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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 13 septembre 2021 10 minActualité / polémiqueJusticeDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

Missile en Corée du Nord, procès Benalla, vaccin nasal... Actus du jour

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  • 0:14PrésentateurFait
    « Un nouveau missile venant de la Corée du Nord »
  • 3:31PrésentateurFait
    « La Corée du Nord a indiqué dans un communiqué avoir effectué avec succès ce week-end des tirs d'essai d'un nouveau missile »
  • 3:45PrésentateurChiffre
    « Ces missiles ont parcouru 1500 kilomètres »
  • 5:22PrésentateurFait
    « Le gouvernement de Kim Jong-un a effectué plusieurs essais nucléaires ces dernières années »
  • 6:30PrésentateurChiffre
    « On sait que la Corée du Nord disposerait d'un arsenal d'environ 20 à 30 armes nucléaires »
  • 6:35PrésentateurChiffre
    « Ils ont aussi mené au moins 6 essais nucléaires depuis 2006 »
  • 6:55PrésentateurFait
    « La maire de Paris, Anne Hidalgo, est officiellement candidate pour l'élection présidentielle »
  • 9:20PrésentateurChiffre
    « L'Arc de Triomphe à Paris a été empaqueté dans 25 000 m² de tissus recyclables »
  • 9:44PrésentateurFait
    « Ce sera en place jusqu'au 3 octobre »

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Nous sommes en guerre. Maintenant, personnellement, je m'étouffe. Accélère ! Accélère ! Ils sont aux jambes du pognon ! Merci. Vous laissez la star tranquille. Un nouveau missile venant de la Corée du Nord qui inquiète le procès d'un ancien proche d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, qui s'ouvre aujourd'hui. Quelques mots sur la présidentielle ou encore l'arc de triomphe emballé. Et oui, on va voir ça dans quelques instants. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, que vous avez passé un bon week-end. On est parti pour un nouveau résumé de l'actualité du jour en moins de 10 minutes. Et ce, comme chaque jour, donc, du lundi au vendredi.

Et on est parti sans plus tarder avec la première actu. Pour le premier sujet, on va en parler assez rapidement, mais on risque de beaucoup en entendre parler dans les prochains jours. Donc c'est important de faire quand même un point là-dessus. On va parler du procès d'Alexandre Benalla, un procès qui s'est ouvert ce lundi à Paris. Alexandre Benalla, c'est donc un proche d'Emmanuel Macron, qui était d'abord chargé de sa sécurité pendant la campagne présidentielle de 2017. Et puis, une fois qu'Emmanuel Macron a été élu président, Alexandre Benalla est devenu à l'Elysée le conseiller en charge de ses déplacements.

Mais le truc, c'est qu'il y a trois ans, il s'est retrouvé au cœur d'une vraie affaire, surnommée donc l'affaire Benalla. Et c'est pour ça qu'on en parle aujourd'hui. Tout commence donc le 1er mai 2018, lors de manifestations à Paris plutôt tendues. Ce jour-là, dans une vidéo publiée sur Twitter par le journaliste Tabouaf, on voit un homme, apparemment un policier à ce moment-là sur la vidéo, frapper deux manifestants.

Et deux mois plus tard, le journal Le Monde révèle que cet homme qu'on pensait être un policier, c'est en fait Alexandre Benalla, qui n'a vraisemblablement pas grand-chose à faire là le 1er mai, mais surtout qui, techniquement, n'a pas le droit d'intervenir comme il l'a fait et comme on le voit sur la vidéo. Ces révélations sur ce conseiller démené le Macron pas vraiment à sa place avaient entraîné un énorme scandale. Et suite à ça, eh bien, Alexandre Benalla avait fini par être licencié de l'Elysée.

Le truc, c'est qu'une fois viré de l'Elysée, il aurait utilisé illégalement deux passeports diplomatiques, des passeports qui lui avaient été fournis lorsqu'il travaillait à l'Elysée et qu'il aurait donc continué à utiliser ensuite dans le cadre de déplacements privés. C'est donc pour tous ces faits qu'Alexandre Benalla est jugé à partir d'aujourd'hui et notamment, bon, d'un point de vue juridique, ça veut dire qu'il est jugé pour violence volontaire en réunion et faux usage de faux et usage public sans droit d'insigne. Et très concrètement, il risque jusqu'à trois ans de prison et plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende.

A noter au passage qu'Alexandre Benalla est également jugé lors de ce procès pour port d'armes illégales pour des faits, en fait, qui remontent à 2017, où il avait posé dans un selfie avec un pistolet dans un restaurant, un pistolet qu'il avait ensuite justifié en disant que c'était pas un vrai pistolet, mais un pistolet à l'eau, en tout cas, selon lui. Vous l'aurez compris, c'est donc un procès important à sept mois de la présidentielle, car c'est une affaire qui avait monopolisé vraiment le débat public pendant des mois lors de l'été 2018 et qui avait entaché, d'une certaine façon, l'image d'Emmanuel Macron à l'époque.

Évidemment, donc, on vous tient au courant de l'issue du procès dans les prochains jours. Allez, on continue avec un deuxième sujet. La Corée du Nord a testé un nouveau missile, encore un, et ça inquiète pas mal, notamment la Corée du Sud. On va voir concrètement tout ce que cela implique. En fait, ce lundi matin, la Corée du Nord a indiqué dans un communiqué avoir effectué avec succès ce week-end des tirs d'essai d'un nouveau missile, un missile qu'ils appellent un missile de croisière longue portée. En gros, c'est un missile qui peut aller très loin. Et là, en l'occurrence, ces missiles ont parcouru 1500 kilomètres. Pour vous donner un peu une idée, c'est l'équivalent d'un Lille-Madrid.

Moi, je sais pas pourquoi est-ce que je donne ces deux villes comme exemple, mais c'est donc la distance entre les deux. Le régime de Kim Jong-un, le leader donc nord-coréen, a notamment vanter, je cite, une arme de dissuasion destinée à contrer les manœuvres militaires des forces hostiles. Et vous vous en doutez, cette annonce et cet essai est loin d'être un événement anodin. Déjà, il faut savoir que c'est les premiers tirs de la Corée du Nord en six mois, depuis les derniers tirs qui avaient eu lieu en mars dernier en mer au Japon et qui avaient été interprétés par les Etats-Unis comme une manière de menacer le nouveau gouvernement de Joe Biden.

Et d'ailleurs, concernant les Etats-Unis, suite aux tirs qui ont eu lieu ce week-end, eh bien, le ministère de la Défense américain a de nouveau réagi en déclarant que cela faisait peser, je cite, des menaces sur les voisins de la Corée du Nord et donc notamment sur la Corée du Sud. Et au passage, signe d'une certaine course à l'armement ou en tout cas, d'une petite montée des tensions, eh bien, il y a quelques jours, la Corée du Sud, elle aussi, avait réalisé un tir d'essai d'un missile. Mais alors, aujourd'hui, où en est la Corée du Nord au niveau de son armement ? Il faut bien comprendre qu'en théorie, la Corée du Nord n'est pas censée comme ça mener ses essais.

En tout cas, en 2017, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies avait interdit à la Corée du Nord de poursuivre ses programmes d'armement nucléaire et de missiles balistiques, notamment donc en raison de la menace qu'il pesait, selon le Conseil de sécurité, sur l'équilibre mondial. Mais pourtant, vous l'aurez compris, le gouvernement de Kim Jong-un a effectué plusieurs essais nucléaires ces dernières années et a même testé des missiles qui seraient capables d'atteindre les Etats-Unis. Le nouveau test de ce week-end, avec des missiles longue portée, représente donc une certaine avancée technologique pour la Corée du Nord.

Et d'ailleurs, les spécialistes redoutent un nouveau type d'armes, un type d'armes qui serait capable d'atteindre la Corée du Sud et le Japon, mais en passant sous les radars de défense anti-missiles et toutes les protections qui existent aujourd'hui et qui sont mises en place actuellement, notamment par la Corée du Sud. Le Japon s'est d'ailleurs dit préoccupé par ces nouveaux tirs d'essais de la Corée du Nord qui se sont déroulés ce week-end. En tout cas, cette course à l'armement, c'est une forme d'échec pour les Etats-Unis et plus précisément d'ailleurs pour l'ancien président américain Donald Trump, qui avait rencontré Kim Jong-un en 2018 et en 2019.

Et donc à ce moment-là, Donald Trump avait tenté de trouver un accord sur le sujet, un accord qui donc visiblement n'a pas vraiment abouti. Alors aujourd'hui, et même si les informations restent logiquement très floues, elles ne sont pas évidentes à vérifier, on sait que la Corée du Nord disposerait d'un arsenal d'environ 20 à 30 armes nucléaires. Ils ont aussi mené au moins 6 essais nucléaires depuis 2006. Après avoir dans les détails concrètement ce qui est possible en termes d'armement du côté du pays, en tout cas donc, le pays continue à développer ses essais.

Et justement, dans les actualités, en bref, il y a 4 actus aujourd'hui, dont 2 actus liées à la présidentielle qu'on va passer en revue tout de suite. Première actus, c'est confirmé, on vous l'avait un peu annoncé la semaine dernière, la maire de Paris, Anne Hidalgo, est officiellement candidate pour l'élection présidentielle. Elle l'a annoncé ce dimanche à Rouen. C'est une candidate qui est soutenue par le parti socialiste.

Et elle s'ajoute donc à la longue liste de candidats à gauche, dont notamment le communiste Fabien Roussel, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, l'ancien ministre de l'économie sous François Hollande Arnaud Montebourg, ou encore le vainqueur de la primaire écologiste, qui vise à désigner le candidat écologiste pour la présidentielle, et qui sera donc connu dans les prochains jours. La deuxième information à retenir aujourd'hui, c'est que l'essayiste et polémiste Éric Zemmour, qui est pressentie en ce moment pour être candidat à l'élection présidentielle, va quitter l'antenne de la chaîne CNews.

Alors, je vous en parlais la semaine dernière, mais le CSA, donc en gros le gendarme de la télévision et de la radio en France, a pris la décision de compter le temps de parole d'Éric Zemmour dans les médias, comme celui en fait d'un homme politique de droite, et non plus comme celle d'un journaliste ou autre.

Alors en l'occurrence, comme les chaînes doivent respecter des quotas d'invités de tous bords politiques, et donc avoir un équilibre entre assez de politiques de gauche, de droite, etc., et bien avoir Zemmour une heure par jour dans l'émission Face à l'info sur CNews, et bien ça aurait trop déséquilibré, disons, les quotas de la chaîne, qui a donc décidé de mettre fin à la participation d'Éric Zemmour dans cette émission. La troisième information, elle concerne un nouveau vaccin, et oui, contre le coronavirus, qui est actuellement à l'essai, et dont les résultats sont assez prometteurs pour le moment.

C'est en fait un vaccin assez différent des autres, disons, puisqu'il s'injecte par le nez sous forme de micro-gouttelettes. Alors l'avantage potentiel affiché de ce vaccin nasal, c'est que, au-delà du fait que certains n'aiment pas les piqûres, c'est qu'il permet de limiter peut-être davantage la transmission du virus une fois qu'on est vacciné, en tout cas par rapport aux autres formes du vaccin qui, on le sait, ne protègent pas complètement contre la contamination et la transmission du virus, mais protègent surtout contre les formes graves.

Alors pour l'instant, on n'en est en tout cas qu'à la première phase de tests, qui sont menés à l'université de Tours et par l'INREI, qui est donc l'Institut National de Recherche Agronomique, mais ça pourrait potentiellement mener à une commercialisation en 2023, donc c'est pas pour tout de suite, mais ça reste intéressant à suivre, et on verra ce qu'il en est. Enfin, pour terminer, dernière actualité de ce en bref, vous l'avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux, nous on en a parlé sur Instagram aujourd'hui, sur Twitter aussi ce matin, l'Arc de Triomphe à Paris a été empaqueté dans 25 000 m² de tissus recyclables ce dimanche.

C'est en fait une œuvre d'art du couple d'artistes Christo et Jeanne-Marie, qui sont aujourd'hui décédés, mais qui préparent ce projet depuis 1961. Au total, ça va coûter 14 millions d'euros, cette œuvre d'art. Ce n'est pas les Parisiens qui payent pour cette œuvre d'art, mais ça se fait donc via cette fondation. Ce sera en place jusqu'au 3 octobre, et l'objectif affiché en tout cas par les artistes, c'est notamment de faire disparaître le monument pour que les passants se rendent compte que ce monument leur manque. Alors après, évidemment, il y a plusieurs interprétations possibles, etc. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour.

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10:24
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