Attal Premier Ministre : à quoi va servir mini-Macron ?
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Paul, peut-être d'abord commencer par une première réaction à cette nomination, est-ce que tu t'y attendais ?
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la gauche avait été unanime un mardi, elle avait réclamé un vote de confiance du Parlement, comme dans toutes les démocraties, c'est ce qu'elle avait déclaré.
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Selon certains bruits de couloir, Gérald Darmanin a été opposé à la nomination de Gabriel Attal et il ne serait pas le seul macroniste à le faire savoir, finalement, Gabriel Attal ne serait pas si populaire que ça.
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Gabriel Attal est ambitieux, lui aussi, et un fidèle macroniste, alors qu'il était député dans les Hauts-de-Seine.
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On le présente déjà comme le plus jeune ministre de la Ve République, premier ministre ouvertement gay.
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Quelle est la stratégie, en fait, d'Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ce vote n'aura bien sûr jamais lieu. »
- 1:09InvitéFait
« pour plus ou moins faire ce qu'il veut, notamment quand il n'y a pas vraiment de cadre précis, il l'invente. »
- 5:26InvitéChiffre
« Quand on regarde les chiffres, c'est plus de 140% d'incendies volontaires sur des biens publics, c'est des dégradations de biens publics qui ont exposé, »
- 12:07InvitéChiffre
« Je rappelle qu'en 2022, 41% des plus de 60 ans ont voté Emmanuel Macron. »
- 12:32InvitéFait
« parce que les pauvres meurent plus vite, et réellement réactionnaires en ce qui concerne la question antiraciste en France. »
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Paul, peut-être d'abord commencer par une première réaction à cette nomination, est-ce que tu t'y attendais ?
Écoute Nadia, quand j'ai commencé à voir sur BFM TV, les journalistes prêts à aller fouiller les poubelles du ministère et...
Journalistes de BFM.
Oui, de BFM, de BFM, pas tous les journalistes, mais enfin ceux des chaînes en continu. Et cette espèce de service avant-vente, si j'ose dire, autour de la personnalité de Gabriel Attal, il semblait que le destin commençait à être scellé autour de sa personne. Je dois avouer qu'encore une fois, ce qui m'a choqué le plus, c'est que je n'ai jamais vu autant de bave sur des plateaux télé depuis un moment. Depuis l'élection d'Emmanuel Macron, je pense.
D'accord, alors la gauche avait été unanime un mardi, elle avait réclamé un vote de confiance du Parlement, comme dans toutes les démocraties, c'est ce qu'elle avait déclaré. Ce vote n'aura bien sûr jamais lieu.
Ah bah probablement pas, ils avaient refusé de le faire déjà avec la nomination d'Elisabeth Borne. En vérité, voilà, Emmanuel Macron, en tout cas la Macronie, a réussi à trouver un système de fonctionnement où un jour, il joue sur les mécanismes institutionnels, l'autre sur les mécanismes réglementaires de l'Assemblée nationale pour plus ou moins faire ce qu'il veut, notamment quand il n'y a pas vraiment de cadre précis, il l'invente. Donc, a priori, l'agenda démocratique ne va pas changer avec la nomination de Gabriel Attal.
Alors, selon certains bruits de couloir, Gérald Darmanin a été opposé à la nomination de Gabriel Attal et il ne serait pas le seul macroniste à le faire savoir, finalement, Gabriel Attal ne serait pas si populaire que ça.
En tout cas, la nomination annoncée pour le soir, puis la matinée, puis la matinée qui commence à arriver vers les heures de midi, qui est une extension assez importante de la matinée, que les travailleurs auraient apprécié, peut-être, fait état du fait que ce n'était pas si simple. Encore une fois, ça ne me semble pas si surprenant, mais ce qui est intéressant, c'est de voir que le giron dans lequel peut recruter la Macronie est minimal.
Ils se sont construits sur le recyclage de l'ancien personnel politique, plus l'attrait que pouvaient exercer un certain nombre de figures issus, on va dire, de secteurs dynamiques du capitalisme, du monde de la finance, du conseil, enfin, voilà, du nouveau secteur économique privé en dynamique, à contrario d'une vieille notabilité reprise dans, on va dire, le personnel des hauts fonctionnaires, etc. Bon, là, à l'intérieur, contestation sans doute, mais contestation de qui on a parlé de Gérald Darmanin, certes, effectivement, qui ne cache pas ses ambitions. Même quand il dit qu'il n'a pas d'ambition, personne n'arrive à le croire.
C'est vraiment pas une question personnelle, c'est regardez-le, regardez comment il parle, avec ses capacités à faire des annonces et à donner des leçons. Tout le monde sait qu'il a des ambitions. Pareil, je pense, de Bruno Le Maire, en fait, c'est des gens qui, en fait, ont trahi.
C'était son foulard pourtant, Gabriel Attal.
Oui, mais ils ont trahi pour que ça gagne. Et en fait, Bruno Le Maire, il est en train de fusionner avec Bercy, il restera peut-être sa statue quand il partira. Et Gérald Darmanin, il avait exigé l'intérieur. Et puis, vous le voyez où ? Je veux dire, clairement, Darmanin, quand il parle, c'est un flic, mais en dehors de son ministère. Donc, bon, le premier ministre, le poste de premier ministre, c'était peut-être sans doute son ambition. En tout cas, ça aurait été un moyen de le lancer dans sa compétition à mot couvert avec Édouard Philippe pour récupérer le pactole de la Macronie.
On sait que les premiers ministres sont difficilement présidentiables. Il avait tout intérêt, Gérald Darmanin, à rester à ce poste de ministre de l'Intérieur.
Effectivement. Mais je pense, en fait, l'intérêt est plus grand pour Emmanuel Macron. Parce qu'Emmanuel Macron, avec Gérald Darmanin, il a, on va dire, un canal de dialogue avec l'extrême droite sans s'entacher lui-même. En le nommant premier ministre, c'est déjà un peu plus visible. On s'attend à ce qu'un flic parle comme un flic. C'est un peu triste, mais c'est comme ça au ministère de l'Intérieur. Alors qu'avec Gérald Darmanin, premier ministre, vous êtes forcément en face de quelqu'un qui, le jour où il va prendre des initiatives tout seul, il va falloir le recadrer.
Sauf que comme il est la pierre angulaire de cette espèce de construction de l'arc réactionnaire entre la Macronie, la droite, qui copie elle-même le Rassemblement National, etc. Bon, vous êtes dans une difficulté. Donc, Darmanin à Beauvau, il y reste, il y a un peu piégé. Et encore une fois, je pense qu'il y a, ça a été un peu dit dans la presse mainstream, mais je pense qu'il y a une vraie volonté pour l'instant de ne pas nommer d'héritier, de laisser voir qui c'est, qui sera l'ambition, l'ambitieux, pardon, qui va pouvoir, encore une fois, essayer de choper le pactole. Et pourquoi je dis pactole ? C'est qu'il y a un vrai enjeu de la recomposition du bloc de droite après Emmanuel Macron.
Et donc, du coup, bon, voilà, je suppose qu'ils n'étaient pas contents parce qu'il y a aussi, en plus des réflexes de « c'est un petit jeune, on va devoir se plier à l'ordre protocolaire », alors que, voilà, leur ambition et leur égo sont frustrés.
Gabriel Attal est ambitieux, lui aussi, et un fidèle macroniste, alors qu'il était député dans les Hauts-de-Seine. Il avait, on se souvient, symboliquement enfilé un gilet jaune pour aider à distribuer le courrier dans une résidence à Boulogne-Biancourt, une ville qui était très touchée par un mouvement de grève en 2018. Et il s'était également montré très critique à l'égard du mouvement des gilets jaunes. Voici ce qu'il déclarait sur BFM.
Moins de monde et des violences. Et moi, je lis les deux. Je pense que parce qu'on voit bien que le mouvement s'essouffle, les violences, elles servent à quoi ? Elles servent à faire parler de ce mouvement. Parce qu'on continue, les médias continuent à mettre en avant ce qui se passe le samedi. Et oui, ces violences, elles sont insupportables et elles doivent être condamnées à chaque fois qu'on en a l'occasion. Quand on regarde les chiffres, c'est plus de 140% d'incendies volontaires sur des biens publics, c'est des dégradations de biens publics qui ont exposé, c'est des violences contre les forces de l'ordre, les dépositaires de l'ordre public qui explosent aussi.
Et ça, on ne peut pas s'en accepter. Moi, je n'accepterai jamais, et le gouvernement, la majorité n'acceptera jamais, qu'on considère que ces violences, c'est de bien humain.
À cette époque-là, il avait 29 ans, il était secrétaire d'État, mais il aurait pu être un parfait ministre de l'Intérieur aujourd'hui.
Ah ben bien sûr, mais on le voit, briseur de grève, roquer pour pouvoir vilipender le bas peuple sur les plateaux de télé. Parce que dans cette émission, vraiment, on le voit face à des jeunes avec une pratique du mépris de classe, qui est peut-être le symbole de la Macronie.
À 29 ans seulement.
Voilà. On se demande s'il n'a jamais été jeune. Mais en tout cas, il a toujours été arriviste. Moi, je le sais, je ne l'ai pas fréquenté, mais de loin, dans mes années étudiants à Sciences Po, c'était sa réputation. Avant qu'il arrive dans la pièce, tout le monde sentait son ambition, c'était un truc de fou. Mais plus sérieusement, en fait, le problème de son profil, c'est qu'il est la parfaite caricature du Macronie. En fait, c'est l'âme de la Macronie, c'est-à-dire l'âme d'un monde sans âme. Encore une fois, briseur de grève à 29 ans, mais qu'à tonton de cette personne ? Et puis surtout, c'est aussi infidèle.
Je veux dire, en fait, quand il était dans le début de sa vie politique, il était proche du parc socialiste. Enfin, en tout cas, dans le but d'obtenir un poste près de Marisol Thurène. À l'époque, à Sciences Po, il était dans les réseaux qu'on appelait Strauss-Kaniens. Vraiment, ils ont organisé un réseau, ça s'appelait Génération DSK. Deux mois avant que Dominique Strauss-Kahn soit arrêté pour le fait d'avoir été accusé de violer un dialogue dans le Sofitel à New York.
Et donc, du coup, c'était des réseaux qui étaient déjà, en fait, la tête de proue du social-libéralisme, de la prétention progressiste de la bourgeoisie à faire un programme très libéral, mais qui pourrait s'accommoder de notions de progressisme. Et finalement, Gabriel Attal, c'est comme ça qu'il commence. Mais comme on l'a connu de façon publique, on l'a connu sur Les Abayas, dernièrement, c'est-à-dire la reprise de l'agenda réactionnaire islamophobe du quinquennat deuxième édition, on va dire. On l'a connu sur le fétis de l'uniforme, c'est-à-dire une vision de l'éducation qui n'est pas portée sur...
Une obsession pour le vêtement ?
Alors, sans doute, mais en plus, une obsession qui se propose comme une vision, quand même, de l'éducation qui n'est, encore une fois, pas une vision qui vient de la gauche. On ne parle pas émancipation, on ne parle pas connaissance, on parle autorité, on parle mise au pas, parce que le SNU, c'est aussi lui. Et d'ailleurs, on le voit, il a une volonté d'incarner une jeunesse, mais dire la jeunesse, en gros, on l'a vu, soit la mettre en uniforme, soit vraiment adhérer à l'idée que, finalement, la jeunesse un peu agitée, elle est mieux en garde à vue, en procès ou sous le joug d'un LBD lorsqu'elle manifeste. Et c'est ça, la Macronie. Et Attal, en fait, l'incarne très, très bien.
On le présente déjà comme le plus jeune ministre de la Ve République, premier ministre ouvertement gay. On l'a compris, il n'incarne absolument pas le progressisme.
Ah, mais c'est sûr, mais surtout, c'est ça qui est intéressant, c'est qu'on s'est dit, il nous avait donné les choix de ministres, et si vous voulez, je veux dire, en fait, personne ne les connaissait. Ils avaient tous en commun une chose, par contre, c'était des très proches d'Emmanuel Macron, des gens sur qui ils s'en faisaient pouvoir compter, mais les autres n'avaient rien à vendre en termes d'image. Je veux dire, vraiment, absolument rien. Il y a des gens, ils sont ministres, moi, je suis l'actualité, je viens faire des chroniques là-dessus, je ne me rappelle même plus ce qu'ils ont été, c'est un vrai problème.
Et Gabriel Attal, c'est vrai qu'il a rempli son rôle de fidèle de soldat, et on ne peut pas dire qu'il est mauvais. Il a été récompensé. Clairement, et en plus de ça, utilisé et récompensé. Lui, il n'attendait que ça, un arrivisme de base, mais en plus de ça, il a mouillé la chemise pour, on ne va pas dire le contraire. Encore une fois, quand il est sur les plateaux pour taper sur les gilets jaunes, ils n'étaient pas nombreux à vouloir faire les malins à l'époque. Gabriel Attal, il était toujours là à dire, moi, je peux y aller, je suis prêt, je suis là. C'est d'ailleurs pour ça qu'il avait été successivement récompensé. Donc bon, il était utile et peu encombrant, à mon avis.
Donc, tu es plutôt d'accord avec Jean-Luc Mélenchon, quand il raille un simple porte-parole, la fonction de Premier ministre disparaît, et le monarque présidentiel gouverne seul avec sa cour. D'ailleurs, Olivier Faure, le secrétaire du PS, lui a emboîté le pas. Emmanuel Macron se succède à lui-même.
Oui, sans doute. En tout cas, c'est un clone, c'est une espèce de mini-lui assez détestable.
D'ailleurs, même Marine Le Pen, alors ils font du pied au Rassemblement National, elle a quand même bien aussi clashé. Les Français ne peuvent rien espérer de Gabriel Attal.
Oui, mais c'est général, en vrai, de la macronyme, malheureusement.
D'ailleurs, même Gabriel Attal a joué de son jeune âge lors de son discours de passation de pouvoir. On écoute un extrait.
Cela a été dit ces dernières heures, j'ai pu le lire ou l'entendre. Le plus jeune président de la République de l'Histoire nomme le plus jeune Premier ministre de l'Histoire. Je ne veux y voir qu'un seul symbole, celui de l'audace et du mouvement. Le symbole aussi, et peut-être surtout, de la confiance, celle accordée à la jeunesse. Cette génération qui mérite que l'on se batte pour elle sans relâche. Ces derniers mois, j'ai consacré toute mon énergie à redonner espoir, à chercher à redonner espoir à cette génération, à ses parents, en œuvrant pour l'école de la République.
Quelle est la stratégie, en fait, d'Emmanuel Macron ? C'est marrant parce qu'il ne parle que de symboles, mais généralement, quand on est beaucoup dans les symboles, on est rarement dans l'action.
Déjà, je suis obligé de commenter, désolé du propos sur le physique, mais on dirait quand même que sa jeunesse a une tête de croque-mort. Regardez-moi, même dans l'accoutrement, dans la posture, on sent que c'est quelqu'un qui connaît les codes de la communication. Mais je dirais, quelle jeunesse peut pouvoir croire qu'elle se représente dans Gabriel Attal ? De la même manière qu'Elisabeth Bonin avait dit, j'espère que toutes les petites filles vont rêver d'un avenir en politique grâce à ma présence. Une personne qui a eu pour vocation principale de répéter 49-3, 49-3. Mais, donc, bon, quelle est la stratégie ?
Encore une fois, je dirais, le macronisme fonctionne sur la tentation de maintenir l'illusion 2017, l'illusion du social-libéralisme, l'illusion d'un progressisme dynamique jeune, alors que son organisation politique a énormément évolué, a commencé par sa base électorale. Je rappelle qu'en 2022, 41% des plus de 60 ans ont voté Emmanuel Macron. La macronie, c'est les vieux aisés dotés en patrimoine.
Donc Emmanuel Macron, il peut nommer Gabriel Attal si vous voulez, mais ça sera un gouvernement pour les vieux, avec les vieux, et avec ce que pensent les personnes âgées dans ce pays, qui sont généralement plus de droite, beaucoup plus dotés, aisés, parce que les pauvres meurent plus vite, et réellement réactionnaires en ce qui concerne la question antiraciste en France.
Je te posais la question, la stratégie d'Emmanuel Macron, parce que pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, Gabriel Attal est le signe d'une stratégie très offensive en vue des élections européennes de juin où l'extrême droite est donnée gagnante en France. Est-ce que tu souscris à cette analyse ?
En tout cas, c'est le dernier joker. Encore une fois, ils n'avaient personne d'autre. La dernière nomination à l'extérieur du giron disponible, c'était Éric Dupond-Moretti.
Moi, j'y ai cru, je pensais qu'il passerait Premier ministre.
Dupond-Moretti ? Ouais. Ouais, en tout cas, il avait... Pareil, il aurait eu la seule utilité que peut avoir Gabriel Attal, c'est-à-dire faire un peu différent. En fait, Elisabeth Borne a sans doute épuisé le caractère technocratique fade. Moi, j'avais dit que c'était une DRH avec une Kalachnikov. Elle n'a en fait pas eu vraiment ce rôle. Elle a eu vraiment un rôle écrasant, mais avec toujours ces espèces de technicité vide, fade. Bon, là, il fallait compenser. Et donc, du coup, Dupond-Moretti ou Attal, c'est leur seul rôle. Offensive, je ne sais pas. Mais effectivement, pendant le fait que...
Pendant qu'Attal sera Premier ministre, ils vont encore pouvoir prolonger, pendant, on ne sait pas, 4, 5, 6, 7 mois, où on verra combien de temps, les faits qui se coulent, on est cool, on est jeune, ce qu'ils ne sont pas, ni dans leur politique, ni dans leur base électorale, ni dans leurs aspirations.
Et justement, comment toi, tu vois le gouvernement recomposé par Attal ? Quelle personne pressens-tu au poste clé de ce gouvernement ?
Bon, je pense qu'encore une fois, Bruno Le Maire ou Darmanin, c'est qui tout double, soit ils partent, soit ils restent. Et s'ils restent, ils ne peuvent pas être protocolairement, dans un ministère moins important. Darmanin, pareil, il risque, comme Bruno Le Maire, de fusionner avec Beauvau. Mais oui, voilà, si l'optique de mener une politique éducative sous l'égide d'une vision policière de l'éducation, Darmanin, vous pouvez le mettre à l'éducation. nationale.
Je crois qu'il y avait des rumeurs comme quoi il voulait les affaires étrangères, ce qui me semble, c'est prestigieux au sein de la bourgeoisie, mais un peu absurde en termes de mise en avant politique, parce que c'est généralement quelque part où il faut justement avoir une espèce de flexibilité qui ne me semble pas très proche du caractère, encore une fois, des Gérald Darmanin. Après, je pense que voilà, le gouvernement, il y aura toujours le même problème. Qui nommé ?
Donc il y aura à la fois peut-être des nouveaux, des sombres inconnus pour le grand public, mais qui sont des gens dans l'arrière-boutique de la Macronie, qui sont dans les ministères, qui sont dans les cercles proches, y compris peut-être quelques figures jeunes qui seront la marque, on va dire, du pouvoir de nomination temporaire que s'attribue Gabriel Attal en étant Premier ministre. Mais encore une fois, je ne vois pas de tramboulement, parce que la question d'un remaniement gouvernemental, ça devrait être la question de quelle est la direction politique donnée.
Or, ce que j'ai évoqué la dernière fois qu'on était sur ce plateau, c'est que tant qu'il n'y a pas d'accord politique avec la droite, c'est-à-dire tant qu'il n'y a pas de majorité pour mener la politique du gouvernement, c'est de la cosmétique.
Merci beaucoup, Paul.