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interviewRMC — Face à Face· 28 janvier 2025 20 min

Face à Face : Yaël Braun-Pivet - 28/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Apolline de Malherbe

0:13
Yaël Braun-Pivet

Il est 8h32, vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Yael Broun-Pivet Bonjour Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes la présidente de l'Assemblée Nationale Et au moment où on se parle, ce sont les ultimes discussions, négociations, tractations Pour tenter pour ce gouvernement d'échapper à la censure Dans une semaine Le gouvernement pourrait à nouveau tomber On va y revenir Mais je voudrais d'abord vous interroger sur des propos qui ont été tenus hier Par François Bayrou sur la question de l'immigration Alors qu'il était interrogé par mes confrères d'LCI Il a parlé du risque d'un sentiment de submersion C'est le mot qui est utilisé par le Premier ministre Je pense que les apports étrangers sont positifs pour un peuple A condition qu'ils ne dépassent pas une proportion La rencontre des cultures est positive Mais dès que vous avez l'impression d'une submersion Dès ce moment-là, vous avez rejet En France, on s'approche Un certain nombre de villes ou de régions ont ce sentiment Pour moi, c'est une notion de proportion Comment vous réagissez ?

1:12
Présentateur

Je n'aurais jamais tenu ces propos Ils me gênent On parle d'hommes et de femmes On parle de notre pays, la France Qui, de par son histoire, de par sa géographie De par sa culture A toujours accueilli Et s'est construite avec cette tradition-là Et donc, moi, je ne parle pas comme cela J'ai l'impression que vous ne voulez même pas redire le mot En fait, vous bloquez, vous ne voulez pas Mais parce que c'est un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire Et certainement pas pour parler d'hommes et de femmes Qui, parfois, fuient les combats Qui, parfois, sont persécutés Qui, parfois, viennent en France Parce que, pour eux, la France, c'est la patrie des droits de l'homme Ça représente quelque chose Et nous devrions être fiers que la France représente cela dans le monde Et donc, évidemment qu'il ne faut pas être naïf Évidemment qu'il faut réguler l'immigration Évidemment qu'il faut être très ferme sur nos valeurs Sur les conditions et nos exigences d'intégration D'adaptation à notre pays A sa culture, à son histoire, justement Mais je n'utilise pas ces mots Et je ne les utiliserai jamais Parce que je crois que c'est contraire A ce que nous sommes profondément Ça vous inquiète ?

Eh bien, écoutez, moi, je n'aime pas Qu'on place à nouveau le débat sur ces questions-là De cette façon-là Donc, en tout cas, moi, je continuerai à être fidèle A mes convictions, à mes valeurs Et je ne dévierai pas de ma route

2:51
Yaël Braun-Pivet

Et un certain nombre de points, on le sent On va revenir aussi sur la question de la loi fin de vie Avec lesquelles vous n'êtes pas en accord Avec ce nouveau gouvernement Pour lesquelles vous vous dites Ça n'est pas ma politique Ça n'est pas ma majorité

3:05
Présentateur

Alors, ça n'est pas tout à fait exact C'est évidemment ma majorité J'ai fait partie des personnes qui ont plaidé Pour que François Bayrou prenne ses fonctions De Premier ministre C'était le premier nom qui était sur ma liste Quand j'ai échangé avec le Président de la République Vous aviez été reçu juste avant qu'il ne prenne sa décision Donc, moi, je n'ai aucun problème avec cela Je n'ai aucun problème sur ce point Je suis très à l'aise dans la majorité à laquelle j'appartiens Je suis très à l'aise en soutien Maintenant, j'ai des convictions J'ai des valeurs Et il est évident que je ne dévie pas de mes convictions et de mes valeurs En fonction du gouvernement Qui a été nommé par le Président de la République Et c'est bien normal, les Français attendent cela

3:49
Yaël Braun-Pivet

Quand, dans les mots, François Bayrou dit qu'il a peur du rejet C'est-à-dire qu'il dit Nous sommes dans un moment où cela pourrait conduire à une forme de rejet C'est le sentiment qu'il a que les Français ont comme sentiment Vous voyez ce que je vais dire dans sa formulation Est-ce que ça, vous vous dites Tiens, il a peut-être raison là-dessus ou même pas

4:09
Présentateur

Ou il se trompe de lecture ? Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un sujet Que lorsque vous vous déplacez, que lorsque vous discutez avec les Français Lorsque vous allez dans certaines villes ou certains villages On vous parle de ces sujets Donc il ne faut pas les éluder Ça serait, je crois, pire que tout Il faut regarder le sujet migratoire en face Mais moi, ce que je souhaiterais C'est qu'on arrête de le regarder uniquement par le prisme Ordre public, ministère de l'Intérieur Je pense que c'est un sujet beaucoup plus large que cela Et qu'il faut appréhender dans sa globalité Yael Moine-Pivet, vous pensez qu'avec cette phrase

4:48
Yaël Braun-Pivet

Il va réussir à convaincre les socialistes de ne pas censurer ?

4:51
Présentateur

Alors, je crois qu'aujourd'hui la question Ce n'est pas tant finalement la censure du gouvernement Je pense que la première question qui nous occupe cette semaine C'est l'adoption d'un budget pour notre nation Nous avons besoin d'un budget pour la nation Ce budget, nous aurions dû l'avoir en décembre Nous ne l'avons pas eue Nous sommes maintenant à l'aube du mois de février Nous devons doter notre pays d'un budget Que le Premier ministre est en train de construire La CMP, Commission mixte paritaire Qui réunira sept députés, sept sénateurs Jeudi, après-demain, doit se tenir Doit obtenir un accord Et je suis convaincue que nous réussirons Par le dialogue et par les compromis Il faut qu'il y ait des compromis Et c'est ça qui est en jeu aujourd'hui Après, je souhaite que ce gouvernement Tienne le plus longtemps possible Parce que les Français aussi, quand je me déplace Me le disent Nous avons besoin de stabilité Et nous souhaitons surtout Que vous soyez capables de faire des pas les uns vers les autres Et donc, il faut rentrer dans cette culture du compromis Et là, je sais que le Premier ministre Sera au rendez-vous de ce compromis Et c'est ça qui m'apporte aujourd'hui Moi, j'ai besoin d'un budget Comme 68 millions de Français Sauf que, il y a le point de pivot, on le sait bien

6:00
Yaël Braun-Pivet

Les tractations sont douloureuses Olivier Faure, le patron du Parti Socialiste Sur BFM TV dimanche soir Disait que si la copie reste celle du Sénat A l'évidence, nous censurerons Si le RN censure Si la France Insoumise censure Si les communistes et les écolos censurent Alors, il faut que 43 socialistes Refusent de voter cette censure Pour que le gouvernement ne tienne Je le dis précisément Parce que c'est à 43 députés Que ça tiendra Ou que ça ne tiendra pas Il va falloir donc les convaincre Notamment sur la question des retraites Est-ce que vous vous dites, vous Alors que pendant longtemps Yael Brunpivet, je le précise Vous ne vouliez pas qu'on touche A cette réforme des retraites Dont vous estimiez qu'elle avait été votée Qu'elle avait fini par être adoptée Est-ce que là, vous vous dites Ok, il y a quand même une marge de manœuvre Et il faut y aller

6:45
Présentateur

Alors, deux choses D'une part, il n'est pas question Que le texte qui soit adopté Le texte budgétaire Soit la copie du Sénat Quand je vous dis Qu'il y aura une commission mixte paritaire Il s'agit de faire rencontrer La copie du Sénat Et la volonté de l'Assemblée nationale Et donc, évidemment Que ce texte de commission mixte paritaire Sera différent de celui du Sénat Mais comme toujours C'est le principe d'un compromis La copie ne sera pas celle du Sénat Mais moi, je n'ai jamais vu De commission mixte paritaire Où la copie qui était retenue Était soit celle du Sénat Soit celle de l'Assemblée nationale C'est le principe d'un compromis Qu'est-ce qu'on peut y mettre ?

Qu'est-ce qu'il faut la faire révoluer ? Il faut que les discussions aient lieu Et elles ont lieu Donc moi, c'est ça qui m'importe Avoir une copie Avoir un budget Qui tienne compte Des apports du Sénat Des apports de l'Assemblée nationale Et qui fasse que Nous puissions avoir un budget Pour la nation Donc ça, c'est quelque chose De fondamental Et moi, je suis convaincue Que tout le monde réussira En tout cas, fera le plus d'efforts Pour y arriver Il y a quelques points

7:40
Yaël Braun-Pivet

Qui ont été évacués par François Bayrou Pas question de faire travailler Les Français 7 heures gratuitement Pour renflouer les caisses de la Sécu Tout travail mérite salaire A dit François Bayrou Sur la question également Du déremboursement des médicaments Ou de taxer les retraités les plus aisés Pour l'instant, ça n'a pas l'air d'être adopté Mais la vraie question C'est celle des retraites Quand François Bayrou dit Il faudra travailler plus Mais il faut le choisir Est-ce que ça, franchement Vous estimez que c'est suffisant Pour que les socialistes Aient le sentiment qu'il y a un vrai dialogue ?

8:14
Présentateur

Alors sur les retraites En fait, le vrai dialogue Il a lieu en ce moment Avec les partenaires sociaux Le Premier ministre a réouvert Un cycle de négociations Et il a été très clair S'il y a un texte de compromis Qui résulte de ces négociations Et qui revoit l'ensemble de la réforme Avec un financement garanti Il sera examiné à l'Assemblée nationale Et s'il y a des accords partiels Sur un certain nombre de points Ils seront examinés aussi A l'Assemblée nationale Et moi, j'ai toujours considéré Qu'il fallait faire cette réforme Que le recul de l'âge légal Était une bonne chose Une chose nécessaire Compte tenu des problèmes de financement Mais que cette réforme Était imparfaite Et qu'il fallait l'améliorer Et donc moi, je fais confiance Aux partenaires sociaux J'ai évidemment des idées D'amélioration Mais je pense qu'il faut l'améliorer Notamment sur le plan Des retraites des femmes Sur le plan de la pénibilité Évidemment Et puis, il y a la question Beaucoup plus globale De la réforme systémique Donc la réforme globale Du système de retraite Nous portions en 2017 Une réforme par points Est-ce que c'est celle-là Qu'il faut faire ?

Est-ce que c'est une autre ? Je pense que là Il faut ouvrir les portes Et ouvrir les questions Des financements La question de la réforme par points

9:22
Yaël Braun-Pivet

Qui voudrait dire Faire sauter la question D'un âge limite À proprement parler C'est aussi pour ça Qu'elle avait été abandonnée Parce qu'il y avait eu ce mélange Et quand il m'avait dit Quand même qu'il y a un âge pivot Est-ce qu'au fond Et d'ailleurs François Bayrou L'évoque Il dit Je ne pense pas Qu'on arrivera À la retraite à points Maintenant Parce que c'est trop bloqué Mais je crois Que c'est une piste Pour l'avenir Voilà ce qu'il a dit Chez nos confrères d'LCI

9:45
Présentateur

Vous pensez la même chose ?

Moi je suis d'accord Je pense que la réforme par points Était une bonne réforme Sur le plan des principes Elle remettait tout le monde À égalité Rappelez-vous On avait des carrières Des retraites différentes Selon que vous travaillez Exactement pour les mêmes fonctions Dans le secteur public Ou dans le secteur privé Etc Et la réforme par points Permet aussi De mieux s'adapter À nos vies Nous avons des vies Aujourd'hui professionnelles Faites d'aller-retour Dans le privé Dans le public On change de profession On s'arrête pour élever Ses enfants Etc Je pense qu'il faut Tenir compte de tout cela Et la réforme par points Qui remportait l'adhésion De la CFDT à l'époque Effectivement avait achoppé Lorsque le premier ministre D'époque Edouard Philippe Avait inséré L'âge pivot À 64 ans Qui rompait Les équilibres De la réforme par points Vous regrettez qu'il est en quelque part Ça avait été le point de rupture Qui avait Rappelez-vous Fait Sortir des négociations Laurent Berger De la CFDT Alors que jusqu'à présent Il était très partisan De la retraite par points Moi je pense que Sur ce type de réforme On ne peut pas Réformer Les retraites Sans les organisations syndicales Sans le patronat Et sans les citoyens Donc c'est un sujet Qui nous concerne tous Moi je suis très satisfaite Qu'on le remette Sur la table Regardons le court terme Et regardons après Le moyen terme Et le long terme Sur la question de la loi Fin de vie

11:07
Yaël Braun-Pivet

C'est un de vos combats Vous estimez que cette loi Qui s'est donc arrêtée Parce qu'il y a eu La dissolution Parce qu'il y a eu ensuite La censure Doit revenir François Bayrou Il a coupé cette loi En quelque sorte En deux projets L'un sur les soins palliatifs L'autre sur la question De l'accompagnement De la fin de vie Il l'a redit hier Il considère Qu'il faut qu'il y ait Deux textes distincts Est-ce que vous considérez Que c'est une manière D'enterrer la loi Sur la fin de vie ?

11:34
Présentateur

Moi je crois Que c'est une erreur Depuis le début Nous souhaitons porter Ce sujet De l'accompagnement De la fin de vie Comme vous venez de le dire Dans sa globalité Justement Il ne faut pas Opposer Ceux qui souhaitent Travailler Sur les soins palliatifs Et y accéder Et ceux qui souhaitent Une aide active A mourir Pourquoi il ne faut pas Distinguer ?

Parce que c'est bien souvent Les mêmes Parce que c'est bien souvent Les mêmes personnes On ne peut pas savoir Lorsqu'on sera Peut-être Confronté A cette situation Très douloureuse Ce que l'on souhaitera A ce moment-là Le moment venu Et donc N'opposons pas Les personnes N'opposons pas Les citoyens Et moi je crois Que c'est un débat Qu'il faut appréhender Dans sa globalité Ce que je ne veux pas Ce que je ne veux pas C'est que l'on Tergiverse Ce texte A été souhaité Par la convention citoyenne Qui a réuni De nombreux français Et qui ont travaillé Pendant des mois Sur ce sujet Les français Se disent A longueur d'études Et de sondages Extrêmement favorables A ce que l'on ouvre Ce nouveau droit Et donc On a perdu Vous l'avez rappelé On devait voter ce texte En juin 2024 Nous sommes en janvier 2025 Il y a eu la dissolution Puis Michel Barnier A tergiversé Considérant Qu'il fallait Qu'il prenne le temps De la réflexion Ce que je comprends Mais vous voyez bien Qu'il y a un problème Finalement Démocratique C'est à dire que Je comprends Qu'on puisse y être opposé

13:02
Yaël Braun-Pivet

Mais il justifie Mais il justifie François Bayrou Il dit au fond Le texte Sur la question De l'accompagnement Et des soins palliatifs Je rappelle que Les soins palliatifs Tout le monde y a droit Officiellement Mais il reste Une vingtaine de départements Où il n'y a tout simplement Aucun centre Pour pouvoir y accéder Il dit Il faut effectivement Qu'il y ait un texte Sur les soins palliatifs Parce que pour moi Ce n'est pas un droit C'est un devoir Et il distingue cela De sa réponse Sur la question De l'aide active A mourir Il dit là Pour le coup C'est un débat De conscience

13:32
Présentateur

Mais là où il a raison Effectivement Les soins palliatifs C'est un devoir Mais Apolline de Malerme On a un plan Pour le développement Des soins palliatifs Le gouvernement N'a pas à attendre Le vote D'une quelconque loi Pour faire en sorte Que dans les vingt départements Que vous citiez Il y ait des soins palliatifs C'est une question De moyens Financiers Matériels Et humains Ce n'est pas une question De loi Vous dites vous-même Qu'il n'y a pas besoin De loi là-dessus Donc on peut faire une loi

14:00
Yaël Braun-Pivet

Uniquement sur la question

14:01
Présentateur

De la fin de vie On pourrait Pourquoi y rajouter Les soins palliatifs ? Parce que nous avions souhaité En fait avoir vraiment La vision globale De la fin de vie Et de l'accompagnement Nous avions créé

14:12
Yaël Braun-Pivet

Est-ce que ce n'était pas aussi Une manière Effectivement Parce que les soins palliatifs Comme le dit François Bayrou Sont considérés Comme plus consensuels Justement non Pour pouvoir permettre D'y mettre aussi La fin de vie Qui est les plus clivante Mais justement non C'est de dire en fait

14:25
Présentateur

Mais vous dites vous-même Qu'on n'a pas besoin De loi sur les soins palliatifs Alors pourquoi l'avez-vous mis ?

Les personnes qui sont En fin de vie Doivent pouvoir se voir Proposer Un accompagnement global Cet accompagnement global Comprendra évidemment La possibilité De faire des soins palliatifs La possibilité D'avoir recours A une aide active A mourir Donc il faut prévoir Ce cadre-là Global Mais il ne faut pas Le scinder Parce que le scinder Ça revient À opposer Et à diviser Les gens Et surtout Les parcours Moi j'ai évidemment Des gens Qui vont pouvoir dire Je souhaite Avoir des soins palliatifs Et puis peut-être Que dans l'évolution De ces soins Voudront In fine Avoir une aide active A mourir Et inversement Il faut laisser De la souplesse L'objectif C'est vraiment D'accompagner les gens Après une dernière chose Moi je ne veux pas Prenez votre temps C'est une question Extrêmement importante Il ne faut pas Justement Faire dire aux gens Ce qu'ils ne pensent pas Et ce qu'ils ne veulent pas dire On peut faire peur aux gens En prenant des exemples Qui sont erronés L'idée De l'aide active A mourir C'est justement De créer un cadre précis

15:38
Yaël Braun-Pivet

Vous avez vu évidemment Les propos d'André Comtes-Ponville Le philosophe Qui a évoqué l'idée Que les malades d'Alzheimer Puissent avoir recours A l'aide active A mourir

15:46
Présentateur

Non Non Parce qu'il faut être Pleinement En possession De ces moyens Pour pouvoir Exprimer Un choix Éclairé Et donc Les malades Qui ont Une quelconque maladie Qui altère Leur consentement Ne pourront pas Bénéficier D'une aide active A mourir Et nous l'avions prévu Dans le texte Ce qui est important Justement Lorsque vous faites un texte Et vous prévoyez un cadre Et c'est ce débat Qu'il est important Que nous ayons Au Parlement C'est ça à respecter Les Français C'est ça à respecter Les parlementaires Et la représentation nationale

16:19
Yaël Braun-Pivet

Il y a une bonne pivot Je vous repose la question du début Dans une semaine Le gouvernement pourrait tomber Au moment où on se parle

16:24
Présentateur

Vous vous dites qui tient ? Moi je pense que Ce gouvernement tiendra Parce que ce gouvernement Est à l'écoute Des parlementaires Mais je lui demande D'être à l'écoute Pleinement des parlementaires

16:34
Yaël Braun-Pivet

Vous avez évoqué Edouard Philippe tout à l'heure Il commence à évoquer L'idée d'un seul candidat Pour une sorte de grand centre Renaissance Modem Les Républicains Et Horizon Il appelle ça Le bloc républicain Et démocrate D'abord pour s'il y avait A nouveau une dissolution Être présenter des candidats communs Et peut-être ensuite Pour la présidentielle

16:53
Présentateur

Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Moi je pense déjà Que le bloc républicain Et démocrate Est beaucoup plus large Que celui-ci Il ne faudrait pas Exclure de ce bloc Démocrate et républicain Les socialistes Les écologistes Et donc Moi j'ai une vision Beaucoup plus large De ce bloc Et c'est heureux Après moi Je ne pense que Les français Et ils me le disent A chaque fois que je me déplace Quel que soit l'endroit En France J'étais encore Dans le Loiret La semaine dernière Ne pensent absolument pas A 2027 Et je pense qu'ils attendent

17:23
Yaël Braun-Pivet

Dans le timing

17:24
Présentateur

En fait ils attendent De nous aujourd'hui Qu'on se retrousse les manches Et qu'on travaille Quand Edouard Philippe réunit Il dit je suggère Je suggère Mes amis C'était ce week-end

17:33
Yaël Braun-Pivet

Edouard Philippe Qui dit je suggère Mes amis Qu'avec tous les responsables politiques Qui se reconnaissent Dans ce discours du bloc républicain Nous nous rencontrions tranquillement D'abord est-ce qu'il vous a proposé De vous voir vous ? Alors il ne m'a pas proposé De me voir Vous n'auriez pas été

17:43
Présentateur

J'ai compris Non mais de toute façon Moi je pense qu'il faut Qu'on se voit tranquillement Pour discuter des semaines Et des mois qui viennent Quel texte Comment arrive-t-on A répondre aux attentes des français En matière de justice En matière de sécurité En matière de pouvoir d'achat En matière d'écologie En matière de retraite De salaire Etc C'est ça les sujets aujourd'hui C'est certainement pas La question de savoir Comment on départagera D'éventuels candidats Dans deux ans

18:04
Yaël Braun-Pivet

Et justement Une question encore sur l'écologie Parce que c'est un des points Qui vous gênent Comme vous dites Sur les coupes Et la suppression de certains organismes Ce n'est pas le bon message Avez-vous dit Or il y a ce texte Qui est discuté depuis hier Et encore aujourd'hui au Sénat Qui vise à Je cite Levé les contraintes À l'exercice du métier d'agriculteur Et parmi les propositions Il a l'idée de Réautoriser les néonicotinoïdes

18:26
Présentateur

Qu'en pensez-vous ? Il faut faire attention Parce que les agriculteurs Ne sont pas Il ne faut pas voir les choses De façon binaire Les agriculteurs Sont aussi Les premiers défenseurs De la nature De la diversité De la biodiversité Moi je crois en une agriculture Vertueuse Et respectueuse Et donc Évidemment qu'il ne faut pas Ériger des freins Et des barrières On a besoin de nos agriculteurs On a besoin d'une agriculture Qui soit souveraine Mais il ne faut pas Dégrader nos autres ambitions Il faut en faire des partenaires À nouveau Ne pas opposer Les tenants De l'écologie Aux agriculteurs Moi je ne me reconnais pas Dans ce type de projet

19:02
Yaël Braun-Pivet

Quand quelqu'un Comme le patron de Michelin Dit Comme le patron d'EDF Que c'est un enfer D'investir en France Qu'est-ce que vous Vous répondez ?

19:10
Présentateur

Il a raison Il a raison On a essayé Depuis 7 ans Avec le président De la République De lever un certain Nombre de freins Et on a réussi La France est devenue Le pays le plus attractif D'Europe Nous avons réussi A recréer des emplois Mais il faut évidemment Aller beaucoup plus loin On voit que notre politique De réindustrialisation Se heurte A de nombreux obstacles Et donc il faut les entendre Il faut entendre Ceux qui sont sur le terrain Et qui investissent Parce que nous avons besoin Ce sont eux Les créateurs d'emplois Les créateurs de richesses Et donc oui Simplifions Organisons tout cela De façon à retrouver Une France alerte

19:47
Yaël Braun-Pivet

Tout dépendra De la pérennité Du gouvernement Et du chaos Éventuel politique Mais on l'a entendu Vous estimez Que le gouvernement A les moyens de tenir Merci Yael Moine-Pierre D'avoir répondu à mes questions Vous qui êtes la présidente De l'Assemblée nationale De l'Assemblée nationale