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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 24 avril 2026 12 min

Les Alpes 2030 à la hauteur des Jeux de Paris 2024 ? La ministre des Sports, Marina Ferrari, y croit

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour madame la ministre, merci de passer ce matin sur le plateau de France info. Alors avant de d'évoquer la crise qui touche les Français avec les conséquences de la crise au Moyen-Orient, Emmanuel Macron à Chypre hier a dit qu'il arrêterait la politique après 2027. Alors simple question, est-ce que vous y croyez ?

Bah écoutez, moi je n'ai pas de raison de remettre en doute la parole du président de de la République. Euh et puis je pense qu'il y a d'autres formes d'engagement possibles et et je souhaite que le président puisse continuer à s'engager peut-être d'une autre manière. comme on aime à le dire ici, tout est politique.

Donc on verra bien comment ça se concrétise après 2027. Alors, je le disais, euh la crise au Moyen-Orm continue. Alors, bien sûr, il y a des Cesser le feu, mais pour autant euh le prix des carburants euh euh n'a pas bougé.

En tout cas, il ne cesse de monter. Alors, le premier ministre a dit qu'il fallait geler à peu près 6 milliards d'euros de dépense, 4 milliards pour le budget de l'État et de pour la sécurité sociale. Est-ce que vous trouvez que la réponse du gouvernement sur ces aides ciblées pour des professions qui sont atteintes par la hausse des prix du carburant est la bonne, est-ce que ça ne décourage pas les Français de consommer ?

Je pense que c'est la bonne réponse parce que vous l'avez rappelé, nous envoie un contexte budgétaire qui est contraint, tout le monde le sait maintenant et je crois qu'il faut que nous allions justement cibler les personnes qui en ont le plus besoin aujourd'hui. Donc vous l'avez vu, nous avons prolongé des mesures sectorielles concernant aujourd'hui euh des professions qui ont des besoins de consolation av 70 millions d'euros en avril. Là, on parle de 170 millions même millions d'euros.

Voilà, on est on élargit, nous prolongeons des aides sur les pêcheurs, sur les agriculteurs, sur les transporteurs. Nous augmentons ces aides et puis également sur les gros rouleurs, vous le savez, 3 millions de nos concitoyens qui vont être aidés bien évidemment sous condition de revenu, mais je crois que c'est important de pouvoir apporter une réponse qui soit la plus proche possible des besoins de ceux qui ont le plus besoin. Alors, on dit que le quoi qu'il en coûte est terminé, mais est-ce qu'entre le quoi qu'il en coûte des années Covid et ces aides ciblées, il y a pas un juste milieu ?

Parce que le risque pour les finances de l'État, c'est que si les Français consomment moins, ça peut faire moins de TVA, moins de recette fiscale et créer de toute façon une crise budgétaire. Alors, c'est précisément ce que nous sommes en train de faire quand vous dites il y a un juste milieu. Nous sommes en train de cibler les personnes qui en ont le plus besoin ou les professions qui sont les plus exposées pour ne pas griper la machine économique, pour permettre à nos concitoyens de continuer à aller travailler.

Mais vous avez raison de souligner que nous avons d'ors et déjà des baisses de recettes liées au carburant. Ce qui me permet de rappeler que tous ceux qui voulaient nous faire croire que l'État allait s'enrichir dans cette période et bien aujourd'hui la situation démontre que c'est faux. Donc nous sommes présents mobilisés au plus proches de nos concitoyens qui en ont besoin.

Pour autant nous faisons vraiment ces mesures ciblées parce qu'il faut aller là où les gens en ont le plus besoin. Alors on dit que dans les cartons du gouvernement, il y a un décret pour contrôler la marge des distributeurs. Pourquoi il n'a pas été sorti ?

C'est on attend toujours parce que la crainte du gouvernement c'est que cette crise dure, elle dure. Est-ce que ce décret va sortir pour contrôler la marge des distributeur ? Même si ça ne devrait pas beaucoup faire baisser le prix du carburant.

Mais pourquoi le premier ministre attend ? Vous devez le savoir. En fait, vous le voyez bien, nous sommes en train d'adapter les mesures au fur et à mesure de l'évolution de la crise.

L'idée, c'est bien aujourd'hui de pouvoir répondre en fonction des besoins et d'une manière, nous l'avons dit plusieurs fois, la plus pertinente possible. Donc nous préparons toutes les hypothèses. Elles sont aujourd'hui sur la table du gouvernement pour travailler, mais nous adaptons vraiment nos réponses en fonction de l'évolution de la crise.

Alors, on parle budget puisque euh on certains demandent une loi de finance rectificative. Le gouvernement dit non. En revanche, on prépare le budget 2027 et les sports ont été les plus malheureux ces ces derniers temps.

Après les Jeux Olympiques, une première baisse en 2025, une nouvelle baisse en 2026 à peu près de de 7 %. Vous craignez que le budget 2027 soit du même à Kab jeux Olympiques à organiser ? Euh les sports c'est pas je dirais le le comment dire l'élément moteur d'un budget pour le gouvernement.

Alors d'abord ce que je voudrais rappeler c'est que le les sports ont une vocation essentielle. C'est une politique publique qui coûte peu mais qui rapporte beaucoup. Je rappellerai aujourd'hui que le coût de l'inactivité en France, il est chiffré, vous le savez, c'est plus de 190 milliards d'euros estimés.

Et on sait qu'aujourd'hui 1 € investi dans le sport nous permet tout de suite d'économiser en dépenses diverses sociales ou de cohésion sociale par exemple 13 milliards d'euros. Donc c'est c'est enfin 1 € investi, 13 € économisés. Donc c'est c'est vous dire si c'est important de maintenir cette politique publique qui est qui est qui est socle, je dirais.

Euh moi ce que je note c'est que bien évidemment vous l'avez dit, nous avons des contraintes budgétaires. Le sport a pris sa part comme les autres euh ministères dans cette phase d'économie. En revanche, nous avons une haut niveau, il y a nous avons une une baisse qui a été assez faible comparativement à d'autres secteurs et je tiens à souligner d'ailleurs l'engagement du mouvement sportif sur deux exercices budgétaires quand même.

Alors attention, il faut remettre c'est pas moins 30 % deux exercices budgétaires parce queil ne faut pas oublier que nous avons d'autres ressources, les taxes affectées notamment qui nous permettent qui ont elles été augmentées de 80 millions d'euros. Je vous rappelle sur les deux exercices on est 7 sur la totalité du portefeuille euh et la totalité du portefeuille moins. Voilà, c'est ça.

Mais il faut regarder aussi d'où nous venons puisque vous le savez que depuis 2017, nous menons une politique très offensive en matière de développement du sport et de soutien à la jeunesse ou à la vie associative parce que je vous rappelle que depuis 2017, le budget du sport, lui, il augmenté de plus d'un tiers. Oui. Mais comprenez que l'effet poste JO a été dévastateur parce que euh on se glorifiait à juste titre de d'avoir réussi l'organisation. euh d'avoir plus de médailles et derrière on dit bon bah c'est bon on baisse le budget.

C'est ça aussi qui fait que c'est texte contexte et sous-texte. Vous l'avez ben on va faire le souttexte parce que vous l'avez rappelé, il y a donc le budget JO et donc les J Paris sont passés comme vous le savez. Donc c'est vrai qu'il y avait toute une enveloppe qui était dédiée aussi aux Jeux Olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Là nous préparons à nouveau des Jeux Olympiques à la maison pour les Alpes 2030. Et donc bien évidemment, nous avons commencé à inscrire en 2026 une première ligne budgétaire qui va monter en puissance jusqu'à 2030. Donc le même euh effet que nous avons connu pour préparer Paris, nous devrions le reconnaître à nouveau pour préparer les Alpes 2030.

Et puis je rappellerai que en matière de haute performance, euh [raclement de gorge] nous avons maintenu les budgets et donc nous l'avons vu sur les jeux de Milano Cortina puisque vous avez vu que nous avons battu un record de médaille. Donc preuve que en matière de développement à la fois de la pratique et de soutien au niveau, nous continuons à être très enfensif. Remercions le biathlon au passage hein.

Vous parliez de Joo des Joo des Alpes 2030 euh pardon mais alors la gouvernance on y comprend plus rien. On apprend qu'il y a des problèmes de site. Par exemple, je crois que Paris veut accueillir le le hocket sur glace.

Est-ce qu'on est vraiment dans les conditions idéales pour réussir cette échéance ? 4 ans, c'est court pour organiser des jeux. Qu'est-ce que vous dites de cette gouvernance ?

On comprend rien. Edgar Giron est toujours là mais pour le reste ça démissionne à tout va. Alors, on a quand même beaucoup progressé, hein.

C'est vrai qu'on a eu des grosses difficultés, il faut pas il faut pas les cacher. Il y a eu des difficultés de gouvernance au sein du comité d'organisation. Il ne vous aura pas échappé que depuis les choses sont en train de rentrer dans l'ordre puisque d'abord il y a eu une mission qui a été faite sur justement pour reposer le cadre de la gouvernance.

Ensuite, nous avons nous mené une inspection générale pour revoir les process internes au Cojop aujourd'hui. Et puis vous savez qu'on a nous avons nommé le préfet Michel Cadeau pour aider justement à mettre en œuvre cette gouvernance. Donc aujourd'hui le COJ bah ça veut dire qu'il y a eu des secousses au sein du Cojop. il faut il faut pas le nier.

Euh mais vous savez le comité d'organisation des Jeux Olympiques et paralympiques, ce qui a peut-être un peu manqué, c'est qu'on a pas eu le temps de se structurer autour d'un comité d'organisation qui a peut-être permis dès le le la phase de candidature de structurer les choses. Donc on est en train de rattraper ce retard avec une gouvernance qui commence à être posée sur enfin qui est posée aujourd'hui sur de bons rails. Nous attendons, vous le savez, le recrutement d'un futur futur ou d'une future directrice ou directeur générale qui devrait arriver dans les prochains jours.

Et aujourd'hui donc tout est remis pour que nous puissions nous projeter sereinement vers l'avenir. Je vous rappelle que le CJOP aujourd'hui c'est un peu plus de 170 personnes. À terme ça va être presque 2000 personnes.

Donc vous voyez qu'on a un enjeu aujourd'hui de monter en puissance de la structure et ça grossit vite, il y a des process à mettre en place et donc aujourd'hui voilà on a mis toutes les choses dans le bon ordre pour permettre que les choses se structurent correctement. La France sera prête pour 2030. J'en ai aucun doute.

Bon, très bien. Alors, il y a un autre sujet qui concerne les Jeux Olympiques, mais cette fois-ci de Los Angeles. On a appris en à la fin du mois de mars que le CO allait imposer les tests de féminité.

Je je vais lire la déclaration de du CO. L'admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux Olympiques est désormais réservée aux personnes de sexe biologique féminin, c'est-à-dire porteuse du gène SRY qui détermine la présence d'un être humain du chromosome Y et des donc des caract caractéristiques malâ. Je sais que vous y êtes opposé, mais que peut faire le gouvernement français ?

Ça s'impose à tout le monde. Alors déjà, je vais expliquer pourquoi nous y sommes opposés. Parce que c'est un retour en arrière.

Certains s'en défendent mais c'est une réalité. Je rappelle que ces tests 30 ans été abandonné. Absolument.

Ils ont été abandonnés en 99 précisément parce que la communauté scientifique en plus remettait en cause la pertinence de ces tests. Bon aujourd'hui, qu'est-ce qui va se passer ? Clairement, toutes les femmes toutes les femmes je dis bien toutes les athlètes devront produire un test prouvant qu'elles sont bien femmes.

Donc là, on assiste bien toutes les athlètes, toutes les athlètes féminines devront présenter ce test. Ça veut dire qu'on est sur une forme de discrimination. On va pas demander à ces messieurs de produire un test de masculinité.

Donc, on voit bien la distorsion. Alors, je vois bien ce que on vise une certaine catégorie d'athlètes, mais ce que je voudrais dire aujourd'hui, c'est que moi, je pense avant tout à mes athlètes françaises. Vous, je vous rappelle que les lois bioéthiques en France interdisent les tests génétiques.

Ce n'est qu'à défunts médicales en France. Ce n'est qu'à des fins médicales ou à des fins judiciaires, je le rappelle. Voilà.

Et donc nous sommes aujourd'hui dans une impasse et on a eu aucune mesure de l'impact de ces tests. Je m'explique, vous pouvez aujourd'hui avoir des personnes intersexes qui ignorent qu'elles ont une anomalie génétique et qui vont le découvrir sur un test. Et puis moi je je je m'interroge aussi sur la validité de ces tests puisqueaujourd'hui ils sont interdits en France.

Ça veut dire que des athlètes vont faire le vont mettre le petit bâtonnet dans la bouche par la poste et puis on vont aller se faire tester ailleurs. Et puis ces tests enfin ils ont un coût ils ont un coût de plusieurs centaines d'euros. Qui va payer le coût ?

Est-ce que c'est le CEO qui va payer le coup ? Je ne pense pas les fédérations internationales, je ne pense pas les fédérations nationales, je ne pense pas l'État. Moi, je ne vais pas financer des choses qui sont illégales sur le territoire français.

Donc aujourd'hui, moi je pense aux athlètes, il va falloir que nous essayons de trouver des solutions, mais aujourd'hui, en tout état de cause, elle contreviendrait au droit français. Donc, c'est une difficulté. Donc pour se faire euh pour essayer de trouver quand même euh des voies pour euh nos athlètes, puisque c'est elles qu'il faut avant tout protéger et rassurer, et bien j'ai donc décidé de mettre en place un observatoire qui avait été proposé, vous le savez, par le rapport du professeur Toussin euh il y a quelques années, qui avait été remis à une de mes prédécesseurs à Marie Barsac et qui avait été commandé par Amélieou Castera. et ce rapport donc sur proposition du CNO également, nous allons mettre en place cet observatoire donc une mission de préfiguration a été commandée au professeur tout simple pour essayer de trouver des voix pour au mieux accompagner nos athlètes.

Alors il nous reste une minute. qui a une proposition de loi qui va arriver à la mimé à l'Assemblée nationale qui a pour but de réformer le le sport professionnel mais précisément le football professionnel avec peut-être la disparition de la ligue full professionnelle et le piratage he des de ceux qui ne veulent pas payer les les droits aux plateformes. Euh qu'est-ce que vous en attendez de ce texte qui soit effectivement une réelle réforme du foot professionnel ou est-ce que c'est je dirais une petite rustine dans un monde qui ne tourne pas très très bien en France ?

Ce texte, il est extrêmement important. il il porte sur quatre volets, hein. Vous l'avez dit, d'abord, une réforme de la gouvernance du football français qui ne conduira pas à une disparition d'anal mais une réorganisation des choses.

Le deuxième point, c'est la structuration du sport féminin français et ça c'est important puisque aujourd'hui une société de club pourra avoir deux structures de sous féminin et masculin. Et ça c'est important pour le développement du sport proéminin. Un troisème volet qui vise à rétablir le rôle et les prérogatives du ministère dans les relations entre ligues professionnelles justement et fédération.

Et puis enfin, un point qui est essentiel aujourd'hui, vous savez qu'on a une difficulté économique sur le sport professionnel français, c'est bien évidemment la question des droits médias et donc du piratage puisque'aujourd'hui entre la culture et le sport, on estime que les pertes sont de l'ordre de plus de 1,5 milliards. Donc si vous dire si c'est important que nous puissions avancer rapidement sur ce texte et je remercie tous ceux qui se sont mobilisés pour que nous puissions l'inscrire rapidement.