Vie chère outre-mer : table ronde sur la grande distribution
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nous poursuivons cet après-midi nos travaux sur la lutte contre la vie chère dans les outres mè avec une table ronde dédiée à la grande distribution que nous avons souhaité organiser rapidement pour donner suite à un certain nombre de questionnements sur le rôle de ces acteurs économique majeur nous allons entendre à tour de rôle les représentants de quatre grands groupes qui ont bien voulu répondre à notre invitation monsieur Stéphan hayott directeur général du groupe Bernard Hayot GBH en présentiel et qui est accompagné de Monsieur amori de la vigne directeur de Carrefour océan Indien Monsieur François hubd po directeur général du groupe Safo en visonférence Monsieur Robert parfait président du groupe parfait en visonférence et Monsieur Xavier cabarus directeur des activités plateformes du groupe CRÉO en visioconférence je suis particulièrement heureuse de cette opportunité pour la délégation sénatoriale aux outrem d'échanger avec vous messieurs et je tiens à vous remercier de votre disponibilité nous croyons que ce type de table ronde est aussi l'occasion de faire de la pédagogie et d'aborder en détail les sujets sensibles comme les facteurs de la formation des prix le modèle de l'hypermarché ou encore la question des intermédiaires en milieu insulaire comme vous le savez lors de nos précédente audition il a été beaucoup question de la nécessité de davantage de transparence en particulier sur sur les marges et sur la faible concurrence dans nos économies ultrapériphériques est peu ouverte mais notre souhait profond en plus de ces éclairages et naturellement d'identifier des leviers d'action sur la situation véritablement intenable d'un certain nombre de nos concitoyens ultramarins par le passé le législateur est intervenu à plusieurs reprises je pense notamment à la loi de 2012 sur la régulation économique outreem et celle de 2017 dite égalité réelle mais comme l'ont déploré nos collègues de Saint-Martin et et de Mayotte notamment les crises liées à la vie chè sont récurrentes et nous devons en tirer les leçons à la suite de nos premiers travaux nous interrogeons par exemple sur l'impact du frais sur les produits de première nécessité et celui de la fiscalité indirecte par ailleurs la production locale et l'approvisionnement régional peuvent-ils être une réponse à la vie chère selon vous selon nos modalités habituelles nous allons vous laisser la parole pour une dizaine de minutes chacun sur la base du questionnaire qui vous a été transmis et puis je donnerai la parole au rapporteurs ainsi qu'à nos collègues qui le souhaiteront et dont je salue la présence nombreuse cet après-midi donc nous avons nommé plusieurs rapporteurs sur cette étude je commence par Dominique théopil qui est juste à côté de Guadeloupe et Eveline per qui vont travailler sur tout ce qui conc concerne les automobiles la dépense automobile l'essens Joceline guidez de lesson et tarofrich notre collègue de Polynésie qui normalement devait se connecter en en visio pour tout ce qui concerne le fret maritime et aérien et Viviane Artigalas que que je salue malheureusement elle ne peut pas être présente parce qu'elle a des des problèmes de santé et moi-même pour les produits du quotidien donc si vous le voulez bien nous allons commencer par le groupe Bernard rayotte dont je salue encore une fois votre présence et puis nous poursuivrons avec les autres intervenants qui sont vision donc vous avez la parole monsieur Hayot il faut appuyer celui-là très bien merci madame la Présidente euh mesdames sénatrices messieurs messieurs mesdames les sénateurs merci de de nous accueillir pour cette pour ce moment d'échange important très important pour nous important pour nos nos régions d'outr mer euh je voudrais vous faire un petit propos introductif d'abord pour vous dire que euh je dirige le groupe GBH qui est un groupe familial qui a été créé par mon père en 1960 il a créé sa première entreprise en 1960 à la Martinique puisqu'il est né à la Martinique il a eu ses trois premiers collaborateurs à cette époque ça n'est qu'au bout d'une dizaine d'années qu'il est qu'il a fait ses premiers pas sur la Guadeloupe et ensuite petit à petit sur l'ensemble des territoires d'autre mer depuis une quinzaine d'années notre groupe s'est beaucoup développé à l'international nous sommes ant sur la République Dominicaine sur l'île Maurice mais aussi au Maroc en Algérie en Côte d'Ivoire au Costa Rica en Angleterre et le développement du groupe aujourd'hui se fait beaucoup sur ces nouvelles zones de développement nous avons trois grands secteurs d'activité le secteur de la distribution alimentaire en particulier nous allons beaucoup en parler aujourd'hui bricolage avec ne Monsieur Bricolage et le sport avec l'ancienne Décathlon et nous somous avons un deuxième secteur qui est le secteur de l'automobile et un troisième secteur qui est le secteur industriel qui est un pôle industriel où nous nous sommes en particulier fabricant de Rome les Romes cléments et les Romes JM pour ceux qui interdit de faire de la publicité mais de Bell marque de Rome que nous essayons de développer et une marque de Rome en Guyane qui s'appelle la belle cabrresse aujourd'hui le groupe est présent sur 19 territoires ou pays et nous avons 18000 collaborateurs nous sommes ici pour essayer de au fond pour lutter contre la vichè et pour essayer de trouver les causes de la vichère essayer de trouver des solutions c'est un problème qui dure depuis très longtemps euh au fond euh dans les années 50 euh l'état fait le choix de rémunérer 40 % plus cher ses collaborateurs en outreem parce que la vie chè à l'époque existait déjà on parle d'une période où la grande distribution et les acteurs que vous avez autour de cette table ou en visioconférence n'existait pas mais le problème était déjà euh réel au fond pourquoi parce que les causes de la viechè finalement tout le monde les connaît elles sont multiples mais mais les deux principales causes sont l'étroitesse de nos marchés et l'éloignement de nos sources d'approvisionnement les trois tèes de nos marchés parce que si vous prenez un marché comme celui de la Martinique 350000 habitants quand vous êtes c'est un marché étroit pour faire de la production locale à grande échelle vous n'avez pas ce qu'on appelle le diviseur industriel et donc vous pouvez faire de la production locale mais vous êtes rapide rapidement limité par la taille de votre marché et ce qui vous empêche en tout cas de produire dans des conditions aussi compétitive que votre équivalent sur l'hexagone qui lui produit pour un marché de 60 millions d'habitants l'éloignement des sources d'approvisionnement la première contrainte dont je parlais sur la production locale fait que globalement là encore si nous prenons le territoire de la Martinique c'est un peu mieux sur l'île de la Réunion qui a un million d'habitant mais 25 % de la production 25 % de ce que nous revendons à nos consommateurs est produit localement ça veut dire que le reste est importé et pour ça et malheureusement importé et venant de loin pour l'essentiel venant de l'Hexagone cet éloignement on va en reparler tout à l'heure mais et est au fond la source principale du renchérissement des produits l'INC dit que la vie est plus cher de 14 % à la Martinique et de 40 % pour les produits alimentaires pourquoi pourquoi 40 % sur les produits alimentaire alors que c'est 14 % en moyenne c'est parce que justement cet éloignement impacte défavorablement les produits alimentaires qui sont les produits qui au fond voyagent le moins bien si on peut parler comme ça euh depuis maintenant très longtemps les compagnies maritimes euh font euh facture le même prix mais c'est vrai dans le monde entier facture le même prix pour transporter un contenur quelle que soit la marchandise qu'il contient si vous mettez une marchandise très très onéreuses des télévisions par exemple vous allez mettre plusieurs centaines de milliers d'euros de marchandises dans votre compte pour un coût d'acheminement frê mais pas que fra fr plus plus la baffe qui est une taxe sur le fiel plus les frais de port et cetera en gros faire venir un conttainer de métropole de l'Hexagone sur no magasin coûte 5000 €. quelle que soit la marchandise que vous mettez dedans si vous mettez plusieurs centaines de milliers d'euros de marchandis dans votre compte d'air l'impact des frais d'approche est négligeable et c'est la raison pour laquelle dans nos magasins une télévision un iPhone et beaucoup d'autres produits sont vendus au même prix qu'en métropole en revanche si on prend un paquet de pâte alimentaire dans un container vous mettez 20000 € de pâte alimentaire quand vous rajoutez 5000 € de frais d'approche à ces 20000 € initiaux et que vous rajoutez un CT 3 de ma de 10 % ou de 9,5mi en l'occurrence pour les pâtes mais de 22,5i % à la Martinique par exemple sur le riz vous R ce cette marchandise qui est partie au fond de l'Hexagone au même prix ou que l'on a acheté au même prix que le magasin qui est en quelque part dans l'Hexagone quand elle arrive sur le port de la Martinique avant que nous ne l'ayons touché avant que nous en ayons pris un centime d'euros de marge a déjà vu son prix hdrovien augmenter de 45 % si je prends les pâtes alimentaire de plus de 60 % contenu de l'impact de l'roit de mer pour le riz il n'y a pas un endroit dans le monde de territoire euh restreint loin de ces sources d'approvisionnement où on ne retrouve pas ce phénomène ce qui est vrai à la Martinique est vrai dans l'ensemble de l'outrem mais c'est vrai à Hawaï où les prix sont 50 % plus élevés que dans aux États-Unis c'est vrai à Barbade euh Barbade euh Sainte-Lucie ou la Dominique sont des îles qui importent non pas de l'Hexagone mais plutôt d'Angleterre les produits importés d'Angleterre sur ces îles sont deux fois plus chers que que qu que que dans le Royaume-Uni les mêmes causes produisant les mêmes effets alors quelle solution parce qu'on est ici pour chercher des solutions néanmoins parce que vous disiez vous-même cette situation n'est pas tenable en plus nous sortons d'une période d'inflation très forte euh les les prix alimentaires ont explosé ces trois dernières années mais c'est un phénomène mondial ça n'est pas un phénomène qui lié à nos territoire mondial mais qui a qui a fait que la la la la la problématique est encore plus forte qu'elle ne l'était avant notre conviction c'est que la solution il y en a une elle s'appelle la continuité territoriale le seul moyen de faire baisser significativement le prix des produits sur nos territoire c'est au fond de diminuer les frais d'approche c'est d'ailleurs une idée et je suis sûr que les autres distributeurs ici présents reprendront ce ce point c'est une idée que les distributeurs à la Martinique en particulier défendent déjà depuis plus de 2 ans avec cette conviction que au fond continuité territoriale que la Corse a su négocier pour des montants très important près de 200 millions d'euros de continuité territoriale par an l'autre maire français Guadeloupe Cuan réunion en particulier je veux pas oublier la Nouvelle Calédonie monsieur Nativel est là je vais me faire cronderer mais le le il y a pas eu cette continuité territoriale négociée c'est selon nous la seule vraie piste la seule vraie solution je disais tout à l'heure 5000 € de frais d'acheminement d'un contener et en particulier les produits de consommation courante les pâtes le riz c'est-à-dire des produits qu'on ne peut pas ne pas acheter je peux éventuellement acheter moins de télévision ou moins souvent mais je peux pas ne pas acheter mon paquet de pâte et ce sont ceux qui sont le plus impactés et c'est en ça que nous disons il faut il faut peut-être au fond nos territoires sont très loin de leur source d'approvisionnement l'autre mer sont des territoires français à part entière mais loin éloigné il y a la mer la mer nous sépare et finalement ce sont si je reprends la Martinique les TR 150000 habitants de la Martinique qui au fond payent le prix d'acheminement de leur marchandise à destination on pourrait considérer qu'au fond la solidarité nationale pourrait faire que l'on mutualise ses frais d'approche ou en tout cas une partie significative de ces frais d'approche sur les 60 millions d'habitants que compte la France la France et à ce moment-là l'impact sur les prix serait à la baisse serait considérable c'est au fond ce que la ce que la Corse a su négocier et c'est peut-être ce qu'il ce sur quoi il faut qu'on se batte c'est la piste on y reviendra sûrement euh qui a été euh poussé par l'ensemble des acteurs à la Martinique et qui a donné lieu à la signature d'un protocole qui qui va j'espère va se mettre en place même si en ce moment la la politique nationale fait que c'est un petit peu compliqué mais qui grâce en particulier à la continuité territoriale et à l'effort de tous les acteurs permettra si tout se met bien en place de baisser les prix de près de 20 % en moyenne sur plusieurs milliers de produits donc un impact très important pour le consommateur deuxième point c'est développer la production locale développer la production locale c'est pas résoudre le problème de la vie chère parce que je parlais du diviseur qui les empêchait d'être aussi compétitif que leur équivalent sur l'hexagone mais la production c'est développer développer la production locale c'est développer de l'activité localement c'est créer de l'emploi localement donc c'est créer des revenus et au fond lutter contre la vie chère c'est c'est baisser les prix essayer de lutter contre contre les enfin pour faire baisser les prix mais c'est aussi il faut essayer d'améliorer les revenus le pouvoir d'achat de nos de nos de nos compatriotes et en créant de l'activité et la production locale c'est une piste importante la troisième piste et là sans laquelle sans vous j'allais dire sans la force politique en tout cas nous n'y arriverons pas c'est les tarifs export au fond beaucoup des produits que nous revendons sur les territoire sont importés viennent de MRO viennent de l'Hexagone ces produits sur l'hexagone sont distribués par les industriels eux-mêmes qui donc financent une force de vente des des commerciaux des merchandiseers des chefs de vente qui font de la publicité et cetera ETA pour pour vendre leur produit quand ils les exportent sur l'outreem et qu'ils le se font représenter par les petits acteurs grossistes ou autres ils n'ont pas assumé ces coûts de distribution et ça ne se retrouve pas dans leur prix donc au motif qu'ils n'ont pas à financer cette force de vente on pourrait et il faudrait arriver à obtenir de ces grands industriels des conditions plus basses que celles qu'ils font sur l'hexagone pour l'instant on n'y arrive pas et et et c'est quelque chose sur lequel il y a il y a il y a une piste à travailler au fond je pense qu'on va revenir puis comme on est plus je acteur je veux pas prendre trop de temps mais le plus important c'est de ne pas ne pas se tromper de cible vous disiez dans votre introduction madame la sénatrice que nos territoires n'ont pas toujours un niveau de concurrence aussi élevé qu'il le faudrait le secteur alimentaire est un secteur très compétitif beaucoup beaucoup beaucoup d'acteurs très importants ont disparu en 2009 le grand acteur s'appelait le groupe Cora il est parti il a quitté nos territoire en 2019 le leader à la Martinique s'appelait le groupe il a disparu un autre acteur s'appelait le groupe l'ANCR il a disparu à l'île de la Réunion le groupe de Ch viieux a vendu à casido qui s'est cassé la figure et qui a fini par revendre ses magasins euh depuis 2009 la crise sociale je pense qu'aucun secteur n'a été aussi audité décortiqué que celui de l'alimentaire en outreem l'Autorité de la concurrence que vous receviez il y a quelques jours confirmait d'ailleurs que les moyens àoué à l'outrem tant au niveau de l'Autorité de la concurrence à Paris qu'au niveau des structures locales était en proportion beaucoup plus élevé que ce qu'elle avait sur l'Hexagone ne nous trompons pas de cible le sujet n'est pas au niveau des marges des distributeurs le compte de résultat d'un distributeur en areemet et on y reviendra bien volontiers si vous le voulez et le même que celui d'un distributeur en métropole dans l'Hexagone c'est d'ailleurs pour ça que nous disons et c'est le thème de la continuité territoriale si nous étions en mesure de faire en sorte que les produit que nous achetons arrivve à nos magasins au même prix que que les prix auquels ils arrivent auprès du magasin qui est qui est à Nant Toulouse ou Montpellier nous vendrions au même prix qu'à Nant Toulouse ou Montpellier le sujet il est il est sur il est sur les coûts d'acheminement je comprends qu'il y a beaucoup de de projet de loi d'études de contrôle les contrôles c'est très bien et nous sommes pour parce qu'au fond on peut pas rester dans ces dans cette dans ces dans la suspicion on peut il faut il faut il faut poser les bons diagnostics et pour trouver les bonnes solutions et et faire en sorte qu'on ait des résultat attention à ce que nos territoires reste attractif ou l'entrepreneuriat ou la la attention à ne pas affaiblir les acteurs je parle je citais tous les acteurs qui ont pu disparaître ces dernières années en Arem nos économies sont fragiles sont complexes ce sont des métiers difficiles quand vous êtes distributeur alimentaire quand vous faites 100 € de chit d'affair vous avez 24 € de marge avec ces 24 € de marge vous avez vous utilisez ces 24 € de marge vous en consacrez 10 pour payer vos collaborateurs et vous en consacrez 10 pour payer vos charges loyers publicité assurance entretien vous payez 2 € de taxe et il vous reste quand vous avez bien travaillé 2 € c'est vrai comme en métropole donc c'est c'est c'est un c'est un métier difficile le magasin le le chef de rayon à Paris passe à commande le lundi matin il est livré le mardi matin celui qui est à la Martinique passe sa commande le 1er janvier il est livré le 15 février ou le 30 février enfin le 28 c'est pas du tout la même chose et donc contrôlons mais ne fragilisons pas ceux qui sont en place attention enfin c'est c'est ma conviction et suscitons et faisons en sorte que que davantage parce qu'au fond seul la concurrence et seu une concur vive et garante au fond de des meilleurs prix possibles voilà merci merci à vous je vais laisser la parole à Monsieur HUG des pointe s'il nous entend vous nous entendez absolument je vous entends est-ce que vous m'entendez également oui parfaitement bien merci alors j'avais pas véritablement prévu introductif je serai donc assez court mais je me tiens à votre entière disposition pour répondre à vos questions aujourd'hui ou après cette table ronde j'ai bien reçu votre questionnaire et j'y répondrai le groupe safose est une entreprise familiale qui a été fondée en Guadeloupe en 1962 par mon grand-père et qui opère aujourd'hui principalement dans la distribution alimentaire de gros de demios et de détail en Guadeloupe en Martinique en Guyane et en franchise à Saint-Martin euh vous le sujet de la vie ch est un sujet récurrent dans nos territoires ce qui change c'est la la fréquence des crises et leur intensité et il faut dire que la dernière dont d'ailleurs aujourd'hui est le 100e jour est particulièrement violente il y a eu les événements de 2009 aux Antill ceux de 2017 en Guyane 2018 avec un phénomène gilet jaune à la Réunion 2021 en Guadeloupe et en Martinique il y a eu trois lois pour le développement économique outre mer 2009 2012 2017 deux avis de l'Autorité de la concurrence 2009-29 la nomination d'un délégué interministère à la concurrence outreemère en 2018 une mission d'information de l'Assemblée 2020 une commission d'enquête parlementaire 2023 deux études du CD voilà la liste pour être encore longue le thème de la vie chè est toujours présent et n pas résolu il y a une dans nos territoires une très forte sensibilité au prix euh et le différentiel de prix avec l'Hexagone n'est aujourd'hui pas compris donc il y a un sujet de de de pédagogie vous l'avez dit il y a également un sujet d'acceptabilité sociale qui semble aujourd'hui rompu et donc donc je reviendrai dans mon propos simplement pour ne pas répéter ce qui a été dit les causes de cette de de ce différentiel c'est le couple éloignement géographique taille de marché il est il est très compliqué en matière d'approvisionnement en matière logistique un marché qui serait loin mais de grande taille donc qui permettrait des économie d'échelle ou un marché de petite taille mais plus proche comme c'est le cas de la Corse pose moins difficulté que des marchés qui sont à la fois lointains et de petite taille comme c'est le cas par exemple de la Martinique et et la mauvaise nouvelle sur la taille de ces marché c'est que aujourd'hui nous sommes en décroissance démographique et ce facteur taille il est donc en train d'évoluer mais d'évoluer défavorablement ça c'est commun à tous les territoires dans lequel Safo opère et et les incidences concernent tous les secteurs l'alimentaire mais pas que ça pose ça pose une question extrêmement difficile c'est celle de la continuité territoriale et je revi dans les solutions mais tant qu'elle n'existe pas nous on est obligé aujourd'hui de composer avec une organisation logistique complexe qui correspond à celle du d'une organ du commerce international en fait on parle souvent d'étapes on confond parfois des prestataires et des intermédiaires mais je voudrais parler de ces étapes très rapidement en fait le transport de marchandises entre la France et ses outresmèes corr à euh au aux relations de commerce international entre deux pays le transport est containurisé et ça veut dire que on doit faire appel à un nombre de prestataires important à peu près le même nombre d'ailleurs que si on envoyer un container en Chine ou que si on faisait venir un container de Chine on a bien sûr un fournisseur on a ensuite un un entrepôt qui doit être en capacité de remplir un contenur c'est c'est pas fréquent c'est c'est un vrai savoir-faire et c'est un savoir-faire encore plus fort dans l'alimentaire puisque les produits sont fragiles les produits ne s'empilent pas facilement il y a ensuite l'intervention d'un transitaire euh qui va faire l'intermédiaire avec les compagnies maritimes et qui va également s'occuper des formalités de douane intervient ensuite un port une compagnie maritime et ensuite par miroir les mêmes intervenants mais en sens inverse un port euh un entrepôt et ensuite le magasin tout ça ça ça évidemment un coût c'est vrai qu'on a l'impression parfois que que tout cela est très simple et que et que ça pourrait ne rien coûter c'est faux ça ça un coût important bien sûr en terme de facture et donc de charge mais également en terme d'organisation parce que ces étapes sont longues elles nécessitent pour un distributeur des stocks plus importants que ceux que qu'aurait un distributeur national donc un besoin d' fond de roulement donc de la trésorerie il y a aussi de la casse qui qui intervient lors de toutes ces étapes et tout cela ce sont des coûts pour pour le distributeur il y a pour les produits alimentaires un phénomène aggravant à cet éloignement c'est que les produits alimentaires qui sont des produits très sensibles qui sont des produits fréquemment achetés qui sont des produits euh et qui sont d'ailleurs au cœur en ce moment hein de de de de la crise que traverse la Martinique euh sont des produits peu valorisés et aujourd'hui cette chaîne de transport international c'est c'est c'est une convention mondiale euh les les frais sont facturés de manière forfaitaire et et donc personne ne s'intéresse à ce qui est contenu dans le conteneur euh or pour les produits les moins valorisés les frais d'approche peuvent représenter des pourcentages extrêmement importants de la valeur marchandise euh ce que nous préconisons et ce que nous essayons de la nous essayons de de sensibiliser chacun au fait que quand il s'agit de de commerce entre la France et la France peut-être qu'il faudrait déroger à ces règles internationales et tenir compte de la valeur marchandise c'est-à-dire adapter les tarifs à ce qui est contenu dans les conterss ça existé par le passé ça n'existe plus mais ça existé par le passé et nous pensons que ce serait une excellente idée que de le remettre en place le le sujet concurrence est souvent évoqué comme étant une des causes de la vie chè ça a été dit par par stéphanot mais il y a aujourd'hui se opérateurs pour moins de 350000 habitants ça n'est pas ridicule la plupart des enseignes nationales sont représentés il en manque mais ce serait surprenant qu'elle soit toute représenté dans un territoire qui compte 350000 habitants ce qui est certain en revanche c'est que à chaque fois qu'un actif est en vente qu'un magasin est à vendre on observe aucune appétence d'opérateur extérieur pour rejoindre nos marchés c'était vrai avant 2024 et il y a fort à parer que ça ne change pas après euh la crise que nous venons de traverser et donc ce qu'il se passe dans le meilleur des cas c'est pas toujours le cas c'est qu'un un opérateur existant se porte acquéreur mais on voit dans de plus en plus de dossiers qu'il arrive aussi que personne ne se porteur ça ça doit interroger puisque si nos métiers étaient si rentables et si profitabl qu'on peut parfois le lire il y aurait certainement beaucoup plus de candidats à à l'acquisition euh de de magasin vous avez interrogé sur la le mérite de développer la production locale comme comme réponse à la vie chère à mon sens c'est une réponse tout à fait cohérente à condition que cette production locale soit compétitive et donc elle a elle aussi doit faire face à au aux contraintes que j'ai évoqué tout à l'heure pour un industriel local pour un agriculteur la taille de marché est aussi un facteur extrêmement important pour PIR pratiquer des prix compétitifs aujourd'hui il y a cette contrainte de taille de marché mais avec une production locale compétitive on serait ravi en tant que distributeur de moins importer et de et de faire fonctionner davantage l'économie locale alors aujourd'hui l'ordre de grandeur c'est que c'est que 25 % de ce qu'on vend à peu près est est acheté localement on a le souhait de faire grandir ce chiffre on a pas de naïveté et et et et pas d'espoir que que ce chiffre puisse atteindre 100 % il y aura de toute façon une part euh d'importation c'est aussi le cas pour la France hexagonale qui n'est pas euh qui n'est pas autonome euh ni sur le plan alimentaire ni ni sur aucun plan et donc donc ce sera toujours de toute façon sain d'avoir de continuer à avoir euh à avoir des importations euh les solutions euh pour ne pas être trop long euh le le la solution idéale ça a été dit c'est c'est la la compensation des frais d'approche et cette compensation s'inscrit dans le cadre d'une continuité territoriale il il y a dans la période contemporaine il y a des mécanismes d'aide qui font appel à la solidarité nationale et qui concerernent nos territoirees je je vous souhaite prendre pour exemple uniquement l'énergie aujourd'hui les martiniicaais payent leur énergie beaucoup moins cher que ce qu'elle coûte réellement à produire du fait de la solidarité nationale en fait toutes les régions de France hexagonale y compris ne sont pas égales devant la capacité à produire de l'énergie selon qu' qu'elles a la capacité d'avoir de l'énergie hydroélectrique une centrale nucléaire une centrale thermique des éoliennes et parce que personne n'est égale il a été décidé de de mutualiser les moyens et et d'avoir un prix qui concerne tous les Français et bien ça ça permet aujourd'hui deavir une énergie compétitive en Martinique on on pourrait espérer qu'il en soit de même pour les produits en tout cas à minima les produits de première nécessité dont font partie les produits alimentaires ça voudrait dire euh que que la compensation des des frais d'approche pourrait être prise en charge au niveau pourrait être divisé par l'ensemble des des habitants et des français ce qui ce qui ferait une différence plutôt faible mais mais localement une énorme différence puisque ça permettrait de rejoindre la solidarité nationale ça c'est l'idéal si cela ne peut pas être fait à minima de lisser les frais d'approche j'ai j'ai décrit tout à l'heure le le le fait que les produits alimentaires soient moins bien lotiqu que les autres du fait de leur faible valeur ça c'est inacceptable et en fait c'est ce qui fait que personne ne comprend que dans les enquêtes de comparaison spatiale de l'INC la partie alimentaire soit si haute 40 % personne ne le comprend en fait en réalité c'est lié à à la faible valeur euh et et ça pourrait être changé en en tenant compte de la sensibilité des produits dans la facturation des des frais d'approche les revenus nous semble également être un sujet d'étude c'est d'ailleurs choix qu'a fait l'État et les collectivités locales la viichè est reconnue depuis les années 50 il y a une surrémunération des fonctionnaires elle est variable selon les outrèes elle est de 40 % en Martinique euh cette surrémunération permet aux fonctionnaires en activité puisqu'elle se perd à la retraite de faire face au cût de la vie pour imaginer le même dispositif dans le privé maintenant avec une limite c'est que si euh si si ce financement doit être fait par les entreprises on crée une boucle salaire prix donc on on génère de l'inflation peut-être que par une économie de charge il peut y avoir une amélioration du du net perçu par les salariés à ISO brut versé par les entreprises c'est une piste et je ne fais que l'évoquer elle nous dépasse largement en tant qu'entreprise c'est une c'est une solution politique euh la production locale j'en ai parlé sa compétitivité est extrêmement importante et et voilà ce que je pouvais vous dire en propos introductif je je je le répète je suis disponible pour répondre à à toutes vos question merci Monsieur sans plus attendre nous avons laissé la parole à Monsieur Robert parfait vous nous entendez oui vous m'entendez oui parfaitement bonjour à tous et merci de nous accorder cet entretien je vais laisser la parole à Monsieur Kevin parfet à donc c'est lui qui présente qui est le directeur général du groupe et qui va présent bonjour madame présidente madames les sénatrices mieurs les sénateurs merci pour cette invitation euh le groupe parfait est un groupe familial qui a débuté ses activité en 1967 par une petite entreprise qui fabriquait des des menuiseries à la Martinique avec quatre salariés nous avons après étendu vers avec une concession automobile en 1972 et c'est en 1989 que nous avons euh commencé la grande distribution euh à travers toutes ces années euh le groupe euh n'avait pas les moyens suffisants par lui-même et a donc fait rentrer euh dans ces différentes sociétés des actionnaires euh extérieur à à cette famille aujourd'hui le groupe compte quatre pôles d'activité avec environ 45 sociétés il y a un pôle automobile qui regroupe des concessions automobile des locations de voiture des ventes de pièces détachées un groupe menuiserie comme par lequel nous avons commencé qui fabrique des menuseries PVC bois aluminium à travers une enseigne propre local et aussi à travers la distribution de laap euh un pôle immobilier majoritairement avec un centre commercial à la Martinique et ensuite un pôle alimentaire sur lequel on se concentrer aujourd'hui qui aujourd'hui représente TR hypermarchés à la Martinique et un hypermarché en Guadeloupe ainsi que deux supermarchés en Guadeloupe donc nous sommes présents sur la Martinique et la la Guadeloupe uniquement à ce jour quand on regarde la grande distribution aujourd'hui nous sommes euh ns représentants l'ène Lecler nous avons été pendant très longtemps enenseigne systèm 1 nous avons changé en 2020 euh euh dans le but justement euh de faire baisser les prix et euh d'améliorer notre compétitivité euh nous pensons que nous avons relevé ce challenge puisque nous avons pu constater une baisse des prix sur le marché et aujourd'hui nous sommes avec une concurrence forte avec des enseignes tel que Carrefour Carrefour Market u auchamp cbel price Ecomax et MC2 donc beaucoup d'enseignes aujourd'hui euh nous ne considérons pas qu'il y a de Monopoly ou de marge abusive comme cela a pu être décrit par tous les rapports de l'Autorité de la concurrence euh nous considérons qu'il y a à travers tous c acteurs une concurrence forte qui justement à travers l'histoire a a fait disparaître plusieurs groupes comme l'a évoqué euh il me semble monsieur Ayot il y a eu le groupe prémstère et noir il y a eu le groupe coram match il y a eu le groupe lancri il y a eu le groupe ooen il y a même eu des petits groupes euh tels que Arminjon euh qui ne sont pas restés Dia et dia avec l'enseinene Dia et aujourd'hui en effet sur nos territoires comme l'a dit Monsieur Franois des pointes nous ne voyons aucune surcursale euh notre métier euh sur les îles est un métier complexe qui sert à une partie du métier de la métropole mais avec des caractéristiques différents euh pour vous donner un petit peu une idée de comment ça comment nous nous approvisionnons dans nos départements l'ORT représente à peu près 40 % de nos achats le local même chose 40 % le local nous parlons des grossistes et la production locale environ 20 % ent 20 et 25 % nous essayons de faire grandir cette partie en nou en des partenariats avec les différents acteurs locaux comment on se différencie aujourd'hui on a des problématique spécifiqu sur nos territoires avec qui résulte comme le disais mes concurents des surcourts moyens sur l'alimentaire de 40 %. cependant par il y a des exemples qui ont été donnés un container de téléviseur à plus de 100000 € ou même encore plus un container de fruits et légumes lui qui pourrait être chargé à 6000 € et un container d'eau pourrait contenir la marchandise ne vaut que 2000 € et en effet à cela il faut rajouter des frais fixes et des frais d'importation les frais fixes comme il a été dit environ 5000 € le container et ça nous fait des surcout d'approvisionnement par exemple pour l'eau qui peuvent aller 260% de surc alors pour vous donner une petite idée du surc moyen que nous voyons sur importations la logistique de départ et la mise à c'est jusqu'au chargement du con sur le bateau environ de 8% le fr maritime le transport maritime lui représente sur d'environ 12% de les autres taxes que nous payons à l'ortation représente sur de 17% il est à no ici que des taxes comm de mer ne s'appli pas sur la base prix d'achat mais sapplique sur la base prix d'achat plus co du transport du container nous avons après des coûts de port en local qui représente environ 3 % une logistique locale qui représente environ 5 % cela nous emmène en fait à des cots à des surcts d'importation de 45 à 50 % en moyenne toujours avec des extrêmes plus la valeur du container et de la marchandise transporté est faible plus le surcout est important en effet on doit nous avons plusieurs contraintes à prendre en compte lors de l'importation il y a bien sûr la température de transport de produit le frais versus le sec il y a le volume nous sommes Candon est un volume spécifique dans un container ainsi qu'un poids et une fragilité de marchandise à toute ces contraintes viennent se rajouter aussi des contraintes de modèle économique la taille des magasins nous avons des magasins qui sont plus petits en moyenne que les grands hypers de métropole que nous pouvons connaître à 10000 m² aucun magasin sur lîle ne fait 10000 m² les possibilités de stockage sur site bien sûr le maillage du réseau certains sont obligés de fonctionner avec des entrepôts euh juste derrière les magasins d'autres ont des entrepôts gérés en interne et d'autres fonctionnent avec des entrepôts exteres en effet les surcûts d'importation ne sont pas les seuls surcûts que nous connaissons aux Antilles il y a aussi je l'ai déjà mentionné les surfaces de stockage un magasin en métropole est livré du jour au lendemain parfois même plusieurs fois dans la semaine les Antilles ne sont livré que une fois dans la semaine dans le meilleur des cas nous avons aussi des surcous de construction euh nous sommes parassist paracyclonique euh plusieurs contraintes on a des tâches supplémentaires chronophage que les magasins de métropole ne connaissent pas euh du dépotage de container du calcul de reviens euh ce sont des tâches qui n'existe pas dans les magasins euh de l'hexagone et nous avons aussi des spécificités oou euh des choses comme la rupture la casse par rapport au DLC court euh les démarques sont deux à trois fois plus importantes que les ratios que nous pouvons connaître euh dans l'hexagon alors tout cela pour nous dire que nos modèles économiques sont euh différents et ils s'articulent autour de plusieurs choses euh il peut y avoir de l'import direct en magasin il peut y avoir de l'import euh via des plateformes ou via des grossistes euh donc c'est toute une chaîne euh avec un équilibre aujourd'hui notre notre modèle à nous s'articule sur une réduction des coûts avec une importation directe dans nos magasins ça inclut bien sûr des surfaces de stockage et des coûts supplémentaires dans le magasin mais aussi la possibilité d'offrir au consommateurs une large gamme de produits tout ça une résultante euh dont où on parle de une différence moyenne de 40 % comme je vous le disais avec des extrêmes donc quelles sont les solutions euh pour baisser euh cette différence ce différentiel mes collègues l'ont déjà dit c'est il y a bien sûr la continuité territoriale il faut euh aujourd'hui euh prendre en compte ces étapes supplémentaires par rapport à un magasin de l'Hexagone nous avons aussi parlé des tarifs export qui existaiit à l'époque qui existe beaucoup moins aujourd'hui ces tarifs étai des tarifs qui étai en fonction du de la richesse du pays et donc pour vous donner des exemples le Coca-Cola en Pologne vaut moins cher que le Coca-Cola en France même chose pour le nutella les prix en France sont supérieurs au prix européens et au prix de tarif export pratiqué sur d'autres partie du monde voilà je je pense avoir fait un petit tour rapide et nous restons bien sûr à votre disposition pour répondre à vos questions merci beaucoup merci à vous et nous allons terminer par Monsieur Xavier cabarus on ne vous entend pas monsieur cabarus vous nous entendez pardon excusez-moi je m'étais lancé sans sans mettre en route mon micro donc Xavier cabarus directeur des activités plateformes du groupe CRÉO le fondateur de notre groupe Monsieur Patrick Fabre ne pouvait pas être présent aujourd'hui et m'a chargé de le représenter à cette table ronde donc pour vous présenter notre groupe succintement notre groupe exerce depuis 30 ans princip ement dans le secteur de la distribution alimentaire disconte alors trois points clés pour nous dans notre activité et euh qui explique notre parcours une première chose les hommes sont au centre de nos projets nous nous sommes persuadés que c'est l'atout essentiel pour réussir que c'est la qualité de notre équipe notre principal atout 2è point notre cœur de métier c'est le hard discount que nous avons été les premiers à lancer aux Antilles en 1994 pour baisser les prix enfin 3è et dernier point nous nous appuyons sur l'efficacité de notre organisation logistique alors notre activité repose sur trois enseignes principales l'enseigne pbel price pour le hard discount donc l'objectif c'est d'être le moins cher que les hyper marché sur les MDD les produits de distributeur de deème enseigne c'est Caraïb price pour les supermarchés l'objectif c'est d'être le moins cher des supermarchés et enfin megastock qui est un club entrepôt modèle un peu particulier qui qu'on peut apparenter au modèle Costco l'objectif c'est d'être le moins cher sur les marques nationales donc je ne vais pas paraphraser mes mes confrères qui qui ont déjà exposé euh ce que je peux résumer c'est que les principaux facteurs pour de la formation des prix et qui font les prix dans dans dans nos enseignes c'est nous nous avons ciblé cinq facteurs principaux le premier c'est le tarif d'achat fournisseur le deuxème c'est les frais d'acheminement le trème la fiscalité donc spécifique à l'outremère l'oroit de mer et la TVA 4e ce sont les coûts logistiques et dans d'entreposage et enfin les coûts de distribution et donc la question de la vie chè pour la résoudre bien sûr c'est il faut travailler sur chacun de ces aspects pour pouvoir avancer dans dans dans dans le dossier pour nos compatriotes donc voilà ce que je peux dire dans propos liminire et à votre disposition pour répondre à toutes les questions autour de de ces cinq facteurs que j'ai évoqué merci alors avant de donner la parole à nos deux rapport ur présente je tiens à excuser notre collègue Dominique Théophile qui a dû partir puisque l'actualité lui impose une conférence des des présidents en sa qualité de vice-président du Sénat donc je vais laisser la parole à éeline Perro et puis après à Joceline guidez voilà c'est merci beaucoup présidente euh je vais poser la ma question à Monsieur Hayot le modèle de l'hypermarché est remis en cause en hexagone et doit s'adapter depuis plusieurs années drive hardisco comme l'a dit le dernier intervenant réduction des surfaces commerciales qu'en pensez-vous qu'en est-il en outreem deè question les marges arrières sont pointées du doigt pouvez-vous donner des ordres de grandeur vos marges brutes et nettes sont-elles augmenter ou diminuer sur cette période et avez-vous des exemples significatif et péren de produits moins chers ou au même prix que dans l'Hexagone s'il vous plaît Monsieur Merci pour vos question vous avez raison la grande distribution dans l'exagone traverse une période très difficile et le modèle hypermarché est beaucoup challengé notre chance en outreem c'est que nous sommes nous ne sommes jamais tombés sur dans dans le dans le sur les très grands hypermarchés en réalité le modèle qui qui souffre énormément métropole c'est le modèle hypermarché allons dire de plus de 10000 m² de plus de 15000 m²r c'est certain le consommateur n'en veut plus ou de moins en moins enfin j'espère que je suis pas écouté par les distributeurs exagodo mais mais de moins en moins parce que on veut aller vite on veut aller plus vite on veut c'est trop grand les plus grands IPER marché en autre mer font 7000 m² la moyenne est plutôt à 5000 m² et ce modèle là y compris dans l'Hexagone fonctionne très bien au contraire nous 85 % de chif d'affaire est alimentaire en réalité donc on a des magasins qui sont très alimentaires les hypermarché en plus en outreem au fond sont des magasins de proximité aussi souvent implantés dans des zones de chalandise importantes dans l'Hexagone on est souvent obligé de sortir des villes et de faire des trajets assez long pour aller en hypermarché c'est pas vrai chez nous mais c'est surtout nous sommes sur des magasins au fond beaucoup plus compact et si vous prenez le groupe Leclerc en métropole dans l'Hexagone qui a un modèle l'hypermarché plutôt de de 5 à 7000 m² il fonctionne très bien donc on a heureusement aucun acteurs ni nous ni nos concurrents n'ont été sur des magasins de plus de 10000 m² ou sinon nous aurions les mêmes difficultés voilà les marges arrières sujet important sujet important parce que sujet très important toutes nos marges arrièr enfin quand vous négociez avec un fournisseur vous obtenez il vous avez des marges avant et des marges arrières des marges arrières c'est ce qu'il vaut reverse en fin d'année pour venir au fond récompenser ou pas une performance c'est souvent d'ailleurs c'est même plus que souvent c'est le fournisseur l'industriel qui est qui souhaite qu'il y ait des marges arrière parce que au fond c'est un moyen pour lui de conditionner les les prix qu'il fera à son client à une performance si vous progresser de X % je peux vous donner un petit peu plus si vous atteignez tel niveau de Chi d'affair je peux vous donner un petit peu plus mais à la fin 100 % de nos marges arrières sont intér dans le compte de résultats de nos magasins quand je vous disais tout à l'heure qu'un hypermarché chez nous a 24 % de marge c'est marge avant et Marge arrière notre marge arrière en moyenne dans notre groupe varie selon les territoires de 5 à 7 %. notre marge avant elle fait allons dire 18 %. 18 + 6 vous êtes à 24 tout à l'heure je disais qu'un magasin fait 100 € de Chi d'affaire quand un client me donne 100 €. j'utilise 76 de ces 100 € pour payer la marchandise que je lui ai vendu il m'en reste 24 mais 24 c'est c'est y compris les marges arrières et c'est avec ces 24 € qui de marge avant et de marge arrière que je vais payer mes charges et que j'aurai à la fin 2 € ou 2 % puisque j'étais sur une base 100 de bénéfice après impôt si j'ai pas les marges arrières dans le compte de résultat à ce moment-là si je ne mets que mes marges avant je suis à 18 on a vu que j'ai 22 points de charge y compris lesimpôt sur les bénéfices et de les taxes je perdrai de l'argent je c'est en tout cas c'est le cas pour notre modèle mais ma conviction je connais pas le compte de résultat de mes concurrents mais je suis convaincu qu'ils sont dans le même système en réalité nous raisonnons marge avant plus marge arrière et l'intégralité des marges arrières négocié auprès des fournisseurs et reverser au magasin l'intégralité ce ce le niveau des marge arrière d'ailleurs sur nos zones sur nos territoires je parle de 5 à 7 % est inférieur à celui qui de de la distribution dans l'Hexagone mais c'est c'est ce niveau-là en tout cas chez nous dans notre groupe et elle sont à l'intérieur quand on dit 24 % c'est marge avant et Marge arrière vous me demandiez de vous citer des exemples de produits équivalents mais c'est l'exemple que je vous citais tout à l'heure au fond mon paquet de pâte alimentaire ou mon mon paquet de riz il a pris son prix de revient à augmenter de 6 % avant même que je n'ai touché la marchandise je je suis incapable donc de le vendre au prix de de l'Hexagone la télévision et tous les produits alors télévision IFI ordinateur j'ai à côté de moi un meilleur spécialiste qui peut peut-être répondre sur les produits en fait souvent les produits qui sont qui qui ne sont pas fabriqués en Europe et qui sont importés en France et qui donc subissent les mêmes lois de l'éloignement que les produits chez nous se retrouvent au même prix en métropole et dans nos destinations à la Martinique si vous prenez tout ce qui est IFI ça supporte mieux le transport il y a plein de produit tout ce qui vient d'Asie est importé en métropole dans l'Hexagone est importé chez nous et donc subissent les mêmes contraintes et se retrouve à peu de choses près aussi au même prix au quand le produit a une faible valeur l'impact des frais de transport les fameux 5000 € de coût d'acheminement du contenur quelle que soit la marchandise transportée quand il y a peu de valeur marchandise dans le contener l'impact est très fort quant au cont quant au contraire vous pouvez mettre une valeur importante de marchandise dans ce contenaire là vous vous vous écrasez ces 5000 € sur une valeur marchandise très forte et l'impact é très faible et à ce moment-là en plus il peut y avoir un écart de TVA favorable la TVA est à 8,5 à la Martinique par exemple sur sur les télévisions ou sur les ordinateurs ou enfin sur en tout cas sur les télévisions sur les téléphones quand elle est à à à 20 % dans l'Hexagone donc ça vient compenser aussi un peu les coups d'approche et c'est pour ça que sur ces produits vous retrouvez les mêmes prix qu'en métropole en textile il y a beaucoup de de de produits dans le textile parce que justement la quantité de marchandises que vous pouvez mettre dans un contenur en valeur est très importante il y a pas de problème de poids en plus fait que le textile est à des prix souvent très proches de celui de l'Hexagone pouvez-vous me donner une explication sur pas de divers pas de diviseur industriel ça veut dire quoi je vous donne un exemple euh nous sommes fabriquant de yaourt à l'île de la raygon à la franchise d'Anon notre usine de yaourt fabrique 6000 tonnes de yaourt par an la plus petite usine de yaourt d'on en France enfin dans l'Hexagone fait 100000 tonnes mais comme Danon en France a plusieurs usines il va demander à la première de fabriquer 10 références à la deuxème 10 autres à la 3è 10 autres à la fin quand celle qui est chargée de fabriquer le yaourt nature on appuie sur le bouton le 1er janvier et j'ai envie de dire on narrête jamais la production parce qu'on approvisionne un marché de 60 millions d'habitants nous à l'île de la Réunion nous avons une usine qui fait 6000 tonnes c'est elle est donc plus de 10 fois plus petite que la plus petite de la en métropole mais quand je quand nous décidons de fabriquer le yaourt nature on appuie sur le bouton le lundi matin à 8h du matin mais à 11h du matin en 3h on a fabriqué suffisamment de yaourt pour approvisionner le marché si on produit davantage on va jeter puisque ce sont des produits périssables donc on arrête au bout de 3 He la fabrication pour se mettre à fabriquer de la fraise mais il faut pas que la fraise a le goût de la vanille qui est le produit d'avant donc il faut nettoyer donc il faut arrêter conclusion à la fin mon outil industriel ne peut fabriquer moins de 50 % de ce qu'il pourrait fabriquer s'il fonctionnait tout le temps je n'ai pas le diviseur industriel si mon marché n'était pas un marché d'un million d'habitants mais 60 millions d'habitants Monusine ne ferait pas 6000 tonnes elle en ferait beaucoup plus et ce que j'ai auis de dire c'est que là où Danon en France mais c'est vrai de ses concurrents aussi va spécialiser chaque sur un nombre assez réduit de références nous aller de la Réunion comme nous devons nous n'avons qu'une usine pour faire toutes les références que nous faisons nous fabriquons 70 références et donc c'est pour ça que nous sommes obligés elle est plus petite et elle fabrique plus de référen donc on a un problème de diviseur et c'est ce qui fait que nous sommes incapables de fabriquer des yaourts le prix sorti d'usine de notre yaourt qui en plus s ben un pot qui a lui-même été importé un opercu qui a été importé les machines ont été importées et cetera son prix de revient son prix sorti d'usine est beaucoup plus élevé que le même produit en métropole alors et ça c'est c'est la contrainte de la production locale et c'est pour ça qu'il est quasiment impossible d'espérer sauf aide et c'est d'ailleurs on pourra parler peut-être de l'roit de mer et c'est un des objectifs de l'roit de mer c'est de dire au fond il faut compenser cet handicap que l'industrie locale a euh en renchérissant euh le prix des produits importés pour permettre à l'industrie locale de de fonctionner sinon elle serait balayée par des prix importés trop compétitifs alors après euh on pourra parler d'ctroit de mer le fait que euh c'est ce que je dis là est très bien quand il s'agit de protéger une production réellement localement fabriquée dans un C un nombre de cas je parlais des pattes alimentaires par exemple où nous payons 9,5i % d'octroit de mer à l'importation sur un alors qu'il n'y a pas de fabrication localement c'est là où probablement qu'il faut peut-être savoir enlever cette taxe et c'est d'ailleurs ce que la collectivité à la Martinique est en train de faire enlever cette taxe sur des produits très consommés pour baisser et qui pour lequel il y a pas de production locale et répercutter éventuellement ce manque à gagner sur d'autres produits mais donc le diviseur industriel c'est c'est au fond c'est le marché que vous pouvez servir plus il est important plus vous pouvez produire beaucoup en masse et à ce moment-là baisser votre prix votre coût de fabrication merci parmi les intervenants en ligne est-ce que quelqu'un souhaiterait s'exprimer vous nous entendez oui je vous entends bien j'avais pas de commentaire additionnel d'accord sur ces questions merci c'est c'est un peu c'est un peu compliqué parce que comme on ne vous voit pas c'est c'est un peu difficile de savoir si on si vous souhaitez vous exprimer ou pas le l'objectif de de cette table ronde c'est de donner la parole à tout le monde alors sans plus attendre je vais donner la parole à Madame guidez oui merci madame la Présidente on a auditionné la DME la semaine dernière et ils ont fait à peu près le même constat que vous c'est-à-dire que le problème c'est l'acheminement la fiscalité l'roit de mer le tout réuni ben ça porte un poids quand même important dans le prix à la consommation alors moi évidemment je vais en profiter euh que que pensez-vous pour réduire le coût du fret sur les produits de première nécessité la mise en place d'une prééquation euh tarif donc modulé ou euh répercussion modulé de ces tarifs sur le prix de vente vous paraît-elle faisable euh quel bilan faites-vous des lois de 2012 régulation économique outremère et de 2017 égalité réelle que pensez-vous des récentes propositions de loi même si vous en avez parlé un petit peu tout à l'heure de la viechè outreem déposé au Parlement et peut-être une question qui fâche un peu la non publication des comptes par de nombreuses sociétés de la grande distribution outreemre alimente beaucoup les débats faut-il faire évoluer la législation pardon pour assurer une meilleure transparence je vous remercie ah qui souhaite répondre moi je je propose de répondre sur la la question des de la péréquation des frais d'approche effectivement c'est c'est en tout cas souhaitable je disais tout à l'heure que que des tarifs spécifiques ont existé par le passé en fait les compagnies maritimes tenant compte de ce qui était contenu dans les contenurs pratiquer des prix plus favorables cela a été arrêté pour des raisons que que que j'ignore il y a y a plusieurs hypothèses qui ont été émises qui avait des abus c'est-à-dire des produits qui n'étaient pas éligibles qui étaient qui était expédié de cette manière ou que l'OMC se serait opposé à ce à ce dispositif puisqu'ilevenait aux règles du du commerce international simplement aujourd'hui contte tenu de la sensibilité de de du sujet euh contte tenu du fait que qu'il s'agit de commerce entre la France et la France euh notre espoir c'est qu'on puisse déroger à ces règles internationales et tenir compte du contexte et donc là effectivement avoir un dispositif qui soit proportionnel en fait et et pas forfaitaire euh ça permet ettrait de de de rééquilibrer l'écart il y aurait toujours un écart mais il serait moins fort moins fort sur la partie alimentaire et et je propose de répondre à une seconde à une autre de vos questions c'est sur la partie comptte en fait quand on prend la la la les statistiques de publication au niveau national des comptes environ 50 % je je sais pas de quand date ce chiffre mais je crois qu'il il est assez récent 50 % des entreprises ne déposent pas leur compte dans notre cas la raison de ne pas le faire c'était la petitesse des marchés et la possibilité pour celui qui qui dispose des comptes d'avoir une lisibilité quasi totale en fait sur sur une activité ou sur une entreprise et donc de fragiliser la la la partie stratégique de l'entreprise ça c'était notre vision euh avant désormais nous avons pris la décision de publier l'ensemble de nos compte donc c'est fait depuis euh depuis cette année voilà pensant que qu'effectivement il y a un sujet de confiance et que cette confiance est à restaurer donc donc la partie euh petitesse de marché euh ne ne enfin on a arbitré dans dans dans le sens d'une publication de ces comptes merci monsieur despoes qui d'autre souhaiterait s'exprimer sur le le sujet oui euh Xavier cabarus donc je voudrais euh juste abonder dans le sens de de Monsieur des pointointes c'est vrai que la la péréquation c'est le moindre mal euh aujourd'hui sur euh pour pour gérer euh la la question des des coûts d'acheminement puisque on a une totale aujourd'hui injustice à faire peser de façon aussi forte les frais d'acheminement surous les produits qui sont des produits de première nécessité les plus consommés par les familles les plus modestes et les plus les plus dans dans le besoin donc euh cette péréquation euh serait souhaitable pour pour que l'on avance et que le le les frais d'acheminement pèsent moins sur les les produits de première nécessité monsieur AOT la Martinique a signé il y a 2 mois un protocole dans lequel qui a pour objectif de permettre la baisse en moyenne de 20 % du prix de vente de plusieurs milliers de produits de consommation courante c'est un c'est un objectif très important qui se fait en partie par de la péréquation puisque la collectivité territorial a fait le choix de passer à zéro le taux d'ctroit de mer sur 54 familles de produits de consommation courante et là on parle bien des familles donc si je prends par exemple les pattes alimentaire c'est l'intégralité du rayon pâte alimentaire qui baissera de la pâte j'allais dire sans faire de pub mais de la Barilla à la pas de premier prix et après le consommateur fera son choix mais c'est l'ensemble du rayon qui baissera et donc a fait le choix de passer à zéro le trit de mer sur 54 familles de de de produit de consommation courante euh l'État avait dit j'espère redira qu'il fait pareil sur la TVA et d'ailleurs sur un nombre de familles un petit peu plus élargies puisque l'État a été jusqu'à 59 familles de produits euh les distributeurs se sont engagé à baisser leur marge en valeur sur l'ensemble de ces produits et ça permet une baisse de l'ordre de 20 % les distributeurs et les grossistes en fait ceux qui importent les produits euh il y a donc déjà la péréquation sur l' TR de mer et sur la TVA l'effort de l'État c'est dans le protocole surtout c'est la continuité territoriale c'est-à-dire justement de baisser les frais d'approche sur ces 54 familles de produits pour permettre cette baisse de prix on a il a été chiffré que cette continuité territoriale donc cette prise en charge par l'État de de ces frais d'approche sur ces familles de produits c'est un montant qui varie de de 11 à à 14 millions d'euros ça dépendra des volumes de produits qui seront réellement importés et des impacts sur la consommation si on ramène ça à l'ensemble de l'ARE m on parle de 100 millions d'euros pour l'État alors c'est sûr qu'en ce moment et on le voit bien et l'actualité nous sommes là au Sénat enfin on sait que les le budget est extrêmement contraint le budget outremè l' presque encore davantage mais au fond 100 million d'euros pour permettre de baisser de près de 20 % le prix de plusieurs milliers de produits de consommation courante indispensable dans le qui qui font le quotidien de nos ultramarins quand la Corse par exemple a quasiment à elle toute seule pour une population bien moindre que la population d'autreb une continuité territoriale de près de 200 millions d'euros ça mérite qu'on y réfléchisse sérieusement euh c'est c'est un impact euh très significatif enfin nous on pense que c'est que c'est que c'est vraiment quelque chose j'espère que le nouveau gouvernement va reprendre et tenir les engagements que le précédent avait fait euh parce que c'est c'est un élément très fort pour nos territoire vous vouliez un propos sur les lois proposées sans rentrer tellement dans le détail je dirais que le seul point qui me gêne c'est qu'elle cible beaucoup les distributeurs et que de ce point de vue j'ai le sentiment qu'ell se trompe de cible qu'on se trompe un petit peu dans le diagnostique 2009 crise importante Autorité de la concurrence vient sur nos marchés fait une étude extrême exhaustive de l'ensemble des acteurs en 2019 le présid président Emmanuel Macron recommande à l'Autorité de la concurrence une nouvelle étude exhaustive sur l'ensemble de nos marchés l'Autorité de la concurrence elle-même le disait beaucoup plus de contrôle et d'étude sur l'autre mer par les services de l'État en proportion qu'en métropole que dans l'Hexagone toutes ont amené au même conclusion bon rien rien n'est parfait partout mais globalement les acteurs ont des niveaux de rentabilité des niveaux de marge et un fonctionnement très conform et très comparable à celui de la métropole les vraies contraintes sont des contraintes structurelles je regrette que dans les projet de loi proposé le sujet de la continuité territoriale ne soit pas le premier sujet mis en avant parce que c'est notre conviction si nous ne voulons pas refaire la même réunion dans 10 ans avec les mêmes constat il faut qu'on ça passera par là sinon les contraintes structurelles je vous disais tout à l'heure que les bénéfices des acteurs de la distribution en outreem quand ils travaillent très bien sont de 1 à 2 2 et5i % allons dire 2 % si on passe ce bénéfice à zé on parlait tout à l'heure d'un écart prix avec l'Hexagone de 40 % il sera 38 on Nura rien réglé le problème n'est pas là donc ciblons les les causes structurelles pour plus d'efficacité c'est ce que je ressens merci alors je vais poser quelqu je vais vous poser quelques questions le dispositif bouclier qualité prix qui avait été mis en place et et relancé avec le le ministre Jean-François Carenco quel sens l'envoit est-ce que c'est un dispositif qui est facilement qui qui apportait ses fruits est-ce qu'il faut le revoir est-ce qu'il faut l'améliorer euh il y avait aussi dans ce cette même dans dans ce le droit fil la CMA CGM avait euh signé un accord avec conjoint avec le ministère des outres-merses euh qui diminuait de moitié le prix de la location du du container comment expliquez-vous que que ce geste de la cmacgm n''est pas eu d'impact sur les prix sur les prix en rayant puisque le le directeur de le monsieur Saad a décidé de de ne pas poursuivre l'expérience dans la mesure où il s'était aperçu qu'il y avait enfin que son geste n'avait pas eu de de d'impact significatif et vous avez parlé aussi tout à l'heure on a beaucoup parlé de continuité territoriale de distance mais on n pas parlé de de régionalisation du marché euh vous avez évoqué la Réunion qui produit 6000 yaourt mais c'est c'est ces yaourts pourrai aussi être vendu euh à Madagascar en en Afrique du Sud enfin dans les dans les territoires à voisinant quand je vois la Caraïbe en elle-même vous avez la Guadeloupe la Martinique enfin toutes les îles françaises de la Caraïbe représente à elle seule un peu plus de 1 million d'habitants est-ce qu'on pourrait pas aussi comme vous avez aussi des des vous avez évoqué que vous avez des des des supermarchés enfin des des sociétés au Costa Rica en République Dominicaine est-ce que est-ce que de par cette expérience on pourrait envisager des des relations commerciales euh ce qui diminuerait les coûts les coûts d'approche évidemment il y a un frein normatif mais c'est je ne vous cache pas que c'est mon cheval de c'est mon cheval de bataille euh sur justement pour lever ces ces ces freins ces freins normatifs permettant des approvisionnements le plus dans dans l'espace caribéen le plus proche donc j'aurais aimé avoir aussi votre votre avis euh sur cette question et après je laisserai la parole à mes collègues mes collègues allez-y monsieur monsieur Hayot plusieurs points importants dans votre dans vos questions euh le BCP le BCP existe maintenant depuis de nombreuses années euh est-ce que c'est un bon dispositif la réponse c'est oui dans le sens où les distributeurs avec les services de l'État tous les ans se retrouve pour essayer de construire une liste de produits la plus pertinente possible pour essayer de couvrir l'ensemble des besoins du consommateur est-ce qu'il est suffisant est-ce que le consommateur martiniquain ou wadeloupéen considère que c'est c'est bien je suis convaincu qu'il trouve que c'est insuffisant puisque on parle de 130 produits ou moins de 140 produits à la Martinique vous avez c'est insuffisant mais ça a le mérite d'exister ça le mérite de faire en sorte que toutes les unités de besoins sont couvertes le protocole qui a été signé à la Martinique est beaucoup beaucoup plus ambitieux que ça et va permettre une baisse de prix sur beaucoup plus de produits que ça si l'État est au rendez-vous sur la continuité et sur la TVA mais beaucoup plus que ça donc comment faire vivre ensuite les deux dispositifs c'est une question qu'il faudra tous se poser c'est vrai que de bcp a y compris des produits locaux et et va toucher des produits qui ne sont pas concernés par les familles de produits qui baissent donc il y a probablement un mariage des deux à faire quand la CMA CGM fait une aide de 750 € pour baisser le prix et une aide importante pourquoi est-ce que ça ne se traduit pas dans les prix parce qu'on est à ce moment-là et si PL CMA le fait c'est qu'on est à un moment où en plus il y a une inflation mondiale très forte donc le prix d'achat des produits les produits que nous achetons ont des prix qui augmentent mais surtout les grands transporteurs vous quand vous payez une facture quand vous payez votre facture CMA mais c'est vrai chez mer et c'est vrai chez chacun d'entre eux vous avez une facture frite et puis vous avez une facture BAFF qui est une taxe enfin qui est pas une taxe qui est une qui est qui est une somme qui évolue en fonction du coût du fret si le frit explose et monte à ce moment-là c'est comme c'est un point de charge important dans le compte de résultat du transporteur au fond le tarif qu'il vous fait évolue plus ou moins à à la hausse ou à la baisse selon que le prix du pétrole augmente ou baisse bon au moment où la CM CGM fait cette aide de 750 € la BAFF mais il la subissent comme nous augmente elle de 740 €. conclusion la facture que je que nous nous recevons dans lequel il y a une ligne frite qui fait Mo 750 il y a juste en dessous une ligne BAFF qui fait plus 740 à la fin les deux s'annulent en réalité il n'y aurait pas eu l'aide de la CMA CGM que l'inflation sur nos territoire aurait été plus forte que celle qu'elle a été on peut d'ailleurs noter qu'au début de la crise l'inflation a été plus faible sur nos territoire que dans l'hxagone peut-être qu'il y a une petite partie de la piste là mais en réalité le fret et la BAFF se sont annulés et c'est la raison pour laquelle ça n'a pas permis la baisse des prix exporter dans la Caraïbe alors la régionalisation d'abord là vous là je là nous enfin personnellement je vous suis je pense que c'est une piste et c'est ça ça fait partie des contraintes être être français et être européen ça a beaucoup d'avantage et puis ça a quelques inconvénients les normes et les contraintes à l'importation en sont une nous ne pouvons pas importer dans nos bassins comme on devrait le faire euh je parlais tout à l'heure avec amoris Lavine qui qui coiffe nos activités dans l'océan Indien euh l'Afrique du Sud qui est pas très loin de la Réunion est une zone sur laquelle nous pourrions acheter énormément de choses à des coûts bien inférieurs à ceux que nous de de de l'Hexagone à la Martinique à la Guadeloupe nous pourrions aller en République Dominicaine qui est un pays dilions d'habitants où il y a le diviseur industriel en plus avec une main d'œuvre bien bien enfin qui qui moin des salaires beaucoup plus bas et donc un prix de revient des produits fabriqués localement qui est plus bas et nous pourrionss sûrement acheter beaucoup de choses et là c'est un sujet politique c'est un sujet de norme et c'est un c'est un bon sujet à prendre mais monsieur parfaet tout à l'heure disait ne serait-ce que de pouvoir aller acheter dans certains pays d'Europe un peu plus que nous le faisons aujourd'hui nous aiderait beaucoup parce que parce que vous avez oui le Nutella est peut-être 25 % moins cher en Pologne qu'il n'est en France en revanche et là je reviens sur le diviseur tout à l'heure vous me disiez mais pourquoi est-ce qu'au fond vos yaourt vous n'allez pas les exporter à l'Î Boris ou à Madagascar le problème de la Réunion et c'est vrai aux Antilles aussi c'est que nous sommes dans des bassins entouré de pays où le pouvoir d'achat est considérablement plus faible que le nôtre là encore mais je je ne souhaite pas que la Martinique à la réunion nous ayons les salaires de de l'Î ma bien entendu pas mais la difficulté c'est que le yaourt fabriqué à la Réunion qui est qui est cher c'est ce que nous disions enfin parce qu'il a ce problème de diviseur ne pourrait pas être ne pourrait être encore moins acheté à l'Î Maurice donc et c'est vrai c'est vrai pareil dans la Caraïbe Sainte-Lucie Barb la Dominique sont des îles où le pouvoir d'achat est beaucoup plus faible en plus ce sont des îles très différentes avec que qui consomme des produits très différents et donc c'est c'est aller s'implanter sur ces territoire pour y exercer un métier que vous faites sur votre territoire c'est bien nous nous nous sommes implantés il y a 25 ans en République Dominicaine on est content d'y être on va essayer de se développer mais exporter sur Saint-Domingue à partir de la Martinique c'est très difficile parce que le prix des produits que vous avez fabriqué à la Martin est trop élevé par rapport au marché dominicain où le pouvoir d'achat est beaucoup plus faible merci est-ce que d'autres interv souhait oui alors je vous la par Monsieur monsieur par Robert pour continuer un petit peu ce qui a été dit question sur la péquation il a été dit que la pééation c'est le moins de mal et je pense qu'effectivement c'est le moins de mal mais par et pourquoi C B les mal parce que les conséquences seront que nous baisserons le prix de certains produits mais nous allons devoir augmenter les prix d'autres produits serace que par la taxation différente donc c'est une solution qui à mon avis peut-être temporaire pour nous permettre de démarrer le système mais l'objectif doit être la continuité territoriale euh nous allons calmer peut-être la population avec les prix des 6000 produits mais ils vont hurler sur les autres prix ça va entraîner aussi une différence de compétitivité dans les diff entre les différentes euh les entreprises spécialisées et ainsi de suite donc pour moi l'objectif la pécation ne peut-être que temporaire l'objectif est de travailler sur la continuité territorial concernant la production locale j'ai nous avons dans le groupe des entreprises de production et je vais redire ce que j'ai déjà dit il y a eu un changement de législation qui a fait que on est passé des aides aux entreprises des aides directes aux entreprises à un système où c'est la taxation du produit qui vient s'entraîne quoi s'entraîne que c'est le consommateur martinquain qui paye le différenciel et par cela on a diminué la capacité des entreprises d'exporter nous dans le groupe d'entreprise de menuserie par exemple par le passé nous pouvions exporter sur les îles voisines parce que les aides qui nous étaient accordé à l'entreprise nous permettaient d'être compétitive par rapport aux entreprises extérieures ou des pays même des États-Unis aujourd'hui ça n'est plus possible les aides ont grandement diminué et on taxe le consommateur alors on est passé d'ailleurs sodisant une taxe on a tiré des exonération on a mis une taxe régionale régional qui augmenté encore le coût de régional il est appliqué sur la totalité de prix de vente du produit alors que l' est appliqué sur le prix à l'ation donc pour moi si on veut donner la aux producteurs loc locaux d'aller vendre ailleurs dans d'autres territoires il faut que ce soit les entreprise qui soit aidé et non pas qu'on taxe le consommateur local pour payer euh les produits une protection par rapport [Musique] à les euh les aides sur pour les entreprises je pense que il faut justement tenir compte des frais d'approche par la Péré par la continuité territoriale comme j'ai dit pour les entreprises industrielles c'est une solution qui existe déjà partiellement vous avez l'aide au fret qui existe et qui permet à une entreprise de production locale d'avoir une aide sur le fr l'inconvénient souvent c'est que cette sur le fr payé que 2 3 ans aprs donc il est difficile de la faire rentrer dans le prix en plus du point de vue trésor ça n pas beaucoup les entreprises c'est un pe les différents process qu'il faut revoir monsieur par justement de l'a qui exist ou de la taxation du FR je pas reprendre qu'il ont dit je vais Esser de vous donner de exemples concrs par le passé effectivement quand la CGM app parten à l'état l'état factur selon la nature du produit donc vous avez un produit de faible valeur des PES quelque chose comme ça du riz ben vous payez un fr qui était proportionnel à la valeur de la margandise donc si vous aviez que 6000 € dans le container vous payez je dis n'importe quoi 10 ou que le T éta de 10 ou 15% on p 15% sur 6000 € et on arrivait notamment pour les produits alimentaires à compenser comme ça avec la mondialisation arrivé au système contain et comme a dit monsieurot quel que soit le produit vous payez le même prix donc je vais vous prendre le cas de l'eau une eau importée une e cristallineém à 15 centimes ENP de métropole ce qui vous fait vous pouvez en mettre 15000 bouteilles c'est 22 ton dem 15000 bouteilles 15 centimes ça vous fait même pas 2000 € vous avez donc 2000 € 1600 € de valeur dans votre container et votre fr c'est 5000 € vous voyez que vous avez déjà multiplier le prix de la bouteille d'eau par 3 et quand ça arrive en Martin vous rajoutez 22 de% de de sur le prix non seulement de l'eau mais sur le prix du FR vous ne payez pas sur les 1700 ou 1800 € que vous avz que vous avez acheté vous payez sur les 1800 plus 5000 € de frite donc vous avez multiplié comme a dit Monsieur Ayot le prix de l'eau elle est multiplié par TR c'est le même cas pour les jus c'est le même cas pour les pommes de terre c'est le même cas pour le riz et ainsi de suite donc quand nous parlons de 40 % de différentiel nous sommes en train de parler vraiment de moyenne puisque vous je vous donne le cas de l'eau et des jus de fruits ou des pommes de terre et du riz nous sommes pratiquement à 300 % à la sortie là nous avons parlé de l'engagement de 20 % or au départ n avons bien vu que l'in nous parle de différentiel de 40 %. quand nous allons recomparer bientôt le nouveau comparatif de l'INC avec cette péréquation on va dire bon mais ça ces prix là ont diminué mais ça ça ça ça ça ça a augmenté ben ils vont ils vont dire il y a toujours 40 % de différentiel puisqueon a baissé certains prix et l'aut alors quand on parle aussi de 14 % des différentiels on parle vraiment là le général de prix des prix moyens comprenant toutes sortes de produits et nous avons sur certains produits heureusement un différentiel de TVA qui fait la différence et qui compense à certain moment le surct du fret et le différentiel avec leroid de mer nous arrivons donc parfois avoir des produits moins chers aux Entilles ou au même prix qu'en métropole du fait de cette différence de TVA malheureusement c'est pas le cas pour tous les produits alimentaires les produits alimentaires le différentiel de TVA est moins important puisque la TVA aux Antilles l'ordre de 210 à 250 % pour les produits alimentaire majoritairement et elle est de 5 et quelques pour 5 et5 % mtrop vol donc vous n'avez queun différentiel le 3 %. donc là nous pouvons pas baisser le prix quand nous allons par contre sur des produit à du textile de télévision et tout là aussi nous pouvons faire la différent alors pour vous donner une idée on a parlé de télévision dans un containire de télévision nous mettons 400000 € de valeur et nous payons 5000 € de frê dans un comp d'eau je vous ai donné le cas nous mettons 1600 € nous mettons 6000 € de pomes de terre et des choses comme ça et nous avons déjà 5000 € de frais c'est ce qui explique les fonds différentiels par des exemples concret que je vous donne entre certains produits alimentaires et c'est ce qui c'est ce qu'on a essayé de vous dire sur les produits qui ne coûte pas cher au départ le prix du fret représente une grosse valeur alors que sur des produits beaucoup moins beaucoup plus chers ça représente moins alors qu'est-ce que nous essayons de faire pour essayer d'être le moins cher par rapport à nos concurrents nous essayons de mettre dans un même container plusieurs marchandises de manière à ce que la marchandise qui vaut pas cher la marchandise pauvre nous faisons une partie de la marchandise chè la la prendre en charge donc nous mettons probablement des produits alimentaires avec des télévisions ou des téléphones et les télévisions et téléphones vont subir vont supporter une partie du FR qui payer par à les autres produits les l'inconvénient de cela c'est que nous arrivons toujours à avoir des différences de prix que le consommateur ne comprend pas et même là je vous dirais l'engagement qui étit pris dans le protocole que nous avons signé nous parlons de 20 % de remise de réduction de prix mais il reste d'autres changes qui qui seront là puisque quand un consommateur va regarder qui va dire mais attends l'eau est trois fois plus cher que en métropole le jus pareil la pomme de terre pareil pourquoi je BAE pourquoi ça baisse pas pourquoi ne me donne que 20 % alors qu'il y a 300 % de différence c'est une problématique que nous aurons et qui à mon avis devra être résolu par la continuité territoriale et pour les productions locales par des aides aux entreprises locales pour le permettre é lgir le marché dont vous avez parlé bien entendu en améliorant aussi les normes hein parce que nous voyons très bien que certaines nombre nous empêche d'importer des produits du Venezuela ou bien d'Amérique du Sud à alors que peut-être qu'en les important directement nous pourrions réduire les coûts alors bien entendu ça suppose aussi que nous regardions les connexions maritimes parce que ça veut dire que si jamais je vais vous donner un exemple nous imp de la viande du brésilargentine obligé de monter sur Paris et ensite de revenir ici et en plus il y les céta pas abattoir doivent être au norm européenn donc difficulté certains produits nous avions des cevettes compliquées parce que c'est c'est des crevettes qui viennent d'autre marché donc pour répondre un petit peu à votre question je reviens sur le sujet résumé continuité territoriale obligatoire si nous voulons avancer et revoir la structure des prix aide aux production local même si jamais la la la production locale n'arrivera à nous fournir 100 % mais aider les entreprises et non pas taxer le consommateur martinckel et là nous arriverons peut-être à relancer une économie et à permettre aux entreprises locales d'aller frapper d'autres marché et élarger le marché c'est ce que je voulais vous dire je vous remercie merci je vais laisser la parole à mes collègues est-ce que vous souhaitez alors ça Salama Ramia qui est notre collègue de Mayotte avant que je je pose bonjour d'abord bonjour avant que je pose ma ma question je voulais juste rebondir sur le marché au niveau régional de Mayotte et c'est vrai je vouslais confirmer je pense qu'il y a vraiment une réflexion à mener sur les marchés au niveau de la région parce que moi je vois maotte quand je faer mes cours et que j'achète le kilo de tomate par exemple à 12 € et que je vois rage d'Espagne de Portugal alors que je sais qu'à Madagascar on est à 1 heure de Madagascar et voilà on pourrait voilà la question pour moi elle se pose et il y a vraiment mener une réflexion pourquoi je sais qu'il y a les histoires de norme on connaît tous le alors c'est la même chose pour le pour la la viande et cetera je sais qu'il y a des problèmes de normes qui qu'il faut mettre en place donc c'est juste pour en tout cas confirmer qui a vraiment cette nécessité de de d'entamer cette réflexion et je pense que ça a déjà démarré au niveau de la région concernant ma question alors le rapport d'enquête sur le coût de la vie dans les collectivités territorial régie par les articles 73 et 74 de la Constitution restitué le 20 juillet 2023 fait état de l'absence de mise en œuvre du dispositif adopté par la loi erom du 28 juillet 201 précisément à l'article 63 qui permettait au préfet de Maï à titre expérimental et pour une durée de 5 ans de négocier chaque année avec les grandes et moyennes surface présente sur le territoire un tarif professionnel maximum maximal pour leur activité de gros or je le rappelle donc Mayotte la TVA elle est bien suspendue et la vie reste très cher de sorte que nous avons le droit de penser qu'un effort de ce point de vue aurait pu être fait pour alléger le porte-monnaie de nos familles ma question est donc la suivante avez-vous été consulté par les représentants de l'État Mayotte afin de négocier un tarif professionnel maximal pour les activités de gros en faveur des grandes et moyennes surfaces entre les années 2019 et 2024 et si la réponse est affirmative vous y êtes-vous opposé merci oui je vais vous répondre juste déjà pour pour l'importation sur les territoires limitrophe à Mayotte c'est même pire que ça parce qu'on arrive même pas à importer des produits de la Réunion vers Mayotte parceque les les les les lois en en France enfin française nous empêche de de d'importer des tomates de la Réunion produit beaucoup moins cher vers Mayotte chez les tarifs de gros euh nous n'avons pas l'activité nous n'avons pas l'activité grossiste à Mayotte nous et donc nous avons des des contacts réguliers avec la préfecture sur des négociations de prix notamment sur les sur le bcup mais nous ne sommes pas grossistes sur sur le territoire de Mayotte concern vous souhaitez intervenir fa donc en fait pas concerné par par ce par cette article de loi ou ou par ce ou par ce dispositif est nous sommes détaillants nous vendons au clients au particulier et pas je comprends que c'est sur le marché de gros que vous pour les petites épiceries vous savez vous avez de surt Maillotte des petites épiceries donc il sont des revendeur donc justement ils achètent auprès de vous de oui c'est c'est bien ce que je vous disais on est on nous ne sommes pas grossistes donc nous ne vendons pas au aux petites épiceries mais elles achètent bien quelque part les alors vous avez vous avez des import Atur à Mayot vous avez des sociétés de grossiste mais mais nous nous n'avons la seule activité que nous ayons sur la distribution à Mayotte c'est la distribution de détail d'accord vous faites pas au petite non parmi les autres invités vous vous intervenez du côté de de l'océan Indien pour sa faute non nous le groupe en fait non pour le groupe créau très peu dans dans des activités spécifiques enseigne tirier et enseigne naturalien mais c'est une très faible activité merci donc çaela permettra de d'étouffer notre nos recherches je vais passer la parole à notre collègue aclim Louli merci madame la Présidente merci Monsieur pour ces éclairage moi je j'ai a un peu je veux revenir sur la question des normes parce que chaque fois qu'on parle on nous dit les normes comme que c'était le blocage c'estàd c'est comme si qu'on disait il faut retirer le droit puisque c'est aussi ça les normes et c'est la garantie aussi de la de pour la nutrition la qualité et cetera et là on n'est pas dans des normes le c'est l'exemple que vous a cité entre la Réunion et Mayot puisque la Réunion elle produit avec les norme française donc c'est pas donc parce que on pourrait pas leur donner la malbouffe parce que c'est aussi souvent ça pour réduire les prix on la la qualité elle y est pas et donc on doit protéger aussi nos nos nos concitoyens ultramarins notamment ceux qui sont là et donc est-ce que aujourd'hui les normes V vont évol évolu un peu partout et qu'est-ce que nous on peut faire plutôt de se poser la question comment on peut accompagner ces évolutions de lbre d'ailleurs dans le cadre parce que vous donz vous faites des car des charges donc vous pouvez les mettre dans le cahier des charges et l'empêche y compris avec Madagascar et d'autres qu'est-ce que est-ce que vous avez pas poursuivi cette piste du cahier des charges pour la production vous savez qu'aujourd'hui on peut acheter des fruits et légumes par exemple je sais pas au Maroc en Algérie partout vous pouvez l'acheter vous pouvez même acheter des produits vous vendez des produits aussi d'hygiène il y a de très bons produit de qualité qui répondent au normes Isio et cetera et ils répondent maintenant donc c'est le C des charges qu'il faut é qu'il faut peut-être réétudier non alors le le problème des normes dans nos régions c'est que on revient au diviseurs industriel dont dont Monsieur Ayot parlait c'est comme les produits autour de nous ne produisent pas aux mêmes normes que nous même si on leur demandait on leur donnait un cahier deschargge et on leur demandait de produit à pour nous la la la quantité de production serait trop petite pour que ça puisse être intéressant pour eux on a essayé par exemple d'approcher plusieurs industriel en Afrique du Sud 100 % de leurs produits sont produits à peu près aux mêmes normes que les normes européennes mais le packaging est écrit en anglais nous on doit avoir un packaging écrit en français arrêter la production pour changer le packaging pour le mettre en français coûte cher et donc la différence de prix qu'on pourrait obtenir en important enAfrique du Sud est gommée par ce surcût d'arrêt de production donc c'est c'est pas forcément renoncer à une qualité de produit mais peut-être assouplir certaines normes euh pour permettre de de de prendre directement les produits fabriqués dans les pays autour de nous euh à leur condition et dans leur chaîne de production pour ne pas renchérir les couts pour répondre à ta question à clim et Louis c'est le travail que la délégation est en train de mener conjointement avec la la commission des Affaires européenne ce ce n'est pas et je le répète encore ce n'est pas de vendre aux ultraar euh de la de la nourriture particulièrement euh qui ne serait impropre enfin qui serait impropre à la pas de bonne qualité mais avoir des équivalences normatives et et ce que disait monsieur pour faire le parallèle avec la crise de l'eau euh l'État le gouvernement français s'est retrouvé face en difficulté parce qu'il ne pouvait pas pour ce problème de packagin importer de l'eau de l'île mauriis à Mayotte lors des gros épisodes de de de sécheresse donc il y a un vrai sujet et c'est sur lequel nous sommes en train de de nous y travaillons et nous allons avancer euh George naturel un peu particulier un territoire autonome donc on na pas la continuité territoriale c'est pas quelque chose qui peut nous intéresser même si on a effectivement ce ce coup euh alors je juste c'est vrai que l'insertion régionale est importante et c'est un débat qu'on a régulièrement et moi j'étais quand j'étais jeune on consommaé australien et auéandis aujourd'hui on consomme européen donc c'est la question que je me pose souvent alors que effectivement on a des territoires qui produisent très proche de chez nous alors le packaging fait partie aussi des choses qu'on impose dans notre réglementation alors que on sa tous parler anglais je moi j'ai pas de souci pour consommer des produits australiens quand je vais en Australie donc moment donné il y a des choses à revoir mais en tout cas l'insertion Rion et c'est c'est un sujet qu'on aborde donc je veux pas revenir j'ai pas de question à poser mais en tout cas je pense c'est c'est un vrai sujet voil comme la production local alors effectivement pour 270000 habitants c'est compliqué et il faut peut-être travailler au niveau régional parler des coups de production nous on a la même chose éventuellement le produire à Fidji au vanoitou avec des coups de production enfin la main d'œuvre moins cher ça pourrait être une solution alors moi j'ai une question alors peut-être qu'il sort un petit peu du du contexte mais qui me qui me préoccupe tous nous ont dit nous ont donné la date de création de vos entreprises dans les années 60 ah c'est ça à peu près tous hein ça éta ça donc la question que je me pose et et en plus vousavez dit il y a beaucoup de de sociétés qui sont installé qui sont repartis et vous vous êtes restés donc je pas je vise personne en tout cas tous ces groupe historique hein de Martinique en particulier ou d'ailleurs sont restés et la question que je me pose c'est pour quelle raison je veux dire ça brutalement comme ça parce que ça me ça me questionne c'est c'est questionnement voil je je peux répondre alors je vais je vais répondre en tant que plus jeune groupe local en fait nous nous notre activité notre activité comment en 1994 par l'introduction de du premier magasin de hard discount euh aux Antilles donc l'objectif c'était de baisser les prix et introduire un modèle qui n'existait pas encore dans dans ce territoire maintenant euh donc on est un groupe un peu plus jeune des années plutôt 90 que que 60 mais le le succès que l'on a eu est lié à l'attente qui existait et dans dans la population à à avoir des une concurrence et des produits qui euh qui qui soit à un prix moins élevé et c'était l'introduction aussi de beaucoup de MDD le modèle où on introduit des MDD dans dans dans un magasin nous sommes restés sur ce modèle et euh voilà c'est ce que je peux dire pour notre groupe et euh la longévité c'est aussi la la la le fait d'être à l'écoute des clients et de toujours proposer des modèles qu'il soient de supermarché ou je vous ai évoqué aussi le modèle de club entrepôt qui permet à chacun de trouver des produits à des prix en général 10 % en dessous de la concurrence oui je je propose de vous répondre pour pour Safo donc 1962 la date de création en Guadeloupe et et pas en Martinique mon grand-père était d'origine martiniicaaise mais il vivait en Guadeloupe au moment de la création de son entreprise ça c'est pour l'origine ensuite la raison d'y rester on a développé nos activités dans ces territoires alors Guadeloupe d'abord ensuite Martinique guyan qui présentait les mêmes contraintte et donc quand on arrive à apprivoiser ces contraintes et à travailler avec dans un territoire le réflex existe de s'étendre aux autres DFA donc donc Martinique et guyan pour ce qui est ensuite de la raison pour laquelle ce le groupe existe encore aujourd'hui alors il a eu plusieurs fois des en 2000 il a été sous mandat ad hoc et a failli disparaître euh euh mais c'est à la fois sa diversification et à la fois le fait que nos équipes nous-mêmes arrivons à à faire correctement nos métiers qui fait que nous sommes encore présent aujourd'hui toujours dans les mêm territoire on n' pas on n' pas diversifié pour pour notre part en tout cas nos zones géographiques j'espère que ça répond partiellement à votre question je vais vous répondre pour le groupe parf ah ou allez-y monsieur parfa merci la je crois que la première cause pourquoi on reste c'est parce que nous sommes à l'origine dans ces pays c'est je crois que c'est la première attachement que nous avons la deuxème cause pourquoi certains disparaissent par rapport à d'autres malheureusement c'est une question de compétitivité mais aussi parfois de l'enseigne que nous avons si vous avez une enseigne qui vous approvisionne et qui n'est pas compétitive ben vous-même ne serez pas compétitif par rapport à d'autres on vous a raconter que nous nous avons changé d'enseigne au fil des années au fil de notre existence nous avons eu l'occasion de passer de l'enseigne Escal à l'enseigne U et aujourd'hui à l'enseigne de clair ah avec la crise qu'il y a là avec la baisse de la population je ne sais pas si nous serons là dans 5 ou 10 ans nous faisons tout pour mais dans un manché qui se rétrécit population qui baisse euh pouvoir d'achat qui baisse ça va devenir compliqué et moi je vous dis je pense qu'avec ce qui se passe actuellement nous risquons de diminuer encore le nombre d'exploitants et être aujourd'hui avant nous étions 15 aujourd'hui nous sommes 6 je pense que dans les 3 ou 4 ans il n en aura plus que 4 et nous aurons accru euh la vision monopolistique ou oligopolistique je ne sais pas à et nous aurons eu exactement avec la crise qui est en cours un effet inverse donc pour moi je suis assez pessimiste si on ne trouve pas des solutions euh concrètes et rapides euh je ferai tout pour ne pas être parmi les ceux qui disparaissent mais ce sera compliqué merci Monsieur naturel votre question est très importante parce que vous abordez le sujet de la fragilité des entreprises aujourd'hui dans cette salle vous êtes ici en tant que sénateur mais dans la vie et souvent vous êtes un consommateur quand vous êtes un consommateur personne ne vous dit où il faut aller vous n'avez pas de patron et vous allez là où vous avez le sentiment que vos intérêts sont les mieux défendus dans le métier de la distribution alimentaire qui est un métier très compétitif qui est un métier où en plus le client revient souvent pour pas dire tout le temps la notion du prix est fondamentale celui qui oublie ça est mort et tous les groupes qui ont disparu sont des groupes qui à un moment ont un peu oublié ça soit ils l'ont oublié parce qu'ils n'ont pas apporté suffisamment d'importance à cette problématique prix soit il non ils l'ont oublié par la force des choses parce qu'ils n'ont pas su rester compétitif que faut-il faire pour être placé en prix il faut bien acheter bien sûr il faut réussir à faire venir les produits de l'Hexagone sur les territoires aux meilleures conditions possies le moins cher possible et il faut essayer de gérer les charges de de de de de nos entreprises du mieux possible de façon à pouvoir avoir les prix les plus compétitifs nous nous nous sommes développé là enfin le métier est fragile rien n'est jamais acquis et nous avons pleinement conscience que il faut il faut jamais se reposer sur ces lauriers et se remettre toujours en cause mais si je prends la Martinique par exemple nous rachetons notre premier et nos premier pas dans la distribution alimentaire c'est en 19 1 nous rachetons un gros supermarché qui est à Fort de France qui a lancé une Monoprix qui depuis est un carrefour qui s'appelle Carrefour Dyon depuis 1980 c'est-à-dire depuis maintenant 45 ans nous n'avons construit qu'un magasin à la Martinique il est à Génipa les deux autres magasins que nous avons sont des magasin que nous avons repris à des acteurs qui ont été défaillants nous sommes depuis dans la distribution alimentaire à la Guadeloupe nous n'avons construit qu'un magasin nous sommes depuis 40 ans dans la distribution alimentaire à l'Î de la Réunion un petit peu moins nous n'avons construit que deux magasins de hypermarchés les autres magasins sont des magasins qui ont été repris à des acteurs et malheureusement Robert parfet disait groupe locaux donc on reste mais malheureusement beaucoup d'acteurs locaux ont disparu aussi mais c'est pas facile partout à la Martinique c'est nous qui avons réussi àcheter des magasins de concurrents défaillant à l'Î de la Réunion aussi mais en Guyane par exemple nous avons un hypermarché et nous souffrons beaucoup c'est nous qui souffrons nous perdons beaucoup d'argent depuis plusieurs années on n'a pas encore réussi à trouver la clé c'est notre concurrent qui nous fait souffrir il est il est plus efficace que nous en tout cas visiblement et au fond la chance de ce magasin en Guyane c'est d'appartenir à un groupe qui le soutient et qui lui permet de traverser cette période difficile et que j'espère que nous réussirons à traverser et pour ne pas faire comme ceux qui ont fait avant nous mais mais mais c'est vrai que c'est un métier fragile difficile et donc mais le prix le prix le prix il faut être alors bien sr à la fin on est quand même beaucoup trop cher par rapport à hexagone les contraintes structurelles dont on a parlé mais tous les un distributeur qui ne se lève pas tous les matins en cherchant une bonne idée pour arriver à baisser ses prix et à être placé mieux placé que ses concurrents enfin en tout cas nous c'est notre conviction c'est que c'est un élément fondamental merci euh avant de de clôturer cette audition qui était vraiment très très éclairante et enrichissante et et je vous remercie encore une fois tous d'y avoir participé euh j'aimerais tout d'abord évoquer avec vous les travaux de la délégation puisqu'il est vrai que on a vous avez parlé de la vie chè vous avez pas évoqué tout ce qui avait été mis en place depuis et qu'on ne dont on ne voyait pas de de de solution il est vrai que la délégation s'attelle euh non pas pour un 1e rapport qui sera mis dans un placard mais j'apporte beaucoup d'importance à ce que nos travaux se traduisent euh dans dans les faits premièrement je souhaiterais vous dire que la nous avons déposé dernièrement une proposition de loi d'actualisation du droit des outresmères à l'initiative du président Gérard Larcher et qui prévoit dans son article 10 d'élargir le bénéfice de l'aide au fret au produits de première nécessité donc c'est c'est une c'est une une petite approche mais qui pourra peut-être permettre d' améliorer les choses j'ai bien compris vous avez beaucoup insisté sur la continuité territoriale bon il est évident on a on fait le comparatif avec la Corse je rappelle bon que la Corse n'est pas très loin d'une part que deuxièmement tous les avantages dont bénéficie les les les ultramarins au titre de la vie chère à savoir la sur rémunération certes la surrémunération des fonctionnaires les abattements de charges patronal au niveau les entreprises les les abattements les dispositifs de défiscalisation autre ce sont énormément de dispositifs dans bénéficie les territoires ultramarins sur la base de ces ce différentiel et de cette vie chère donc bon il il serait illusoire de penser qu'on pourra vendre dans un dans un supermarché ultramarin un produit exactement au même prix qu'on peut le le trouver à à à Paris voilà ce sont vraiment des discussions qu'il faut poser sur la table et voir euh ce à quoi les ultramarins ou les entreprises ultramarines sont prêtes à à concéder pour qu'on puisse trouver des solutions si vous estimez que le dispositif en place notamment ces abattements et autres ne peut-être ne sont pas assez efficaces vous avez évoqué aussi l'oroit de mer he qui qui qui fait débat donc j'espère qu'à l'issue de de toutes de ces nombreuses auditions on pourra arriver à à lancer ne serait-ce que des des des dispositifs qui pourront d'un côté comme de l'autre faciliter faciliter la la V le quotidien des ultramarins et nous comprenons vous êtes aussi des vous vous vous employez des de nombreuses personnes donc vous êtes des acteur du économique des des territoires et on ne peut pas non plus vous demander de de faire du social c'est normal c'est logique et vous l'avez fortement vous l'avez justement indiqué une entreprise qui n'est pas compétitive elle met la clé sous la porte évidemment avec tout toutes les conséquences que cela que cela implique donc euh c'est un travail collectif et je pense que nous allons poursuivre ces ces discussions de manière à à trouver une un consensus une solution qui puisse permettre Infiné à nos concitoyens euh de pouvoir se nourrir de pouvoir se vêtir de pouvoir aussi travailler hein parce que euh j'ambitionne aussi de de de de développer l'économie de ces territoires parce qu'il y a pas de raison que ces territoires ne puisse pas se se développer et j'espère aussi avoir un peu à apaiser à travers ces discussions euh certains a prioris et certaines discussion discussion un peu un peu stérile mais je vous remercie d'avoir répondu avec voilà avec en toute franchise à toutes les questions et et sachez que les euh les les auditions euh sont là se font non pas pour cibler qui que ce soit je l'ai toujours dit et et je le répète mais nous sommes tous des acteurs et et l'important c'est que chacun y met sa pierre à l'édifice et on arrivera à trouver des solutions qui je lesp seront satisfaisante pour tout le monde voilà merci à vous merci de nous avoir consacré 2h parce que les auditions en général elles sont elles ne sont pas aussi longues mais vraiment nous avons appris énormément à titre personnel j'ai appris beaucoup de choses merci à vous merci merci merci beaucoup merci merci
Micheline Jacques