintenue augmente et je crois que comme moi beaucoup de gens le ressentiront Monsieur Mélenchon Jean-Luc Mélenchon dont je vous rappelle les informations de Léonard qui a suivi tout ça à l'Assemblée tout à l'heure était donc sur le balcon Julien en haut en tribune publique voilà parce que voilà c'est la place où sont en général les anciens parlementaires les retraités ce soir sur sur TF1 la première ministre Élisabeth borne invitée au 20H coucou il y avait quelques filles non votre je voudrais votre évidemment votre analyse là dessus parce que c'est évidemment oui un fait politique énorme alors Marine Le Pen nous dit que c'est une énorme crise politique et en tsunami voilà comment vous voyez les choses moi je pense que on avait et il y a un malaise social absolument considérable qui va d'ailleurs continuer à exister mais que à partir d'aujourd'hui on est dans une autre phase où il y a ce malais social se rajoute effectivement une crise politique qui n'est pas encore arrivé à son apogée vraisemblablement mais on est sur un terrain extrêmement glissant une espèce de patinoire et vous avez raison de dire que aujourd'hui il n'y a pas de majorité vraisemblables sur une motion de censure mais si les esprits s'échauffent et si la majorité est singulièrement le président n'est pas dans les jours ou dans les semaines qui viennent capables de reprendre les choses en main de donner une perspective une sortie de crise politique d'abord une sortie de crise sociale vraisemblablement aussi on ne sait pas où tout cela peut s'arrêter je crois franchement qu'on est rentré dans une nouvelle phase effectivement et les les éléments que vous avez analysés c'est à dire la faiblesse du soutien parlementaire moi ce qui m'a frappé aussi bon il y a quand même un vrai sujet de effectivement on se dit qu'on n'a pas à faire un parti politique à des militants à des élus qui ont une solidité qui savent que la vie politique est faite de haut et de bas et que parfois il faut savoir se serrer les coudes et puis une dédicace qu'on trouve à LR une excitation une attitude invraisemblable on peut tout à fait comprendre que il y ait des vociférations quelques-unes mais la manière dont s'exprimer les fils et dans la continuité de ce qu'on a vu c'est à dire quelque chose qui a peu à voir quand même avec la fameuse démocratie parlementaire dont nous parle Jean-Luc Mélenchon par ailleurs le langage a du sens surtout quand on manie la langue française avec le talent de Jean-Luc Mélenchon donc tout ça et pas très joli quand même donc et inquiétant donc on est vraiment dans dans une situation de crise et on s'aperçoit que le Président de la République sa majorité n'ont pas eu la maîtrise de cette situation avec d'autres gouvernement juste pour rappeler Michel Rocard a gouverné pendant trois ans y compris avec des réformes très importantes la CSG le RMI etc avec des 49-3 28 et 26 28 28 pardon donc les choses se sont faites c'est donc bien que l'alchimie là n'y est pas c'est moins qu'on puisse dire Frédéric quand on voit Frédéric Daby quand on voit effectivement cette se rassemblement devant l'Assemblée nationale on n'a pas 10 000 personnes enfin les gens étaient là étaient présents eux aussi chantaient la Marseillaise au moment où la séance donc c'est terminé la séance a été a été suspendue ils sont là et ils maintiennent contiennent beaucoup la CFDT dit on va continuer les actions enfin voilà c'est clair que cet épisode va donner du carburant à un moment social plutôt en perte de vitesse un mouvement social qui n'empêchait pas les français on sait que la bataille d'opinion qu'est-ce qu'on voit depuis le mois de janvier elle est complètement perdue pour le pour le gouvernement rejetterait fort de l'adhésion à la réforme une réforme injuste inefficace mais il y avait un seul élément il y avait une intériorisation peut-être une résignation sur lequel la loi serait votée et appliquée on était ce matin dans une enquête il faut fiduelle pour SUD RADIO à 74% contre 66 il y a encore quelques semaines donc il y avait une marge de manœuvre pour le gouvernement vote du Sénat vote à l'Assemblée nationale il serait resté je dirais de la rancœur sur le chagrin j'ai beaucoup de Français une sorte de ressentiment mais il pouvait passer à autre chose là ce que vous voulez dire on commence pas on recommence pas vraiment à zéro mais on redonne du carburant au moment social et il ne faut pas et c'est intéressant que je m'arrive fasse référence à Michel rokia il faut pas négliger la mutation très spectaculaire je regardais français sur le 49-3 avant ça ne posait pas de problème Michel Rocard dans les enquêtes il faut que je vous aider a été un ministre extrêmement populaire Manuel Valls le premier coup de canif sérieux sur sa popularité c'est le 49-3 alors sur ces manifestations justement on va y revenir parce qu'effectivement sur sur des articles de la Constitution qui deviennent il légitime si on les entend effectivement ça peut être un problème démocratique peut-être on va juste aller voir Thomas Herman vous voyez là on est place de la Concorde à Paris donc où se retrouve tous ces tous ces manifestants Thomas oui effectivement vous le voyez à l'image vous avez Jean-Luc Mélenchon qui est là de la Concorde qui est actuellement à la rencontre des différents syndicats et manifestants qui sont appelés à se rassembler notamment par le syndicat SUD solidaire Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé à ce brièvement mais qui a entendu aussi la connexion entre les différents syndicats et surtout la solidarité entre ces différents syndicats et notamment l'idée de passer à l'étape supérieure il a dit ce qu'il faut retenir globalement excusez-moi c'est quand même un petit peu l'alcoolu comme un huissier autour de l'Assemblée nationale du journaliste il a dit en fait et bien que les syndicats devaient se réunir pour définir un nouveau mode d'action puisque selon lui la rue n'était pas entendu par le gouvernement et par Emmanuel Macron et que c'était au syndicat de devoir l'étape d'après concernant la mobilisation des grévistes en France Jean-Luc Mélenchon qui vous le voyez toujours cette place de la Concorde l'interfedicale en fin de journée en revancheur restait bien discret sur les recours à l'Assemblée nationale pour pour faire retirer ce projet de loi en tout cas montrer la contestation de la France insoumise et de la nuit passe concernant la réforme de retraite merci Thomas Herman et bravo à Julie Janus qui doit porter la caméra bout de bras c'est pas facile dans une dans une cohue comme celle-là Patrice maintenant notamment dans les jours qui viennent au-delà des motion de censure c'est c'était évoqué c'est Jean-Marie c'est ce que va faire le président là il est face à une crise sociale il est garant de l'unité nationale respect des institutions etc etc puisqu'elles sont mises en cause sur le thème de la non légitimité ce qui est un vrai sujet on l'a évoqué il y a un instant question ces armes institutionnelles bon le syndicats et les oppositions de mandat référendum bien entendu une fois pas de référendum donc ça on oublie a priori a priori ça paraît un vraisemblable ensuite la dissolution pour l'instant non dans les à court terme sur mon pas donc ces changements de Premier ministre ou remaniement il faut qu'il y ait une réaction politique est vite avec un cap j'imagine qu'il s'exprimera dans les heures où les jours qui suivront le vote sur la notion de censure et se murmurait qu'une prise de parole du chef de l'État aurait pu être ce soir en cas en cas de vote en effet de votre positif ce soir encore une fois c'est à mettre au conditionnel la décision n'était pas prise mais on se dirigeait vers ça et on sentait bien que c'était un souhait qui avait une volonté de de finalement faire le point clôturer ce chapitre cette séquence ça ne s'est pas passé comme comme prévu ce soir c'est sûr TF1 la première ministre qui s'exprime en effet la question de la suite et entièrement posée alors il y a le chemin parlementaire du texte avec le Conseil constitutionnel tout ça exactement l'émotion tout ça est très technique mais après c'est l'après qu'est-ce qu'on fait après il y a des textes rapidement ce serait une question de jours devant lui ou pas en remaniement franchement encore une fois vous restez extrêmement prudent et c'est pas forcément ce qui va mettre en place et souhaiter immédiatement envie de prendre un peu de recul madame borne parce que elle nous dira sans doute son sentiment ce soir mais se pose la question de grands textes à venir enfin la loi immigration comment vous faites passer ce la loi immigration Olivier du soft avec l'image qu'on a vu tout à l'heure sur les bancs de l'hémices je fais aucun pronostic du tout mais je crois que il y a des responsables LR qui a quelques semaines ou moins on dit il serait pas invraisemblable qu'on qu'on évoque le vote d'une motion de censure sur la loi immigration je crois que ça a été votre retour même pas parce qu'il était en débat là au Sénat qui ne retourne même pas à l'assemblée qui soit enterré ah oui c'est sûrement et simplement parce que le risque politique trop grand ce qui est sûr pour dire continuer sur ce que disait Marie sur la suite c'est-à-dire elle est en train d'être préparée ce soir réponse au 20 je peux vous dire qu'avant de 20 heures la première ministre c'est pas fini va recevoir un certain nombre de ministres notamment à Matignon je sais que par exemple des personnes comme Olivier du soft seront présents à ses côtés à elle de préparer le 20h mais non elle réunit des ministres forts ou qui ont travaillé et qui ont été au premier rang et au front sur cette réforme des retraites avant de venir faire son enterre sur TF1 les Renault quelles réponses politiques d'Emmanuel Macron je pense il va regarder les cinq six prochains jours bien sûr jusqu'au à l'épisode d'émotion de censure pour l'instant on reste Marie l'a dit à l'étage d'Elizabeth borne qui se soit au 20H TF1 va essayer d'expliquer aux Français à l'opinion parce que c'est une bataille d'opinion qui pour l'instant a été perdue Frédéric la rappelé mais qui s'engage de nouveau pour essayer de trouver les derniers arguments qui montrent que Emmanuel Macron a fait le choix pour des raisons financières les marchés financiers nous regardent l'Europe nous regarde la stabilité financière plutôt que la stabilité sociale quoi c'est ça et puis et puis et puis mais comment ce soir comment ce soir ou 20 heures de TF1 convaincre avec des semaines qui n'ont pas permis de convaincre que cette réforme permettait de faire des économies c'est ça le problème c'est que vraiment de faire des économies avec toutes les concessions qui a eu franchement c'est tout le débat une majorité une immense majorité de Français considère que c'est très fort n'est pas forcément nécessaire deuxièmement moi je crois que le point essentiel et on le voit sur les images actuellement sur LCI c'est l'ambiance dans la rue c'est la crise sociale est-ce que oui ou non la crise sociale dans la rue va s'accélérer et je peux vous dire qu'en coulisses le problème c'est que maintenant les patrons je peux vous dire les patrons des grands syndicats CGT CVT autres sont aussi inquiets ce 49-3 parce qu'ils vont devoirs ils vont devoir juguler leurs bases qui est très en colère la droite de votre écran vous avez vu tous ces députés de la France insoumise qui se sont réunis aiment bien faire des photos de famille des députés de la France insoumise le point levée évidemment et pour pour voilà galvaniser encore un peu plus parce que cette stratégie est payante une enquête Ifop a été publié ce matin faites avant cette annonce 70% des Français considèrent que Jean-Luc Mélenchon sort affaibli de la séquence la seule personnalité qui sort majoritairement renforcée c'est celle qui a très peu parlé c'est Marine Le Pen donc attention en terme de nuances maintenant c'est vrai que la fragilisation des headborn depuis quelques mois est lié intimement intrinsèquement au recours aux 10 recours dans d'automne dernier au 49-3 c'est pour ça que l'image du 49-3 a changé maintenant c'est un signe d'autoritarisme de brutalité et de fermeture au dialogue sur sur le mutisme en tout cas c'est les mots d'Elisabeth ça a été rappelé par la première ministre lorsqu'elle déclenche un carbone elle elle pointe du doigt le rassemblement national et Marine Le Pen parce qu'en effet c'est elle qui a le plus engrangé en se positionnant le moins et sans rien faire de particulier sur l'avenir juste je vois ces images sur comment aujourd'hui Emmanuel Macron peut se déplacer on sait qu'il aime ça aller au contact à portée de baffe comme on dit on l'a vu au salon de l'agriculture ou le plusieurs ministres de la crispation et de l'atmosphère tendue et que aujourd'hui au contact des Français se prendre les retraites c'est une chose justifiée son projet de loi maintenant il va falloir justifier 49-3 et d'expliquer que c'est pas un passage en force alors que beaucoup en coulisses nous disaient et même dans des proches ou disait que c'était quand même aussi une ligne rouge et que ça serait vu comme cela par majorité dans l'opinion comparaison n'est pas raison mais le mandat précédent a été gâché 10 la plupart des macronistes par la crise des gilets jaunes où vous avez pendant des mois un mouvement qui n'a pas été anticipé et qui s'est prolongé là le mouvement pour l'instant est très calme qui sort gagnant pour l'instant ce sont les centrales syndicales qui ont bien joué bien joué en ayant des manifestations dans le calme ce qui n'était pas arrivé depuis des années en France des manifestations qui baissaient mais encore une fois la colère de la base comment tout ça va se juguler est-ce que la centrale syndicale vont arriver à la fois et on voit à mon avis leur réactions ce soir après l'Inter syndicale vont être si ce n'est mesuré en tout cas les mots sont choisis et on voit bien la différence entre trois acteurs Jean-Luc Mélenchon et la LFI qui sont déjà dans la rue Marine Le Pen une fois de plus qui a joué une sorte de de force tranquille je veux le bonheur des Français je ne pense qu'au français avec une statue qu'elle veut présidentielle et puis troisièmement des des députés qui pour l'instant encore une fois sont sonnés avec une majorité qui est très affaiblie regardez ce que dit Emmanuel Macron nouvelle citation de ce conseil des ministres qui a donc eu lieu en urgence vers 14h 14h30 il y aura dit-il un vote sur le texte il est prévu par nos institutions c'est donc la notion de censure on ne peut pas jouer avec l'avenir du pays vous avez vu et alors voilà alors l'image c'est ce qu'on regardait avec Marie c'est à dire que on voyait ça s'agitait mais c'est Eric Coquerel la France insoumise exactement c'est ça et que là ils sont contents au milieu des caméras après ce qui vient de se passer au sein de de l'hémicycle donc c'est aussi l'image à l'issue de la journée des textes écrits sur les écrans de télévision et repris dans la presse et des radios du président ça ne suffit pas il va être obligé de s'exprimer et qu'il attend d'effectivement la fin l'épisode des Bossons il y aura un vote sur le texte oui alors oui expliquer ce que c'est oui c'est la motion de censure et je pense que ça va être ça c'est c'est de l'argument désormais qui va être déroulé par l'exécutif par ailleurs du 49 absolument mais ça va être de dire on va compter c'est que oui mais en plus l'opinion on comprend bien pourquoi l'opinion comprend pas mais quand alors si elle avait eu par hasard une assemblée qui pendant six mois vote les uns contre les autres et incapable de voter le moindre texte budget je pense que l'opinion publique nous dira tient au fait l'idée c'est le 49-3 mais je reviens maintenant à ce que c'est que ce 49-3 il dit en substance si vous avez mieux que le texte que je vous préconisez si vous êtes une majorité à être sur le mieux alors allez-y votez la motion de censure donc en gros c'est ça le 49-3 c'est il n'y a pas mieux sur la table me sens dit le gouvernement il y a pas mieux sur la table bon en l'occurrence ce que je dis là est à la fois nuancé dans l'explication parce que ce n'est pas perçu comme ça par les Français on est bien d'accord et donc c'est un échec politique absolument c'est tout à fait clair c'est un mode de confiance ou la démocratie est un petit peu remise en question rappelons quand même qu'il y a un certain nombre de principes qui sont pas totalement inutiles même si là on peut dire oui mais le climat était tel au plan social que c'est pas légitime bon je partage plutôt cette idée là mais ne jetons pas le bébé du 49-3 avec l'eau du bain on peut être dans des moments de gravité de crise sociale et politique on a besoin de dégager une force exécutive politique habile ou pas je ne sais pas c'est pas moi de juger mais quand pendant 72 heures depuis dimanche soir on dit on ira au vote on veut qu'il y ait un vote et que désormais le vote c'est quoi c'est la motion de censure dans la bouche du président de la République c'est toujours pareil c'est à dire qu'il privilégie la tactique par rapport au fond du sujet c'est à moi depuis le début sur cette affaire de retraite y compris pendant le fait de l'avoir sorti comme un petit drapeau pendant la campagne présidentielle c'était on l'avait bien compris purement tactique pour vider les voix de LR vers lui c'était ça en argument de campagne pour vider la campagne l'air bah maintenant il en paye le prix parce que à force de faire de la tactique il ne manque pas de talent de ce point de vue d'ailleurs et bien on se prend les pieds dans le 7 alors qu'en pense Laurent Berger évidemment fondamentale pour la suite de ce qui va se passer dans les rues notamment Noël Lee et Thomas Rollnick l'ont rencontré tout à l'heure entretien exclusif regardez c'est un compromis politique qui était censé être construit et ce compromis politique ils veulent en éclat puisque il n'y a pas de majorité et que c'est la bien la démonstration que quand on veut faire une réforme sociale une réforme qui porte sur le travail sur la vie des travailleurs des travailleurs il faut faire des compromis sociaux avec les organisations et puis c'est aussi je crois dangereux les Français ils ont pas élus le 49-3 ils ont élu des citoyens et quand il est question d'une réforme qui va changer leur quotidien à ce point il faut qu'il y ait un vote quoi et donc on y aura sans doute de nouvelles mobilisations c'est une certitude parce que ça ça remonte déjà beaucoup cette espèce de sidération dans le monde du travail dans nos équipes syndicales sur ce qui est en train de se passer et on décidera ce soir dans une interseyndicale qui se réunira en début de soirée à la CGT vous avez j'imagine échangé avec Phil Martinez ou pas déjà oui bien sûr on a échangé avec Philippe Martinez on porte la même appréciation sur le sujet c'est à dire qu'il y a pas de majorité que on peut pas laisser passer ça après les mobilisations qui ont eu lieu et du coup on en discutera ce soir sur les modalités vous avez perdu c'est une façon de voir les choses je vous dirais plutôt que on a fait la démonstration qui est pas de majorité politique dans ce pays pour soutenir cette réforme tout ça c'est-à-dire mobilisé non mais il y a encore pas mal de de jours à venir où il y a des choses qui peuvent se passer ah non je crois pas du tout à là pour le coup je porte pas du tout votre appréciation c'est plutôt le sentiment que on a alors qu'on nous promettait un vote en bonne et due forme qu'il faudrait qu'il qu'on aura respecté là on nous fait on nous sort une procédure parlementaire un outil constitutionnel pour répondre au quotidien de millions de travailleurs donc je crois qu'au contraire on a fait la démonstration depuis le début on leur a dit il faut un débat parlementaire digne de snow il faudrait plutôt un compromis total qu'un compromis politique ce sont engagé dans le compromis politique et le coproprie politique qui marche pas donc ça donne ça donne encore de nouvelles possibilités de contestation et je crois qu'il faut que les députés après feront leur travail à l'Assemblée après tout Emmanuel Macron il a pas réussi à faire de vous un syndicat de gauche on l'a toujours été on a toujours été un syndicat non pas de gauche ou droite on a toujours été un syndicat et formiste mais on continuera de l'aide c'est à dire que vous voyez dans ce que je viens de vous dire là je parle de compromis sociaux si on avait été sur une loi qui concerne les conditions de travail la vie au travail leur réseau au travail si on avait parlé de plein emploi aussi avec tous les sujets qui sont sur la table si on avait parlé de retraite avec un système beaucoup plus juste la cfdts sera engagée on dit souvent de vous que le lien de confiance il existait avec le gouvernement avec Emmanuel Macron là aujourd'hui sonia est rompu ou pas définitivement juste il faut toujours se méfier de ce qu'on dit des uns et des autres si vous savez la CFDT elle a jamais fait défaillance en termes de combativité mais rien de confiance c'est pas un terme négatif le canal de communication était plus ou moins ouvert est-ce qu'aujourd'hui cette confiance elle est vous savez vous savez ce qui est en train de se jouer là c'est que il y a deux problèmes qui sont en train de se jouer le premier problème qui est en train de se jouer c'est est-ce que c'est très fort mine de filet elle s'appliquera aux travailleurs merveilleuse et c'est le dramatique pour le nombre d'entre eux et c'est ça qui s'est exprimé dans le mouvement social mais aussi dans la contestation de l'opinion depuis le début et le deuxième sujet qui est en train de se jouer avec le déclenchement de ces 49-3 c'est l'avenir démocratique de notre pays c'est à dire un peu d'apaisement d'ailleurs moi je suis un peu marqué de ce qui y compris ce qu'on vient de voir à l'Assemblée nationale en termes de comportement je crois que on doit on se doit d'avoir dans les jours à venir à une confrontation démocratique y compris une confrontation sociale parce qu'on mobilisera de nouveau mais qui soit digne qui soit respectueuse des biens et des personnes des nos principes démocratiques c'est ça les deux risques la relation entre berger et Macron tout le monde s'en fout justement ce que vous dites c'est intéressant vous parlez de ce que vous venez de voir à l'Assemblée nationale qu'est-ce que vous retenez là de du discours d'Elisabeth borne et de cette assemblée debout qui chante la Marseillaise et qui l'empêche de parler non je crois que ça c'est pas un beau spectacle je savais condamné déjà ce type de spectacle c'est pas un spectacle digne de l'Assemblée nationale je crois que la démocratie c'est l'affrontement des idées dans un cadre Pacifique pour faire émerger soit des faits majoritaires soit des compromis donc c'est pas un beau spectacle quand au discours je crois qu'on peut pas il y a deux choses qui m'ont marqué c'est que on cite Michel Rocard qui était quand même l'adepte du compromis social c'est quand même un peu différent dans ce qui s'est passé aujourd'hui et le deuxième chose c'est que madame la Première ministre conclure en disant mais à la fin l'Assemblée nationale se positionnera finalement puisqu'il y aura une motion de censure sur ce texte non c'est un détournement de l'objet l'objet encore une fois c'est un objet social et jusqu'au bout ils auront voulu en faire un objet politique c'est un outil qui existe le 49-3 prévu par la Constitution on a l'impression que c'est un déni démocratie Orlane démocratie je vous ai dit que c'était un vice-démocratique c'est très forme elle est elle a été construite en nous disant que ça va être une réforme de justice sociale en fait c'est une réforme du finance publique la preuve on s'est servi d'un PLFSS pour pour le faire ensuite cette réforme elle n'a pas suivi un processus parlementaire normal elle a été escamotée par tout un tas de de je règle constitutionnelles y compris au Parlement et puis enfin enfin elle a été largement contestée contestée dans la rue contester dans l'opinion avec je vous le dis dans un mouvement social qui a été le plus puissant de ces 40 dernières années un soutien de l'opinion toujours aussi fort voire plus fort à la fin du mouvement qu'au début ça ne s'était jamais vu je dis juste que passer par un artifice qui s'appelle le 49-3 qui légal sur une réforme qui va changer la vie des millions de travailleurs à leur convient de vivre ce processus c'est dangereux démocratiquement on a besoin que la représentation nationale s'exprime non pas sur faut-il ou non voter une motion de censure mais faut-il oui ou non faire travailler les travailleurs deux ans de plus et ça ça ne sera pas fait et donc on se cense c'est à aucune réponse aux travailleurs qui se mobilisent sur le sujet mais maintenant on va voir les jours à venir alors c'est intéressant bien sûr dans le thon notamment et bien évidemment et ce qu'on disait tout à l'heure c'est-à-dire qu'on a Laurent Berger et Philippe Martinez qui je peux vous dire échange quasiment quotidiennement sur l'ambiance du pays l'ambiance du terrain on voit à leur aubergé qui est très modéré dans ces termes mauvais spectacle cet après-midi à l'Assemblée mais il n'empooie pas du tout les termes par exemple d'une marine Le Pen d'autres chefs de groupe il y a pas de coup de force démocratique il y a pas cet après-midi situation explosive il y a pas absolument pas ces termes-là respect du cadre démocratique écoute et on a Laurent Berger qui veut être dans les jours qui viennent avec Philippe Martinez et avec les syndicats ceux qui peuvent calmer la colère et se montrer les plus responsables si il peut y avoir un gagnant dans toute cette séquence de crise sociale et de crise politique ce sont les leaders syndicaux et ils essayent de par contre regarde regardez ce qu'on vient on a le contrat entre franchement entre lamberger c'est pour ça que certains dans les gazettes s'amusent à faire courir des ambitions politiques alors en berger pour la prochaine présidentielle auquel dit non le contraste entre Laurent Berger calme responsable qui parle de la nécessité pour les travailleurs d'avoir une réponse concrète faire travailler plus les gens c'est difficile ça s'explique et puis évidemment et c'est le rôle quelque part Jean-Luc Mélenchon Fabien Roussel Coquerel qui vont dans la rue et et qui font et qui font de l'agitation sociale d'ailleurs on va aller voir l'agitation sociale c'est assez calme Marianne cotonov vous me confirmez vous êtes place de la Concorde c'est quoi l'ambiance là justement et ben écoutez l'ambiance là ici c'est une ambiance plutôt bonne enfance il y a pas mal de monde quand même qui se sont rassemblés ici on a vu pas mal de députés avec le Richard tricolore traverser le pont de la Concorde pour se joindre à cette manifestation ils ont pris et bien le pou des manifestant ils ont discuté c'est des selfies on a vu notamment pas bien Roussel vous l'avez vu à l'écran et puis là il un petit face à face entre les CRS qui bloquent le pont et puis les manifestants qui aimeraient bien traverser ce pont donc manif petit face-à-face entre manifestants et forces de l'or mais pour le moment ça reste bon enfant de toute façon merci Marianne en surveille oui Frédéric David résumé c'est qu'est-ce que c'est que ce mouvement social depuis le début c'est une confrontation entre une scène parlementaire et une scène syndicale en 95 on a vu que les syndicats les jeux spains était le chef de l'opposition après sa défaite honorable à la présidentielle je pense que votre contrôle il a quasiment jamais pris la parole seulement qu'il était contre la loi Juppé en 2010 on a aussi entendu que les cinq que les syndicats et pas l'opposition de gauche là c'est en ça que la période est très inédite excusez-moi pour être plus précis pour un demi la gauche l'opposition c'était manifestée tout à fait 30 mais n'avait pas cherché à passer devant elle n'a pas cherché à je dirais oui venait de gagner de manière historique les élections régionales de mars 2010 on n'est pas dans ce contexte chacun dans son rôle c'était chacun dans son rôle la confusion des rôles les Français n'ont absolument pas aimé le bruit la fureur le tumulte et le fracas ils ont absolument détesté et quand on interroge pour du dimanche ou de manière assez iconoclaste on confronte la Seine syndicale et la scène politique les Français disent qu'ils ont confiance pour incarner l'opposition avant seulement dans les syndicats et pas dans Jean-Luc Mélenchon un petit peu plus pour Marine Le Pen c'est en ça qu'on est quand même sur quelque chose de très inédit on a du nouveau marine notamment concernant liotte on sait que les députés liottes ce fameux groupe dont on parle depuis tout à l'heure c'est été réuni un quasi depuis une heure une heure et demie là oui on s'interrogeait sur la capacité ou pas cette notion de censure d'être adopté l'information de notre journaliste politique Léonard rata lAssemblée est intéressante il fait un décompte visiblement ensemble ils ont pu avoir des chiffres un peu plus précis en faisant le plein dans le meilleur le cas de la nuque c'est 149 élus l'IoT c'est 20 le RN 88 les non inscrits c'est 5 ça fait 262 voix pour avoir la majorité avec cette motion il en manque 25 seront-ils dans les rangs mais encore une fois il faut que tous les votent faire le plein partout les 25 ou ou les trouver dans les rangs des républicains c'est partenaires extrêmement fiables on l'a vu jusqu'au bout à l'occasion à l'occasion de ce texte c'est quand même beaucoup c'est 25 qui ont-ils intérêt en regardant leurs circonscriptions absolument parce que une motion de censure votée c'est un gouvernement qui tombe et donc potentiellement potentiellement une dissolution alors en fait seul les vols courts sont mobilisés absolument probable pour les téléspectateurs le gouvernement tombe automatiquement il y a plus de il y a pas de discussion de l'histoire c'est que il en faut la majorité ces 287 on est d'accord et seuls les votes comptabilisés c'est-à-dire que si certains sapiens voilà en fait voilà pour revenir sur j'explique simplement excusez-moi c'est Elisabeth Band qui retourne à l'Assemblée nationale c'est l'Assemblée nationale je vérifié je me demandais si c'était pour une réunion du groupe Renaissance titre mais il faut bien voir que si il n'y a si un certain nombre de députés l'air n'ont pas eu comment dirais l'affirmation de voter pour cette loi c'est aussi parce que le mouvement social a été conduit avec responsabilité c'est à dire que s'il y avait pas eu l'action d'un CFDT et de Martinez je suis pas sûr que ça soit l'ensemble de la CGT mais en tout cas de Martinez bien sûr donc s'il y avait pas eu cette attitude là il est assez vraisemblable que par réaction j'allais dire un peu sur des ordres il y aurait eu plus de députés LR à voter le texte donc c'est pour ça que c'est une victoire de la stratégie de la CFDT et de Martinez le duo berger Martinez capitale ces dernières semaines voilà voilà il a il a il a quand même quoi qu'on en dise malgré le fait que la loi est formellement adoptée par le 49-3 et la partie n'est pas terminée mais la partie n'est pas terminée parce que à cette crise politique il faudra donner une réponse politique pas immédiatement et vous avez raison de dire que Madame borne en tout état de cause va rester et le gouvernement tant que l'émotion de censure n'ont pas été usé de ce point de vue il est assez vraisemblable qu'elle soit pas adoptée vous avez raison de faire la comptabilité mais attention parce que l'ambiance est tellement électrique qui peut se passer des choses que personne ne maîtrise au point de départ mais on va dire que a priori il y a quand même peu de chance que cette motion de censure y compris celle de l'alliotte soit adopté mais il n'en reste pas moins qu'on peut pas en rester là au plan social parce qu'on est dans une période où il y a quand même de l'inflation qui est très forte où il y a des inquiétudes liées à la crise financière etc etc donc il va bien falloir que quelque part on sort de cette affaire au plan social et au plan politique aussi parce que vous aviez raison de dire un peu je défendais la thèse de la défense du 49.3 mais de fait bien sûr ça apparaît comme étant quelque chose de d'une crise politique d'un élément donc il y a une crise démocratique à un moment ou un autre on ne coupera pas le président de la République il faut qu'il en prenne conscience ne coupera pas à l'idée de redonner la parole ce serait sorti là ou sur un autre texte de toute façon cette crise latente on l'a beaucoup bouclé juste une chose au sujet du du 49.3 et puis de tout ce qui s'ensuit après il y a aussi autre chose c'est que le gouvernement s'expose quand même à la au Conseil constitutionnel qui peut aussi qui peut aussi censurer tout ou partie du thé enfin pas tout mais petite ou grosse partie du texte sur certains sur certaines dispositions etc pas non plus c'est pas [Musique] assez vraisemblable qu'il y aura pas trop le gouvernement je vous précise on va peut-être retrouver Frédéric Delpech dans un instant je voudrais vous préciser le convoi que vous avez vu donc il va Zabeth borne de retour à l'Assemblée parce qu'en fait elle est allée participer à une réunion du groupe Renaissance et en scalinothérapie parce que j'allais dire pourquoi le 49-3 parce que visiblement qu'on comprend aussi c'est que toute la majorité jusqu'à la dernière minute n'était pas au courant on attendait la droite allons-y le 409-3 est naturellement un échec le recours au 49-3 est un échec et cet échec c'est pas celui d'une séance chaotique scandaleuse même à bien des égards qui a du choquer les Français ce 49-3 c'est l'échec de plusieurs années de politique et d'une méthode qui n'a pas abouti à trouver une majorité c'est quelque part aussi le révélateur d'une crise profonde dans nos institutions d'une crise que rencontre et que subissent les Français avec de plus en plus de difficultés nous sommes dans une crise de la démocratie et nous serons en ce qui concerne les républicains rendez-vous d'un vaste projet de reconstruction indispensable gouvernement a gâché cette réforme qui je le redis pour moi est nécessaire pour le pays par une méthode qui n'était pas adaptée vous auriez préféré un vote aujourd'hui possible après c'est le choix du gouvernement le groupe les républicains portaient une majorité en faveur de la réforme certes modeste une majorité même si je pense qu'il faut revenir là on a un petit est-ce que le micro oui ça y est on va pardon c'est compliqué il y a beaucoup de beaucoup de monde à l'Assemblée vous avez entendu ce que dit Eric Ciotti quand même où il regrette c'est un échec etc il va se y avoir une petite explication de texte du côté des LR prochainement le patrice on a entendu Elisabeth borde tout à l'heure à la tribune expliquait qu'une bonne part de responsabilité c'est ça va j'imagine qu'il y avait y revenir ce soir 20H de TF1 c'était chez LR voilà bah c'est l'échec de la méthode etc etc voilà c'est pareil c'est ça qui paraît après donc tu as compris autre chose d'abord évidemment il est très vois qu'il est extrêmement gêné et c'est pas très facile d'ailleurs il est pas dans le cadre on va on va mettre on va mettre au crédit de Monsieur sciatique voilà on attendait que les LRS prennent la parole ça y est courageusement à partir de là il nous sort des mots qui ne sont pas d'une absolue néanmoins je peut-être qu'on aurait entendant je changerai la vie mais il me semble qu'il laisse apparaître qu'une autre méthode on pourrait appeler peut-être à ce moment-là la méthode dite Sarkozy pourraient correspondre au besoin de LR pas forcément besoin du pays ou au besoin de Macron mais s'il est déjà en campagne pour pour 2027 on a un érikioti qui fait partie des nombreux perdants on l'a dit pour moi il y a que les patrons des syndicats notamment berger Martinez qui sont gagnants en cette séquence Éric Ciotti fait partie des perdants il a pas su tenir son groupe il a toujours dire que ok lui a pas tellement en fait parce que 2027 vous rendez compte c'est dans quatre ans et deux mois et 2027 et bien sûr déjà dans toutes les têtes chez les républicains donc vous avez erikioti 2027 les députés wokeristes ont pas voulu aider le gouvernement vous avez un Aurélien pralier qui fort de sa nouvelle notoriété joue son son sa position personnelle et elle a l'air de votre a aucune notion de censure c'est ce que vient de dire parce qu'on n'a pas pu entendre c'est ce que me dit Frédéric Delpech qui est sur place Eric affirme que le groupe LR ne votera aucune proportion de censure le groupe LR mais comme le [Musique] vous avez réussi nous avons nous avons travaillé sur ce projet de retrait de réforme de retraite nous l'avons considérablement amélioré contribuer à le rendre plus acceptable pour les Français je rappelle avec un rythme qui est plus raisonnable avec des conséquences positives immédiatement pour un certain nombre de nos compatriotes aux retraites trop modeste quand même ça le fond de la nécessité d'une réforme de retraite de pouvoir augmenter les retraites inacceptables dans notre dans notre pays maintenant le gouvernement on aperçu convaincre au Parlement il n'a pas su convaincre d'abord sa propre majorité si la recours aux 49-3 c'est d'abord parce qu'ils ne font pas le plein de leur majorité tout le reste tout le reste est secondaire et sinon pas convaincu tout le monde non plus dans notre groupe c'est je pense aussi au nom de ce défaut de méthode qui n'est pas nouveau qui n'est pas relatif qu'à ce texte ce défaut de méthode du gouvernement qui sur ce texte des projets de retraite n'a pour le moins qu'on puisse dire n'a pas su pratiquer le dialogue social dans notre pays n'a pas entendu notamment tous les messages qu'on peut envoyer des partenaires sociaux n'ont pas entendu les inquiétudes des des Français sans doute des espaces le meilleur moment on a assumé nos responsabilités lundi lui comme moi nous avons très clairement assumé nos responsabilités on a dit qu'on était prêt à discuter de ce texte on l'a amélioré considérablement maintenant s'il y a pas de majorité c'est d'abord la responsabilité du gouverne est-ce que vous êtes un coquin député LR mais votre à la censure nous avons nous avons décidé que nous on sait pas s'associerait pas pardon bien sûr Vienne c'est assez clair non non je dis deux soyons sérieux il y a jamais eu de il n'y a jamais eu de menaces il y a dans notre groupe un appel à l'unité au sein de notre de notre groupe j'espère que ça t'appelle qui est exprimé très collectivement au sein du groupe notamment dans dans un vote que nous pratiquons rarement sera entendu par par tous les membres du groupe démissionner est-ce que vous n'avez pas vos promesses entre les gens qui vont être dans la rue qui vont manifester chaque jour davantage davantage [Musique] c'est au gouvernement de poursuivre cette réforme une fois encore sa méthode est très mauvaise à lui maintenant de gérer cette situation c'est Lui qui a créé qui a créé cette situation par un défaut évident depuis le premier jour de dialogue social sans doute pas compris que c'était pas le meilleur le meilleur moment voilà maintenant cette année gérer cette situation c'est pas à nous salut c'est son problème voilà ce que dit Olivier Marley c'est à lui de gérer la situation c'est pas à nous c'est un défaut de méthodes ceci dit Julien Arnaud pardonnez-moi mon mauvais français mais enfin le scénario d'aujourd'hui c'était il est quand même moins pire que si on était allé au vote et que là on aurait vu effectivement les les dissensions au sein de LR au grand jour ce que chacun serait prononcé quoi chacun se serait prononcé alors les les divergences et les différences on les connaît à force sur certains même s'il y avait des hésitants il y en a certains justement qui n'ont pas voulu se prononcer dire oui non un tel il disait oui puis un tel quelques minutes après c'était non donc ici aussi de brouiller les pistes mais c'est vrai que depuis quelques heures finalement pour nous LR le 49-3 ce serait peut-être la meilleure solution dans la situation parce qu'effectivement on n'afficherait pas nos divergences mais on les voit bien qu'elles sont là et c'est ce que tentent de faire à la fois érection on voit bien embarrasser Olivier Marleix aussi savent bien qu'il y a tout un problème derrière et qui a 2027 qui est aussi en une demi-heure qui a un problème sur le fond qui a un problème aussi de déjà de d'écurie différente au sein du parti les républicains c'est ce que montre aussi cette séquence qui vient de de se dérouler sous nos yeux et les rapports aussi avec l'exécutif avec le président de la République avec Emmanuel Macron et effectivement et petite parenthèse pendant que on voyait Olivier Marleix eriksiotti vous parliez de cette opération calinothérapie certainement en cours du côté de la majorité effectivement Elisabeth borne devant les députés Renaissance horizons et modem c'est tout l'intergroupe de la majorité qui vient voir la première année sous la première ministre qui vient les voir juste après le 49-3 et on a des infos de cette réunion elle a été ovationnée par tous les députés il n'était pas le cas tout à l'heure ces mots jamais ma situation personnelle ne me fera prendre une décision contraire à l'intérêt de mon pays alors c'est du Elizabeth borne dans le texte il va falloir décrypter qu'est-ce que ça veut dire mais je ne le ferai pas tout de suite je pense qu'elle prendra ça directement à la Réunion j'ai aucun problème avec le fait de servir de fusible politique l'inter-groupe de la majorité est très importante parce qu'encore une fois c'est pas la première fois qu'il y a des ambiances de crise politique bien sûr on en a connu beaucoup mais il faut absolument dans ce cas là avoir une majorité à peu près solide à peu près solide c'est à dire quand il y en a deux trois qui font des flexions normalement ça se voit pas trop mais quand ça se joue à 5 voix près effectivement exactement mais encore sur les détections pas forcément mais moi je parle juste de la défense des options choisies par le Président de la République et la première ministre dans les médias sur le terrain ce weekend dans les circonscriptions et encore une fois cet après-midi moi l'image m'a vraiment marqué de voir une Elizabeth borne qui peine à prononcer son discours avec le c'est pas le bois c'est le chaos d'une partie de l'opposition notamment les LFI et des députés de la majorité qui ne se sont pas levés levés en applaudissant Elizabeth borne pour contrer les filles et elle a un président de la République qui sort l'argument de la stabilité financière dont on avait très peu entendu parler jusqu'à présent l'argument assez facile c'est un argument assez facile c'est un argument qui ne portera pas parce que on en parle pas puis il y a longtemps il y a un effet de loupe médiatique mais quand on interroge les Français sur le sujet le plus important il ne cite pas la réforme des retraites il cite l'inflation il cite le pouvoir d'achat avec des prévisions d'augmentation des dédores alimentaires de près de 25%. c'est le sujet et vous parlez tout à l'heure Renault des gilets jaunes et d'un mouvement bises n'oublions pas ce qui a fait descendre les gilets jaunes sur les ronds-points c'est le travail qui payent mal donc il y avait au cœur de cela la question du poids d'achat direction la manif pour retrouver Paul larouture où je juste vous préciser si vous n'étiez pas avec nous il y a quelques instants Éric Ciotti ledit le groupe LR de votre a aucune motion pour rappel il faudrait entre 25 et 30 députés LR pour que cette notion soit pour que le gouvernement tombe Paul dans cette manif de lever légèrement la caméra voyez la Tour Eiffel à la droite et surtout d'ailleurs tous les camions de gendarmerie de policiers vous voyez l'Assemblée nationale on est donc ici place de la Concorde dans une manifestation pacifique un camion qui vient de passer derrière nous en disant Emmanuel Macron on vient te chercher chez toi l'Elysée et à quelques quelques pages je suis avec Joséphine et Martin qui sont étudiantes en histoire et en sciences poétique pourquoi vous êtes aujourd'hui place de la Concorde après l'action de ce 49-3 l'activation se 49.3 Darty de la Constitution et ben évidemment nous on se sent concernés on trouvait que c'était pas parce qu'on était jeune qu'on n'était pas concernés par la réforme des retraites on était déjà mobilisés avant de savoir qui allait avoir le 49-3 même si on s'en doutait et on trouvait que c'est important parce que comme on le scanne tout le temps c'est que ce que le Parlement peut voter on peut nous le défaire dans la rue et c'est pas parce que le 49-3 a été voté ou quoi que ça va pas changer ça a été la même chose avec le CPE et ça a marché donc on se dit que ça peut le faire oui et du coup moi je pense que cette réforme elle est profondément injuste par plein d'aspects elle est injuste elle est par plein d'aspects elle est aussi peu démocratique 70% des Français qui sont complètement contre cette contre cette réforme et et en plus elle est elle est pas écologique elle est pas sociale elle est vraiment très mauvaise et du coup je pense que enfin il faut manifester il faut prouver que on est contre cette fille merci Martin vous voyez je vais demander à Lucas de vous montrer il y a quelques centaines de personnes qui manifestent tout à fait pacifiquement avec beaucoup beaucoup de policiers entre la Place de la Concorde évidemment et l'Elysée ici entre l'Assemblée nationale et l'Élysée voilà ce que je pouvais vous dire Bénédicte en direct sur LCI pour le moment merci beaucoup Paul manifestation spontanée il y a du monde effectivement vous verrez qu'on va finir avec tous deux hier dans la dans la rue et puis très important ce soir bien sûr Elisabeth borne au 20h de TF1 quels vont être ces mots pour parler aux Français et puis la terre syndicale l'Inter syndical là on a une manifestation spontanée où on a bien sûr la CGT qui est là la CGT et puis des insoumis on voit bien que Jean-Luc Mélenchon est là ce soir quels vont être les appels à la mobilisation est-ce que ça va être des ce week-end quel modalités va prendre la poursuite de la mobilisation est-ce que la CGT et la CFDT vont continuer à avoir le même objectif oui le retrait de cette réforme en revanche est-ce que les modalités vont être les mêmes et est-ce qu'encore une fois les appels à une forme de mobilisation mais qui continue à être pacifique calme par concorde pas totalement bloquante quoi en tout cas bloquante oui mais pas violente et l'ambiance dans le pays et c'est pas nouveau ça fait des années et si l'assise politique qu'est-ce que c'est qu'est-ce qu'on voit là avec la avec le la crise politique sur la réforme des retraites c'est la suite du premier tour et c'est la suite de la présidentielle et c'est la suite d'un paysage politique est tellement fragmenté que l'assise politique d'Emmanuel Macron ça reste 30% peut-être le problème d'une présidentielle pour laquelle il y a pas eu vraiment de campagne mais bien sûr on a parlé beaucoup international et la réforme des retraites n'a pas été au cœur de la campagne ils sont quand on a une assise politique qui est faible et bien vous arrivez si vous avez des alliés qui sont pas fiables comme les républicains vous arrivez effectivement à utiliser un 49-3 pour une réforme des retraites qui me semble-t-il et quand même vraiment cocasse et politiquement très affaiblissant faudrait pas que Emmanuel Macron croit comme il le dit semble-t-il assez souvent que tout ça est un problème d'explication et que les parlementaires les ministres n'ont pas été bon on n'a pas expliqué je pense que il faut qu'il se rende compte quand même que il y a besoin vraiment de changer de logiciel tant au plan social qu'aux plan de la crise démocratique il y a eu des 49 ans on le rappelait Michel Rocard mais il y avait à ce moment-là une négociation au moins avec la CFDT la CGT Force ouvrière était très opposée violemment il y avait des manifestations très grandes sur ces deux sujets mais il y avait un accord avec la CFDT donc aujourd'hui continuer à vouloir totalement ignorer la CFDT et vous avez vu que Laurent Berger dans ses propos faisait des ouvertures parce qu'il a mis retraite mais il a parlé de travail il a parlé inflation d'abord parler etc et donc quelque part il dit bah c'est libre à vous de reprendre les choses vraisemblablement à mon avis en abandonnant au moins pour partir et au moins un moment la question des 64 ans ça c'est sur le dialogue social et puis sur le dialogue politique faut bien son pas je suis un tout petit peu long mais je termine juste une chose c'est que on peut avoir une majorité narrative quand on sait faire des compromis avec d'autres et là c'est non seulement il a c'est une minorité dans lequel il est c'est plus une majoritaire native c'est une minorité politique et là ça ne peut pas continuer pendant quatre ans comme ça la première ministre Elisabeth borne est donc au 20 heures de TF1 ce soir Marie elle va répondre aux questions de de le boulot beaucoup de choses qui se posent de questions qui se posent on voit là qu'elle est intervenue devant les députés Renaissance on a une idée de son état d'esprit oui ovationné d'ailleurs par par les députés présents séances kalinothérapie mais peut-être en tout cas dans les premières minutes dans l'autre sens parce qu'elle a quand même vécu je pense une séance ultra chahute beaucoup nous dont d'ailleurs raconté de ces séances c'est une épreuve physique vous l'avez vécu tous nous disent cette espèce de chaudron c'est pupitre qui claquent absolument ouais c'est finalement assez réduit comme espace et c'est très bruyant absolument et donc c'était ça a été visiblement une épreuve personnelle elle a beaucoup elle a crié elle a pas elle a dû parler très fort pour se faire entendre et elle dit il y a quelques minutes à ces députés jamais ma situation personnelle on le voit ne me fera prendre une décision contraire à l'intérêt de mon pays car se pose évidemment la question de son avenir en politique est-ce qu'elle rester à son poste ou pas c'est bien toute la question et Gilles Bouleau sans doute lui posera la question ce soir avant évidemment 20h sur TF1 et sur LCI il est 17h si vous nous rejoignez sur sur notre antenne on a vécu donc toute cette séquence en direct évidemment avec avec vous depuis depuis 15h Julien Arnaud on va refaire le film peut-être ensemble 15 heures avec et ça a commencé avec une suspension de séance et même on peut commencer à 14h45 juste avant parce que Conseil des ministres en urgence et c'est là où l'on apprend que le 49-3 le fameux article 49 3 de la Constitution va être dégainée et donc la première ministre arrive avec un peu de retard à l'Assemblée nationale une séance présidée par Yaël Brown privé qui débute un peu en retard et là ce que lorsqu'elle Elizabeth borne doit arriver et étau à la tribune pour prononcer son discours le 49-3 la sonde Hué ce sont des pancartes 64 ans c'est non de la part notamment de la gauche de la nupes la Marseillaise il y a Jean-Luc Jean-Luc Mélenchon qui est présent en spectateur il est dans la tribune publique il regarde ce qui se passe des suspensions de séance de 2 minutes ça reprend pour qu'Elizabeth puisse prononcer son discours il y a toujours la marseillaise qui est là au dessus des Hué elle essaye et elle prononce elle arrive à prononcer son discours en pointant des responsabilités on voit bien qu'elle s'adresse notamment aux républicains elle cible le rassemblement national aussi qui est resté caché pendant toute cette période toute cette séquence des retraites et puis donc effectivement fin 15h21 voilà on arrête là pour Elisabeth borne qui est revenu qui est en ce moment même à l'Assemblée nationale puisque séance de calinothérapie et d'explications avec sa majorité horizon modem et le groupe Renaissance pendant ce temps on apprend aussi que le Président de la République lui qui voulait depuis ces dernières heures dire qu'il faisait dire en tout cas il faut aller au vote on va aller au vote déclarer mon intérêt politique aurait été d'aller au vote parmi vous tous je ne suis pas celui qui risque sa place ou son siège mais je considère quand l'État les risques financiers économiques sont trop grands c'est la raison pour laquelle en parlant Elizabeth borne j'engage j'accepte votre demande d'engager la responsabilité de votre gouvernement ce soir 20h la première ministre et en parallèle de cela Frédéric Davy organise une mobilisation à ses spontanée place de la Concorde on sait que les syndicats avaient rendez-vous devant l'Assemblée ça c'était c'était prévu on sait que la préfecture de police avait pas tout à fait à quoi s'attendre il y a déployer pas mal de forces de l'ordre occasion ça se passe très bien là on est place de la Concorde ça se passe très bien c'est plutôt bon enfant il est syndicats donc savoure ce moment oui puisque c'est une rêve c'est d'abord une réaction spontanée au 49 qui a été une demi surprise un beau coup pensait qu'avec Macron jouer son risque un peu comme une logique de roulette russe tenterait ce vote même s'il était extrêmement serré c'est une sorte de revanche de François Hollande et de Manuel Valls de 2015 ou ils avaient contraint Emmanuel Macron qui avait été marié vous deviez être au premier âge très déçu du passage au 49-3 maintenant c'est de nouveau tout à fait incertitude et donc du cas du carburant pour ce mouvement social qui était quand même en perte de vitesse et que les Français avaient intégré en termes en termes de résignation puisque ce matin dans une enquête hifidusale pour SUD RADIO trois quarts des Français considèrent de la loi va être votée et appliquée c'est sans doute le cas mais ça n'empêche pas que de nouveau le mouvement social va reprendre de la vigueur lesquelles centrales syndicales étaient effectivement entre les épisodes gilets jaunes etc c'est démonétisé on voit que là elles arrivent à faire le plein et à rester unis bien entendu d'ailleurs Marianne cotonov vous êtes place de la Concorde là pour pour ce rassemblement raconter nous quand ici en fait c'est normalement arriver place Vauban qui a été détourné et qui est arrivé donc ici place de la Concorde pour se joindre à la manifestation de Sud alors on chante beaucoup ici on a eu droit à tout le répertoire je pense antimacron anti-temps les autorités que vous le voyez bien bloquent les deux accès à des accès du pont et l'accès des quais donc il reste on doit rester sur place mais ici tout se passe très bien c'est très important [Musique] on va vous laisser dans ce cas là Marianne pardon le son est extrêmement mauvais mais c'est parce qu'il y a aussi beaucoup beaucoup de monde des sonos dans tous les sens on a compris que ça se passait très bien et que c'était tout à fait bon enfant Valérie nata vient de nous rejoindre je choisis que m'énerve également merci à toutes les deux deuxième séquences qui souffrent donc maintenant Elisabeth borne est avec les députés du groupe Renaissance elle va aller voir les ministres manifestement de ce qu'on nous disait tout à l'heure et puis ensuite elle viendra à TF1 pour pour une interview essayez de donner peut-être son état d'esprit Valérie bah non seulement donner son état d'esprit mais expliquer à quel point ils auront tenté puisque c'est cela qui nous a été donné à voir depuis hier soir et ce matin à quel point l'exécutif aura tenté jusqu'au bout de trouver une majorité pour faire adopter ce texte et ne s'est résolu au 49.3 que en dernière limite parce que les comptages n'étaient pas favorables à une majorité pour adopter ce texte et évidemment il s'agit et je pense qu'elle le fera sans difficulté sur le plateau de Gilles Bouleau tout à l'heure à 20h elle va renvoyer le mistigri de ce 49.3 la responsabilité de ce 49-3 auprès des républicains et en profiter parce qu'elle le fait à chaque fois comme dans une forme d'équilibre pour dire que tout cela ne fait que profiter au rassemblement national comment elle a dit tout à l'heure qui était tapis dans l'ombre qui n'avait pas ouvert le bec et qui n'avait pas ouvert le bec c'est c'est quand même très étonnant d'entendre par exemple pardon j'arrive après vous mais Éric Ciotti parlait d'une crise démocratique qui vient après des années de faillite politique et effectivement la place de la Concorde devant le Palais Bourbon pour ceux qui ne connaîtraient pas tout à fait la géographie parisienne voire cette manifestation alors que à l'Assemblée il ne se passe plus rien puisque le 49-3 a été enclenchée on est dans une crise de légitimité qui a raison les députés la rue cette manifestation je réserve mon jugement sur le côté spontané de cette manifestation mais en tout cas c'est très impressionnant on peut faire le signe peut-être oui on est vraiment entre l'Assemblée j'en suis sûr sur ce qui s'est passé avec toutes ces réunions ses allers-retours à l'Élysée et Emmanuel Macron il a il a fait quatre ou cinq ou si réunions on a peine 24 heures pour essayer de prendre sa décision on a vu des allers-retours madame qui va qui vient qui repart etc comment tout ça c'est c'est cristallisé en fait le 49-3 est une évidence depuis la semaine dernière pour pas mal de membres du gouvernement c'est-à-dire que on a quand même habillé d'une certaine façon une défaite Emmanuel Macron a convoqué effectivement des ministres il a fait la publicité autour de ces convocations l'idée était de dire d'essayer de faire ce que Valérie disait à l'instant c'est pas de notre faute on a tout essayé mais c'est de la faute DLR qui qui n'ont pas de parole ou qui alors ne savent pas tenir leur troupes pour ce qui est des chefs DLR mais ce qui est vrai c'est que on allait inéluctablement vers un 89-3 de toute façon cette réforme elle est très mal enchée depuis le début on sait que l'objet de réforme a changé en cours de route on sait que la discussion a été faite non pas avec les syndicats même s'il y a eu des concertations avec les responsables syndicaux en surtout en fin d'année dernière mais la discussion s'est fait avec DLR et donc le gouvernement c'est totalement trompé sur la nature de ce qui était les LR de ce qui était le groupe LR à l'Assemblée aujourd'hui donc la volonté de mettre en scène c'est une mise en scène assez efficace la mise en scène de toutes les réunions autour des manuels Macron c'est avant tout l'idée de l'après et de se dire à six voix près c'était pas possible les députés les députés me disaient ou les ministres nous disaient en début de semaine à 10 voix presse c'est trop dangereux on pourra pas puis on a entendu à 8 mois après c'est pas possible et puis après on nous a dit ce matin on y on est à six fois ce qui est en général n'est pas le cas pour la présidente de la de l'Assemblée donc oui effectivement il y avait de toute façon comme la plupart des acteurs se positionner les en fonction des autres c'est-à-dire on avait des députés LR par exemple qui nous disaient mais attention moi je veux pas si c'est à ce jour à 4 voix je veux pas être le 4e je veux pas être responsable de ça parce que je peux pas retourner en circonscription après c'est à partir du moment où ça était posé il y avait difficile et on pouvait difficilement penser qu'il puisse y avoir une autre voix alors l'autre voix possible ça aurait été de dire le panache on va au vote et puis on voit bien ce que ça donne mais on a ensuite la deuxième explication et Emmanuel Macron l'a donné aujourd'hui les marchés il l'a donné oui mais bien sûr et c'est et c'est dit à Bercy depuis longtemps c'est à dire que quand vous posez la question à Bercy on vous dites très pragmatiquement déjà plusieurs jours le 49-3 c'est pas bon pour l'exécutif et c'est compliqué mais le rejet de la réforme donnera un signal à l'étranger à l'international sur les marchés sur le la notation de dans une situation où c'est pas c'est le même d'ailleurs pour Emmanuel Macron c'est assez intéressant je vous ai pas dit bonjour tout à l'heure j'ai dit bonjour aux deux femmes et pas à vous c'est pas grave on s'est croisé un couloir tout à l'heure je raconte ma vie il a ils l'ont d'ailleurs assumé depuis le début parce que Emmanuel Macron avait beaucoup dit j'assume de faire une réforme qui n'est pas populaire etc et dans le message qu'il adresse tout à l'heure au Conseil des ministres c'est un peu ce qu'il dit aussi alors il dit moi c'est pas moi qui risque ma place ça c'est voilà entendre qui le voudra entendre le message qu'il voudra mais voilà et quand il parle des marchés financiers il assume le fait de dire bon ben voilà quel que soit la manière dont il est dans ce texte va arriver dans nos dans nos il a jamais défendu ou vendu entre guillemets jusqu'ici cette cette réforme des retraites comme une demande une exigence des marchés ou de Bruxelles mais il a sorti cet argument là tout à l'heure il y a cette nécessité effectivement d'équilibre des finances publiques de se projeter dans l'avenir et de ne pas remettre à demain à nos enfants au futur petits enfants ce sujet d'une d'une dette pour équilibrer et préserver un système de de retraite par par répartition mais mais c'est vrai que dans le dans l'argumentaire le côté réforme pour plus de solidarité et peut-être et peut-être passer là un peu en retrait alors est-ce que c'est l'influence des républicains est-ce que c'est qui voilà ont une ligne concernant l'orthodoxie budgétaire peut-être sans doute plus affirmé que que dans la majorité Renaissance sans doute sauf que Jean-Marie Le Guen si on fait le compte et on fera d'ailleurs cette réforme finalement elle va pas améliorer les caisses tant que ça compte tenu de tout tout ce qu'il y a pu y avoir comme concession faite par le gouvernement depuis le début de l'examen oui sans doute c'est vrai qu'il y a eu pas mal de concessions qui sont sonnantes et Trump que le gouvernement n'a pas été capable à aucun moment de valoriser d'un certain point de vue maintenant de toute façon on savait alors maintenant on le sait aussi dire c'est qu'on aura à revenir sur la réforme des retraites en tout état de cause dans les années qui viennent parce que la situation démographique n'est peut-être pas aussi bonne que les la comptabilité n'est pas financière on est peut-être pas aussi bonne qu'on l'a dit mais toute façon plus générale ça revient aussi à auxerrements globaux je pense que on a vu Emmanuel Macron cet été un moment nous parler d'une situation dramatisant un petit peu puis après pas du tout il a euphémisé c'est-à-dire qu'il y a des hauts et des bas dans la communication présidentielle pour savoir est-ce que le contexte géopolitique le contexte européen le contexte y compris démographique nous amène à considérer la gravité des temps et un appel à l'effort ou bien au contraire on est dans quelque chose à ce jour le c'est-à-dire on va au fil de l'eau et on fait une petite réforme ici on sait pas très bien pourquoi pour plus de justice soi-disant mais sans que ça soit évidemment tout à fait crédible donc il y a une problématique une problématique de ton il y a une problématique de méthode avec qui on peut pas s'opposer systématiquement à la majorité parlementaire aux organisations syndicales si on peut pas gouverner un pays aussi fractionné que la France dans cette situation et donc il va bien falloir qu'il trouve vraiment sinon on ira vers de graves problèmes me semble-t-il il va falloir qu'il trouve une méthode pour essayer de de relancer un dialogue social Laurent Berger a fait des propositions me semble-t-il le soir implicitement mais il y a une peu piocher le président là-dedans et puis aussi au plan démocratique il va falloir qu'il regarde est-ce que il veut essayer de relancer cette idée de gouverner avec LR dans un pack etc est-ce que c'est crédible est-ce que c'est suffisant est-ce que c'est possible de sa propre majorité il peut et il peut de votre point de vue Patrice dire aussi bon bah c'est dans quatre ans nouvelle élection moi je me représenterai pas parce que je ne peux pas le faire donc au début de campagne dans 3 ans et demi on va faire passer des textes qui font consensus et puis voilà il faut avoir des partenaires politiques et sociaux quand on a une majorité relative avec 40 voies de déficit voilà non je voulais juste deux choses sur le 49-3 il y a quelque chose d'étrange maintenant qu'il est rejeté largement par l'opinion c'est que on parle d'une réforme institutionnelle avec une commission transpartisale etc on parle de beaucoup de choses la durée du mandat présidentiel la proportionnelle qui d'ailleurs n'a pas besoin de passer par une réforme de la Constitution etc mais on parle jamais de la suppression du 49-3 donc c'est assez étonnant non juste sur l'argument financier je voulais dire c'est on comprend pour des raisons conjoncturelles compte tenues de la crise qui se coulait marcher depuis chaque jour pour l'opinion je pense c'est un argument à double tranchant parce que c'est ce que disent surtout le rassemblement national et un peu les insoumis c'est-à-dire en réalité pourquoi le président fait cette réforme pas tellement besoin c'est pas urgent et cetera c'est Bruxelles qui nous le demandent ce sont les marchés etc c'est pour ça donc c'est un argument qui est assez compliqué c'est compliqué parce que les arguments macroéconomiques parlent très peu à beaucoup de Français notamment en prise à des difficultés j'ai envie de micro-économique n'oublions pas à quel point on l'a dit tout à l'heure l'inflation la hausse des prix la question des produits alimentaires et central et très anxiogène pour les Français on a publié une enquête la semaine dernière avec Journal du dimanche on demande aux Français le taux d'inflation tel qu'il imagine aujourd'hui on est en moyenne à 20% c'est à dire l'inflation sur les produits alimentaires le fait qu'elle soit hyper trop fier par rapport à la réalité en dit long sur ce niveau de préoccupation mais d'un autre côté la séquence qu'on vient de voir aussi par rapport à ce que vous vous disiez Jean-Marie c'est qu'est-ce qu'on aurait pu imaginer quand on a trouvé cette Assemblée nationale au mois de au mois de juin un gouvernable cette majorité relative c'est un contrat un pacte LR Renaissance ça se tenait puisque lors du premier quinquennat on a vu du côté des sympathisants du côté du peuple de droite et des et des sympathisants lrem des convergences de vue ils ont ils étaient dans toutes les enquêtes favorables aux réforme de structures réforme libérales SNCF code du travail et sur la première réforme des retraites il y avait non pas une osmose mais un soutien et des convergences de vue là ce qu'on vient de voir avec les difficultés du groupe LR la les différences de points de vue et de débat et de d'appréhension du sujet entre le LR député et le LR du Sénat c'est que ça devient complètement impossible et quid d’autres sujets comme la loi immigration plus que jamais la crise démocratique la crise de gouvernance et là sur cette image Elisabeth borne donc a quitté l'ASSE nationale on les voit ici près à traverser le pont me semble-t-il elle va non ils sont partisan exactement alors elle a on sait que elle va voir les un certain nombre des ministres concernés elle va notamment parler avec Olivier dussaupes sur ça va pas être forcément évident d'expliquer t'expliquer aux Français ce qui ce qui est vécu ce qui va être perçu dans l'opinion Frédéric le dira comme un passage en force donc malgré les les tentatives d'explications je pense que voilà il faudra qu'elle trouve de très bons arguments donc elle va consulter effectivement le ministre du du travail et et puis échanger avec l'Élysée les présidents ce soir seront sans doute ne manquera pas grand monde de plus sur ce texte sachant qu'on en a fait beaucoup après peut-être dira-t-elle ce qu'on a commencé à entendre tout à l'heure un certain nombre des répuls deux des républicains ont pris des engagements ils l'ont pas tenus elle peut pas je pense qu'elle ne peut pas complètement charger les élus les républicains parce que c'est un fusil un coup dire que plus vous les chargez et plus et bien vous risquez de de les braquer aussi et vous vous mettez aussi en difficulté pour la suite du quinquennat c'est à dire que alors on en est plus du tout là c'est sans doute de la politique midi par exemple un texte immigration on le sait là aussi il y aura besoin d'aller chercher des voies à droite allez par exemple ce soir dire Eric Ciotti Olivier Marleix ne tiennent pas leurs troupes ne sont pas fiables ce parti la telle qu'il est aujourd'hui n'a plus de colonne vertébrale il faut investir sur l'avenir aussi quoi elle a un avenir comme ça elle limitée parce que l'utilisation du 49-3 fragilise évidemment la première ministre il y a une question qui est de savoir comment ils vont pouvoir gouverner tout simplement parce qu'on a vu hier s'est passé inaperçu parce que il y avait cette crise sur la réforme des retraites mais il y a un article important dans une loi sur le nucléaire qui a été et article auquel le l'Élysée et le gouvernement tenait beaucoup donc ça va être très compliqué alors je sais pas comment décrypter la phrase que on a vu tout à l'heure là de ce qu'elle a dit devant les regarder le groupe Renaissance Elizabeth borne qui était donc avec eux tout à l'heure à la à l'Assemblée elle vient de rentrer à Matignon vous l'avez vu en direct est-ce qu'on peut avoir la phrase exacte de Madame borne devant ce groupe personnel avant l'intérêt du pays voilà c'est ça en gros mon intérêt personnel importe peu où mon envie personnel importe peu je sais pas si on peut la voir non ça arrive voilà jamais ma situation personnelle ne me fera prendre une décision contraire à l'intérêt de mon pays ce qu'on disait tout à l'heure fixer en gros ça veut dire j'ai très envie de partir mais je resterai là j'entends qu'il le faut quoi alors ça veut dire aussi elle elle voulait pas de elle voulait pas de 49 ans elle s'est battue on a l'impression de faire ce qu'on sait en tout cas c'est que l'Élysée a lâché beaucoup plus vite qu'elle sur le 49-3 c'est à dire que elle s'y accrochait on voyait que les les gens qui la rencontrer expliquer à quel point elle ne voulait pas être encore madame 49-3 parce qu'elle en a déjà pas mal derrière elle mais pour le pour le budget par rectificatif mais le budget souvenez-vous l'automne dernier donc elle voulait pas en rajouter un de plus et puis en plus elle était en charge arrête cet homme est Bertrand penché président du groupe Biot à l'Assemblée vous savez qu'il est question d'une motion portée par eux et la démission du gouvernement sans réponse rapide du président de la République notre groupe déposera dans les prochaines heures une motion de censure transpartisane je vous remercie on a proposer dans les prochaines heures du gouvernement il pourrait avoir une majorité dans l'avenir parce qu'effectivement il y a encore 4 ans de de quinquennat et même ça ça grattera parce que aujourd'hui il y a plus le pays voir les démocraties dans le monde regardez ce qui se passe au Pays-Bas par exemple avec l'irruption d'un Parti Anti transition écologique est extrêmement fort qui est le premier parti je crois à l'Assemblée alors qu'ils sont partent de zéro bon on voit bien que les efforts à faire pour amener la société à faire la transition écologique les efforts à faire pour redonner confiance à la démocratie à à la promotion sociale tous les efforts à faire au plan budgétaire pour la défense nationale on fait comme si tout ça ne nous coûtait absolument rien de dépenser quelques dizaines de milliards de plus donc tout ça évidemment ça ne se fera pas comme ça ça demande des décisions ça demande des orientations et qui qui il y a et c'est pour ça que la situation politique me semble-t-il à moyen terme n'est pas tenable elle n'est pas tenable il faudra bien qu'il y ait une réponse à la question démocratique il faudra bien relancer la question sociale et il faudra bien demander aux Français peut-être je ne sais pas si le président le fera un certain nombre d'efforts avec des priorités des axes forts on peut aller faire un tour à l'Élysée pardon on va aller voir c'est la bougrillou prendre un petit peu l'ambiance qu'effectivement la journée aura été enfin les deux jours qui viennent de se passer ont été assez dense et pour vous aussi c'est là on évoquait tout à l'heure c'est Patrice Duhamel qui disait il va falloir qu'à un moment ou un autre le président s'exprime ou pas du tout prévu pour le moment on est d'accord non à ce stade c'est pas prévu et vous le savez c'est la première ministre qui va prendre la parole ce soir au JT de TF1 mais sur l'ambiance que je peux vous dire je discutais avec un poids lourd de la majorité à l'instant qui a participé donc à ces réunions et qui me disait que l'ambiance était tendue je ne vais pas vous dire que c'est un succès fait mes études en ajoutant et bien effectivement que Élisabeth borne avait dit lors de cette réunion et bien qu'elle acceptait d'être le fusible s'il y avait motion de censure voilà donc pour l'ambiance ici à l'Élysée autour des des participants autour du président pardon pendant pendant ces réunions ce qui est sûr c'est que jusqu'au bout Elisabeth borne aura tout de même tenté et elle a fait des concessions des concessions énormes aux républicains maison c'est très vite rendu compte qu'il n'était pas fiable on les a surestimé expliqué un ministre encore il y a quelques jours expliquant qu'il n'était pas fiable car trop faible voilà donc tout le problème et bien même si on sait à du côté de l'exécutif que c'est un moyen en tout cas qui est très impopulaire et bien l'exécutif a donc préféré faire ce choix et s'éviter ainsi un vote qui aurait pu tourner à la catastrophe autre chose qui est intéressante à souligner et bien c'est la façon dont les calculs ont continué jusqu'à la dernière minute on est entré dans cette dernière séquence avec l'idée que les républicains nous apporterait 35 voix pour progressivement heure après heure le décompte des voix a fait qu'il y avait une quasi certitude de perdre le vote on attend de voir maintenant quelles vont être et bien les moyens que va utiliser Elisabeth borne les mots qu'elle va utiliser pour justifier donc cette voix de passage à l'Assemblée nationale merci c'est là bougrillou en direct du de l'Elysée d'ailleurs soizicéminaire c'est vrai qu'on se disait tout à l'heure c'est c'est pour Elisabeth borne elle est arrivée pour ça pour ce job là Elisabeth borne parce que c'était madame discussion avec les syndicats elle était voilà madame dialogue social voilà c'était c'était sa mission elle elle avait été ministre du Travail elle connaissait bien les leaders donc elle avait demandé au président de la République d'avoir du temps pour cette réforme parce que il faut se souvenir à la fin du mois de septembre il y avait certains autour du président de la République poussait par un amendement très vite et pas maintenant pas au début de l'année 2023 mais dès 2022 elle a demandé du temps du temps pour discuter avec des syndicats après il y avait encore eu du temps souvenez-vous parce que la réforme des retraites elle devait être annoncée à la fin du mois de décembre et finalement elle avait encore demandé un peu un peu un peu encore un peu de temps jusqu'au début janvier le temps de discuter avec de nouveaux patrons de LR Éric Ciotti il avait été ensuite question d'un deal avec les LR on voit que ce deal n'a pas tenu alors quand j'entendais ce que disait votre journaliste sur le fait que les ministres expliquent maintenant que LR est trop faible mais la faute à qui enfin Emmanuel Macron a quand même passé cinq ans à démolir les LR pendant le premier quinquennat choisir un premier ministre Édouard Philippe venu DLR on a l'impression d'un sacré retour de de boomerang là aujourd'hui effectivement devant un président qui voulait compter sur DLR mais qui était finalement faible de même pas seulement du fait du président de la République mais disons qu'il a rien fait pour les accompagner dans leur résurrection donc quand je vois ces images je voudrais essayer de rappeler mais je vais parler avec l'aide de Patrice Duhamel de quelque chose qui existe dans nos livres d'histoire il y a eu un mouvement en 1967 mouvement des contre les ordonnances sur la sécurité sociale et pendant des mois il y a eu des manifestations monstres c'était évidemment soutenu par le Parti communiste français très fort à l'époque et la Fédération et quelques années quelques mois plus tard c'est mes 68 donc je voudrais juste qu'on se rappelle en voyant ces images d'un mouvement social soutenu très fort par la CGT la CFDT et soutenue par la gauche avec une majorité très faible et qui a débouché sur mes 68 ce sera ma compréhension historique depuis la place de la Concorde on a vu le bus malheureusement [Musique] au milieu de la place de la Concorde donc là vous avez derrière cette banderole et derrière le pont de la Concorde et bien l'Assemblée nationale et je vais demander à Lucas de vous montrer de faire à 360 degrés la foule a doublé on peut vraiment le dire vous avez là-bas au fond à quelques centaines de mètres un mur de de camion de de gendarmes parce qu'il a l'Elysée qui est à côté donc il y a énormément de force de l'ordre et ce qui est très impressionnant c'est qu'on est là depuis une petite heure maintenant et on peut vraiment vraiment dire que les gens arrivent de partout combien sont-ils 3 à 4000 ans c'est pas mais il y a des fils ininterrompus de gens qui arrivent par le parc des Tuileries et il y a vraiment énormément de monde pour l'instant énormément de jeunes et lycées étudiants une ambiance très pacifique pacifiste il y a absolument aucune violence il y avait effectivement un bus qui a été tagué au milieu de la place mais là il est en train de faire demi-tour au moment où je vous parle ça marche arrière et là il faut il faut voilà une action que vous avez en direct [Applaudissements] si Paul en général vous êtes avec Casimir mais bon cette fois-ci on l'aura pas vu on voit ce monsieur qui arrangle la foule cette foule Damien floraux là qui double Paul il est depuis le début de la journée depuis le début de l'après-midi et sur les messages qu'on s'envoie il dit mais en fait il y a de plus en plus de monde on voit que ça se passe très bien ceci on est quand même plus près de l'Assemblée nationale tout près de l'Élysée doit un petit peu sur le qui-vive à la préfecture non et d'où le dispositif de force de l'ordre très imposant dont on parle avec des axes barrés celui du pont qui mène à l'Assemblée nationale au Palais Bourbon le pont de la Concorde et et sans doute les Champs-Élysées et voilà et l'axe qui qui se dirige vers le Palais de l'Élysée l'avenir exactement donc c'est vrai que ça ça peut rappeler effectivement des moments de tension fort au moment des des mouvements des manifestations des gilets jaunes qui cherchaient et bien à se rapprocher le plus possible de l'Élysée avec quelques euh quelques journées un peu difficiles euh au palais pour le pour le chef de l'État ce qui est intéressant aussi à noter c'est la jeunesse là de de des manifestants avec des mouvements de jeunes lycéens étudiant qui se mobilisent jusqu'ici on a beaucoup dit et bien finalement que des universités des facultés les lycées n'étaient pas rentrés dans cette mobilisation se sentait peu concernés par par cette réforme des retraites là l'utilisation des 49-3 l'objet que que certains disent voilà brutal dans son utilisation peut mobiliser effectivement et ça c'est sans doute un sujet que l'on observe de très près au sommet du pouvoir et oui bien sûr vous voyez la naissance de quelque chose de d'un peu différent là Frédéric c'est vrai qu'à pouvoir a toujours peur que la jeunesse électrique ou sociale vos deux étudiante de Sciences Po et d'histoire tout à l'heure parler du CPE qu'elles n'ont sans doute très peu connu en 2006 hein c'est le dernier mouvement social classique qui a fait reculer un gouvernement objectivement on a un souvient du du blocus challenge du député lf1 ça n'a absolument pas pris mais c'est vrai juste après les vacances c'est vrai également qu'on est dans un contexte inflammable moi je mets vraiment en avant les risques liés à la colère sur l'inflation sur le pouvoir d'achat qui pourrait donner un nouveau car à ce mouvement c'est intéressant ce que vous dites parce que tout à l'heure vous nous disiez vous savez la retraite c'est pas dans les préoccupations principal des Français voilà pas toute pas tout en haut c'est plutôt le pouvoir d'achat l'inflation etc et en fait ce mouvement pourrait bien effectivement prendre de l'ampleur sur un texte comme celui de la retraite quoi comme on dit oui effectivement c'est ce que dit Frédéric il y a quelque chose qui est assez puissant c'est la problématique de l'inflation et quelque part le problème des salaires donc ça ça pourrait venir en relais et à mon avis si ça prenait je dis pas que ça prendra mais si ça prenait ça pourrait effectivement élargir le mouvement et y compris aller vers des actions plus collectives c'est pour ça d'ailleurs que on a à la fois une prise de parole vous l'avez vu c'était un moment très important sur LCI la prise de parole de Laurent Berger qui a été très calme très structuré très très donnant de la matière à trouver des solutions et et sur lequel il faut que le gouvernement le président de la République soit extrêmement prudent audacieux en même temps que prudent et donc il faut il faut qu'il parce que on peut pas laisser si on considère que c'est juste un petit moment avec justement on parle pendant des heures et des heures de LR qui a pas fait son travail et que c'est ça le seul sujet alors là franchement on va passer à côté de quelque chose sur des nouvelles lois il faut si on veut apporter des choses positives une loi plaid emploi etc il faut avoir des moyens financiers bah oui il peut pas dire qu'il soit gigantesque quand même non de Laurent Berger et l'attitude de Laurent Berger on l'écoutant je me suis dit pour lui d'une certaine manière il a refusé le terme mais c'est une forme de victoire il a il a l'attitude il était extrêmement détendu non non mais il refuse le terme de victoire mais on a l'impression que les syndicats ont l'impression d'avoir marqué des points non pas qu'une impression d'ailleurs dans le pignon dans adhésions dans le front uni qu'ils ont pu proposer et en déclenchant 49,3 d'une certaine manière si je suis très cynique Emmanuel Macron leur rend service parce que le front syndical dont il disait qu'ils ont disait qu'il pouvait éventuellement ce fissurer sur des actions plus difficiles s'il n'y avait pas de 49-3 là le front syndical est uni et peut ensemble déclencher et annoncer de nouvelles mobilisations sera capable de tenir la CGT parce que on sait qu'à l'intérieur de la CGT ne serait-ce que parce qu'il y a un congrès à la fin du mois il y a des tensions extrêmement fortes entre une aile extrêmement radicale une autre plus réformiste que Monsieur Martinez représente dis ça parce que peut-être que nos téléspectateurs n'en ont pas immédiatement conscience mais il y a une base et une forte partie de la CGT qui est beaucoup plus radicalisée et qui commence à critiquer l'accord avec un CFDT une question Damien Fleurot juste une petite question on a vu Elisabeth borne retourner à Matignon tout à l'heure est-ce qu'on sait si elle est avec les ministres dont on parlait en présence notamment de l'évier du socle avec qui elle devait échanger d'accord moi ce que je vous propose c'est de réécouter ce qui a Éric Ciotti parce que comme le disait très bien Jean-Marie Le Guen on va beaucoup parler des LR évidemment puisque eux disent mais c'est le problème du gouvernement et c'est pas le mien ou de la majorité c'est pas le mien quand la majorité évidemment va dire les LR ne sont pas fiables écoutez ce qu'il disait tout à l'heure le recours au 49-3 est un échec et cette échec c'est pas celui d'une séance chaotique scandaleuse même à bien des égards qui a du choquer les Français ce 49-3 c'est l'échec de plusieurs années de politique et d'une méthode qui n'a pas abouti à trouver une majorité c'est quelque part aussi le révélateur d'une crise profonde dans nos institutions alors il poursuit Éric Ciotti en disant que le groupe Allaire ne votera pas de motion alors ça sera la consigne générale à voir si elle sera suivie ou pas je voudrais vous préciser concernant le groupe liotte que l'on entendait tout à l'heure donc c'est bien le retrait du texte et la démission du gouvernement qu'il demande faute de quoi il déposeront une motion de censure laquelle notion sera sans doute rejoindre par tous les autres parce que c'est un peu ce que nous ont dit et Marine Le Pen et la France insoumise tout à l'heure que ce serait le plus le plus malin déposer tout seul puisqu'il faut 58 ça serait ce qu'on appelle une motion transpartisane en fait voilà et qui serait Soizic je parle sous votre contrôle notamment donc elle doit être déposée d'ici demain 15h20 c'est ça et ensuite et voter dans les dans les 48 heures a priori plutôt lundi pour l'instant mais ça peut être samedi aussi bon en sachant que en l'état actuel des choses normalement cette motion de censure devrait être rejetée parce qu'il faut 287 voix où il faudrait que beaucoup de LR se décident se décide à voter ce qui est pas la même chose de s'abstenir ou de voter contre un projet de loi comme ils envisager de le faire c'est pas du tout la même chose que de voter la censure parce que évidemment on voit bien que tout ce qui va être brandi ce week-end ça va être l'idée de la dissolution est-ce que disent d'ailleurs les les macronistes c'est que beaucoup des LR au moins une quinzaine DLR qui sont aujourd'hui dans le groupe ne reviendrait pas après une dissolution puisque effectivement des terres RM mauvais calcul effectivement tiens plus vous parler des ARN on va rejoindre Sébastien Chenu qui nous attend est à l'Assemblée Sébastien Chenu député reine du Nord vice-président bonjour à vous alors après cette séance qui a été quelque peu agités Sébastien Chenu qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous dites 49-3 échec global du gouvernement la première ministre vous a accusé d'être tapis dans l'ombre écoutez-moi ce que je dis c'est que la première ministre le président de la République n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale pour faire voter leur réforme des retraites il n'y a pas de majorité dans le pays ou plutôt les majorités contre la réforme des retraites dans le pays il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et qu'ils vont essayer de faire au forceps passer ce texte avec le 49-3 ce qui est évidemment totalement inadmissible compte tenu de ce que représente ce texte en matière sociale pour les Français et pour l'avenir le gouvernement a cru qu'il allait avoir une majorité il s'est fait balader par les LR qui sont totalement divisés et à la fin et bien il n'a pas réussi à obtenir cette majorité je trouve que le procédé était démocratique inadmissible d'une brutalité inouïe qu'effectivement je crois que cette majorité se réserve des jours difficiles dans l'avenir en brutalisant ainsi les Français alors pardonnez-moi le le procédé est constitutionnel le 49-3 c'est constitutionnel je suis pas l'avocat du gouvernement enfin ça fait partie de ce qu'il est possible de faire c'est pas je veux dire on n'est pas hors la loi quoi oui non mais je ne dis pas je ne dis pas que c'est impossible de l'utiliser je dis que Madame borne est utilisé 11 fois le 49-3 c'est-à-dire qu'elle a fait passer ses budgets et un certain nombre de textes depuis qu'elle est là 11 fois grâce aux 49,3 est-ce qu'on peut gouverner la France à coup de 49-3 c'est-à-dire sans vote de l'Assemblée nationale est-ce qu'on peut faire passer une réforme des retraites aussi importante sans vote des représentants des Français qui représentent donc l'ensemble des des courants politiques et qui ne sont pas d'accord pour faire pour adopter cette réforme de retraite et bien je pense que non je pense que le gouvernement brutalise le pays je pense que le gouvernement n'est pas capable de convaincre de la justesse de sa réforme des retraites une majorité à l'Assemblée nationale et qu'il devrait retirer ce texte il n'a pas convaincu madame borne n'a pas convaincu ils ont menti aux Français ils sont incapables d'avoir une majorité sur ce texte ce n'est pas la peine de trouver un outil constitutionnel pour le faire passer de force il faut retirer ce texte c'est tout ce que le président de la République Élisabeth borne ont à faire ce soir et les jours qui viennent Sébastien Chenu dernière question donc comme vous un retrait du texte d'émission du gouvernement faute de quoi il déposeront une motion de censure vous êtes sur la même ligne que le groupe lot oui bien sûr nous nous l'avons dit nous allons déposer notre propre motion de censure mais nous allons aussi voter toutes les motion de censure qui seront déposées quel que soit le groupe qu'il a dépose parce que nous nous travaillons dans l'intérêt des Français on ne cherche pas à savoir qui fait quoi qui dépose une mention de censure ou à se boucher le nez nous ne voulons pas de cette réforme des retraites par conséquent sans les voies des députés rassemblement national aucune motion de censure ne peut passer et bien dans les heures qui viennent les députés du rassemblement national seront au rendez-vous comme ils l'ont toujours été pour censurer le gouvernement et le faire tomber lui et son texte épouvantable sur la réforme des retraites peu de chance ou peu de risque que cette motion passe puisqu'il faudrait entre 25 et 30 vote des républicains Éric Ciotti tout à l'heure disait les LR ne voteront pas cette notion ça veut dire qu'à priori quand même le le gouvernement tombera pas là-dessus faut écouter on nous avait dit qu'il y avait une majorité solide pour ce texte jusqu'à ce matin on entendait d'Elisabeth borne dire je dispose d'une majorité solide pour ce texte la réalité et qu'elle n'en dispose pas j'entendu Erik sciotti dire les républicains de votre ont pas la censure j'ai entendu une minute après les députés cordiers dit Philippot minot Dumont ça fait déjà 4 voyez-vous qui ont annoncé qu'ils n'excluent pas de voter une motion de censure donc vous le voyez les choses sont beaucoup plus compliquées il y a encore une chance que cette réforme des retraites ne soit pas votée c'est de voter une motion de censure d'où qu'elles viennent qui que ce soit qu'il a des pauses et là nous en appelons à tous les députés qui ne veulent pas de ce texte car finalement s'abstenir sur une motion de censure ne pas la voter c'est laisser passer ce texte et s'est sauvé la tête du gouvernement je suis persuadé que les députés des républicains qui ont un peu de courage il en reste quelques-uns et bien ne sauveront pas la tête d'Élisabeth borne pour faire passer cette réforme des retraites si on voit un peu plus loin vous parler de ces députés républicains dont certains sont sans doute raisonnables il ne vous aura pas échappé que ce parti effectivement à un moment on va devoir se choisir une ligne claire ou pas d'aucun disent que certains sont intéressés pour aller rejoindre une ligne plutôt plus proche du rassemblement national quand d'autres seraient plutôt sur une ligne un peu plus qu'est-ce qu'on dit plutôt centriste Macron oui Macron compatible il y a moyen de de trouver en accord une fusion quelque chose avec ses députés là dont vous si vous en citer quatre tout à l'heure moi je ne cherche pas à enrôler des gens ou à faire pression sur des députés je leur dis que s'ils ne veulent pas de ce texte sur la réforme des retraites et bien il faut tout simplement voter la censure et puis ensuite s'ils veulent faire le chemin avec nous en gardant leur identité politique s'ils veulent faire le chemin avec nous pour redresser le pays eux comme des députés de gauche comme des députés liotes comme d'autres députés qui ne sont pas d'accord avec ce texte sont les bienvenus pour faire le chemin avec nous on est là pour unir on est là pour réunir les Français autour de ce qu'on défend autour de Marine Le Pen évidemment et je pense que c'est probablement ce qui fait la différence entre nous et tellement d'autres groupes dans tous les cas ce soir entre nous et la majorité présidentielle qui est incapable de réunir une majorité autour d'elle prêt à réunir assez largement d'après ce que je comprends même les liottes et même les Muppets sont les biens je souhaite merci beaucoup du coup Sébastien Chenu d'avoir été avec nous donc en direct de l'Assemblée soient quand même quelque chose on va pas reprendre les mots de la de la première ministre qui qui critiquait ses députés de la droite de la droite tapis dans l'ombre selon ses propres ses propres mots c'est qu'effectivement on n'a pas beaucoup entendu les députés du rassemblement national pendant toute cette séquence notamment de mobilisation et ce sont eux effectivement qui risquent de ramasser le plus simple d'ailleurs ça aurait dû être un problème pour eux puisque les organisations syndicales ne voulaient pas d'eux dans les manifestations donc ils ont pu dire qu'ils étaient contre le texte mais en revanche on les a on les a pas vu sur les points de blocage et puis ils ont aussi un souci c'est à dire que leur électorat est un électorat rural qui sert beaucoup des voitures qui a pu aussi subir les grèves TER etc donc il y a toujours la difficulté de soutenir un mouvement social pour le pour le rassemblement national et en revanche le fait que le débat se soit présenté de cette façon là c'est à dire qu'on ait eu la nuque qui empêche le vote en première la lecture que le gouvernement est choisi cette procédure accélérée tout ça mais en fait les loupes les les projecteurs ont été braqués à la fois sur la nuque sur les syndicats et sur le gouvernement c'est un peu comme si on avait oublié le rassemblement national alors Marine Le Pen a compté ses interventions pendant le pendant toute cette période on l'a vu quelquefois dans quelques médias on n'a pas le souvenir d'une immense interview de presse écrite par exemple pour placer le curseur très nettement sur la question des retraites ça a été ça a été un peu une partie de plaisir pour le national c'est d'ailleurs la question d'ailleurs on voit Frédéric vous le dit souvent dans vos enquêtes que Emmanuel Macron a perdu la France du travail donc la question c'est qui qui l'aura en 2027 c'est intéressant c'est que c'est effectivement Marine Le Pen qui a été la première à venir devant les micros tout à l'heure dans la salle n'est pas perdu c'est vrai que ce que vient de dire Soizic est obligé par des enquêtes d'opinion je parlais de l'enquête il faut Fiducial pour SUD RADIO de ce matin tous les acteurs en termes de sortie de renforcée ou affaibli de la séquence des retraites il y a une personnalité qui obtient un score de renforcer majoritaire avec 50%, c'est Marine Le Pen alors même qu'elle a peu parlé mais elle a capitalisé sur la distinction par rapport à la validation ou par rapport au bruit ou tumulte de l'assemblée de la France insoumise dans nos enquêtes qualitatives sa prise de parole lorsqu'elle a soutenu de manière républicaine Olivier du soft après l'affaire du ballon de football et non plutôt après avoir été traité d'assassin par un député LFI a été très fortement mémorisée par les Français c'est vrai que les organisations syndicales ne voulaient pas de l'URL mais parmi les personnes qui sont allées dans la rue il y avait des Français qui votaient pour leur rassemblement national et elle a pu peut-être que l'image de la première ministre tapis dans l'ombre et plutôt une image peut-être un peu animaliste mais plutôt juste puisque elle a été critiques par cette nupes Assemblée nationale et elle en tire aujourd'hui profit notamment dans cette France du travail notamment chez 50 64 ans le segment générationnel qui va être touché directement par la réforme des retraites et où le RN fait ses meilleures scores alors on va réécouter justement ce discours des lasers d'Élisabeth born à l'Assemblée 15h et quelques minutes puisque on voulait expliquer le gouvernement est arrivé un petit peu en retard et ça a commencé par une suspension de séances Elisabeth borne monte à la tribune vous allez l'entendre sous les cris les U et les sifflets et au son de la Marseillaise chantée par les députés de la nupes regarde sur le fondement de l'article de 49 alinéa 3 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 modifier par l'amendement de coordination communiquer à l'Assemblée nationale [Applaudissements] un jour je n'en doute pas à l'engagement de la responsabilité du gouvernement répondront une ou plusieurs notions de censure un vote aura donc bien lieu comme il se doit et c'est donc la démocratie parlementaire qui aura le dernier mot [Applaudissements] la démocratie parlementaire aura le dernier mot voilà la première ministre qui a eu du mal à enfin qui a du coup c'est la voix pour arriver à la fin de son discours je voudrais revenir sur une petite phrase qu'on a relevé tout à l'heure enfin qu'on nous a donné tout à l'heure au sujet du fusible la première ministre qui était prête à servir de fusible elle l'a dit effectivement elle accepte d'être le fusible en cas de motion de censure en cas de changements de gouvernement manifestement ils étaient quand même assez alignés Damien tous les deux avec le président de la République oui c'est vrai alors par définition quand vous êtes à Matignon vous êtes sur un siège éjectable et vous savez à tout moment l'aventure peut se terminer encore plus quand vous êtes à la tête d'une majorité très relative donc Elisabeth borne le savait elle l'assume jusqu'au bout et donc demande cette confiance à l'Assemblée nationale et au parlementaire voilà ça va être donc maintenant une plusieurs jours de voilà de discussion d'argumentation pour pour tenter de d'obtenir cette majorité en tous les cas que qu'il n'y a pas une majorité sur cette notion de censure et puis après construire éventuellement avec elle ou son l peut-être un contrat de gouvernement avec une avec des députés de du parti des républicains qui qui souhaiterait s'engager mais il va falloir pour la suite Patrice j'entends la suite du quinquennat donc peut-être à moyen terme qu'à très court terme puisque là on a on est encore dans la même séquence politique pour quelques jours mais qu'il y a un sérieux remaniement il a le choix enfin est-ce qu'Emmanuel Macron pourra continuer à gouverner avec une Elizabeth borne à Matignon et une équipe ministérielle qui est assez démonétisée en fait si notamment ce que nous dit Frédéric si le président veut conserver Isabelle borne à Matignon il fera me semble-t-il au minimum un large remaniement après il y a le la fameuse phrase sur le banc de touche il y a pas on sait par des indiscrétions mais qui sont sérieux que il était un euphémisme agacé par les erreurs commises par des banques du gouvernement dans l'explication la gestion de la crise etc etc donc j'imagine qu'il a des idées pour ce remaniement Elisabeth borde il reste là bien entendu également mais c'est pas l'essentiel en tout cas pour les Français je parle sous le contrôle de Jean-Marie qui a été dans plusieurs gouvernements herbaniement sauf si un changement de Premier ministre ou un nouveau pacte majoritaire ça peut frapper l'opinion dans les circonstances actuelles avec l'opinion tel qu'on la voit et Frédéric en a parlé à plusieurs reprises depuis tout à l'heure c'est pas me semble-t-il un remaniement même large qui va bouleverser les Français donc il faut qu'il y ait deux trois projets me semble-t-il clair et qui s'exprime toute façon vite parce que quand il y a un échec politique comme celui-là et une opinion aussi inquiète prête à se mobiliser à tout moment et on voit là c'est quand on n'était pas d'accord avec Jean-Marie c'est c'est très calme c'est bonne en forme mais il y a du monde quand même on sent que cette c'est très calme et c'est un peu oui c'est organisé en nous disant c'est incroyable ça arrive de partout bon c'est pas la marée humaine attention mais en disant voilà au début il y avait quelques centaines de personnes là vraiment ça va se remplit le métro fonctionne la le métro Concorde est quand même assez accessible donc je pense que et il fait beau et il faut avoir envie d'y aller quand même on les a pas forcés je suis persuadé d'ailleurs c'est pas la fin peu importe franchement je pense qu'il faut pas j'allais dire vous venez de dire à l'instant c'est qu'il y a ça ces images très belles et très sympathiques d'une grande fête joyeuse ou assez festif et assez joyeux et de l'autre côté il y a Madame Le Pen en pleine tranquillité sérénité et dont on sait que c'est elle qui ramasse pour l'essentiel les marrons du feu donc si moi c'est pour ça que en tant qu'homme de gauche à dire je suis toujours un peu je me méfie de ces moments de de grand plaisir festifs qui se traduisent par les avancées d'idées qui ne sont pas forcément celles que toi qu'est-ce que je voulais dire c'est quand il y a un échec politique et une opinion éruptive même calme mais quand même éruptive on le sent bien ou un message fort du président de la République donc j'imagine que là il peut pas attendre 15 jours 3 semaines je pense que mardi mercredi prochain il sera appelé à dire des choses nous sommes dans son second mandat la temporalité présidentielle devient de plus en plus compliqué et on voit dans nos enquêtes non pas une démonétisation de sa parole complète mais un moindre intérêt et une difficulté pour lui d'embarquer pour nous faire des explications mais on est d'accord clair que il ira pas non mais voilà on est d'accord politique nouvelle il faut qu'il c'est pour ça que je t'ai tout à fait d'accord avec toi Patrick sur l'idée que ça ne peut pas être un changement emblématique ça ne suffira pas ce qui va se passer dans les prochains jours avec ou pas une prise de parole ou on verra ce que dit la madame la Première ministre ce soir etc on verra si on est ou pas dans une crise de régime pour l'instant on n'y est pas encore il y a une motion de censure qui va être déposée il y a un 49,3 qui a été déclenché il y a de nouvelles mobilisations annoncées les prochaines heures jours mais pas semaine on saura si oui ou non on est dans une crise de régime d'autant que vous me disiez la dernière fois Valérie il faut quand même comprendre aussi qu'on n'est pas du tout que les prochaines élections elles sont dans longtemps les Français ne sont pas appelés aux urnes tout de suite donc il y aura pas oui mais donc il y a pas des grands joueurs extrêmement donc nourrir on est dans un désert électoral on n'est pas dans le mouvement classique d'une cinquième République où il y a des élections intermédiaires fortes qui permettent de gérer faire redescendre la température avec sanction du gouvernement Soizic votre avis à vous la première ministre elle elle enfin je vais formuler autrement Emmanuel Macron peut continuer de gouverner avec Elizabeth borne à Matignon pour les mois les années à venir ça aurait été un autre président de la République je vous aurais dit non le Premier ministre ou la première ministre va s'en aller après une histoire pareille on est face à un président de la République on connaît depuis longtemps mais qu'on connaît très mal et très peu et quand même assez mystérieux qui fait des choix politiques qui sont tout personnels qui est une façon de d'une façon de de présider le pays à sa manière et donc il y a un autre facteur alors qui qui est pas qui est pas le facteur central mais il avait choisi de nommer une femme à Matignon il faudrait pas qu'elle reste moins longtemps qu'elle dit de cresson donc tout ça ça peut rentrer en ligne de compte après on entendait beaucoup effectivement Patrice en parler tout à l'heure parler de remaniement ministériel on entendait ça va pas la santé ça va pas ça va enfin dans la bouche d'Emmanuel Macron un jugement personnel ça va pas la santé ça va pas l'éducation nationale et c'est rien c'est enfin c'est c'est pas le c'est pas le sujet des Français là la question je pense enfin moi la question que je me pose en regardant ces images c'est effectivement c'est un rassemblement organisé mais est-ce qu'on va basculer dans autre chose on a eu un mouvement social très organisé très respectueux très calme sans violence que vraiment d'être très rapide sporadique on a retrouvé le le goût de manifester en France pour ceux qui participent aux manifestations là est-ce que est-ce que dans les jours qui viennent on va basculer dans autre chose on a la on a la grève des alors qui est spectaculaire notamment à Paris parce que on voit les on voit les monceaux de déchets s'accumulaient donc c'est visible est-ce qu'il va y avoir d'autres choses dans le pays donc c'est ça la question Phil Martinez dit il va falloir y aller plus fort est-ce que mais est-ce que est-ce que les gens qui pensent essentiellement sera en grève sont en état financiers de faire grève ça coûte cher donc on a quand même pas mal d'inconnu mais je pense que le le c'est quand même un énorme point d'interrogation que rien n'est réglé il y a la question politique politicienne mais il y a question politique au sens large de l'état du pays peut-être que ça ça va se traduire par une colère souvent dès que finalement ça ressortira dans les urnes à un moment ou un autre ça souterrain et peut-être que ça va générer du côté de la CFDT ou c'était pas si clair parce que Laurent Berger avait dit si ce texte est voté on respectera les institutions et on voilà on appellera plus au mouvement sur le 49-3 c'était pas tout à fait clair et là il a exprimé tout à l'heure de façon très claire en disant on continue à appeler à la mobilisation il y aura d'autres d'autres man d'autres formes de mobilisation etc donc effectivement voilà cette colère là va pouvoir continuer à s'exprimer aussi via la CFDT vient la CFDT via la CGT via les 8 centrales syndicales qui sont réunis dans l'intercyndicale et qui font front comme un et depuis le 10 janvier sans conférer et puis sauf la parce que là c'est Sud CGT il y a pas du tout de la CFD il y a quelques drapeaux de la CGT et j'imagine qu'il y a quelques militants de la CFDT etc je les cherche depuis tout à l'heure la question la question n'est pas là ce rassemblement d'ailleurs est pacifique n'a pas été appelé explicitement par la CFDT mais je ne considère pas que les images que nous regardons actuellement sont la preuve de fracture syndicale non non pas du tout en revanche on va voir comment les choses s'organisent il y a effectivement choisi que le rappelait la grève des éboueurs avec une réquisition demandée par le préfet de police Paris il y a eu tout à l'heure le déblocage d'un incinérateur en banlieue parisienne donc tout cela va se développer sur un fond de crise démocratique j'ai dit crise de régime mettons un cran en dessous une crise démocratique et savoir comment le président de la République et l'exécutif et sa majorité relative à l'Assemblée peuvent trouver une voie de sortie face à une colère qui pour l'instant est très contenu mais pourraient déborder est-ce qu'elle peut dire Elizabeth borne ce soir ou 20 heures de TF1 mais vous savez on a entendu la rue etc alors que c'est exactement ce que tous dis c'est-à-dire ils ont continué à être absolument sourds à tout ce qu'on a pu dire elle va pas elle va pas d'explication à donner quand même là elle le fera pas l'option du 49-3 c'est pas une option qui sort d'aujourd'hui c'était quand même dans l'écosystème même si on avait l'impression que les avancées avec le Sénat le travail parlementaire avait fait son œuvre et que il pouvait y avoir peut-être le passage de un trou de souris courte majorité mais le passage voilà avant même quand au début en septembre quand il a dit on va la faire cette réforme tout de suite on a parlé depuis 49 et je me souviens un journal du dimanche à titré sur le 49-3 il y a quelques jours donc encore une fois c'est c'est une surprise une demi-sœurprise que ça suscite de la colère que ça redonne de l'énergie aux opposants oui on le voit là ce soir et on va sans doute le voir dans les dans les tous prochains jours mais encore une fois dans un plan de marche enfin si les stratèges à l'Elysée à Matignon dans la majorité voilà on dessinait toutes les options possibles le dessin qui était fléchage 49-3 il était quand même très clair ça a priori elle va dire bon la responsabilité chez LR les aliens les aliens n'ont pas été au rendez-vous etc etc mais j'ai bien entendu ça ne suffit pas je pense que elle est difficile de lire autre chose que on est allé jusqu'au bout on a fait beaucoup de réflexion etc regarder tous les efforts qu'on a fait on pouvait pas aller plus loin que ce que l'on a fait voilà après ce que les Français vont entendre ce message ce qui va être intéressant de savoir si elle remet l'argument de la situation financière internationale dans le développement c'est un point important je voudrais qu'on écoute parmi les prises de parole du jour vous me parlez de Marine Le Pen tout à l'heure on va l'écouter suivi de Jean-Luc Mélenchon qui était évidemment pas dans l'hémicycle mais il était à la tribune publique au dessus il est venu assister évidemment à cette à cette séquence politique écouter les tous les deux nous sommes en phase d'un document qui n'aura donc été pas adopté dans les formes qui sont celles d'une démocratie parlementaire c'est-à-dire que le texte n'a été adopté ni à l'aller ni au retour par l'Assemblée nationale et dans notre Constitution pour ceux que ça intéresse l'Assemblée nationale a le dernier mot jeune homme et c'est comme ça dans toutes les démocraties parlementaires alors c'est ce qui vient de se passer et sur la base de cet échec quelle conclusion et chaque spectaculaire puisque il n'y a pas de majorité dans la salle pour adopter le texte j'ai donc bien la minorité présidentielle qui s'est écroulée sous vos yeux avec Madame born qui a joué pleinement le rôle de fusil elle ne peut pas rester elle ne peut pas rester dans ses circonstances elle le sait d'ailleurs puisque elle elle même indiqué quelle était prête à jouer les fusibles je pense qu'il ne reste plus que ça à faire en effet il faut qu'elle parte le fait de rester serait considéré comme supplémentaire à l'égard du peuple français qui en a déjà je crois trop reçu le peuple français a trop reçu de gifles il est place de la Concorde dans certains nombre de Parisiens qui se sont déplacés Paul la route du roux juste après donc cette séquence politique assez à ses étonnante tout à l'heure à l'Assemblée exactement on est debout sur un des piliers du pont de la Concorde pour ceux qui ne sont pas parisiens l'Assemblée nationale est juste là il y a ensuite donc le pont de la Concorde énormément de policiers et on a vu arriver quand on est arrivé il y a deux petites heures on a vu arriver il y avait qu'à encore quelques centaines de personnes ce qui est impressionnant c'est qu'il y a vraiment des milliers et des milliers de jeunes au début des jeunes soutenus principalement par les députés nulles qui sont venus on avait Jean-Luc Mélenchon dans notamment et là ce qui est intéressant c'est que ces jeunes ont été rejoints assez massivement par tous les profils d'opposants à la réforme des retraites tous les profils d'opposant au 49-3 pour le moment c'est vraiment très pacifiste on a vu juste un bus tagué mais vraiment l'ambiance est excellente il faut quand même préciser et Lucas va vous le montrer que si on va par là les gyrophare là-bas à quelques centaines de mètres c'est l'Élysée c'est la présidence de la République et en ce sens il y a un danger pour les X ce soir il faut pas que cette manifestation de déjeuners pour l'instant elle est vraiment bien encadrée par la CGT par Sud Rail par celui de solidaire vous voyez le drapeau solidaire là-bas le drapeau et puis il y a là ils font ce qu'on appelle un clapping et ce qui est intéressant là c'est sur la droite il y a quelques quelques banderoles quelques drapeaux bleu blanc rouge je vois sur ma droite Sandrine reçoit là qui vient d'arriver des CRS et vraiment une ambiance à la fois Pacifique et en même temps ce qui est intéressant c'est vraiment que ça converge de partout ce soir ici place de la Concorde [Applaudissements] bonsoir et bienvenue à tous au sommaire ce soir un gouvernement et un président affaibli une première ministre diminuée l'Élysée c'est donc résolu à éviter tout risque et à dégainer le 49-3 pour faire passer la réforme des retraites à l'Assemblée motion de censure annoncée l'équipe ministérielle et Elisabeth borne elle-même sont-elles en sursis pour les syndicats le 49 3 est un déni de démocratie une manifestation de plusieurs milliers de personnes on vient de le voir est en cours devant l'Assemblée pour demander le retrait du texte Laurent Berger comme les autres leaders annonce la relance des journées d'action le mouvement social en décrue jusque là peut-il rebondir et au-delà et au-delà quelle trace laissera l'épisode sera-t-il oublié dans un mois ou bien faut-il évoquer une crise démocratique plus durable et puis à 19h30 comme chaque soir les parties prient ce soir Jean-Michel Apathie pour la politique Dominique ce pour l'économie on va découvrir nos parties pris avenue selmmani pour l'international on les retrouvera tout à l'heure place au débat vous allez vous faire votre opinion c'est parti pour 24 heures [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] l'image du jour l'image du jour sent mauvais jeu de mots cela ressemble à une retraite La retraite de soldats visage impassible colère rentrée Elisabeth borne en gage sous les hués la responsabilité de son gouvernement via le fameux 49.3 les députés insoumis chantent la Marseillaise regarde dans le vide Olivier du soft blême on va découvrir cette image Olivier du socle de blême reçoit le geste d'affection d'Eric Dupont-Moretti et maintenant donc et maintenant quoi à quoi faut-il s'attendre dans les prochains jours dans les prochaines semaines c'est la principale question qu'on va poser ce soir interrogation immédiate Elizabeth bande peut-elle rester peut-elle rester en poste après ce qui s'est passé à quel point le crédit d'Emmanuel Macron lui-même est-il entamé et au-delà et celui d'une agitation passagère d'une certaine manière ou entre-t-on dans une crise politique dans une crise démocratique peut-être plus profonde pour évoquer ces questions et pour en parler j'ai le plaisir d'accueillir autour de la table rvgate est néo bonsoir Hervé ancien directeur des rédactions du Journal du Dimanche et de Paris Match éditorialiste politique LCI j'ai le plaisir d'accueillir route elle crief bonsoir David bonsoir route j'ai le plaisir d'accueillir Guillaume roquette bonsoir Guillaume le directeur de la rédaction du Figaro Magazine et on a le plaisir d'accueillir Jean Quatremer fidèle au poste en son argent correspondant à Bruxelles pour le quotidien Libération donc vous avez la vue d'ensemble vous avez la vue d'ensemble de tous les pays européens et non pas été confrontés à cette même crise quand il s'était agit de réformer les retraites il y a parfois eu des manifestations l'Italie est encore ça n'a pas fait à ce point-là tomber de gouvernement on en est pas là en France mais ça n'a pas été jusque là en Italie il y a des syndicats qui sont extrêmement puissants beaucoup plus puissants que syndicats français on aurait pu s'attendre effectivement un mouvement de très grande ampleur ça n'a pas été le cas en Belgique tout le monde est syndiqué et la retraite a été retardée de de

🔴 49.3 : Mobilisation spontanée place de la Concorde - DIRECT · Pourquijevote