François Ruffin : "Que la ministre de la santé aille faire un stage à l'hôpital !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Vous l'avez sauvé ? On a sauvé qui ?
- 0:15OuverteRéponse partielle
Vous avez voté la suspension de la réforme des retraites. J'imagine qu'il était soulagé.
- 0:45RelanceRéponse partielle
Répondez à ceux qui disent que vous êtes l'allié du corps nu de la droite ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que dans les mois qui viennent, on trouve un chemin pour réconcilier la nation ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Qui va reprendre la réforme des retraites après le gel ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Comment décrivez-vous la compétitivité de l'agriculture française face aux normes internationales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François RuffinChiffre
« 500000 personnes, 500000 ouvriers, salariés, employés qui vont pouvoir partir en retraite 3 ou 6 mois à l'avance. »
- 2:00François RuffinChiffre
« On a un taux d'inaptitude record 100000 inaptitudes dans notre pays. On a doublé ça. »
- 6:00François RuffinChiffre
« 52 molécules très exactement qui sont interdites ici et qui sont permises là-bas. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
RMC face aux grandes gueules. Bonjour monsieur le député. Bonjour.
Vous l'avez sauvé ? On a sauvé qui ? Sébastien Lecnu.
Moi je pense que c'est vraiment pas le sujet, vous savez. Et hier, vous avez voté la suspension de la réforme des retraites. J'imagine qu'il était soulagé.
A dû fêter ça hier soir grâce à la gauche. En une partie de la gauche, il peut continuer. Vous savez, c'est vraiment pas mon sujet.
Moi, je sais pour qui je me bats. Je sais pour qui je me bats tous les jours et simplement je vois qu'il y a 500000 personnes, 500000 ouvriers, salariés, employés qui vont pouvoir partir en retraite 3 ou 6 mois à l'avance. Je vais passer ces miettes pour un festin.
Je dis pas c'est formidable mais je dis ce que je prends je le prends. Quand il s'agit de faire le plein d'un cad pour les auxiliaires de vie et de gagner ça à l'assemblée, je prends. Quand il s'agit d'avoir un 13e mois pour les femmes de ménage, je prends.
Et ben là, il s'agit pour moi de défendre les travailleurs de mon pays et de faire queil y en ait 500000 qui puissent par que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes finalement l'allié de le corps nu de la droite ? Je pense que vous vaez mieux que ça et que oui mais d'accord aujourd'hui aujourd'hui la politique elle vaut mieux que ça vous savez. Enfin elle doit valoir mieux que ça que cette assemblée où euh personne n'y comprend rien.
Donc le sujet il est pas là, il est maintenant comment on se bagarre pour les français. Et je vais dire autre chose. Vous savez, moi ce qui m'a euh le plus frappé dans le choix de d'Emmanuel Macron de fait ses réformes sur les 64 ans, euh c'est queon était dans un temps où on avait traversé la crise des gilets jaunes, on avait traversé la crise Covine, on a eu la crise de la guerre en Ukraine avec la crise des factures d'énergie et d'inflation.
Et dans ce temps là, je pense que la responsabilité président de la République, c'est de chercher à rassembler et de se demander comment on peut porter un projet ensemble. Ouais, mais il y a un système des retraites à financer aussi à ce moment-là de notre histoire, dans un moment où la psychologie des Français était voilà très mal en point, je pense que l'objectif du président de la République c'est l'unité de la nation. Et là qu'il a déchiré la nation.
Est-ce que dans les mois qui viennent, on trouve un chemin pour un peu réconcilier la nation pour queon porte un projet ensemble plutôt que de se déchirer ? Il faudra quand même une réforme, non ? Et la réforme et ça ça sera l'un des sujets de discussion et j'espère pas le sujet central en toute franchise de la présidentielle de 2027.
Donc là, on a un gel jusqu'au 1er janvier 2028. C'est pas une suspension, c'est un gel. Voilà, c'est gelé.
Une abrogation, c'est pas une abrogation. Non, c'est pas l'abrogation. Non, c'est pas une abrogation.
Décalage. Mais qui va reprendre ça ? Et quel quel candidat à la présidentielle va reprendre ?
Gabri le macroniste qui défendait cette réforme maintenant défend une autre réforme. Lui veut supprimer l'âge légal. Madame Borne peut-être va la reprendre.
Et bien il y aura ça fera partie de la discussion mais je vais vous dire moi je pense pas que la seule discussion sur la tête fasse un projet pour le pays et voilà et on doit avoir des discussions sur qu'est-ce qu'on fait avant. Voilà comment comment on travaille avant. Et vous savez mon engagement moi sur le travail et si on veut augmenter la production de notre pays et ben il faut faire que les jeunes ils entent sur le marché du travail pas en passant par des CDD par de l'intérim par des stages et par de la précarité mais en ayant pas ces épreuves à franchir.
Et à l'autre bout vous savez le taux d'emploi des seniors indépendamment de l'âge de départ à la retraite il est pas bon parce que on a un taux d'inaptitude record 100000 inaptitudes dans notre pays. On a doublé ça. Ça veut dire 100000 personnes qui sont broyées physiquement ou psychiquement.
C'est des burnouts, c'est troubles musculosquelettiques qui sortent du marti du travail et c'est un coût en dizaines de milliards d'euros. Donc je pense qu'on a bien d'autres sujets à mettre sur la table pour notre pays d'ici 2027 et que voilà, on doit on doit en pouvoir en discuter et sans être miné parce que c'est c'est un cancer. le cette réforme des retraites a été un cancer démocratique.
Quand le président de la République fait ça contre 8 Français sur 10, contre tous les syndicats unis et contre une majorité de députés à l'assemblée, ça pourrit dans le pays. Bah inévitablement, vu ce que vous venez de nous dire, se proposera la question de votre candidature de toute façon aussi en 2027. Je suis passé à BFM donc dans la même maison ce dimanche.
Ils m'ont posé 18 fois la question. Non, moi je vous la pose pas la une fois, c'est tout. Non, non, mais c'est parce que voilà, non, je dis simplement ça va se reposer à un momentos.
Je vous réponds, ça n'est pas le moment. Ça n'est pas le moment parce que là on sait pas si on va avoir un budget. On sait pas si on va avoir une dissolution.
Ça n'est pas le moment. Là il y a une on est dans une parenthèse dans un temps suspendu et ben dans ce temps suspendu, on se bagarre pour offrir ce qu' peut y avoir sinon de meilleur du moins moins pire pour les Français. Et parmi ce qu'on peut offrir il y a quoi ?
Il y a le mercur ce serait le pire qu'on puisse offrir aux Français. Alors le l'accord libre échange avec l'Amérique du Sud. Vous savez, vous savez, je suis porteur d'une résolution qui passera en Commission des affaires européennes mardi prochain.
Euh, je vais vous dire pourquoi je me bagarre sur ce mercurû. Moi, j'ai vu dans ma Picardie les usines partir vers une Chine qui est devenue l'usine du monde. Je veux pas voir de ma Picardie et de tout le pays les fermes partir vers une Ukraine qui deviendrait la ferme usine de l'Europe ou vers un Brésil qui deviendrait la ferme usine du monde.
Or là, cet accord sur le Mercosour, c'est un gouffre qui sépare deux agricultures. Il y en a une où on demande de faire mieux, de monter en gamme, d'être attentif au bien-être animal et de l'autre côté, vous avez des fermes qui font des dizaines de milliers d'hectares d'un salaire de 350 € par mois et 52 molécules très exactement qui sont interdites ici et qui sont permises là-bas. Les hormones de croissance, quelque chose qui s'appelle le paraquat par exemple, c'est quelque chose qui est interdit depuis 2008 dans l'Union européenne parce que ça fie la maladie Parkinson et ben là-bas c'est autorisé.
Donc évidemment, ça pose des grands enjeux de euh sur les soucis de santé, sur les soucis d'environnement, sur les soucis de modèle agricole. Mais je crois que le pire, c'est la démocratie. Le pire, c'est la démocratie.
Quand c'est la première victime, quand l'Assemblée dit deux fois non, quand le Sénat dit deux fois non, quand 76 % des Français disent non, quand tous les syndicats agricoles disent non, quand toutes les associations environnementales disent non et qu'à la fin on a Madame Bernon qui en notre nom va signer le traité avecour, ça pose un gros. Emmanuel Macron a dit non devant les agriculteurs hier à Toulouse, mais il dit pas la même chose devant. Il a dit oui.
Alors, le problème, c'est que en Amérique du Sud, il dit pas la même chose mais il a dit non devant les agriculteurs français. et ben qui le pose ce nom-là avec clarté parce que là c'est pas le cas depuis des mois. Et donc moi, pour qu'il le pose avec clarté, je lui demande je demande au président de la République de se pourvoir devant la Cour de justice de l'Union européenne et de dire voilà ce qui ce traité euh n'est pas conforme au fonctionnement de l'Union européenne parce que madame Vanerleon en découpant l'accord, vous savez qu'elle elle contourne les Parlements nationaux et ensuite il y a des mécanismes à l'intérieur de cet accord-là qui en fait viennent miner le Nord.
Oui. Mais il y a pas il y a pas quel qui est pour. L'Allemagne est pour, l'Italie est pour.
Euh parce que si si on inverse ces choses euh je suis d'accord, on peut pas importer n'importe quel produit mais justement c'est l'intérêt d'un accord, c'est qu'on encadre les choses et qu'on peut exiger aussi euh des le respect de certains critères parce que s'il y a pas d'accord finalement ça n'empêchera pas ces produits d'arriver mais ça sera pas contrôlé et ça arrivera n'importe comment. Donc on peut y voir aussi peut-être un accord de libre échange. Ça organise aussi le marché.
Bah là en l'occurrence il y a des quotas d'importation qui existent. Il s'agit de les relever très notablement en autorisant 99000 tonnes de de bœuf en plus et 180000 tonnes làbas. Non mais non mais moi je vais poser une question.
Qui aujourd'hui va contrôler dans les bateaux qui arrivent à Rouan les quotas qui arrivent déjà aujourd'hui qui va vérifier que que dans les carcasses congelées qui arrivent à Rouan, il y ait pas d'hormone ? Mais il y a personne qui fait ça. Mais à l'Europe personne ne fait ça.
Un contenur sur 5000 qui est ouvert dans le port du Havre. Bon voilà. Donc vous savez la question centrale pour moi elle est celle de la démocratie.
Elle est quand est-ce que les Français ont voté pour la mondialisation ? Jamais ils n'ont voté pour la mondialisation. Quand est-ce qu'ils vous ont voté pour aller avec la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce ?
Jamais ils ont voté là-dessus. Mais elle s'est imposé à nous la mondialisation. Après, on peut peut-être la réguler ou justement la contrôler, mais elle s'est imposé avec les échanges entrepris de justice qui nous a mis dans l'Europe en en ratifiant à traiter que les Français vont à voter contre.
Nicolas Sarkozi est là mondialisation. On vit pas sur une déserte pardon et on vend aussi des produits étrangers très peu. Malheureusement pas assez sans doute parce que on produit pas assez en France.
En matière agricole, on a basculé cette année quoi. La balance commerciale agricole sur la mondialisation. La mondialisation, elle suppose des régulations.
Or depuis plus de 20 ans, on a fait du libre échange et non pas du juste échange. Et on a permis un laisser faire tous azimut dans tous les sens. Donc il faut dire non à un grand déménagement du monde et à un moment il faut poser les les accords commerciaux.
La politique commerciale c'est de la politique. Ça détermine la politique industrielle, ça détermine la politique agricole. Et il faut pas faire comme si c'était en dehors du champ de la démocratie et que c'était juste des questions d'expertise, de compétences avec des gens qui sont fans de Ricardo et qui nous disent que c'est la théorie des avantages comparatifs et qu'on si tant mieux si on doit produire à l'autre bout de la planète.
À un moment, il faut que les Français puissent dire qu'est-ce qu'on veut et c'est pas l'autarsie. C'est de venir dire qu'il y a doit y avoir de la régulation possible. Ça sur l'agriculture mais je dis la même chose sur l'industrie mais nous on est toujours sur la régulation.
C'est c'est la grande spécialité en France c'est de réguler. Mais le vrai enjeu c'est de produire français c'est c'est c'est de c'est d'ouvrir des usines. C'est permettre à les agriculteurs de se développer.
C'est bien de réguler encore qu'il compétitif quoi. Compétitif c'est un gar être compétitif. Mais concrètement, comment vous le décrivez Être compétitif quand moi agriculture français, j'ai pas le droit d'utiliser ça.
J'ai pas le droit d'utiliser ça. Je passe de je passe de tiers de ma vie à remplir des députés qui votent ça. Non, enfin pas complètement pas complètement.
Il y a même souvent des des normes qui sont renforcées par par la France. Toujours les papiers, on peut être d'accord et je pense qu'il faut trouver un un grand moyen que on contrôle les gros mais on accompagne les petits et là on n'y est pas du tout. Pas seulement pour les agriculteurs, mais pour les restaurateurs, pour à peu près tout le monde dans le pays, il y a une surcharge administrative et c'est un gros gros souci en passant son temps sur des non c'est plus des papiers, c'est plus la paperace, c'est aller sur des plateformes numériques où on doit remplir des codes, avoir des mots de passe et ainsi de suite et tout ça est un un gros souci aujourd'hui.
Maintenant, je veux dire, on fait une schizophrénie à l'égard des agriculteurs. On leur dit deux choses en même temps. On leur dit soyez compétitifs, soyez compétitifs avec les fermes néoz-élandaises, avec les fermes brésiliennes, avec les fermesukrainiennes et on leur dit de l'autre côté monter en gamme et assurer notre souveraineté nationale.
Et ben, on peut pas avoir les deux à la fois. Il faut choisir, il faut fixer un cap. C'est un mot Bruno De Faillet qui était le président de la Fédération nationale Bovine quand il est intervenu en commission des affaires économiques, il a dit quel est le cap que vous fixez à l'agriculture française ?
À mon avis, soit on est un marché de niche, soit on est un marché pour nourrir tout le monde, tout le monde ou tout le pays. Et là aujourd'hui, pour l'instant, il y a pas de cap qui est fixé à l'agriculture française. Après guerre, il y a eu un cap.
Et moi, je salue nos grands-parents et les miens qui ont participé au fait que en une génération, on a retrouvé notre souveraineté parce que on a fait des choix qui ont permis de retrouver une autonomie à l'unientaire. Mais aujourd'hui, c'est plus le cas. Alors, question François Ruffin.
Euh alors, moi je j'entends bien ce que vous dites sur justement que la la retraite c'est pas la colonne vertébrale et c'est pas elle qui doit être le centre de de tous les débats politiques et qui a évidemment énormément de sujets. Et moi ce qui m'a ce qui la question que je voulais poser, c'est que en fait produire de la richesse avec une jeunesse qui croit plus en ce pays, qui a envie de partir, qui est beaucoup en retard sur beaucoup de choses malheureusement où il y a un sentiment de déclin partout, même si parfois il est pas vrai, il est pas réel, mais quand même il y a ce sentiment de déclin, ce sentiment que la politique de toute façon, elle sauvera plus personne, que la classe politique sauvera plus personne et comment justement redonner au français l'envie de se réinvestir intellectuellement, redécouvrir l'esprit critique, redécouvrir que produire de la richesse, que créer. J'ai lu un papier extrêmement intéressant d'un français plutôt de très bon niveau qui a voyagé en Asie et il est revenu et il a dit "La splendeur de la France se vend partout.
Elle est extraordinaire. On vend le beret, la baguette, l'art de vivre, la démocratie, le luxe, la mode. On vend tout.
Tout se vend à ailleurs dans le monde et en France, c'est devenu désu c'est-à-dire qu'on on peut plus euh on peut plus euh avoir ça. Et je pense que la première chose que les Français doivent doivent euh retrouver comme comme histoire et comme belle histoire, c'est ce rapport avec leur pays. J'y suis, je produis, je crée et et le reste suivra et il faut un cap.
Tout à fait. Mais je suis pleinement d'accord avec tout ce que vous venez de dire. Moi, je pense qu'il y a un mot clé, c'est fierté.
Il faut retrouver la fierté. Moi, je dis, on doit conjuguer les fiertés. Il peut y avoir une fierté locale.
Vous avez cité les régions d'où on vient qui se conjuguent avec une fierté nationale, qui se conjugue avec une fierté du travail. Et il y a autre chose, c'est que euh ils nous font un projet. Vous savez, c'était le grand mot d'Emmanuel Macron quand il a été élu en 2017.
Mon projet enfin, je sais pas si vous vous souvenez. Bon et ben en fait tout ça c'est vidé zéro projet. Et quand on entame le son premier mandat en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, c'est pas un projet.
Quand on entame le deuxième mandat en faisant la retraite à 64 ans, c'est pas un projet. Et je pense qu'aujourd'hui le vide du pays, c'est un vide de projet et de fierté. Les deux sont liés.
Vote toujours plus d'impôt sur les riches, c'est pas non plus un projet. C'est pas ça qui fera l'avenir de nos enfants. Un projet, je vous le dis, c'est pas un projet, c'est un moyen.
Ça n'est pas une fin. Je vous donne pas, c'est un outil mais ça n'est pas un projet. Et ouis, je pense que vous savez, il y a cette phrase d'Antoine Saintgupéri que qu'on tu vois sur les assiettes en personnell chez nos grands-parents, c'est ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction.
Et je pense que ce qui est vrai pour un couple quand il a pas de projet, quand il regarde pas ensemble dans une direction d'avoir des enfants, un pavillon, de partir en vacances ensemble, c'est vrai pour une nation et si elle elle regarde pas ensemble dans une direction et je pense qu'on a des défis à relever et la France, elle a de des savoirs et des savoirs-faire pour ça. On a un défi démographique. Quand il y a 20 % de natalité de baisse sur 10 ans, c'est un grand souci.
On doit se demander comment on fait pour que les jeunes couples qui aujourd'hui ont voir envie d'avoir des enfants mais qui retardent ça parce que ils ont pas le logement assez grand, parce qu'ils ont pas le boule stable, parce qu'ils ont peur de l'avenir et ben ils puissent seer là-dedans. On a un défi climatique. Je veux dire, il y a une proposition, c'est de donner 1000 € à un enfant quand il n de le mettre sur un compte épargne pour capitaliser.
C'est une en tout cas en tout cas ça doit faire le le la politique familiale doit faire l'objet de discussion. Je vous dis moi je la clé la clé c'est le logement. La clé c'est le logement.
Et dans ce pays, on parle pas assez du logement. On a aujourd'hui 3 millions de personnes qui sont en demande de logement. On a uners des gens qui qui consacrent un/ers à la moitié de leur budget au logement.
Le pouvoir d'achat, c'est la question du logement. Et vraiment on a on a un gros gros souci sur le logement y compris la politique familiale passe par Bruno de Vion. Ouais.
Une fois que le le budget devrait être voté et parce qu'il en faut un pour la France, est-ce que tu penses que derrière vous pouve tu vous pourrez continuer à travailler ensemble pour construire quelque chose pendant un peu un peu plus d'un an ? Par exemple, tu vois sur l'industrie, c'est vrai que tu viens de parler de l'industrie, on les a entendu, on les entend tous nous dire "L'industrie ça va pas, on produit pas assez". Est-ce que là tu penses que pendant un an vous allez pouvoir faire des choses, gagner des petites victoires comme là vous venez de faire ?
Parce que moi je comprends, je vais dire vérité, moi je comprends la France insoumise qui dit que ils ont leur leur truc à eux, c'est l'abrogation, donc ils vont pas voter une suspension. Et je comprends aussi très bien ta position de dire bah voilà une petite victoire tu te mouilles plus toi. Bah non mais c'est la vérité en fait mon eux ils ont un mandat en je ils ont un mandat.
Est-ce que tu penses que tu peux avoir d'autres victoires après tu sais sur l'industrie sur le fait qu'on on arrête de donner 211 milliards à des boîtes qui se barrent tu vois en ce moment on harceleur mital qui a deux doigts de se barrer de France 112 milliards qu'on a bar alors là par exemple sur harcelor mital on se bagarre pour queil y ait de la nationalisation puisque il y a eu de la protection qui est plus ou moins mise au niveau européen et c'est une bonne chose mais si jamais l'industriel veut pas investir veut pas mettre autant que l'État est prêt à mettre 870 millions sur la table si l'industriel est pas prêt à les mettre pour produire ici ça pose souci on pose la qui sont la nation. Je je suis dubitatif que dans l'année qui vient, on parvienne à porter un projet. On aura des petits trucs, on peut tout ce que je pourrais gratter, j'irai le gratter pour les gens, il y a pas de doute.
Mais c'est pas vrai que c'est dans ce temps d'incertitude. Mais du coup sur le long terme, est-ce que il y a pas un travail sur le modèle de la société quand même ? Parce que moi je alors je suis agriculteur, je viens du milieu rural, je côtoie beaucoup de chefs d'entreprise, d'artisans.
À un moment donné, notre modèle social, les gens ils en peuvent plus quoi. Ils en peuvent plus du modèle social parce que parce que n'importe quel entrepreneur chaque fois qu'il gagne 10 dans sa poche, il va deux ou trois quoi. Et porter le modèle social tel qu'il est aujourd'hui. quand on me demande en même temps d'être compétitif, on l'a dit, par rapport à la Nouvelle-Zélande ou l'Amérique du Sud, mais c'est impossible quoi.
C'est impossible aujourd'hui. D'abord, c'est une réalité qu'aujourd'hui pour un peu au-dessus du SMIC, pour augmenter un salarié de 100 € pour qu'il ait 100 € en plus dans sa poche, il faut que un patron donne 400 € supplémentaires. Donc c'est un souci et je veux dire ça doit être posé sur la table.
Moi, je suis pour des états généraux de la fiscalité et que il y ait des artisans, des commerçants, qui a des salariés, des ouvriers qui est et des auto-entrepreneurs que on est des même des grands patrons comme Bernard, tout le monde autour de la table et qu'on se demande comment on finance parce qu'il faut le financer nos routes, nos hôpitaux, nos écoles et tout ça, il faut bien trouver des moyens pour ça. Où est-ce qu'on va aller chercher ? Je suis pour qu'il y ait des états généraux la fiscalité.
Alors moi, j'ai mes propositions mais je pense que ça doit être maintenant très largement débattu. Le le la nation française est née sur la question de la fiscalité et sur des États généraux. 1789, c'est ça.
Et ben, je pense qu'on doit être dans un temps où on renoue avec une grande discussion sur comment on finance mais surtout pourquoi on finance. Enfin, je veux dire vers où on veut aller ensemble. C'est terminé.
Encore une question, est-ce que vous êtes candidat ? Non, non, on a dit qu'on la poserait se fois. Non, je rigole.
Je rigole. Une dernière question comme ça. Vous avez des nouvelles de Sarah Salman ?
Ben, j'ai des nouvelles par la presse puisque je vois qu'elle est sur le tapis rouge avec euh un autre invité que vous aviez ici euh Luc Besson. Donc voilà, je sais pas si elle prépare un nouveau film avec lui. Mais en tout cas, en tout cas je je sais pas si vous entendez combien le contenu de ces déclarations sur le travail, sur les difficultés dans les usines, la compréhension que oui 64 c'est pas possible pour tout le monde.
Je sais pas si vous imaginez. Donc moi, je suis toujours pour qu'on ait des stages euh que un ministre qui devient un ministre de la santé, il a fait il aille faire un stage d'abord dans un hôpital qu'un ministre euh de euh de la justice et ben il aille faire un stage en prison. Je préviens un stage.
Mais voilà, je suis pour que le développement de ces stages. Euh, je pense ça apporte ça apporte une humanité, vous savez. Bien sûr.
Merci François Ruffin d'être passé par les GG, par les grands
François Ruffin