Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementairefranceinfo (sur YouTube)· 12 février 2025 3 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Dérapage du déficit : les anciens ministres auditionnés

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Qui est responsable du dérapage des déficits ?

  • 1:01RelanceRéponse directe

    La responsabilité est-elle collective ou individuelle ?

  • 1:31RelanceRéponse directe

    Pourquoi chercher des responsabilités individuelles ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Le secrétaire général de l'Élysée peut-il être auditionné ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    La proposition de loi écologiste sur la taxe des hauts patrimoines est-elle réaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Les 74 jours qui ont occupé mon mandat, je n'ai eu qu'une priorité, c'est présenter des comptes sincères et réduire les déficits. »
  • 1:01Fait
    « La responsabilité de l'état de nos comptes aujourd'hui, le déficit public le plus important de l'histoire de la France hors crise, elle est évidemment collective. »
  • 1:31Fait
    « Il y a en France une séparation très claire entre l'exécutif et le législatif. C'est le gouvernement qui est responsable devant le Parlement, pas le président de la République ou ses plus proches collaborateurs. »
  • 2:31Fait
    « Je crois que en matière de fiscalité des plus riches, du patrimoine, il faut pas avoir de tabou. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les 74 jours qui ont occupé mon mandat, je n'ai eu qu'une priorité, c'est présenter des comptes sincères et réduire les déficits. Mais que pour réduire les déficits, il faut que collectivement, on soit d'accord. Et ce que j'ai pu voir pendant 3 mois, c'est que quand il s'agit d'augmenter les impôts, il y a beaucoup de monde, quand il s'agit de faire des économies, il y a plus personne.

Qui est responsable de ce ? Et le dérapage de 2023-2024 qui est arrivé avant que j'entre en fonction, il est dû à de très nombreux facteurs, les dépenses des collectivités locales qui ont augmenté considérablement, les impôts qui n'ont pas du tout été au niveau attendu par les prévisions. Comme d'autres pays, comme le Royaume-Uni, comme l'Allemagne, nous avons connu un écart important.

Est-ce qu'il faut se ? Non. Est-ce qu'il faut regarder ce qui n'a pas ?

C'est pour cela que j'avais lancé un comité scientifique qui doit rendre ses travaux prochainement pour comprendre ce qui s'est passé. Vous savez, c'est pas une histoire de responsabilité ou de culpabilité politique, c'est d'abord une histoire de technique et de compréhension du C'est ce que cherchent les députés qui vont vous auditionner tout à l'heure. Est-ce que parmi ces responsables, il y aurait Élisabeth Borne, Gabriel Attal ou Emmanuel ?

Trois personnes à qui Bruno Le Maire, votre prédécesseur de l'époque, a écrit pour alerter sur ce dérapage qui, je le rappelle, est de deux points de PIB, quand même. La responsabilité de l'état de nos comptes aujourd'hui, le déficit public le plus important de l'histoire de la France hors crise, elle est évidemment collective. Elle est due à la protection pendant la crise du Covid, à la crise énergétique.

Elle est due aussi au fait, je me rappelle, que la totalité de la classe politique souhaitait davantage de dépenses. Donc, chercher des responsabilités individuelles, c'est ne pas comprendre que le problème aujourd'hui de la France, c'est une addiction à la dépense publique qui, malheureusement, est de moins en moins efficace. Autrement dit, on dépense toujours plus et les Français sont moins satisfaits des services publics.

Le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, a refusé de se rendre lui devant cette commission d'enquête. Vous comprenez son ? Oui, il y a en France une séparation très claire entre l'exécutif et le législatif.

C'est le gouvernement qui est responsable devant le Parlement, pas le président de la République ou ses plus proches collaborateurs. Mais il 2 ans d'emprisonnement ou 7500 euros d'amende. Il est déjà allé dans devant une commission d'enquête d'ailleurs pendant l'affaire Benalla.

Qui concernait l'organisation des services même de l'Élysée. Là, c'est tout à fait autre chose. Notre Constitution est assez claire sur ce point.

Le président n'est pas responsable devant le Parlement. Alors, vous parliez d'économie. Il y a une proposition de loi aujourd'hui à l'Assemblée nationale d'origine écologiste qui permettrait selon ses autrices de rapporter 15 milliards d'euros sur cette fameuse taxe sur les hauts patrimoines à hauteur de 2 % qu'en ?

Je crois que en matière de fiscalité des plus riches, du patrimoine, il faut pas avoir de tabou. Il faut pas essayer d'entrer dans dans le dogme. Est-ce qu'on a aujourd'hui un problème mondial, international de taxation des plus hauts ?

Oui, c'est une évidence. C'est pour ça qu'on a des paradis fiscaux, c'est pour ça qu'on a des discussions qui avancent avec les autres pays. Mais croire que la France, qui est le pays qui taxe déjà le plus au monde, va seule de dans ses frontières prendre une taxe qui résoudra le problème, qui ne conduira pas à la fuite complète des capitaux, des investisseurs, c'est une erreur. d'euros dans la période, c'est pas rien.

Mais 15 milliards d'euros euh imaginaires puisque dès l'année suivante, les hauts patrimoines iront dans des pays qui taxent moins parce qu'on a pas encore interdit aux personnes de se déplacer. Et regardez, nous sommes en en pleine clôture du du sommet mondial de l'intelligence artificielle. On peut pas être d'un côté content que des gros patrimoines et que des grands investisseurs viennent mettre de l'argent pour développer de l'IA en France et de l'autre vouloir les faire fuir en taxant toujours plus.

Alors,