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interviewLe Média (sur YouTube)· 19 juillet 2025 26 min

CE SÉNATEUR A ENQUÊTÉ SUR LE SCANDALE DU VRAI ASSISTANAT : 211 MILLIARDS POUR LES ENTREPRISES

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Aujourd'hui, alors que plus de 2200 dispositifs d'aide publique soutiennent les entreprises en France, une interrogation essentielle se pose où va l'argent public et avec quel résultat ? Dans un contexte de crise budgétaire, les questions sont aujourd'hui plus que légitimes.

Quelles sont les contreparties exigées par les pouvoir public quand une aide est accordée, notamment aux entreprises qui ferment, licenci, délocalise et vers des dividendes ? Une commission d'enquête sénatoriale a été créée pour tenter de répondre à toutes ces questions. Le rapporteur, le sénateur communiste Fabien Guayet et notre invité, c'est l'entretien. [Musique] Bonjour monsieur Agué.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Alors, vous avez présenté à la presse, c'était la semaine dernière, il me semble les conclusions du rapport de la commission d'enquête et vous avez estimé le montant des aides d'État versé aux entreprises.

Rappelez-nous ce chiffre qui est colossal. 211 milliards. 211 milliards d'aide publiques à travers plus de 2200 dispositifs.

Divers agences qui distribuent cet argent. Alors, il faut les décomposer. Il y a des aides budgétaires, donc des aides directes aux entreprises, des aides fiscales classées et déclassé.

Donc ça c'est des taux de TVA réduits. Et puis il y a une partie sur les exonérations de cotisation patronale qui se chiffre maintenant à 77 milliards. D'ailleurs, j'entends beaucoup que ce chiffre devrait être contesté, devrait pas rentrer dans les aides publiques aux entreprises.

D'abord dire que et le ministre de l'économie et des finances et madame Vautin compte comptabilise les exonérations. Et je rappelle à celles et ceux qui nous écoutent que c'est évidemment de l'argent qui ne rentre pas dans les caisses de la sécurité sociale, mais personne ne le dit et tout le monde oublie peut-être un peu facilement, c'est quand même de l'argent compensé par l'État. Pas tout à fait puisqu'il manque 5 milliards.

Donc en réalité, on vous vole une part de votre salaire parce que dans le salaire, il y a le salaire net, le salaire brut et le salaire super brut. Donc on vole à chaque travailleuse et travailleur une partie de son salaire superbut et en plus en tant contribuable, c'est vous qui remettez euh au pot pour combler ce ce ces exonérations. Donc ce chiffre 211 milliards et c'est la première fois qu'il y a un chiffre objectivé.

Et comment vous l'avez obtenu ce chiffre ? Parce que vous le dites, vous regrettez qu' il y ait pas de tableau centralisateur. Alors comment l'administration vous a aidé dans ce cas ?

Alors ça c'était un peu la première chose qui a stupéfait l'ensemble de la commission. On était 19. euh c'est qu'il n'y a pas il n'y avait pas de tableau centralisateur.

Euh les différentes administrations ne connaissait pas le montant, ni le volume, ni ce qu'elle attribuait entreprise par entreprise. Donc nous pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, on a collecté toutes les données dans chaque ministère. Ça a été un travail long, très fastidieux.

D'ailleurs, je veux en remercier une nouvelle fois l'administration du Sénat. On s'est adjoint deux data scientistes qui ont fait le travail et qui ont collecté une fois qu'on avait toutes les données, qui ont compilé cela et qui ont pu nous permettre d'avoir pour la première fois ce chiffre objectif. Il n'y a aucune surveillance sur l'argent public qui est donné aux entreprises.

Alors après, c'est une autre question la surveillance parce que à partir du moment où on connaît le montant, où on a pour la première fois un chiffre objectivé, là on peut se poser des questions. Est-ce que il y a des critères d'éligibilité, de conditionnement, le suivi, l'évaluation ? Donc l'argent public est contrôlé fiscalement, l'administration fiscale fait le travail mais en réalité il y a peu ou pas de conditions.

C'està-dire on vous donne de l'argent mais on vous donne demande rien en contrepartie. Par exemple des critères en terme d'emploi ou de décarbonation et cetera et surtout il y a pas de suivi et pas d'évaluation. Donc on sait pas si ça marche ou pas de vous attribuer l'argent public.

Donc si si on résume, une fois que l'administration débloque l'argent, elle vérifie pas où ça va. Elle elle l'administration fiscale vérifie que l'argent est bien attribué et bien contrôlé mais après il y a pas de suivi d'évaluation. C'est-à-dire est-ce que ça fonctionne ou pas ?

Euh pourquoi on l'a donné ? Il y a comme il n'y a pas de condition, on ne vérifie pas puisque si je vous donne de l'argent et que je ne vous demande rien ensuite l'administration peut pas vous dire à quoi vous l'avez utilisé puisqu'on vous a donné de l'argent sans rien vous demander. Donc par exemple lorsque des élus et des parlementaires, des syndicalistes disent "Mais on a donné de l'argent mais il licencie." Ben oui parce que aujourd'hui jusqu'à aujourd'hui on ne pose aucun critère de conditionnement pas de suivi pas de surveillance et pas de contrepartie.

Ça veut dire qu'une entreprise qui licencie, qui distribue même des dividendes, d'accord, peut bénéficier de l'aide publique d'and. Tout à fait. D'ailleurs, il y a un certain nombre d'auditions, elles sont toutes publiques.

Donc, j'invite celles et ceux qui nous écoutent à aller les réécouter, notamment celle de l'administration. D'ailleurs, j'ai posé la question à la direction générale des entreprises. Aujourd'hui, en France, on peut avoir une entreprise qui touche des aides publiques, qui verse des dividendes conséquentes à ces actionnaires, qui pratiquent leur achat d'action pour plusieurs milliards d'euros et qui licencie.

C'est tout à fait autorisé aujourd'hui jusqu'à aujourd'hui mais nous avons des recommandations pour évidemment que ça veut dire concrètement que l'aide publique peut aller dans les poches des actionnaires ? Oui, ça peut. Euh par exemple, on a auditionné Carrefour, j'ai compilé avec des syndicalistes qui m'ont donné un certain nombre de chiffres.

D'ailleurs, monsieur Bompard, le PDG ne les a pas contesté sur 6 années de CICE. C'est environ 2,6 milliards d'argent publics qui ont été donnés à Carrefour. un bénéfice net dans la même période de 3 milliards5 et c'est 2 milliards8 qui sont partis dans la poche des actionnaires.

Donc là clairement l'argent public a servi aux actionnaires de Carrefour et d'ailleurs le ministre de l'économie et des finances monsieur Lombard quand je lui ai mis le tableau face aux yeux n'a pas pu le contester et a dit il y a une question assez pudiquement. Vous avez fait plusieurs auditions ? Oui.

Plus de 50. Oui. Quelle est celle qui vous a le plus marqué ?

Ah c'est difficile parce que au départ on avait dit on fait l'administration, on fait des économistes, des chercheurs. Puis après on a fait 33 PDG plutôt des boîtes des entreprises du CAC 40. On a beaucoup parlé de celle de monsieur Bernard Arnaud puisque elle a donné lieu à une passe d'armes si je puis dire avec lui.

Il y a eu celle autour de Carrefour qui a fait beaucoup réagir notamment ce que je viens de vous dire et puis autour du climat social dans l'entreprise et de la location Gérance qui est très mal vécu par des milliers des dizaines de milliers de salariés. Il y a eu celle de Sanofi là aussi quasi 1 milliard de crédits d'impôt recherche en 10 ans. C'est quand même une grande entreprise qui n'a pas réussi à trouver le vaccin et qui dans le même temps a licencié environ 3500 personnes.

Donc là clairement le crédit d'impôt recherche n'a pas servi à sauvegarder l'emploi. Il en a plutôt détruit et en plus si on voulait est-ce que cela a fonctionné ? Pas vraiment.

Et c'est une entreprise qui continue à licencier et qui va vendre deux sites dans le Val de Marne à côté et le site d'Amilie. D'ailleurs, vous avez un chiffre, un pourcentage euh lorsque les aides d'État, les aides publiques se sont avérées efficaces ou pas ? Non, c'est c'est bien ça le problème puisque aujourd'hui comme il y a pas de suivi et pas d'évaluation de tous les dispositifs fiscaux, il est impossible pour personne à c'est 211 milliards d'euros d'aide publique évaporé. pas évaporé, ils sont là.

Mais par exemple sur les exonérations de cotisation patronale, il y a un débat des économistes, des chercheurs de droite et de gauche qui disent que les exonérations au-dessus de 1,6, donc grosso modo pour les salaires un peu plus au-dessus de 2000 € sont inefficaces sur l'emploi. Et pourtant, chaque année, le Parlement revote 20 milliards d'euros d'exonération de cotisation en sachant pertinemment que ça ne fonctionne pas. Et après, il y a tout un tas de dispositifs.

Le crédit d'impôt jeux vidéo qui bénéficie à une entreprise, Ubisoft, le crédit la taxe il y a 2200 dispositifs. Tout à fait. 2200.

Lequel est le plus utilisé ? Alors, c'est beaucoup le crédit d'impôt recherche hein, c'est celui plus de 8 milliards d'euros chaque année pour de nombreuses entreprises dont 30 % peut être utilisé en dehors de la France. Donc, on donne de l'argent pour que on fasse de la recherche et du développement de la France.

à l'extérieur de la France au sein de l'Union européenne, c'est c'est permis jusqu'à 30 %. Donc là aussi, c'est quand même un questionnement puisqueon nous a vendu que le crédit d'impôt recherche c'était pour faire la recherche en France et on s'aperçoit que les critères là il en existe un permettent à une entreprise 30 % de faire. Alors pour être tout à fait honnête, c'est aussi un critère européen qui nous oblige sur cette question là, mais c'est quand même c'est quand même un fort débat.

Donc c'est celui qui a fait le plus le plus débat entre nous. Donc après ces 6 mois d'enquête, vous avez publié 26 recommandations. Ouais.

Quels sont selon vous les prioritaire ? Alors les 26 se tiennent mais bon d'abord la transparence c'est la première fois que 33 PDG viennent et donnent le montant des aides publiques alloué à leur entreprise. Moi, j'ai reçu des milliers de messages de salariés me disant "Ça fait 15, 20 ans que je suis dans cette entreprise.

Je connaissais pas le montant. des aides publiques. Donc merci.

Donc nous on invite d'abord à ce que le tableau que nous avons fait soit actualisé par l'administration et surtout que le débat ait lieu maintenant dans chaque entreprise. On veut que chaque année les CSE et les délégués syndicaux disposent euh des montants des aides publiques et du volume des aides publiques. Donc pour moi, c'est très important parce que le débat de transparence, il doit d'abord avoir lieu dans chaque entreprise.

Que toute la boîte soit au courant, les salariés, les tout le monde. Bien sûr. Ben bien sûr, évidemment, vous avez une entreprise qui fait x millions de bénéfices, x millions de dividendes et x millions d'argent public et que le débat est lieu.

Et puis il y a il y a des recommandations pour moi qui sont fortes autour d'un choc de responsabilisation. Par exemple, on propose pour la première fois que les aides publiques en cas de délocalisation soient remboursées sur 2 ans. Donc ça c'est quelque chose d'extrêmement fort.

Pareil, une entreprise condamnée pour fraude fiscale, travail illégal, discrimination systémique ou atteinte dans leur environnement, on la suspend des aides publiques pendant 2 ans. Et enfin, une des recommandations très fortes que je vais continuer à porter à alimenter dans le débat public, c'est que l'argent public peut pas servir à les actionnaires. Donc on propose que dans le montant distribuable des dividendes, l'argent public soit soustrait.

C'est-à-dire, pour être clair, vous avez un milliard de bénéfic potentiellement distribuable aux actionnaires. Vous avez touché 200 millions d'a public, vous faites 1 milliard moins de 200 millions. Vous ne pouvez plus que verser 800 millions, ce qui reste évidemment un débat et l'ag des actionnaires décide.

Ça, je crois que ça recrée de la confiance entre les citoyens que nous sommes, les salariés des entreprises et évidemment les chefs d'entreprise. Vous êtes communiste. Euh vous êtes le rapporteur de cette commission d'enquête, le président c'était monsieur Ritman, un LR.

Comment ça s'est passé ? Super bien. Euh ce qui prouve d'ailleurs que la démocratie c'est se respecter, c'est s'écouter.

Euh on n'a pas toujours été d'accord et c'est pas grave parce que je considère que la démocratie c'est la dispute organisée tant qu'elle reste argumentée cordiale. et avec Olivier Ritman, on a d'abord fait un rapport et je le rappelle voté à l'unanimité de la commission avec une commission qui était majoritairement composée d'hommes et de femmes de droite et avec Olivier, on s'est très bien entendu, on n jamais eu d'acro sur l'ensemble des auditions et puis parfois on éétait pas d'accord et on l'a dit et on l'a prouvé notamment dans des auditions des PDG lorsque je leur posais des questions sur les dividends, leur achat d'action ou les licenciements, lui il disait "Mais moi je Je suis plutôt d'accord avec vous et ce n'est pas grave. C'est aussi ça le débat démocratique et je pense que c'est ça aussi qui a plu à une majorité de nos concitoyens et concitoyenne.

Parce que quand je l'ai dit, c'est vraiment, excusez-moi de l'expression, mais vraiment deux salles de ambiance he parce que lui, je vais le citer, il a dit "On n'a pas noté que certaines entreprises et pardonnez-moi l'expression mais se goinfre." C'est ce qu'il a dit. Et après 6 mois d'enquête, il a estimé que il n'y avait pas de problème.

Nous, on n' pas voulu dans le le rapport dire "Il y a 211 millions d'argent public, voilà où il faut couper." h on a fin de travail qui permet d'objectiver la chose et après le débat politique se poursuit et on l'a dit on se met d'accord sur 26 recommandations mais par exemple sur les exonérations de cotisation on a dit que c'était une trappe à une trappe à bas salaire et que les exonérations au-dessus d'un virismique étaient plutôt inefficac sur l'emploi mais on n'a pas décidé de porter une recommandation pour couper arrêter ou amplifier. Bon, moi je suis pour arrêter potentiellement lui est pour continuer mais c'est le débat politique qui va continuer évidemment.

C'est que le début cette commission d'enquête finalement. Ah mais pour moi, elle est en fait elle est pas elle est pas un début pas une fin. Il y a je veux rendre hommage aux syndicalistes qui lutent dans leur dans leur entreprise.

Je veux rendre hommage à de nombreux chercheurs des économistes atérés celles et ceux Maxime Combe Olivier Petitan qui ont écrit des bouquins sur l'argent public un pognon dingue. Donc il y a beaucoup de gens qui lutent depuis des années sur cette question. Elle est un point d'étape important parce que là maintenant le chiffre plus personne ne peut le contester.

Même monsieur Baou l'a cité. Ah justement voilà. Et et après il va continuer parce que la bataille politique va continuer.

Moi j'en serai humblement un parmi un. Je vais continuer maintenant à porter ce rapport ces recommandations pour faire avancer les choses dans le débat public. Alors vous avez dit justement que l'un des premiers budgets de l'État c'était les aides publiques aux entreprises.

Ça tombe bien François Baoua dit. Il faut faire des économies. Il a présenté son budget.

Est-ce qu'il a parlé de votre rapport ? Il en a parlé euh après le le sang et les larmes pour les salariés, c'est-à-dire globalement pour l'ensemble du peuple, les prestations sociales, les dépenses sociales, les couples, les de jours fériers et cetera et cetera. Donc ça, tout est calibré, tout est chiffré, tout est sur les rails, il y a pas grand-chose à négocier.

Et après sur l'imposition ou la taxation des milliardaires, c'est en débat et il a évoqué le rapport en essayant de remettre un peu en question euh le le chiffre et les exonérations de cotisation, mais en disant que quand même c'était, je le cite, vertigineux. 211 milliards, c'est vertigineux. Et il appelle les entreprises à se réunir pour trouver des propositions qui pourrait être moins 10 milliards d'aide, moins 10 milliards d'impôts.

Donc ça c'est pas les conclusions de notre rapport. C'est un débat politique qui vivra plutôt à droite. Vous l'aurez évidemment compris.

Moi je trouve que bon en plus je pense que son plan, il le sait n'a aucune chance d'aboutir en réalité. Il mène un combat idéologique sur une question pour dire du sang, du larme. Michel Macron l'a dit, ce budget à la vertu du courage de l'audace et de la lucidité.

Non, il y a aucun courage euh à saigner ceux qui ont déjà pas grand-chose et qui n'ont que leur force de travail et à épargner ceux qui ont déjà tout et qui se sont enrichis depuis 8 ans. On est maintenant la France des milliardaires, la France des rentiers, la France du patrimoine de ceux qui ont déjà beaucoup. Donc il y a aucun courage à cette questionlà.

Donc voilà, mais comment vous l'avez vécu ? Vous sortez de 6 mois de d'audition d'enquête. Vous voyez qu'il y a 211 milliards qui ont été donnés à des PDG, à des actionnaires.

Quelques jours après, monsieur Baou présente son budget. Il veut faire, il me semble 40 milliards d'économie et sa solution, c'est de taxer les particuliers. Comment vous l'avez vécu ?

Ben moi, en tant que parlementaire et et citoyen, très mal. Bon, on s'attendait pas à autre chose. Donc évidemment, il faut être au combat.

Je suis combatif parce que il faut pas rester les bras ballants en se disant bon on va attendre. Non non, il faut être extrêmement combatif, refuser, faire échec à ce plan et censurer monsieur Baou dès que possible. Mais après évidemment, on est dans une bataille idéologique et moi je prenons bien si on avait pas eu ce rapport monsieur Baayou n'aurait jamais cité les aides aux entreprises.

Les fait qu'on ait dévoilé le rapport et 26 recommandations une semaine avant que ce chiffre même si certains essaient de le remettre en question la masse y compris à droite et au MEDF n'ose pas le remettre parce qu'il a un chiffre objectivé. Je le rappelle pas du rapporteur communiste, du Sénat et d'une commission d'enquête votée à l'unanimité. Donc ce n'est pas mon chiffre à moi.

Oui, c'est un chiffre officiel. C'est un maintenant un chiffre euh officiel. Et ben je pense qu'on a gagné des choses dans la bataille idéologique.

Et maintenant évidemment, elle est à poursuivre. Eux, ils veulent saigner la majorité des travailleurs et des travailleuses, des retraités, des jeunes. Bon, nous on on vous l'avez fait exprès au niveau du timing.

Pas du tout. En fait, on a quand une commission d'enquête secrée, elle s'est créée donc le 14 janvier dernier, on a 6 mois. Donc il fallait rendre nos recommandations avant le 14 juillet.

Moi si j'aurais voulu qu'on le rende fin juin, mais on avait énormément de travail. Je je rappelle, c'est 500 pages pour le premier tome, 300 pages pour les deux autres tomes. Donc c'est 800 pages à écrire.

Donc vous voyez bien que c'est assez considérable. Et donc en fait le la date s'est imposée à nous mais finalement elle est pas si mal tombée à une semaine de des annonces de monsieur Baïou. Il faut le rappeler par contre cette commission d'enquête n'a rien de contraignant monsieur Baou.

Enfin le gouvernement n'est pas obligé de d'utiliser vos recommandations. Ah mais comme toutes les commissions d'enquête mais nous d'abord je vais continuer à le faire vivre. Je vais aller au débat avec les salariés.

Je je vais continuer à tourner partout en France dans toutes les luttes sociales. Il y aura des rendez-vous importants à la fête de l'humanité de confrontation de débat d'idées. au parlement maintenant on s'est engagé à déposer des amendements en commun et y compris on on s'est pas interdit le fait que si le gouvernement n'agit pas et ne reprend pas nos recommandations, nous irons même jusqu'à déposer une proposition de loi en commun avec les 19 membres de la commission et celles et ceux qui voudront voilà.

Ah ben non, le combat ne fait que commencer. Bien sûr, c'est la la fin de la commission d'enquête engage maintenant une nouvelle phase qui est le combat politique pour que les choses que nous avons posé sur le papier entrre dans les faits. Alors vous parliez de censure après la présentation du budget de monsieur Bairou.

On va d'abord parler des socialistes et je vous propose d'écouter tout d'abord monsieur Fort. D'abord, nous ferons nos propres propositions à la rentrée et sur les bases actuelles, je vous le dis, la seule perspective possible est la censure. Vos proposition censure de votre propre chef, c'estàdire vous arrivez début fin septembre, début octobre, vous déposez une motion de censure ou bien vous attendez une discussion budgétaire et si ce budget passait par 493, vous ripostez par une censure.

Je viens de vous dire que nous ferons nos propres propositions et nous verrons comment réagira le gouvernement. Encore un temps, il y a il y a un sujet et je vous l'ai dit en introduction, moi je ne nie pas la situation budgétaire actuelle. Simplement ce que je dis c'est qu'il y a d'autres façons d'entrer dans le sujet et que la façon dont il est entré le gouvernement est une mesure et profondément injuste et donc que nous chercherons à corriger et d'abord y compris à nous interroger sur la trajectoire.

Pourquoi 44 milliards ? Je me souviens mais je me souviens que Michel Bernier avait été devant la Commission européenne avait proposé dans un premier temps 25 milliards et que ça avait été jugé parfaitement acceptable par la Commission européenne. Pourquoi on est passé de 25 à 44 ?

Bon le PS va-t-il censurer ou pas ? Toujours aussi flou. On va écouter un autre socialiste ces fibres.

On dit que nous étions ouverts à la discussion pour éventuellement obtenir une non censure sur le budget. Mais pour cela, il faudra que le gouvernement modifie considérablement sa copie car nous le disons aujourd'hui. Monsieur Gayet, quelle est votre réaction quand vous entendez euh ces deux socialistes ?

Non mais moi je je suis toujours un homme de débat et pas de ni d'un AATM et cetera. D'ailleurs, je le redis, moi je ne suis pas député, je suis sénateur et ce seront les députés qui choisiront à quel moment ils veulent censurer ou pas. Moi ce que je pose et ce que j'ai envie de leur dire, c'est qu'il n'y a plus rien à négocier avec monsieur Baurou comme il n'y avait pas grand-chose déjà à négocier avec monsieur Barnier.

Je considère que ce gouvernement est illégitime puisque on a volé la victoire du Front populaire il y a un an et donc il n'y a aucune assise dans le peuple ni aucune assise dans l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui pour passer un tel programme. Et d'ailleurs, je le redis, je pense que même monsieur Baou sait qu'en réalité, il ne passera pas ce budget. Il mène un combat idéologique pour ouvrir une fenêtre d'Overton pour les suivants et pour l'après Macron et pour permettre à d'autres venir dire vous voyez ce qu'avait proposé monsieur Baurou, il faut aller plus loin.

C'est la remise en cause des des 35 heures. C'est une part de capitalisation dans la retraite. C'est ça qu'il prépare.

Donc il y a pas grand-chose à négocier. Et donc après à regarder avec l'ensemble des forces du Front populaire. Est-ce que c'est dès la rentrée ?

Est-ce que c'est au moment budgétaire ? Est-ce que c'est un moment du 493 ? et je ne crois pas un dialogue avec ce gouvernement pour atténuer un peu le poids des chaînes et le point du le poids du sang et des larmes qu'il propose à l'ensemble du pays.

Donc il y aura pas grand-chose à négocier et d'ailleurs ils ne voudront rien négocier. Donc il faut être à mon sens mais c'est le débat qu'il faut instruire avec nos amis socialistes et avec tout le monde comment nous sommes combatifs dès la rentrée pour leur dire que nous ne serons pas dupe et nous quoi qu'il arrive nous les ferons chuter. Mais est-ce qu'ils vont censurer ?

Ah, je je le crois. Ils se sont exprimés. Stéphane P qui est président du groupe communiste l'a dit.

Moi je le dis, ce sera au députés communistes de choisir quand, comment, avec qui, comment. Mais je les ai entendu. On s en discussion quoi.

Ah non, je dis pas qu'il s en discussion. Je dis que attention de là où je parle, moi je suis sénateur et je ne donne pas de leçons aux députés. C'est à eux de choisir comme je n'aimerais pas qu'il me donne des leçons au Sénat.

Mais je ne crois pas que aucun député communiste n'ait envie de dialoguer euh ou euh voter ce budget. Ils le censuront comme ils l'ont d'ailleurs déjà fait. Donc il y a aucune polémique à avoir sur cette question.

Djà euh vous parliez tout à l'heure du NSP, du nouveau euh Front euh populaire. Est-ce qu'il existe encore ce NP ? il vit, il faut il faut être honnête, il vit difficilement et et d'ailleurs, c'est une difficulté puisque pour éviter l'arrivée de monsieur Bardella et madame Le Pen au pouvoir, l'an dernier à la même époque en plein cœur de l'été, nous avons fait le nouveau Front populaire et nous avons remporté les élections législatives et nous avons empêché le pire.

Puis finalement, ça n'arrive pas à vivre. Et avant cela, il y avait déjà eu l'anupe. Donc effectivement, face à un risque d'un budget extrêmement dur pour l'ensemble des travailleurs et des travailleuses et face à un risque de l'arrivée de l'extrême droite ou d'une droite extrêmement dure au pouvoir avec les pleins pouvoirs, je pense que la gauche dans son ensemble doit se réunir s'entendre sur un programme de rupture, pas refaire du Hollande.

Donc ça c'est une question et effectivement elle nous est posée déjà en premier lieu pour les élections municipales. Donc vous y croyez encore à la candidature unique ? Ben écoutez, il y a il y a plusieurs éches.

D'abord il y a les municipales. Donc il faut au minimum que nous soyons unis pour conquérir des villes et pour en conserver. Puis après viendra l'élection présidentielle et on ne rappelle pas assez l'élection législative parce que nous la question c'est de sortir de ce présidentialisme.

Il y a aucun ni homme ni femme providentielle. La question c'est d'avoir un programme commun législatif où tout le monde se respecte pour changer la vie des gens. Donc il faut prendre échéance par échéance.

Donc d'abord se mettre d'accord sur le programme et après sur l'homme ou la femme. Municipal est lié extrêmement fortement présidentielle et législative avec un pact législatif extrêmement fort. Oui mais le problème c'est que municipal on peut se mettre d'accord sur un programme et pas sur une personne.

Mais à la présidentielle on est bien obligé. Mais on verra. Prenons étape par étape.

Déjà, il y a la rentrée sociale, il y aura la fête de l'humanité qui sera un moment. Est-ce que nous sommes déjà en résistance face à ce rouleau d'ailleurs à la rentrée CGT CDT ? Enfin, en tout cas, les Sénégal, ils se sont réunis il me semble aujourd'hui.

Voilà, pour savoir s'il y aura un mouvement de mobilisation à la rentrée. Tout à fait. Donc déjà, s'il y a un mouvement de mobilisation, nous avons intérêt dans notre unité à être en appui de ces mobilisations sociales.

La fête de l'humanité sera aussi un de ces moments-là. 6 mois après, il y a les élections municipales. Donc nous ne pouvons pas être unis pour faire échec à Bairou et être désunis quelques semaines après devant les électeurs et les électrices au municipal et après l'élection présidentielle et législative, c'est 1 an après.

Donc construisons pas à pas cette unité dont nous avons besoin. Fabien Guayet, vous êtes sénateur commis. Merci d'avoir été avec nous.

Je rappelle que vous êtes rapporteur de cette commission d'enquête sénatoriale sur les aides publiques euh aux grandes entreprises et on rappelle ce chiffre, je vous laisse le le rappeler, c'est quand même un chiffre 211 milliards d'aide publique. Merci à vous. Merci et merci à vous hein de votre fidélité.

C'est la fin de cet entretien. Excellente suite des programmes sur le média. [Musique]

CE SÉNATEUR A ENQUÊTÉ SUR LE SCANDALE DU VRAI ASSISTANAT : 211 MILLIARDS POUR LES ENTREPRISES — Fabien Gay · Pourquijevote